MORTEAUX - COULIBŒUF

Canton de Morteaux-Coulibœuf

Les habitants de la commune sont des c........................


1857  -  Une fusion.  -  La commune de Morteaux-Coulibœuf est née de la fusion des deux communes de Morteaux et de Coulibœuf.

 

Août 1860  -  Bureau de poste de distribution à Morteaux-Couliboeuf.  -  Le Conseil d'arrondissement de Falaise renouvelle la demande au Conseil général, d'un bureau de distribution à Morteaux-Couliboeuf.

Considérant que cette commune se compose aujourd'hui de la réunion de deux communes importantes, que le chiffre de la population est considérable, qu'elle est le siège d'une justice de paix, la résidence d'une brigade de gendarmerie, qu'elle est distante de 11 kilomètres de Falaise, que la distribution des lettres y éprouve un retard considérable, que la création de ce bureau acquiert un caractère exceptionnel d'urgence, de l'existence d'une gare importante de chemin de fer établie sur le territoire de cette commune. Renouvelle le vœu que l'administration des postes établisse un bureau de distribution dans la commune de Morteaux-Coulibœuf.

 

Janvier 1869   -   Un accident.   -   Samedi dernier vers 4 heures du soir, sur le chemin vicinal formant la principale rue du bourg de Morteau-Couliboeuf, le nommé Ambroise Lepeltier, âgé de 42 ans, cultivateur, à Norrey (Calvados), est tombé accidentellement sous la roue de sa voiture, qui l'a écrasé. La mort a été instantanée.  

 

Juin 1875   -   Les blés.  -  Les blés augmentent, non pas que dans nos contrées la récolte soit compromise, au contraire, mais parce que les nouvelles du Sud et du Sud-Est font craindre une grande déception dans le rendement.

 

Juin 1875   -   Récoltes.  -  Les pluies continuelles du mois de juin ont causé beaucoup de dommage aux récoltes sur certains points de notre département. Un grand nombre de pièces entières de blé et d'avoine ont été couchées et auront bien du mal à se relever. 

— La plupart des foins qui n'étaient pas encore bottelés ont beaucoup souffert. Le colza commence à souffrir. Les pommiers donnent toujours de belles espérances. 

— S'il faut en croire le prophète Kick, il en sera à peu près de même en juillet. D'après lui, le temps sera variable, agité, souvent couvert ou brumeux, plutôt humide que sec dans  l'ensemble. Variations brusques. Beaucoup d'eau sur certains points, pas du tout sur d'autres. Crues subites.

 

Juillet 1875   -   Morts par immersion.  -  Le 11 de ce mois, vers sept heures du soir, un petit enfant de 23 mois, le petit Émile-Désiré-Marie, dont les parents habitent Morteaux-Couliboeuf, est tombé dans la rivière la Dantes. Il a été retiré immédiatement, il avait cessé de vivre. 

— Un accident, semblable est arrivé à Gonnevillle-sur-Dives. Une petite fille de 3 ans deux mois est tombée dans une mare où il y avait à peine 40 centimètres d'eau. Retirée presque aussitôt par ses parents, elle n'a pas tardé à expirer. On attribue la mort à une congestion produite par la malpropreté de l'eau de cette mare.

 

Décembre 1876   -  Il était temps.  -  Vendredi, un sieur Labbé conduisait une vache sur le chemin vicinal de Falaise à Livarot, territoire de la commune de Morteaux-Coulibœuf, M. Emile Gérard, cultivateur à Vicques, qui arrivait en voiture, se rangea à gauche pour le dépasser, au moment où la voiture arrivait à hauteur du sieur Labbé, celui-ci fut renversé par sa vache en avant de la roue droite qui l'atteignit à la cuisse gauche. Bien que M. Gérard eût arrêté son cheval instantanément, un tour de roue de plus et le malheureux Labbé était broyé par le lourd véhicule.  

 

Mars 1879   -  Secours.  -  L'État vient d'accorder des secours aux communes ci-après : Huppain, restauration de l'église, 2 000 fr. ; Rubercy, réparation de l'église et du presbytère, 600 fr. ; Creully, travaux à l'église 3 735 fr. ; le Fresne-Camilly, travaux à l'église, 2 248 fr. ; Secqueville-en-Bessin, travaux à l'église, 10 231 fr. ; Évrecy, restauration du clocher, 1 800 fr. ; St-Martin-de-Sallen, réparation au presbytère, 300 fr. ; Morteaux-Couliboeuf, construction d'une école de garçons, 1 000 fr. ; Rumesnil, reconstruction de l'église, 6 000 fr.  

 

Août 1879  -  La Poste.  -  Les bureaux de poste et les bureaux télégraphiques ont été fusionnés à Vire, Condé, Orbec, Dives, Livarot, Argences, Dozulé et Évrecy. La fusion sera bientôt à Honfleur un fait accompli.

Deux bureaux télégraphiques ont été ouverts à Ryes et à Crèvecœur. Un bureau permanent a été substitué au bureau temporaire de Cabourg. Le bureau de Deauville va être incessamment réouvert et transféré au bureau de poste.

Enfin, des études se poursuivent pour doter d'un bureau télégraphique les communes de Saint-Aubin, Morteaux-Coulibœuf, Clécy, Bonnebosq, Lison et Bonneville-la-Louvet.

 

Décembre 1879  -  Bureau télégraphique.  -  Par décision du ministre des Postes et des télégraphes, en date du 13 décembre 1879, a été autorisée la création d'un bureau télégraphique municipal dans les communes de Bonnebosq et de Morteaux-Coulibœuf.

 

Juillet 1880  -  Courageux dénouement.  -  Dernièrement, un incendie a détruit de fond en comble une maison située à Morteaux-Coulibœuf, village de Blocqueville. Cette maison était habitée par les époux Gautier et leurs deux petites filles, dont l'aînée est âgée de 8 ans. Les époux Gautier étaient absents de leur domicile au moment où le feu s'y' est déclaré. Les petites filles étaient couchées dans un cabinet voisin de la chambre occupée par deux jeunes ouvriers qui travaillaient sous les ordres du sieur Gautier. Ces derniers, réveillés en sursaut, aperçoivent les flammes qui ont déjà consumé le mobilier de la chambre de leur patron. Sauter du lit, pénétrer dans le cabinet où reposent déjà à moitié asphyxiées les deux petites filles les enlever et arriver avec son précieux fardeau auprès de la croisée, fut pour le sieur Jean Victor, ouvrier, âgé de 23 ans, l'affaire d'une seconde. Il dit à son camarade de sauter par la croisée, et dès que ce dernier a touché terre, il lui jette les deux petites filles qui sont saines et sauves. Le conseil municipal de Morteaux-Coulibœuf a chargé le maire de porter ces faits à la connaissance de l'administration.  

 

Décembre 1880  -  Déraillement.  -  Jeudi, le train de marchandises venant de Mézidon, et arrivant en gare de Morteaux-Couliboeuf à 7 heures 40 minutes du matin, a déraillé à l'aiguille. La machine et plusieurs wagons sont passés sur l'autre voie. Les dégâts, tous matériels, sont peu importants, les deux voies ont été obstruées, de sorte qu'il y a eu un retard  dans le service, notamment pour les voyageurs partis de Falaise à 7 heures 35 minutes du matin, qui ont dû attendre, pour Caen, le train suivant qui part de Falaise à 10 heures et demie, soit un retard de trois heures.

Décembre 1880  -  Tirage au sort.  -  Les opérations du tirage au sort des conscrits de la classe 1880 commenceront le 24 janvier.

 

Décembre 1880  -  Recensement de la population.  -  Le recensement quinquennal de la population commencera le 15 janvier prochain.  

 

Février 1882  -  Incendies.  -  Un incendie a éclaté à La Cambe, au domicile du sieur Moutier, boulanger. Les bâtiments auprès de la maison incendiée, couverts en chaume, ont été préservés. Les dégâts, assurés, sont évalués 14 000 fr.

Un incendie accidentel a détruit la boulangerie de la ferme occupée par le sieur Marc, fermier à Villons-les-Buissons. Perte, environ 500 fr. Assurée. 

Mardi, un incendie accidentel a éclaté à Coulibœuf, chez la dame veuve Crespin, bourrelière audit lieu. La perte est évaluée à 50 francs, assurée.  

 

Juillet 1892  -  Les voleurs de bestiaux.  -  Pierre Devic, 35 ans, cultivateur à Fierville-la-Campagne, Albert Rousse, 38 ans, domestique à Fierville-la-Campagne, Clément Aune, 26 ans, journalier à Bernières-d'Ailly, ont, dans la nuit de l'Ascension, volé une vache au préjudice du sieur Landiger, dans un herbage lui appartenant, à Morteaux-Couliboeuf. La vache, dépecée par un boucher complaisant de l'arrondissement de Caen, fut expédiée à Paris et la viande en fut vendue 198 fr., que les trois voleurs se partagèrent. La peau, vendue sur le marché de Caen, fut reconnue par le propriétaire, grâce à un signe particulier que la vache portait à l'oreille. Les trois prévenus ont comparu devant le tribunal de Falaise et ont été sévèrement punis, ils ont été condamnés chacun à 18 mois de prison et 16 fr. d'amende. (Source B.N.)

 

Juillet 1886  -  Orages.  -  La semaine dernière, le tonnerre est tombé, à Saint-Denis-de-Méré, dans la maison du sieur Lepage, tisserand, et a bousculé la tante du sieur Lepage, cette pauvre femme en a été quitte pour la peur. La foudre a brisé les vitres et disloqué la cheminée. 

— Le tonnerre est tombé à Mortaux-Coulibœuf, sur le train de Falaise, au moment où il entrait en gare. Il s'est abattu sur un wagon de 3e classe, l'a contourné et est allé se perdre en terre. Deux voyageurs qui allaient prendre le train ont ressenti une assez forte secousse, sans cependant recevoir aucune blessure.  

 

Décembre 1888  -  Écrasé. - Vendredi, à Coulibœuf, le nommé Anatole Toutain, employé comme charretier dans une usine des environs, a été écrasé par la voiture qu'il conduisait près de la gare.  

 

Mai 1890  -  Mort accidentelle.  -  Le gendarme Tiby, de Coulibœuf, 26 ans, célibataire, nettoyait l'autre samedi son revolver qu'il croyait déchargé. Tout à coup, une détonation retentit et le gendarme reçut la décharge dans le côté droit. Il est mort après une terrible agonie. Il avait remplacé à Couliboeuf un gendarme qui s’était suicidé.

Le colonel de gendarmerie a infligé une punition sévère au brigadier de Couliboeuf, pour ne s'être pas assuré si les armes de ses hommes avaient été déchargées après le service.

 

Janvier 1891  -  Les voleurs de vaches.  -  En avril dernier, une génisse de 350 francs était volée au sieur Laverge, de Morteaux-Coulibœuf. Elle fut vendue à Caen, 280 fr., par Vaudin,  ancien cultivateur à Montviette, l'un des voleurs. Vaudin avait pour complice le nommé Alexandre Lemasson, 29 ans, de Morteaux-Coulibœuf. Le tribunal de Lisieux vient de les condamner : Vaudin, à 7 ans de prison, peine qui se confondra avec celle de 6 ans prononcée contre lui par les assises du Calvados, et Lemasson, à deux ans.

 

Septembre 1897  -  La chasse entravée.  -  Favorisée par le temps, l'ouverture a été bonne partout. Beaucoup de perdrix, moins de lièvres et très peu de cailles.

— MM. les maires de Sassy, Morteaux, Pertheville-Ners, Fresné-la-Mère, Villy, Jort, etc., ont fait publier que la chasse est interdite sur leur territoire, pour tous les étrangers qui n’auraient pas versé, entre les mains du maire, une somme, de 10 francs pour le bureau de bienfaisance.

— D'autres maires interdisent la chasse aux personnes qui n'ont pas pris de permis à la mairie de la commune. Si tous les maires en faisaient autant, les pauvres chasseurs, dont les droits sont déjà très restreints, ne sauraient plus où poser le pied.

— D'ailleurs, nous ne saurions trop répéter que les maires qui agissent ainsi excèdent leurs pouvoirs et s'exposeraient dans certains cas a être poursuivis comme concussionnaires. Nous sommes convaincus que le préfet ignoré ces faits, sans cela il y aurait certainement mis bon ordre.

A là préfecture du Calvados on a délivré 396 permis de chasse de plus qu'en 1896 et on a entré moins de gibier. A Caen, en 1896, on a déclaré, les deux premiers jours, 215 lièvres ; 4 147 perdrix et 363 cailles. En 1897, 180 lièvres ; 4 536 perdrix, 199 cailles. (source B.N.)

 

Juin 1912  -  Tamponnement sur la ligne Caen - Le Mans.  -  Une machine haut-le-pied, piloté par le mécanicien Barbier et le chauffeur Bourdelas, tous deux demeurant à Damblainville, à tamponné un train de ballast de l'entreprise des carrières Boudin, de Nécy (Orne), à 900 mètres de la gare de Coulibœuf. La machine faisait marche arrière et le mécanicien croyait la voie libre. Le dernier wagon du train de ballast était muni d'une vigie dans laquelle se trouvait le serre-frein Dachelet. Il essaya d'arrêter la locomotive haut-le-pied, en faisant des signaux. Mais voyant qu'il n'était pas aperçu il sauta à terre. Il était temps... Un choc formidable se produisit et le wagon où il se trouvait quelques secondes auparavant fut broyé. Le tender de la locomotive haut-le-pied a été fortement détérioré. Le mécanicien et le chauffeur ont reçu un choc, mais n'ont pas été blessé. Les dégâts   matériels sont très élevés. Une enquête est ouverte.  

 

Avril 1914  -  Chien abattu.  -  Jeudi un chien épagneul sans collier, qui rôdait sur les bords de la Dives, paraissait avoir les symptômes de la rage. On l'a abattu de deux coups de fusil.

 

Mai 1916  -  Le convoi éclair.  - Un train de marchandises circulait, l'autre nuit, sur la ligne de Caen au Mans, lorsque, dans la rampe de Montabard, une rupture d'attelage se produisit et trente-sept wagons redescendirent la pente inverse. La rame acquit bientôt une grande vitesse et traversa ainsi les gares de Fresné-la-Mère et Morteaux-Couliboeuf. Pendant ce temps, on avait prévenu télégraphiquement les gares et les postes d'aiguillage. A Vendeuvre, un jeune employé, M Lemarchand, qu'on ne saurait trop féliciter de son sang froid, attendait les wagons en dérive, qu'il aiguilla sur la voie de chargement des cailloux de Perrières, où se trouvaient des wagons de ballast. Un choc formidable se produisit. Les wagons de ballast furent brisés et la plupart de ceux du train de marchandises s’écrasèrent, formant un enchevêtrement sans nom. Il était temps, car un train de voyageurs venait de quitter la gare de Saint-Pierre-sur-Dives et, à la vitesse où elle roulait, la rame emballée l'eût infailliblement broyé. Malheureusement, un des serre freins. M. Flasse, sujet belge, resta broyé  sous les décombres, et son camarade Klein, belge également, eut la jambe gauche brisée.  

 

Juillet 1916  -  Un incendie dans un château.  -  Ces jours-ci, le feu a pris dans les communs du château de Blocqueville, prés de Morteaux-Couliboeuf, habité par M. et Mme Lagrange de Laugre. Grace à la promptitude des secours, on a pu préserver le château. Les dégâts s'élèvent à une vingtaine de mille francs et sont assurés. On ignore la cause du sinistre.

 

Juillet 1917  -  Accident mortel.  -  M. Louis Lucas revenait des champs, avec une voiture de foin sur laquelle il était monté. Par suite d'un chaos, en passant du champ sur la route, à Blocqueville, une partie du chargement glissa, entraînant M. Lucas, qui tomba la tête la première sur la route et se tua net. M. Lucas était âgé de 57 ans. Il jouissait de l'estime générale.

 

Février 1918  -  Délit de pêche.  -  Le 2 février, un gendarme passant près du pont, sur la Dives, aperçut un canard semblant accroché par le bec, cherchant sortir de la rivière. Ce canard avait avalé un hameçon attaché à une ligne de fond. Le lendemain matin, au petit jour, une autre ligne semblable fut retirée de l'eau par les gendarmes. Elles avaient été posées par le jeune Émilien Bourdelas, 16 ans, boulanger à Morteaux-Coulibœuf. Procès-verbal lui a été dressé pour pèche la nuit et avec engins prohibés.

 

Septembre 1918  -  Arrestation de prisonniers de guerre.  -  On vient d'arrêter à Lognon (Eure-et-Loir), deux prisonniers de guerre, Heinrich Herr et Emil Kray, qui s'étaient évadés du détachement de Morteaux-Coulibœuf.

 

Novembre 1922  -  Un cultivateur écrasé par un cheval.   -  Le 20 courant, M. Leblanc, 4O ans, domestique chez M. Bisson, cultivateur au Grand-Couliboeuf, était occupé à atteler à une carriole le cheval du beau-père de son patron. Le cheval attelé, M. Leblanc voulut lui enlever son licol d'écurie à ce moment la bête prit soudainement peur, s'emballa et dans son mouvement de brusque départ, M. Leblanc se trouva serré entre le cheval et un mur. Le malheureux eut la poitrine écrasée et succomba quelques instants après. Il était marié et père de trois enfants dont deux en bas age.

 

Août 1923  -  Une terrible bourrasque a causé des ravages.  -  Caen, août. (De notre correspondant particulier.) Un cyclone d'une rare violence a ravagé, mardi dernier, la région sud du Calvados. L'ouragan atteignit son maximum d'intensité dans les communes de Morteaux-Coulibœut et de Pont-d'Ouilly, un nombre considérable de pommiers furent arrachés, les récolte, couchées et plusieurs immeubles renversés.

 

Mai 1924 -  Classement des chevaux.  -  Il va être procédé, a partir du mardi 13 mai, dans l’arrondissement de Falaise, dans les cantons de Bretteville-sur-Laize, Falaise (Nord), Morteaux-Coulibœuf et Thury-Harcourt, au classement des chevaux, juments, mulets et mules et des voitures à traction animale susceptibles d'être requis pour les besoins de L’armée.

 

Mai 1924  -  Accident à la gare.  -  Mercredi, vers une heure du matin. M. Le Calvez, wagonnier, en faisant la manœuvre d'un train, est tombé dans une fosse. Dans sa chute, il s'est brisé plusieurs dents et fracturé plusieurs côtes.

 

Mai 1924  -  Fraude sur le lait.  -  Les falsifications de lait sont nombreuses en ce moment dans l'arrondissement. Trois prises ont été faites cette semaine par les agents la répression des fraudes dans ce canton.

 

Mars 1926  -  L’électrification.  -  La Socié rurale de distribution d'électricité, concessionnaire du syndicat de Morteaux-Couliboeuf, a déposé aux mairies des communes intéressées, un registre sur lequel les futurs abonnés doivent se faire inscrire pour obtenir l'exécution de leur branchement.

  Il est rappelé qu'une réduction de 20 % sur le montant du branchement est accordés à tout abonné pendant la période de construction du seau communal sur lequel il est accordé.

 

Septembre 1926  -  La fièvre aphteuse.  -  L’épidémie de fièvre aphteuse a fait son apparition à Morteaux-Coulibœuf, plusieurs fermes sont frappées et des cas sérieux sont signalés, en outre, elle s'est étendue dans les cantons de Bretteville-sur-Laize et de Thury-Harcourt.  

 

Octobre 1926  -  Électrification.  -  L’électrification du canton se poursuit activement. Le courant est maintenant don dans de nombreuses communes et l'on espère qu'avant la fin de l'année, le service sera prêt dans les quatorze communes du canton et dans sept communes de cantons voisins qui seront rattachées au secteur et font partie de la deuxième partie du projet.

 

Octobre 1926  -  Vol et arrestation.  -  M. Alfred Germain, horloger-armurier, rue de Brébisson, à Falaise, alla à bicyclette à Coulibœuf, pour assister à une vente faite chez M. Arthur, il posa sa machine dans la cour près de la grille d'entrée, quand il voulut la reprendre, la machine avait disparu. M. Germain apprit que sa machine avait pris la direction de la gare, les employés n'avaient rien vu.

A la fin du jour, M. Jourdain vit un jeune homme qui ouvrait la barrière pour passer avec une bicyclette. M. Jourdain vit la plaque au nom de M. Germain sur la machine, saisit le vélo et le gamin prit la fuite. Arrêté le lendemain à Vendeuvre, il déclara se nommer Vincent Henri, sans domicile fixe, à Guêpier (Orne). Il a été écroué à la prison de Caen.

 

Octobre 1926  -  Électrification rurale.  -  Les lignes et les postes nécessaires pour la distribution de l'énergie électrique se multiplient sur le territoire après les grandes lignes de transport et les lignes destinées aux villes ou centres industriels, des réseaux spécialement affectés aux besoins agricoles s'établissent, de jour en jour plus nombreux, à travers les campagnes.

L'électricité est maintenant l'auxiliaire indispensable de tous les travailleurs, comme la lumière de tous les foyers.

Mais il faut savoir que l'électricité présente des dangers. Il faut savoir aussi qu'il est très facile d'éviter ces dangers si l'on n'oublie pas les avis qui sont ici résumés.

Les lignes. Il y a danger de mort si l'on grimpe aux supports de lignes, qu'ils soient en bois, en fer ou en béton. Il faut même éviter de toucher ces supports.
Il y a danger de mort à toucher les fils, même tombés à terre, ainsi que les fils métalliques téléphoniques ou autres, qui traîneraient à terre dans le voisinage des lignes électriques.

Attention aux voitures trop haut chargées qui pourraient toucher ou simplement approcher de trop près les fils d'une ligne électrique.

Attention au monte-paille, aux cheminées de locomobiles à tous instruments assez hauts pour risquer de toucher une ligne électrique.

Faites attention, lorsque vous réparez une toiture ou une cheminée, au voisinage des fils électriques et des potelets métalliques qui sont attachés à vos maisons.

Ne touchez jamais aux fils électriques, quels qu'ils soient.
Les postes de transformation. N'entrez jamais dans un poste, n'essayez jamais une manœuvre, il y a danger de mort. Il faut même éviter de toucher les portes ou parties talliques de ces postes.

Les installations intérieures. Ne confiez vos installations personnelles de lumière et de force motrice qu'à des entrepreneurs sérieux, présentant toutes garanties. Exigez du matériel solide et soigneusement posé, ne lésinez pas sur cette dépense.
Avoir une installation durable, sans dangers d'accidents pour les personnes et les animaux, sans risque d'incendie, c'est pour vous la meilleure et la plus, sûre des économies.
Ne modifiez pas vous-même votre installation faites appel à l'homme du métier.
Ne touchez jamais aux parties talliques de vos appareils (douilles de lampes, coupe-circuits, moteurs et accessoires) avant d'avoir interrompu le courant.
Soyez prudents et vous éviterez ainsi les accident.
S'il y a un accident de personne, rappelez-vous ces règles essentielles.

Lorsque la victime est encore au contact des fils, il faut se servir d'un morceau de bois bien sec ou de tout autre objet isolant pour écarter ces fils.
Il faut employer immédiatement, dans tous les cas la victime est sans connaissance, une méthode de respiration artificielle (consultez les affiches spéciales à la mairie).

Il faut toujours, et aussitôt que possible, faire prévenir un médecin.
Agriculteurs il faut que tous, à l'heure actuelle, connaissiez les dangers de l'électricité et sachiez l'utiliser sans aucun risque.
Dans les écoles, on attirera spécialement à ce sujet l'attention de vos enfants, comme l'a prescrit M. le Ministre de l'Instruction Publique.
Dans la salle de réunion de votre syndicat, mettez en évidence ce tract, ainsi que les affiches qui pourront vous être fournies.

Le Ministre de l'Agriculture vous demande ce petit effort d'attention, dans votre intérêt propre et pour le succès complet de 1 électrification des campagnes.

 

Décembre 1926  -  Accident.  -  M. François Delacour, âgé de 45 ans, s'est fait prendre la main droite dans une dégauchisseuse et a eu l'extrémité de l'annulaire complètement sectionné.

 

Décembre 1926  -  L'invasion des campagnols. — Une invasion de campagnols exerce des dommages sérieux à Morteaux-Coulibœuf et communes limitrophes. En raison des  dévastations de ces rongeurs, il y a lieu de prendre des mesures énergiques qui ne seront efficaces que s'il y a un traitement d'ensemble.

En vue d'organiser méthodiquement la destruction de ces animaux, tous les cultivateurs de la région sont spécialement invités à se trouver à la mairie de Morteaux-Coulibœuf le dimanche 12 décembre, à 14 heures précise. M. le directeur départemental des services agricoles indiquera la façon de lutter contre le fléau. Il y va de l'intérêt de tous et aucun ne doit manquer à cette réunion.  

 

 Janvier 1928  -  Déraillement. -  Le train partant de Falaise à 22 heures, arrivait en gare de Coulibœuf, lorsque par suite du gel, une aiguille ayant mal fonctionné, la locomotive et un fourgon déraillèrent.

Le train qui allait lentement arrêta immédiatement. On commença aussitôt le travail pour remettre sur les rails le matériel et dans la nuit le travail fut achevé.

 

Mai 1928  -  Tragique plongeon.  -  Mardi dernier, Mlle Eugénie Hédier, 38 ans, restauratrice aux Petit-Couliboeuf à Morteaux-Couliboeuf, était allée puiser de l'eau. Comme elle ne revenait pas, on s'inquiéta et l'on constata que le moulinet du puits était déroulé.

La malheureuse avait basculé par dessus la margelle très basse et était tombé à l'eau. Quand on la retira, la mort avait fait son oeuvre. Ce terrible accident a produit une vive émotion dans la région.  

Juin 1928  -  Horrible mort.  -  Lundi dernier, M. Auguste Guingast, 44 ans, mécanicien du réseau de l'état, domicilié à Damblainville, était occupé, en gare de Morteaux-Coulibœuf, autour de la locomotive qu'il conduit d'ordinaire lorsque, pendant une manœuvre, il fut coincé entre le quai et la machine. Le chauffeur, M. Chastel, arrêta aussitôt et dégagea son malheureux camarade qui, le bassin fracturé, expirait pendant son transfert à l'hôpital.

Il était marié et père de 3 enfants. Par une douloureuse coïncidence, M. Guingast avait perdu, il y a 4 ans, un fils de 14 ans, qui était tombé accidentellement du haut du clocher de l'église Saint-Martin à Argentan.  

 

Juin 1930   -   Auto contre un arbre.   -   Un accident d'automobile s'est produit l'autre jour, vers 13 h. 30, à Morteaux-Coulibœuf. M. Joseph Gosnel, 32 ans, cultivateur à Beaumais, se rendait avec sa camionnette Renault, vers le hameau de Cantepie. Il était accompagné de M. Maurice Raymond, 29 ans, taupier, habitant Cantepie, à 300 mètres du bureau de poste de Morteau-Coulibœuf, M. Gosnel fut croisé par une autre automobile. Il donna un brusque coup de volant vers la droite, mais la voiture alla s'écraser contre un arbre. Le pare-brise volat  en éclats, et MM. Gosnel et Raymond furent grièvement blessés.

Le premier fut atteint de coupures au menton et des éraflures à la tête. M. Raymond, plus gravement blessé, porte une profonde entaille au visage et des plaies au cou et à la poitrine. M. Le Doyen, de Morteaux, donna les premiers soins aux automobilistes, en attendant l'arrivée du docteur Chanteux, appelé. Celui -ci fit aussitôt transporter MM. Gosnel et Raymond à l'hôpital de Falaise, où le docteur Cailloué sutura les plaies. L'état des victimes est aussi satisfaisant que possible. L'automobile est en piteux état.  

 

Octobre 1930   -   Une mauvaise mère.   -    Il y a quelques jours, M. Frederic Vortisch, 43 ans, instituteur à Morteaux-Couliboeuf, se rendit à la gare avec une de ses fillettes. Celle -ci perdit en route un châle de couleur  rose, qui fut trouvé par là nommée Louise Leblanc, se disant femme divorcée Lacroix, 32 ans, journalier à Morteaux-Couliboeuf.

Le lendemain matin, Mme Vortisch demanda à la petite Marcelle Lacroix, 10 ans, de lui rapporter le châle, mais celle-ci revint l'après-midi, tout en pleurs, et dit à l'institutrice, « Maman ne veut pas me donner le châle, elle m'a battue et je n'ai pas dîné ».

M. Vortisch, outré des agissements de la femme Leblanc, envoya un de ses élèves chez cette dernière, la sommant de rapporter aussitôt le châle trouvé. La femme Leblanc s'exécuta puis, très surexcitée, emmena ses deux fillettes en disant à l'aînée : « T'as mangé ton pain blanc le premier ».

M. Vortisch ayant constaté que la petite Marcelle portait aux genoux plaies sanguinolentes provenant de coups et l'enfant se plaignant de douleurs dans le dos et l'estomac, a mis la gendarmerie au courant de ces faits.

D'après la rumeur publique, la femme Leblanc et de mœurs légères et pour l'éducation morale de ses fillettes, tout autant que pour le bien être matériel, il serait à désirer que celle -ci soient confiées à l'Assistance publique.

Interrogée la femme Leblanc a affirmé qu'elle frappe rarement ses deux fillettes et qu'à son point de vue, elle ne les corrige pas suffisamment. Elle vit avec B..., qui paie son loyer et  aide a élever ses enfants. Elle réfute les bruits répandus sur sa conduite déclarant ne recevoir que des hommes dont elle blanchit le linge. Mais deux de ses « clients » infirment ces dires.

 

Janvier 1931  -  les aides aux jeunes filles.  -  Dots attribuées en 1930 aux jeunes filles de familles nombreuses. La Commission départementale, chargée de l’attribution des dots y a donc eu à se prononcer pour cinquante attributions sur soixante et onze dossiers constitués.

Morteaux-Coulibœuf. — Mlle Lemercier Noémie, âgée de 24 ans, appartient à une famille de 9 enfants, le père de la postulante est mort au Champ d'Honneur. Mlle Lemercier, d'abord apprentie couturière, a été employée comme domestique chez divers patrons. De bons renseignements ont été recueillis sur sa conduite et sa moralité. Elle a contracté mariage, le 25 juillet dernier, avec M. Halley, ouvrier électricien.  

 

Janvier 1936  -  La femme de journée emportait le linge.   -   M. le docteur Illieff, médecin à Morteaux Coulibœuf, vient de porter plainte à la gendarmerie de Morteaux contre une femme Lepage, née Bouttier Fernande, 27 ans, journalière à Bernières-d'Ailly.

Depuis un certain temps, Mme Illieff s'apercevait que plusieurs pièces de lingerie disparaissaient. Ses soupçons finirent par ce porter sur la femme de journée, la femme Lepage, et ces jours derniers, Mme Illief eut la curiosité d'aller dans un petit bâtiment ou la femme Lepage remise sa bicyclette, lorsqu'elle vient à son ouvrage. Ella trouva dans un sac à provisions, placé sur la bicyclette, un petit tricot appartenant à l'un de ses enfants. 

Interrogée, la femme Lepage reconnut avoir dérobé ainsi des mouchoirs, des taies d'oreillers, serviettes, tricots, etc.. etc. 

Mme Illieff estime qu'il lui a bien été soustrait ainsi pour 1 000 francs de linge. (Source M. du C.)  

 

Janvier 1936  -  Ou conduit l’ivrognerie.  -  De puis 7 mois, la nommée Lenoble Alice, 44 ans. était employée comme ouvrière agricole chez M. Lagrange, à Morteaux-Couliboeuf. Ce dernier s'était bien rendu compte que la femme Lenoble s'enivrait fréquemment, mais, étant satisfait de son travail, il la conserva a son service. 

Le 13 janvier, rentrant à la maison, M. Lagrange trouvait la femme Lenoble complètement ivre et discutant avec sa femme. A bout de patience il se décida à la congédier. Le jour même elle quittait la ferme, et oubliait de restituer une montre en argent que lui avait prêté sa patronne afin qu'elle exécute son travail à heures régulières. 

C'est alors que M. Lagrange porta plainte à la gendarmerie qui se mit à la recherche de la femme Lenoble, qu'ils découvrirent ivre-morte sur le bas-côté du chemin qui relie le Grand-Couliboeuf au chemin G. C. 148. Là ils retrouvèrent à son cou, pendue à un cordon, la montre de Mme Lagrange. 

Comme elle était dans l'impossibilité de s'expliquer et de se tenir debout, elle fut conduite à la gendarmerie de Morteaux-Couliboeuf dans une automobile mise gracieusement à la disposition des gendarmes. En cours de route, elle gratifiait de mots doux le gendarme qui raccompagnait. 

Le lendemain, dégrisée, elle fut amenée au Parquet de Falaise en flagrant délit d'abus de confiance, d'outrages à gendarme et ivresse. L'ouvrière agricole a été écrouée à la maison d'arrêt de Caen.

.  

Décembre 1941   -   Délimitation de la région « Pays d'Auge ».  -  Elle comprend pour le Calvados : a) Arrondissement de Lisieux (en entier, sauf Thiéville) : b) Arrondissement de Pont-l'Evêque (en entier) ; c) Les communes suivantes du canton de Troarn : Amfréville, Argences, Bavent, Bréville, Bures, Cabourg. Canteloup, Cléville, Janville, Merville, Petiville, Robehomme, St-Ouen-du-Mesnil-Oger, Sallenelles, St-Pierre-de-Jonquet, St-Pair, Troarn, Varaville ; d) Les communes suivantes du canton de Bourguébus : Airan, Cesny-aux-Vignes, Moult : e) Les communes du canton de Morteaux-Coulibœuf : Baron, Courcy, Louvagny, Moutiers-en-Auge, Norrey-en-Auge.  

 

Mars 1945  -  A l’honneur.  -  Sur la proposition du comité local : M. Delarue Auguste, de Morteaux-Coulibœuf, a diffusé le communiqué de la B.B.C. qu’il prenait avec un poste clandestin. A remis aux armées alliées, trois prisonniers capturés. Une citation bien méritée.  (source B-N)   

 

Avril 1946  -  Fatale imprudence.  -  En manipulant imprudemment un engin de guerre, M. Dugé, 21 ans, de Morteaux-Coulibœuf, à provoqué l’explosion de celui-ci. Le malheureux jeune homme fut tué sur le coup. Ce fut la mère de la victime qui, au retour de son travail, découvrit le cadavre dans la cave où l’accident s’était produit. (Source B. L.)  

 

Mai 1946  -  Le marché noir.  -  En gare de Morteaux-Coulibœuf, les gendarmes de service ont saisi différents colis renfermant au total 68 kilos de beurre et qui ont  été remis à M. Lemaitre, grossiste à Falaise. L’hospice de cette ville a bénéficié de 2 kg. 500 de lard également saisi. (Source B. L.)

 

Mai 1946  -  Pour les travaux des champs.  -  Dans le cas où il serait possible de détacher dans le sud du département une ou plusieurs moissonneuse-batteuses qui effectueraient rapidement la moisson sur des superficies importantes dés que la maturité des blés serait suffisante, les agriculteurs de l’arrondissement de Falaise ayant des champs de blé d’une superficie au moins égale à 5 ha, d’un seul tenant et qui serait désireux de les faire moissonner par une moissonneuse-batteuse, sont priés d’en avertir la Direction des Services Agricoles, à Caen, en indiquant la dimension des pièces à moissonner. (Source B. L.)  

 

Septembre 1946  -  Un incendie.  -  Un violent incendie, que l’on attribue à une main criminelle, a entièrement ravagé un bâtiment long de 60 mètres et large de 20, dépendant de la ferme exploitée par M. Marcel Bisson. 150 quintaux d’avoine et de blé non battus, 15 000 bottes de foin, 6 tonnes de pommes de terre et un important matériel ont été également anéantis.

Après une nuit d’efforts, les pompiers de Falaise parvinrent à se rendre maîtres du sinistre. Les dégâts couverts par une assurance sont évalués à prés de 3 millions. (Source B. L.)  

 

Juin 1947  -    Une manifestation du souvenir.    Une plaque a été apposée à la gare de Morteaux-Couliboeuf, par les soins des cheminots de la station, à la mémoire de leur camarade Robert Malhère, tué au cours d’un bombardement en 1943.

La cérémonie s’est déroulée en présence des membres de la famille du disparu qu’entouraient MM. le docteur Cailloué, conseiller général de Falaise-Sud ; Delacour, représentant M. de Blanchard, conseiller général et maire de Morteaux. Des discours exaltant le courage et l’abnégation des travailleurs du Rail tombés au service du Pays furent prononcés par le docteur Cailloué et M. Liot, chef d’arrondissement. (Source B.-L.)

Environs de FALAISE  -  L'Église du Petit-Coulibœuf

165.    MORTEAUX-COULIBŒUF  -  Pont sur la Dives

  MORTEAUX-COULIBOEUF  -  Le Hamel    

     123.   -   MORTEAUX-COULIBŒUF 

Le Vieux Château (côté Est)

   MORTEAUX-COULIBŒUF  (Calvados)

Commentaires et informations : Facebook - @