15 Avril 2024

UN SIÈCLE D'HISTOIRE DU CALVADOS

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ÉQUEMAUVILLE

Canton de Honfleur

Les habitants de la commune sont des Equemauvillais, Equemauvillaises


Avril 1844   -  Nouvelles locales.  -  Les vols se multiplient dans notre département. Le 11 de ce mois, un malfaiteur s'est introduit dans le domicile d'un sieur Duval, journalier a Saint-Pierre-sur-Dives, et s'est emparé d'une somme de 400 fr. qui était déposée dans une armoire.

Le lendemain un vol d'une somme de 250 à 300 francs fut commis dans la commune d'Ecquemauville, dans le domicile et au préjudice d'un sieur Manuel Anne, jardinier.

   Le même jour, à Caen, M. Moisset, carrossier, rue St-Jean, 188, avait reçu, pour prix d'une voiture qu'il avait vendue, une somme de 2 100 fr. Cette somme avait été l'enfermée par lui dans une boîte à secret ; le lendemain la boite était intacte, les valeurs qu'elle contenait avaient disparu.

Les auteurs de ces soustractions sont restés inconnus jusqu'à présent. (source : L’Indicateur de Bayeux)

 

Août 1844   -  Chronique de la Cour d’assise du Calvados.   -   Le 5 mai dernier, deux sommes d'argent assez importantes furent volées, à l'aide d'effraction extérieure, d'effraction intérieure et d'escalade, dans la commune de Saint-Gatien-des-Bois, canton d'Honfleur. 

   La première somme, au préjudice d'un sieur Leroy;

   La seconde, à celui du sieur et de la demoiselle Descelliers, auxquels on prit en outre des bijoux.

Les 12 et 14 du même mois, deux autres vols d'argent furent encore commis dans le canton d'Honfleur : l'un à Equemauville, chez le curé de cette paroisse, du presbytère duquel on emporta aussi deux petits vases contenant les saintes huiles, et l'autre à Honfleur même, au préjudice d'un sieur Boudin.

Diverses circonstances portèrent la justice à penser que les nommés Alexandre Leclerc dit Cadet, forçat libéré, et Jacques-François Mesland, aussi forçat libéré, qui, depuis sa sortie du bagne de Brest, le 5 avril précédent, était venu habiter Honfleur, n'étaient point étrangers à tous ces crimes. Ces deux individus furent mis en état d'arrestation, et la présence entre les mains de Mesland de la plupart des objets volés, établit bientôt d'une manière évidente la culpabilité de ce malfaiteur, d'autres faits non moins concluants semblaient prouver qu'Alexandre Leclerc s'était associé à Mesland pour la perpétration de ces crimes.

Mesland a entendu prononcer centre lui la peine de 20 années de travaux forcés, et Leclerc, dont les débats ont établi la non-culpabilité, a été rendu à la liberté. (source : L’Indicateur de Bayeux)

 

Février 1848  -  Cour d'assise s du Calvados.    -   Marie-Julie Debunay , femme Henry, âgée de 33 ans, tricoteuse, née à Vierville, demeurant à Equemauville, avait à répondre d'une accusation de vol au domicile des époux Housset, de cette commune. Les charges n'ayant pas paru suffisantes au jury, la femme Henry a été acquittée. (source : Journal de Honfleur)  

 

Juillet 1848  -  Nouvelles Locales.    -   Le 16 juillet, vers 8 heures du soir, le nommé Pottier, âgé d'environ 60 ans, de la commune d'Equemauville, vînt déclarer au maréchal-des-logis de la gendarmerie qu'un inconnu lui avait porté quatre coups de couteau, lorsqu'il était à glaner du seigle avec sa concubine, la nommée veuve Tostain, de Caen, l'inconnu, disait-il, s'était sauvé laissant sur le terrain sa casquette et une manne, qui pouvaient servir a le faire reconnaître.

Comme Pottier avait la figure tout ensanglantée, le maréchal-des-logis lui conseilla d'entrer à l'hospice pour se faire soigner ; mais sur les 9 h. 1/2 du soir, M. le Maire d'Equemauville vint prévenir que le sieur Hardy, demeurant à Honfleur, venait d'être trouvé baignant dans son sang, dans le chemin de Barneville à Honfleur ; il s'y transporta avec M. le Dr Lamare fils. IIs y trouvèrent en effet Hardy couché sur le dos, baigné dans son sang, ses blessures provenaient de coups de dague que lui aurait portés le dit Pottier.

Le blessé interrogé déclara que, par suite de propos qu'il avait tenus à Pottier sur son immoralité, ce dernier lui avait porté des coups dans le ventre avec une dague que lui, Hardy, avait arrachée de sa blessure et jetée a quelques pas de lui ; il ajouta qu'il n'avait pas porté de coups de couteau à Pottier.

Hardy fut transporté à l'hospice de Honfleur, où il est mort le lendemain à 9 h. du matin.

La justice est arrivée immédiatement et a procédé à l'audition des témoins, d’après les rapports desquels une lutte se serait engagée entre Hardy et Pottier, ensuite la concubine de Pottier aurait été chercher un fort bâton pour le défendre ; on ignore de quelle manière Hardy aurait pu porter des coups de couteau à Pottier.

Des mandats d'amener ont été décernés contre Pottier et la femme Tostain, qui ont été conduits à Pont-l’Évêque. Ce drame se dénouera aux assises du Calvados pour le 4e  trimestre. (source : Le Journal de Honfleur)  

 

Août 1848  -  Cour d’Assises du Calvados.    -   Audience du 11 août.   -  Une fille Marre, âgée de 26 ans, était accusée d'avoir mis le feu à une maison de Bonneville-la-Louvet, occupée par la demoiselle Poiret, avec qui elle avait eu la veille de l'événement une très vive altercation.

Acquittée sur ce fait, elle a été renvoyée en police correctionnelle comme prévenue de vols de poules.

— Nous avons rendu compte dans le mois de juillet dernier du meurtre commis à Equemauville par un nommé Pottier à l'encontre du nommé Hardy, qui mourut le 17 à l'hôpital de Honfleur des suites des blessures reçues la veille.

Déclaré coupable, mais avec des circonstances atténuantes, Pottier n'a été condamné qu'à 8 ans de travaux forcés.

Cet homme d'une très mauvaise conduite, qui a déjà été condamné à l'emprisonnement pour coups et blessures est encore sous le coups d'une accusation du même genre pour avoir dans le cours de l'hiver dernier, frappé de la dague qui a donné la mort à Hardy un jeune homme qui était entré chez lui pour allumer sa pipe. Cette affaire est la dernière de la session. (source : Le Journal de Honfleur)  

 

Janvier 1849  -  Nouvelles locales.  -  Dans la nuit du 101 au 11 de ce mois, un vol avec effraction avait été commis dans l'église d'Equemauville. De là on s'était porté vers un moulin où l'on avait pris quelques parties de vêtement qui étaient à sécher sous une charreterie, puis vers Gonneville, où l'on n'avait point réussi dans une tentative analogue.

Nous n'avions point mentionné ces faits afin de ne point troubler la confiance du coupable, qui, du reste, mendiait effrontément en ville, entrant dans les cours et en attendant l'aumône, examinait les systèmes de fermeture des portes.

Cet individu a été enfin arrêté par la gendarmerie de Honfleur le 20, et conduit ès-prisons de Pont-l’Évêque II a avoué naïvement que dans son entreprise sur l'église d'Equemauville, il n'a pris que 50 à 55 centimes, et s'attendait à y trouver davantage. Il se nomme Jean-Constant Lamare, de la commune de Tourville.

Malgré les arrêtés préfectoraux et municipaux sur la répression de la mendicité, les mendiants abondent en ville, et comme on voit par l'exemple que nous venons de rapporter, tous ne sont pas de véritables indigents, mais couvrent de ce manteau une toute autre industrie. (source Journal de Honfleur)  

 

Août 1849  -  Nouvelles Locales.   -  A peine les détachements de la garde nationale venaient de partir pour le Havre, dimanche dernier, qu'un bruit sinistre se répondit  parmi la foule réunie sur les quais de Honfleur.

— On disait qu'une voiture amenant une famille entière ayant été rencontrée sur la route par le détachement de Lisieux, les quatre chevaux attelés à cette voilure s'étant effrayés, le conducteur, âgé de 19 à 20 ans, sauta à terre pour les retenir, et qu'étant tombé sous la roue, il eut la tête écrasée.

Le fait était vrai, les circonstances n'étaient pas exactement rapportées.

Ce jeune homme, âgé de 19 ans, accompagnait son beau-père à Honfleur, lorsqu'arrivés à la hauteur de la côte d'Équemauville, les chevaux s'emportèrent, le père alors sauta à terre en recommandant à son fils de ne pas descendre, et se précipita à la mécanique, mais, il fut rudement renversé, par suite des oscillations éprouvées par la voiture, qui a, ce moment avait une roue sur les mètres de caillou déposes sur la berne, après s'être relevé il s’empressa de courir après ses chevaux, ainsi que quelques personnes qui s’étaient jointes a lui, mais cette voiture ne put être arrêtée dans sa course que par la chute du cheval de limon, ce fut alors qu'il appela son fils pour lui aider, ne recevant pas de réponse et ne le voyant plus dans la voiture, il se rappela avait entendu pendant qu'il courait après ses chevaux le cri : « Ah ! je suit mort », il laisse aux personnes présentes le soin de débarrasser ses chevaux et se mit à la recherche de son fils, dont il trouva le cadavre étendu, la face contre terre.

Ne le croyant qu'évanoui, il le fait transporter dans la maison la plus voisine, où fut appelé immédiatement le docteur Duval. Ce fut alors que l'on s'aperçut, qu'en sautant, cet infortuné jeune homme s'était brisé la colonne vertébrale, et que la mort avait été instantanée. Une ligue violacée, de quelques centimètres de longueur, qu'on aurait pu attribuer à un coup de fouet, était la seule marque qu'il eût sur le corps.

Les parents ont fait transporter le corps à Couches. M. Davy-Quentin avait été chargé par la mère de cette triste et pénible mission.  (source : Journal de Honfleur)

 

Mars 1850   -  Cour d'Assises du Calvados.   -    Audience du 26 février.

 Leroy, journalier, s'introduit à l'aide d'escalade dans le pressoir du sieur Suzanne, à Equemauville, et y vole une chantepleure qu'il va vendre à une femme Lemesle, à Honfleur. Il en est reconnu à Pont-l’Évêque où il était détenu pour d'autres vols, — 3 ans de prison.

  Mottin, batteur en grange à Dampierre, vole en I846, de l'orge à l'oncle de sa femme. Il quitte le pays, y revient et, pendant quatre ans fait oublier par une vie laborieuse la faute qu'il a commise. Cependant il est dénoncé et poursuivi. Vu son repentir, sa bonne conduite actuelle, en considération de sa femme et de 7 enfants dont il est le seul soutien, le ministère public abandonne l'accusation. Mottin est acquitté. (Source : Le Journal de Honfleur)  

 

Mars 1850   -   Cour d'Assises du Calvados.   -   Audience du 6 mars.

Letellier, homme de service à gages, chez les époux Bretteville à Equemauville leur avait soustrait de la laine pour se faire des bas et 12 bouteilles de vin. Il nie fortement, mais comme déjà en 1847, il a subi 3 mois de prison pour vol, il est condamné à 5 ans de réclusion.  (Source : Le Journal de Honfleur)  

 

Août 1852   -   Suicide.   -  Charles Mazire, âgé de 25 ans environ, domestique chez M. Bedel, cultivateur à Equemauville, a été trouvé lundi dernier pendu sous un hangar dépendant de la ferme de son maître. (Source :  Le Journal de Honfleur)

 

Juin 1853  -   Un accident.   -   Un accident très malheureux est arrivé, mercredi dernier, en la commune d'Équemauville. Un jeune garçon de 12 à 13 ans, nommé Bennetot, travaillait à monter une meule de foin et se trouvait sur le dessus. Lorsque la meule fut terminée et qu'il se disposait à descendre, il perdit l'équilibre et tomba le côté sur les branches d'une fourche que l'on lui présentait pour l'aider. Il se fit une blessure tellement grave, qu'il est mort quelques heures après. (Source :  Le Journal de Honfleur)

 

 Juin 1857   -  Une arrestation.   -   Le nommé Bréville (Robert), âgé de trente ans, marié, ouvrier briquetier à Équemauville, a été mis en état d’arrestation, sous la prévention d’attentat à la pudeur. (Source : Le journal de Honfleur)

 

Février 1859   -  l'installation de M. l'abbé Maheux.  -  Aujourd’hui aura lieu la cérémonie religieuse pour l'installation de M. l'abbé Maheux, comme curé d'Equemauville. C'est M. l'abbé Cardinne qui en sa qualité de doyen, doit officier. (Source : Le journal de Honfleur)

 

Février 1859   -  Le printemps montre son nez.  -  Depuis quelques jours, nous jouissons d'une température toute printanière ; la campagne commence à changer de vêtement ; la verdure se hâte déjà de paraître ; l'oiseau gazouille et recommence ses petits chants d'amour ; la vigilante abeille et la prévoyante fourmi continuent leurs travaux ; enfin, tout semble renaître. Quelques papillons osent aussi se montrer ; à bientôt les z'hannetons, les catonnets et la prommerole pour un’épingue. (Source : Le journal de Honfleur)

 

Mars 1859   -  Découverte d’un cadavre.  -  Le nommé Bottentuit ( Yver), dit Livet, journalier à Equemauville, a été trouvé mort dans une bergerie occupée par M. Quétel, cultivateur, en la même commune. (Source : Le journal de Honfleur)

 

Mars 1859   -  Une grave injure.  -  La cour impériale d'Angers vient de décider que le refus fait par le maris de procéder, après le mariage civil, au mariage religieux, est une injure tellement grave envers la femme, qu'elle dispense celle-ci de la cohabitation conjugale et lui donne le droit de demander et d'obtenir la séparation de corps. (Source : Le journal de Honfleur)

 

Juin 1859   -  Le calvaire.  -   Ainsi que nous l'avons annoncé, dimanche dernier, a eu lieu, à Équemauville, la bénédiction solennelle d'une magnifique croix, érigée au milieu des tombes du cimetière.

La cérémonie, favorisée par une de ces belles journées très rares depuis quelque temps, avait attiré un grand nombre de spectateurs. Avec eux, nous avons pu admirer le nouveau don (1) et l'œuvre de M. Pierre Dazeville. On sait, en effet, que M. Dazeville ne s'est pas contenté d'offrir la matière du calvaire, mais que c'est lui-même qui a taillé la pierre, qui l'a sculptée et  gravée, avec une perfection que les meilleurs artistes envieraient.

Le monument, à partir du soi, peut avoir sept mètres de hauteur. C'est une gracieuse colonne, de l'ordre toscan, dont le petit chapiteau est surmonté d'une croix en fonte d'un très bon goût.

Immédiatement après les complies, la procession s^est avancée au pied de la croix, et après le beau cantique : Le Seigneur a régné, monument de sa gloire... chanté, avec beaucoup de mesure, d'accord et d'assurance par un chœur de jeunes filles, M. le curé de Sainte-Catherine a prononcé une chaleureuse allocution qui allait au cœur comme tout ce qui vient du cœur. Au milieu des tombeaux, la croix parle d'immortalité ; elle nous dit : Vos morts vivront et vous ne mourrez pas !.. Elle apprend à l'homme les deux sciences les plus nécessaires : la science de la vie et la science de la mort... Ensuite a eu lieu la bénédiction selon la forme prescrite par le rituel. Puis le clergé et après lui les assistants se sont prosternés et ont adoré la croix. Cette touchante cérémonie s'est terminée par un salut du Très-Saint-Sacrement, à la fin duquel le cantique d'actions de grâces, Te Deum, a été chanté. 

(1) M. Dazeville avait déjà donné la croix en chêne que remplace celle qui était l'objet de la cérémonie, et offert à l'église un riche ostensoir qui est probablement ce qu'elle a de plus précieux.   (Source : Le journal de Honfleur)

 

Juin 1859   -  Le temps qu’il fait.  -   La température orageuse sous laquelle nous vivons depuis trois semaines fait beaucoup de mal aux récoltes et se traduit en pertes déjà très considérables.

De tous les côtés on n'entend parler que d'orages violents qui inondent les récoltes sous des masses d'eau, ou les ravagent plus cruellement encore par la grêle. Les avalanches entraînent la terre, les blés se versent, les petits cours d'eau débordent et chaque jour, tantôt sur un point, tantôt sur un autre, les journaux des départements ont à déplorer de nouveaux désastres causés par ces orages quotidiens.

Les pays de vignobles ont surtout beaucoup à souffrir, et, aujourd'hui encore, on annonce que dans la Marne plusieurs communes ont perdu une grande partie de leurs précieuses récoltes ravagées par la grêlé. Si cela continue, ce ne seront plus seulement des pertes locales, comme on en a chaque année à regretter, la récolte générale en sera gravement affectée. (Source : Le journal de Honfleur)

 

Juillet 1859   -  Les fêtes St-Pierre et St-Martin.  -   Dimanche dernier ont eu lieu, ainsi que nous l'avions annoncé, les fêtes St-Pierre à Equemauville et St-Martin à Gonneville. La coïncidence de ces deux fêtes a fait qu'elles n'ont pas présenté l'animation ordinaire, les promeneurs s'étant partagés dans les deux communes.

Equemauville possède une église irréprochable comme tenue, mais, d'un autre côté, tout en présentant quelques piliers du genre roman et quelques fenêtres en ogive elle est loin de recréer les yeux du touriste ; elle est faite de pièces et de morceaux et offre des formes choquantes pour un monument de cette nature.

Qu'il nous soit permis de dire en passant qu'une commune aussi peuplée que l'est Equemauville pourrait avoir un temple plus convenable que celui qui existe en ce moment, ou du moins rectifier par quelques travaux bien entendus les côtés disgracieux de l'édifice. (Source : Le journal de Honfleur)

 

Octobre 1859   -  Un vol avec effraction.   -   Mardi dernier, dans la matinée, un vol a été commis à Équemauville au préjudice du nommé Brize, cultivateur dans cette commune. Sa femme était à la ville et il était occupé aux travaux de son exploitation, des voleurs ont cassé un carreau de la fenêtre et se sont introduits dans sa maison, ont forcé la serrure de l'armoire et ont pris une somme de 15 francs.

Si nous en croyons les renseignements que nous avons eus, nous prions pour que, dans le cas où ils seront découverts, on admette des circonstances atténuantes, car ils ont laissé une somme plus forte, qui se trouvait à côté de celle qu'ils ont prise. Mais n'affirmons pas cependant que ce soit avec intention. (Source : Le journal de Honfleur)

 

Avril 1860   -   Le lait falsifié.   -    Une dame veuve Frémont d'Equemauville est prise par la police pour vente de lait falsifié. Elle est condamnée par le tribunal de police correctionnelle de Pont-l'Évêque dans son audience du 25 avril 1860 à 6 jours de prison et 25 francs d'amende. (Journal de Honfleur)

 

Mai 1861   -   Un beau coup de fusil.   -   Samedi dernier, le sieur Caron, cultivateur au hameau du Val-la-Reine, commune d'Equemauville, a tué d'un coup de fusil une louve âgée de 12 à 15 mois, et qui ne pèse pas moins de 20 kilog. Elle venait, sans doute, de la forêt de Saint-Gatien-des-Bois.

La veille, elle avait tué un mouton, en avait mangé une partie et trainé le reste au loin. Plusieurs personnes s'étaient mises à sa poursuite, mais inutilement. ( L’Ordre et la Liberté)

 

Février 1866   -   Un attentat.   -   Mercredi dernier, la femme Vincent, âgé de 64 ans, marchande de balais, rue Bucaille à Honfleur, était dans les bois du Breuil à Équemauville, pour ramasser de la bruyère, lorsqu'elle fut rencontrée par quatre individus de cette commune. Deux de ses hommes après avoir cherché à commettre un attentat à la pudeur sur  cette femme, qui s'est défendue avec énergie, ont pris la fuite avec leurs complices.

La gendarmerie a fait une enquête et deux de ces individus ont été arrêtés.  

Janvier 1867   -   Le froid.   -   la soirée et une partie de la nuit de samedi à dimanche dernier ont été marquées par une température exceptionnelle.

Il est tombé, pendant plusieurs heures consécutives une sorte de pluie fine et glacée qui a converti nos rues et nos places publiques en une véritable mer de glace, sur laquelle les mieux aguerris ne parvenaient que fort difficilement à conserver l'équilibre. Aussi les chutes ont-elles été nombreuses.

Plusieurs d'entre elles ont donné lieu à des accidents plus ou moins graves.

 

Janvier 1867   -   Une décision.   -   Par décision du 9 janvier, M. le Préfet a autorisé les instituteurs et institutrices ci aprés désignés à ouvrir des cours d'adultes, le soir dans leurs communes respectives, à savoir : MM. Lecoq, à Manerbe ; Richer, à Trungy ; Lebel, à Mouen ; Auvray, à Equemauville ; Mlles Retaillaud, à Caen ; Perrard, à Pleine-d'Oeuvres.  

 

Août 1867   -   Le Loup.   -    Le loup qui, cet hiver, a fait tant de ravages dans les environs de Pont-l'Evêque, vient d'être tué sur la commune de St-Gatien.

Mardi matin on vint prévenir M. Le Bourg, maire de Fourneville, que l'animal était entré dans le bois du Marelot. M. Le Bourg fit alors prévenir les propriétaires et fermiers des environs, et vers 3 heures, 80 chasseurs et rabatteurs se mettaient en quête de la bête. La battue se fit dans le plus grand ordre, et une heure aprés, l'animal était tué par M. Leproux, d'Équemauville. C'est un loup de forte taille, pesant 36 kilos et mesurant 1 m. 30 de long. Il a été apporté à la sous-préfecture de Pont-l'Evêque.  

 

Juin 1869   -   Fait divers.   -  Un déplorable accident a failli coûter la vie à la dame Boutry, cultivatrice à Fourneville. Cette dame retournait chez elle montée dans une petite voiture que traînait une ânesse. Arrivée au bas de la côte d'Équemauville, commune de Honfleur, elle fut rencontrée par une lourde voiture de farine à laquelle étaient attelés de vigoureux  chevaux. Le conducteur, paraît-il, n'était point, à la tête de ses chevaux, de sorte que ceux-ci se heurtèrent si violemment contre le faible véhicule de la dame Boutry qu'ils culbutèrent non-seulement l'ânesse, mais encore la malheureuse femme qui fut jetée sur la voie dans une position des plus critiques, car elle reçut alors de fortes contusions à la figure et à la hanche gauche. L’œil gauche surtout a été atteint et fortement abîmé.

Et dans cette fâcheuse situation, la dame Boutry, qui est âgée de 64 ans, n'a pu regagner son domicile, elle a été transportée chez sa nièce, Mme Legrix, cours d'Orléans.

Le voiturier qui est cause, (bien involontairement, il est vrai), de ce triste accident, est un domestique attaché au moulin à blé de M. Marcel, de Barneville-la-Bertrand.

 

Novembre 1872   -  Incendie.  -  Un incendie a éclaté, le 25 de ce mois à Ecquemauville, canton d'Honfleur, et a consumé un bâtiment, renfermant des récoltes et des instruments aratoires, appartenant au sieur Lebedel, fermier dans cette commune. La perte approximative est évaluée à 4.500 fr. Les causes de ce sinistre sont restées inconnues.

 

Décembre 1873   -   Visites du premier janvier.   -  C’est le moment, ou jamais, de s’occuper des cartes qu’il est dans l’usage d’échanger à l’occasion du premier de l’an. C’est seulement à l’époque du 1er  janvier qu’on peut envoyer des cartes par la poste, c’est-à-dire sous enveloppe. Les cartes envoyées sous enveloppe doivent être affranchies à 5 cent, pour le rayon du bureau de distribution, en dehors du bureau de distribution, l’affranchissement est de 10 cent. Les cartes ne doivent porter que le nom, la profession et l’adresse. On peut en mettre deux sous la même enveloppe. Une dame ne peut envoyer sa carte à un homme non marié, une demoiselle, quel que soit son âge, n’envoie jamais de carte.

 

Décembre 1873   -   Vol dans une église.   -  Dans la nuit, des voleurs se sont introduits dans l’église d’Équemauville, l’aide d’effraction et d’escalade, et ont soustrait le peu d’argent qui se trouvait dans les différents troncs. La somme volée, dont on ignore le montant est relativement peu importante, mais les circonstances aggravantes d’effraction et  d’escalade pendant la nuit n’en existent pas moins.

 

Octobre 1881  -  Écrasé.  -  Mercredi, un sieur Émile Bertaux, journalier, employé chez M. Alphonse Vivien, à Equemauville, conduisait un banneau vide, le cheval, excité par un coup de fouet donné par un jeune enfant qui se trouvait dans le banneau, a fait un bond et a renversé le sieur Bertaux sur lequel une des roues a passé dans le sens de la longueur du corps, transporté chez lui, le blessé y est mort quelques heures après. Il était âgé de 49 ans.  

 

Décembre 1882  -  Un bien triste accident. -  Dans l'après-midi de mardi dernier, un bien triste accident est arrivé à Equemauville.

Les époux Brunet, cultivateurs, quittaient, vers quatre heures, leur maison, pour aller s'occuper des bestiaux, et laissaient, pour un instant seuls dans la cuisine, leurs quatre  petits enfants, dont l'aîné est âgé d'environ 4 ans et la dernière, un bébé de 2 mois, couché dans son berceau, placé près de la cheminée dans laquelle brillait un bon feu.

Pendant l'absence de très courte durée des parents, un drame horrible se passait parmi ces petits êtres. Le berceau dans lequel était la petite Louise-Henriette, fut renversé, et la pauvre enfant alla rouler dans le foyer, où elle brûla vive.

Vous voyez d'ici le tableau effrayant qu'a dû présenter cette pièce dans laquelle ne se trouvaient que trois petits enfants en bas âge. Je n'essaierai pas de décrire le désespoir des parents lorsqu'ils rentrèrent. La mère courut ôter du feu sa pauvre enfant, dont les bras et la figure étaient déjà presque complètement brûlés.

Ils appelèrent à grands cris au secours, et des voisins, accourus en toute hâte, envoyèrent chercher M. Guettier,

médecin, qui, à son arrivée, ne put que constater la mort.

Il est à supposer que les plus grands des enfants auront voulu bercer l'enfant et que le berceau, dans une secousse trop forte, aura basculé et se sera renversé.

 

Juillet 1885  -  Incendies.  -  A Isigny, le feu a détruit, deux maisons au hameau de Neuilly, appartenant aux veuves Desmaisons et Girard. Perte, 10 000 francs.

— Le feu a pris à la sacristie de l'église du Tronquay. Ce qu'elle contenait a été en partie détruit.

— A Danvou, un incendie a consumé la toiture d'une maison occupée par le sieur Frédéric Farcy. Perte, 5 600 francs.

Equemauville, un incendie a consumé un corps de bâtiments appartenant au sieur Alfred Renouf, propriétaire à Honfleur, ainsi que le mobilier appartenant au sieur Alfred Henry.

 

Juillet 1888  -  Condamnation d’un sorcier.  -  On se rappelle ce soi-disant sorcier, nommé Gaquerelle, domicilié à Equemauville, près Honfleur, qui, pour 40 fr. par visite, venait poser une crêpe sur l'épaule d'un malade de Bouquelon, le tout accompagné d'autres singeries, prétendant ainsi le guérir. Il a été condamné à 4 mois.

 

Décembre 1888  -  Bœuf furieux.  -  Mercredi midi, un bœuf que l'on conduisait aux abattoirs d'Honfleur pour le compte du sieur Avoine, cultivateur à Saint-Gatien, a été pris de  fureur en traversant le bourg d'Équemauville, et eut été cause de quelque accident si le sieur Léger, boucher, ne l'eût abattu de deux coups de feu à la tête.

 

Janvier 1891  -  Incendie.  -   Deux jours de suite, le feu a éclaté, à Equemauville, dans la ferme du sieur Brezé, appartenant à Mlle Dufay. Le dimanche, le feu a détruit un bâtiment contenant des fourrages, des pommes et du cidre. Perte, 13 500 fr. 

Le lundi, à la même heure, le feu éclatait dans deux bâtiments servant d'écurie, cave et grenier à fourrages. Perte, 16 000 fr. Ces deux incendies sont attribués à la malveillance.  

Le 1er janvier, vers six heures du soir, un incendie, dont la cause est inconnue, a complètement détruit une meule, composée de 2 590 bottes de paille, placée près du hameau de la Maladrerie et appartenant à M. Mancel, entrepreneur de maçonnerie à Caen.  (Source  : Le Bonhomme Normand) 

 

Janvier 1892  -  Vol d’une cloche.  -  La semaine dernière, la cloche de l'église d'Equemauville a été volée dans la nuit de lundi au mardi. Cette cloche ayant été fêlée avait été descendue du clocher et installée dans le cimetière sur un échafaudage où elle pouvait être sonnée. Dernièrement, la fêlure se changea en cassure totale et un morceau d'environ 200 kilos tomba par terre. C'est en morceau que les voleurs ont enlevé, aidés, dit-on, d'une voiture qui les attendait à la porte du cimetière. Le morceau de métal enlevé valait  environ 400 francs. (Source  : Le Bonhomme Normand) 

 

Juin 1893  -  Suicide.  -  La semaine dernière, Arthur Lhérondelle, 20 ans, manœuvre de maçon, s'est pendu à une branche d'arbre à Equemauville. Ce jeune homme avait manifesté, peu de temps auparavant, l'intention de se suicider. On ignore les motifs qui l'ont poussé à cet acte désespéré. (Source  : Le Bonhomme Normand)   

 

Juillet 1894  -  Meurtre.   -  Samedi soir, à Equemauville, en sortant d'un café, deux ouvriers, Boissière et Hermenier, se sont pris de querelle et finalement en sont venus aux coups. Boissière a été frappé dans le dos, au-dessous de l'omoplate droite, d'un violent coup de couteau qui a perforé le poumon. Son état est grave. Le meurtrier a été arrêté dimanche  matin, dans la forêt de Saint-Gatien, où il s'était caché. (Source  : Le Bonhomme Normand)  

 

Avril 1895  -  Mort dans la forêt.   -   Vendredi, un sieur Barette, journalier à Équemauville, était allé en compagnie d'un autre journalier, Isidore Leroy, conduire des chevaux à Trouville. Celui-ci rentra seul à Equemauville dans le courant de la nuit. Samedi matin, voyant que Barette n'avait pas reparu, il retourna au devant de lui et le trouva mort dans un fossé de la forêt de Saint-Gatien.  Barette laisse sans ressources une femme et cinq enfants en bas âge. (Source  : Le Bonhomme Normand)  

 

Mai 1895  -  Incendie.  -  Un incendie, dont les causes sont inconnues, s'est déclaré dans un bâtiment à usage de bouillerie, dépendant de la ferme de M. Gustave Lelièvre, cultivateur à Equemauville. Pertes, 1300 fr., assuré pour 1 000 fr. (Source : Le Bonhomme Normand) 

 

Mai 1895  -  Les hannetons.  -  Le conseil général du Calvados a décidé d'accorder des primes de dix centimes par kilogramme de hannetons ramassés dans le département pour être détruits. Ces hannetons devront être apportés à la personne déléguée par le maire, pour être détruits. (Source  : Le Bonhomme Normand) 

 

Mai 1895  -  Fuyez les arbres pendant l’orage.  -  Nous sommes menacés d'orages. Nous ne saurions trop recommander à nos lecteurs de ne jamais se mettre à l'abri sous les arbres pendant la tourmente. Quatre malheureux ont été victimes de cette imprudence la semaine dernière. Deux à Chaudoir et deux à Chambles. (Source  : Le Bonhomme Normand) 

 

Avril 1898  -  Mort sur la voie publique.  -  Mardi l'après-midi, vers 5 h. 1/2, M. Aristide Picard, marin à Honfleur, passant sur le chemin qui conduit du carrefour de la Croix-Rouge à Equemauville, a découvert à cent mètres environ de ce carrefour le corps inanimé d'un homme qui a été reconnu pour être le nommé Amand Grémond, 51 ans, maçon à Saint-Gatien-des-Bois. Des soins lui ont été prodigués, mais inutilement. Frappé d'une congestion, Grémond avait succombé immédiatement. (Source  : Le Bonhomme Normand) 

 

Juin 1900   -   Un mari trop touchant.  -  La dame Joséphine Varin, 24 ans, épouse du sieur Pierre Viget, 38 ans, journalier à Equemauville, près Honfleur, en sait quelque chose. 

A la suite d'une scène de jalousie, sans doute, son mari l'a saisie par le cou, avec ses deux mains, et a tenté de l'étrangler. Par bonheur, deux voisins sont' intervenus et lui ont fait  lâcher prise. Depuis cet attentat, Viget a disparu. (Source  : Le Bonhomme Normand)  

 

Novembre 1900   -   Arrestation d’un voleur.  -  En janvier 1898, Michel Château, étant au service du sieur Legeay, marchand de vaches à Equemauville, près Honfleur,  lui avait volé 1 700 fr. et avait été, pour ce fait, condamné par défaut à quinze mois de prison. Le sieur Legay, rencontrant son ancien domestique à Pacy (Eure), est allé prévenir les gendarmes qui l'ont arrêté. (Source : Le Bonhomme Normand) 

 

Juin 1903   -   Énergumènes.  -   Le nommé Sevestre, dit Fric, après avoir enlevé du vin et du cidre chez le sieur Dugard, cultivateur à Martigny, près Falaise, a tiré un coup de fusil dans la cour pour annoncer son départ.

— Pour se distraire, Onésime Desportes, 43 ans, a tiré plusieurs coup de feu chez le sieur Duval, cultivateur à Equemauville, près Honfleur. Desportes était ivre.  (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Juin 1903   -   La pluie.  -   C'était lundi la St Médard. Il a plu un peu partout. En voilà pour quarante jours, s'il faut en croire la légende. Mais nous sommes certains qu'elle mentira. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Novembre 1903  -   Tombé d’un toit.   -   Le sieur Charles Lequerre, ouvrier couvreur à Honfleur, travaillait à la couverture d'une maison, à Equemauville. Un faux mouvement le fît tomber sur le sol d'une hauteur de quatre mètres. Dans sa chute, le malheureux s'est fracturé les deux poignets et a eu, en outre, de multiples blessures au visage et à un genou.  (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Octobre 1904  -   La petite guerre.    -   Une dame Mangon de la Lande, propriétaire à Vasouy, s'aperçut, en arrivant à sa propriété d'Équemauville, près Honfleur, que six individus étaient occupés à lui ramasser ses noix. Elle appela son personnel, qui récoltait des pommes à coté, et les maraudeurs se sauvèrent. 

Mais deux furent rattrapés et les autres revinrent pour les délivrer. On leur résista et cela finit par une mêlée générale. Les six ramasseurs de noix sont les nommés Marguerite, Harel, Romain et les trois frères Ricosset, tous de Honfleur, et âgés de 16 à 20 ans. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Juin 1908  -  Accident d'automobile.   -   Mercredi matin, en haut de la côte d’Equemauville, Mme Clerc, de Honfleur, qui se trouvait dans une auto, s'appuya sur la portière, mais  celle-ci qui n'était que poussée et non fermée, céda et Mme Clerc fut précipitée à terre. Fort heureusement que la voiture marchait à une petite vitesse et que la chute fut moins  grave qu'elle aurait pu l'être, la victime de cet accident ne se fit que des blessures sans gravité qui ont été soignées à son retour par le docteur Durel. (source  :  Le Moniteur du Calvados )

 

Mai 1912  -  Vieux et malade, le sieur Paul Cavelier, propriétaire, âgé de 73 ans, s'est, de désespoir, tué d'un coup de fusil dans la tête. On l'a retrouvait dans l'écurie de sa ferme, baignant dans une mare de sang. Il tenait encore son fusil dans la main.

 

Juillet 1913 Mordue par un chat enragé.  -   La jeune Andou, 10 ans, vient d'être conduite à Paris, à l'Institut Pasteur, à la suite d'une morsure à la main par un chat qui, abattu  et autopsié par M. Bausse, a été reconnu enragé. C'est le deuxième cas de rage qui se produit depuis quelques jours.

 

Mars 1914  -  Découvert d'un cadavre.  -  On a trouvé à la briqueterie Vivien, à Equemauville, dans un four ou couchent souvent les individus sans asile, le cadavre du sieur Paul Leflambe, 52 ans, marchand de moules. Le docteur Gallot, de Honfleur, a attribué la mort de ce malheureux, qui était dans une extrême misère, à une embolie du cœur.  

 

Mars 1916  -  Sur le trimard.  -  On a arrêté, l'autre jour, sur la côte d'Equemauville, près Honfleur, un trimardeur à mine suspecte. En le fouillant, les gendarmes ne furent pas peu surpris de le trouver nanti de 1.045 fr, en billets de banque, dont un de 1.000 fr. Mais, comme il n'avait pas de domicile et qu'il ne pouvait justifier de sa situation exacte au point de vue militaire, on l'a gardé jusqu'à ce qu'on soit renseigné sur son compte.  

 

Juillet 1917  -  Nécrologie.  -  On annonce la mort, à l'âge de 67 ans, de M. Edmond Houssaye, maire d'EquemauviIle, près Honfleur. Le défunt était le frère de M. Henri Houssaye, directeur de l’agence Havas, et le père de M. Charles Houssaye, administrateur de  la même Agence.

 

Juin 1920  -  Une série de vols.  -  Une bande noire s'est abattue ces jours-ci, sur la commune d'Equemauville. Elle a dérobé ; chez M. Louis Bellanger, journalier, une somme de 400  francs et du chocolat ; chez M. Thibout d'Anisy, cantonnier, 400 francs et une montre en argent ; chez M. Noël, quartier des Moulineaux, 65 francs, de l'Argenterie et des denrées. Une tentative de vol a été commise chez M Defrance, jardinier, par un individu, qui, pris sur le fait, a menacé le propriétaire de son revolver et a réussi è s'enfuir.

 

Juin 1920  -  Arrestation d'un bonneteur.   -   Après une longue chasse à l'homme dans les prairies d'Équemauville, la police a arrêté un bonneteur, André Torqueon, 26 ans, journalier au Havre, qui avait opéré, à la Côte de Grâce avec plusieurs complices, les nommés Alexandre Lefebvre, Gaston Le Lan et Albert Le Cudenec. Ces trois individus, domiciliés au Havre, ne tarderont pas à le rejoindre à la prison de Pont-L'Évêque.

 

Avril 1921  -  La Cour d’Assises.  La session des Assises s'est ouverte lundi, sous la présidence de M. le conseiller Petit, assisté de MM. les conseillers Breton et Lemoigne.

Deux satyres.  -  Le nommé Catherine, 34 ans, est accusé d'avoir, à Équemauville, attenté à la pudeur d'une enfant de 13 ans, la jeune Rose Mireille. Catherine est un faible d'esprit. En raison de la nature des faits qui lui sont reprochés, le huis clos a été prononcé. La Cour l'a condamné à 2 ans de prison. — Défenseur : Me  BoiteI

— Léonce Épaule, 19 ans, né à Fontaine-Henry, est poursuivi pour s'être livré à plusieurs reprises à des actes immoraux sur ses deux sœurs, âgées de 12 et 10 ans. Épaule a passé des aveux. Un examen mental a démontré que l'inculpé, était un débile au point de vue moral et intellectuel, ce qui diminue sensiblement sa culpabilité. Il est cependant condamné à 2 ans de prison. — Défenseur: Me  A. Souron. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Septembre 1921  -   La dernière cueillette.   -  Monté sur un arbre pour cueillir des fruits. M. Léon Lihard, 50 ans, à Equemauville, canton de Honfleur, a été frappé, on suppose, de congestion et est tombé à terre, se blessant grièvement. Il est mort le lendemain. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Janvier 1923   -  Le feu.   -    Un incendie s'est, déclaré dans un bâtiment à usage d'étable, charretterie à Equemauville, canton de Honfleur et faisant partie d'une ferme exploitée par M. Roney.

Les pertes pour le fermier sont de 7 000 fr., couvertes par une assurance. L'immeuble, dont les dégâts ne sont pas encore estimés, appartient à M. Delaire, industriel à Paris. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Mars 1924  -  Élection d’un adjoint.  -  L'élection de l'adjoint au maire d'Equemauville fut quelque peu laborieuse. Trois tours de scrutin ont été nécessaires. M. Mortaigne a été élu adjoint, au bénéfice de l'âge.  

 

Janvier 1925   -  Accident.   -  M. Maurice Découflé, chartier, chez M. Mortagne, entrepreneur, a été, le 2 janvier, victime d'un accident qui aurait pu avoir de pénibles conséquences. 

En conduisant un tombereau cet homme est tombé et une roue du lourd véhicule lui est passée sur les deux jambes. Un pied a été presque totalement écrasé et l'autre jambe très endommagée. 

Relevé par des passants et ramené à son domicile le blessé a été soigné de suite par le Dr Gallot. Tout danger pour la vie parait écarté mais la convalescence sera longue et les suites sont à craindre. (Source : Le Moniteur du Calvados) 

 

Février 1926  -  L’assassinat du maçon d’Equemauville.  -  Malgré les recherches très actives le meurtrier reste inconnu. On sait seulement qu'il tua sa victime vers 1 heure du matin.

On sait dans quelles circonstances un passant couvrit lundi matin sur les bords de la route de Honfleur à Equemauville, le cadavre horriblement mutilé d'un ouvrier maçon, Albert Godon, bien connu dans le pays.

Les premiers témoins crurent d'abord que le malheureux, dont le cou était presque entièrement sectionné et qui portait à l'abdomen une blessure affreuse par s'échappaient les intestins, avait passé sous les roues d'un lourd véhicule pour être jeté ensuite dans la rigole bordant la chaussée par le conducteur, auteur de l'accident. Cette hypothèse fut abandonnée après les constatations de l'autopsie.

Albert Godon fut tué à l'aide d'une serpe ou d'un grand coutelas au tranchant ébréché comme nous l'avons dit, les poches de la victime furent retournées par l'assassin on n'a retrouvé dans les vêtements que quelques sous. Divers papiers avaient été sortis de la musette, gisant à quelques pas sur l'accotement de la route. Enfin la truelle du maçon avait été lancée par l'auteur du crime dans un herbage à 200 mètres de là. Au cours des recherches on retrouva un peu plus loin, dans la direction de Honfleur une chemise qui avait appartenu au maçon et qu'il portait, enveloppée dans un papier d'emballage resté près du cadavre.

L'objet dérobé parut sans doute de valeur médiocre et sa possession compromettante le meurtrier s'en serait défait en rejoignant Honfleur.
Un crime de sauvage.  -  Albert Godon fut attaqué vers 1 heure du matin au moment il était assis sur un talus couvert d'herbe qui domine la route. Il avait sorti des
vivres de sa musette et cassait tranquillement la croûte avant de monter la côte d'Equemauville, pour aller passer le reste de la nuit chez M. Bianchi, cultivateur, qui l'occupait habituellement et lui avait demandé de revenir le lendemain.

Sur ce talus, pas de traces de lutte, aucune empreinte de chaussures, seule la foulée de l'herbe indique la place occupée par le maçon.

Une bouteille ayant contenu du vin rouge était restée debout aume endroit. Il faut donc admettre que Godon fut assommé par le premier coup porté. L'herbe du talus était rouge de sang coagulé. Abattu par son agresseur et respirant peut-être encore, le malheureux fut traîné dans la rigole et achevé avec une véritable sauvagerie le visage était tailladé, la chemise avait été arrachée. Un cache-nez de laine noire, que le maçon portait la veille, gisait près de la dépouille à côté d'une casquette à carreaux.
La dernière journée de Godon.  -  On a pu reconstituer l'emploi du temps de l'ouvrier maçon dans la soirée qui devait finir tragiquement pour lui. Venu la veille à Honfleur, en compagnie de M. Bianchi, il travailla le dimanche 31 janvier chez M. Robert Bosquet, menuisier et quitta ce dernier à 20 h. 45, après le repas du soir. La
femme du menuisier lui remit un billet de 5 francs. Albert Godon avait seulement touché le jour précédent une somme de 55 francs. En partant, il dit a M. Bosquet « Je vais coucher Equemauville chez M. Bianchi » mais il s'attarda dans plusieurs établissement. A 23 heures, il se trouvait chez Mme Ratoret, débitante à Honfleur, il acheta un litre de vin rouge, qu'il plaça dans sa musette c'est vraisemblablement la dernière maison devait s'arrêtez Albert Godon avant de reprendre la route d'Equemauville. Trois quarts d'heure après, M. Fouilleul, 27 ans, ouvrier à la briqueterie d'Equemauville, qui revenait avec sa famille de Honfleur, ou il avait passé la soirée au cinéma, aperçut l’homme assis sur le talus, mais ne put le reconnaître dans l'obscurité. Ce témoin a fait remarquer que des jeunes gens qui précédaient leur groupe lui adressèrent la parole, plaisantèrent avec lui. Ces passants ont été identifiés c'étaient M. Hohard Marcel, 18 ans, briquetier, et deux de ses camarades, Guet et Morin, qui reconnurent avoir interpellé le maçon, lequel mangeait un morceau et avait une bouteille près de sa musette. On sait que quelques minutes plus tard un autre passant, Joseph Heculard, domestique, qui paraissait peu pressé, dirent les autres témoins, croisa le maçon resté à la même place.

Le mystère persiste.  -  Le drame terrible se déroula ensuite, mais personne n'a entendu les cris de la victime. Le lendemain matin, vers 8 heures, un charretier, M. Michel Fouen, au service de M. Duclos, entrepreneur à Honfleur, qui se rendait à l'Equemauville, avec son attelage, aperçut le cadavre et fit prévenir les gendarmes.

Le mystère de cette mort atroce reste impénétrable. On a pas oublié que la commune d'Equemauville fut l’an dernier le théâtre d'attentats dont les auteurs n'ont pu être, découvert. Divers incendies dus à la malveillance éclatèrent sur plusieurs points, la gendarmerie, malgré ses recherches, ne put découvrir les coupables.

Albert Godon fut-il victime d'un acte de vengeance ? est-il tombé sous les coups de l'un des nombreux étrangers qui travaillent dans la région ? Le très actif chef de brigade, M.  Guillemette, continue activement son enquête en collaboration avec la brigade mobile.

 

Mars 1926  -  Les incendies reprennent à Équemauville.  -  Après plus d'une année de répit, l'incendiaire d'Equemauville a repris ses tristes exploits. Pour la 2e  fois depuis mardi, le feu a de nouveau causé des ravages, hier, vers quinze heures. C'est un bâtiment servant d'étable et d'écurie, situé dans la cour de M. Lebeder, propriétaire, qui a été la proie des flammes. Le malfaiteur a été d'autant plus habile dans la circonstance actuelle que le domestique de la ferme travaillait depuis le matin près du timent incendié.

C'est la deuxième fois que M. Lebeder est victime de ce dangereux malfaiteur, qui est toujours activement recherché par le Parquet de Pont-1'Evèque et la gendarmerie de Honfleur.

 

Août 1926  -  Bénédiction de la statue de Sainte-Thérèse.  -  Dimanche prochain 22 août, aura lieu à Equemauville la bénédiction d'une statue de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, présidée par le Révérendissime Père Exupère, Abbé de Mondaye, avec le concours de Mme Voisard-Marguerie, cantatrice ; Mlle Lucie Delarue-Mardrus, violoniste ; MM. Odize, harpiste ; Jacques Quesnel, violoniste ; Tourré, basse.

A 10 h. 30, grand'messe en musique Credo, alterné au grand orgue ; A l'offertoire, sonate pour 2 violons, harpe et orgue ; A l'Élévation 0 sadutaris, sonate de Adagio ; Communion, Agnus Dei, sonate de Adagio, violon et harpe; sortie d'orgue.

A 15 h. 30, vêpres solennelles, bénédiction de la statue, sermon par le chanoine Coubé, salut solennel.

 

Février 1927  -  Un revenant.  -  l'autre soir, M. Charles Lefranc, cultivateur à Equemauville, voyait arriver chez lui un individu de 40 ans environ, qui lui demanda de venir avec des  chevaux, dépanner, non loin de là, son auto chargée de 3.000 Kilos de matériel de scaphandrier pour les Ponts et Chaussées de Honfleur. Vue l'heure tardive,  l'opération fut remise au lendemain et M. Lefranc offrit généreusement l'hospitalité au voyageur.

Le lendemain, celui -ci, après avoir déjeuné, s'éloigna sous un prétexte quelconque. Depuis, on ne l'a plus revu, pas plus que la camionnette. On croit que l'automobiliste fantôme  avait l'intention de cambrioler le logis, mais qu'il ne put mettre son projet à exécution à cause de la présence du frère de M. Lefranc couché dans la même chambre que lui.

 

Août 1928  -  Fête du travail et de la moisson.  -  Dimanche prochain 12 août aura lieu à Equemauville la fête du Travail et de la Moisson. Elle sera présidée par M. le chanoine  Lautour, curé doyen de Ste-Catherine de Honfleur. En voici le programme détaillé :
A 10 h, 30, grand'messe en musique avec le concours de divers artistes : Sermon par M. le ch. Durand-Viel,
supérieur du Grande Séminaire de Rouen. A l'issue de la messe, bénédiction des instruments de travail en de divers produits de la moisson exposés dans l'église par les cultivateurs de la paroisse.
A 3 h. 30, cérémonie du soir. Offrande de fleurs dans l'
Église par les familles de la paroisse. Magnificat. Allocution par M. le ch. Durand-Viel. Bénédiction des fleurs.

Salut solennel en musique. Cortège des fleurs au Monument des soldats pour être offertes à la mémoire des morts glorieux.  

 

Février 1930   -  Un prêtre victime d’un accident.   -  A la suite d'un accrochage, une auto a capoté. M. l'abbé Féray, curé de Dozulé, qui se trouvait dans cette voiture, a eu la rotule fracturée. Le docteur Gallot lui a donné ses soins. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Août 1936  -  Une camionnette en feu.  -  Samedi, une camionnette automobile, appartenant à M. Devaux, marchand de charbons à Lisieux, a été détruite par le feu, au bas de la côte d'Equemauville. Un retour de flamme s'étant produit quelques kilomètres plus haut, le chauffeur avait réussi à l'éteindre, mais le feu reprit à nouveau et se propagea  rapidement. Le chauffeur ne pouvant arrêter les flammes, eut la présence d'esprit de déboucher le réservoir d'essence pour éviter une explosion. C'est au cours de cette manœuvre qu'il fut légèrement blessé au côté de la tête. Les pompiers intervinrent immédiatement, mais ne purent que noyer les débris de la camionnette. (Source : Le Moniteur du Calvados)  

 

Août 1936  -  Une petite bonne qui ne perd pas de temps.  -  L'écrivain Jehan Soudan de Pierreffite, demeurant à Equemauville, avait pris à son service une jeune  bonne de 18 ans, demeurant à Honfleur. Le lendemain de son arrivée, M. de Pierreffite constatait que 500 francs avaient disparu de son portefeuille. Il porta plainte. 

Interrogée par les gendarmes, la jeune bonne a reconnu être l'auteur du vol. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Mars 1937  -  Les inondations dans la vallée d’Auge.  -  A la suite des nouvelles pluies qui se sont abattues ces jours derniers, Pont-l'Evêque a vu ses rues transformées en canaux.  La Grande-Rue-Saint-Michel a été coupée en plusieurs endroits, ce qui ne laisse pas de gêner le grand trafic de cette artère qui joint la route nationale Caen-Rouen.

La vallée où coulent la Calonne, la Touques et l'Yvie est depuis plusieurs jours couverte d'une vaste nappe liquide. Çà et là quelques granges, dans les prairies, sont cernées de  toutes parts et les animaux cherchent encore à brouter dans le cercle restreint de verdure qui leur reste.

La route nationale reliant Lisieux à Honfleur est coupée en trois endroits et à la sortie de Pont-I'Evêque on enregistre 15 centimètres d'eau.

Au bas de la côte dite la « Griserie », une source a débordé et coupe la route, ce qui est un véritable danger pour les automobilistes qui descendent la côte. Enfin, près d'Equemauville, à un carrefour, l’eau a envahi la chaussée et coule d'une berne à l'autre, gênant le passage.

En direction de Trouville, la rivière dite « Le Douet de la Taille » a atteint le pont sur la route et a quitté son lit pour envahir la chaussée qui, en plein tournant, devient un passage délicat.

Les formidables abats d'eau de la nuit de jeudi à vendredi vont sans doute aggraver une situation qui n'est déjà que trop inquiétante. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Juillet 1937  -  Un autocar et une carriole entrent en collision.  -  Un accident qui aurait pu avoir des suites tragiques s'est produit sur la côte de Grâce.

Un car d'excursionnistes, conduit par M. Louis Cordier, 28 ans, demeurant à Touques, chauffeur au service d'une compagnie de transports de Deauville, quittait cette station pour la  côte de Grâce, but de la promenade. Vingt-deux personnes se trouvaient à bord. 

Une vingtaine de minutes plus tard, le car prenait le chemin de Grande Communication d'Equemauville à la Chapelle de Grâce par la Croix-Rouge. 

C'est en arrivant à proximité de l'hôtel du Mont-Joli qu'il entra vers 14 h. 30, en collision avec une carriole conduite par M. Victor Rouanel, 52 ans, cultivateur au service de Mme Vildor. 

Atteint à la tête, le cheval s'effondra sur la route et les brancards de la carriole se brisèrent, ce qui permit heureusement à cette dernière de rester sur ses roues. Ses occupants s'en tirèrent avec une violente commotion et quelques contusions. 

Quant aux occupant, du car, ils en furent quittes pour la peur. (Source : Le Moniteur du Calvados)  

 

Août 1937  -  Après avoir défendu la Cote de Grâce contre l’agitation politique un maire est suspendu.  -  Nous avons dit comment le 1er juillet, M. Mallon, maire d'Equemauville, avait pris un arrêté interdisant tous les meetings politiques sur le territoire de sa commune pendant la belle saison. Equemauville, en effet, englobe dans son territoire la Côte de Grâce, l'un des sites les plus magnifiques de notre région, et qui attire tous les ans, pendant toute la durée des beaux jours, un nombre considérable de visiteurs.

A la suite de cet arrêté, un meeting politique, qui avait été annoncé pour le 4 juillet à Equemauville, se tint à la salle des fêtes d'Honfleur.

Or, il y a quelques jours, une affiche apposée sur les murs à Honfleur annonçait que M. MalIon était à la suite de cet arrêté suspendu de ses fonctions pendant 15 jours.

Cette suspension avait été annoncée comme acquise dès le 23 par un journal de Paris où écrit, comme par hasard, l'un des orateurs qui, obligé de se conformer à l'arrêté général du maire de la commune, avait dû renoncer à parler en plein air à la Côte de Grâce.

Cependant M. Mallon, vendredi dernier, n'avait reçu aucune notification officielle de cet arrêté de suspension.

Interrogé par un rédacteur du « Pays d'Auge », M. Mallon a répondu :

« Si on me suspend ? Il est incontestable qu'il y aura là une très grave atteinte aux libertés municipales les plus élémentaires. Ces libertés ne se mesurent pas à l'importance des communes. Une petite commune rurale doit être maîtresse chez elle dans le cadre de la loi, comme les plus grandes villes.

J'ai interdit tous les meetings politiques, quels qu'ils soient, pendant la période où ils pourraient nuire gravement aux intérêts de mes administrés.

« J'ai défendu la Côte de Grâce, la sérénité de nos beaux sites et la tranquillité dans nos campagnes, comme c'était tout simplement mon devoir et comme n'importe quel maire de  notre région l'aurait fait à ma place.

« Je me suis placé sur le terrain du Droit des Communes. Aucune provocation, ni par affiches, ni autrement ne m'en fera sortir, ni ne m'entraînera sur le terrain politique où, comme Maire d'Équemauville, je ne veux pas aller,

« J'attends les événements ».

La nouvelle annoncée prématurément, était pourtant vraie. Un arrêté pris en date du 27, notifié en date du 29, et parvenu à Équemauville le 30, suspend M. Mallon de ses fonctions  de maire pour une période de 15 jours.

Le plus beau de l'histoire, conclut le « Pays d’Auge », c'est que l'arrêté du maire d'Equemauville, pour lequel il est suspendu, subsiste. Il faut croire qu'on ne peut nier son  caractère de légalité, de régularité. Alors, comme on ne pouvait pas s'en prendre à l'arrêté, on s'en est pris au maire.

Comme quoi, sous le Front Populaire, on peut être puni sans avoir violé la loi. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Août 1937  -  L’arrêté de suspension du maire.  -  Nous avons dit que M. Mallon, maire d'Equemauville, avait été suspendu de ses fonctions pour 15 jours, par un arrêté préfectoral qui lui fut notifié le 30 juillet.

Le Journal de Normandie fournit sur celle affaire, un complément d'information que nous devons donner à nos lecteurs.

Voici ce que dit notre confrère :

Organisant pour le dimanche 4 juillet, un meeting régional, la section honfleuraise d'une association politique décida que cette réunion aurait lieu en plein air, sur la Côte de Grâce, dans une cour dépendant d'un hôtel.

Mais la Côte de Grâce que l'on considère à tort comme un faubourg de Honfleur, est une dépendance de la petite commune d'Equemauville.

Les organisateurs prévinrent donc le maire d'Equemauville, et, sans plus attendre, ils firent imprimer, placarder et distribuer affiches et prospectus annonçant qu'un grand meeting en plein air, public et contradictoire, se tiendrait à Honfleur Côte de Grâce (toujours la confusion) avec le concours d'une vedette du journalisme parisien.

C'était agir avec un peu trop de précipitation.

C'est alors que le maire d'Équemauville. estimant que les réunions politiques, de quelque nature qu'elles soient, étaient de nature à détourner les touristes (étrangers pour la  plupart) qui viennent sur la Côte de Grâce comme en un lieu de repos et de divertissement, prit l'arrêté suivant. Cet arrêté fut approuvé le 1er juillet par M. le Sous-Préfet de Lisieux, qui ne pouvait pas ne pas l'approuver, puisque quelques jours auparavant, il avait approuvé un arrêté semblable pris par M. le maire de Trouville.

Cet arrêté évitait un précédent que la commune d'Equemauville ne pouvait tolérer sans se réserver pour l'avenir les pires ennuis étant donné sa condition et ses moyens de simple  commune rurale, et la proximité immédiate de Honfleur, où s'organisent très souvent des meetings politiques.

Dès le 2 juillet, le maire d'Equemauville remettait personnellement au président de l'Association organisatrice du meeting, une copie de son arrêté.

Et cette association desta le 4 juillet à Honfleur.

On pouvait croire l'incident clos.

Et pour éviter qu'il se renouvelle, M. le Maire d'Equemauville pria la presse locale et régionale de bien vouloir publier le texte de son arrêté.

Les jours passèrent et puis, coup de théâtre, le 23 juillet, un hebdomadaire parisien, que dirige précisément l'orateur-vedette qui n'avait pu parler sur la Côte de Grâce, annonça en quelques lignes que le maire d'Equemauville était suspendu pour quinze jours, pour avoir interdit le meeting du 4 juillet.

Ce qui était doublement faux :

1° Parce que le maire d'Equemauville n'avait jamais interdit un meeting en particulier, mais bien au contraire tous les meetings en général.

2° Parce qu'à cette date, le maire d'Equemauville n'était pus suspendu.

Quoiqu'il en soit, l'association honfleuraise qui avait organisé le meeting du 4 juillet reprenait cet écho pour son compte et le faisait placarder dès le lundi suivant sur les murs de   Honfleur.

Quelques jours passèrent encore. Aux questions qui lui furent posées par différents journalistes, M. le Maire d'Equemauville répondit qu'on lui avait demandé des précisions sur son arrêté du 17 juillet et que depuis il n'avait entendu parler de rien.

Finalement, le 30 juillet nous disons bien le 30 juillet, la mairie d'Equemauville était informée que par un arrêté en date du 27 juillet (nous disons bien du 27 juillet), le Préfet du Calvados avait suspendu pour 15 jours le maire de la commune. « considérant qu'en l'espèce ledit arrêté a été pris uniquement en vue d'empêcher une réunion déterminée…… »

Nous répétons que le maire d'Equemauville a empêché la réunion du 4 juillet, parce qu'elle était la première qui se présentait sur la Côte de Grâce et qu'il voulait empêcher toutes  les autres. Un point, c'est tout...

Il y a mieux. Si le maire d'Equemauville est suspendu... Son arrêté subsiste.

S'il subsiste, c'est donc qu'il est légal.

Et s'il est légal, on se demande alors pourquoi celui qui l'a pris est victime d'une sanction.

Une seule explication possible : la représailles.

L'avenir apprendra si le gouvernement a le droit d'user de représailles en général, et en particulier vis-à-vis d'un maire ayant agi dans la légalité. (Source : Le Moniteur du Calvados) 

 

Septembre 1937  -  Une fête des fruits de la terre sur la Cote de Grâce.  -   Dimanche 12 septembre 1937, dans Equemauville en fête auront lieu les traditionnelles cérémonies en l'honneur de la moisson et du blé. Cette belle journée sera présidée par Mgr Picaud, évêque de Bayeux et Lisieux, accompagné de Mgr Adam, vicaire général. 

La municipalité et son maire, M. Mallon, ont réussi à mettre sur pied, avec les autorités religieuses, un magnifique programme de réjouissances. 

Le matin, à 10 h. 30, réception de Mgr Ricaud, par M, le Maire et les personnages religieuses et civiles. Grand'-Messe en musique, bénédiction des gerbes et des semences. 

L'après-midi, à 15 heures, vêpres solennelles, bénédiction, par Mgr Picaud, d'un tableau peint par le maître Voissard Margerie, conservateur du musée de Honfleur, représentant « La descente de croix ». Inauguration du nouveau calvaire.  (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Mars 1938   -   Les gardiens étaient amateurs d’art.   -  Une porte en chêne sculpté, d'une grande valeur artistique, véritable pièce de musée, était disparue de la villa que le docteur Ovize, de Paris, possède à la Croix-Rouge, celui-ci a porté plainte contre les anciens gardiens de sa propriété chez qui, d'ailleurs, on a retrouvé l'objet. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Août 1938   -   Un mari jaloux tire sur sa femme.   -   Rentrant chez lui samedi soir, vers 21 heures, M. Robert Desmars, 45 ans, négociant, à Equemauville, près de Honfleur, se prit de dispute avec sa femme, de deux ans plus jeune que lui, pour des raisons d'ordre intime. Il lui reprocha, à tort ou à raison, d'avoir un amant et exigea le nom de celui-ci. Comme elle niait énergiquement les faits, M. Desmars monta chercher son revolver et, aussitôt descendu, il mit sa femme en joue, menaçant de tirer sur  elle si elle ne passait pas des aveux.

Fort heureusement, un employé de la maison, M. Robert Pinel, 25 ans, entrait à ce moment, permettant ainsi à Mme Desmars de se réfugier dans une autre pièce. En termes vils, M.  Desmars intima alors à sa femme de descendre immédiatement, et comme elle s'obstinait à rester dans sa chambre, il somma l'employé d'aller la chercher. Plus mort que vif, celui-ci s'exécuta, mais Mme Desmars put sortir par une porte dérobée, et prendre la clé des champs. S'apercevant de sa fuite, et perdant définitivement le contrôle de ses actes. M. Desmars fit feu.

Fort heureusement, la balle n'atteignit pas son but. Dissimulée derrière une haie, Mme Desmars attendait que son mari eût renoncé à la chercher pour sortir de sa cachette, et courut se réfugier chez une voisine, où elle passa la nuit.

Les gendarmes de Honfleur, prévenus, se sont rendus aussitôt sur les lieux pour enquêter. M. Desmars prétend avoir tiré en l'air, et sa femme se refuse à porté plainte. (Source : Le Moniteur du Calvados)  

 

Octobre 1938   -   Le maire d’Equemauville avait été suspendu de ses fonctions par le Préfet.   -   Afin de sauvegarder l'ordre dans un site touristique, M. Jean Mallon, maire d'Equemauville, avait pris un arrêté interdisant pendant la saison touristique les réunions politiques sur le territoire de sa commune. 

Le 27 juillet 1937, le Préfet du Calvados suspendit le maire de ses fonctions pour une durée de 15 jours pour avoir commis un excès de pouvoir doublé d'un détournement de  pouvoir  en restreignant la liberté de réunion. 

Le Conseil d'État statuant au contentieux dans sa lecture du 19 octobre, sur la requête de M. Mallon, a annulé l'arrêté du préfet du Calvados, qui avait été pris, rappelons-le, sur l'injonction formelle du Ministre de l'Intérieur d'alors, M. Max Dormoy. 

Le Front populaire, c'est la légalité…. (Source  : Le Moniteur du Calvados)  

 

Décembre 1938   -  La fièvre aphteuse dans le département.   -   Devant la régression de l'épidémie de fièvre aphteuse et afin de libérer aussitôt que possible les communes débarrassées de la maladie. le Préfet du Calvados invite MM. les Maires du département à requérir le vétérinaire sanitaire de leur commune pour faire lever l’interdit qui pèse sur elle si la maladie a disparu de son territoire.

Malgré le recul de l'épidémie et alors que de nombreuses communes doivent être certainement redevenues indemnes, la statistique mentionne, en effet, toujours à peu  près le même nombre de communes infectées. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

  

Décembre 1938   -  Victime de l’imprudence d’un cycliste.   -   M. Toussaint Morin, jardinier à Val-la-Reine, qui avait été renversé dimanche soir, à 17 h., dans la côte de la  Croix-Rouge par un cycliste, M. Robert Martin, 19 ans, ouvrier agricole, à Equemauville, a succombé mardi matin à l'hôpital de Honfleur, où il avait été transporté.

La victime était âgée de 72 ans. L'enquête a révélé que la bicyclette était dépourvue d'éclairage. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Décembre 1938   -   Un camion-roulotte détruit par le feu.   -  Une roulotte automobile, appartenant à M. Brion, se trouvait en stationnement à la sortie du bourg d'Equemauville, lorsqu'une pièce de linge qui séchait à la fenêtre portière tomba sur un poêle et s'enflamma.

Le feu se communiqua à la voiture. En ouvrant la portière pour s'enfuir, le jeune Brion, 11 ans, fut légèrement brillé au visage et aux mains. Sa mère, demeurée un instant dans le véhicule dans le but de sauver un coffre contenant de l'argent et des papiers de famille, a été atteinte de sérieuses brûlures sur différentes parties du corps.

La roulotte a été entièrement détruite par l'incendie. Les dégâts, couverts par une assurance, atteignent une cinquantaine de mille francs. Mme Brion et son fils ont été transportés  à l'hôpital de Lisieux.  (Source  : Le Moniteur du Calvados)  

 

Mai 1939   -   Les subventions aux Monuments Historiques.   -   L'Assemblée répartit de la façon suivante le crédit ouvert au budget départemental pour l'entretien et  la conservation des monuments et mobiliers historiques du Calvados :

Strict entretien : 10 000 francs ; achèvement de la restauration de la nef et du transept de l'église Saint-Nicolas à Caen : 30 000 fr. ; restauration d'un bâtiment au manoir François 1er à Lisieux : 10 000 francs ; restauration de la partie centrale de la façade de l'église Saint-Léonard, à Honfleur : 10 000 francs ; réfection de la couverture du porche d'entrée du  clocher et de la première travée de la nef contre le clocher de la chapelle Notre-Dame-de-Gràce, à Équemauville : 6 000 francs ; nettoyage du bas-côté Nord et du transept de l'église Notre-Dame de Vire : 14 000 francs. (Source  : Le Moniteur du Calvados)  

 

Juillet 1939  -  Le martyre d’une jeune domestique.  -  Une jeune fille à plaindre est bien la jeune Yvonne Hébert, âgée de 17 ans.

Ayant quitté Équemauville après s'être séparée, ses parents ont cesse de s'occuper d'elle, le père l'avait placée chez une gardienne d'herbage à Saint-Benoist-d'Hébertot, au lieu  dit « Le Grand-Ivert », mais la jeune Hébert, qui ne paraît pas plus de 13 ans en raison de son état chétif, était astreinte à trimer dur à la ferme et si la nourriture n'était pas précisément abondante, les violences ne lui étaient pas ménagées.

A la suite de coups reçus, elle décida de fuir le domicile de sa patronne, le 25 juin dernier et revint errer à Équemauville, où ses anciens voisins, pris de pitié à la vue de sa pauvre mine et de ses haillons, la recueillirent provisoirement.

Mais sa patronne s'étant mise en quête la découvrit trois jours plus tard. Sans plus d'explications, l'irascible mégère intima à la jeune fille l'ordre de réintégrer son domicile et après l'avoir giflée d'importance, la fit marcher devant elle et lui donnant, des coups de pied et en disant bien haut qu'elle avait l'autorisation du père de la « corriger ».

Indignées, les personnes qui avaient recueilli la jeune Yvonne Hébert, et des voisins ayant assisté à la scène, ont averti la gendarmerie d'Honfleur, qui a ouvert une enquête à ce sujet.  (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Août 1939  -  Un violent incendie détruit un bâtiment agricole.  -   Dans la nuit, un violent incendie s'est déclaré dans un bâtiment situé à Equemauville, dans le quartier dit des « Onglets », et dépendant de la ferme de M. Léon Buis. Ce bâtiment était à usage d'étable, de clapier et de magasin à fourrages.

Le feu fut constaté par M. Buis alors que ce dernier se disposait à aller se coucher. En quelques minutes, l'incendie prit des proportions telles que tout secours s'avérait inutile. On put sauver une centaine de volailles, mais 1 200 bottes de foin, 400 kilos de paille et une vingtaine de volailles ont été la proie des flammes.

Les dégâts couverts par des assurances, s'élèvent à une quarantaine de mille francs. Une enquête est ouverte sur les causes du sinistre. (Source  : Le Moniteur du Calvados)  

 

Août 1939  -  L’incendie d’Équemauville.  -   Dans la nuit de mercredi à jeudi, un bâtiment de la ferme de M. Buis, cultivateur à Équemauville, flambait. L'enquête menée avec diligence par la gendarmerie de Honfleur a, dès hier, abouti : l'incendiaire, Charles Lecoure, né le 14 mars 1907, à Gonneville-sur-Honfleur, a été arrêté.

L'adjudant Lavit, aidé par les gendarmes Douis, Noslier et Cottebrune, ont longuement interrogé l'inculpé, qui avoua avoir mis le feu « pour le plaisir de voir s'élever les  flammes ».

Mercredi soir, pendant le repas, il s'était absenté quelques minutes de chez son patron, M. Lefranc, voisin de M. Buis, avait pénétré dans la porcherie. Après avoir mis le feu à la  paille, il était resté quelques instants allongé dans un champ proche jusqu'à ce qu'il soit certain que l'incendie était bien allumé. Il était alors rentré chez son patron, où il s'était  fait voir pour se créer un alibi, dont il a tenté de se servir par la suite.

Lorsque, quelques minutes plus tard, M. Lefranc avait aperçu les flammes, il s'était empressé d'aller prévenir M. Buis et de combattre l'incendie. Lecoure n'avait pas été le moins zélé des sauveteurs.

Lecoure a été arrêté hier, à midi. Il sera mis à la disposition du Procureur de la République, à Pont-l'Evêque.  (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Janvier 1940  -  Une roulotte est la proie des flammes.  -  Mercredi vers 9 heures, une roulotte automobile habitée par trois forains, le père, la mère et leur enfant âgé de 10 ans,  a  pris feu sur la route nationale 179, sur le territoire de la commune d'Équemauville, et a été entièrement consumée.

Il s'agit de la famille Brion, parents des nains qui ont séjourné récemment à la foire Sainte-Catherine de Honfleur. La mère et l'enfant ont été atteints légèrement par les flammes,  mais leur état n'est pas grave.

Deux chiens et des oiseaux ont péri. Les dégâts matériels sont en partie couverts par une assurance. Le feu a pris au linge étendu au-dessus de la cuisinière.

 

Mai 1944  -  Attentat.  -  Samedi, vers 21 h. 30, trois jeunes gens armés de revolvers firent irruption chez Mme Prévost Marie, née Alleaume, cultivatrice aux Moulineaux, à Equemauville. Ils se sont fait remettre 33.000 frs et ont pris la fuite après avoir bâillonné et lié les mains de la victime et emmené l'enfant de celle-ci, qu'ils ont confié à des voisins, à qui ils ont remis 500 francs pour leur peine.  

 

Mai 1944.  Faits de guerre.  -   Les actions de guerre qui n'étaient considérablement raréfiées au cours de l'hiver, ont été fréquente durant ces deux mois.

Le trafic ferroviaire a subi, à nouveau, des attaques de l’aviation anglo-américaine :

Le 24 mai à 16. h. 15, mitraillages d'un train de marchandises à Saint-Crespin sur la ligne Paris-Cherbourg. Chauffeur et mécanicien assez grièvement blessé, la  locomotive hors d'usage.

Le 9 avril à 17 h. 15, attaque de la gare de Mézidon. Un civil français blessé, quelques dégâts matériels qui n'ont pas occasionné une interruption de trafic.

Le 11 avril, à 3 h. 30, bombardement de la gare de Caen. un mort et 8 blessés parmi le personnel de la S.N.C.F. Dégâts matériels assez importants aux dépendances de la gare. Un gazomètre de l’usine à gaz a été crevé et a pris feu. Plusieurs maisons d'habitations endommagées.

Le 26 avril, à 10 h. 45, attaque de la gare de Mesnil-Mauger, station de moyenne importance sur la ligne Paris-Cherbourg. Trois morts, 2 blessés, dégâts matériels importants. La distillerie Duriez, qui se trouve à proximité a subi de graves dommages ainsi que quelques maisons.

Le même jour, à 14 h. 55, nouvelle attaque en piquée de cette gare, 4 blessés. Voies à nouveau coupées, bâtiment de la gare anéantie. Nouveaux dégâts à la distillerie Duriez.

Le 29 avril, vers 11 h. 15. Troisième attaque de la gare de Mesnil-Mauger causant quelques dégâts matériels. Maison du garde barrière détruites, réservoir d’eau percé, ligne de Ste-Gauburge coupé.

Par ailleurs de nombreux bombardements ont été effectués principalement sur les localités situées en bordure de la mer.

Le 2 mars, vers 3 heures, deux bombes incendiaires lancées sur le territoire de la commune de Clarbec ont provoqué un incendie dans un bâtiment agricole causant un préjudice de 150 000 francs.

Trois bombes non pas éclaté, pas de victime.

Le 7 mars, vers 18 h. 30, le château d'eau de Merville-Franceville a été attaqué et percé de plusieurs balles, pas de victime.

Le 13 mars, vers 17 h. 15, le car Vire-Caen a été mitraillé à plusieurs reprises. Deux personnes ont été blessées.

Le 24 mars, dans l’après-midi, le château d'eau d’Équemauville a été rendue inutilisable à la suite d’un mitraillage qui a coupé une ligne à haute tension et deux à basse tension et endommagé quelques maisons situées à proximité.

Le 25 mars, vers 17 heures, mitraillages du château d’eau de Arromanches-les-Bains. Peu de dégâts.

Le 26 mars, vers 18 heures, une formation de bombardiers chasseurs anglo-américain à bombardé le camp d’aviation de Carpiquet près de Caen. J"ignore les résultats de cette attaque qui n'a pas fait de victimes parmi la population civile.

Le 27 mars, dans l’après-midi, le car postale Vire-Caen a été mitraillé à la sortie de Jurques. Cette attaque a causé la mort de deux personnes et en a blessé quatre autres.

Le 20 avril, à 14 heures, une formation de 18 bombardiers anglo-américains a lancé une cinquantaine de bombes sur la commune de Merville-Franceville-Plage, on déplore 5 morts  et 10 blessés.

Chutes d’avions. Trois avions anglo-américains ont été abattus par la D.C.A. allemande au cours des opérations susvisées. Huit autres ont percuté au sol pour des raisons non précisées.

De même, deux appareils allemands sont tombés à Sallen et à Lion-sur-Mer.

Le 16 mars 1944, monsieur Langlois Charles, cultivateur Moutiers-en-Cinglais, réquisitionné par les autorités allemandes avec son camion pour effectuer des transports  dans l’Eure a été tué par des balles de mitrailleuse d’avion à Le Neufbourg.

Le 20 mars, le jeune Triholet Jacques, âgé de 9 ans, demeurant à Cagny a été gravement blessé par l'explosion d'une grenade allemande qu'il avait trouvé.

Le 26 mars vers 16 h. 30, trois jeunes gens requis à l’organisation Todt à Ver-sur-Mer s'étant engagé dans un champ de mines ont fait exploser de ces engins et ont été très grièvement blessés.

Le 27 mars à 16 heures, l'ambulance du sanatorium départemental de Saint-Sever a été atteinte par des balles perdues d’avions qui combattaient au-dessus de la commune de Neuville.

Melle Michel, secrétaire de l’économat a été tué sur le coup et M. Marie, chauffeur est décédé quelques jours après. Le chauffeur d'un autre véhicule qui passait à ce moment a été également blessé.

Le 28 mars, un domestique de ferme et un enfant de cinq ans, demeurant à Cartigny-l'Epinay, ont été tués par l’explosion d'un obus que le premier venait de découvrir et qu'il manipulait. (Source  : Archives du Calvados)

 

Mars 1947  -  Un malheur n’arrive jamais seul.     A Équemauville, des gendarmes ont découvert quatre jerricans d’eau-de-vie d’une contenance totale de 80 litres cachés sous des bûches dans la voiture de M. Marc Letisse, de Beuzeville, ancien entrepositaire à Pont-l’Evêque. L’alcool et le véhicule ont été saisis. Comme les roues arrières de celui-ci n’étaient autres que des roues de canon, le délinquant a fait, par ailleurs, l’objet d’une contravention pour détention de matériel de guerre. (Source : Le Bonhomme Libre)

 

Avril 1947  -  Arrestation d’un traître.     Le gendarmerie de Honfleur a mis en état d’arrestation, Félix Fauvet, 23 ans, machiniste, demeurant à Équemauville, en vertu d’un mandat d’arrêt du Parquet du tribunal militaire de Paris, sous l’inculpation d’intelligence avec l’ennemi. (Source : Le Bonhomme Libre)  

 

Octobre 1949   -   Une grange brûle à Équemauville.   -   Les pompiers de Honfleur ont été appelés pour combattre un sinistre qui s'était déclaré sur le plateau de Grâce dans une ferme exploitée par M. Faride et appartenant à M. Duvivier.

Les sauveteurs ont réussi à sortir le fourrage qu'elle contenait et à préserver la partie inférieure de la grange à usage de porcherie, de cave et de poulailler. Les dégâts à la toiture et à la charpente atteindraient 300 000 francs. ( Le Bonhomme Libre )

EQUEMAUVILLE  -  L'Église

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