MESNIL - SIMON

Canton de Lisieux

Les habitants de la commune sont des Mesnil-Simonais, Mesnil-Simonaises


Juillet 1877   -  Secours.  -  A Garcelles-Secqueville, 800 fr. pour restauration de son église ; au Mesnil-Simon, 3 000 fr. pour restauration de son église ; 900 fr. à St-Omer, pour son école ; 5 000 fr. à Espins, pour construction d'une école.  

 

Novembre 1884  -  Suicide.  -  Samedi matin, à Mesnil-Simon, on constatait le suicide du sieur Lesaunier, âgé de 70 ans, lequel s'était tué dans la nuit en plaçant son fusil entre ses jambes, la canon sous le menton, et en faisant jouer la gâchette à l'aide d'une corde enroulée à son pied gauche. 

La mort avait dû être instantanée, les mâchoires étaient broyées et toute la charge avait porté dans le cerveau. 

 

Juin 1888  -  Vol d’une vache.  -  Une vache, estimée 250 francs, a été prise, pendant la nuit, dans l'étable du sieur Robert Sauvage, propriétaire à MesmiL-Simon. 

 

Juin 1894  -  Le baptême du lait.   -   Rien que d'un coup, le tribunal de Lisieux a fait afficher six extraits de jugement pour falsification de lait. Ils concernent : Léa Vicaire, femme Martin, 27 ans, fermière au Mesnil-Simon, condamnée à huit jours de prison (sursis) et 50 fr. d'amende. 

— Louise Belleuile, femme Bréard, 73ans, cultivatrice à St-Michel-de-Livet, condamnée à huit jours de prison (sursis), 100 fr. d'amende et 400 fr. de dommages-intérêts envers le sieur Lebourgeois, fabricant de fromages à Boissey. 

— Aurelle Auvray, veuve Pelhaitre, 48 ans, servante chez Jumel, à St-Martin-de-Mailloc, et Louis Jumel, 73 ans, chacun à huit jours de prison avec loi Bérenger et 100 fr. d'amende. 

— Marie Toutain, 21 ans, et Pierre Toutain, 60 ans, cultivateur au Pré-d'Auge, chacun vingt-quatre heures de prison (sursis).

—Delphine Bellier, femme Marre, 39 ans, ménagère à Grandchamp, canton de Mézidon, condamnée, à quinze jours de prison (loi Bérenger) et 100 fr. d'amende. 

— Victorine Marie, dite Ozanne, femme Lechevalier. 47 ans, à Cambremer, condamnée à huit jours (sursis) et 50 fr. d'amende. 

Mais il y en a encore d'autres à publier, car la dame Camus, demeurant à Cambremer, qui fournissait du lait écrémé de moitié à M. Lepetit, fabricant de fromages à Saint-Pierre-sur-Dives, a été condamnée à 50 fr. d'amende et à l'affichage. Si le tribunal s'est montré aussi indulgent, c'est que les époux. Camus se croyaient quittes avec M. Lepetit, auquel ils ont versé 2 000 f. à titre d'indemnité. 

— Une dame Busnel, née Miniot, cultivatrice à Bray-la-Campagne, vendait depuis quelques mois à M. Lepetit, de Saint-Pierre-sur-Dives, du lait écrémé d'au moins 25 pour cent. Le tribunal de Falaise l'a condamnée à 100 fr. d'amende et 300 fr. de dommages-intérêts.  

 

Août 1895  -  Taureau furieux.  -  La semaine dernière, Alphonse Malfilâtre, 25 ans, domestique au Mesnil-Simon, passait en compagnie d'un autre jeune homme, nommé Dubois, dans un herbage où se trouvait un taureau qu'il avait l'habitude de soigner depuis plusieurs années et qui n'avait jamais paru méchant. Le taureau se jeta sur lui, le renversa, et lui fit au ventre une affreuse blessure. Dubois se précipita à son secours et parvint à éloigner la bête. Malfilàtre a été porté à l'hôpital de Lisieux. On espère le sauver. (source B. N.)

 

Avril 1896  -  Les voleurs de poules.  -  Cultivateurs, veillez sur vos poulaillers ! L'approche des fêtes de Pâques et du tir aux coqs se fait sentir et les malfaiteurs redoublent d'audace. De tous côtés, on nous signale des vols de volailles. A Mesnil-Simon, on en a volé pour 130 fr. d'un coup au sieur Duval, fermier.  

 

Février 1898  -  Entre voisins.  -  Le sieur Cauchois, propriétaire au Mesnil-Simon, a été blessé assez gravement à la tète au cours d'une discussion avec le sieur Duval, son voisin. (source B. N.)

 

Mars 1898  -  Tentative d’avortement.  -  Une enquête est ouverte contre la fille Ledain, 18 ans, au Mesnil-Simon, canton de Lisieux, suspecte d'une tentative d'avortement. (source B. N.)

 

Novembre 1898  -  Suicide.   -   Le sieur Ernest Launay, 50 ans, à St-Julien-le-Faucon, condamné la semaine dernière par le tribunal correctionnel de Lisieux à 6 jours de prison pour mendicité et bris de clôture chez le maire qui lui avait refusé un secours, s'est noyé dans une mare au Mesnil-Simon. Ce suicide est attribué au désespoir du pauvre diable, qui était infirme, de se voir refuser du pain et interdire d'en demander.  (source le B. N.)

 

Janvier 1900  -  Victime du froid.  -  L’hiver fait des victimes parmi ceux qu'on n'appelle pas encore les « sans abri »,  en 1900, on relève ainsi, la découverte « mort de misère et de froid » depuis quinze jours, d'un homme de 48 ans dans une masure du Mesnil-Simon. 

 

Mai 1907  -  Une triste affaire.  -  La gendarmerie de St-Julien-le-Faucon vient de prévenir le procureur de la République qu'un viol a été commis à Mesnil-Simon, à deux kilomètres de Lisieux. Le parquet se transporte sur les lieux du crime assisté du docteur Doisnel, médecin légiste. (source M. du C.)

Août 1920  -  Inauguration des monuments commémoratifs.  —  L'inauguration des monuments élevés dans l'église et le cimetière à la mémoire des soldats de Mesnil-Simon, morts pour la Patrie, aura lieu le dimanche 29 août.

A 10 heures, procession et service solennel ; à 3 heures et demie, vêpres, bénédiction de la plaque et du monument.

 

Mars 1923  -  Nécrologie.  -  On annonce la mort de M. Henri Jaworski, maire du Mesnil-Simon, décédé à l'âge de 77 ans.  

 

Juin 1923  -  Élection du Maire.  -  M. Lucien Gondouin a été élu maire de Mesnil-Simon, par 6 voix sur 10 votants, en remplacement de M. Jaworski, récemment décédé.  

 

Septembre 1928  -  Mort suspecte d’un bébé.  -  Mandé pour constater le décès d'un enfant de 9 mois chez M. Jamet, à Mesnil-Simon, M. le docteur Corchon, médecin de Saint-Julien-le-Faucon, devant l'état d'amaigrissement du petit cadavre, a refusé le permis d'inhumer et a averti le parquet de Lisieux.
Les gendarmes au cours de leur enquête ont entendu les voisins du faux ménage Jamet et ont appris que la maîtresse du journalier ne s'occupe guère de ses trois enfants, âgés respectivement de 37 mois, 22 mois et 9 mois et qu'elle ne les sortait jamais.
L'aîné, à cause de cela ne sait pas encore marcher. Les deux survivants sont chétifs, mais les enquêteurs les ont trouvé propres. Les parents soupçonnés affirment que le bébé est mort de la diarrhée verte et a toujours eu suffisamment à manger. Pourtant la concubine de Jamet n'achetait en tout qu'un litre et demi de lait pour ses trois bambins. L'enquête continue.

 

Mars 1940  -  Un grave incendie.  -  Mme Lecoq âgée  de 38 ans, gardienne d'herbage au service de M. Lenain, cultivateur à Mesnil-Simon, ayant besoin de sortir dans la cour de son habitation, s'aperçut, en se détournant, que le timent était la proie des flammes.
Immédiatement, elle rentra et sortit ses gosses, puis tenta, en jetant de l'eau sur le foyer, d'éteindre l'incendie Par malheur, le feu avait déjà pris de grandes proportions et elle ne put éteindre ce foyer. Immédiatement, elle prévint son patron. M. Lenain, qui a son tour, alerta et la gendarmerie de Saint-Julien-le-Faucon, et les pompiers des compagnies environnantes.
En arrivant sur les lieux, les gendarmes réussirent à sauver la plus grande partie du mobilier, mais tout autre secours devait s'avérer inutile. Le bâtiment fut complètement incendié.
De l'enquête ouverte par la gendarmerie de St-Julien-le-Faucon, il ressort que le feu n'a pu être mis que par une cause accidentelle.
Indiquons que les époux Lecoq, qui ont sept enfants, dont l'aîné à 12 ans et le jeune 2, ont subi un préjudice de 3 4.000 francs. Ils ne sont pas assurés.
Quant au propriétaire de la maison, M. Lenain, c'est un préjudice de 50.000 francs qu'il subit. Mais, là, il y a assurance. L'enquête continue.  

 

Juin 1940   -   Météorologie et parachutisme.  -   Depuis un mois, des atterrissages de parachutes étaient signalés à la gendarmerie de la région de Lisieux. On en avez vu au Mesnil-Simon, à Beuvillers, à Glos, à Ouilly-le-Vicomte, aux environs de Livarot.

Une enquête a permis de découvrir l'origine de ces parachutes.... inoffensifs. Tous les jours, vers 17 heures, une station météorologique installée depuis peu sur la côte procède à des  lancements de ballons sondes. Les ballons éclatent à une certaine hauteur et les appareils enregistreurs soutenus par de légers parachutes d'un mètre de diamètre, descendant au sol.

Les personnes qui trouveraient des appareils enregistreurs placés dans des boîtes contenant un mouvement d'horlogerie, sont invitées à les porter avec le parachute à la gendarmerie la plus proche.  

 

Décembre 1944  -  Un enfant écrasé dans la chute d’un fourneau.  -  Pendant l’absence de sa mère, Mme Yvonne  Gérard, gardienne d’herbage au Mesnil-Simon, un enfant de 18 mois est parvenu à décalée un fourneau de cuisine dont deux pieds reposaient sur une brique.

La cuisinière en basculant a écrasé le bambin. Abandonnée par son mari, en juin dernier. Mme Gérard était demeurée seule avec quatre enfants dont l’aîné a 7 ans : le père indigne sera poursuivi pour abandon de famille.  

 

Mars 1947  -  Au feu !     Un incendie a ravagé, au Mesnil-Simon, un bâtiment appartenant à M. Sauvage, marchand de porc à St-Julien-le-Faucon. Un pressoir et deux foudres renfermant chacun 4 000 litres de cidre ont été anéantis. Dégâts importants. (Source B.-L.)

LE MESNIL-SIMON  -  L'Église

LE MESNIL-SIMON  (Calvados)

MESNIL-SIMON  -   La Varende, coté sud.

LE MESNIL-SIMON  -  Villa la Bruyère.

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