MARAIS - la - CHAPELLE

Canton de Morteaux-Coulibœuf

Les habitants de la commune sont des


1823  -  Une union  -   Le Marais (164 habitants) absorbe La Chapelle-Fouquet (154 habitants) à l'est de son territoire. La commune ainsi créée prend le nom de « Le Marais-la-Chapelle ».

 

Juillet 1879   -  Mort accidentelle d’un prêtre.  -  Vendredi dernier, vers six heures du matin, le cadavre de M. Jacques-Jules Langlois, âgé de 48 ans, curé desservant de la commune des Marais-la-Chapelle, canton de Coulibœuf. a été trouvé dans un fossé situé sur le territoire de la commune. Les constatations médicales ont fait connaître que la mort, purement accidentelle, est due à une attaque d'apoplexie.  

 

Juillet 1879   -  Écoles primaires.  -  Les vacances des écoles primaires commenceront le 1er  août pour finir le 1er  septembre.

 

Juin 1880  -  Secours aux communes.  -  M. le ministre de l'intérieur et des cultes a accordé à la commune de Marais-la-Chapelle 500 fr,, pour réparation des murs du presbytère ; à la commune de Maizières, un secours de 500 fr. pour acquisition et appropriation d'un presbytère.  

 

Mai 1881  -  Un répartiteur d’outre-tombe.  -  Décidément la sous-préfecture de Falaise aurait besoin d'éclairer sa lanterne. Appelée à choisir des répartiteurs pour la commune de Marais-la-Chapelle, elle a pris tous anciens conseillers non réélus. Mais elle est allée un peu trop loin dans cette voie, car dans le tas, elle en a pris un que le suffrage universel ne pouvait vraiment pas nommer puisqu'il est mort deux mois avant les élections.  

 

Octobre 1891  -  Mort accidentelle.  -  L'autre dimanche, sur les 10 heures du soir, le sieur Alcide Lenormand, de Marais-la-Chapelle, reconduisait en voiture, à leur domicile, les époux Bourdon, journaliers à Crocy. Près du pont de la Dives, le cheval fit un écart et la carriole tomba d'une hauteur de 4 mètres dans la rivière peu profonde. La femme Bourdon fut tuée sur le coup.  (Source B-N)

 

Août 1906  -  Une chasse au fauve.  -  Dans la nuit de dimanche à lundi, l’abbé Foyer, curé du Marais, entendit du bruit dans le presbytère, se leva et fit le tour de sa demeure Grande fut sa surprise en voyant blottie dans un coin de sa bibliothèque une grosse marte, d’une espèce très rare dans le pays, qui le fixait avec des yeux furieux. Sans hésiter, M. Foyer attaqua la bête et la perça d’un coup de canne à épée. Il eut beaucoup de mal à l’achever avec une barre de fer.

 

Août 1915  -  Échange de mauvais procédés.  -  L'institutrice du Marais-la-Chapelle, Mme Menochet, a porté plainte contre plusieurs habitantes de la commune qui l'auraient injuriée. Mais ces dernières se sont rebiffées et prétendent que c'est l'institutrice qui a commencé. En attendant que la justice se prononce, la gendarmerie a clos l'incident par un procès-verbal pour injures réciproques.  

 

Janvier 1916  -  La vendange du garde civique.  -  C'est encore un garde civique qui comparait devant le Conseil de guerre sous l’inculpation de meurtre. En août dernier, Félix Yon, 63 ans, journalier au Marais-la-Chapelle, canton de Morteaux-Couliboeuf, avait élé désigné en sa qualité de garde civique, par M. Feuillet, conseiller municipal, pour prendre une faction de nuit. Yon refusa et alla se coucher. M. Feuillet porta plainte à la gendarmerie. Yon fut convoqué et admonesté sévèrement. Cet acte d'indiscipline n'eut pas d'autre sanction. Le garde récalcitrant n'en conçut pas moins une haine profonde pour M. Feuillet, et, dans le pays, il déclarait à qui voulait l'entendre qu'il se vengerait. En effet, vers fin septembre, Yon attendit M. Feuillet dans un chemin écarté, il se jeta sur lui, le terrassa et l'assomma à coups de pied, de poing et de sabot. Pourtant, M. Feuillet put rentrer chez lui, mais il succomba quelques jours après. Le Conseil de guerre a condamné Yon à dix ans de réclusion et dix ans d'interdiction de séjour.  

 

Mai 1924  -  Coup de pied de cheval.  -  Nicolas Porsko, domestique chez M. Longuet, en nettoyant l'écurie a reçu un coup de pied d'un cheval qui l'a atteint la cuisse gauche. Le docteur Choquet de Trun, lui a ordonné un mois de repos.

 

Août 1924  -  Vol de légumes.  -  Depuis plusieurs mois, Mlle Turquet, institutrice, voyait continuellement disparaître de son jardin, salade, petits pois, carottes, groseilles. Elle n'avait aucun soupçon, lorsqu'elle apprit par l'une de ses élèves que les parents de celle-ci, les époux A. seraient les auteurs de ces larcins. De plus, Mme A. l'aurait insultée à diverses reprises. En conséquence Mlle Turquet a porté plainte. Les époux A. nient entièrement tout vol. Enquête.

 

Février 1936  -  L’escroquerie à la T .S.F.  -  Un habitant du Marais-la-Chapelle, M. Philippe Lenormand, 51 ans, cultivateur, vient de porter plainte pour escroquerie contre une maison de T. S. F. parisienne. Voici de quelle manière M. Lenormand a été dupé :

Le 27 septembre dernier, il recevait par la poste une lettre lui offrant, un poste de T. S. F., à cette lettre était joint un billet de tombola gratuit. M. Lenormand négligea de répondre, mais conserva missive et billet. Le 9 octobre, une seconde lettre annonçait au cultivateur que son billet était sorti au tirage et lui donnait le droit d'entrer en possession d'un superbe poste de T. S. F., catalogué 2 490 francs, sous condition d'envoi d'une somme de 65 francs pour frais d'emballage, transport et livraison à domicile.

Tout joyeux de l'aubaine, M. Lenormand envoya par mandat les 65 francs demandés... et attendit. Il reçut le 22 octobre une troisième lettre lui accusant réception de son argent et lui annonçant en même temps l'envoi du poste et la visite d'un voyageur de la maison. M. Lenormand était prié de piloter ledit voyageur chez ses amis et connaissances, et il lui était promis une commission de 10 % sur chaque poste vendu.

Le 29 novembre, le voyageur n'était pas encore venu... le poste de T. S. F. non plus, d'ailleurs, mais une quatrième lettre  (on écrit beaucoup dans cette maison) demandait au client la modique somme de... 975 fr.

M. Lenormand attendit la visite du voyageur annoncé pour lui dire sa façon de penser. Un mois passa... Personne ne vint... Comprenant qu'il avait été dupé, le cultivateur écrivit le 22 décembre pour réclamer ses 65 francs. Il lui fut répondu par retour du courrier que l'on s'étonnait de sa demande et depuis cette date la maison observe le plus complet silence...

M. Lenormand a mis les gendarmes au courant de sa mésaventure. « Je crois savoir, a-t-il ajouté, que de nombreuses personnes de la région d'Argentan ont été victimes de la même escroquerie ». (source M.-C.)

1010    Visite à la Ferme  -  Servante rentrant à la Ferme

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