MONTPINÇON

(Cne d'OUDON) 

Canton d'Aunay-sur-Odon

Les habitants de Montpinçon sont les .......................


Juillet 1872   -  Animaux nuisibles.   -  Les sangliers font des ravages à Montpinçon, canton de Saint-Pierre-sur-Dives, et dans les communes environnantes, aussi sommes-nous heureux de signaler le fait suivant :

Certain soir, le sieur Boudin, garde de M. de Logivières, blessait l'un de ces animaux, qu'il trouvait ravageant un champ de pommes de terre. Dès le lendemain matin, M. de Logivières et son domestique se mettaient sur la quête de l'animal. Quelques instants plus tard, le sanglier, relancé et acculé, était mis bas par les chasseurs, la balle de la carabine de M. de Logivières. l'avait traversé de part en part. L'animal, très bien armé, était âgé de dix-huit mois à deux ans et pesait 88 kilogrammes.  

 

Août 1884  -  Incendies.    La semaine dernière, un incendie, dont la cause est inconnue, s'est déclaré dans la forêt de Montpinçon et a consumé environ 2 hectares 50 ares de bois taillis appartenant à M. de Logivière, propriétaire. 

— A St-Georges-en-Auge, un incendie, dû à l'imprudence de deux enfants, a consumé, mercredi, un bâtiment d'exploitation appartenant à M. Lebroussois. 

— A Feuguerolles-sur-Orne, un incendie a détruit plusieurs bâtiments appartenant aux sieurs Ledan et Crouan.

 

Février 1887  -  Mort de froid.  -  Le cadavre de la nommée Désirée Bisson, 37 ans, journalière à Montpinçon, a été trouvée sur un chemin traversant la forêt de Montpinçon. La levés et la constatation du cadavre ont fait connaître que cette femme était morte de froid.

 

Décembre 1891  -  Pauvres petits.  -  Lundi soir, deux enfants, un garçon de 10 ans et une petite fille de 7 ans, se présentèrent chez une femme, demeurant rue Brette à Falaise, et lui demandèrent de leur indiquer le chemin pour se rendre à la ferme de la Rançonnière, qui se trouve aux environs de Falaise. Apitoyée par leur état, cette dame, les voyant seuls et sans asile, les conduisit à la gendarmerie. Ils furent ensuite menés à l'hospice où on les a réconfortés et soignés. D'après leur récit, leur mère habite à Montpinçon, section des Autels-St-Bazile. 

Lundi, elle leur dit de partir pour aller trouver leur père qui travaille à la ferme de la Rançonnière, chez un sieur Couvrigny. Les deux pauvres petits marchèrent toute la journée sans rien manger, et, le soir, arrivèrent à Falaise, couverts de boue et exténués. (Source B-N)  

 

Octobre 1894  -  Un vieillard entreprenant.   -  La dame Clémence Prévost demeure à Montpinçon avec son mari, chez son beau-père. Le bonhomme a 80 ans. Sa bru tape dessus. Elle lui donné, selon la situation, des soufflets ou des coups de soufflet. Le bonhomme a porté plainte. La dame s'est excusée en disant : « Chest ly qu'a commencé... Et pis, y m'embête, il est terjoux apreux mé. Il est trop entreprenant… »

A 80 ans, le bonhomme ne doit cependant pas être très à craindre. C'est ce qu'a pensé le tribunal de Lisieux, qui a condamné à titre de leçon la femme Prévost à huit jours de prison avec le bénéfice de la loi Bérenger. (source B. N.)  

 

Juillet 1895  -  Un conseiller enragé.  -  Le sieur Honoré Bodé, conseiller municipal à Montpinçon, est « enragi », quand il a bu un petit coup. L'autre samedi, il était venu au marché de Falaise où il a trouvé moyen de se faire dresser trois ou quatre procès-verbaux, sans compter une rossée qu'il a reçue de deux individus qu'il provoquait en les traitant de fainéants et en criant bien haut qu'il fallait quatre gas de Falaise pour le « tumber ». (source B. N.)

 

Juillet 1897  -  Parents veillez.  -  La petite Juliette Heuzey, 2 ans, domiciliée chez ses parents à Canapville, est tombée dans une mare en jouant avec d'autres enfants et s'est noyée.

— A Montpinçon, profitant d'un moment où sa mère était occupée, la petite Blanche Pouclet, 22 mois, est allée jouer près d'une mare où elle est tombée et s'est noyée. C'est le pauvre père qui rentrant de voyage, a trouvé corps de sa petite fille. (source B. N.)

 

Juillet 1898  -  Pris sous un escalier.     Un malfaiteur s'était introduit chez la veuve Malfilatre, à Montpinçon, en pratiquant un trou dans la toiture. Découvert dans un placard, situé sous l'escalier dans la cuisine, il a déclaré se nommer Pierre Larue, 21 ans, journalier, il reconnaît avoir commis plusieurs autres vols et notamment un vol, d'aliments, avec escalade et effraction, chez le sieur Angot, cerclier à Heurtèrent. (source le B. N.)

 

Juillet 1913  -  Mariage sanglant  -  L'un des frères de la mariée, ivrogne et querelleur, vient perturber la noce et menace son père, qui l'abat d'une balle de pistolet. Devant la Cour d'Assises, le meurtrier déclare qu'il a tiré pour tuer, visant son fils en pleine poitrine : il est condamné à mort, mais les jurés déposent un recours en grâce, que le président Poincaré signera.  

 

Avril 1913  -  Un drame de famille  -  Depuis quelques années, M. Aristide Duhomme, 55 ans, propriétaire à Montpinçon, hameau du Billot, vivait en mauvaise intelligence avec son  fils nommé Robert, âgé de 30 ans, journalier. Robert avait un grand défaut, il s'adonnait souvent à la boisson. À la suite de discussions, son père redoutant qu'il ne lui fit un mauvais parti lui avait formellement interdit l'entrée de la maison paternelle. Mais Robert ne s'en tint par là et avait promis de rentrer quand bon lui semblerait. Après avoir fait sa partie habituelle au café Lafontaine en compagnie de M. Lelièvre maire de la commune et de plusieurs amis, M. Duhomme, père, rentra à son domicile, soupa et alla se coucher laissant sa femme seule dans la cuisine. À ce moment le fils arriva et se prit de querelle avec sa mère.

Au bruit de la discussion, le père se réveilla et descendant de sa chambre armé d'un pistolet dit "Lefaucheux" déchargea une balle presque à bout portant sur Robert, qui roula  inanimé sur le sol. Le gendre  de M. Duhomme, M. Jean, cultivateur, rentrant à ce moment de Livarot en voiture, releva la victime et, après l'avoir conduite chez un docteur de Livarot, le transporta son domicile à Crouttes (Orne).

Le meurtrier affolé, se rendit aussitôt chez le maire de la commune et se constitua prisonnier. Le Parquet de Lisieux et les gendarmes de Saint-Pierre-sur-Dives se sont rendus lundi soir à Montpinçon. M. Duhomme a été émis aussitôt en état d'arrestation. Les renseignements recueillis sur le meurtrier sont des meilleurs. Travailleur infatigable, il était arrivé au  bout de longues années, à se constituer le petit avoir qui le faisait vivre.  Il n'en est pas de même de son fils qui était mal considéré dans le pays, en raison de sa funeste passion de boire. L'état de la victime est désespéré. La balle du pistolet, après avoir traversé l'estomac, est allé se loger dans le foie et à déterminé une péritonite. L'opération de la laparotomie va être tentée ainsi que l'extraction de la balle. Ce crime a causé un grand émoi dans la contrée riante et si paisible de Montpinçon, où le meurtrier était des mieux considéré.  

 

Juillet 1913  -  Une condamnation à mort.  -  Malgré le réquisitoire modéré du ministère public, le jury s'est montré sévère ; il a répondu affirmativement aux deux questions posées et n'a pas accordé les circonstances atténuantes. Le Président a demandé au premier juré : "Avez-vous bien délibéré sur les circonstances atténuantes ?" Et celui-ci a répondu : " Oui " .   En conséquence, la cour a condamné Duhomme à la peine de Mort.  Le jury a signé cependant un recours en grâce.

 

Août 1913  -  Un condamné à mort gracié  -  Le président de la république vient de commuer en travaux forcés à perpétuité la peine de mort prononcé le 9 juillet contre le nommé Marc Aristide Duhomme par la cour d'assises du Calvados pour assassinat.

 

Novembre 1922  -  Découverte d’un cadavre.  -  Le cadavre du nommé Duval, 52 ans, marchand de bois au Billot a été découvert dans une mare. On croit a un accident. Trompé par l'obscurité, Duval se croyant dans le sentier qui mène à son abri, est tombé dans la mare il est mort.

 

Mars 1924  -  Incendie dans la forêt.  -  M.. Jules Dubois, revenant du marché de Livarot, a aperçu au loin une épaisse fumée semblant se dégager des parages de la forêt de Montpinçon. Arrivé au Billot, M. Dubois en fit part aux personnes présentes et téléphona à M. Marie, maire. Il était alors 6 heures du soir.
A mesure que le jour déclinait, la lueur̃ devenait de plus en plus perceptible.
Le feu ravagé la foret du coté de Billot. L'alerte fut aussitôt donné  et de toutes parts arrivèrent des secours. Vers 10 heures le feu put être enrayé. Une surveillance active fut exercé pendant la nuit dans les parages incendiés.
D'après les premiers renseignements recueillis, on estime à 15 à 20 hectares ont été ravagés. Qu
ant aux causes du sinistre, plusieurs versions ont été mises en avant. L'enquête  éclaircira cette affaire.  

 

Mars 1924  -  Landes en feu.  -  Dans la soirée du 15 courant, un incendie s'est déclaré sur le Montpinçon, détruisant les ajoncs et les bruyères sur une étendue de 15 hectares, dont une partie dans les marécages du Bois de M. Pontavice.
Le feu s'étant arrêté dans la nuit de samedi à dimanche a repris dans la matinée de dimanche. détruisant à nouveaux 15 hectares et appartenant à des propriétaires du Plessis-Grimoult, Saint-Jean-le-Blanc et Roucamp.

 

Octobre 1925  -  La guerre au village.  -  La semaine dernière la gendarmerie était avisée que des batailles se livraient au Billot entre les familles Douai et Marie. Les gendarmes se rendirent sur les lieux et procédèrent à une enquête des plus laborieuses.

Les gendarmes dressèrent deux procès-verbaux pour tapage nocturne contre la famille Douai, relevèrent une infraction à l'ivresse contre M. Douai père et établirent un procès-verbal pour coups et violences réciproques contre MM. Douai père et Marie.

 

Avril 1936  -  Une série de vols.  -   R. René Rault, cultivateur à. Montviette, a été victime d'un vol de pièges à loup destinés à détruire les animaux nuisibles. 

Plusieurs outils ont été également pris à M. Albert Varin, journalier à Montpinçon

Des voleurs ont pénétré dans la maison de M. Mathurin Bodo, ouvrier tanneur à Ouville-la-Bien-Tournée et ont soustrait une somme d'argent et plusieurs bouteilles de vin. 

Six poules ont été volées à M. Péronne, gardien d'herbages à Mesnil-Bacley. M. Louis Liégard, maçon, voisin de M. Péronne, a été victime d'un vol de dix poules. 

M. Émile Dufour, débitant à Condé-sur-Ifs, a eu également la visite des voleurs. Ils ont fracturé un tiroir-caisse contenant une centaine de francs et une quantité de tabacs, cigares et cigarettes. Le tout a été emporté et le préjudice causé est estimé à 200 francs. (source M. C.)

 

Août 1944  -  Violents combats.  -  Les britanniques ont forcé le passage de l'Orne en aval de Thury-Harcourt est établi une tête de pont large de trois kilomètres. C'est vainement que les allemands ont contre-attaqué pour les rejeter sur l'autre rive du fleuve.

Au cours de la nuit d'hier, par un brillant clair de lune, 1000 bombardiers ont attaqué la charnière du front au sud de Caen. Les britanniques ont enlevé le Mont-Pincon, pivot général de la ligne de feu qui apparaît maintenant comme le symbole de la valeur des unités d'infanterie et des chars qui les ont soutenus dans leur assaut de douze heures contre la position. 

 

Novembre 1952  -  La télévision.  -  Essais d’un émetteur provisoire de télévision "à polarisation horizontale " sur le Mont-Pinçon.

 

Juillet 1956  -  l'Émetteur TV.  -  Mise en service de l'émetteur TV du Mont Ponçons : une tour de 202 m sur une butte de 345 m, point culminant du Calvados. Du 30 août au 2 septembre, le Mont Pinçon émet un programme quotidien, de 19 h 30 à 22 h 30 ou minuit, pour les téléviseurs de démonstration.

 

Janvier 1973  -  La commune de L'Oudon a été créée  par la fusion-association, décrétée le 26 décembre 1972, des communes d'Ammeville (171 habitants en 1968), Berville (160 habitants), Écots (95 habitants), Notre-Dame-de-Fresnay (159 habitants), Garnetot (89 habitants), Grandmesnil (123 habitants), Lieury (242 habitants), Montpinçon (167 habitants), Saint-Martin-de-Fresnay (169 habitants) et Tôtes (125 habitants). Saint-Martin-de-Fresnay est alors désigné chef-lieu de l'association. 

 

Janvier 1990  -  Par arrêté le chef-lieu est transféré à la commune de Tôtes, dont l'ancien code INSEE (14697) devient le nouveau code de L'Oudon.

MONTPINÇON.  -  Hameau du Billot

MONTPINÇON LE BILLOT

MONTPINÇON (Calvados).  -  Le Billot, Côté Sud

CHÂTEAU DE GARNETOT, par MONTPINÇON (Calvados).

CHÂTEAU DE GARNETOT, par MONTPINÇON (Calvados).  -  La Petit Ferme

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