UN SIÈCLE D'HISTOIRE DU CALVADOS

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PLESSIS - GRIMOULT

Canton d'Aunay-sur-Odon 

Les habitants de la commune sont des Grimoultais, Grimoultaises

Juillet 1842    -  Nouvelles locales.   -   On nous écrit d'Aulnay qu'à la suite d'une battue faite par les ordres de M. le maréchal Grouchy, deux loups ont été tués le 25, dans les bois de Mont-Pinçon. Il paraît, ajoute notre correspondance, qu'il y a encore au moins une demi-douzaine de ces dangereuses bêtes dans le bois d'Aulnay, et qu'on va s'occuper à les chasser sans relâche, pour tâcher de les détruire avant l'hiver, et de prévenir ainsi les ravages qu'ils ne pourraient manquer de causer. (source : L’Indicateur de Bayeux)

 

Mars 1866   -   Incendie.   -   Dans la nuit de samedi à dimanche, un incendie s'est déclaré dans le bâtiment appartenant au sieur Pierre Nicolle, cultivateur au Plessis-Grimoult, canton d'Aunay.

Les dégâts sont peu considérables. La malveillance, paraît-il, ne serait pas étrangère à ce sinistre. Une enquête est commencée.

 

Novembre 1867   -    Une foire.   -    Samedi, 23 novembre, c'était la foire au Plessis-Grimoult. Le temps était favorable et beaucoup de vendeurs et acheteurs s'étaient donné rendez-vous dans ce bourg, qui possède encore les restes d'une abbaye dont Bossuet fut abbé.

La marchandise était nombreuse et elle s'est bien vendue : moutons, vaches, porcs et vieux chevaux de rebut, tout était là et se vendait à des prix assez élevés.

Les filles à marier, (et c'est le moment des mariages), ont fait là leurs provisions de toile de ménage.

 

Octobre 1869   -   Une tornade.   -   Le 2 de ce mois, les habitants du Plessis-Grimoult ont été mis en grand émoi.

A midi, par une pluie battante, un sourd mugissement, semblable à un roulement de tonnerre, s'est fait entendre, au même instant, une trombe s'est produite sur une longueur de plusieurs kilomètres et une largeur moyenne d'environ 50 mètres, enlevant dans sa course effrénée les couvertures des maisons avec une violence telle qu'il n'y est resté, ni lattes, ni chevrons. Dans le cimetière, quelques tombeaux ont été renversés, plusieurs vitres ont été brisées et lancées à des distances considérables, un habitant a eu presque toute sa vaisselle cassée. La tourmente était telle que, plusieurs personnes prétendent avoir vu les murs de leurs maisons vasciller, une pauvre veuve, déjà cruellement éprouvée, a eu sa maison couverte en chaume complètement découverte. Toutes les maisons dévastées par la trombe étaient couvertes en chaume, des pommiers ont été arrachés et, lancés à plusieurs mètres, des arbres de 45 cent. de diamètre ont été rompus net. Cette trombe s'est produite du Sud au Nord.  

 

Mars 1872   -  Le gel.   -  Les désastres occasionnés par les gelées des nuits dernières sont plus graves qu'on ne je suppose généralement. Les lettres que nous recevons de divers points de la Normandie sont unanimes pour le reconnaître.

 

Avril 1872   -  Les maisons d’écoles.   -  Pour acquisition ou réparation de leurs maisons d'école, les communes ci-après ont reçu : Crouay, 1.200 fr. ; Saonnet et Saon, 490 fr ; Arromanches, 2.500 fr. ; Cauvicourt, 1.100 fr. ; les Loges-Saulces, 600 fr. ; Surville, 3.000 fr. ; Pennedepie, 3.000 fr. ; Hottot-en-Auge, 4.500 fr. ; Bény-Bocage, 6.000 fr. ; Plessis-Grimoult, 700 fr. ; La Roque, 2.000 fr. ; Truttemer-le-Grand, 6.000 fr.

 

Mai 1875   -   Fait divers.  -  Le jour de la foire de la Pentecôte, au Plessis-Grimoult, M. Jules Leroux a trouvé chez M. Émile Lebourgeois, aubergiste, une somme de 600 fr. en billets de banque, qui avaient été perdus par Madame Morin, dont le mari est meunier à St-Jean-le-Blanc. M. Leroux s'est empressé de rechercher la propriétaire des billets et les lui a remis, Mme Morin lui a donné une pièce de 2 francs comme récompense. 

C'est peu, eu égard à l'importance de la somme retrouvée, mais il paraît que l'émotion…., causée par la perte d'une pareille somme, ne laissait pas à cette dame la libre disposition de son esprit.

 

Mai 1879   -  Mort accidentelle.  -  Samedi, le nommé Jean-Jacques Bottet, âgé de 60 ans, rentier, demeurant au Plessis-Grimoult, s'était rendu à Clécy, pour affaires, chez son notaire. Le but de son voyage accompli, Bottet fit sans doute plusieurs stations dans les cabarets de l'endroit, car, en revenant, il prit la rivière pour le chemin de son village. Au moment où il n'était plus qu'à cinq pas de cette rivière, une jeune fille, qui suivait des yeux cet homme, lui cria de ne pas avancer, et s'élança à sa poursuite. Mais Bottet ne l'entendit pas et continua son chemin. Tout à coup il perd pied et tombe à l'eau. Retiré presque aussitôt, il ne put, malgré les soins qui lui furent prodigués, supporter les effets de cette douche improvisée, et quelques heures plus tard il était mort.  

 

Juin 1879   -  Incendie.  -  Un incendie a éclaté lundi, à 4 heures du soir, au Plessis-Grimoult, village de la Rivière et a détruit une étable et un grenier appartenant au sieur Eugène Grégoire. De prompts secours ont permis de sauver les bestiaux et de préserver les maisons voisines. Cet incendie a été causé par de la braise mal éteinte, déposée dans le grenier. Perte, 500fr., non assurée.

 

Juin 1879   -  Les récoltes.  -  A l'exception des foins, toutes les récoltes ont la plus belle apparence, les pommiers surtout, sont magnifiques de promesses, et font venir le cidre à la bouche des amis de cette boisson.  

 

Avril 1882  -  Encore et toujours les chiens.  -  Il y a quelques jours, un chien enragé a parcouru la commune de Plessis-Grimoult et a mordu tous les chiens qu'il a rencontrés, il a également parcouru les communes de Lénault et de Périgny, il a été abattu dans cette dernière.  

 

Novembre 1882  -  On nous demande. -  Si cette année, en la commune du Plessis-Grimoult, on fera comme il y a trois-ans, c'est-à-dire si l'administration attendra à Noël, à Pâques ou à la Trinité, et qu'il y ait deux pieds de neige, pour envoyer du bois à l'école. Il y a la de pauvres petits, de 6 à 7 ans qui viennent de près d'une lieue, et qui prendraient bien en arrivant un air de feu, pour, sceller leur petit corps, trempé jusqu'aux os.  

 

Décembre 1882  -  Chemins vicinaux. -  La commune du Plessis-Grimoult vient de perdre son procès contre l'entrepreneur du chemin vicinal de la Chapelle-Saint-Marc. C'est, dit-on, la faute du maire, dans ce cas, il devrait bien payer les frais.  

 

Mai 1887  -  Battues au sanglier.  -  Des battues au sanglier ont eu lieu dans le courant de la, semaine dernière, à Roucamps, Plessis-Grimoult et communes environnantes, sous la direction de M. Morin, lieutenant de louveterie de Vire. Deux sangliers ont été abattus.

 

Décembre 1890  -  Une dépouilleuse de cadavre.  -  Un fait scandaleux s'est passé au Plessis-Grimoult. Un malheureux, victime d'un accident survenu au cours de son travail, venait de succomber, quand sa femme, qui l'avait abandonné avec ses deux enfants pour se livrer au libertinage, revint au domicile conjugal et tenta d'enlever au mort le drap dans lequel on l'avait enseveli, sous prétexte qu'il était trop bon. Il a fallu, parait-il, l'intervention des autorités pour obliger cette femme indigne à quitter la maison. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Janvier 1891  -  Mort accidentelle.  -  La femme Françoise, 50 ans, au Plessis-Grimoult, lavait du linge, la semaine dernière, à la mare située près de l'église de Cauville. Ses mains ayant glissé sur la pierre du lavoir, cette femme tomba à l'eau. Des voisins l’aidèrent à en sortir, mais elle fut prise de tremblements et mourut quelque temps après.  (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Février 1891  -  Brutalité. — Procès-verbal a été dressé contre le nommé François Mogis, 53 ans, carrier au Plessis-Grimoult, pour coups à la dame Marie Martin, 36 ans, qui est couverte  de blessures.  (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Mai 1891  -  Terrible accident.  -  Le sieur Arthur Lemarchand, propriétaire au Plessis-Grimoult, revenait des fours à chaux de la Caisne avec un chargement de 4 000 kilog., lorsque, arrivé au lieu dit le Val-de-Curcy, il monta sur sa banne pour enfoncer un piquet qui menaçait de s'arracher. Le piquet vermoulu se rompit brusquement et le sieur Lemarchand, qui s'appuyait dessus, tomba entre les bras de sa voiture et sa jument. Le sieur Lemarchand ne perdit point son sang-froid, il rangea ses jambes sur lesquelles allait passer l'une des roues, mais, au même instant, ses mains furent prises sous l'autre et horriblement écrasées. Malgré l'atroce douleur qu'il éprouvait, il eut la force de reculer sa tête et de s'éviter une mort immédiate. 

La voiture passée, il se releva et appela au secours, puis tomba sans connaissance. Les artères du bras gauche laissaient le sang couler à flots, on parvint à l'arrêter avec des serviettes. 

Aujourd’hui, l'état du blessé est aussi satisfaisant que possible : le bras droit peut exécuter certains mouvements, mais on ignore ce qu'il adviendra du bras gauche. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Octobre 1892  -  Chacun son métier.  -  La fille de la femme Jules Mathan, 42 ans, journalière au Plessis-Grimoult, se trouvant prête d'accoucher, c'est la mère qui a fait l'opération. Elle sera sans doute poursuivie pour exercice illégal des accouchements. La fille Victor Mathan n'a que 21 ans. (Source  : Le Bonhomme Normand)  

 

Janvier 1893  -  Explication.  -  Dans notre dernier numéro, nous avons dit que, lors d'une adjudication de travaux à faire pour le compte de la commune du Plessis-Grimoult, on avait préféré un adjudicataire offrant 2 centimes de rabais à un sieur Huet qui en faisait 21. La raison en est bien simple : c'est que le sieur Huet, n'ayant pas rempli les formalités exigées, ne pouvait pas être déclaré adjudicataire. Ce qui est regrettable, surtout pour les intérêts de la commune. (Source  : Le Bonhomme Normand)

Juin 1893  -  Récoltes dans le Calvados.  -  Blé d'hiver, bon ; seigle, bon ; avoine de printemps, assez bonne ; orge de printemps, passable ; foin, peu abondant par suite de la sécheresse, pommes, récolte moyenne sur certains points, presque nulle sur d'autre.  (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Juin 1893  -  Morts subites.  -  Un nomade de 61 ans, disant demeurer à Saint-Denis-de-Méré et avoir deux enfants, dont un fils et une fille, est décédé subitement dans un bâtiment d'exploitation au sieur Alexandre Grusse, propriétaire à Cesny-Bois-Halbout. Il a dit plusieurs fois que sa fille demeurait à Elbeuf. 

— Au Plessis-Grimoult, mercredi dernier, une femme Perrine, 50 ans, d'origine bretonne, travaillait à casser de la pierre sur les carrières, lorsqu'elle s'affaissa en poussant un cri. Relevée aussitôt, elle rendit le dernier soupir sans avoir repris connaissance.  (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Juin 1893  -  Enfant martyr.  -  Émile Madeleine, carrier au Plessis-Grimoult, a épousé, l'an dernier, Amanda Basjardin, âgée de 20 ans de moins que lui. Au moment de son mariage avec Madeleine, la fille Basjardin avait un petit garçon, âgé aujourd'hui de 7 ans, qui est en butte aux coups et violences de sa mère qui le frappe avec un bâton. Pour l'empêcher de crier, elle lui ferme la bouche d'une main et se sert de l'autre pour taper, il lui est même arrivé une fois de le déshabiller pour lui administrer des coups. Si son mari veut prendre fait et cause pour le pauvre petit, il est lui-même frappé. Plainte a été portée contre cette mère dénaturée. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Décembre 1893  -  Blessures graves.  -  On vient d'arrêter les nommés Jules Jumel, 33 ans, cordonnier, et Albert Thouroude, 19 ans, carrier, demeurant tous deux au Plessis-Grimoult, pour violences envers le sieur Paul Hellouin, 22 ans, à Aunay-sur-Odon, qui est grièvement blessé à la tête. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Août 1894  -  Brutalités.   -  La femme Léonce Denaux, 22 ans, du Plessis-Grimoult, rencontrait la veuve Leharu et lui adressa la parole. Celle-ci qui est sourde ne répondit pas. La femme Denaux lui porta alors un coup au visage avec une telle violence que les os du nez furent fracturés. La femme Denaux aurait continué à assommer sa victime si le sieur Lion n'était venu au secours de cette dernière. Plainte a été portée. La femme Denaux prétend qu'elle a été provoquée. 

— Dans la nuit de dimanche, deux individus, qui étaient venus aux courses de Trouville, s'étaient réfugiés, la nuit, dans une prairie appartenant à un sieur Volard. Ils ont été brutalisés et frappés à tel point que l'un des malheureux a dû être conduit à l'hospice. Les auteurs de cette brutalité sont les nommés Chiquel, 28 ans ; Dumoutier, 18 ans ; Vauquelin, 25 ans, employés du sieur Volard. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Août 1894  -  Lâche et barbare.   -  M. Émilien Baloud, propriétaire au Plessis-Grimoult, avait mis son cheval au piquet dans un herbage situé auprès de sa maison. Le lendemain matin, il aperçut le cheval baigné dans une mare de sang. Pendant la nuit, un misérable avait frappé le cheval de deux coups de couteau à la tête. C'est assurément par vengeance. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Février 1895  -  Mortes de froid.   -  A Vire, on a trouvé morte chez elle la veuve Hamel, 67 ans, rue du Bourg-Neuf. La mort remontait à 2 jours et était due à une congestion causée par le froid.

— La semaine dernière, un fermier du Pléssis-Grimoult donnait asile, pour la nuit, dans une grange, à deux mendiants, Honoré Viel et sa femme. Le matin, Viel en se réveillant, a trouvé sa femme morte à côté de lui. Cause du décès : la misère et le froid.

Jeudi dernier, à 6 h. 1/2 du matin, on a trouvé dans sa voiture, à St-Julien-le-Faucon, le cadavre du sieur Désiré Bardel, 44 ans, fermier au Pré-d'Auge. Il avait succombé à une congestion causée par le froid.

— Mercredi matin, le commissaire de police de Lisieux se présentait chez une femme Héroult, rue Petite-Couture, surprise la veille en flagrant délit de vol. Il se trouva en présence de son cadavre. Elle avait succombé dans la nuit au froid et à l'alcoolisme. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Février 1895  -  Neige et froid.   -  L'hiver que nous traversons menace d'être un des plus longs que nous ayons eu depuis longtemps. Il est de nouveau tombé de la neige dimanche la nuit, et le froid continue. Les routes et les chemins sont impraticables. On s'étonne de l'inaction des administrations que cela concerne. Les bras inoccupés sont nombreux dans nos campagnes et en leur faisant appel on pourrait rétablir la circulation sur beaucoup de points, au besoin, on pourrait avoir recours aux prestataires. Si cet affreux temps continue, les navires ne pourront plus arriver à Caen. L'Orne est prise et le paquebot La « Dives » est resté huit jours retenu par les glaces près de Longueval. Il n'a été dégagé que mercredi matin. Quant au canal, les glaçons l'encombrent. Cette situation est d'ailleurs générale. La Seine est prise à Paris et à Rouen. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Mai 1895  -   La rage.  -  Samedi, au Plessis-Grimoult, un chien enragé, venant de St-Jean-le-Blanc, a mordu plusieurs chiens. Il a été tué d'une coup de fusil. Les propriétaires des chiens mordus, les ont fait abattre, sauf un, qui s'obstine à garder le sien. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Février 1896  -  Accident de travail.  -  siré Bougiard, domestique au Plessis-Grimoult, était occupé à fagoter, lorsque sa serpe dont il se servait, vint, par suite d'un faux mouvement, s'abattre avec force sur le bras gauche. Le sang se mit aussitôt à couler si abondamment qu'on craignit un moment que l'artère ne fût atteinte. Heureusement, le docteur constata que la blessure n'avait pas une sérieuse gravité. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Février 1896  -  La chasse au lapins.  -  La chasse au lapin qui était permise en temps prohibé vient d'être singulièrement restreinte. Elle ne sera plus permise que pour huit jours seulement aux propriétaires et fermiers, qui auront donné des preuves de l'abondance du lapin sur leurs terres et des ravages causés par lui. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Février 1896  -  Congés des jours gras.  -  Les congés des jours gras dans les lycées et collèges ont été fixés aux lundi 17 et mardi 18 février. Les cours reprendront le mercredi 19. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Février 1896  -  Mouvement de la population dans le Calvados.  -  Voici le relevé de la population dans notre département en 1895. Population : 429 417 habitants ; mariages, 2 895 ; divorcés, 100 ; naissances, 8 453, dont 7 436 légitimes et 1 017 illégitimes ; décès, 10 709. Excédent des décès sur les naissances. 2 256. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Avril 1897  -  Coups de couteau.  -  AU cours d'une lutte qu'il avait provoquée, étant ivre, Louis Coquelin, 37 ans, domestique au Plessis-Grimoult, a blessé d'un coup de couteau à l'épaule le sieur Victor Marie dit Davy, 33 ans, cultivateur. Deux jeunes gens, les sieurs Lair et Gautier, venus pour séparer les combattants, furent aussi frappés avec le même couteau. Le premier fut atteint à l'oreille gauche et le second eut le bord de son chapeau coupé. Plainte a été portée. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Janvier 1898  -  Mutilation d’arbres.  -  Un lâche individu a bêtement mutilé, avec un instrument tranchant, sept pommiers au sieur Marguerite. cultivateur au Plessis-Grimoult. Préjudice : cinquante francs. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Août 1898  -  Affaires de moeurs.   -   Le 25 mai, vers quatre heures, comme les petites filles sortaient de l'école du Plessis-Grimoult, Léon Harel, 20 ans, ouvrier carrier, entraînait dans les champs la petite Mary, 6 ans, et la petite Labbé, sous prétexte de leur donner un nid. Quand il fut éloigné du chemin, il renvoya la petite Labbé et se jeta sur la petite Mary qu'il renversa en la serrant fortement à la gorge. Puis, après lui avoir mis son chapeau sur la bouche pour l'empêcher de crier, en lui disant de rester tranquille ou qu'il allait la tuer, il se livra sur elle à de coupables attouchements. Plusieurs vols ont été relevés contre ce jeune vaurien qui a été condamné à 10 ans de travaux forcés. — Défenseur, Me  Adam.

— Joseph Bazin, 19 ans, domestique à Chouain, convaincu d'avoir commis un attentat à la pudeur sur une petite, fille âgée, de 9 ans, a été condamné à 4 ans de prison. — Défenseur, Me  Guernier. 

— Jean Cangina est un jeune dépravé de 16 ans : il est né à Lisieux et était ouvrier fileur à Glos. Il est accusé d'attentat à la pudeur avec violence sur une petite fille de 10 ans. Il a été condamné à 5 ans de prison. — Défenseur, Me Levillain. 

— Louis Delarue, 20 ans, demeurant à Trouville, a, le 3 juillet, à Trouville, consommé avec violences un attentat à la pudeur sur une petite fille âgée de moins de quinze ans. Il est condamné à six ans de réclusion.— Défenseur. Me  Delahaye. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Octobre 1898  -  Incendies.   -   Au Plessis-Grimoult, de 7 hectares de bruyères à divers propriétaires. Pertes, 100 fr.

— A Beuzeval, chez le sieur Coutain, hôtelier. Pertes, 23 000 fr. Assuré.

— De 1 200 gerbes de blé au sieur Baunieux, à Croisilles.

— De 3 meules de grains au sieur Delauuay, aux Moutiers-en-Cinglais.

— De 11 meules de récoltes contiguës les unes aux autres, consistant en blé, avoine, orge, sarrasin, foin et paille, au sieur Evremond Houel, cultivateur à May-sur-Orne. Pertes, 19 000 francs. Assuré,

— Chez la veuve Voisin, à Basseneville. Pertes, 1 300 fr. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Février 1907  -  L'impôt sur le revenu.  -  Contrairement à ce qui avait été annoncé officiellement, ce n'est pas au conseil des ministres de samedi que le gouvernement délibérera sur le projet d'impôt sur le revenu qu'a préparé M. Caillaux. 

Il est très probable, d'ailleurs, que les ministres ne se réuniront pas samedi et que le prochain conseil n'aura lieu que la semaine prochaine.

D'autre part, M. Caillaux a demandé à ses collègues de lui réservé une séance toute entière du conseil des ministres pour l'examen de son projet. Et le gouvernement a, au préalable, une série de questions à régler, qui l'obligeront à ajourner sa délibération sur le travail de M. Caillaux. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Février 1907  -  L'impôt sur les Bicyclettes.  -  L'article 3 de la loi du 17 avril 1906 a transformé la taxe sur les vélocipèdes en impôt indirect. Complétant ces dispositions, l'article 23 de la loi de finances du 30 janvier 1907, a décidé que la perception de cet impôt serait assurée par l'apposition sur les machines de plaques renouvelables annuellement et dont le prix est fixé à 3 fr. par plaque pour les vélocipèdes ordinaires et à 12 francs par place pour les motocycles. 

L'administration des contributions indirectes, chargée de l'exécution de ces prescriptions et de la vente des plaques au public, informe les détenteurs de vélocipèdes qu'ils sont tenus de munir immédiatement (au plus tard pour le 1er mars 1907) leurs appareils de nouvelles plaques de contrôle modèle 1907, et qu'ils pourront s'en procurer en faisant connaître leur nom  et leur adresse dans l'un des bureaux désignés. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Février 1907  -  Nomination d'un maire.  -  M. Paul Bisson a été élu maire de Plessis-Grimoult en remplacement de M. Rogue, décédé. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

12 juin 1912  -  Coup de revolver.   -   Une affaire singulière fait grand bruit dans la région. M. Armand Nicolle a injurié est tiré deux coups de revolver sur la jeune Louise Madelaine, 15  ans, qui était venue voir sa mère domestique chez M. Nicolle. Ce dernier vit en très mauvaise intelligence avec le mari de sa bonne. M. Alcide Madelaine, journalier à la Motterie,  commune de Lénault, et lui a même interdit de maître les pieds chez le lui. M. Madelaine a porté plainte contre M. Nicolle et une enquête est ouverte sur cette histoire bizarre.

 

Juillet 1915   -   Retour tragique.  -    Le sieur Alfred Quevillon, 29 ans, cultivateur au Plessis-Grimoult, canton d'Aunay-sur-Odon, mobilisé depuis le début de la guerre au 23e dragons, était venu en permission de quatre jours. Il fit le tour de la propriété et, en rentrant, demanda à sa femme où se trouvaient les bestiaux qu'il avait laissés à son départ, onze bêtes à cornes et deux chevaux. Sa femme lui avoua les avoir vendus. Pris de désespoir, Quevillon alla se pendre dans son étable. Il était père de deux enfants.

 

Octobre 1915  -  Tuée d’un coup de pied de cheval.  -  M. Auguste Marie, cultivateur au bourg de Plessis-Grimoult, revenait de couper du sainfoin avec sa faucheuse. Il conduisait ses  chevaux par la bride.  Sa servante, la jeune Émilienne Boulland, 16 ans, à laquelle  il avait confié une jument, le suivait un peu en arrière. Chemin faisant, il se vit dépasser par cette jument. Il se retourna et aperçut sa servante tombée à terre. Il se porta aussitôt à son secours et constata qu’elle avait reçu un coup de pied à la tempe gauche. M. Marie transporta la  malheureuse chez lui, mais elle expira à son arrivée. On suppose que la jeune servante, tenant la jument à bout de longe, aura voulu l’arrêter et aura reçu ainsi une ruade de cette jument qui d’ordinaire, était très douce.  

 

Octobre 1915  -  Tuée par une ruade.  -  M. Auguste Marie, 49 ans, cultivateur au Plessis-Grimoult, canton d'Aunay-sur-Odon, revenait, avec deux chevaux, de couper du sainfoin. Sa servante, Émilienne Bouland, 16 ans, le suivait, tenant en mains une jument. Soudain, sans que rien ne le fit prévoir, la jeune fille reçut une ruade à la tempe gauche et s'affaissa. M. Marie la transporta chez  lui, où elle expira.

 

Mars 1918  -  Commencement d’incendie.  -  Le 27 mars, un commencement d'incendie dont les causes sont inconnues éclatait dans un bois appartenant à M. le marquis de Pontavice, le feu avait pris naissance dans des herbes sèches bordant la route. Le garde particulier Boulland, aidé par Mme Caval et sa fille, purent après une heure d'efforts, circonscrire le fléau. Un hectare environ de jeune bois taillis a été parcouru, par le feu, causant un préjudice de 200 francs.

 

Septembre 1918  -  Un imprudent.  -  Le permissionnaire Arthur Joimel, 28 ans, du 28e d'infanterie, travaillait dans un champ de Sarrazin qui appartient à M. Legrégeois, maire du Plessis-Grimoult. Il avait emporté un fusil de chasse avec l'espoir de rencontrer du gibier en cours de route. Il commit l'imprudence en causant avec des amis, de s'appuyer sur la canon. Le coup partit et Joimel fut grièvement blessé à la main droite. Après avoir reçu les premiers soins de M. le docteur Delmas, à Aunay-sur-Odon. Il a été hospitalisé à Caen.

 

Novembre 1918  -  Incendie.  -  Un violent incendie a détruit au Plessis-Grimoult, village du Ruet, un immeuble appartenant à Mme veuve Duclo et occupé par Mme Edmond Lamothe. Les pertes du locataire s'élèvent à 16.000 francs. Celles du propriétaire n'ont pu encore être évaluées.

 

Janvier 1924  -  Pour ne pas revenir bredouille.  -  Le 28 décembre, Madelaine Paul, âgé 24 ans, journalier à Saint-Jean-le-Blanc, chassait le pigeon ramier, mais ayant aperçu dans un champ un superbe coq, il le visa, le tua et l'emporta. La propriétaire de l'animal, Mme Mary, journalière à Plessis-Grimoult, prévenue par des voisins témoins de la mort de l'infortuné coq, a porté plainte contre ce chasseur sans scrupule.

 

Février 1926  -  Service postal.  -   Une agence postale sera ouverte au Plessis-Grimoult (Calvados), le 1er  mars 1926.

La circonscription postale de ce bureau comprendra la seule Commune du Plessis-Grimoult. Le libelle de l'adresse des correspondances aura par suite, désormais a être libellé comme suit : M. X….. (profession ou qualité, en Plessis-Grimoult (Calvados).

 

Avril 1929  -  Incendie.  -  M. Alphonse Jamot, maire de la commune du Plessis-Grimoult, et venu déclarer à la gendarmerie qu'un incendie dont les causes sont inconnues, s'était déclaré dans le bois de Mont-Pinçon. Une grande quantité d'ajoncs ont alimenté le brasier. Les dégâts sont de peu d'importance.

 

Juillet 1929  -  La température.  -  La chaleur après laquelle tout le monde aspirait en raison des vacances et pour la maturité des récoltes, est survenue brutalement. Et c'est maintenant  une température torride que nous avons à subir, avec des 30° et même plus à l'ombre.

L'absence de vent rend encore cette chaleur plus difficile à supporter et les travaux des champs sont devenus très pénibles dans cette véritable fournaise. Cependant, mardi, le ciel commençait à se couvrir et l'orage semblait proche. Espérons que des pluies viendront rafraîchir la  température, mais souhaitons cependant qu'elles ne soient pas trop fréquentes et que  nous ayons un été suffisamment sec.

 

Septembre 1929  -  La sécheresse.  -  Le temps magnifique dont nous jouissons a aussi ses inconvénients. Aux cas d'insolation toujours possibles et aux véritables souffrances physiques que cause une température aussi élevée, il faut ajouter le manque d'eau qui commence à inquiéter sérieusement les agriculteurs.

Non seulement, il ne pleut pas depuis plusieurs jours, mais l'année presque entière a été d'une sécheresse inaccoutumée. A la campagne, les cultivateurs qui n'ont pas de source sur leur propriété, ou de puits, sont obligés d'aller chercher l'eau à la rivière pour les besoins de leur ménage et pour abreuver les bestiaux, et de la faire charrier à des distances quelquefois très grandes, d'où une gêne sensible et des dépenses considérables.

Les villes ne sont pas moins à plaindre. Pour abattre la poussière et donner un peu de fraîcheur dans les rues, elles sont obligées de faire arroser, ce qui grève incontestablement le budget.

 

Février 1944  -  Dissolution du Conseil municipal.  -  Le Conseil municipal du Plessis-Grimoult, se trouvant duit à un effectif qui ne lui permet pas de gérer de façon satisfaisante
les affaires communales, vient d'être dissous et une délégation spéciale a été désignée.

 

Février 1944  -  Attentat à main armée.  -  La paisible commune du Plessis-Grimoult vient d'être mise en émoi par l'arrivée inopinée, l'autre soir, vers 20 heures, d'un individu chez Mme Jamet, mère de M. Jamet, instituteur à Saint Pierre la Vieille. Armé d'un couteau, le gangster demanda de l'argent. Effrayée, la pauvre femme lui remit son sac à main contenant 1.200 fr.

En se retirant, l'indésirable visiteur assura qu'il reviendrait. Un ou plusieurs individus faisaient le guet. Ils devaient être en automobile, car Mme Jamet a parfaitement perçu le bruit d'un moteur qui d'ailleurs fut remis en marche avec difficulté.  

 

Août 1944  -  Violents combats.  -  Les britanniques ont forcé le passage de l'Orne en aval de Thury-Harcourt est établi une tête de pont large de trois kilomètres. C'est vainement que les allemands ont contre-attaqué pour les rejeter sur l'autre rive du fleuve.

Au cours de la nuit d'hier, par un brillant clair de lune, 1000 bombardiers ont attaqué la charnière du front au sud de Caen. Les britanniques ont enlevé le Mont-Pincon, pivot général de la ligne de feu qui apparaît maintenant comme le symbole de la valeur des unités d'infanterie et des chars qui les ont soutenus dans leur assaut de douze heures contre la position. 

 

Août 1945  -  Une mine explose : un mort.  -  Dans l’explosion d’une mine provoquée par la passage sur l’engin d’une voiture conduite par M. Courtoncelle, un forgeron du Plessis-Grimoult, M. Ferdinand Bouville, 45 ans, a été tué. Le malheureux était père de huit enfants. (Source  : Le Bonhomme Libre)

 

Décembre 1946  -  Une série d‘attentats mystérieux au Plessis-Grimoult.  -   Six attaques à main armée, dont l’une a causé la mort d’une cultivatrice, se sont déroulées au  Plessis-Grimoult, provoquant un légitime émoi parmi les populations de la région d’Aunay-sur-Odon.

Samedi, dans la soirée, Mme Duchemin, 44 ans, dont la ferme est située sur la route qui mène à Condé-sur-Noireau, au lieu dit « Champ-Pinçon », était occupée dans sa cuisine lorsqu’un ou plusieurs individus en franchirent le seuil. Son mari, qui était dans la pièce voisine, entendit soudain le claquement d’une détonation. S’emparant de son fusil de chasse, M. Duchemin surgit dans la salle où il trouva sa femme frappée à la poitrine d’une balle de revolver. C’est en vain qu’il chercha, dans la nuit noire, à découvrir l’assassin.

Transportée à l’hôpital de Caen, Mme Duchemin y décédait quelques heures après.

Tandis que les gendarmes d’Aunay procédaient à leur enquête, d’autres agressions se produisaient dans la journée de dimanche. Vers 23 h. 15, trois coup de feu étaient tirés à travers une fenêtre de l’habitation de M. Lefèvre, cultivateur au bourg. Dans l’espace d’une heure quatre autres habitations : M. Fernand Rocques, Mme Vve Maurice, M. Lelouvier et M. Rocques père, ont été l’objet d’agressions commises dans des circonstances presque semblables.

Par bonheur aucun d’eux ne fut blessé. M. Rocques père tira au jugé deux coups de fusil aux-quels il fut répondu par une salve.

Se trouve-t-on en présence de l’œuvre d’un fou ou d’une vengeance systématiquement poursuivie ? C’est ce que le Parquet de Vire avec l’aide de la gendarmerie s’efforce d’établir. (Source  : Le Bonhomme Libre)

 

Septembre 1947  -    La mort sous les pas.     On a découvert dans un champ où il travaillait, au Plessis-Grimoult, le corps affreusement mutilé de M. Maurice Châtel, 54 ans, ouvrier agricole, demeurant à Carville. Le malheureux avait été tué par l’explosion d’une mine. (Source  : Le Bonhomme Libre)

 

Novembre 1952  -  La télévision.  -  Essais d’un émetteur provisoire de télévision "à polarisation horizontale " sur le Mont-Pinçon.

 

Juillet 1956  -  l'Émetteur TV.  -  Mise en service de l'émetteur TV du Mont Ponçons : une tour de 202 m sur une butte de 345 m, point culminant du Calvados. Du 30 août au 2 septembre, le Mont Pinçon émet un programme quotidien, de 19 h 30 à 22 h 30 ou minuit, pour les téléviseurs de démonstration.

PLESSIS-GRIMOULT  -  L'Abbaye, ancienne Tour         
PLESSIS-GRIMOULT  -  Les Écoles et la Mairie
LE PLESSIS-GRIMOULT  -  Le Mont-Pinçon

6.   LE PLESSIS-GRIMOULT (Calvados)

Un Coin du Bourg

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