UN SIÈCLE D’HISTOIRE DU CALVADOS

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MESNIL - BACLEY 

Canton de Livarot

Les habitants de la commune de Mesnil-Bacley sont des Bacleysiens, Bacleysiennes


Août 1871   -  Les impôts  -  Seigneur ! Seigneur ! Que va devenir le pauvre monde ? On met des impôts sur tout.

Sur les chats, sur les serins, sur le tabac, sur le boire et sur le manger.

Mais ce n'est pas tout encore, figurez-vous qu'un député de la droite, qui en aura sans doute mangé comme .. un satisfait, vient de proposer qu'on mette un impôt sur la teurgoule.

La teurgoule ! qu'est-ce que c'est que cela, vont se demander les petites maîtresses et les muscadins.

Mes petits agneaux, c'est le riz cuit au four, c'est la terrinée, que les gens comme il faut de la campagne appellent de la teurgoule….,..

Et cela, parce que les jours de fête, ces nobles goulifards se fourrent de telles cuillerées de ce mets délectable, que la.... bouche leur en teurd !

 

Octobre 1871   -  Fait divers.   -  Dans la nuit du 25 au 26 octobre, un vol de sept à huit cents litres d'eau-de-vie de cidre a été commis à Mesnil-Baclay, dans une cave dépendant de la maison d'habitation du sieur Gondouin, cultivateur. MM. Le Boucher, juge d'instruction, Delasalle, procureur de la République, assistés de M. Couture, commis-greffier, se sont transportés jeudi sur les lieux à l'effet de faire les constatations légales d'effraction intérieure et extérieure dans les dépendances d'une maison habitée. Les soupçons se sont portés sur le nommé Constant-Adolphe Mary, journalier, âgé de 21 ans, demeurant à Cordey (arrondissement de Falaise), quia été écroué à la maison d'arrêt de Lisieux.

 

Décembre 1879  -  L'hiver, la neige, le froid.  - Voici l'hiver dans toute sa rigueur. Le froid a sévi sur toute la France, et sur bien des points la neige a intercepté les communications. Cette tempête a duré plusieurs jours. Le manteau de neige dans lequel la France paraissait enveloppée avait dans les endroits les moins atteints de 50 à 60 centimètres d'épaisseur.

En divers endroits, la neige, poussée et amassée par le vent, s'élevait à plus d'un mètre. Beaucoup d'habitants se trouvaient bloqués chez eux et ont été obligés de faire une tranchée pour communiquer avec leurs voisins. Depuis bien des années on n'avait vu en décembre, en si peu de temps, la neige tomber aussi abondamment.

En 1831 l'hiver fut des plus rigoureux. Le 6 décembre, de cette année, une trombe de neige s'abattit sur la ville de Caen et fit les plus grands ravages. Un café de la rue Venelle-aux-chevaux s'effondra.

En 1709, le froid fut tel qu'à l'autel les prêtres étaient obligés de mettre un réchaud à côté du calice, qui gelait, malgré cette indispensable précaution.

En 1480, le froid dura du milieu de décembre au commencement de mars, et fit beaucoup de victimes. La terre était gelée à quatre pieds de profondeur, l'eau gelait auprès d'un feu très  bien alimenté.

Pendant plusieurs jours, les voitures n'ont pu circuler sur les routes.

Le service des chemins de fer a été momentanément interrompu, les trains de Paris étaient restés à Mantes. Les facteurs de la poste n'ont pu faire leur service dans les campagnes qu'en surmontant les pics grandes difficultés. De nombreux accidents se sont produits. Des voilures sont restées en détresse sur les routes.

Le froid qui est excessif a causé de nombreuses morts par suite de congestion.

Sur nos côtes, on ramassait à pleins paniers les crabes et les étrilles, engourdis par le froid. Partout le poisson abonde, on le pêche pour ainsi dire à fleur d'eau, où il demeure comme paralysé. 

 

Juin 1888  -  Les victimes du travail.  -  Un accident est arrivé à la briqueterie de M. Gardy, à Mesnil-Bacley. Deux ouvriers se sont fait prendre chacun une main sous la machiné à fouler la brique. Le plus jeune, 18 ans, a eu deux doigts de coupés, et l'autre, 32 ans environ, en a eu trois. Ce double accident serait dû à l'imprudence des deux victimes.

 

Septembre 1890  -  Accident dans un puits.  -  Lundi matin, les nommés Georges Guérée, 21 ans, et Jean Betton, 49 ans, curaient le puits du sieur Gondouin , propriétaire à Mesnil-Bacley, quand le premier de ces ouvriers jeta un cri. Son patron se porta à son secours, mais, les gaz délétères se dégageant, les deux hommes furent aussitôt asphyxiés. 

L'alarme donnée, trois pompiers de Livarot, sous la conduite du capitaine, opérèrent le sauvetage. Le pompier Grégoire ne put remonter que deux cadavres. Etaient présents sur le théâtre de l'accident : M. Lefebvre, commissaire de police de Livarot, M. le docteur Hie et la gendarmerie. Une enquête est ouverte.  

 

Janvier 1892  -  Mauvaise mère.  -  La veuve Marie Dumaine, 50 ans, née à St-Germain-de-Livet, demeurant à Mesnil-Bacley, a une fille de 15 ans et demi à laquelle elle a fait subir toutes les tortures. Dernièrement, elle voulait que la pauvre enfant épousât un nommé Gondouin, âgé de 54 ans. La fillette disait oui par crainte d'être maltraitée. La mère poussait à ce mariage pour jouir de l'aisance de son futur gendre et pouvoir boire tout son content. Poursuivie pour coups, la veuve Dumaine a été condamnée à trois mois de prison.  (Source  : Le Bonhomme Normand) 

 

Juillet 1893  -  Hardis voleurs.  -  Un mouton avait disparu de l'herbage de M. Georges Graffet, propriétaire à Mesnil-Bacley. En faisant des recherches afin de le découvrir, on a trouvé, dans un coin de l'herbage, la peau et plus loin les entrailles de cet animal. La chair avait disparu. Les voleurs avaient eu l'aplomb de dépecer le mouton surplace. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Mai 1894  -  Vol qualifié.  -  Juliette Adolphine, dite Leherre, 18 ans, est accusée de plusieurs vols de denrées et d'argent au préjudice de plusieurs habitants de Mesnil-Bacley, notamment chez les époux Lejeune. Elle a été condamnée à 8 mois de prison. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Octobre 1894  -  Un buveur endurci.   -  M. et Mme Désiré Auduc habitent le Mesnil-Bacley. Ils boivent à qui mieux mieux, mais quand madame en a plus pris que monsieur, celui-ci tape dessus. Un soir, il a frappé trop fort et la dame a porté plainte. 

Au président, qui lui demande s'il recommencera, il répond : « A boire, oui, j'peux pas m'empêcher d'caresser la fiole... Mais j'm'engage sur l'honneu à ne plus battre ma boquine ». Le tribunal n'a pas eu foi en la parole d'honneur de Désiré Auduc, car il l'a condamné a un mois de prison. (Source  : Le Bonhomme Normand)  

 

Juillet 1897  -  Les suites de l’ivresse.  -  La femme Deshayes, marchande de jouets au Mesnil-Bacley, était tellement ivre, à Livarot, qu'elle est tombée sur le trottoir et s'est fait une fracture grave à la tête. (Source  : Le Bonhomme Normand)  

 

Mai 1899  -  Attentats à la pudeur.  -  Le nommé Després, demeurant à Mesnil-Bacley, près Livarot, a été dénoncé comme ayant commis des attentats à la pudeur sur sa fille de 21 ans, les faits duraient depuis dix années.  (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Août 1899  -  Affaires de mœurs.   -  Louis Caillebot, 60 ans, marin à Villerville, est prévenu d'avoir commis de nombreux attentats à la pudeur, notamment sur Gabrielle Lecoq, 8 ans, et sur Marguerite Hébert, 9 ans. Caillebot qui a tout nié, a été condamnée à 2 ans de prison. Défenseur, Me  Dubourg.

— On ne reproche à Eugène Fischer, 20 ans, journalier à Vire, qu'un seul attentat à la pudeur commis sur Eugénie Goulhot, 5 ans et demi. Mais comme ses antécédents sont très mauvais, Fischer a été condamné à 5 ans de réclusion. Défenseur, Me  Boissais.

— Frédéric Dupont, 78 ans, propriétaire et adjoint à Basly, était accusé d'attentats à la pudeur commis sur Aimée Pain, 9 ans. Sur les instances de l'accusé, la femme Pain avait consenti à ne pas porter plainte. Mais une lettre anonyme dénonça les faits au parquet qui fit faire une enquête. Heureusement pour lui, Dupont était défendu par Me Guernier, qui a obtenu son acquittement.

— Désiré Delanoë, 27 ans, journalier à la Folletière, arrondissement de Lisieux, a comparu comme prévenu d'avoir commis un attentat à la pudeur sur la veuve Anneval, âgée de 85 ans ! Le jury, pensant que cet attentat ne pouvait pas avoir de suites graves, a eu pitié de Delanoë et l'a acquitté. Défenseur,Me  Chéron.

— Jules Desprès, 43 ans, maçon au Mesnil-Bacley, est prévenu d'avoir commis plusieurs attentats à la pudeur avec violence sur sa fille, alors qu'elle était âgée de moins de 15 ans. Ce misérable père nie les faits. Il est condamné aux travaux forcés perpétuels. Défenseur, Me  Martin.

— Un vagabond, François Angué, 34 ans, né à Claire-Fougère (Orne), de passage à Moult, a violé la jeune Berthe Lefevre, âgée de 11 ans et demi. Il a été condamné à 20 ans de travaux forcés. Défenseur; Me  Grandsart.  (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Mai 1900 - Une mauvaise idée. - Le sieur Pierre Lejeune, 43 ans, cultivateur au Mesnil-Bacley, mettait un cheval en vente à Livarot. Ne trouvant pas le prix qu'il en désirait, il s'écria : « J'm'en fiche ! Je l'vendrai à la remonte ».

— « Ça vous coûtera au moins 50 fr.  », lui dit quelqu'un.

— « Comment cha... »

— « Vos verrez... »

Pierre Lejeune, qui est bien jeune pour son âge, crut qu'il s'agissait d'un pot-de-vin et écrivit au commandant de la remonte pour lui dire que si le cheval était acheté, il lui remettrait une « petite commission » de 50 fr.

Lorsque le commandant rencontra Lejeune à Livarot, il l'apostropha assez cavalièrement. Croyant que c'était pour la « frime », celui-ci lui répondit : « Mais oui... j'n'ai qu'eune parole et je n'm'en dédis pas ».

Lejeune, poursuivi pour tentative de corruption d'un fonctionnaire, a été condamné à 25 fr. d'amende avec la loi Bèrenger. Il n'est pas près de recommencer. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Juin 1900   -   C’est fini.   -   En 1894, la cour d'assises du Calvados condamnait Auguste David, alors âgé de 37 ans, à trois ans de prison pour vol de divers objets chez le sieur Mouty, gardien d'herbages à Mesnil-Bacley, près Livarot. Depuis sa sortie de prison, David n'a vécu que de vols. Pris à Plomb (Manche), il a été condamné à cinq ans de prison. Ce malfaiteur a été déjà condamné huit fois pour coups, rébellion et vols de bestiaux. Maintenant, c'est fini, car il a été condamné à la relégation. (Source  : Le Bonhomme Normand) 

 

Septembre 1900   -   Enfant noyé.  -   La jeune Brisset, 8 ans, demeurant chez ses parents à Mesnil-Bacley, était allée, en leur absence, laver un morceau de toile d'emballage à la rivière la Vie. L'enfant, entraînée par la pesanteur de la toile mouillée, tomba à l'eau. Ce n'est que le lendemain matin que son cadavre put être retrouvé. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Janvier 1901 -  Les surprises du mariage. -  Les époux Chancerel sont mariés depuis les premiers jours de septembre et déjà le mari entend mettre en pratique le dicton " qui aime bien, châtie bien ". Il l'a appliqué tant de fois que l'épouse, qui n'avait pas envisagé la vie conjugale sous cet aspect, s'est plainte à la gendarmerie de Livarot.

Elle a raconté que son mari, après s'être enivré, l'avait frappée, et elle a exhibé à l'appui de sa déclaration un certificat médical. Procès-verbal a été dressé.  

 

Janvier 1901   -   En ménage.  -   Les époux Chancerel, la femme de 19 ans et le mari de 26, étaient domestiques ensemble au Mesnil-Bacley.

La discorde est survenue entre eux. Le mari est parti chez ses parents, mais a préalablement administré quelques taloches à sa femme, qui s'est empressée de porter plainte. C'était bien la peine de se marier si jeunes.

— Les époux Lenot, à St-Germain-de-Livet, ne vivent plus ensemble, mais de temps en temps le mari, qui est maintenant à la Chapelle-Gauthier (Eure), revient voir sa femme, et chaque fois ses visites se terminent par des coups.

À la suite d'une scène de ce genre, la femme Lenot a porté plainte à la gendarmerie. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Février 1901   -   Le torchon brûle à tout age.   -   Maintenant, il s'agit d'une jeunesse de 19 ans, Maria Auquetin, mariée il y a quelques mois avec Octave Chancerel, 25 ans, demeurant au Mesnil-Bacley. Chancerel est jaloux , il a, parait-il, des raisons pour cela. Sa lemme ne peut pas le sentir, on se demande pourquoi elle l'a pris.

Quelques semaines après le mariage, Chancerel giflait sa femme. Elle a porté plainte et demandé au tribunal de Lisieux, qui a eu ces trois affaires là à juger, de la séparer de corps tout de suite.

En présence de l'attitude peu conciliante de la jeune femme, son mari n'a été condamné qu'à 50 fr. d'amende et avec la loi Bérenger.

— Encore un ménage où le torchon brûle, mais, cette fois, c'est le mari qui est battu et la femme condamnée. Depuis douze ans, les époux Constant Catherine, demeurant au Tourneur, arrondissement de Vire, ne vivaient plus ensemble.

La femme s'était retirée chez un sieur Laisné, où elle était comme chez elle. Le mari fermait les yeux et vivait de son côté. A la mort de Laisné, le sieur Catherine fit mettre dans les journaux qu'il ne paierait pas les dettes de sa femme. Celle-ci, furieuse, lui a flanqué une dégelée de coups de bâton, dont le premier, au dire du médecin, pouvait entraîner la mort. Le battu a été un mois sans pouvoir travailler. Sa femme s'en tire avec 6 semaines de prison.  (Source  : Le Bonhomme Normand)  

 

Mars 1903   -   Attentas aux mœurs.  -   La jeune Nigot, 13 ans, servante au Mesnil-Bacley, près Livarot, a porté plainte contre le nommé Le Tonqueze, âgé de 18 ans, journalier, demeurant même commune, pour attentat à la pudeur. Le Tonqueze a été arrêté.

— La gendarmerie de Dives a dressé procès-verbal contre le nommé Jules Singer, 34 ans, ouvrier d'usine, même commune, pour outrage public à la pudeur. ( Source : Le Bonhomme Normand)

 

Octobre 1903  -   Accident bizarre.   -   L'autre soir, vers 10 h. 1/2, un brigadier au 6e chasseurs à cheval, de Sampigny, le sieur Arthur Carel, actuellement en congé de convalescence à Mesnil-Bascley, près de Livarot, revenait de dîner chez un ami, le sieur Gauquelin, cantonnier à Heurtevent.

La nuit était superbe et il faisait un clair de lune admirable. Le jeune soldat suivait un petit sentier, lorsqu'il entendit un coup de fusil et reçut une partie de la charge au bras gauche et au visage. L'œil gauche fut très endommagé et, depuis, le sieur Arthur Carel a dû venir en traitement à Caen. Comme il ne se connaît pas d'ennemis, il supposa que le coup a été tiré par quelque braconnier. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Mai 1913  -  Une capture difficile.  -  Les habitants du Mesnil-Bascley et des environs étaient, depuis quelque temps, inquiétés sérieusement par des allures d'un jeune homme, Georges Jouanne, 18 ans, qui constamment pris de boisson, circulait, jour et nuit, armé d'un fusil et proférant des menaces contre tout le monde. Il avait injurié M. Constant Noël, propriétaire à Montviette, parlant de lui brûler la cervelle, d'incendier sa ferme et de tuer ses bestiaux. Au café Gosselin dans cette commune, Jouanne avait fait du tapage, bousculé le patron et cassé  des assiettes.

On l'avait passé dehors; mais, le lendemain, il revint ivre, chercha querelle aux consommateurs et blessa légèrement M. Gosselin à coups de couteau. Celui -ci prévint les gendarmes de Livarot qui se rendirent, à deux, chez le père de jouanne, propriétaire aux Mesnil-Bascley. Ils durent enfoncer la porte de la chambre de l'énergumène qui les attendait son fusil à la main.  On ne lui laissa pas le temps de s'en servir et on put le maîtriser et l'emmener en voiture à Livarot.

 

Mars 1915  -  Trouvaille macabre.  -  En nettoyant une citerne à purin, dans la propriété que M. Bisson, fromager à Livarot, exploite à Mesnil-Bacley, on a découvert, au fond, le cadavre  de  la veuve Dubos, 52 ans, demeurant à Sainte-Marguerite-de-Viette. On croit à un accident.  

 

Novembre 1917  -  Beaucoup de mal pour rien.  -  Pendant la nuit, on s'est introduit, en brisant un vitrail, dans l'église de Mesnil-Bacley, près Livarot. N'ayant probablement rien trouvé à sa convenance, le malfaiteur est parti par le même chemin, sans rien emporter.

 

Août 1918  -  Les spéculations illicites.  -  M. et Mme Pottier-Lebourgeois, fromagers à Mesnil-Bacley, viennent de comparaître devant le tribunal correctionnel de Lisieux pour spéculation illicite sur les fromages.

Un détaillant de Paris, M. Mercier, vendait 2 fr. 20 les camemberts envoyés par le fromager de Mesnil-Bacley, alors que le cours aux Halles de Paris était de 150 francs le cent.

Après le réquisitoire de M. Lhuillier, substitut et la plaidoirie de Me Pénard, avocat à la Cour d'appel de Caen. l'affaire a été mise en délibéré.

 

Août 1917  -  L’église s’adapte ! -  Les temps que nous vivons ne permettent guère la minutie des anciennes observances religieuses, aussi le Pape s'est-il décidé à les abolir en notable partie. Désormais, l'usage des oeufs, du laitage et de la graisse sont permis en tout temps, même pendant le carême et les jours de jeune. On peut aussi manger de la viande et du poisson. Les vendredis et samedis sont, maintenant, jours de jeune et d'abstinence pendant le carême. Resteront cependant à observer le mercredi des Cendres, les quatre-temps et les veilles de fêtes jusqu'à midi seulement. L'avance de l'heure n'est pas prévue.

 

Septembre 1917  -  Graves accusations.  -  Une information est ouverte contre un nommé Alexandre Petit, demeurant au Mesnil-Bacley, près Livarot, inculpé de brutalités envers sa femme. On aurait également à lui reprocher d'avoir abusé de sa fille, 11 ans. Petit habite actuellement chez son père à Saint-Laurent du-Mont.  

 

Novembre 1917  -  Beaucoup de mal pour rien.  -  Pendant la nuit, on s'est introduit, en brisant un vitrail, dans l'église de Mesnil-Bacley, près Livarot. N'ayant probablement rien trouvé à sa convenance, le malfaiteur est parti par le même chemin, sans rien emporter.

 

Janvier 1920  -  Écuries incendiées. -  Un incendie d'une extrême violence s'est déclaré chez M. Taupinel à Mesnil-Bacley, dans des bâtiments à usage de porcherie, écurie, étable et grenier appartenant à Mme Marie. À 1 heure du matin, l'alerte fut donnée à Livarot. Les pompiers se rendirent aussitôt sur les lieux du sinistre, mais leurs efforts furent vains, tout  l'immeuble fut  détruit par les flammes, plus de 150 bottes de paille, 600 botte de foin et une voiture.

 

Juillet 1923 -  Inauguration du monument.  -  Dimanche prochain 15 juillet, inauguration du monument aux morts de la grande guerre, sous la présidence de M. Joseph Laniel, conseiller général du canton de Livarot.
Le matin, à 10 heures, réunion à l'église, messe de Requiem sous la présidence de M. l'abbé Hamel, curé-doyen de Livarot allocution par le R. P. Norbert.
A midi, banquet. A 3 heures, salut solennel. Inauguration du monument.

 

Janvier 1924  -  Mouvement de la population en 1923.  -   2 naissances, 1 reconnaissance, 9 cès, 2 transcriptions, 1 enfant mort-né, 2 mariages, 5 publications.

 

Mars 1926  -  Détournement de lait.  -  Depuis un certain temps, des détournements de lait étaient constatés chaque jour au détriment de la fromagerie Pottier, de Mesnil-Barcley

La surveillance exercée, a démontré la culpabilité du nommé Louis Philippe, 20 ans, garçon laitier, au service de la maison.

Interrogé, celui-ci a en effet, reconnu que, depuis deux mois, il détournait une douzaine de litres de lait par jour qu'il remettait à la veuve Viel, née Blanche Besnier, cultivatrice à Saint-Gervais-des-Sablons, hameau de Bellevue.

Cette dame Viel aurait retiré un bénéfice de 576 fr. sur lesquels Philippe déclare avoir reçu 50 fr. au début de mars. D'autre part, il dit avoir remis cette somme pour dédommager le laitier d'un bidon de lait renversé par lui et que la maison lui aurait fait rembourser.
En outre, Philippe forçait la livraison pour dédommager la dame Viel qui lui servait du chocolat au lait tous les matin. Philippe a été arrêté et conduit à la prison de Lisieux.

 

Juillet 1926  -  Incendie.  -  Hier vendredi, un incendie s'est déclaré chez M. Louis Ouin, fromager au Mesnil-Bacley.

Un hangar abritant une certaine quantité de bois de chauffage et des instruments agricoles a été consumé. Prévenus immédiatement, les pompiers de Livarot sont arrivés en hâte sur les lieux du sinistre avec la moto-pompe. Ils ont réussi à préserver la fromagerie située à peu de distance du hangar sinistré. Les dégâts sont évalués à 50.000 francs.

 

Septembre 1926  -  Mauvais moyen de perdre son chien.  -  Voulant se débarrasser de son chien qui devenait trop coûteux à nourrir. M. Jamot Arthur, journalier à Montviette, décida de le confier à un ami qui reçut aussi la mission de le perdre dans les environs de Livarot. .  -  Voulant se barrasser de son chien qui devenait trop coûteux à nourrir. M. Jamot Arthur, journalier à Montviette, décida de le confier à un ami qui reçut aussi la mission de le perdre dans les environs de Livarot.

Cette consigne fut rigoureusement observée et l'animal fut, sans peine égaré dans des herbages situées sur le territoire de la commune de Mesnil-Bacley.

Le chien erra quelques heures à l'aventure, puis, au moment du jeuner, il pénétra dans les basses-cours de MM. Poisson et Landry, de Mesnil-Bacley, et y dévora quatre poules et deux canards. Mais, il fut facilement reconnu et M. Jamot dut indemniser les victimes, reprendre son chien et se vit infliger un procès-verbal pour divagation de chien.

 

Septembre 1928   -   Au feu !   -   Au Mesnil-Bacley, une porcherie à Mme Pottier a été détruite par un incendie. On a pu sauver les bestiaux mais, malgré les efforts des pompiers de Livarot, Saint-Julien-le-Faucon, Saint-Pierre-sur-Dives et Lisieux, on a pu maîtriser le sinistre qui a causé 40 000 francs de dégâts. Le feu aurait été communiqué par un fourneau où l'on prépare le manger des porcs.  

 

Avril 1936  -  Une série de vols.  -   R. René Rault, cultivateur à. Montviette, a été victime d'un vol de pièges à loup destinés à détruire les animaux nuisibles. 

Plusieurs outils ont été également pris à M. Albert Varin, journalier à Montpinçon. 

Des voleurs ont pénétré dans la maison de M. Mathurin Bodo, ouvrier tanneur à Ouville-la-Bien-Tournée et ont soustrait une somme d'argent et plusieurs bouteilles de vin. 

Six poules ont été volées à M. Péronne, gardien d'herbages à Mesnil-Bacley. M. Louis Liégard, maçon, voisin de M. Péronne, a été victime d'un vol de dix poules. 

M. Émile Dufour, débitant à Condé-sur-Ifs, a eu également la visite des voleurs. Ils ont fracturé un tiroir-caisse contenant une centaine de francs et une quantité de tabacs, cigares et cigarettes. Le tout a été emporté et le préjudice causé est estimé à 200 francs. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Décembre 1937  -  Une expulsion laborieuse.   -  Le nommé Albert Jouenne, 68 ans, cultivateur à Mesnil-Bacley, fut informé d'expulsion la semaine dernière, en vertu d'un jugement du  tribunal de Lisieux.

Pour cette opération, dont on redoutait la résistance menaçants de Jouenne la gendarmerie de Livarot fut requise par le Parquet pour se rendre sur les lieux, avec Me  Bohère, huissier à Saint-Pierre-sur-Dives.

Ceux-ci furent reçus par des injures les plus grossières et des menaces de mort. L'officier ministériel, qui on a vu d'autres, garda son sang-froid et sut tenir en échec le furieux sexagénaire. Néanmoins, on crut prudent de lui enlever son fusil... et 32 cartouches.

Enfin Jouenne a été arrêté sous l'inculpation de violation de domicile, bris de clôture et menaces de mort à officier ministériel dans l'exercice de ses fonctions.

Ajoutons que Jouenne, déjà expulsé, avait réintégré son ancien domicile en brisant les clôtures, ce qui a nécessité une seconde et définitive expulsion. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Août 1944  -  Des représailles. -  Lors de la bataille de Normandie, en août 1944, suite à l'épisode de la Poche de Falaise, le Mesnil-Bacley fut le théâtre d'un événement dramatique. Après s'être vu refusé du lait dans une ferme, des SS en déroute assassinèrent six jeunes filles de cette ferme qui, après ce refus, avaient accueilli des éclaireurs canadiens avec des fleurs. En représailles, les résistants fusillèrent en public le même nombre de prisonniers allemands qu'il y avait eu de victimes, après leur avoir fait creuser leur propres tombes.

 

Avril 1946  -  La poudre d’escampette.  -  Un prisonnier allemand évadé de la ferme de M. Cauvin, à Saint-Philbert-des-Champs, a été arrêté sur la route nationale par les gendarmes de l’Hôtellerie.

 -  Au lieu-dit du Mesnil-Bacley, M. Bozec, ingénieur, a mis la main collet d’un autre boche qui s’était enfui du camp de Fleury-sur-Orne. (Source  : Le Bonhomme Libre)

 

Novembre 1946  -  Le feu ravage une maison d’habitation.  -   Un incendie s’est déclaré au Mesnil-Bacley, lieu dit « les Cinq-Routes », dans une maison occupée par la famille Renard.

La violence du sinistre fut telle que les pompiers de Livarot ne purent que noyer les décombres et sauver avec l’aide de voisins un peu de mobilier. En juillet 1944, la famille Renard avait déjà perdu une partie de ses biens, un avion étant tombé en flammes sur leur habitation. (Source  : Le Bonhomme Libre)

MESNIL-BACLEY

Souvenir

de l'Inauguration

15 juillet 1923

MESNIL-BACLEY  par Livarot (Calvados)

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