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Le froid
persiste.
Février
1838 -
Le froid persiste. - Le mouvement des grandes marées a rompu et emporté
les glaces qui encombraient la partie inférieure de l'Orne et
arrêtaient la navigation. Le paquebot « Calvados »,
aussitôt que la rivière est devenue libre, a repris le cours de
ses voyages.
Les
vents qui tiennent obstinément au nord-est, nous menacent de
nouvelles gelées. Cette nuit le thermomètre est redescendu
au-dessous de zéro et de la neige a recommencé à voler.
On
a tué, ces jours derniers, un certain nombre de cygnes qui, au
dégel, se sont abattus dans notre contrée. Beaucoup d'oies
sauvages y ont également paru.
Jusqu'à
présent l'hiver paraît n'avoir eu aucune influence facheuse sur
les campagnes. La plante de colza, qui n'a point été repiquée,
est la seule que le froid ait maltraitée, la neige n'ayant pu la
protéger comme les plantes moins élevées.
(Le Pilote
du Calvados)

Les
communes de France
Février
1838
-
Il
résulte de la situation financière de la France que le nombre
total des communes est de 37 232 ; le nombre des communes ayant
des octrois, 1 463 ; le nombre des communes ayant des revenus,
indépendamment des taxes municipales, 24 345 ; le montant de ces
revenus est de 24 124 838 ; le nombre des communes grevées
d'emprunts est de 375 ; le nombre de celles imposées pour
dépenses annuelles est de 29 855, et le nombre des communes
imposées pour dépenses éventuelles est de 6 589. (Le
Pilote du Calvados)
Les
drames du froid.
Février
1838
-
Le
temps, qui est complètement changé depuis quelques jours, permet
d'espérer qu'heureusement la phase la plus rigoureuse de l'hiver
est passée. Les vents qui soufflent de l'ouest, quoiqu'ayant
amené peu de pluies, ont provoqué un dégel très rapide. En
moins d'une journée les neiges ont disparu sans que les eaux de
l'Orne se soient gonflees autant qu'on devait le supposer.
Au
nombre des accidents qui ont été occasionnés par les grands
froids notre correspondance mentionne le fâcheux état de
plusieurs habitants des communes rurales de notre arrondissement,
qui ont eu des parties du corps gelées. Un jeune homme qui, par
un des jours les plus rigoureux, amena un cheval à Caen, est
rentré chez lui les pieds gelés et a perdu plusieurs des doigts
de cette extrémité. Deux autres habitants d'une commune des
bords de l'Orne ont été tellement saisis de froid en traversant
cette rivière sur une des chaussées, à l'aide des pieds et des
mains, qu'ils ont eu l'un une main gelée, et l'autre une partie
du ventre qui se trouvait à nu, le pauvre diable n'ayant pu
réparer les désordres de sa toilette qu'il avait été forcé de
déranger avant le passage.
(Le Pilote du Calvados)
Prochaine
mise à jour aura lieu Lundi
1er
Juillet 2026.
Publication
sur Facebook tous
les dimanches

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Marée
du 6 mars 1817 à Avranches. (suite)
Combien
de temps résistera la maison ? jusqu'où l'eau montera-t-elle ?
Dans ces angoisses inexprimables, ils imploraient, par les
lucarnes du grenier, la commisération des personnes qui, de la
grande route et du haut de la ville, étaient venues voir un
spectacle aussi nouveau et aussi inattendu. Qui portera des
secours à ces malheureux ?
Un
jeune homme, M. Hamelin, se dévoue. Il s'élance, monté sur son
cheval, au milieu des eaux, et va, en nageant, jusqu'à cette
maison porter des aliments aux malheureux qu'elle contenait.
Au
bout de moins d'une heure la marée était retirée. Le poids des
eaux et la promptitude de la retraite causèrent une crevasse ou
fonte de terre, au bord de la rivière, dans la partie dite de
l'S, de plus de 20 mètres carrés, et de 4 à 5 pieds de
profondeur, qui n'est pas encore entièrement comblée.
(Le Pilote du Calvados)
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Le
carnaval.
Mars
1838
-
Les
joies du carnaval ont été froides cette année dans notre ville.
Le lundi et dans la soirée de mardi, le temps a été, à la
vérité, peu favorable aux mascarades, aussi le nombre des
individus qui se donnent les plaisirs du travestissement était-il
restreint.
La
gêne que la rigueur de la saison a laissée dans une partie de la
population a pu contribuer également à refroidir les saturnales
de 1838.
Malgré
un temps pluvieux, mardi soir, une foule de curieux encombraient
les rues principales, mais la soirée s'est ressentie de la
tristesse du temps. A l'exception de quelques voitures chargées
de masques, aucune mascarade n'a fixé l'attention des amateurs de
ce genre d'amusement. (Le Pilote du Calvados)

La
grande marée.
Mars
1838
-
La
grande marée des jours derniers ne s'est pas élevée aussi haut
qu'on le supposait, les vents n'ayant pas secondé son mouvement.
Elle est cependant arrivée jusqu'au bord de la promenade de la
rue des Quais, et la barre du flot, quoiqu'elle eût à lutter
contre une crétine bien prononcée, s'est fait sentir beaucoup
plus loin que dans des marées plus fortes.
L'effort
violent du flot à même rompu plusieurs des amarres des bateaux
à lessive établis en amont et en aval du pont de Courtonne.
(Le Pilote du Calvados)
Marée
du 24 février.
Mars
1838 -
Les
journaux qui se publient dans nos différents ports de mer, ceux
surtout des côtes de l'Océan, donnent des détails affligeants
sur les dégâts causés par la grande marée du 24 février.
En
beaucoup de points la mer a franchi ses limites |
naturelles,
envahi tous les champs du littoral, les marais salants, et
détruit les semailles, les plantations et des quantités
considérables de sel. Plusieurs établissement et travaux d'art
ont également beaucoup souffert, à Camaret, à Noirmoutiers et
aux environs de la Rochelle.
Notre
correspondance nous donne également de fâcheuses nouvelles sur
les effets de la même marée sur le littoral du Cotentin et
d'Avranches.
(Le Pilote du Calvados)
Avis
aux habitants du littoral.
Mars
1838
-
On
sait quels ravages ont produits les hautes marées du mois de
février. Ces marées avaient été annoncées d'avance par le
bureau des longitudes, qui avait indiqué pour coefficient 1,12.
Quelques personnes, effrayées de voir le coefficient relatif au
mois de mars porté à 1,15, ont écrit à M. Arago pour demander
que les calculs relatifs à ce coefficient fussent refarts, leur vœu
a été rempli, et le coefficient a été trouvé exact.
Il
est important que la plus grande publicité soit donnée à ce
résultat, afin qu'on puisse prendre les précautions convenables
dans les localités exposées à la fureur des hautes marées M.
Arago a écrit dans ce sens aux personnes qui l'avaient consulté,
et notamment au maire du Mont-Saint-Michel. (Le Pilote du
Calvados)

Les
vestiges de la bataille de 1692 révélés.
Avril
1838 -
A la dernière grande marée, la mer s'est retirée à
St-Vaast-la-Hougue assez loin pour qu'on ait pu apercevoir des
débris des 12 vaisseaux de l'amiral de Tourville, incendiés là
le 2 juin 1692.
On
a vu des canons et des boulets, et, comme à la marée du 7 mars
1833, on a pêché quantité de vieux projectiles, M. Plongeon,
lieutenant de vaisseau, commandant le côtre de la station de la
Hougue, a recueilli pour le compte de l'état ces antiquités
maritimes, dont plusieurs vont être envoyés au musée de la
marine à Paris.
(Le Pilote du Calvados)
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