UN SIÈCLE D'HISTOIRE DU CALVADOS 1
MAGNY - la - CAMPAGNE

Canton de Bretteville-sur-Laize

Les habitants sont les Magnésiens, Magnésiennes


Octobre 1842    -  On écrit de Lisieux, 1er octobre.   -   « Les incendies ont désolé l'Allemagne et l'Angleterre, ils font aussi invasion dans notre département.

« Mardi soir, à Vaux-la-Campagne, le sieur Pitron, fermier de Mme de Marguerie, était à conduire à son ménage une de ses filles qu'il venait de marier, à son retour il ne restait plus qu'un vaste brasier de sa grange, contenant 7 000 gerbes de grain. On attribue le fait à la malveillance.

« Jeudi, à 9 heures, le tocsin sonnait à Lisieux, le feu s'était déclaré dans un magasin de nouveautés, situé grande rue, près le pont, grâce à de prompts secours et à la proximité de la rivière, le feu a pu être concentré et la maison qui est en bois préservée, mais tout a été perdu dans le magasin, dont on n'a retiré, avec les crocs, que des lambeaux brûlés et inondés. On dit qu'il était assuré depuis quelques mois pour 40 000 francs ». (source : L’Indicateur de Bayeux) 

 

Août 1867   -   Furetage.   -    On m'écrit de Magny-la-Campagne qu'une brave femme habitant cette commune, et veuve depuis quelques mois à peine, est allée trouver une sorcière des environs, pour lui demander, à la veille de convoler en secondes noces, si son premier mari était au paradis.

Non, a répondu gravement l'homme aux évocations, et cela par votre faute.

Est-y bien possible, s'est écriée l'épouse consternée !... par ma faute.

Oui, les cornes de votre défunt étaient si hautes, qu'elles l'ont empêché de passer sous la porte du paradis. Avis aux nouveaux prétendants.  

 

Avril 1868   -   Découverte d'un cadavre.   -   Le 21 de ce mois,, à dix heures du soir, le nommé Beauguillot Abel, âgé de 67 ans, ouvrier dévideur, à Condé-sur-Ifs, a été trouvé sans vie sur l'ancien chemin de Saint-Pierre-sur-Dives à Saint-Sylvain, territoire de la commune de Magny-la-Campagne.

La levée du cadavre a fait reconnaître que la mort était le résultat d'une apoplexie foudroyante déterminée par une bronchite chronique.  

 

Janvier 1869   -   Un découverte d'un cadavre.   -   Samedi dernier, sur le territoire de la commune de Magny-la-Campagne, dans une pièce de terre bordant le chemin de Mezidon, on a trouvé près d'une haie le cadavre d'un enfant nouveau-né du sexe masculin, enveloppé d'un lambeau d'étoffe.

La constatation légale a fait découvrir que cet enfant était né viable, à terme, qu'il avait existé 24 heures environ et que sa mort devait être attribuée à une congestion produite par le froid.

On ignore, quant à présent, quelle est la mère de cet enfant.  

 

Avril 1870   -   Fait divers.   -   L'église de Magny-la-Campagne, sur la demande de son curé, vient de recevoir de S.M. l'Empereur, un très bel ostensoir.  

 

Juin 1871   -  Fait divers.   -   Par arrêté du 21 de ce mois, le Conseil de Préfecture du Calvados a annulé l'élection de M. Pitrou, maire de Magny-la-Campagne.

M. Pitrou était maire sous l'empire. Le 4 septembre, il fut remplacé par un homme honorable, qui sut avec autant de tact que de fermeté, traverser les moments si difficiles de l'occupation du pays.... par l'armée auxiliaire. Lors des élections municipales, on exploita contre lui le mécontentement causé à la population par les réquisitions de toute nature qui lui étaient  imposées, et M. Pitrou fut nommé maire.  

 

Juin 1874   -   Suppression d’enfant.  -   Un événement assez dramatique par la peu de temps dans lequel il s'est accompli, par le sang froid et le courage relatif de celle qui a joué le principal rôle, vient de se passer à Magny-la-Campagne, canton de Bretteville-sur-Laize. La servante de M, Lejeune était levée, l'un de ces matins, plus tôt que d'habitude pour traire ses vaches, sa maîtresse la vit entrer dans l'appartement où elle devait prendre les vases nécessaires, et, comme elle y séjournait plus longtemps que de raison, M. Lejeune s'y rendit à son tour et lui adressa quelques reproches. Sur l'observation de cette fille qu'elle se trouvait indisposée, il fit atteler, et par son domestique, la fit transporter chez ses parents, qui habitent non loin de là. 

Un peu plus tard, un homme de journée, en entrant à son tour dans l'appartement, s'aperçut qu'un grave événement s'y était passé : un enfant nouveau-né et mort fut trouvé dans un des nombreux sacs vides qui étaient placés dans un coin. La justice fut prévenue, et le parquet de Falaise fit procéder aux constatations légales en présence de la fille Léonie Sabine, laquelle avait été arrêtée. L'autopsie du petit cadavre a démontré que l'enfant était mort-né et qu'on se trouvait en présence d'une tentative de suppression de corps et non d'un infanticide.  

 

Mai 1877   -  La pluie.  -  Il résulte d'observations faites que, dans l'espace de huit mois (du 28 septembre 1870 au 28 mai 1877), il y a eu dans nos contrées 131 jours de pluie.

 

Juin 1877   -  Un cheval tué par les mouches.  -  Mardi, un cultivateur de la commune de Magny-la-Campagne avait eu l'imprudence de mettre son cheval au piquet le long de plusieurs ruches à miel. Le matin, les mouches ont attaqué le pauvre animal, qui n'a pas tardé à succomber, une grande quantité de mouches s'étant introduites par les naseaux.  

 

Décembre 1880  -  Est-ce un infanticide ?  -  Vendredi, à Magny-la-Campagne, on a trouvé, dans une mare, le corps d'un enfant nouveau-né du sexe féminin, paraissant avoir séjourné quinze jours environ dans l’eau. Aucun linge n'enveloppait le cadavre. Malgré les recherches faites pour découvrir l'auteur de ce crime, il est encore aujourd'hui resté inconnu. 

 

Décembre 1880  -  Tirage au sort.  -  Les opérations du tirage au sort des conscrits de la classe 1880 commenceront le 24 janvier.

 

Décembre 1880  -  Recensement de la population.  -  Le recensement quinquennal de la population commencera le 15 janvier prochain.

 

Juin 1887  -  Les fortes chaleurs.  -  Les fortes chaleurs que nous subissons ne sont rien auprès de celles que nos pères eurent à supporter. Ainsi, en 1803, la Normandie vit s'écouler une période de quatre-vingt-quinze jours sans pluie. En 1811, année de la fameuse comète, les rivières tarirent dans plusieurs départements. En 1844, nouvelles chaleurs, le thermomètre resta stationnaire entre 50 et 60 degrés. Dans quelques départements, les bestiaux périrent faute d'eau. En 1859, 1860, 1869 et 1874, le thermomètre monta à 38 degrés. L'année dernière, il y eut 20 degrés au mois d'octobre, température exceptionnelle pour la saison.

 

Juillet 1887  -  La sécheresse.  -  Si le temps devenu si chaud, si serein, n'est pas défavorable aux céréales, la maraicherie se plaint vivement de la sécheresse prolongée, les légumes et les fruits ont soif. D'autre part, les vers rongeurs, qui font, sous terre, la guerre à nos récoltes, se développent à l'aise, la pluie ne venant plus les noyer. On demande un peu d'eau.

 

Août 1887  -  L’assassinat de Magny-la-Campagne.  -  Dimanche soir, vers dix heures, un individu, étranger au pays, qui travaillait depuis quelque temps chez le sieur Leboucher, fermier à Magny-la-Campagne, en sortant de chez le sieur Toutain, aubergiste, s'est querellé, puis battu avec un jeune homme de la commune. Ce dernier venait d'avoir la lèvre supérieure traversée par un coup de couteau, quand passa le nommé Henry Parfait, de Cesny-aux-Vignes, domestique chez le sieur Heuzé, meunier à Condé-sur-Ifs. L'assassin se jeta, sans autre provocation, sur ce malheureux jeune homme, lui administra plusieurs coups de couteau dans le haut de la cuisse gauche, puis se sauva. Parfait fit quelques bonds, puis tomba raide mort, à bout de sang.

Dès le lendemain matin, l'assassin a été arrêté. L'assassin, lorsqu'il s'est embauché chez le fermier, n'avait aucuns papiers. Il est regrettable de voir ainsi occuper, sans garantie aucune, des étrangers et, cela toujours an détriment des ouvriers du pays. Henry dit Parfait, la victime, est âgé de 22 ans, le meurtrier est un nommé Louis-Antoine Duchesne, âgé de 21 ans, né à  Mantes.  

 

Mars 1891  -  Les voleurs d’église.  -  Dans la nuit de vendredi à samedi, des voleurs ont pénétré en forçant une porte dans l'église de Magny-la-Campagne. Ils ont brisé le tronc qui se trouvait au bas de l'église, mais n'ont rien trouvé de dans. Ensuite, ils ont voulu forcer la porte de la sacristie, mais ils n'ont pu réussir à l'ouvrir. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Avril 1891  -  Huit maisons brûlées.  -  Vendredi soir, un incendie, dont la cause est restée inconnue, a éclaté à Magny-la-Campagne, canton de Bretteville-sur-Laize, dans une maison d'habitation appartenant au sieur Bacon, 69 ans. L'incendie était activé par un vent violent qui projetait sur les habitations voisines les débris enflammés de la toiture, aussi, en peu de temps, sept autres maisons devinrent-elles la proie des flammes et tous les secours furent inutiles. Les habitants réussirent à quitter leurs maisons et à sauver une partie de leur mobilier. Pertes, 21 600 fr., dont 2 500 seulement sont couvertes par des assurances. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Février 1892  -  Attaques nocturnes.  -  L'autre semaine, en revenant de la foire de Saint-Pierre-sur-Dives, le sieur Leboucher, cultivateur à Magny-la-Campagne, fut arrêté et terrassé par d'audacieux malfaiteurs et dépouillé de son portefeuille contenant 350 fr. Mis en goût par cette aubaine, les bandits recommencèrent lundi de la semaine dernière. Comme le sieur Leboucher revenait de Saint-Pierre, le soir, un homme sauta à la tête de son cheval et arrêta la voiture. Un autre homme et une femme jetèrent des pierres au sieur Leboucher qui fut blessé et lui enlevèrent son porte-monnaie contenant 270 fr., puis s'enfuirent. Les coupables n'ont pas tardé à être découverts. Ce sont les nommés Leconte, ancien domestique à Douville, déjà plusieurs fois condamné, Yssembourg, 31 ans, rempailleur de chaises à Douville, et la femme Ratier, 25 ans, concubine de ce dernier. Yssembourg est en fuite. Sa concubine et Leconte ont été arrêtés. Ce dernier a avoué.  (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Février 1892  -  La neige.  -  Mardi, l'hiver a fait sa rentrée. La neige est tombée en abondance. Mercredi, il y en avait une couche de 25 centimètres dans les rues de Caen. Dans les campagnes, la neige amoncelée rendait la circulation difficile en certains, endroits.  (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Février 1892  -  Arrestation importante.  -  On se rappelle cette agression nocturne dont a été victime il y a quelque temps un cultivateur de Magny-la-Campagne, M. Leboucher. Les coupables avaient été découverts, mais l'un deux, Yssembourg, avait réussi à déjouer les recherches de la justice. Il a été arrêté mercredi à Surville dans la maison du sieur Vauquelin. Les voisins qui savaient cette maison inhabitée, furent étonnés de voir les cheminées fumer. On pénétra à l'intérieur et on découvrait Yssembourg qui se chauffait paisiblement devant un bon feu qu'il venait d'allumer, après avoir dévalisé la maison.  (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Novembre 1892  -  Un garde à tout faire.  -  Le garde champêtre de Magny-la-Campagne, le sieur Besnier, est en train de passer à la postérité. Il fait tout, excepté la police, dans la commune, et, au moindre mot plus haut l'un que l'autre, au moindre geste, v'lan en correctionnelle pour outrages. 

En dehors de ses fonctions, ce pauvre vieux se croit toujours garde champêtre. Le père Louis Adrien, 73 ans, ne voulait pas payer son propriétaire parce qu'il tombait de l'eau comme du chien dans la maison qu'il habitait. Le propriétaire chargea le garde de lui réclamer ses loyers, ce qui ne le regardait pas. Mais, le père Adrien lui ayant fait voir la lune à un mètre, Besnier le déféra au tribunal correctionnel de Falaise qui a donné une bonne leçon au garde de Magny, en acquittant le père Adrien. Espérons que maître Besnier en profitera. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Juin 1893  -  Un cheval tué par la foudre.  -  La semaine dernière, un orage accompagné de grêle a éclaté sur la commune de Magny-la-Campagne. La foudre est tombée en plusieurs endroits, notamment sur un cheval de 900 francs qui était au piquet et appartenait à M. Fernand Quesnot. Le cheval était assuré. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Octobre 1893  -  A propos de suicide.  -  La famille du sieur Hippolyte Toutain, boucher à Magny-la-Campagne, qui s'est pendu dernièrement, nous écrit que ce malheureux ne s'est pas donné la mort parce qu'il était au-dessous de ses affaires, mais pour mettre un terme aux souffrances qu'il éprouvait. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Janvier 1896  -  Parents, veillez.  -  A l'occasion de la nouvelle année, une distribution de jouets et de bonbons a été faite aux enfants de l'asile de Port-en-Bessin. Un bambin de 5 ans, Jules Poitevin, ayant reçu les étrennes de l'asile venait de rentrer chez ses parents, lorsqu'il monta sur une chaise pour placer son joujou sur la cheminée sous le manteau de laquelle se trouvait un fourneau contenant une casserole d'eau bouillante. En redescendant, Jules Poitevin perdit l'équilibre et renversa la casserole dont le contenu tomba sur lui. il est mort quelques jours après dans de cruelles souffrances. 

— Il y a quelques jours, à Magny-la-Campagne, Elisa Rivière, 3 ans, est tombée accidentellement dans le feu, et. personne n'ayant pu lui porter secours, la malheureuse enfant a été brûlée vive. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Janvier 1896  -  Attention.  -  Le ministre vient d'ordonner que les auteurs d'acte de cruauté ou de mauvais traitements excessifs envers les animaux, soient rigoureusement poursuivis,  ainsi que les personnes qui se servant de chien pour faire traîner leurs camions. (Source : Le Bonhomme Normand))

 

Janvier 1896  -  Tentative de viol.  -  Dernièrement, vers 4 heures de l'après-midi, Mme Lamy, femme d'un employé de la gare de Mézidon, accompagnée d'une petite fille, fut arrêtée, près du calvaire de Magny-la-Campagne, par un sieur Modeste Grenier, domestique, qui après lui avoir demandé le chemin à suivre pour aller à Escures-sur-Favières, se jeta sur elle et tenta de lui faire subir les derniers outrages. Il la mordit cruellement à diverses reprises, tout en la frappant. La petite fille courut chercher du secours. Le malfaiteur a été arrêté et conduit à la gendarmerie de Mézidon, où il à été veillé toute la nuit par deux gendarmes parce qu'il voulait attenter à sa vie. 

Grenier est un repris de justice, ayant déjà subi sept condamnations. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Avril 1897  -  Imprudence.  -  La dame Théophile Mary, 60 ans, propriétaire à Magny-la-Campagne, avait, pour garder sa vache, imprudemment enroulé la corde autour d'un de ses bras. L'animal prit peur et en s'échappant renversa sa gardienne qui s'est fracturé une épaule.  (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Juin 1897  -  Hardis coquins. -  Des voleurs inconnus ont pénétré, dimanche, pendant la grand'messe, dans la chambre de la demoiselle Leboucher, à Magny-la-Campagne, et lui ont dérobé 1 400 fr. en billets de banque, 500 fr. en or et des broches et des bracelets. On évalue ce vol à 2 500 fr. Le voleur a du se diriger vers Falaise. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Mars 1899  -  Falsification de lait.   -   Le sieur Louis Vincent, 63 ans, propriétaire à Magny-la-Campagne, canton de Bretteville-sur-Laize, et la jeune Adrienne Marie, 16 ans, sa servante, étaient poursuivis dernièrement devant le tribunal correctionnel de Falaise, par M. Lepetit, fabricant de fromages à St-Pierre-sur-Dives, pour falsification de lait contenant 40 % d'eau. 

Vincent a rejeté la faute sur sa servante, accusant celle-ci d'avoir mis de l'eau à son insu. La servante a reconnu avoir mis de l'eau sur le lait, mais une seule fois. Pendant l'instruction et à l'audience, la servante a déclaré ne s'être reconnue coupable que sur la demande de son maître et pour sauver celui-ci. 

Le tribunal, tout en reconnaissant la matérialité du lait de fraude par addition d'eau, a acquitté les deux prévenus. Il a estimé que le sieur Vincent avait pu ignorer la falsification commise, et que la bonne avait pu involontairement oublier, comme elle l'a dit, de l'eau dans les channes. Oublier 40 % d'eau, c'est roide. Appel vient d'être porté par le procureur de la République de Falaise. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Mars 1899  -  Incendies.   -   De 70 à 80 hectares de bois taillis à la marquise de Grouchy, à la Ferrière-Duval. Portes, 5 000 fr.

— De bruyères au sieur de Chambarmes, au Pin. Pertes, 1 000 fr.

— D'une meule de 4 à 5 000 bottes de paille au sieur Lefrère, à Magny-la-Campagne.

— De paille dans l'étable de la dame Goudier, à Proussy. Deux veaux ont été brûlés. Pertes, 350 francs.  (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Juillet 1899  -  Une jeune fille violée.   -   Une enquête est ouverte concernant un viol commis sur une jeune fille de douze ans et demi, domestique à Magny-la-Campagne, près Mézidon, par un habitant de la même commune. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Août 1901   -   Suicide.  -  Théodore Prevel, 24 ans, ouvrier maréchal, né à St-Martin-de-Chaulieux (Manche), qui avait travaillé quelques jours chez le sieur Alix, maréchal à Magny-la-Campagne, s'est fait sauter la cervelle avec un fusil. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Novembre 1901    -   Écrasé.  -    Le sieur Victor Chmid, 20 ans, domestique chez le sieur Lemaitre, propriétaire à Magny-la-Campagne, canton de Bretteville-sur-Laize, charriait des betteraves, lorsque, en conduisant son attelage, le malheureux jeune homme fît un faux pas et tomba devant la roue de sa voiture qui lui passa sur le corps. La mort a été instantanée. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Décembre 1901    -   Vol télégraphique.  -  Le sieur Anthime Beauguillot, propriétaire à Magny-la-Campagne, arrondissement de Falaise, a un neveu qui habite le Havre.

A deux reprises différentes, ce parent lui demanda de l'argent par mandat télégraphique. L'oncle envoya ainsi 160 fr., en maugréant contre son dépensier de neveu.

Ce neveu étant venu à Magny, son oncle lui fit des reproches qui l'abrutirent, car il n'avait rien demandé. C'est un escroc qui avait télégraphié à son nom au sieur Beauguillot et qui, pour toucher, avait présenté le livret militaire du neveu. Comment se l'était-il procuré ?  Voilà ce que la policé recherche.  (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Juillet 1904  -   Morts subites.  -  Le sieur Auguste Mary, propriétaire à Ussy, près Falaise, est mort subitement de la rupture d'un anévrisme.

  M. Bertot, notaire à Falaise, élu conseiller aux dernières élections, est mort subitement.

 Un architecte parisien, en villégiature à Magny-la-Campagne, canton de Bretteville-sur-Laize, M. Félix Mondin, 59 ans, s'étant trouvé indisposé, s'est mis au lit et a succombé en quelques heures. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Août 1912  -  Agression nocturne  -  Ces jours derniers, vers 2 heures du matin, le nommé Joseph Boué, 23 ans, domestique, sans domicile fixe, se trouvait dans le bourg de Magny-de-la-Campagne, en compagnie d'un nommé Léon Dumont, également journalier, sans domicile fixe, et d'un individu qu'il ne connaissait pas, quand ce dernier se jeta sur Boué et  le  renversa. Dumont aussitôt lui posa son genou sur la tête et la main dans la bouche pour l'empêcher de crier, tandis que son complice se mettait en devoir de fouiller les poches et les vêtements de Boué, et lui volait son porte-monnaie contenant une dizaine de francs. Boué, s'était relevé, mais il fut encore assailli par l'individu qu'il ne connaissait pas et qui, un couteau ouvert à la main, l'en menaça pour l'empêcher de crier. Il entraîna dans un champ voisin où, le terrassant à nouveau, il lui enleva une somme de 60 francs en or caché dans sa ceinture et  sa montre en nickel.

Les deux agresseurs se partagèrent alors le butin devant Boué et lui dirent que s'il les dénonçait " ils lui feraient son affaire". Mais, il ne s'en tint pas là et déposa une plainte à la gendarmerie de Mèzidon. Les  gendarmes les arrêtèrent peu après. Fouillés, ils ont été trouvés porteurs chacun d'un couteau à cran d'arrêt et écroués.

 

Juillet 1914  -  Conseil Municipal. - Dans sa réunion du 19 juillet, le Conseil municipal de Magny-la-Campagne a décidé de. Demander la création d'un poste auxiliaire avec poste  téléphonique et a pris l'engagement :

De fournir, d'aménager et d'entretenir gratuitement les locaux nécessaires au fonctionnement du service et au logement du titulaire ;

De rembourser à l'administration des Postes et Télégraphes le montant des frais de transport des dépêches et de régie.  

 

Juillet 1923  -  Une incendiaire à Magny-la-Campagne.  -  Depuis plusieurs mois, des querelles fréquentes mettaient aux prises deux journalières de Magny-la-Campagne, les femmes Godard, 44 ans, et Gosse, qui habitent un immeuble commun.
La première, mal considérée à tous égards, vivait en concubinage avec le frère de sa rivale. Cette circonstance ne fit qu'accroître la mésintelligence qui divisait les deux femmes.
Marie Godard, le 25 janvier dernier, avait, fait de nombreuses libations, et l'alcool aidant elle se montra particulièrement agressive a l'égard de son ennemie qu'elle injuria après avoir brisé un carreau du logement.
Ce geste lui valut une correction méritée. La mégère jura de se venger. Dans la soirée on la vit sortir sans bruit et se diriger dans la cour vers un bâtiment occupé par la femme Gosse.
Une heure après, des flammes s'élevaient au-dessus da la toiture de ce bâtiment. Malgré l'intervention des habitants du village, tout fut consumé.
On apprit que le feu avait été allumé par l'irascible voisine qui ne voulut pas reconnaître son crime. Des indices probants démontrèrent bientôt sa culpabilité et la femme Godard fut arrêtée. Elle avait provoqué l'incendie avec des chiffons imbibés de pétrole.
Les dégâts atteignaient un chiffre élevé malgré les preuves accumulées contre elle. l'accusée au cours de l'instruction persista à nier les faits. La femme Godard, 44 ans, ménagère à Magny-la-Campagne, est acquittée.

 

Juin 1926  -  Syndicat d’électrification.  -  Les dossiers en vue de subvention, concernant les communes de Vieux-Fumé, Condé-sur-Ifs, Magny-la-Campagne, Damblainville et Fresné-la-Mère ont été déposés au ministère de l'Agriculture. Il y a tout lieu de croire que l'allocation d'État sera fixée incessamment.

 

Mars 1927  -  Incident de route.  -  A Magny-la-Campagne, une collision s'est produite entre un camion auto de la maison Blochon, de Caen, conduit par le chauffeur Achille Barbey, et l'auto de M. Léon Hergault, propriétaire à Magny-la-Campagne. M. Hergault père, a été blessé à la gorge par du verre.

 

Juillet 1929  -  La température.  -  La chaleur après laquelle tout le monde aspirait en raison des vacances et pour la maturité des récoltes, est survenue brutalement. Et c'est maintenant une température torride que nous avons à subir, avec des 30° et même plus à l'ombre.

L'absence de vent rend encore cette chaleur plus difficile à supporter et les travaux des champs sont devenus très pénibles dans cette véritable fournaise. Cependant, mardi, le ciel commençait à se couvrir et  l'orage semblait proche. Espérons que des pluies viendront rafraîchir la température, mais souhaitons cependant qu'elles ne soient pas trop fréquentes et que  nous ayons un été suffisamment sec.

 

Septembre 1929  -  La sécheresse.  -  Le temps magnifique dont nous jouissons a aussi ses inconvénients. Aux cas d'insolation toujours possibles et aux véritables souffrances physiques  que cause une température aussi élevée, il faut ajouter le manque d'eau qui commence à inquiéter sérieusement les agriculteurs.

Non seulement, il ne pleut pas depuis plusieurs jours, mais l'année presque entière a été d'une sécheresse inaccoutumée. A la campagne, les cultivateurs qui n'ont pas de source sur leur propriété, ou de puits, sont obligés d'aller chercher l'eau à la rivière pour les besoins de leur ménage et pour abreuver les bestiaux, et de la faire charrier à des distances quelquefois très  grandes, d'où une gêne sensible et des dépenses considérables.

Les villes ne sont pas moins à plaindre. Pour abattre la poussière et donner un peu de fraîcheur dans les rues, elles sont obligées de faire arroser, ce qui grève incontestablement le budget.

 

Octobre 1929  -  Nécrologie.  -  Nous apprenons la mort de M. Désiré Guillès, ancien maire de Magny-la-Campagne, décédé à l'âge de 62 ans.

Pour le bien qu'il fit à ses administrés et les services qu'il a rendus autour de lui, il est très regretté de tous ceux qui l'ont connu. Nos condoléances à sa famille.

 

Octobre 1929  -  L'heure d'hiver.  -  Conformément à la loi du 24 mai 1923, c'est dans la nuit du samedi 5 au dimanche 6 octobre que l'heure d'été fera place à l'heure d'hiver, c'est à dire que les pendules devront être retardées de 60 minutes.  

 

Janvier 1936  -  L’ingénieux alibi.  -  Mme Roussel, propriétaire à Quétiéville, possède territoire de Thiéville un bois de sapin. Ces jours derniers, elle s'est rendu compte que des sapins avaient été coupés. Sur sa plainte, la gendarmerie de St-Pierre-sur-Dives se livrait à une enquête et, avec le garde Matas, se rendait sur les lieux. Deux bicyclettes étaient sur place, des paquets de vingt sapins chacun longs de 4 à 5 mètres étaient disposés prêts à être en levés, il en fut trouvé 28 paquets. 

Les propriétaires des bicyclettes ne revenant pas, les gendarmes les emportèrent et continuèrent leur enquête après avoir relevé les inscriptions des plaques. Ces indications les conduisaient à Magny-la-Campagne, chez M. Lepy Eusèbe, 54 ans, débitant, qui était absent et qu'ils devaient retrouver comme il sortait de la gendarmerie de Mézidon où il venait de porter plainte pour le vol de sa bicyclette et celle de son ouvrier Duret, âgé de 20 ans. 

Mais alors sa thèse devait changer de tournure et il fut obligé de reconnaître que depuis deux jours il était occupé avec Duret à couper de jeunes sapins dans le bois qu'il savait appartenir à Aimé Roussel et qu'il destinait à la vente et que c'est en entendant causer dans le bois qu'ils s'étaient enfuis, abandonnant leur matériel et que l'idée lui vint de porter plainte à la  gendarmerie de Mézidon lorsqu'il constata la disparition de leurs bicyclettes, fait qu'il plaçait, dans un autre bois pour se donner un alibi. Procès-verbal a été dressé. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Octobre 1936  -   Des église sont cambriolées .  -  Dans la nuit du 7 au 8 octobre des cambrioleurs ont pénétré dans les églises de Mézidon, Magny-la-Campagne, Magny-le-Freule, Mesnil-M.auger. Ils ont pénétré dans les édifices en forçant les portes des sacristies. Ils ont fracturé les portes des meubles, des troncs dont ils ont emporté le contenu qui est  vraisemblablement minime.

Des traces de bougie ont été relevées dans les quatre églises. On a sans doute affaire à une bande organisée voyageant en auto. Une enquête est ouverte par la gendarmerie de Mézidon. 

(Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Avril 1938   -   Le feu dans une ferme.    -   Au cours de la nuit dernière, un incendie provoqué par un court-circuit s'est déclare dans un bâtiment à usage de grange dépendant de la ferme  de M. Letouze. 

Le sinistre a été combattu par les pompiers de St-Pierre-sur-Dives. Les grains, des fourrages et de la paille ont été brûlés. Les dégâts atteignent une quinzaine de mille francs. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Février 1939   -   Deux mariés qui sont nés le même jour.   -   Mardi a été célébré à Magny-la-Campagne un mariage qui offre cette particularité curieuse que les deux conjoints, M. Raymond Besnier, et Mlle Désirée Morand, prenaient l'un et l'autre leurs 24 ans le jour même. Voilà qui ne laisse aucune place à une discussion sur les inconvénients ou les avantages d'une différence d'âge trop grande entre époux. 

Les nouveaux mariés appartiennent à des familles terriennes établies depuis longtemps dans la commune et dont plusieurs membres ont fait ou font partie du Conseil municipal. Ajoutons qu'une quête, faite à la mairie à l'issue de la cérémonie, a produit une somme de 90 francs qui a été répartie sous forme de bons de pain entre les familles bénéficiaires de l'Encouragement National aux familles nombreuses. Nos félicitations et nos meilleurs vœux. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Mars 1940  -  L'enfance malheureuse.  -  La gendarmerie de Mezidon a ouvert une enquête sur les mauvais soins dont sont l'objet les enfants Lebouteiller, âgé de 13, 10 et 8 ans. Les  époux Lebouteiller  gagnent tous deux largement leur vie, mais se désintéressent de leurs enfants qui couchent sur une paille infecté, sans draps ni couvertures, et vivent de la charité  publique. Le parquet de Lisieux va prendre les mesures nécessaires pour faire cesser ce scandale.

 

Avril 1944  -  L'appartement de l'institutrice est cambriolé.  -  Pendant l'absence de Mme Foucault, institutrice à Magny-la-Campagne, des malfaiteurs, franchissant le mur de clôture, ont pénétré dans la cour puis dans l'habitation et ont dérobé un poste de T.S.F., dix paquets de cigarettes, différence produits de ménage et denrées alimentaires, 25 draps, des services de table, du linge, des chaussures, tous les vêtements de M. Foucault, prisonnier de guerre, tout le linge des enfants, des imperméables, etc… le tout évalué à 60.000 fr.

En outre, les cambrioleurs ont arraché la chantepleure du tonneau et tout le cidre a été pandu. Aucune trace d'effraction n'a été relevée. Toutes les portes ont été soigneusement refermées, ce qui laisserait à penser que les voleurs étaient munis de passe-partout. Une enquête très active est en cours.

 

Avril 1944    -   Fait divers.  -   En l'absence de Mme Foucault, institutrice à Magny-la-Campagne, des malfaiteurs, franchissant un mur, pénétré chez elle et pris un poste de T. S. F., 90 paquets de cigarettes, des denrées alimentaires, 25 draps, du linge, des chaussures, des vêtements de M. Foucault, prisonnier de guerre, tout le linge des enfants, des imperméables, le tout évalué à 60.000 fr.

En outre, les cambrioleurs ont arraché la chantepleure du tonneau, et tout le cidre a été répandu. Aucune trace  d'effraction n'a été relevée et toutes les portes étaient soigneusement refermées ce qui laisserait supposer que les voleurs étaient munis de passe-partout. 

 

Avril 1944  -  Arrestation d'une bande de voleurs.  -   Au cours de leur enquête sur le vol commis à l'école de Magny-la-Campagne, les gendarmes ont appréhendé et déféré au Parquet de Lisieux, les nommés Alphonse Lebarbey, 24 ans, journalier ; Joseph Cachelou, Marcel Béraud, 20 ans, Bernard et René Radiguet, Albert Saron, domestiques agricoles, sidant à Magny-la-Campagne, Robert Bunel, Biéville-en-Auge.

Toute cette bande a reconnu de nombreux vols de grain, de volailles, de cidre, d’œufs, chez des cultivateurs de Magny-la-Campagne. Ils écoulaient ces produits chez des habitants de la commune, notamment au débit Pain qu'ils ont également cambriolé en pénétrant par escalade et en fracturant la porte de la cave, emportant de nombreuses bouteilles de vin, cognac et de calvados.

Le lundi de Pâques, toute la bande était réunie chez Lebarbey pour y festoyer avec les denrées dérobées chez MM. Binet et Beneken.

Quelques Jeunes gens mineurs ont participé aux vols, mais ont été laissés en liberté. L'enquête continue et pourrait bien ménager des surprises.  

 

 Février 1945  -  Les prêts aux cultivateurs sinistrés.  -  Les cultivateurs sinistrés des communes de Rouvres, Maizières, Condé-sur-Ifs, Vieux-Fumé, Magny-la Campagne, Le Bû-sur-Rouvres, Soignolles, Ouilly-le-Tesson, Ernes, Olendon, Perrières et Sassy qui désirent obtenir un prêt spécial à moyenterme pour 13 ans avec intérêt à 1,50 % en vertu de l’ordonnance du 17 octobre 1944, peuvent s’adresser à M. Robine, maire de Rouvres, président ou à M. Lesénéchal, notaire à Maizières, secrétaire de la caisse locale de Rouvres, qui leur  donneront tous renseignement.  

 

Mai 1945  -  Parents, veillez !….  -  En s’amusant avec la poudre, dans une grange, un enfant de Magny-la-Campagne a mis involontairement le feu à un tas de paille.

Grâce à l’intervention des pompiers de St-Pierre-sur-Dives, une partie des fourrages se trouvant dans le bâtiment a pu être sauvée. Les dégâts sont assez importants, il y a assurance.  (Source  : Le Bonhomme Normand)  

 

Mars 1947  -  Des malfaiteurs opèrent à Magny-la-Campagne.     Durant la nuit des cambrioleurs ont pénétré dans la ferme de M. Bertrand, cultivateur, où ils ont fait provision de charcuterie et de lard.

Franchissant ensuite le mur d’un jardin à l’aide d’une échelle dérobée chez M. Émile Beunecken, ils ont exploré la cave de M. Pain, débitant, s’emparant de plusieurs litres de calvados, de rhum, d’apéritifs et de bouteilles de vin rouge et blanc. (Source  : Le Bonhomme Libre)

 

Mars 1947  -  La série continue !….     Des agents ont appréhendé, route de Paris à Lisieux, trois prisonniers boches employés dans des exploitations agricoles de Saint-Pair et qui avaient faussé compagnie à leurs patrons.

  -       A Mézidon, M. André Collin, 17 ans, a mis la main au collet d’un « chleuh » qui s’était enfui du commando de déminage de Cabourg et s’apprêtait à prendre le train pour Paris.

Deux autres « cols verts » ont été également « cueillis » à Magny-la-Campagne. (Source  : Le Bonhomme Libre)

 

Avril 1947  -  Un prisonnier boche vole ses patrons et prend la fuite.    En l’absence de ses patrons, les époux Egret, cultivateurs à Magny-la-Campagne, qui s’étaient rendus chez des amis à Canon, un boche nommé Werner Fulech, s’est introduit dans la ferme en brisant un carreau de l’habitation. 

Après avoir fait main-basse sur une somme de 14 500 francs, il a revêtu un costume civil et des chaussures volés dans la garde-robe de son employeur, et s’est évadé en compagnie d’un autre P.G. au service de M. Joseph Lemanissier, maire de Vieux-Fumé. (Source  : Le Bonhomme Libre)

156     MAGNY-LA-CAMPAGNE  (Calvados)  -  L'Intérieur de l'Église

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