MEULLES

Canton de Orbec

Les habitants de la commune sont des Meullois, Meulloises


Avril 1871   -  Fait divers.   -  Dans la nuit de mardi à mercredi, le nommé Bénard,, marchand de vaches à Meulles, âgé de soixante ans environ, quittait son lit en disant à sa femme qu'il partait en voyage. Mais dans la journée son corps fut trouvé dans une mare voisine, dans laquelle il s'était jeté. Ce suicide doit être attribué au mauvais état des affaires commerciales du malheureux Bénard.Dans la nuit de mardi à mercredi, le nommé Bénard,, marchand de vaches à Meulles, âgé de soixante ans environ, quittait son lit en disant à sa femme qu'il partait en voyage. Mais dans la journée son corps fut trouvé dans une mare voisine, dans laquelle il s'était jeté. Ce suicide doit être attribué au mauvais état des affaires commerciales du malheureux Bénard.

 

Octobre 1872   -  Avis aux cultivateurs.  -  Prière présente est faite aux cultivateurs qui auraient à se plaindre des ravages des campagnols, de ne pas employer l'acide arsénieux pour détruire ces rongeurs. Quelques cultivateurs s'étant servis de cette matière vénéneuse pour chauler du grain qu'ils introduisaient ensuite dans des trous à souris, il en est advenu ceci : des perdrix ont becqueté ce grain et sont mortes empoisonnées. En une seule journée, plus de trente perdrix ont ainsi succombé, et l'autopsie n'a laissé aucun doute sur les causes de l'empoisonnement.

 

Novembre 1872   -  Tentative d’assassinat.  -  Dimanche, dans la nuit les nommés Laileron, journalier, et Goutette, domestique chez M. Saussaye, après avoir, pendant de longues heures, bu ensemble dans la cabane d’un berger, dans la commune de Meulles, se prirent de querelle et se dirent les plus grossières injures, Laileron se leva le premier pour sortir, mais à peine atteignait-il le seuil de la cabane qu’il fut frappé en pleine poitrine d'un coup de fusil tiré à bout portant par Goulette. La blessure de Laileron est très grave, on ne désespère pas de le sauver. La justice s'est transporté sur les lieux et a commencé son enquête.  

 

Mai 1875   -   Mort accidentelle.  -  Une petite fille âgée de 15 mois, nommé Blanche Cannu, qui était en nourrice chez la veuve Gaillard, à Meulles, est tombée dans une mare, située dans la cour de l'habitation, et s'y est noyée.  

 

Avril 1878   -  Travaux.  -  Le ministre de l'instruction publique a accordé 1 200 fr. à la commune de Meulles, pour subvenir à l'agrandissement de la cour de l’école des garçons.

A la commune de Juaye-Mondaye, un secours de 7 900 fr. applicable aux frais de construction de l'école de Juaye-Mondaye.  

 

Août 1880  -  Orages.  -  Les orages de la semaine dernière ont causé dans le département plusieurs sinistres. A Trouville, plusieurs rues ont été inondées. Les marchandises contenues dans les caves ont été entièrement endommagées. Les pertes de ce chef dépassent 10 000 francs. La foudre est tombée à différentes reprises à Trouville et à Deauville. Près le Salon et  la rue des Dunes, elle a coupé un arbre par le pied, sur le quai Joinville, sur le banc de sable près le Casino de Deauville, elle n'a fait aucun dégât.

A Bonneville-sur-Touques, elle est tombée sur une maison dont elle a dépavé la salle. Un boucher a eu deux de ses bœufs tués.  A Bavent, il y a eu plusieurs accidents, la foudre est tombée, notamment, sur un appartement à usage d'écurie, appartenant au sieur Giret. Une partie des tuiles de la toiture a été enlevée.

Dans le marais, Pierre Gady et sa femme, occupés à faner, ont été surpris par l'orage. Gady, atteint par le fluide, a dû être transporté chez lui sans connaissance. Sa vie n'est pas en danger. La femme a été renversée, ainsi que d'autres personnes qui se trouvaient dans le voisinage. A Robehomme3 la foudre est tombée en plusieurs endroits, mais sans occasionner de dégâts. Dans la commune de Meulles, la foudre est tombée sur un bâtiment à usage de cave et grange, appartenant à M. Gondouin. Le feu s'est communiqué sur toute l'étendue du bâtiment, et a consumé environ 1 000 bottes de foin. Les secours, apportés par les habitants du bourg, qui ont courageusement fait la part du feu, ont réussi à préserver les planchers et les murailles. Deux tonneaux de cidre ont pu être préservés de la destruction. La perte s'élève à 3 000 fr. environ. Un domestique de la maison, un nommé Thibout, qui se trouvait à 15 mètres du bâtiment, a été renversé par la foudre, mais sans qu'il en eût aucun mal, il a pu se relever et appeler du secours pour l'incendie.

 

Mai 1881  -  Incendie.  -  Dimanche un incendie considérable s'est déclaré dans les bois de Meulles, appartenant à Mme de Croissy. Tous les habitants de la contrée s'étaient portés sur le lieu du sinistre, et ce n'a été qu'après plus de trois heures d'efforts continus et de coupures intelligentes, qu'on est parvenu à circonscrire le foyer et à s'en rendre maître. Une dizaine d'hectares de bruyères et de bois ont été consumés, la perte, non assurée, a été estimée à 1 500 fr. 

La cause involontaire de cet incendie a été un bûcheron du nom de Leprince, qui, malgré des recommandations réitérées, avait allumé du feu près de sa cabane pour faire cuire son déjeuner, et en partant avait recouvert le brasier d'un peu de terre, le vent, en enlevant celle-ci et en rallumant les charbons, avait mis le feu aux broussailles voisines.  

 

Octobre 1885  -  Crime du braconnage.  -  Dimanche soir, vers dix heures, à Meulles, canton d'Orbec, un braconnier encore inconnu a tué, d'un coup de feu en pleine poitrine, le cocher de M. Alphonse Bordeaux. Après une tournée de surveillance dans le bois et le parc qui entourent le château, le garde et le cocher étaient rentrés et se déshabillaient pour se mettre au lit, lorsqu'ils entendirent un coup de feu assez rapproché. Se vêtir, s'armer de nouveau et sortir fut pour eux l'affaire d'un instant, malheureusement, dans le but de cerner le délinquant, ils se séparèrent. Le cocher, Émilien Meneu, 27 ans, marcha droit dans la direction d'où le coup était parti et le garde fit un circuit pour arriver sur les derrières. Quelque temps après leur séparation, un second coup de feu retentit et, lorsque le garde revint, il trouva son camarade étendu mort sur le sol, le fusil qu'il portait avait disparu. Meneu avait été atteint en pleine poitrine, dans la région du cœur, son visage portait des égratignures. Une casquette tachée de sang, celle du meurtrier probablement, était près de lui. Meneu avait sans doute surpris le braconnier, une lutte s'était engagée et le pauvre cocher, la main ensanglantée, avait saisi sa casquette comme pièce à conviction. La justice est sur la trace du coupable, qui habite, croit-on, le pays.

 

Novembre 1885  -  L’assassinat de Meulles.  -  L'enquête continue au sujet de l'assassinat du cocher de M. Boudeaux, de Meulles, tué par un braconnier qu'il voulait arrêter. On a arrêté un nommé Émile Bertrand, 27 ans, braconnier plusieurs fois condamné sur lequel de graves présomptions semblent peser, sans qu'il y ait encore certitude.  

 

Août 1886  -  Pendu sans le vouloir.  -  Le jaune Gaston-Gabriel Amand, âgé de 6 ans, dont le père est couvreur à Meulles, canton d'Orbec, profitant de l'absence de ses parents, monta dans un prunier pour cueillir des fruits. En voulant descendre, l'enfant s'accrocha par sa cravate à une branche sèche, il perdit l'équilibre et en tombant s'étrangla. II était mort lorsque ses parents rentrèrent.

 

Mai 1888  -  Vol.  -  François Nicolas n'a que 28 ans, et il a été déjà cinq fois condamné. Il a été surpris en flagrant délit de vol à Meules, aux domiciles des sieurs Hervieu et Patey. Chez  ce dernier, il a même bu et mangé, mais, pour ne pas emporter ce qu'il avait pris, il l'a déposé dans la cuisine en laissant quelques lignes ironiques auprès de son présent ordurier.  Nicolas a été condamné à cinq ans de travaux forcés.  

 

Septembre 1888  -  Suicide.  -   Le sieur Charles Cauvin, 57 ans, marchand forain à Meulles, a été trouvé dans sa chambre, baigné dans son sang, il respirait encore, mais il est mort quelques heures plus tard. Ce malheureux s'était porté deux coups de couteau au côté gauche de la poitrine. On ne sait encore à quelle cause attribuer ce suicide.  

 

Décembre 1890  -  Voleurs de bestiaux.  -  On a arrêté la femme Bellin, 25 ans, journalière, née à Courseulles, demeurant à Meulles. Cette femme a été trouvée en possession d'une vache qui avait été volée chez M. Germain, à Meulles.  

 

Mars 1891  -  Assassinat.  -  Lundi, à Meulles, le nommé James, cordonnier, a frappé à coups de tranchet un sieur Totou, marchand de peaux de lapin, et une fille Fleury avec laquelle ce dernier vivait maritalement. Totou a succombé à ses blessures, quant à la fille Fleury, on désespère de la sauver. Elle a été transportée à l'hospice d'Orbec. L'assassin est un repris de justice très redouté dans le pays. Pendant une détention récente, sa maîtresse avait vécu pendant trois mois avec Totou, et il y a tout lieu de croire que James a'été excité par la jalousie. Il a fait des aveux complets.

 

Avril 1891  -  L’assassin de Meulles.  -  Nous avons, dans notre dernier numéro, raconté l'assassinat et la tentative d'assassinat commis à Meulles par un nommé James. L'assassin a été confronté avec le cadavre de Telon, 39 ans, sa victime. Il est resté impassible. La femme Fleury, qui n'avait reçu qu'un coup de tranchet au sein droit, va mieux.

L'assassin, James, a une très mauvaise réputation. Condamné plusieurs fois en police correctionnelle, il vient, il y a quelques semaines, de purger une condamnation à trois mois de prison pour avoir porté un violent coup de râpe, outil dont se servent les cordonniers, sur la tête d'un habitant de Meulles. Il avait, en outre, menacé de mort plusieurs autres habitants de ce bourg, entre autres M. Pitard, boucher. Il parait même que, dimanche, il s'est promené, dans l'après-midi et la soirée, une serpe à la main, avec des intentions criminelles. C'est, en somme, un dangereux malfaiteur, d'autant plus à craindre qu'il est alcoolique. Le mobile du crime est la jalousie de voir Teton vivre avec la femme Fleury qu'il avait eue pour maîtresse.

 

Juillet 1892  -  Tribunal de Lisieux.  -  Ange Bisson, et Jean Blanchet, pêche à St-Martin-de-la-Lieue, 25 fr., défaut.

— Rose Giot, 26 ans, née â Maizières, escroqueries à Saint-Pierre-sur-Dives, 1 mois de prison.

— Victor Pierre, à Ecajeul, falsification de lait, 8 jours et 50 fr.

— Jude, outrage public à la pudeur et coups au garde champêtre de Saint-Jacques de Lisieux, 6 mois.

— Victor Montanbault, coups au sieur Dominique, couvreur à Meulles, 1 mois.

— Léon Masson, filouterie d'aliments à Orbec, 15 jours.

— Alexandre Dubois, né à Puteaux, mendicité à Livarot, 15 jours. (Loi B.)  (Source B.N.)  

 

Septembre 1892  -  Pauvre enfant.  -  Lundi, Albert Filoche, 10 ans, était monté sur une voiture de traverses du chemin de fer pesant 2 000 kilogr., qu'il menait à la gare d'Orbec. Son père était parti en avant avec une voiture et un troisième chargement suivais. A un kilomètre de Meulles, l'enfant voulut descendre sans arrêté le cheval, il perdit l'équilibre et tomba sous la roue qui lui écrasa le tibia, le péroné et une partie du fémur. On a fait l’amputation, mais il est mort six heures après.  (Source B.N.)  

 

Décembre 1892  -  Une dame qui cogne.  -  Le nommé Rigollet, cocher à Meulles, 37 ans, ne rigole guère dans son ménage, car, ces jours derniers, il est venu tout meurtri déposer plainte à la gendarmerie d'Orbec contre sa femme, 29 ans, qui le roue de coups. (Source B.N.)  

 

Novembre 1892  -  Les bouilleurs de cru.  -  Nous avons annoncé que la Chambre avait voté la suppression du privilège des bouilleurs de cru auxquels il ne serait plus accordé que 10 litres d'alcool comme consommation personnelle. 

Il se pourrait que la Chambre revienne sur cette décision. Mais ce qui paraît bien acquis, c'est l'élévation du droit sur l'alcool de 156 à 235 fr. l'hectolitre et l'élévation des licences des débitants. Par contre, l'Etat abandonne ses droits sûr les boissons. (Source B.N.)

 

Novembre 1892  -  Fête.  -   Meulles. — Fête Ste-Cécile le 27 novembre. Messe et vêpres en musique, banquet, concert par la fanfare, à 8 heures, feu d'artifice par la maison du Bonhomme normand, retraite aux flambeaux.  (Source B.N.)

 

Avril 1895  -  Humanité mal récompensée.  -  Un sieur Alphonse Vernet, 35 ans, était venu s'établir à Meulles, où sa femme est directrice des postes. Un jour, les médecins d'Orbec s'aperçurent que le nombre de leurs visites diminuait considérablement, non seulement à Meulles, mais aussi dans les environs de cette commune, Ils en recherchèrent la cause et apprirent qu'Alphonse Vernet donnait des consultations aux malades et leur vendait les médicaments nécessaires. Vernet n'a pas nié, mais il a déclaré n'avoir donné ses soins que dans des cas pressants et simplement par humanité. Vernet n'en a pas moins été poursuivi pour exercice illégal de la médecine. Les trois médecins d'Orbec se sont portés partie civile et réclamaient chacun 200 fr. de dommages-intérêts. Le syndic des pharmaciens de Lisieux, plus gourmand, demandait 1 500 fr, pour la corporation. 

Le tribunal a condamné Vernet à 300 fr. d'amende, avec la loi Bérenger, 50 fr. de dommages-intérêts à chacun des trois médecins d'Orbec et à 50 fr. également envers le syndicat des pharmaciens. Du reste, Vernet était du métier, car il a été pendant quinze ans dans les pharmacies. (source B. N.)  

 

Octobre 1895  -  Un breton amoureux.   -  M. Lemaître, propriétaire à Meulles, avait occupé comme journalier un breton, Jules Huon, 51 ans. Il le congédia. Dans la maison il y a aussi une jeune bonne de 18 ans. Elle avait tapé dans l’œil de notre breton, qui revint à la ferme, et, comme on ne voulait pas le recevoir, il brisa tout, du haut en bas. Pour se rendre maître de ce forcené, il a fallu le ligoter. (source B. N.)  

 

Avril 1896  -  Une voleuse qui l’a échappé belle.  -  Hélène Godot, femme Polin, 20 ans, demeurant à Meulles, près Orbec, a la manie du vol. La veille de son mariage, elle enlevait un pantalon à l'étalage d'une mercière de la Folletière. Depuis quelque temps, elle volait chez le sieur Labsolu, en son absence. Le sieur Labsolu, intrigué par la disparition d'une partie de son avoir, disposa derrière sa porte, un fusil chargé que le moindre effort devait faire partir et foudroyer le voleur. Le coup partit, mais n'atteignit pas la voleuse, qui n'était autre que la femme Polin. Elle ne s'arrêta pas pour si peu, et entra dans la maison, la fumée dissipée. Mais elle avait été vue, elle a été poursuivie et condamnée à six mois de prison. (source B. N.)  

 

Février 1899  -  Retrouvée.   -   On avait, il y a quelque temps, signalé la disparition inexpliquée d'une jeune fille de 23 ans, Marie Duval, domestique chez le sieur Prudent, à Meulles. Le corps de cette malheureuse vient d'être retrouvé, au fond d'une mare, sur la propriété de M. Périer, de Friardel. On attribue son suicide à un accès de folie. (source le B. N.)

 

Mars 1907  -  Fantaisie alcoolique.  -  Mardi soir, 26 février, vers 6 heures 1/2, la gendarmerie d'Orbec recevait un télégramme, a peu prés ainsi conçu  « Venez de suite Meulles, assassinat manqué par ma femme et mon fils, Signé : Émile Aubert ». 

Sans perdre un instant, le maréchal des logis Lefèvre et le gendarme Talbot se rendaient immédiatement à Meules, au domicile du signataire du télégramme, le sieur Émile Aubert, 48 ans, débitant. Celui ci était complètement ivre, cela ne faisait doute pour  personne, mais il n'y avait par contre aucune apparence de victime, même manquée, d'un assassinat.

Les constatations faites permirent d'établir que c'était au contraire la femme née Marie Landais, 37 ans, et le fils, âgé de 12 ans, du nommé Aubert qui étaient victimes de ses mauvais traitements. La femme portait trace d'un coup de poing reçu à l’œil gauche et quelques instants avant l'arrivée des gendarmes, elle avait dû enfermer son fils dans sa chambre pour le soustraire à la fureur de son mari. Ce dernier se vit dresser procès-verbal pour voies de fait. 

Quelques instants après, Aubert étant sorti derrière les gendarmes pour leur dire quelques aménités, il récoltait une seconde contravention pour ivresse publique et manifeste et tapage nocturne. Pendant que son mari était sorti, Mme Aubert avait fermé la porte au verrou, mais Aubert avait déjà saisi une bêche pour défoncer la devanture. Il a été ensuite conduit au violon municipal. Il n'avait point dérangé les gendarmes inutilement. (source M. du C.)

 

Juin 1912  -  Une belle famille.  -  Mme Thurnel, demeurant à Meulles, vient de mettre au monde trois filles. Ces trois filles portent à 20 le nombre des enfants auxquels Mme Thurnel à donner le jour, et à 27 ceux qu'a eu son mari, déjà possesseur, lorsqu'il l'a épousée de sept enfants d'un premier mariage.

Sur les 27 enfants, 15 seraient encore vivants. Il faudrait à la Normandie et à la France beaucoup de mère de famille comme Mme Thurnel.

 

Août 1915  -  Désespéré.  -  Le soldat Ernest Drouin, 44 ans, du 223e , était venu en permission de quinze jours à Meulles, près d’Orbec. Obsédé par l’appréhension de partir sur le front,  Drouin s’est pendu.

 

Novembre 1922  -  Bénédiction  du calvaire.  -  La bénédiction d’un nouveau calvaire, offert par les famille Georges Pitard et Joseph Maizler, a eu lieu dimanche dernier, au milieu d'une nombreuse assistance.

Très imposante fut la procession formée de l'église au calvaire pour porter le Christ. Elle s’étendait sur une longueur d'environ 300 mètres. Les hommes et les jeunes gens venus pour accompagner et porter le Christ étaient très nombreux. Sur tout le parcours et sur l’emplacement du nouveau calvaire on ne voyait que fleurs, guirlandes et drapeaux du plus bel effet. De très jolies marches et pas redoublés furent exécutés pendant la procession par les musiciens de Meulles.
Après avoir béni le calvaire et remercié les familles donatrices. M. le Doyen prononça une allocution superbe. Une quête fut faite par Mme Maurice Leroy, accompagnée par M. Pitard et
la procession se reforma pour rentrer à l'église eut lieu la salut solennel.

 

Septembre 1926  -   Coups.  -  M. Jean Perrin, 42 ans, journalier à Meulles, a porté plainte à la gendarmerie d'Orbec contre le nommé Achille Cussy, 42 ans, également journalier à Meulles, qui, l'ayant aperçu, se serait jeté sur lui et lui aurait asséné un violent coup de bâton, à la tète, lui occasionnant une forte blessure. Interrogé, Cussy nie les faits. L'enquête se poursuit.

 

Juin 1927 -  Un bébé se noie.  -  A Meulles, canton d'Orbec, un des sept enfants de Mme Grenier, cultivatrice, la petite Simone 3 ans, qui jouait devant la porte de la ferme, est tombée la  face la première dans un bassin de petit lait. Quand la mère s'en est aperçue, la mort avait déjà fait son oeuvre !  

 

Novembre 1930   -   Le feu.  -   A Meulles, mercredi dernier, un commencement d'incendie éclatait dans un couloir du premier étage du château de Montfort, habité par M. Montachef. Les sapeurs-pompiers d'Orbec mandés par téléphone, arrivèrent bientôt sur les lieux. Le sinistre fut rapidement maîtrisé avec le matériel de protection existant dans l'immeuble. Les dégâts de l'incendie qui semble dû à un court circuit s'élèvent à une cinquantaine de mille francs.

 

Janvier 1931  -  les aides aux jeunes filles.  -  Dots attribuées en 1930 aux jeunes filles de familles nombreuses. La Commission départementale, chargée de l’attribution des dots y a  donc  eu à se prononcer pour cinquante attributions sur soixante et onze dossiers constitués.

Meulles. — Mlle Grenier Thérèse, âgée de 19 ans, appartient à une famille de 8 enfants vivants. Le père, petit cultivateur, a été mobilisé pendant la durée des hostilités. La postulante,  sur laquelle de bons renseignements ont été recueillis, est restée chez ses parents pour élever ses frères et sœurs. Mlle Grenier a contracté mariage, le 23 septembre dernier, avec M. Séchet, petit cultivateur.

 

Juillet 1931   -  Inauguration de l’électricité.  -   L'inauguration de l'électricité du Syndicat Intercommunal de Meulles, Cerqueux, Familly, Friardel et Préaux a eu lieu dimanche après une messe célébrée en l'église de Meulles, par M. l'abbé Moussier, curé de Cerqueux.
Une nombreuse affluence se rendit à midi sur la place de la mairie arrivèrent bientôt M. Henry Chéron, nateur, ancien ministre, M. Boivin-Champeaux, sénateur, M. Noël, sous-préfet de Lisieux, M. Henri Laniel, puté, M. le Comte de Colbert-Laplace, conseiller général, M. Ozanne, conseiller d'arrondissement, etc…
Une aimable fillette, Mlle Renée Jobey, adressa un charmant compliment à M Henry Chéron et lui remit une gerbe de fleurs, pendant que Mlles Marguerite Pitard et Jacqueline Courtois offraient d'autres gerbes de fleurs à M. le Sous-Préfet.
Le cortège se rendit au Monument aux morts les gerbes furent déposées.
Ensuite les personnalités et les invités de la Municipalité de Meulles assistèrent au Banquet présidé par M. Henry Chéron.
On reconnaissait à ses côtés MM. Boivin-Champeaux, sénateur ; Henri Laniel, député ; Noël, sous-préfet de Lisieux et, en face de lui, Pitard, maire de Meulles ; Pitard, fils, maire de Familly, et Heubert, maire de Cerqueux ; de Cobert-Laplace ; Ozanne ; Haimet, maire de Préaux ; Vattier, de la Folletière-Abenon ; Lanquetot, maire de Saint-Martin-de-Bienfaite ; Duvé, adjoint au maire d'Orbec ; Leloup, ingénieur ; Boudin-Desvergers, les ingénieurs de la compagnie électrique, un grand nombre de maires et d'adjoints des communes voisines Moulin, percepteur ; Hamon, directeur des Echos d'Orbec ; Jean Bertot, du Lexovien.  
Au discours d'éloquents discours furent prononcés par M. Noël, sous-préfet, Pitard, maire de Meulles, Boivin-Champeau
x, sénateur, Henry Chéron, sénateur, Laniel, député.  

 

Février 1936  -  Encore une septuagénaire brûlée vive.   -  Mme Bermond, née Alphonsine Montbisson, âgée de 74 ans, demeurant à Meulles, a été trouvée morte lundi soir dans les circonstances suivantes : 

Mme Berrnond habitait chez sa fille, Mme veuve Valentin, cette dernière était sortie après le repas du soir pour donner du foin à ses vaches, elle avait laissé dans la cuisine, sa mère qui se disposait à aller se coucher. Quand Mme Valentin revint vers son habitation, elle vit une fumée épaisse qui se dégageait de la cuisine, elle entra, appela sa mère et n'obtint aucune réponse. Affolée, elle cria : « Au secours ! ». 

A cet appel, MM. Duhamel et Grenier accoururent aussitôt. Ils pénétrèrent à leur tour dans la maison et découvrirent au pied du buffet, le corps de Mme Bermond recroquevillé, qui flambait, ils jetèrent de l'eau sur Mme Bermond, mais ils constatèrent que le corps était calciné et sans vie. 

On suppose que Mme Bermond s'est approchée trop près du foyer de la cheminée et que le feu s'est communiqué à  ses vêtements. La victime marchait difficilement depuis une opération qu'elle avait subie récemment, ce qui fait sans doute qu'elle n'a pu sortir quand elle s’est vue entourée par les flammes. Une enquête est ouverte par la gendarmerie d’Orbec.  (source M. C.)  

 

Novembre 1936  -   Médaille d’honneur des cantonniers.  -  La médaille d'honneur des cantonniers est décernée à MM. Chrétien, chef cantonnier à Caen ; Poulain, chef cantonnier à St-Jacques-de-Lisieux : Bonvoisin, cantonnier à St-Martin-de-Sallen - Robert, cantonnier à Honfleur ; Lebel, cantonnier à Meules ; Touboulis, cantonnier à Fourneville ; Champel, cantonnier à Saint-Pierre-du-Mont ; Lepleux, cantonnier à Russy. (source M. du C.)  

 

Août 1937  -  Dans une ferme, le feu cause 100 000 fr. de dégâts.  -  Un incendie, dont les causes sont inconnues, s'est déclaré dans un bâtiment de la ferme des Eteux, à Meulles. 

Ce bâtiment, d'une longueur de 28 mètres, construit en colombage et couvert en ardoise, abritait du foin et du matériel agricole. Le tout a été entièrement détruit. 

Les pompiers d'Orbec ont dû borner leurs efforts à circonscrire le sinistre. Les dégâts sont évalués à 100 000 fr. (source M. du C.)

 

Décembre 1937  -  Le magot avait été découvert par la femme de ménage.   -  L'autre matin, Mme veuve Desvages, 62 ans, demeurant à Meulles, constatait qu'un billet de mille francs avait disparu d'une somme de 3 500 francs qu'elle avait dissimulée, au fond d'une armoire, dans une pile de draps. Ses soupçons se portèrent sur une femme de ménage qu'elle avait employée, la veuve Labbey, 53 ans. 

Interrogée par la gendarmerie, cette dernière ne tardait pas à passer des aveux. Elle a déclaré qu'elle avait volé pour payer l'inhumation de sa mère, récemment décédée, mais il a été établi qu'une partie de l'argent dérobé avait été employée par l'indélicate journalière pour s'acheter une robe et différents objets personnels. (source M. du C.)

 

 Janvier 1940  -  Blessé dans une collision.  -  M. André Haimet, âgé de 29 ans, actuellement à Préaux, se rendait en auto de Lisieux au Sap, lorsqu’arrivé sur le territoire de la commune de Meulles il aperçut, venant en sens inverse, une petite lampe vacillante, il mit en code pour ne pas éblouir celui qu'il avait cru être un piéton. Ce n'est qu'en arrivant à environ dix mètres de cette lumière qu'il constata qu'il s'agissait d'une voiture hippomobile qui circulait légèrement à gauche par rapport à sa direction.
M. Haimet donna un brusque coup de volant à droite, mais il était trop tard, l'arrière de son automobile heurta l'avant-gauche de la voiture hippomobile et il se produisit un choc assez
violent.
Si M. Haimet ressortit de sa voiture indemne, il en était tout autrement du conducteur de la voiture hippomobile. Celui-ci, M. Gaston Fontaine, âgé de 54 ans, cultivateur à Cerqueux, fut projeté hors de sa voiture. Il retomba lourdement sur le sol et dans sa chute, se blessa assez sérieusement.

Les deux véhicules n'ont subi que de légers dégâts. Les constatations sur place ont été faites par les gendarmes de la brigade d'Orbec.  

 

Décembre 1941   -   Avis à la population.   -   Le chef des Services régionaux de transmission des troupes d'occupation a pris l'arrêté suivant : « Des aviateurs anglais lancent depuis quelque temps au-dessus des départements du Calvados, de l'Orne et de la Manche des pigeons-voyageurs et invitent la population française à renvoyer ces pigeons avec des nouvelles.

Nous espérons que la population française, songeant aux graves conséquences de son geste, ne se prêtera pas à cette manœuvre, mais livrera ces pigeons et tous leurs accessoires au  bureau militaire allemand le plus proche ou à la mairie.

A l'avenir, toute personne qui livrera des pigeons-voyageurs ou le matériel servant à la transmission des nouvelles ou au lancement à terre du pigeon recevra une récompense par l'intermédiaire des Feldkommandanturs des départements du Calvados, de l'Orne et de la Manche.

Je compte sur la loyauté de la population et j'attends de toute personne qui découvrira des pigeons-voyageurs, etc., qu'elle les remette sans délai aux autorités allemandes ».

 

Janvier 1942   -   Faits divers.   -    le fermier des bruyères, à Meulles, M. Baujan, est trouvé un matin par son jeune fils, mort dans son lit, il avait été asphyxié accidentellement dans la nuit, par du charbon de bois dont il avait coutume de remplir chaque soir un chaudron, combattre le froid.

 

Avril 1942   -   Fait divers.   -    En l'absence de sa mère partie traire chez Mme Hue, cultivatrice à Meulles, le petit Denis Lucas, 3 ans et demi, trompant la surveillance de sa sœur de 9 ans, a quitté son lit et,  en voulant prendre de l'eau, est tombé dans une mare voisine où il s'est noyé.

  Quand la sœur aînée s' est aperçue du malheur, le pauvre petit était déjà mort.  

 

Juillet 1943   -   Fait divers.   -   Des malfaiteurs ont pénétré de nuit dans le jardin de l'école de Meulles, ont brisé un carreau et pénétré dans le bâtiment où ils ont raflé les feuilles de tickets de pain, denrées diverses ainsi que les coupons semestriels et les cartes  d'alimentation entièrement préparées, qui étaient destinées aux habitants de Familly. C'est en effet le secrétaire de mairie de Meulles qui assure le service de son collègue de Familly, actuellement prisonnier de guerre.

La distribution de titres  de rationnement ayant débuté la veille, une grande partie des habitants de Familly se trouvaient déjà en possession de ses feuilles, de sorte que les malfaiteurs n'en ont emporté qu'une quantité assez restreinte. 

 

Juillet 1943   -   Lutte contre le doryphore.   -   Conformément aux instructions de la Feldkommandantur, la troisième pulvérisation devra commencer le 10 juillet, se terminer le 16 juillet au soir. La 4eme pulvérisation devra débuter le 18 juillet et se poursuivre jusqu'au 24 juillet au soir. Les agents de la force publique sont chargés de veiller à l'application de cette disposition.

Par ailleurs, la Feldgendarmerie a reçu l'ordre de surveiller les pulvérisations et de dresser des procès-verbaux à l’encontre des contrevenants.

 

Mai 1944  -  Abatage clandestin .  -  Jean Duguay, 33 ans, qui avait pour aide Pierre Crespin, âgé de 29 ans, a reconnu qu'il abattait clandestinement depuis bientôt un an. Il aurait ainsi abattu une douzaine de bovins et quelques veaux, la viande était revendue à Meulles.

 

Juin 1944  -  Bataille de Normandie .  -  Lors de la bataille de Normandie, Meulles est libérée par la 5e brigade de la 2e division d’infanterie canadienne commandée par le brigadier W. J. Megill.

 

Octobre 1947  -    Des bestiaux disparaissent.  -   Deux génisses et une vache d’une valeur totale de 140 000 francs appartenant à un cultivateur de Préaux, M. Boudin, ont été volées dans un herbage qu’il possède à Meulles.

MEULLES Calvados)  -  L'Église

MEULLES (Calvados)  -  Fêtes de la Bénédiction du Calvaire

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