NONANT

Canton de Bayeux

Les habitants de la commune sont des Nonantais, Nonantaises


Juillet 1867   -   Les militaires.   -   Son Excellence le ministre de la guerre a décidé, le 19 juin dernier, que des militaires seraient mis cette année à la disposition des cultivateurs qui en auront besoin pour les travaux des champs, à défaut d'un nombre suffisant d'ouvriers civils.

Les demandes qui en seront faites devront être remises à MM. les maires, qui les adresseront ensuite à MM. les préfets, avec leur avis motivé.

 

Septembre 1867   -   La récolte.   -   L'état actuel des récoltes en France : Décidément l'année agricole 1867, n'aura pas donné une récolte moyenne en blé. Les pluies, l'absence de chaleur, la carie, la rouille sont les causes principales du déficit que l'on constate partout. Quant aux avoines, seigles, orges, c'est à peine aussi si la moyenne est dépassée. Les pommes de terre ont été fortement atteintes par la maladie, et la vigne souffre beaucoup de la réapparition de l'oïdium. La betterave donnera, nous l'espérons, un produit moyen.

 

Février 1868   -   Une inspection.   -   Il sera procédé, à compter du 15 mars prochain, à l'inspection de tous les chevaux, juments et mulets de trait de l'armée en dépôt chez les cultivateurs.

Pour l'exécution de cette inscription, les différents départements où il existe des animaux en dépôt sont divisés en vingt-six circonscriptions d'inspection.

Chaque circonscription sera inspectée par un officier d'artillerie ou du train des équipages militaires, assisté d'un vétérinaire ou d'un maréchal ferrant.

Les cultivateurs seront prévenus par la gendarmerie, au moins quatre jours à l'avance, du jour, de l'heure, de la localité où ils seront tenus de présenter eux-mêmes les animaux.

Les animaux qui, pour cause de maladie, seul motif de dispense, ne seront pas amenés aux lieux indiqués, seront visités sur place par la gendarmerie.  

 

Septembre 1872   -  Accident.  -  Le 6 de ce mois, le cadavre d'une femme de 26 ans environ a été trouvé dans la rivière la Seulles, sur le territoire de Nonant. La justice s'étant transportée sur les lieux, a procédé à l'autopsie, du cadavre et à l'examen des vêtements. Il n'a été constaté aucune trace de violence, et le cadavre a été reconnu pour celui de la nommée Virginie Thorel, servante à Maisy, disparue de son domicile depuis le 26 août dernier.

 

Octobre 1874   -   Une histoire.  -   Vous savez que l'usage est que, lors de ses relevailles, la mère, jeune ou vieille, laisse au prêtre chargé de la cérémonie, une brioche et une serviette.

L'autre semaine, une assez riche fermière des environs de Nonant, se trouvant dans le cas suscité, oublia intentionnellement le cadeau traditionnel.

A la sacristie, le pasteur lui en fit l'observation.

— Je le sais ben, mousieur l'curé, répondit la fermière... Mais, si vo voulais attendre... la prochaine fais, j'vos en baillerai deux.

Le pasteur a mieux aimé tenir que de courir, et il a eu raison.

Car c'est le cas ou jamais de répéter : « La femme propose, mais….. Dieu dispose ».  

 

Juin 1883  -  Tué par un taureau. –  Jeudi l'après-midi, M. Charles Périaux, cultivateur à Nonant, se promenait dans ses herbages sur les bords de la Seulles, en compagnie d'un voisin auquel il faisait voir ses bestiaux, quand tout à coup un jeune taureau de 14 mois vient se précipiter sur lui, le terrasse et, le frappant des cornes à coups redoublés, lui laboure la poitrine et le ventre de profondes blessures. L'ami de M. Périaux, qui assistait à cette scène terrible, était sans défense aucune, et c'est au péril de sa propre vie qu'il est parvenu à arracher M. Périaux à la fureur de l'animal, et a pu le ramener mourant à son domicile. Malheureusement, plusieurs coups étaient mortels, et l'infortuné cultivateur est décédé dans la nuit au milieu des plus atroces souffrances.  

 

Juillet 1883  -  Les suites d’une visite épiscopale.    Ces jours-ci, Mgr l'évêque de Sées, passant par Nonant, se rendit au sein du conseil municipal, afin de s'entretenir avec les conseillers de la construction d'un presbytère. M. Leplat, maire, mourut subitement pendant la visite de l’évêque et M. Boutet, adjoint, s'est trouvé si gravement malade, qu'il est mort quelques jours après.

 

Novembre 1890  -  Un quasi centenaire.  -  M. Hellard vient de mourir, il était né le 24 janvier 1791, il avait donc 99 ans 9 mois et 9 jours. M. Hallard était entré dans l'artillerie de marine au mois de mai 1813. Il a été inhumé à Nonant, près Bayeux.  

 

Juillet 1891  -  Les voleurs de vaches.  -  La servante de M. Guillot, maire de Nonant, s'est aperçue, mardi matin, que dans la nuit des malfaiteurs s'étaient introduits dans un herbage dépendant de la ferme de son maître et y avaient volé une vache d'une valeur d'environ 350 fr. Malgré les recherches les plus actives, cette vache n'a pu encore être retrouvée.  

 

Avril 1893  -  Le gui.  -  Nous rappelons qu'un arrêté préfectoral ordonne a tout cultivateur ou propriétaire d'enlever le gui des pommiers. Des procès-verbaux seront dressés aux cultivateurs et propriétaires qui ne se conformeraient pas à cet arrêté. (Source B.N.)

 

Mai 1893  -  Vols importants.  -  800 fr. ont été enlevés, à l'aide d'escalade et d'effraction, aux époux Briaud, cultivateurs à Cottun, pendant qu'ils étaient absents. 

132 francs, ont été volés aussi à l'aide d'escalade et d'effraction, à M. Vicq, instituteur à Nonant. (Source B.N.)

 

Mai 1893  -  La sécheresse.  -  Dimanche, dans toutes les églises du diocèse, on a donné lecture d’une lettre de l’évêque de Bayeux, prescrivant des prière pour obtenir la Cessation de la sécheresse. (Source B.N.)  

 

Août 1893  -  Cour d'assises du Calvados.   -  Vol qualifié.  -   Paul Louis, 25 ans, né à Vire, sans-profession ni domicile, pénétra le 10 mai dans l'église de Crépon. Il fit sauter la serrure du tronc de l'église, mais il ne trouva pas d'argent. Le lendemain, il s'introduisait chez l'instituteur à Nonant, puis de là dans la salle de la mairie et y enlevait une somme de 140 fr. Le même jour, pendant les vêpres, il escaladait le mur d'entrée du presbytère de Saint-Manvieu, fouillait et, brisait la plupart des meubles, mais, ne trouvant pas d’argent, il était obligé de repartir sans rien. Paul Louis, qui a déjà subi cinq condamnations, est condamné à 8 ans de travaux forcés.  (Source B.N.)  

 

Juillet 1894  -  Immoralité.   -  Procès-verbal a été dressé au nommé Ferdinand Robert, 47 ans, hôtelier, demeurant rue de Geôle, 92, à Caen, pour excitation de mineurs à la débauche. 

— Un soir, à Sainte-Marie-aux-Anglais, sous prétexte de demander une allumette, Arthur Catherine, 16 ans, entrait brusquement chez Mme veuve Launay, 59 ans, se précipitait brusquement sur elle et se livrait à de tels attouchements que le tribunal de Lisieux a condamné ce jeune vaurien à huit mois de prison. 

— Jean Roussel, 30 ans, et Marie-Louise Méhaulle, 28 ans, ayant été vus se caressant de trop près sur le bord d'un chemin à Pont-l'Evêque, ont été condamnés chacun à vingt jours de prison.  

— Un procès a été également dressé à la veuve Allain, 49 ans, débitante à Caen, avenue Victor-Hugo, pour excitation à la débauche. 

—  Françoise Geffard, 32 ans, couturière à Deauville, avait été condamnée à quatre mois pour excitation de jeunes gens et de jeunes filles à la débauche. Sur opposition, la peine a été réduite à trois mois. 

—  Félix Perriot, 16 ans, domestique, poursuivi pour outrage public à la pudeur sur Constance Loisel, 12 ans, et Berthe Loisel, 10 ans, demeurant à Nonant, chez leurs parents, a été condamnée à deux mois de prison. (Source B.N.)

 

Juin 1897  - En catalepsie. -  On a transporté à l’hôpital de Bayeux la fille Marie Hamel, 20 ans, servante à Nonant, trouvée, en léthargie depuis deux jours, dans un fossé, à Vaucelles, près Bayeux. Cette fille était recherchée par la gendarmerie pour vol d'un porte-monnaie contenant 20 fr., appartenant au sieur Lherminier, cultivateur à Cussy, chez lequel elle avait été servante. (source B. N.)

 

Janvier 1915  -  Plaquez-vous :  -  Les cyclistes savent-ils bien que tout vélocipède ne peut être sorti, même devant la porte du domicile de son propriétaire pour être nettoyé, ni même conduit à la main chez le mécanicien pour être réparé, sans être muni de la plaque de contrôle de 1915 ?

 

Février 1915  -  Macabre découverte.  -  On a trouvé sur la ligne du chemin de fer à Nonant, près Bayeux, le cadavre d'un sieur Louis Fouque, 49 ans, ouvrier auxiliaire de la voie, demeurant à Condé-sur-Seulles. Il avait le crâne fracturé. On suppose que Fouque est tombé du haut du talus sur la voie.  

 

Janvier 1916  -  Macabre découverte.  -  On a trouvé sur la ligne du chemin de fer, à Nonant, près Bayeux, le cadavre d'un sieur Louis Fouque, 49 ans, ouvrier auxiliaire de la voie, demeurant à Condé-sur-Seulles. Il avait le crâne fracturé. On suppose que Fouque est tombé du haut du talus sur la voie.

 

Août 1936  -  Un éleveur est blessé par un taureau.  -  Hier, mardi, M. Georges Guillot, herbager à Nonant, se préparait à emmener un taureau au marché, de Bayeux et procédait, dans ce but, à la toilette de l'animal, quand tout à coup, celui-ci énervé et insuffisamment tenu par le domestique qui en avait la charge, se retourna et porta un violent coup de tête à M. Georges Guillot. 

L'éleveur fut projeté en l'air et relevé sans connaissance par son frère qui était accouru. Il dut être transporté à la clinique de Bayeux où le docteur Jeanne lui prodigua les soins nécessaires. Il a ensuite pu regagner son domicile, ses blessures étant toutes superficielles et moins graves qu'on ne l'avait cru tout d'abord. (source M. du C.)  

 

Août 1947  -    Déchiqueté par un engin de guerre.    A Nonant, un journalier originaire de Saint-Paul-du-Vernay, M. Pierre Jeanne, 60 ans, qui brûlait des broussailles pour le compte de M. Dastin, cultivateur, a été tué par l’explosion d’un engin de guerre. Le corps du malheureux, horriblement mutilé, fut découvert par les enfants Driaux qui s’empressèrent d’aviser le maire de la commune. Les services de déminage se sont rendus sur les lieux pour s’assurer qu’il n’existe pas d’autres explosifs dans les parages. (source B.-L.) 

 

Août 1947  -    Le temps qu’il a fait.    Voilà au moins des « postvisions » qui n’amèneront aucun sourire sur les lèvres des habituels détracteurs de la météorologie et que nous garantissons avec les savants observateurs de la station de l’O.N.M. de Vire.

Le Bocage n’a pas été épargné par la canicule. Durant la semaine particulièrement chaude  du 11 au 18 août, on a enregistré 28, 27, 32, 33, 34, 35, 30 et 31 degrés.

La température 35° enregistrée la samedi 16 août constitue le record de l’année. La hauteur de l’eau tombée au cours de l’orage de l’après-midi de ce jour s’est élevée à 325 mm., la plus forte dose enregistrée en 24 heures depuis le 1er février 1946, date de remise en service de la station. (source B.-L.)

NONANT  -  L'Église du XIIIe Siècle

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