ORBEC

Canton de Orbec

Les habitants de la commune sont des Orbéquois, Orbéquoises


Août 1854  -  Réunion de Cerqueux à Friardel,et de La Vespière à Orbec.  -  Sur la proposition de sa Commission des affaires diverses , le Conseil émet l'avis qu'un travail d'ensemble soit étudié, afin de réduire à deux les communes de Cerqueux, Friardel, Orbec et La Vespière.

Les tableaux d'assemblage des communes d'Orbec et de La Vespière, délivrés par M. le Directeur des contributions directes. La délibération du Conseil municipal d'Orbec, du 11 juin 1854, celle de La Vespière, à la date du 25 du même mois. Le rapport de M. le Sous-Préfet, L'avis du Conseil d'arrondissement de Lisieux, sur les deux projets de réunion. Le rapport de M. le Préfet, considérant que les habitants de la commune de Cerqueux s'opposent énergiquement à leur réunion à la commune de Friardel, ils se fondent principalement sur ce que l'église de Friardel ne serait pas centrale, que les villages de la section B, en sont éloignés de 5 à 6 kilomètres, que les deux communes réunies présenteraient une configuration disgracieuse et incommode,  l'église de Cerqueux est en bon état et plus grande que celle de Friardel, et qu'elle a de grandes chances d'être érigée en succursale, qu'enfin, une maison presbytérale fort convenable est gratuitement offerte à la commune, par Mme Desmoutis.

Qu'en faveur de la réunion, on dit que Cerqueux est déjà réuni à Friardel, pour le culte, que les deux communes isolées ne peuvent construire une mairie et une maison d'école, dont la nécessité se fait vivement sentir, et qu'après la réunion, les ressources réunies permettraient d'atteindre ce but. Les enquêtes ne sont pas favorables à la réunion, que la configuration des communes réunies serait évidemment mauvaise, qu'une partie de Cerqueux serait beaucoup trop éloignée de l'église, où, dans l'état actuel des choses, les habitants de la section B ne vont jamais, que le Conseil d'arrondissement a conclu au rejet du projet, qu'il y a donc lieu de se prononcer contre la réunion telle qu'elle est projetée, sauf à examiner s'il ne serait pas possible de concilier les intérêts civils et religieux de ces deux communes, par un remaniement général des quatre communes de  Cerqueux, Friardel, Orbec et La Vespière.

La réunion de La Vespière à Orbec a été demandée par cette dernière commune, mais qu'elle a soulevé une opposition sérieuse, même parmi les habitants d'Orbec, que tous les habitants de la Vespière protestent contre cette réunion, que l'opinion du Juge de paix, qui a procédé à l'enquête, est favorable à la réunion, mais que le Conseil d'arrondissement s'est prononcé contre. Cependant, il faut reconnaître que la réunion d'au moins une partie de la commune de La Vespière à Orbec devient une nécessité, puisque ces deux communes sont déjà réunies pour le culte, les enfants de La Vespière reçoivent l'instruction à Orbec, moyennant une faible rétribution, il n'y a qu'un cimetière pour les deux communes, qu'à ce moyen La Vespière profite de tous les avantages d'Orbec sans en supporter les charges. Mais cette affaire ne paraît pas non plus suffisamment instruite, la simultanéité des demandes de réunion de Cerqueux à Friardel et de La Vespière à Orbec doit porter le Conseil général à demander une nouvelle instruction, afin de savoir s'il ne serait pas plus convenable, dans l'intérêt de l'Administration et des populations, de faire un remaniement général des quatre communes, que de repousser ou d'adopter des projets qui ont soulevé tant de réclamations diverses. Est d'avis qu'un travail d’ensemble soit étudié, afin de réduire à deux les communes de Cerqueux, Friardel, Orbec et La Vespière.

 

Octobre 1867   -   Un incendie.   -   Un incendie accidentel a éclaté dimanche dernier, vers sept heures du matin, et a consumé, un bâtiment à usage de séchoir, appartenant à M. Auguste Duclos, propriétaire à Orbec-en-Auge, 200 kilos de laine, appartenant à M. Hurel, teinturier, et 300 bottes de foin, appartenant à M. Lefèvre, cultivateur à Friardel.

 

Mai 1868   -   Les pommiers.   -   Dans la vallée d'Orbec, nous écrit-on, les pommiers sont blancs comme des lilas en fleurs. Depuis dix-sept ans, on ne les avait vus aussi florissants.

 

Août 1868   -   Décision du Conseil général.   -   La session du Conseil général, commencée le lundi 24 août, a été terminée lundi dernier, à trois heures.

Parmi des décisions prises par le Conseil, nous devons une mention toute particulière à l'approbation qu'il a donné, samedi, à la construction des chemins de fer départementaux :

  Chemin de fer de Caen à Courseulles, passant par Cambes, Mathieu, Douvres, Luc, Langrune, Saint-Aubin, Bernières.

  D'Orbec à Lisieux, sur une longueur de 16 kilomètres.

  De Falaise à Pont-d'Ouilly, à un point de raccordement sur la ligne de Caen à Flers.  

 

Mars 1869   -   M. le Sous-Préfet.   -   M. le Sous-Préfet de Lisieux, venu à Orbec pour le Conseil de révision, s'est occupé, après la séance, de diverses questions d'intérêt local, et notamment le projet du chemin de fer de Orbec à Lisieux, qui est d'un si haut intérêt pour la ville et le canton d'Orbec.

La commission, présidée par M. Méry-Samson, a entendu un rapport de M. Conard, membre du Conseil d'arrondissement, et l'on peut conclure des renseignements fournis, que les obstacles, tout sérieux qu'ils sont sur l'exécution de ce projet, pourront être surmontés, grâce au zèle intelligent qui anime les membres de cette commission.  

 

Février 1870   -   Fait divers.   -   Nous avons dit dans notre dernier numéro que lundi, vers 6 heures du soir, un violent incendie avait détruit en partie la fabrique de papiers de MM. Dubos et Guilbert, située à Orbec, derrière la mairie. Nous complétons aujourd'hui nos premiers renseignements :

Le feu se déclara sous la machine dite coupeuse, pendant que le travail était en pleine activité. Ses progrès furent tellement rapides que pendant le peu d'instants que les ouvriers mirent à quitter leurs places et à appeler du secours, les flammes se faisaient jour par toutes les issues des bâtiments.

Au premier appel,  les pompiers d'Orbec, sous la direction de M. Raymond Picard, lieutenant, commandant la compagnie,1 sont accourus, avec leur matériel, composé de deux pompes simples et d'une pompe aspirante et foulante. La pompe de l'établissement de M. Dutheil fut obligeamment jointe au matériel de la compagnie, et les secours furent promptement organisés.

On reconnut qu'il était indispensable de faire la part du feu, qui, trouvant son aliment dans la nature même des marchandises dans lesquelles il s'était déclaré : vieux chiffons, vieux papiers,, cordages, etc., renfermés dans des bâtiments en bois, a détruit tout ce qui lui avait été forcément abandonné, mais n'a pas dépassé les limites dans lesquelles on s'était vu dans la nécessité de le circonscrire.

La perte atteint, dit-on, une quarantaine de mille francs, la papeterie était assurée. La cause du sinistre est encore inconnue, les uns l'attribuent au frottement des rouages de la coupeuse, d'autres à quelque étincelle échappée de la chaufferette d'une des ouvrières, mais, en réalité, la cause ne peut être déterminée.  

 

Avril 1870   -   Fait divers.   -   Dimanche, un incendie accidentel s'est déclaré dans le bois de Mme la comtesse d'Osery, située au hameau de Varembert, près Orbec. La perte est de 800 fr. environ, ce bois n'était pas assuré.

Juin 1870   -  Fait divers.   -   Un violent incendie a éclaté vendredi, à onze heures et demie du soir, à Orbec.  Le feu s'est déclaré chez M. Bigot, épicier, dont les magasins sont situés à l'angle de la rue de Geôle et de la Grand'rue, et s'est rapidement communiqué aux maisons voisines, dont sept ont été la proie des flammes, malgré les courageux efforts des pompiers d'Orbec, qui n'ont cessé de lutter contre le redoutable fléau, avec le concours le plus empressé des habitants d'Orbec, au nombre desquels on remarquait M. le curé et MM.  les vicaires, les jeunes élèves de l'institution Thieulin. La perte totale est évaluée environ à deux cents mille francs.

M. Bigot était assuré, ainsi que M. Servain, marchand de paniers, nous ignorons si les propriétaires ou locataires des autres maisons avaient pris cette sage mesure de prévoyance.

Prévenus par un gendarme, les pompiers de Broglie sont accourus sur le lieu de l'incendie. M. Dutheil, d'Orbec, et M. Dutheil, de Bienfaite, ont également envoyé les pompiers de leurs établissements.

M. le maire d'Orbec a télégraphié à Lisieux, pour réclamer des pompiers de cette ville un secours qui, certainement, n'aurait pas été refusé. L'absence du service télégraphique de nuit a empêché les autorités locales d'être prévenues. Toutefois, il est regrettable que M. le maire d'Orbec n'ait pas songé à faire prévenir la ville de Lisieux par la voie télégraphique de Saint-Mards-Orbec à Lisieux. La ligne télégraphique est  spécialement réservée au service de la compagnie, mais devant une aussi horrible catastrophe, devant un malheur public, la compagnie n'eût pu que féliciter ses agents, qui, en enfreignant le règlement, auraient montré qu'ils en interprétaient sainement l'esprit. Tout le monde a fait son devoir : pompiers, fonctionnaires, population, tous ont rivalisé de courage pour combattre le fléau.

A six heures, samedi matin, on était maître du feu, qui pouvait gagner l’hospice et ses dépendances : là où quelques heures avant se trouvaient de vastes magasins remplis de marchandises diverses, il ne reste plus qu'un immense brasier. L'incendie a pris naissance, ainsi que nous l'avons dit, chez M. Bigot, épicier, dans une buanderie où l'on faisait la lessive. Dans l'après-midi, la chaleur du fourneau avait communiqué le feu à un poteau attenant à la buanderie et soutenant un hangar, dans lequel se trouvaient une tourille d'huile de pétrole, une caisse de savon et diverses autres marchandises facilement inflammables.

Samedi, le feu mal éteint s'est rallumé vers midi. Les pompiers de Lisieux demandés de nouveau sont partis pour Orbec. Ce n'est que dans la soirée qu'on est parvenu à se rendre maître du terrible fléau.  

Août 1870   -  Mobilisation.   -    La garde mobile du Calvados, formant un effectif de plus de 6,000 hommes, est définitivement constituée, elle comprend quatre bataillons, divisés en huit compagnies chacun.

Le premier bataillon, composé des cantons de Balleroy, Bayeux, Isigny, Ryes, Trévières, Creully, Douvres et Tilly-sur-Seulles, et le quatrième bataillon, composé des cantons de; Caumont, Villers-Bocage, Aunay, Bény-bocage, Condé-sur-Noireau, St-Sever, Vassy et Vire tiennent provisoirement garnison à Caen.

Le deuxième bataillon, composé des cantons de Bourguébus, Caen (Est et Ouest), Évrecy, Troarn, Bretteville-sur-Laize, Falaise, Coulibœuf et Thury-Harcourt, tient garnison Lisieux.

Le troisième bataillon composé des cantons de Lisieux, Livarot, Orbec, Mézidon, St-Pierre-sur-Dives, Blangy, Cambremer, Dozulév  Honfleur et Pont-l'Evêque, tient garnison à Bayeux.  

 

Mars 1872   -  Le gel.   -  Les désastres occasionnés par les gelées des nuits dernières sont plus graves qu'on ne je suppose généralement. Les lettres que nous recevons de divers points de la Normandie sont unanimes pour le reconnaître.

 

Avril 1872   -  Fait divers.   -  Le nommé Eugène-Lazare Fromage, âgé de trente-six ans, boulanger, né à Ste-Margnerite-de-Viette, demeurant à Orbec, arrondissement de Lisieux (Calvados), a été condamné, pour tromperie sur le poids du pain mis en vente, à 1a peine de 50 fr. d'amende, six semaines d'emprisonnement.  

 

Mars 1873   -   Tirage au sort.   -  On procède en ce moment au Tirage au sort. Malgré l’établissement du, service militaire obligatoire, ce tirage à été maintenu. Il a, du reste, une certaine importance, les jeunes gens qui tireront les numéros les plus élevés ne feront qu'une année de service, où même six mois, s'ils passent avec succès, au corps leurs examens. Les jeunes gens qui tireront les numéros les plus bas, 1, 2, 3, etc……, jusqu'à un chiffre que le ministre à la guerre fixera suivant le nombre de soldats dont il aura besoin chaque année, feront cinq ans de service. 

 

Mai 1873   -  Les Événements.   -   Samedi soir, M. THIERS a donné sa démission, de Président de la République française. Il a été remplacé par le maréchal DE MAC-MAHON, duc DE MAGENTA. Le maréchal-Président est âgé de 65 ans.

 

Mai 1873   -   Fête.   -   Des fêtes magnifiques s'organisent à Orbec pour l'inauguration du chemin de fer, qui aura lieu en cette ville le 2 juin prochain.  

 

Août 1879   -   Travaux neufs.   -  Les travaux de construction d'un aqueduc, en remplacement du cassis incommode qui existe dans la traverse d'Orbec, seront commencés très-prochainement.

 

Février 1874   -   Vols de poules.  -  Nous continuons à enregistrer les vols de poules et de lapins qui se multiplient d'une façon inquiétante. Les autorités locales doivent plus que jamais surveiller les étrangers qui traversent leurs communes. On nous informe que la veille des vols commis à Bénouville, un individu, petit de taille, assez proprement vêtu, a parcouru ce pays sous prétexte de demander l'aumône pour se guérir d'un mal de saint. C'est aux gardes champêtres a surveiller tout spécialement les rôdeurs qui sont assurément les éclaireurs de la bande de voleurs qui dévastent nos poulaillers. Ainsi qu'on le verra par la liste suivante, toutes les parties du département sont explorées : 

— A Beaumont-en-Auge, on a dérobé sept poules au sieur La Haye, cafetier. — A Argences, une poule a été volée au sieur Morel. — A Blainville, vingt-deux poules, deux dindes et un canard, ont été enlevés avec effraction, au sieur Brée, propriétaire. — A Airan, on a soustrait, dans des circonstances, analogues, huit poules et un lapin au sieur Giot. La même nuit, dans la même commune, on a dérobé quatre volailles au sieur Boulin. — A Orbec, on a volé six poules et un coq au sieur Aube. — A Bonneville-la-Louvet, quatre poules appartenant à la dame Deprez. — Un vol de onze poules a été commis, au préjudice de la dame Hamon, propriétaire à Hamars. — Dans la nuit du 20, neuf poules ont été dérobées dans l'étable du sieur Beuron, cultivateur, à Bénouville. Dans la journée du 21, un vol de neuf poules a été également commis au préjudice de la dame veuve Olivier, propriétaire, même commune.  

 

Février 1876   -  Tempêtes et inondations.  - Depuis quelques jours tous les éléments sont déchaînés sur notre pauvre pays, il pleut constamment, la vent ne cesse de souffler en tempête, tous les cours d'eau sont débordés, la plupart des usines ont dû arrêter, de nombreux ouvriers sont sans travail. Sur la mer aucun navire n'ose se risquer, toutes les barques de pèche sont à l'ancre depuis de longs jours. Sur nos côtes, d'énormes blocs de rochers se sont détachés des falaises.

Au moment où nous mettons sous presse, les dépêches qu'on nous communique indiquent partout progression dans les crues et font craindre de nouvelles tempêtes.

Dimanche, la bourrasque a fait des ravages incalculables. A Caen, au détour des rues, il était impossible de se tenir debout, beaucoup de personnes ont été renversées.

Dans la campagne, les dégâts sont très sérieux, les pommiers sont, en majeure partie, renversés sur les coteaux exposés au sud-ouest et dans les terres humides. Sur les routes et les lignes de chemins de fer, des centaines de poteaux télégraphiques sont brisés. La quantité de toits et de cheminées enlevées est innombrable.

Lisieux, on ne compte plus les cheminées abattues et les toits ravagés. Une dame âgée a été renversée par le vent et a eu le bras fracturé, un passant a eu le visage coupé par la chute d'une tuile.

De magnifiques arbres exotiques sont renversés dans le jardin de l'Étoile. Beaucoup de pommiers du Pays-d'Auge ont été brisés ou arrachés. Des rangs entiers d'arbres exposés à l'ouest ont été couchés.

Courlonne-la-Ville, cette commune déjà si cruellement éprouvée par les inondations du mois de juillet dernier, a subi d'importants dommages. Pour une seconde fois, M. Leprovost, grillageur, a vu son atelier rasé du sol, les vitres brisées, ses marchandises avariées.

Dans un petit vallon qui se trouve entre St-Germain-la-Campagne et Orbec, un bâtiment neuf appartenant à M. Ozanne, d'Orbec, a été littéralement coupé en deux et mis en pièces.  

 

Mars 1876   -  Tentative de suicide.  -  Mardi matin, le nommé Aimable Cœurdoux, âgé de 25 ans, facteur rural à Orbec, a tenté de se suicider en se frappant d'un coup de couteau dans l'estomac et cherché ensuite à se couper la gorge, cette dernière tentative a été empêchée par le manque de force occasionné par la grave blessure à l'estomac. Le médecin pense que la blessure est mortelle. Cette tentative de suicide est attribuée à un dérangement des facultés mentales de Cœurdoux. Marié et père de deux jeunes enfants, il n'était à Orbec que depuis deux jours seulement.  

 

Avril 1877   -  Sucre et foin.  -  Le prix élevé du sucre fait qu'on essaie d'en extraire un peu de tout. Un chimiste vient de découvrir un procédé pour faire du sucre avec du foin, cela n'a rien d'impossible, car chacun sait que le sucre existe en quantité plus ou moins grande dans tous les végétaux.

 

Avril 1877   -  Tentative d’assassinat.  -  Une tentative de meurtre a été commise dimanche, à 9 heures du soir, au domicile et sur la personne de M. Jean-Baptiste Belière, âgé de 75 ans, propriétaire à Orbec, hameau de la Minière. Ce vieillard infirme a reçu à la tête un coup de pistolet chargé de deux chevrotines. La blessure ne met heureusement pas ses jours en danger et ne le fait pas beaucoup souffrir. L'auteur de cet acte criminel est un nommé Louis-Ambroise Caume, menuisier, demeurant à la Cressonnière. Il doit une somme de 330 fr. à M. Belière et a probablement fait feu sur ce dernier au moment où cette somme lui était réclamée. Le coupable, qui a été arrêté, était, échauffé par la boisson au moment du crime. On a répandu le bruit que cet acte de vengeance pourrait bien avoir la jalousie pour mobile, rien n'est venu justifier cette assertion.

 

Avril 1877   -  Pêche.  -  La pèche fluviale sera prohibée depuis le I5 avril courant jusqu'au 15 juin. Le saumon, l’ombre-chevalier et la truite pourront seuls être péchés.

 

Novembre 1877   -  Un enfant brûlé vif.  -  Lundi, vers onze heures du matin, un malheur est arrivé à Orbec. Une journalière de cette ville, la femme Esbroc, était sortie pour aller ramasser du bois, laissant seuls ses deux enfants dont l'un était âge de huit ans, et l'autre de quatre. L'aîné, Joseph Esbroc, a mis le feu à sas vêtements en s'approchant trop près de la cheminée, à ses cris, une voisine est accourue, mais déjà le feu avait fait de profonds ravages et le corps du pauvre enfant n'était plus que brûlures et plaies. Transporté a l'hospice, il est mort en y arrivant.  

 

Janvier 1879  -  Appropriations et réparations en 1878.  -  85 locaux, appartenant à 73 communes, ont été appropriés ou réparés dans le Calvados  -  Arrondissement de Lisieux : Lisieux, école de garçons ; Saint-Jacques, école de garçons ; Mézidon, les deux écoles ; Mesnil-Mauger, école mixte ; Orbec, école de garçons.  

Août 1879  -  La Poste.  -  Les bureaux de poste et les bureaux télégraphiques ont été fusionnés à Vire, Condé, Orbec, Dives, Livarot, Argences, Dozulé et Évrecy. La fusion sera bientôt à Honfleur un fait accompli.

Deux bureaux télégraphiques ont été ouverts à Ryes et à Crèvecœur. Un bureau permanent a été substitué au bureau temporaire de Cabourg. Le bureau de Deauville va être incessamment réouvert et transféré au bureau de poste.

Enfin, des études se poursuivent pour doter d'un bureau télégraphique les communes de Saint-Aubin, Morteaux-Coulibœuf, Clécy, Bonnebosq, Lison et Bonneville-la-Louvet.

 

Août 1879  -  Le matériel ferroviaire.  -  Le matériel du chemin de fer de Caen à la mer n'a subi, depuis l'année précédente, aucune modification dans son effectif.

Il se compose de : 4 Machines-tender de 25 tonnes environ à 6 roues accouplées, fournies par la Compagnie de Fives-Lille. 7 fourgons à bagages, avec vigie et frein à vis. 2 voitures de 1er  classe à 24 places ; 2 voitures mixtes, 1er et classe, à 31 places ; 3 wagons couverts ; 5 wagons hauts bords ; 2 plate-formes.

Les wagons des deux Compagnies sont convenablement aménagés et suffisent aux besoins du service.

Le type de machine de la ligne d'Orbec convient assez bien aux conditions du trafic : trains généralement peu chargés marchant, sauf le train 3 à petite vitesse. Le diamètre des roues serait trop faible pour de grandes vitesses. Cependant le train 3 parcourt les 19 kilomètres de la ligne en 38 minutes, ce qui fait une vitesse moyenne de 30 kilomètres à l'heure, et une vitesse normale, en pleine marche d'environ 50 kilomètres à l’heure, si l'on tient compte du temps perdu aux 7 stations, cette vitesse n'a en pratique aucun inconvénient, elle ne donne aux machines aucune allure fâcheuse. Bien que les essieux ne possèdent pas de jeu latéral élastique, le passage dans les courbes se fait sans difficulté, ce qui tient surtout au faible écartement (2m 70) des essieux extrêmes.

Août 1880  -  Inconstance.  -  M. Moutier, maire d'Orbec, vient de donner sa démission. Les électeurs de cette ville, qui lui donnaient naguère une grande majorité, l'ont abandonné aux dernières élections pour le conseil d'arrondissement, prouvant ainsi qu'en fait d'inconstance, ils ne le cèdent pas aux jolies femmes.  

 

Janvier 1881  -  Acte de courage.  -  Mardi soir, vers quatre heures, à Orbec, un pauvre aliéné, nommé Lieuvin, se déshabilla presque complètement, et se dirigeai, armé d'une canne plombée, sur la route de Montreuil. Comme ce malheureux est d'une force herculéenne, et qu'il a parfois des accès de folie furieuse, personne n'osait s'en approcher pour essayer de le ramener à son domicile. Un homme se dévoua cependant ! c'était M. Marie, agent voyer du canton et sous-lieutenant de la compagnie de sapeurs-pompiers d'Orbec. M. Marie se mit à la poursuite de Lieuvin et parvint à le rejoindre, à 500 mètres environ de la Ville. Il l'aborda, lia conversation avec lui, parvint à capter, sa confiance et obtint de lui la remise de la canne plombée. Puis continuant à lui parler avec douceur, il le décida à rebrousser chemin, et revint avec lui à Orbec, où il le remit aux mains du commissaire de police, dans la crainte qu'il ne fût pris d'un accès de fureur. On ne saurait trop féliciter M. Marie de cet acte de courage et d'adresse, en effet, Lieuvin, qui est d'une force rare, a déjà été arrêté deux fois à Paris par les agents auxquels il a opposé une résistance acharnée, et M. Marie n'ignorait pas cette résistance qu'il pouvait rencontrer.

 

Janvier 1881  -  On ne peut pas tout faire à la fois.  -  dimanche, à Orbec, un baptême avait lieu à six heures du soir. Ce baptême n'a pas été sonné. L'enfant n'était pourtant point bâtard, mais le sonneur était en train de faire les rois, et alors....  

 

Février 1881  -  Respect aux morts.  -  Mercredi, le nommé Jacques-Justin Feret, âgé de 44 ans, rubanier à Orbec, a été trouvé pendu dans sa demeure. Cet individu s'est donné la mort, dans un accès de folie déterminé par l'abus des boissons alcooliques. Féret a été enterré jeudi. Le curé a refusé le concours du clergé, c'était son droit, mais un droit que beaucoup de curés plus tolérants n'exercent plus. On avait envoyé, pour porter le corps au cimetière, le banneau qui sert à charrier les fumiers de l'hospice. Le commissaire de police a refusé de laisser procéder à l'inhumation dans de si scandaleuses conditions et a fait porter le corps par six hommes.  

 

Mai 1881  -  Les bohémiens.  -  Dans la journée de samedi, des individus exerçant, soi-disant, la profession de fabricants de paniers, s'étaient arrêtés aux abords ville d'Orbec. Deux femmes se rendirent chez M. Vesque, bijoutier, demandèrent à voir des bagues, puis, après avoir longtemps choisi, elles s'éloignèrent sans faire aucune acquisition. Peu après, M. Vesque, s'aperçut que cinq de ses bagues avaient disparu. Il s'empressa d'aller avertir le commissaire de police d'Orbec, qui commença aussitôt une enquête. Il apprit que ces femmes faisaient partie ce la bande de bohémiens qui venait de partir pour Lisieux. Le commissaire télégraphia, et la bande fut arrêtée. A la suite d'un interrogatoire qui a duré jusqu'à 11 heures du soir, les femmes Marie Weis, âgée de 16 ans ½ et sa sœur Victoire Weis soi-disant épouse du sieur Sauzer, ont été seules maintenues en état d'arrestation, les autres ont été mis en liberté immédiatement. Cette bande fait partie de celle qui avait été arrêtée pour semblable méfait, en juillet 1880. On sait que ces bohémiens ne vivent que de vol et de pillage, et on devrait leur appliquer un arrêté préfectoral du 15 septembre 1889, aux termes duquel le séjour dans le Calvados est interdit aux nomades ne justifiant point d'un domicile en France et de moyens d'existence.  

 

Juin 1881  -  Les victimes du travail.  -  A Orbec, dans l'après-midi de lundi, le nommé Portier 27 ans, cheminot, qui se rendait sur les travaux de la ligne en construction à Mesnil Mauger, est tombé d'une voiture où il était monté, l'une des roues du véhicule lui a broyé l'épaule et le bras gauche en lui arrachant l'oreille du même côté et en lui faisant une large plaie depuis la base du cou jusqu'au crâne. Ce malheureux a été transporté dans un état pitoyable à l'hospice d'Orbec. La voiture sous laquelle il est tombé avait un chargement de 10 000 kilos.

 

Mars 1882  -  L’hiver au printemps.  -  Nous sommes dans le printemps depuis lundi dernier. On ne s'en douterait guère. Mardi la nuit et mercredi matin, la neige est tombée en abondance. Ce brusque changement de température peut causer bien des dégâts dans les jardins et compromettre la récolte des fruits. 

 

Mars 1882  -  Morts accidentelles.  -  Le nommé Luc-Aimable Goupil, 56 ans, journalier, a été trouvé mort dans le bois dit du Général, près d'Orbec. La mort remontait à plusieurs jours. Cette mort est attribuée a l'inanition. Ce pauvre homme donnait depuis longtemps des signes d'aliénation mentale. 

— La semaine dernière, le sieur Jean-Baptiste Crézé, 41 ans, domestique à Tortisambert, étant pris de boisson, est tombé de sa voiture, chargée de tuyaux de drainage, sur la route  de Lisieux au Mesnil-Durand. On l'a relevé et conduit dans une auberge à Livarot où il est mort dans la nuit même. Crézé s'était brisé la colonne vertébrale. 

— Lundi, à la Chapelle-Engerbold, un habitant de la commune s'est tué en tombant d'une voiture où il tassait des bourrées.

 

Février 1883  -  Sauvetage émouvant. –  La semaine dernière, à Orbec, un enfant de quatre ans, Vital Lair, était tombé dans un puits. Un sieur Nail, descendu à l'aide du treuil, parvint à saisir l'enfant et à le maintenir au-dessus de l'eau, mais, épuisé de fatigue, il appela lui-même au secours. Un menuisier, le sieur Charriol, descendit à son tour sur une échelle et fut assez heureux pour retirer l'enfant et son sauveur.  

 

Septembre 1884  -  Singulière découverte.    A 6 h. 1/2 du matin, vendredi, on a trouvé un fœtus d'enfant dans le fossé de la rue des Augustines près de la venelle Jouan, à Orbec. Une enquête est ouverte.  

 

Septembre 1886  -  Les orages.  -  Les orages de ces derniers jours ont causé plusieurs sinistres. A Saint-Mards-du-Fresne, la foudre a atteint trois ouvriers qui travaillaient dans les champs, deux ont été tués, le troisième a été gravement blessé, les récoltes qu'ils ramassaient ont été brûlées. Deux incendies dus à la même cause ont détruit à Angerville et à Orbec deux fermes et tout ce qu'elles contenaient. 

Vendredi, au Cours de l'orage, le sieur Tirard, 56 ans, cultivateur à Proussy, rentrait son attelage. Tout à coup, son cheval, effrayé par les éclairs, fit un mouvement brusque. Tirard, pris entre la voiture et le bâtiment, eut la poitrine écrasée et rendit le dernier soupir quelques minutes après.  

 

Novembre 1888  -  Asphyxié dans un foudre.  -  Mercredi, à Orbec, le nommé Édouard Cornu, 35 ans, journalier à Bernay, travaillant à Orbec, était occupé à nettoyer un foudre cimenté, profond de 3 mètres et d'une contenance de 100 hectolitres. Étourdi par les vapeurs alcooliques se dégageant du vaste récipient, Édouard Cornu tomba au fond, et, malgré la promptitude des secours qui lui furent portés, il ne tarda pas à être complètement asphyxié. Le corps du mal heureux ouvrier n'a pu être retiré qu'au bout d'un certain temps et à l'aide de cordes. Cornu était marié et père de cinq enfants.  

 

Novembre 1888  -  Accident et lâcheté.  -  La famille Drouet se rendait à la foire d'Orbec, lorsqu'au détour de la route ils virent venir à toute vitesse une voiture se dirigeant de leur côté. A peine eurent-ils le temps de crier : « Garons-nous ! » et de joindre l'action à la parole, que cheval et voiture fondaient sur eux et les renversaient tous les quatre : le père, la mère, le fils et la fille. M. Drouet père a eu la cuisse abîmée par une roue, le fils a passé sous les pieds du cheval et a failli être complètement écrasé. Une enquête est ouverte. On espère découvrir les misérables assez lâches pour fouetter leur cheval au lieu de tenter de l'arrêter et de porter secours aux personnes victimes de leur imprudence.  

 

Décembre 1888  -  Le coup du papier.  -  Un proverbe dit « qu'il faut toujours avoir du papier dans ses poches. » La femme Avisse, fermière à St-Germain-la-Campagne, a dépassé le proverbe, mais il lui en cuira. 

Elle avait apporté au marché d'Orbec des oies qui pesaient plus lourd qu'elles ne paraissaient. On voulut se rendre compte de ce phénomène. Quel ne fut pas l'étonnement général en constatant qu'à l'intérieur desdites oies la marchande avait introduit des petits rouleaux de papier mouillé.  

 

Octobre 1891  -  Incendie.  -  Un incendie a détruit en partie des bâtiments d'exploitation appartenant au sieur Hue, propriétaire à Orbec, et loués à M. Violette, fermier à Moutiers-Hubert. Perte, 4 800 fr.   (Source B.N.)

Mars 1892  -  Les voleurs de bestiaux.  -   Mercredi, un individu se présentait de bon matin au marché d'Orbec avec deux vaches. L'une fut vendue 250 fr. et l'autre 105. L'allure suspecte du vendeur et le bon marché excessif des animaux éveillèrent l'attention des acheteurs, qui avertirent la gendarmerie de leurs soupçons. Celle-ci interrogea l'individu, sur la provenance de ses vaches, et, arrêté, il finit par avouer qu'il avait commis un vol. C'est un nommé Aldonce Boucher, 30 ans, cultivateur à Bois-Normand (Eure). Il s'était introduit mardi soir dans l'étable de sa tante, la dame Eugénie Bourgeois, propriétaire à Vaux-sur-Risle, et en avait fait sortir les deux vaches amenées à Orbec.  (Source B.N.)  

 

Mars 1892  -  Sale affaire.  -  A Orbec, une enquête est ouverte au sujet d'une affaire de mœurs des plus dégoûtantes. Deux petites filles de 4 et 6 ans auraient été souillées et atteintes d'un mal honteux. Les deux petites victimes appartiennent à une famille peu intéressante. Outre le père et la mère, il y a dans la maison une fille, tante des enfants, dont la réputation est déplorable. Il se pourrait que plusieurs personnes du pays, jouissant d'une certaine considération, se trouvassent mêlées à cette sale affaire.  (Source B.N.)  

 

Mai 1892  -  Incendies.  -   La semaine dernière, à Blangy-le-Château, un incendie a détruit plusieurs corps de bâtiments appartenant à MM. Nogent, limonadier, et Bénard, propriétaire. Les dégâts sont considérables et ne sont pas en entier couverts par les assurances. M. Leconte, notaire, occupant l'immeuble de M. Bénard. n'était pas assuré. Le feu est dû à la malveillance, car des pots contenant du pétrole ont été trouvés à différents endroits autour des maisons incendiées. 

— Samedi matin, à Orbec, un incendie a détruit les chantiers de bois du sieur Duquesnay, et endommagé plusieurs maisons voisines. Les pertes sont considérables. 

— A Livarot, le feu s'est déclaré dans les bois de M. le comte de Neuville, 4 hectares ont été détruits. Pertes, 1,000 fr.   (Source B.N.)  

 

Juin 1892  -  Les dangers du vélocipède.  -  Le sieur Liberge, bijoutier à Orbec, a renversé sur la grande route, le sieur Toutain, menuisier à Beuvillers, qui poussait devant lui une voiture d’enfant, Liberge, au lieu de porter secours, est remonté sur son vélocipède. Il sera poursuivi, malgré les 50 fr. qu'il a remis au sieur Toutain.  (Source B.N.)  

 

Juillet 1892  -  Tribunal de Lisieux.  -  Ange Bisson, et Jean Blanchet, pêche à St-Martin-de-la-Lieue, 25 fr., défaut.

— Rose Giot, 26 ans, née â Maizières, escroqueries à Saint-Pierre-sur-Dives, 1 mois de prison.

— Victor Pierre, à Ecajeul, falsification de lait, 8 jours et 50 fr.

— Jude, outrage public à la pudeur et coups au garde champêtre de Saint-Jacques de Lisieux, 6 mois.

— Victor Montanbault, coups au sieur Dominique, couvreur à Meulles, 1 mois.

— Léon Masson, filouterie d'aliments à Orbec, 15 jours.

— Alexandre Dubois, né à Puteaux, mendicité à Livarot, 15 jours. (Loi B.)  (Source B.N.)  

 

Janvier 1893  -  Disparition.  -  Depuis quinze jours, Charles Daniel, 55 ans, conducteur de dépêches à Orbec, est disparu. 

Le 8 janvier, après avoir, conduit une personne à Montreuil, il alla voir son gendre à la Goulafrière et repartit vers 4 h. de l'après-midi, depuis cet instant, on est sans nouvelles de lui. La semaine dernière, la belle-mère de Daniel, une veuve Mary, est morte subitement. (Source B.N.)

 

Janvier 1893  -  Retrouvé.  -  Le nommé Charles Daniel, 55 ans, conducteur de dépêches à Orbec, qui était disparu après avoir conduit à Montreuil un client qu'il avait abandonné sans façon, ainsi que cheval et voiture, est rentré dans ses foyers, très surpris de l'émotion causée par sa fugue capricieuse.  (Source B.N.)  

 

Janvier 1893  -  Idée dangereuse.  -  La semaine dernière, le nommé Chevalier, charcutier à Orville; avait arrêté sa voiture près de l'hôtel de l'Equerre à Orbec. Pendant qu'il parlait à un sieur Tourné, vint à passer le nommé Hyacinthe Collin, 51 ans, journalier, qui était pris de boisson. Il eut la fantaisie de faire marcher l'attelage, mais, lorsqu'il voulut arrêter les chevaux, il fut renversé par le siège du conducteur et l'une des roues lui passa sur la poitrine. Relevé aussitôt, il fut transporté à l'hospice. (Source B.N.)  

 

Mai 1893  -  La sécheresse.  -  Dimanche, dans toutes les églises du diocèse, on a donné lecture d’une lettre de l’évêque de Bayeux, prescrivant des prière pour obtenir la Cessation de la sécheresse. (Source B.N.)

 

Mai 1893  -  Voleur de vaches arrêté.  -  Au marché d'Orbec, un marchand de bœufs reçut d'un de ses amis, qui habite l'Orne, une dépêche l'informant que sa vache avait été volée et le priant de vouloir bien jeter un coup d’œil sur le marché. En même temps il donnait le signalement de l’animal. Le marchand de bœufs fit part de la chose à un confrère et celui-ci fut frappé de la coïncidence qui se présentait : en effet, le matin même, il avait fait l'acquisition d'une bête répondant exactement à la description de la vache volée. 

Le vendeur fut interrogé et, vu ses réponses embarrassées, il fut arrêté. Il a dit se nommer Louis Bunel, 42 ans, habiter Meulles et être originaire de Laigle. (Source B.N.)

 

Mai 1893  -  Mandats-Poste.  -  Sous peu, le paiement des mandats-poste pourra être fait à domicile par les facteurs. (Source B.N.)

 

Mai 1893  -  Cheval méchant.  -  La semaine dernière, à Orbec, Adolphe Lefèvre, dit Laforest, 49 ans, domestique chez le sieur Fermey, brasseur de bière à Lisieux, était en train de garnir ses chevaux, à l'hôtel de l'Équerre, lorsque l'un de ces animaux se jeta sur lui avec une telle fureur qu'il l'eût tué si le hasard n'eût servi Lefèvre. D'un violent coup de pied, le cheval enfonça une porte donnant de l’écurie sur un ruisseau où le domestique roula. Lefèvre a été tout meurtri et a eu le bras droit cassé. (Source B.N.)  

 

Décembre 1893  - Impudique malgré lui.  -  Les infortunes de Joseph Madeleine, 59 ans, cantonnier à Orbec. Il était, un soir, couché tranquillement, lorsque sa femme et l'un de ses amants entrèrent. Notre Joseph ne demandait pas mieux que de les laisser tranquilles, mais comme les nouveaux venus avaient besoin du lit, ils en arrachèrent Madeleine par sa chemise dont tout le bas leur resta dans les mains. Sans se préoccuper que sa chemise ne lui allait plus qu'aux hanches, notre Joseph courut à la gendarmerie qui, tout en écoutant sa plainte, lui dressa procès-verbal pour outrage public à la pudeur. Ce malheureux a donc été traduit en police correctionnelle et condamné à 16 fr. d'amende avec bénéfice de la loi Bérenger. (Source B.N.)  

 

Décembre 1893  -  A éclaircir.  -  Vendredi soir, à Orbec, le nommé B…..., journalier, ayant demandé un couteau chez un boucher, se dirigea vers la rue Louis-Philippe et s'arrêta devant la maison d'un sieur Q…... et, brandissant son couteau, insista pour qu'on lui ouvrît la porte, en disant qu'il voulait se venger d'un abus commis sur sa petite fille, âgée de 5 ans. Le tapage qu'il faisait attira l'attention. On retira le couteau des mains du sieur B…... et la gendarmerie l'arrêta. Une enquête est ouverte. D'après l'avis du médecin, la petite fille serait réellement blessée. (Source B.N.)  

 

Février 1894  -  Drame de la jalousie.  -  La semaine dernière, à Orbec, Julien Delaroche, 32 ans, tailleur d’habits, qui est fort jaloux de sa femme, âgée de 28 ans, a tiré sur elle plusieurs coups de revolver dont l'un a atteint la victime à la tête. 

La balle n'a pu être extraite, mais ses jours ne paraissent pas en danger. Delaroche a voulu se tuer en se tirant à son tour un coup de revolver et en se jetant ensuite dans un ruisseau, mais il ne s'est fait aucun mal. Il a été arrêté. (Source B.N.)  

 

Février 1894  -  La folie du suicide.  -  Mardi, à Orbec, le sieur Soutier, 67 ans, qui donnait des signes de folie, a essayé de se tuer avec un revolver. S'étant manqué, il est monté à son grenier, et, il s'est pendu. (Source B.N.)  

 

Mai 1894  -  Mauvaise rigolade.  -  Procès-verbal a été dressé contre Émile Guillochon, 31 ans, forgeron ; Georges Olivier, 17 ans, élève en pharmacie ; Raymond Creté, serrurier, et Joseph Montel, 17 ans, commis épicier, pour avoir mis en émoi, au milieu de la nuit, toute la population d'Orbec, en brisant les sonnettes et en détériorant les grilles des maisons. Ils donnent pour excuse qu'ils avaient bien dîné et voulaient rigoler. (Source B.N.)  

 

Mai 1894  -  Vengeance d’un mari trompé.  -  Il y a neuf ans, Julien Delaroche, 31 ans, épousait, au Mans, Victorine Edet, puis, après avoir résidé successivement à Dieppe et à Paris, ils vinrent se fixer à Orbec, en 1893. La femme Delaroche, pour le malheur de son mari, fit la connaissance d'un nommé Léon Gouard, et bientôt ils eurent des rapports intimes. A la suite des observations que lui faisait son mari, la coupable se retira au Mans, chez ses parents. Huit jours plus tard elle rentrait à Orbec et reprenait la vie commune, sur les instances de son mari, en le persuadant de son innocence. 

Malheureusement, elle oublia, sous son oreiller, deux lettres qui lui étaient adressées par son amant, ces lettres, qui prouvaient suffisamment la nature des relations qu'elle avait avec Gouard, tombèrent entre les mains de Delaroche. Malgré les promesses qu'elle fit à son mari ce jour-là et bien que Gouard eût été chassé de la maison, la femme Delaroche continua a le recevoir en secret. 

Enfin, le 19 février, Delaroche surprit sa femme occupée à écrire à son amant et trouva de nouvelles preuves de son adultère. Il résolut alors de tuer sa femme. Une après-midi, vers 4 heures, après avoir fermé à clé la porte de l'appartement où se trouvait sa femme, Delaroche braqua sur elle son revolver. La femme Delaroche s'échappa par une porte de derrière donnant sur un corridor, suivie par son petit garçon. Bientôt rejointe par son mari, elle fut contrainte par lui de rentrer dans le corridor et, au moment où elle essayait de se protéger la tête avec ses bras, il tirait sur elle à bout portant à la tempe gauche. La malheureuse se précipita alors dans les cabinets d'aisances, mais, avant qu'elle eût eu le temps de fermer la porte, son mari la forçait de sortir, lui braquant son revolver sur la tempe droite et faisait feu. 

D'après l'accusation, il aurait, aussi tiré sur son enfant qui se tenait accroché aux jupons de sa mère, croyant avoir tué sa femme Delaroche dirigea ensuite son arme contre lui. Il se manqua. Il courut alors se jeter dans un petit ruisseau qui coule devant sa maison. Il en fut presque aussitôt retiré par des personnes qui l'avaient aperçu. Aujourd'hui, tout le monde est sain et sauf. 

Les blessures de la femme sont, sans gravité et l'enfant va à ravir. Delaroche a été acquitté, après une plaidoirie de Me Dubourg.   

Précédemment, la femme Delaroche avait été condamnée à six mois de prison, pour adultère, et Léon Gouard à deux mois. (Source B.N.)  

 

Mai 1894  -  Vol qualifié.  -  Les époux Bunel, marchands merciers à Orbec, prirent comme domestique Désirée Sceyer, 21 ans. Elle ne resta à leur service qu'un mois qu'elle mit à profit pour dérober une quantité considérable de marchandises qu'elle conservait pour elle ou donnait à ses amies. Elle reconnaît sa culpabilité, mais essaye de l'atténuer en prétendant que son père lui conseillait d'agir ainsi. L'information a établi l'inexactitude des allégations de cette fille. Elle a été condamnée à 3 ans de prison. (Source B.N.)  

 

Juin 1894  -  Rixe grave.   -   Vendredi, on trouvait à Orbec, près d'une mare de sang, une béquille. Peu de temps après, on apprenait qu'un couvreur de Capelles-les-Grands, nommé Morin, 45 ans, avait été, le même jour, trouvé chez lui mourant et incapable de fournir de renseignements. Cet homme serait allé la veille à Orbec et aurait été la victime d'une rixe survenue dans un débit de l'endroit. Mais il n'a pu se rendre seul chez lui après l'énorme quantité de sang répandu , et sans sa béquille qui lui était indispensable pour marcher. (Source B.N.)  

 

Septembre 1894  -  Incendie.   -   En Amérique, des forêts ont pris feu. Six villes sont devenues la proie des flammes. 400 personnes ont été brûlées. Des 400 maisons de la ville de Hinckley, une trentaine sont seulement restées intactes. (source B. N.)

 

Septembre 1894  -  Un mari qui tente en vain de se suicider.   -   Les époux Catherine, journaliers à Orbec, après s'être longtemps disputés en pleine rue, en sont venus aux mains. Catherine reprochait à sa femme de l'abandonner pour aller avec un autre, mais, au lieu de se disculper, Mme Catherine se mit à cogner sur son mari avec une telle violence que le sang ruisselait. Le pauvre battu, pas content, se procura une corde et dit qu'il allait se pendre. 

A ces mots, le sieur Victor Russeau, ouvrier charpentier, lui arracha la corde, et la jeta à la rivière.. Mais Catherine, poursuivant son idée, dit qu'il voulait en finir quand même. Il longea la rivière et se jeta à l'eau pour se noyer. Russeau courut le repêcher et n'y parvint qu'avec beaucoup de mal, car, Catherine, qui avait déjà bu un bon coup, était cramponné à des racines, et ce n'est qu'avec le secours d'un autre ouvrier qu'il a pu le retirer de l'eau vivant. Procès-verbal a été dressé, non seulement contre la femme, mais aussi contre le malheureux mari, pour troublé et tapage. (source B. N.)  

 

Octobre 1894  -  Chiens enragés.  -  A Orbec, on a fait abattre un chien appartenant à M. Le Vilain, ancien percepteur, l'autopsie a démontré que ce chien était atteint de la rage. Comme un certain nombre de chiens ont été mordus, le maire d'Orbec a pris un arrêté interdisant la libre circulation des chiens d'ici quarante jours.  

— Le jeune Caillard, dont le père est cafetier à Orbec, a été cruellement mordu au mollet, par le chien de M. Coulé, boucher. Le chien sera tenu en observation pendant huit jours. Procès-verbal a été dressé. (source B. N.)  

 

Décembre 1894  -  Affaires pas claires.   -  Une fermière de 53 ans, habitant la Cambe, arrondissement de Bayeux, s'était éprise de son domestique, âgé de 24 ans. Le mari les aurait surpris couchés. Le jeune gars aurait eu le temps de sauter par la fenêtre, mais il fut obligé de s'arrêter, menacé par le fusil du mari mécontent.

Le jeune homme prétend que toute cette histoire a été préparée pour lui enlever 900 fr. qu'il avait cachés dans ses vêtements. On fait une enquête. 

—Les Échos d'Orbec nous racontent que, dans un accès de jalousie, une dame B…….. aurait porté à un commerçant un coup de hachette qui entraînera la perte d'un oeil. On dit que la dame B…….. ne jouissait pas de ses facultés. La gendarmerie n'en a pas moins ouvert une enquête. 

— Dans le même pays, on raconte que la nommée Alphonsine G…..... a frotté François P……. d'une façon si piquante, qu'il lui en cuira longtemps. Motif de cette frottée : toujours la jalousie, naturellement. (source B. N.)  

 

Avril 1895  -  Étrange !  -  Dernièrement, le sieur Langlois, courtier en bestiaux à Orbec, envoyait l'une de ses petites filles porter 700 fr. en billets de banque en paiement au sieur Valette, boucher. Chemin faisant, l'enfant perdit les billets sur le trottoir, une femme, passant avec un pain sous le bras, les ramassa et disparut sous une allée. Si le fait a eu, comme on le dit, des témoins, pourquoi ne poursuit-on pas la restitution delà somme ? (source B. N.)  

 

Mai 1895  -  Les hannetons.  -  Le conseil général du Calvados a décidé d'accorder des primes de dix centimes par kilogramme de hannetons ramassés dans le département pour être détruits. Ces hannetons devront être apportés à la personne déléguée par le maire, pour être détruits. (source B. N.)

 

Mai 1895  -  Fuyez les arbres pendant l’orage.  -  Nous sommes menacés d'orages. Nous ne saurions trop recommander à nos lecteurs de ne jamais se mettre à l'abri sous les arbres pendant la tourmente. Quatre malheureux ont été victimes de cette imprudence la semaine dernière. Deux à Chaudoir et deux à Chambles. (source B. N.)

 

Juin 1895  -  Les exigences de la Régie.  -  Des commis, accompagnés du commissaire, se présentaient un matin chez la dame Marie Élie, demeurant à Orbec. Ils y trouvèrent quelques bouteilles de vin, du cognac, des liqueurs et un petit verre d'eau-de-vie de cidre. 

La dame Élie put présenter les congés pour le cognac et le vin, mais, pour l'eau-de-vie de cidre, elle dit que c'était un voisin, dont la cave communique avec son logement, qui lui en avait fait présent. Procès-verbal fut, dressé et, pour plein la main d'eau-de-vie de cidre, la régie réclamait la bagatelle de 500 fr. Le tribunal correctionnel de Lisieux ne l'a pas écoutée. Il a acquitté la dame Élie et condamné la régie aux frais. (source B. N.)  

 

Août 1895  -  Les transes d’un condamné à mort.  -   Jules Jeanne, l'assassin d'Orbec, est dans un état complet de prostration. Il a l'idée fixe qu’il sera exécuté. Chaque fois que la porte de sa cellule s'ouvre, il croit voir apparaître le bourreau. La nuit, son sommeil est hanté par des rêves affreux où il voit sans cessé se dresser la fatale machine qui doit lui couper le cou. (source B. N.)

 

Octobre 1895  -  Un condamné à mort gracié.   -  Me Engerand, avocat, a été reçu, vendredi matin, à Fontainebleau, par le président de la République, on dit même que M. Félix Faure l'aurait invité à déjeuner. Me Engerand venait demander une commutation de peine en faveur de Jeanne, couvreur à Trouville, condamné à mort par les assises du Calvados pour assassinat de sa femme, à Orbec. 

Sa démarche a eu plein succès. Vendredi l'après-midi, le président de la République signait le décret qui commuait la peine de Jeanne. Les personnes qui ont applaudi dans les tribunes lorsque la cour a prononcé la peine de mort ont été pour beaucoup dans la décision du président. C'est M. Vaudras, avocat général, qui a annoncé dimanche matin à Jeanne que son recours en grâce était admis. Jeanne était convaincu qu'il serait guillotiné lundi. Il avait songé à demander l’aumônier peur se confesser et communier, mais il n'a pas donné suite à cette idée, « Craignant, a-t-il dit, que cela ne lui porte malheur ». (source B. N.)

 

Décembre 1895  -  Mort en travaillant.  -  Lundi dernier, le sieur Victor Jouy dit Tout-Petit, 60 ans, pensionnaire de l'hospice à Orbec, était occupé au service de la ville à creuser une tranchée pour la réparation de la conduite des eaux, lorsqu'en travaillant il tomba tout à coup sans connaissance. Lorsqu'on le releva, il avait cessé de vivre. (source B. N.)

 

Octobre 1896  -  Un mari Assassiné.  -  Dimanche soir, au village des Minières. Le sieur Clément  Jourdain, trente et un ans, maçon, habitant avec sa femme, âgée de trente deux  ans,  et deux enfants de  10 et 3 ans, une petite maison située à 1500 mètres de la route d'Orbec à Livarot, venait de sortir de son domicile, pour aller chercher des pommes chez un voisin, lorsque arrivé à la barrière de sa cour, il reçut un coup de fusil en plein cœur. La mort fut instantanée. Sa femme accourut au bruit de la détonation et trouva le malheureux foudroyé,  et baignant dans son sang.

La gendarmerie d'Orbec, et le maréchal des logis Crétin se rendit immédiatement sur les  lieux. Après une enquête sommaire, le maréchal des logis alla chez le nommé Florentin Cautrel, 43 ans, propriétaire à Cerqueux, que la rumeur publique accusait de ce crime, tous connaissant les relations qu'il avait avec la victime. Le maréchal des logis constata que  l'un des coups de fusil  de chasse de Cautrel avait été fraîchement tiré. 

Cautrel a été arrêté et aussitôt amené devant le cadavre de Jourdain. Il nia être l'auteur du crime, mais après le départ de la justice il a avoué être le coupable, niant cependant toute  préméditation. (source B. N.)

 

Mars 1896  -  Mauvais traitements sur des enfants.  -  La femme Becquert, 25 ans, ménagère à Orbec, a trois jeunes enfants qu'elle a de la peine à élever. Malgré cette situation, qui était bien connue, on lui a donné à élever deux nourrissons de l'hospice d'Orbec. Ces pauvres petits êtres, au dire de leurs voisins, furent souvent l'objet de mauvais traitements, ils restaient enfermés parfois des jours entiers, seuls dans une chambre, et, à d'autres moments, les coups ne leur étaient pas ménagés. La femme Becquert nie absolument les faits qui lui sont reprochés, ce qui n'a pas empêché le tribunal de Lisieux de la condamner à trois semaines de prison. (source B. N.)  

 

Février 1897  -  Cour d’Assise du Calvados.  -  Assassinat.  -  Cette affaire est la plus importante de la session, car elle pouvait entraîner la peine de mort. Le 27 octobre 1896, le sieur Jourdain, 29 ans, journalier à Orbec, quittait son domicile, vers 6 heures du soir, pour faire une course en disant à sa femme qu'il allait rentrer bientôt. Peu après, une détonation retentit, la petite fille de Jourdain la signala à sa mère, qui n'y fit pas attention, mais, Jourdain tardant à rentrer, sa femme alla à sa recherche. Dans un petit chemin elle heurta un corps, se baissa et reconnut son mari. Elle alla chercher du secours. 

On constata que Jourdain était mort. Il avait été tué par un coup de fusil. Les soupçons se portèrent sur Marie-Florentin Cantrel, 43 ans, propriétaire à Cerqueux, qui, à plusieurs reprises, avait tenté, mais inutilement, de séduire la femme Jourdain. Il se figurait être l'objet de la surveillance du mari et, à plusieurs reprises, il avait, en parlant de lui,  dit :  « Je le tuerai, ou je le tuerais comme un chien ». Des charges accablantes ont été relevées contre lui et il a passé des aveux. Il nie toutefois la préméditation et déclare que c'est le hasard seul qui la fait rencontrer Jourdain le soir de l'assassinat. Le ministère public requérait la peine de mort, Me Engerand a pu arracher au jury des circonstances atténuantes. Cantrel a été condamné aux travaux forcés à perpétuité. (source B. N.)

 

Décembre 1900  -  Le feu. -  La nuit, un violent incendie a détruit le moulin et la maison d'habitation de Maurice Cordier, boulanger et farinier à Saint-Germain-de-la-Campagne. Le  feu s'est déclaré dans les appareils de nettoyage.  

 

Février 1901 -  Mort de Froid.  -   Vendredi, le nommé Léveillé, 54 ans, toucheur de bestiaux, sans domicile fixe, est tombé sur la route de Lisieux, près Mailloc frappé par une  congestion occasionnée par le froid. Rapporté à l'hospice d'Orbec, il est mort en y arrivant.  

 

Février 1905  -  Une victime du froid.  -  Une veuve Gloron, âgée de 69 ans, sans profession, à Orbec, a été trouvée sans vie dans le bois des Capucins par sa voisine, Mme Veuve de Brèsavoine.  La malheureuse soufrait depuis longtemps une maladie incurable et se trouvait dans la plus profonde misère.  Elle avait quitté son domicile pour aller ramasser des  fougères. Le docteur Brébien, d'Orbec, a conclu à une congestion occasionnée  par le froid.  

 

Janvier 1907  Élection du maire.   -    M. Levillain a été élu maire d'Orbec par 12 voix sur 19 votants, en remplacement de M. Lebarbé, révoqué. (source M. C.)  

 

Janvier 1907  -  Lâche agression.  -   Lundi soir 14 janvier, M. Marius Danzelle, 44 ans, épicier rue Croix-aux-Lyonnais, à Orbec, revenait de Lisieux par le train de onze heures. Il s'arrêta en passant à l'hôtel de l'Équerre, tenu par M. Barreau, pour y remettre une commission.

Quelques instants après, un nommé D…...., entrait à l'hôtel et faisait une observation au patron au sujet de l'heure de la fermeture, en disant : « Méfiez-vous les gendarmes sont là ! »

M. Danzelle fit remarquer à D…….., qu'il n'avait rien a voir dans cette affaire et le pria de se retirer. D…..... courroucé par cette réplique prit l'épicier à partie et le défia de sortir. M. Danzelle vint alors sur le pas de la porte et reçut a ce moment, de D …...., deux violents coups de bâton dans la figure.

Une lutte s'engagea entre les deux hommes qui roulèrent à terre. M. Danzelle parvint enfin à arracher le bâton des mains de son adversaire, mais celui-ci, au moment où M.Danzelle qui était tombé, se relevait, lui porta un terrible coup de pied bas qui lui brisa la jambe gauche à la hauteur de la cheville.

M. Danzelle, qui appela aussitôt à son secours, fut transporté immédiatement chez lui. Le Dr Pellerin. appelé en toute hâte, lui a donné ses soins. La gendarmerie d'Orbec fait une enquête. (source M. C.)

 

Juin 1908  -  Agression nocturne.   -   La semaine dernière, vers 11 heures du soir. M. l'abbé Binet, vicaire d'Orbec, sortait du patronage avec plusieurs jeunes gens. Il voulut accompagner jusqu'à son domicile l'un d'eux, M. Charles Guillain, âgé de 23 ans, demeurant rue Grande. 

Deux individus qu'ils croisèrent s'arrêtèrent pour les regarder passer, et l'un d'eux s'élança vers le prêtre, qui marchait du côté opposé de la rue, chercha à le frapper d'un coup de poing, en disant qu'un prêtre ne devait pas être dehors à cette heure-là. M. l'abbé Binet para le coup, mais l'autre se ruant sur lui l'étreignit à la gorge et le renversa. 

Quoique embarrassé par sa soutane, M. Binet parvint à se dégager, puis rentra au presbytère sans que l'agresseur osât le poursuivre. Il constata alors qu'il portait au poignet gauche les traces d'une morsure qui le faisait un peu souffrir. 

L'enquête vient d'établir que le coupable est le nommé Albert Constant dit Lemouland, 32 ans, journalier à Friardel, qui du reste, a reconnu les faits. Cet individu passe pour ivrogne et querelleur. (source M.-C.)

 

Avril 1912   -   Tragique noyade  -  En cherchant à rattraper une balle tombée dans la rivière, le petit Robert Lehmann, 2 ans et demi, fils du comptable des établissements Godefroy, demeurant 6 rue de Vimoutiers, tomba à l'eau et fut emporté aussitôt par le courant très rapide. On pût le repêcher à l'écluse du Petit-Moulin, mais il était trop tard. On ne retira qu'un cadavre. La douleur des parents est indescriptible.

 

Août 1912  -  Accident d'automobile  -  Ces jours derniers, M. Auvray, artificier à Pont-l'évêque, revenait de Lisieux en automobile par la nouvelle route, lorsqu'à environ 100 mètres  du pont de l'Yvie, la direction vint a manquer. La voiture alla heurter violemment un arbre il fut projeté dans le fossé. Dans la chute, M. Auvray se fit quelques blessures assez graves.  Quant à la voiture, elle est complètement  brisée est hors de service.  

 

Février 1913  -  Far-West en Pays d'Auge  - Deux fois en trois semaines, l'omnibus d'Orbec à Saint-Mards-de-Frêne est attaqué dans la côte d'Orbiquet. Deux ou trois hommes se jettent à la tête des chevaux et essaient de monter dans la diligence pour rançonner les voyageurs.  

 

Février 1913  Une diligence est attaquée  -  La voiture omnibus qui fait le service de nuit entre Orbec et Saint-Martin-de-Fresne, avait été attaquée il y a trois semaines, par deux individus inconnus. Une seconde agression vient encore d'être commise dans les circonstances suivantes :  la voiture montait doucement la longue côte d'Orbiquet, quand près du  chemin de la Croix-de-Fer,  au lieu dit "La Fontaine de Glouville", à environ deux kilomètres de Orbec, trois individus sortirent soudain d'un épais  taillis et sans essayer de se jeter à la tête des chevaux,  essayèrent de dévaliser les voyageurs, qui étaient une dizaine environ et au nombre desquels heureusement, se trouvaient quelques hommes. Un des malfaiteurs sauta sur le marche-pied arrière de la voiture et par la portière voulu attraper la fourrure  d'une dame. Celle -ci tenant bon, il se rejeta sur un sac de voyage, sans plus de succès, il est vrai, car  le propriétaire de cet objet et les hommes présents s'étaient ressaisis de leur soudaine émotion et se préparaient à livrer bataille aux agresseurs qui n'étaient pas armés. 

De son côté le conducteur de la voiture était descendu et se proposait de leur administrer une bonne correction de coups de fouet. Aux cris des dames, qui appelaient vainement au  secours, ils jugèrent plus prudent de ne pas attendre leur reste et disparurent, laissant la diligence continuer son chemin. Le conducteur, qui avait été déjà témoin de la première  agression, a formellement reconnu parmi les  audacieux agresseurs, les deux individus qui avaient donné la précédente attaque. Un signalement complet d'eux a été donné et une enquête est ouverte qui, nous n'en doutons pas, aboutira à l'arrestation de ces redoutables individus.

 

Mars 1917  -  Dans la nuit.  -  On a trouvé, dans le ruisseau l'Orbiquet, à Orbec, le cadavre de Mme Blet, 50 ans, journalière. On croit à un accident dû à l'obscurité.

 

Avril 1917  -  Tombé dans le pétrin.  -  Le jeune André Rasse, 16 ans, originaire de Meulles. garçon boulanger chez Mme Charlotte, à Orbec, tomba, en travaillant, dans le pétrin et fut grièvement blessé à la tête par le moteur en marche. On le transporta à l'hôpital de Lisieux où on dut lui faire subir l'amputation du trépan. Son état est actuellement satisfaisant et on espère le sauver.

   

Juin 1917  -  Le temps qu’il fait.  -  II a plue le jour de la Saint-Médard et bruiné seulement le jour de la Saint-Barnabé. Cela autorise à la fois nos craintes et nos espérances les  orages ne semblent pas avoir trop fait couler les fleurs des pommiers, il y a toujours belle apparence. Au moins, si la on nous mesure le manger, que nous ayons de quoi boire ! 

 

Juin 1917  -  Pour la mobilisation civile.  -  Tout homme de 16 à 60 ans, non présent sous les drapeaux, est tenu de faire sa déclaration à la mairie de la commune où il se trouvera dans la nuit  du 7 au 8 Juillet.

 

Juillet 1917  -  Le temps qu’il fait.  -  Après quelques jours d'un froid bien anormal en cette saison, la température s'est élevée à nouveau. Cette hausse subite a causé des orages violents et de grands abats-d’eau. Un peu partout des bestiaux ont été foudroyés dans les champs. Les rivières sont en pleine crue, on se croirait à l'automne, et la fenaison va  devenir difficile si ces désordres atmosphériques continuent. Hier soir, une éclipse totale de lune avait lieu. Elle s'est passée derrière les nuages.

 

Juillet 1917  -  Les orages.  -  L'été qui vient de commencer ne semble pas devoir tenir les promesses d'une belle saison que le printemps nous avait permis d'espérer. Depuis quelques semaines, en effet, les orages se multiplient avec une fréquence malheureuse et tentent de compromettre nos récoltes dont nous avons tant besoin. Celle du foin, notamment, qui s’annonçait si belle, est presque anéanti par endroits. Au début de la semaine dernière, un fort orage a dévasté une partie de l'arrondissement de Lisieux, de  nombreuses communes ont été très éprouvées à Notre-Dame-de-Courson, notamment, l'eau a atteint, en certains endroits, deux mètres de hauteur. La plupart des foins ont été  emportés et ceux, restant à couper sont envasés et considérés comme perdus. Un boulanger de cette commune, M. Lecomte, qui faisait, à ce moment, une tournée en voiture, à Moutiers-Hubert, fut jeté, avec son attelage, par la violence du courant, dans un fossé. Il ne s'en serait pas tiré sans l'intervention de M. Bertheaume conseiller municipal. Il fut recueilli, ainsi que ses deux fillettes de 11 et 8 ans, qui l’accompagnaient, par Mme Lemeunier, qui passa la nuit à réconforter les deux pauvres gosses mortes de peur. A Fervaques,  à  Saint-Martin-de-la-Lieue, à Saint-Germain-de-Livet, les dégâts sont aussi importants. Rien qu'entre Prêtreville et Saint-Martin-de-la-Lieue, on évalue à 25 000 fr. la perte des foins.  Dans le pays on compare cet orage à celui de 1875, qui causa la mort de plusieurs personnes et dévasta les vallées de Courtonne et d'Orbec, ainsi que les bas quartiers de la villes   de  Lisieux. Un orage, d'une aussi grande violence, a éclaté samedi soir sur nos côtes. Luc, Langrune, Saint-Aubin, Bernières et Courseulles ont été particulièrement éprouvés. On ne signale aucun accident de personnes.

 

Septembre 1917  -  Sauvetage. -  A Orbec, Mme Juliette Audinel longeait le ruisseau bordant la rue des Osiers, où elle habite, quand, par suite d'un faux pas, elle perdit l'équilibre et  tomba à l'eau. M. Martin, 68 ans, qui sortait de son jardin, accourut à ses appels et la retira de sa fâcheuse position. Ce courageux citoyen compte déjà sept sauvetages à son actif.

 

Avril 1918  -  Cultivateurs, méfiez-vous.  -  Les cultivateurs, qui emploient des individus sans vérifier leur situation militaire, s'exposent à de graves ennuis. En voici une preuve nouvelle. Depuis mars 1915, le soldat Godefroy Albert, du 24e d'infanterie, était rentré à Orbec et avait réussi à se faire employer par M. Joseph Petit, entrepreneur de battages et par plusieurs cultivateurs de Saint-Germain-la-Campagne, notamment MM. Émile Leprestre, Adrien Boutonnet et Mme Bibet.

Il avait raconté à tout le monde qu'il était réformé et ses employeurs avaient eu le tort de le croire sur parole. Godefroy a été arrêté et procès-verbal pour recel a été dressé contre les cultivateurs trop confiants qui lui avaient donné du travail.

 

Septembre 1918  -  Un sauvetage.  -  Marie Jacob, 3 ans, demeurant, 1, rue du Petit-Four, était tombée dans le ruisseau qui traverse la cour de hôtel de l'Equerre. M. Georges Rivière, fontainier municipal, se jeta à l'eau et réussit à la retirer et à la ramener à la vie.

 

Septembre 1919  -  Un cycliste est tué.  -   M. Alphonse Rivet, peintre, travaillait chez M. Hubert, et quittait le travail vers 3 heures de l'après-midi. Sa femme l'attendit en vain. Le lendemain matin, ne le voyant pas arriver elle demanda à MM. Marie et Lunel d'aller à sa recherche. Ceux-ci se rendirent sur la route et trouvèrent le malheureux ouvrier couché sur  le ventre, le sac sur le dos et sa bicyclette auprès de lui. Il avait cessé de vivre. Le docteur Gauthier, appelé de suite, déclara après examen que la mort était due a une fracture du  crâne consécutive à un accident de bicyclette. M. Rivet était âgé de 55 ans. C'était un bon ouvrier très estimé.

 

Octobre 1919  -  Le conseil municipal.  -  Le Conseil municipal d'Orbec s'est réuni sous la présidence de M. Godefroy, Maire. Une demande de l'administration des Postes concernant la suppression de distribution le dimanche est rejetée par l'Assemblée qui demande le maintien du service comme par le passé.

Le Conseil donne une acceptation de principe a l'installation d'une station électrique à Orbec. Il décide l'installation de deux lampes dans le haut de la rue de Bernay, installation de  l'éclairage électrique à la gendarmerie, ainsi que dans les magasins des pompes a incendie.

Le Conseil accepte l'offre généreuse faite par le Maire en vue de l'érection à Orbec, d'un monument aux Morts de la grande guerre, il lui fait des remerciement et en approuve le dessin. Ce monument sera édifié sur la place de l'Hôtel-de-Ville, ainsi que l'a demandé le donateur. Avant de lever la séance, le Maire informe l'Assemblée qu'il se propose de convoquer les commerçants en vue de l'organisation d'une fête locale.

 

Août 1923  -   Un singulier accident.  -  M. Albert Burnaud fermier, transportait 60 kilos de miel à une grande confiserie d'Orbec, quand sa voiture culbuta. Tout le miel se répandit sur la chaussée, et trois enfants qui se trouvaient dans la voiture de M. Burnaud, furent précipités dans la boue visqueuse.
Quelques instants après des essaims d'abeilles fondaient en bourdonnant sur le miel et en moins d une heure, des millions de mouches étaient rassemblés.
De nombreux passants ont été piqués, et les trois enfants furent sauvés avec beaucoup de peine. 

 

Octobre 1923  -  Passage de troupe.  -   Un détachement du 102e régiment d'artillerie lourde, venant du camp de Coëtquidan composé de 10 officiers ; 26 sous-officiers; 100 hommes; 220 chevaux, arrivera à Lisieux le mercredi 10 octobre prochain, et y séjournera jusqu'au vendredi 12, à 5 heures du soir.
Les officiers, sous-officiers et hommes seront logés chez les habitants d’Orbec.

 

Mars 1924  -  Une cloche menaçante.  -  Occupé à la réfection de la toiture de la chapelle de la toiture de l’hospice d'Orbec, les couvreurs ont découvert que le support de la cloche de cet édifice, sérieusement attaqué par la rouille, menaçait de rompre à brève échéance.
M. le Maire, prévenu, a pris aussitôt toutes mesures utiles en vue de faire procéder à la réfection de ce support, heureux d'éviter ainsi des accidents qui se seraient certainement produits par la chute de la cloche, laquelle pèse environ 1.500 kilogs.
   

 

Avril 1924  -  Incendie. -  Un incendie occasionné par un feu de cheminée d'une extrême violence, s'est déclaré chez Mme Hue, demeurant rue Haute-Justice. L'alarme donnée aussitôt, des secours furent vivement organisés et auprès une heure de travail, tout danger était conjuré.  

 

Mars 1926  -  Terrible accident.  -  M. Élie Groult, ouvrier chez M. Mallot, entrepreneur de menuiserie à Orbec, était occupé à raboter, lorsque l'instrument dont il se servait lui happa la main gauche.

Son patron l'ayant entendu crier, arriva aussitôt et arrêta la machine. M. Groult avait la main sectionnée en travers et il ne lui restait que le pouce.

Un docteur fut appelé en hâte, ils donna les premiers soins au blessé et ordonna son transfert à Lisieux, à la clinique du docteur Ouvry. M. Groult, est marié et père de trois enfants.

 

Juin 1926  -  Incendie.  -  Un incendie s'est claré chez M. Halot, boulanger, rue de Geôle, à Orbec. Les gens de la boulangerie avaient amassé dimanche une provision de bois. Avant de se coucher Mme Halot faisant sa tournée habituelle n'avait rien vu d'anormal. Vers minuit et demi, un ouvrier fut réveillé par la fumée, il se leva, et ayant aperçu des flammes, il donna aussitôt l'alarme.

Les pompiers arrivèrent rapidement sur les lieux du sinistre, mais malgré leurs courageux efforts, ils ne purent se rendre maîtres du feu que vers 3 heures et demie.

La maison a été détruite. Le linge et une partie des meubles ont été brûlés. Les dégâts sont estimés à environ 20.000 francs.

 

Septembre 1926  -  Incendie d’un camion-automobile.  -  Un camion-automobile appartenant M. Bisson, marchand de porcs à Bernay, a pris feu par suite d'un retour de flammes, alors qu'il se trouvait en face l'habitation de M. Cagnard, horticulteur, route de Bernay.

Le conducteur continua la descente de la route et arrêta son véhicule place du marché aux porcs. A ce moment le réservoir fit explosion.

Les pompiers prévenus immédiatement arrivèrent bientôt et réussirent assez rapidement à éteindre le feu. Il ne reste plus du camion que la carcasse métallique.

 

Novembre 1926  -  Accident d’automobile.  -  M. Gaston Haraque cultivateur-éleveur à Saint-Désir-de-Lisieux accompagné de sa mère, Mme Boutonnet, se trouvant près d'Orbec, se dirigeait vers Lisieux.

En sens inverse, venait une automobile conduite par M. Piavant, propriétaire à la Chapelle-Yvon, accompagné de son épouse.

Pour se croiser, les deux automobilistes mirent leurs phares en veilleuse. Malgré cette précaution, les deux roues gauches avant des deux véhicules s'étant rencontrées, un choc se produisit. La voiture de M. Piavant se retourna complètement et le conducteur eut de la peine à se relever, étant pris sous l'auto. Aidé de M. Haraque, M. Piavant réussit à retirer son épouse qui était tombée sous la carrosserie et portait des contusions multiples.
M. Tessier, marbrier à Lisieux, qui passait au moment de l'accident aida à transporter la blessée à la pharmacie Lachenaux elle reçut les premiers soins.

Les dégâts matériels subis par les deux véhicules sont importants.

 

Janvier 1927  -  Chute mortelle dans un cimetière.  -  Convoyant un camion automobile portant de la ravine au cimetière d'Orbec, un journalier nommé Chausse, dit Nicolle, 54 ans,  s'était assis à l'arrière du camion,  les pieds ballants. Au tournant d'une allée du cimetière,  Chausse fut heurté par une branche d'If et tomba. Ce n'est que 100 mètres plus loin que le  chauffeur, M. Hunou, s'aperçut de l'accident. Conduit à l'hôpital, le malheureux, qui avait dû se faire une grave lésion, est mort peu après.

 

Mai 1929  -  Chute d'un avion.  -  Un avion militaire à deux moteurs, du centre de Chartres, survolait la commune d'Orbec, vers 16 heures, lorsque par suite de ratés au moteur, il a dû atterrir dans un herbage de la commune de la Chapelle-Yvon, village du Besneray. En touchant le sol dont la plante est assez forte, un pneu éclata. L'appareil fit alors un tête-à-queue complet et le train d'atterrissage fut complètement écrasé.

Les occupants, au nombre de 5, un lieutenant, un sous-officier et trois soldats, sortirent indemnes de l'accident, mais l'avion devra être complètement démonté pour être réparé aux  ateliers.

 

Avril 1930  -  L'odyssée d'une désespérée.  -  Une pauvres femme, Amélie Lecomte, veuve Pépin, 64 ans, journalière à Magny-le-Freule, sans domicile fixe, arrivait l'autre jour à Orbec pour trouver du travail. Le soir, ayant cherché en vain, sans gîte, ni argent, elle décida de mourir et se jeta dans l'Orbiquet. Mais, au contact de l'eau, la malheureuse reprit goût à la vie, se débattit et, ses cris n'ayant pas été entendus, elle se hissa dans un égout fangeux. Ce n'est que plusieurs heures après qu'une passante, entendant les appels  souterrains, alla prévenir les gendarmes qui, à l'aide de cordes et d'une perche, l'arrachèrent enfin de sa tragique position, mais dans quel état !

 

Avril 1931  -  Subvention.  -  Le Conseil général adopte les conclusions d'un rapport portant répartition des subventions du département aux communes pour les bâtiments communaux. Un crédit de 15.000 francs est affecté au budget de 1931 pour venir en aide aux communes, dans les dépenses de construction ou de réparation aux bâtiments communaux autres que les écoles primaires. 

Un certain nombre de demandes ont été présentées.  A la Commission des Travaux publics et propose de donner satisfaction à ces demandes à concurrence d'une somme totale de 10 550 francs, conformément aux propositions suivantes :  Orbec. — Restauration du campanule de la chapelle de l'Hôpital-Hospice, 500 fr.

 

Novembre 1930   -   Les inondations.  -   Au cours de la nuit de vendredi à samedi, les eaux de la Touques et de la Calonne ont envahi Pont-l'Evêque, inondant le quartier du centre.  Les dégâts sont importants.

A Lisieux, la Touques, l'Orbiquet et autres petits cours d'eau ont débordé. Les points les plus atteints ont été les rues Blanche, Porte d'Orival, Lecouturier, Fournet, Rose-Harel, de  Falaise, de Caen, le quartier du Bouloir, de l'allée Lemercier, le boulevard Nicolas-Oresme et la rue Ferdinand-Daulne. Rue Fournet, une devanture à été emportée par le courant. Dans l'allée Lemercier, un mur s'est écroulé.

Orbec a également subi les inondations.

À Deauville, la tempête a détérioré le chemin des planches et différentes villas.

 

Juillet 1931   -   Électrification de la gare.   -   Par décret, la commune d'Orbec est autorisée à emprunter une somme de 22.000 francs, remboursable en trois ans, au moyen du produit de surtaxes locales temporaires, en vue de l'installation électrique et de l'allongement du quai à voyageur (côté pair) de le gare.  

 

Janvier 1933  -  Il était temps !  -  L'autre soir, M. René Pesnel, employé de M. Cardon, cafetier à Orbec, se trouvait près de la glacière de son patron, au lieu-dit "Le Petit Moulin", quand il entendit des appels  venant de l'Orbiquet. Il se précipita et vit une forme humaine qui se débattait dans la rivière, assez profonde. Se jetant à l'eau, il réussit après bien des difficultés à en retirer le nommé François Robert, 70 ans, de Saint-Aubin-de-Thenney.

Ce dernier serait tombé dans l'Orbiquet, trompé  par l'obscurité, comme il se dirigeait vers la gare. Sans l'intervention de son sauveteur, il se sera sûrement noyé.

 

Février 1936  -  La gare d’Orbec cambriolée.  -   Au cours de la nuit, un malfaiteur s'est introduit dans les bâtiments de la gare d'Orbec. Pénétrant dans le bureau du chef de gare, il a fracturé un tiroir et s'est emparé d'une somme de 30 francs environ. Dans le bureau du facteur mixte, le cambrioleur a dérobé une soixantaine de francs. Le malandrin a également tenté d'ouvrir un coffre-fort mais n'a réussi qu'à brouiller la serrure, le coffre contenait une somme de 3 650 francs, reliquat de fonds touchés la veille à la Poste par le chef de gare qui, peu après, avait effectué un paiement important. Un tournevis dont l'extrémité est tordue et qui paraît avoir servi au malfaiteur, a été trouvé et remis à la gendarmerie. 

Le cambriolage paraît avoir été commis par un familier des lieux. La gare d'Orbec, dont les portes extérieures ferment mal, est déserte pendant la nuit, le chef de gare qui assure le service étant un intérimaire qui loge à l'hôtel. (source M.-C.)  

 

Février 1936  -  Infanticide ou mort naturelle ?  -   Dimanche matin, la gendarmerie étant informée qu'une femme Boissière, née Edith Thibonville, âgée de 22 ans, ouvrière d'usine, avait mis au monde un enfant dans des circonstances équivoques, s'est transportée au 65 de la rue Grande, où la femme Boissière avait loué une chambre garnie. 

L'enfant, du sexe masculin, fut retiré sans vie d'un sceau hygiénique, un docteur appelé ne put que constater le décès. 

Devant ces faits, l'autopsie de l'enfant a été décidée et pratiquée à l'hôpital de Lisieux. Quant à la mère elle a été transportée à l'hôpital de Lisieux pour y recevoir les soins nécessaires. L'enquête continue à l'effet de connaître la part de responsabilité de la femme Bossière, dans la mort de son enfant. (source M.-C.)  

 

Novembre 1936  -   Un conducteur de train mortellement blessé.  -  Mardi, vers la fin de l’après-midi, pendant l'exécution d'une manœuvre en gare d’Orbec, M. Le Mouton Joseph, âgé de 39 ans, conducteur de train du réseau de l'État et habitant aux Cités-Jardins de Lisieux, a été pris entre deux wagons qu'il avait mission d'accrocher, il a eu le thorax écrasé. 

MM. les docteurs Gauthier, d'Orbec, et Hautechaux, de Fervacques, lui ont donné les premiers soins et décidé son transfert à l'hôpital de Lisieux, où il est décédé dans la nuit. 

M. Le Mouton était marié et père de deux enfants. (source le M. du C.)

 

Décembre 1936  -   Trois blessés dans une collision.  -  Dimanche matin, vers 9 heures, une collision d'automobiles s'est produite au croisement de la route d'Orbec à Montreuil et de la route nationale, au lieu dit « Le Risigneul », à quelques kilomètres d'Orbec. 

M. Roger Goupil, grainetier à Orbec, conduisait la voiture tamponnée dans laquelle deux de ses amis avaient pris place, MM. Georges Bigneaux et Louis Dupraz. 

Relevés immédiatement, les blessés furent transportés à leurs domicile.

M. Goupil fut reconnu atteint de fractures de côtes avec enlèvement partiel du cuir chevelu, ses amis sont également atteint de contusions. 

La voiture est hors d’usage . L’auto tamponneuse, qui venait de Rouen, est également endommagée. (source le M. du C.)  

 

Décembre 1936  -   Un journalier est tué par une auto.  -  Mercredi après-midi, un industriel de Paris, M. Gaston Rouchet, qui circulait en automobile sur la route de Bernay, à Orbec, a renversé M. Alphonse Rousset, journalier, 71 ans, demeurant à La Vespière. 

Transporté à l'hôpital d'Orbec, M. Rousset y est décédé d'une fracture de la colonne vertébrale. (source M. du C.)  

 

Janvier 1937  -   Un gardien d’herbages se suicide.  -  L'autre soir, vers 19 h. 30, un gardien d'herbages, M. Julien Prioult, 29 ans, prenait l'apéritif au café Primois, en compagnie du propriétaire du débit et d'un soldat permissionnaire, lorsqu'il fut rejoint par sa femme employée, comme lui, au service de M. Bigot, cultivateur. Celle-ci paraissant soucieuse, M. Prioult la questionna. « J'ai eu, lui répondit-elle, des reproches de la par de la patronne parce que j'étais en retard dans mon travail ». Une violente colère s'empara alors du gardien d'herbages qui, se levant brusquement, déclara qu'il allait avoir immédiatement une explication avec M. Bigot.

Un quart d'heure plus tard, M. Prioult revient, toujours très surexcité. « Tu m'as menti, cria-t-il à sa femme. Je viens de chez le patron et il ne t'avait pas dit ce que tu m'as rapporté... D'ailleurs, pourquoi ne m'as-tu pas suivi. Lorsqu'une épouse aime son mari, elle ne le quitte pas... Mon chien est plus fidèle que toi… » Puis, tirant une cartouche de sa poche, il la plaça sur la table en ajoutant : « Celle-là, c'est pour toi ! J'en ai une autre à mon usage... »

Vainement, essaya-t-on de le calmer. Tout à coup, M. Prioult quitta la salle du café, et, s'emparant d'un fusil qu'il avait rapporté à son retour de sa visite chez M. Bigot et qu'il avait laissé à la porte du débit, en menaça sa femme en répétant : « Voyons, ai-je tort ou raison ? » Puis, avant que les témoins de la scène aient pu intervenir, il appuya le canon de l'arme sur sa mâchoire intérieure et fit feu. La mort fut instantanée. (source le M. du C.)

 

Janvier 1940  -  Transport des permissionnaires.  -  Les soldats permissionnaires trouveront à leur disposition une voiture automobile pour les transporter gratuitement à Lisieux. Départ à 23 heures, place face l'hôtel de France. Se faire inscrire la mairie.

 

Janvier 1940  -  Des fraudeurs d’alcool.  -  Apercevant une voiture hippomobile dépourvue de lumière les gendarmes de la brigade d'Orbec allèrent interpeller le conducteur. Celui-ci, M René Plessis, cultivateur à Friardel, n'était pas là, mais, à l'intérieur du véhicule, se trouvait le nommé Raphaël Robert, demeurant à la Vespiére. Examinant la voiture, les gendarmes devaient trouver deux litres d'alcool et un petit tonneau contenant un peu plus de trois autres litres.

Plessis et Robert interrogés affirmèrent qu'ils ne savaient pas qu'il se trouvait dans leur voiture une telle quantité d'alcool mais, pressés de questions, ils avouèrent tous les deux.

Comme Plessis et Robert sont des récidivistes, ils ont été arrêtés et déférés au Parquet. Robert, qui a insulté les gendarmes, sera de plus poursuivi pour outrages.

 

Janvier 1940  -  Un incendie cause 120.000 francs de dégâts.  -  Dans la journée de Jeudi, des ouvriers employée au service de Mme Vve Dugarrier, cultivatrice à Familly, apercevaient des flammes sortant d'un bâtiment servant de remise et d'étable, et attenant à la ferme de Mme Dugarrier.  Immédiatement, l'alerte fut donnée et les pompiers d'Orbec se rendirent sur les lieux. Malgré leur prompte intervention, le feu devait détruire le bâtiment en entier et tout ce qu'il contenait, environ 2.000 bottes de foin, un tombereau, un tonneau et de nombreux instruments agricoles.

De l'enquête ouverte par la gendarmerie d'Orbec, il ressort que le feu a été causé par un court-circuit. Il y a assurance. L'enquête continue, menée par la gendarmerie d'Orbec.

 

Février 1940  -  Plus de peur que de mal.  -  Mercredi dernier, M. du Chapelet, 74 ans, propriétaire rue des Moulins à Orbec, était dans son jardin que borde la rivière l'Orbiquet. Il fit un faux pas et tomba à l'eau.
Le malheureux vieillard aurait été entraîné par le courant sans l'intervention de sa fille Marcelle qui, n'hésitant pas devant le danger, se porta au secours de son père. Celui-ci reçut
des soins énergiques et s'en tira sans conséquences graves.  

 

Février 1940  -  Chasseur en défaut.  -  La femme Lacoche, âgée de 27 ans, ménagère à Orbec, était surprise, le 9 janvier dernier, par le gendarme Lemoine, alors qu'elle chassait, avec des bourses et un furet. Elle venait de prendre ainsi neuf lapins.
   Comme elle n'a pas de permis et que c'était en temps prohibé, elle s'est vue condamner à 100 francs d'amende avec sursis. Elle devra, de plus payer le coût du permis de chasse  général et ses bourses ont été confisquer.

 

 Juin 1940   -   L'heure allemande.  -   On sait que l'Allemagne est à l'Est de la France et que, par conséquent, le soleil  s'y lève plus tôt. La différence est assez grande pour faire un  écart d'une heure  entre Paris et Berlin. Aussi nous a-t-on invités à avancer nos montres et nos horloges dans la nuit de lundi à mardi. Nous étions déjà pourtant à l'heure d'été !  Qu'importe, en cette belle saison que nous lever une heure plus tôt !

 

Août 1940   -   Déclaration des récoltes.  -   Tout détenteur, à quelque titre que ce soit, d'une quantité supérieure à cinq quintaux d'avoine, de maïs, d'orge ou de seigle, est tenu d'en faire la déclaration à la mairie de sa résidence, avant le 1er septembre 1940.

 

Août 1940  -  Mort au champ d’honneur.  -  Nous avons appris avec peine la mort au champ d'honneur de M. l’abbé Joseph Champion, curé de Champeaux, à l'age de 32 ans.
M. l'abbé Champion avait été vicaire à Orbec durant cinq années, de 1933 a 1938.

La libre circulation des céréales : avoine, maïs, orge et  seigle, est interdite. Elle ne pourra être autorisée que dans les conditions qui seront fixées dans un arrêté ultérieur.  

 

Août 1940   -   Interdiction des battages.   -   La Feldkommandantur du Calvados a changé la direction des services agricoles de faire connaître que l'autorité militaire allemande a décrété une interdiction générale des battages.

Les battages de la récolte de cette année ne commenceront qu'après un ordre formel des autorités militaires allemandes. Il est seulement permis actuellement de battre l'avoine  nécessaire aux troupes  d'occupation.

 

Septembre 1940   -   Libération d'otages à Orbec.   -   A la suite de l'attaque d'une sentinelle allemande a Orbec, dans la nuit du 25 au 26 août, les autorités allemandes avaient  arrêté des otages ; en même temps des recherches étaient faites pour découvrir l'auteur de l'agression.

L'enquête faite a permis d'aboutir à l'arrestation, par la police allemande, d'un individu étranger à la ville. Aussi, dernièrement, le commandant de la place est-il venu libérer les otages : MM. Le Douarec, officier de la marine marchande en retraite ; Pierre, marbrier ; Guignard, notaire ; Girard, négociant en charbons et Jacques poullain de la Vespière, et il a  exprimé l'espoir que les rapports entre la population et les troupes d'occupation resteront empreinte d'une courtoisie réciproque.

 

Mai 1941   -  Avis à la Population.   -   La Feldkommandànthï du Calvados rappelle à la population que toute personne découvrant soit sur la voie publique, soit dans une propriété privée des objets ou imprimés suspects, tels, par exemple, que des tracts jetés par avion, doit en faire la remise à l'autorité militaire allemande la plus proche.  

 

Août 1941   -   Une école agricole féminine.  -   Pour répondre aux nécessités actuelles, garder aux jeunes filles l'amour de la terre, former une élite rurale. le Pensionnat Notre-Dame d'Orbec (Calvados) ouvrira, en octobre 1941, une école agricole et ménagère comprenant :

A. Cours. -  a) En deux années d'étude pour jeunes filles au-dessus de 15 ans, la formation sociale, agricole et ménagère. Cours de Coupe : b) Stages pratiques à la laiterie, à la  basse-cour, au jardin, à l'intérieur. Visites de fromageries, fermes, etc.

B. Enseignement post-scolaire à domicile : par correspondance, réunions facultatives une f ois par mois et sessions facultatives d'un mois chacune pendant l'hiver. Ces cours par correspondance donnent droit aux allocations familiales jusqu'à 17 ans. Renseignements sur demande.

 

Août 1941   -   Une belle prise.  -  M. Muller, horloger à Lisieux, rue Rose-Harel, péchant, dans la Touques, a eu la chance de prendre au bout de sa ligne, une énorme truite saumonée de 67 cm. de long et pesant plus de 8 livres.

 

Décembre 1941   -   Avis à la population.   -   Le chef des Services régionaux de transmission des troupes d'occupation a pris l'arrêté suivant : « Des aviateurs anglais lancent depuis quelque temps au-dessus des départements du Calvados, de l'Orne et de la Manche des pigeons-voyageurs et invitent la population française à renvoyer ces pigeons avec des nouvelles.

Nous espérons que la population française, songeant aux graves conséquences de son geste, ne se prêtera pas à cette manœuvre, mais livrera ces pigeons et tous leurs accessoires  au bureau militaire allemand le plus proche ou à la mairie.

A l'avenir, toute personne qui livrera des pigeons-voyageurs ou le matériel servant à la transmission des nouvelles ou au lancement à terre du pigeon recevra une récompense par l'intermédiaire des Feldkommandanturs des départements du Calvados, de l'Orne et de la Manche.

Je compte sur la loyauté de la population et j'attends de toute personne qui découvrira des pigeons-voyageurs, etc., qu'elle les remette sans délai aux autorités allemandes ».

 

Janvier 1942   -   Révocation et démission d'office.   -    Le « journal officiel » publie un arrêté révoquant de ses fonctions M. Lanquetot, maire de Saint-Martin-de-Bienfaite.

Un autre arrêté déclare démissionnaire d'office de ses fonctions M. Lanquetot, conseiller d'arrondissement d'Orbec.   

 

Février 1943   -   Fait divers.   -   A Orbec, la fille aînée de M. Lucas, cherchant sa petite sœur  Marie-Thérèse, qui jouait dans le jardin, trouva la pauvre petite noyée dans un bassin d'arrosage profond de 0 m. 50 où elle avait dû tomber en jouant. 

 

Septembre 1943    -    Fait divers.   -   Lundi dernier, la carriole de M. Charles Le Clair, cultivateur à Notre-Dame-de-Courson, a versé, au carrefour de Meulles à Orbec, par suite d'un écart du cheval, contre le remblai surplombant le ravin de Montfort, profond de plus de 10 m. 

Le conducteur et son fils,  Raymond, ont roulé dans le précipice, mais le fils, retombant sur son père, s'est trouvé indemne. Il n'en a pas été de même de M. Le Clair qui, relevé par M. Hunou, du service de la Poste, devait expirer peu après d'un écrasement, de la cage thoracique et éclatement de la rate. Le malheureux laisse une famille de 10 enfants, de 1 à 16 ans.  

 

Mai 1944    -   Fait divers.  -   Deux anciennes domestiques de Mme A. de Colbert-Laplace, à Orbec, Germaine M……. et Paulette  avaient volé à leurs patrons pour 20.000 fr. de linge et de denrées et avaient détournées une somme de 20.000 fr. destinée à divers fournisseurs. Elles seront poursuivies.

 

Mai 1944    -   Fait divers.  -  Un commencement d'incendie, provoqué croit-on par une cigarette tombée sur un fauteuil, s'est déclaré dans une pièce au 2eme étage du magasin de nouveautés de M. Angot, Grande-Rue à Orbec. Grâce à l'intervention des pompiers, le sinistre a été enrayé en 1 heure, mais quand on pénétra dans la pièce, un veston de cuir dans lequel se trouvait un portefeuille renfermant 45.000 fr. avait été consumé.  

 

Juin 1944   -     Le terrorisme chez-nous.   -   Une nuit, des mains criminelles ont placé sur la façade de la bijouterie de M. Bernhard, grand'rue, à Orbec, un explosif dont la déflagration, lavers minuit, a causé une grande émotion dans le voisinage. D'importants dégâts ont été occasionnés au magasin et à l'immeuble et de nombreux carreaux brisés aux alentours. Les malfaiteurs sont activement recherchés.  

 

Août 1944  -  La guerre en Normandie.  -  Tout le long de la ligne au nord de Lisieux, les alliés poursuivent leur avance. Les villes libérées comprennent Villers-sur-Mer, Vimoutiers Laigle. Nous avons atteint Trouville et Orbec. Les restes de la 7e armée allemande sont menacés d'un nouvel encerclement avant d'atteindre les abords de la Seine-Inférieure.

 

Décembre 1944  -  Au Conseil municipal d’Orbec.  -  Réuni sous la présidence de M. Albert Morin, le Conseil municipal a voté une motion de confiance au gouvernement du général de Gaulle, puis a procédé à la constitution de divers commissions.

Une liste des immeubles détruits ou endommagés va être établie pour être remise au président du Syndicat des Sinistrés.

 

Janvier 1945  -  La circulation sur la R.N. 13.   -   Il est rappelé aux cyclistes empruntant la route nationale n° 13 (Cherbourg à Paris), classée route militaire, que la circulation n’y est  tolérée qu’à leurs risques et périls. (source B. L.)  

 

Août 1945  -  Les réquisitions allemandes.  -  Les personnes qui, sur l’ordre des allemands, ont déposé des pneumatiques, batteries et armes, peuvent retirer à la mairie les imprimé nécessaires à la confection de leur dossier. (Source B.L.)

 

Août 1945  -  Les jeux dangereux.  -  En frappant à coups de marteau sur un détonateur avec lequel il s’amusait, le petit Maurice Launay, 9 ans, demeurant rue du Moulin, à Orbec, a provoqué l’explosion de l’engin. Grièvement blessé aux mains, l’enfant a été transporté à l’hôpital de Lisieux.  (Source B.L.)   

 

Novembre 1945  -  L’heure des comptes.   -  Au cours de ses dernières audiences la Cour de Justice a prononcé les condamnations suivantes :  20 ans d’emprisonnement à la fille J. C……, 17 ans, d’Orbec, dénonciation de sa mère, et de onze habitants de la localité. 

15 ans de travaux forcés à la femme Denise D……., cultivatrice au Mesnil-Clinchamps, qui, ayant son cousin pour amant, s’était débarrassée de son mari en le dénonçant comme détenant un fusil de chasse. 

8 ans de prison à Charles H…., 19 journalier, et 5 ans, à son père Jules H…., manœuvre à Verrières, également poursuivis pour délation.

3 ans à deux autres mouchards, Dominico Bossalini, 39 ans, plâtrier à Bayeux et à la femme Marie B….., 43 ans, journalière à Troarn. Le mari de celle-ci est frappé de l’indignité nationale. (source B. L.)  

 

Novembre 1946  -  Un automobiliste pas commode.  -   M. Claude Louchard, boucher à Orbec, circulait en auto en compagnie d’un commis lorsqu’il fut doublé par un autre véhicule qui stoppa brusquement, le contraignant lui-même à arrêter sa voiture. Sous prétexte que M. Louchard ne lui avait pas laissé le passage assez vite, le chauffeur, qui serait un marchand de primeur de Bernay, s’est livré à des violences sur la personne du Boucher. (source B. L.)  

 

Novembre 1946  -  Un orbecquois grièvement blessé.  -   M. Eugène Rasse, 33 ans, domicilié rue de Livarot à Orbec, débitait du bois à l’aide d’une scie circulaire lorsqu’il fut violemment atteint au ventre par la projection d’une bûche. Transporté dans une maison de santé de Lisieux, le médecin a diagnostiqué une perforation de l’intestin. (source B. L.)

 

Novembre 1946  -  Un camion s’enflamme sur la route.  -   Au lieu dit « Beauvoir », prés d’Orbec, un incendie a détruit un camion automobile d’une entreprise de transports de Vimoutiers, chargé de cinq tonnes de paille.

Le sinistre a été provoqué par des charbons incandescents échappés du gazogène. Grâce à l’intervention des pompiers, le moteur et les roues avant du véhicule ont pu être sauvés. (Source B.-L.)

ORBEC  -  La  Rue Grande
ORBEC (Calvados)  -  La rue de Livarot
ORBEC  -  La Gare
ORBEC  -  La Poste
ORBEC (Calvados)  -  Rue Carnot
ORBEC (Calvados)  -  La Source de l'Orbiquet

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