UN SIÈCLE D'HISTOIRE DU CALVADOS

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NORREY - en - BESSIN 

Canton de Bayeux

Les habitant de la commune sont des ...


Mai 1842  -   Cour d’Assises du Calvados.   -  A la faveur des circonstances atténuantes admises dans le verdict de culpabilité prononcé contre lui, Hippolyte Gibert, couvreur, âgé de 35 ans, né et demeurant à Norrey, ne subira que 2 années d'emprisonnement, pour le vol d'une montre d'argent, commis par lui au préjudice d'un sieur Bobier. 

Ses démarches réitérées pour parvenir à vendre cette montre ont aisément amené la découverte de ce vol, qui, d'ailleurs n'était pas son coup d'essai. (Source  : L’indicateur de Bayeux)  

 

Mai 1843   -  Nouvelles locales.   -   Le mauvais temps qui dure depuis un mois est préjudiciable aux céréales ; déjà sur notre marché le blé a un peu renchéri et le pain a subi une augmentation de 5 centimes par kilog. Il est vrai que les blés des fortes terres ont gagné plus en herbe qu'en épi, en plusieurs endroits ils sont déjà même couchés. Toutefois, il suffirait de quelques jours de beau temps pour réparer le mal.

Les foins auraient aussi besoin d'un temps sec ; dans beaucoup de prairies ils jaunissent par le pied.

Les colzas se présentent bien cependant, et tout annonce que cette denrée aura une bonne année.

On nous écrit du pays d'Auge que les pommiers offrent les plus belles espérances ; il y a longtemps même qu'on n'avait cru à une récolte aussi abondante ; déjà le cidre a subi une certaine baisse, et dans nos faubourgs hors-barrière on le donne à 20 centimes le double-litre. (Haro ) (source : L’Indicateur de Bayeux)

 

Mai 1843   -  Chronique des Assises.   -   La 2e session des assises du Calvados s'est ouverte, lundi 15 mai, sous la présidence de M. Regnault. Les quatre premières audiences, dont nous donnons l'analyse succincte, ont déjà offert un certain nombre d'affaires concernant notre arrondissement. Après les préliminaires d'usage, les débats ont commencé.

Barthélemy, de la commune de Norrey, est le premier accusé traduit à la barre. Dans la nuit du 2 au 3 janvier, Barthélemy força la porte de l'étable des époux Michel, vola leur vache, et fort tranquillement il la mît le lendemain à pâturer sur son héritage. Le vol n'était pas plus difficile à constater que le voleur n'était difficile à saisir. Aussi Barthélemy qui avait d'abord essayé quelques mensonges, fut-il obligé de convenir de sa culpabilité. Il a été condamné à trois ans du prison.

— Anguerrand succède à Barthélemy ; il ne possède ni feu, ni lieu. Le 5 mars dernier, la dame Quetel aperçut dans sa cave un petit entonnoir qu'elle ne reconnut pas pour lui appartenir; elle fit part à son mari de cette découverte, et celui-ci pensant bien qu'il pouvait avoir été oublié par un voleur de cidre, se mit aux aguets avec deux domestiques, et surprit Anguerrand, muni d'une lanterne et d'une vrille, s'apprêtant à instrumenter sur le meilleur tonneau du cellier.

Pris en flagrant délit, Anguerrand n'a pu se réfugier dans aucune dénégation. Il a été condamné à quatre ans d'emprisonnement.  (Source  : L’indicateur de Bayeux)  

 

Octobre 1863  -  L’école primaire.  -   La situation du service de l'instruction primaire, dans le Calvados, devient de plus en plus satisfaisante.

Le rapport annuel de M. l'Inspecteur d'Académie constate qu'il n'y a plus, dans le département, que 16 communes sur 767 qui ne possèdent pas d'écoles ou ne se trouvent pas réunies à d'autres communes ayant des établissements scolaires. 22 constructions et 14 appropriations sont venues diminuer, en 1862, le nombre des maisons signalées comme ne convenant pas à leur destination. On compte, en outre, 8 maisons d'école en voie de construction, et M. l'Inspecteur porte à 72 le nombre des projets en instruction, sur lesquels 14 sont approuvés.

Le nombre des enfants de 7 à 13 ans qui ne fréquentent aucune école et ne reçoivent aucune instruction dans la maison paternelle a diminué de 120.

Celui des classes d'adultes et des classes d'apprentis est resté stationnaire, on comptait, en 1861, 27 classes d'adultes et 11 classes d'apprentis, en 1862, il y avait 30 établissements de la première catégorie et 8 seulement de la seconde, mais le nombre des élèves a augmenté de 43.

Sur 300 écoles mixtes, le nombre de celles dont la direction est confiée à des instituteurs célibataires ou veufs a pu être duit à 34.

On signale aussi une augmentation de 2 936 dans le nombre des jeunes filles qui sont exercées aux travaux à l'aiguille.

 

Août 1871   -  Fait divers.   -   Des phénomènes atmosphériques singuliers se sont produits dans le département de la Seine-Inférieure et du Calvados. A Elbeuf, une pluie de fourmis ailées avait couvert de cette manne d'un nouveau genre les toits des maisons et le pavé des rues à Caudebec, des hirondelles ont été ramassées surchargées de ces insectes qui s'étaient attachées à elles et avaient entravé leur vol. Une véritable pluie de papillons s'est abattue aux environs de Paris.

 

Août 1871   -  Les impôts  -  Seigneur ! Seigneur ! Que va devenir le pauvre monde ? On met des impôts sur tout.

Sur les chats, sur les serins, sur le tabac, sur le boire et sur le manger.

Mais ce n'est pas tout encore, figurez-vous qu'un député de la droite, qui en aura sans doute mangé comme .. un satisfait, vient de proposer qu'on mette un impôt sur la teurgoule.

La teurgoule ! qu'est-ce que c'est que cela, vont se demander les petites maîtresses et les muscadins.

Mes petits agneaux, c'est le riz cuit au four, c'est la terrinée, que les gens comme il faut de la campagne appellent de la teurgoule….,..

Et cela, parce que les jours de fête, ces nobles goulifards se fourrent de telles cuillerées de ce mets délectable, que la.... bouche leur en teurd !

 

Octobre 1871   -  Fait divers.   -  Dans la finit du 14 an 15 courant, un incendie dont la cause est inconnue a détruit un corps de bâtiment avec les récoltes qu'il contenait, appartenant au sieur Blouet (Jean), propriétaire-cultivateur à Norrey. Au premier signal, la compagnie des pompiers de Bretteville-l’Orgueilleuse est arrivée avec une pompe sur le lieu du sinistre, et grâce à des efforts énergiques et intelligents dignes des plus grands éloges, elle a préservé les bâtiments voisins distants de quelques mètres seulement et couverts en chaume. Aucun accident n'a été à déplorer.

 

Mars 1873   -   Tirage au sort.   -  On procède en ce moment au Tirage au sort. Malgré l’établissement du, service militaire obligatoire, ce tirage à été maintenu. Il a, du reste, une certaine importance, les jeunes gens qui tireront les numéros les plus élevés ne feront qu'une année de service, où même six mois, s'ils passent avec succès, au corps leurs examens. Les jeunes gens qui tireront les numéros les plus bas, 1, 2, 3, etc……, jusqu'à un chiffre que le ministre à la guerre fixera suivant le nombre de soldats dont il aura besoin chaque année, feront cinq ans de service.

 

Mai 1873  -  Les Événements.   -   Samedi soir, M. THIERS a donné sa démission, de Président de la République française. Il a été remplacé par le maréchal DE MAC-MAHON, duc DE MAGENTA. Le maréchal-Président est âgé de 65 ans.

 

Mai 1873  -  Récoltes.   -   Les renseignements qui nous parviennent des divers points du département, nous présentent les récoltes sous un jour favorable. Les colzas ont peu souffert des gelées de mai, les blés, faits dans de mauvaises conditions, promettent, les sainfoins sont généralement mauvais, les prairies n'ont pas poussé, on compte sur la pousse  d'automne. Les pommiers ont une très belle apparence, et si les vents froids de ces derniers jours ne persistent pas, le rendement sera considérable. Les poiriers ont souffert, les fruits à noyau, plus encore. Dans certaines contrées, du côté de Falaise notamment, les mans font des ravages considérables, dans beaucoup de jardins, les plants de fraisiers sont détruits. 

 

Mai 1873  -  Mort accidentelle.   -   Le nommé Alfred Guillot, âgé de 12 ans, demeurant chez ses parents, à Noyers, se rendant à l'école, est monté sur l'un des piliers d'une barrière, pour passer dans un herbage, à l'effet d'y dénicher un nid, le pied glissa et il est tombé sur les brochés en fer dont la barrière est garnie, deux lui ont traversé la poitrine, il est mort quelques minutes après.

 

Janvier 1879  -  Appropriations et réparations en 1878.  -  85 locaux, appartenant à 73 communes, ont été appropriés ou réparés dans le Calvados  -  Arrondissement de Caen : Blainville, école mixte ; Curcy, école de filles ; May-sur-Orne, école de garçons ; Hamars, école de garçons ; Norrey, école mixte ; Tournay-sur-Odon ; école de garçons ; Missy, école de garçons.

 

Octobre 1882  -  Apprentis et petits domestiques.  -  Dans notre dernier numéro, nous avons annoncé qu'un certain nombre d'enfants assistés, filles et garçons, ayant, atteint l'âge de treize ans, et sachant lire et écrire, sont à la disposition des personnes qui voudraient les prendre, comme petits domestiques ou apprentis. Il faut s'adresser à la préfecture, service des enfants assistés. Ajoutons que durant l'année dernière, aucune poursuite judiciaire n'a été dirigée contre les 443 enfants assistés, âgés de 14 à 20 ans, placés dans le Calvados. Au 18juillet, 333 de ces enfants avaient déposé 20 040 fr. à la caisse d'épargne.

 

Octobre 1882  -  Orage et foudre.  -  La semaine dernière, un violent orage a éclaté sur le Calvados.

La foudre est tombée sur l'église de Norrey. Les dégâts occasionnés par le tonnerre sont insignifiants, ils peuvent être estimés à une centaine de francs. Voilà la troisième fois que pareil accident se renouvelle sur le même édifice.

Un nommé Lemarchand, garde-barrière à la gare de Bretteville-Norrey, déjà privé d'un bras, a été renversé par la foudre, au moment où il donnait le signal d'arrivée, lorsqu'il s'est relevé, il n'y voyait plus. Aujourd'hui, il est certain que cet infortuné ne restera pas aveugle, il est père de cinq enfants.

Le même jour, MM. Jules Lecocq, d'Amblie, et Charles Lecocq, de Creully, revenaient en voiture sur la route de Saint-Léger à Creully. Le cheval, effrayé par les éclairs, s'est emporté et a brisé la voilure contre une borne kilométrique. Les deux voyageurs ont été projetés sur la route avec la capote du cabriolet, ils n'ont heureusement eu que quelques contusions sans  gravité. La voiture a été complètement brisée.

A la même heure, un poulain appartenant à M. Jules Lecocq, de Creully, a été tué par la foudre, dans un herbage situé près des Carrières d'Orival .

La foudre est aussi tombée à l'entrée de la ville de Bayeux, dans un herbage situé entre les routes de Nihault et Vaucelles. Une jument poulinière, de toute beauté, primée dans plusieurs concours, a été tuée sur le coup, le jeune poulain n'a rien eu. Elle appartient à M. Desmazures, propriétaire, rue Saint-Patrice, à Bayeux.

Le même jour à la Villette, la foudre est tombée au hameau des Binettes, sur une ferme occupée par les époux Victoire et appartenant au docteur Ferdinand Vaulegeard de Condé. Le sieur François Mullois, domestique, venait de se coucher dans l'écurie depuis quelques minutes, quand il entendit un formidable coup de tonnerre. II se mit aussitôt sur son séant : une forte odeur de soufre le prit à la gorge et il vit une grande lueur : la couverture de la ferme était déjà embrasée. Malgré de prompts secours qui furent apportés, le feu se développa avec une rapidité extrême, et l'on dut se borner à protéger les bâtiments voisins. Les chevaux purent être sauvés, mais avec beaucoup de difficultés Pertes environ 19 000 fr.  

 

Février 1892  -  Dérangés par le facteur.  -  Dimanche, à Norrey, le facteur apportant une lettre à Mme Nerval, absente, s'aperçut qu'un carreau d'une fenêtre était brisé et il vit deux voleurs qui étaient en train de dévaliser la maison. Aussitôt il alla chercher Je maire, mais quand ils revinrent les malfaiteurs avaient fui, abandonnant dans la cuisine un bissac en toile bleue contenant de nombreuses provisions. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Décembre 1894  -  Le froid.   -  Il fait un froid glacial depuis quelques jours. Le temps est à la neige. A Paris, il en est tombé et le froid a déjà fait des victimes. (source B. N.)

 

Décembre 1894  -  Incendie dans les champs.   -  Dans la nuit, plusieurs meules de paille ont été brûlées à Norrey. Elles appartenaient à M. Emile Edouard, cultivateur, 4 000 bottes de paille et 1 800 bottes de foin. Perte : 1 260 fr. A M. Édouard Renet, 550 bottes de paille. Perte, 160 fr. A M. Victor Marie, tailleur, 550 bottes de paille. Pertes, 90 fr. Le tout est  assuré. On croit que ce sinistre est dû à la malveillance. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Octobre 1895  -  Tribunal de Falaise.  -   Gérard Poulain, 48 ans, journalier, né à Gouvix, outrages aux agents, 8 jours de prison.

— Victor Houssin, 38 ans, épicier à Mesnil-Villement, détention d'engin de pêche prohibé. 10 francs d'amende.

— Victor Le Bailly, 67 ans, pêcheur à Mesnil-Hubert, détention d'engin de pêche prohibé. 5 francs d'amende.

— Auguste Martin, 52 ans, journalier à Norrey, outrages envers un commandant de la force publique, 24 heures de prison.

— Ernest Boutrois, 19 ans, journalier à Courcy. Pêche à la main, 5 francs.

— Jean Hamel, 32 ans, charpentier à Meslay, vol, 6 mois et relégation.

— Henri Jardin, 26 ans, marchand forain â Falaise, coups et outrages aux agents, 2 mois de prison. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Avril 1899  -  Les débits de boissons.  -   Une loi est proposée au Sénat pour que les débits de boissons à consommer sur place soient réduits à un par 300 habitants.

En ce moment, il y a en France un débit par 85 habitants. L'écart est grand. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Avril 1899  -  Tué d’un coup de pied de cheval.  -   Le sieur Edmond Nicolle, 10 ans, domestique à Norrey, près Bretteville-l’Orgueilleuse, faisait la litière aux chevaux, quand il reçut de l'un d'eux, dans le bas-ventre, un coup de pied qui a déterminé la rupture d'un intestin. Il a succombé le lendemain.   (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Juillet 1904  -   Bonne capture.  -  Le nommé Léon Jacques, dit Martin, 37 ans, marchand de marée à Norrey, auteur soupçonné de nombreux vols commis aux environs de Caen, a été arrêté lundi, à Caen, chez sa sœur, rue NeuveèSaint-Jean. Il était caché entre deux matelas. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Avril 1914  - Les monuments historiques du Calvados.  -  Voici, d'après le officiel, la liste des immeubles classés parmi les monuments historiques avant la promulgation de la loi du  31 décembre 1913, pour le département du Calvados :

Mouen : Église ; Mutrecy : Portail nord de l'église ; Norrey : Église ; Ouistreham : Église ; Ouville-la-bien-Tournée : Église ; Parfouru-l'Eclin, Clocher et pignon oriental du chœur de l'église ; Rosel : Clocher de l'église ; Rots : Église ; Rouvres : Église ; Rucqueville : Église ; Ryes : Église ; Saint-André-d'Hébertot : Église, façades, Douves et parterre du château ; Saint-Contest : Église ; Saint-Gabriel : Restes du prieuré ; Saint-Hymer : Église ; Saint-Loup-hors-Bayeux : Église ; Sainte-Marie-aux-Anglais : Église ; Saint-Pierre-sur-Dives : Église, Salle  capitulaire, Halles ; Saint-Sever : Église. Etc...

 

Juillet 1929  -  La température.  -  La chaleur après laquelle tout le monde aspirait en raison des vacances et pour la maturité des récoltes, est survenue brutalement. Et c'est  maintenant une température torride que nous avons à subir, avec des 30° et même plus à l'ombre.

L'absence de vent rend encore cette chaleur plus difficile à supporter et les travaux des champs sont devenus très pénibles dans cette véritable fournaise. Cependant, mardi, le ciel commençait à se couvrir et l'orage semblait proche. Espérons que des pluies viendront rafraîchir la température, mais souhaitons cependant qu'elles ne soient pas trop fréquentes et que nous ayons un été suffisamment sec.

 

Septembre 1929  -  La sécheresse.  -  Le temps magnifique dont nous jouissons a aussi ses inconvénients. Aux cas d'insolation toujours possibles et aux véritables souffrances physiques que cause une température aussi élevée, il faut ajouter le manque d'eau qui commence à inquiéter sérieusement les agriculteurs.

Non seulement, il ne pleut pas depuis plusieurs jours, mais l'année presque entière a été d'une sécheresse inaccoutumée. A la campagne, les cultivateurs qui n'ont pas de source sur leur propriété, ou de puits, sont obligés d'aller chercher l'eau à la rivière pour les besoins de leur ménage et pour abreuver les bestiaux, et de la faire charrier à des distances quelquefois très grandes, d'où une gêne sensible et des dépenses considérables.

Les villes ne sont pas moins à plaindre. Pour abattre la poussière et donner un peu de fraîcheur dans les rues, elles sont obligées de faire arroser, ce qui grève incontestablement le budget.

 

Octobre 1929  -  Il faut sauver l'église de Norrey-en-Bessin.  -  Dans un article intitulé « la grande pitié de l'église de Norrey-en-Bessin », inséré dans ce journal à la fin de juin, je décrivais l'état lamentable en lequel se trouvait l'admirable sanctuaire. Depuis, on s'est beaucoup indigné, mais l'antique église attend toujours les remèdes ! Pas de ressources ! Pauvre église de Norrey, il faut donc t'en aller vers le délabrement et la ruine.

Non ! il ne peut en être ainsi ! Par les souvenirs que tu rappelles, par la richesse architecturale que tu montes, par l'admiration que tu suscites, nous ne pouvons te laisser aller à l'abandon ! Tous ceux qui visitent ce monument merveille de l'art gothique normand XIIIe siècle, sont frappés par sa beauté, mais aussi par son manque d'entretien. Après avoir  signalé l'état de l'église de Norrey au comité des Églises Historiques du pays de France, nouvellement fondé et dirigé par M. Paul Cadars, qui travaille avec tant d'âme en faveur de nos vieilles églises, s'est ému et m'a promis son précieux concours. Je remercie sincèrement M. Paul Cadars d'avoir répondu à mon appel.

Le comité des « Églises Historiques du pays de France » et patronné par d'éminentes personnalités politiques, intellectuelles et religieuses, parmi lesquels il m'est agréable d'y saluer S. G. Mgr Suhard, évêque de Bayeux et Lisieux, dont j'apprécie la particulière bienveillance pour l'église de Norrey.

Dans la belle revue mensuelle des « Églises Historiques du pays de France »,(numéro de juillet) M. Cadars, dans son article « Sauvons les églises », consacrera prochainement un numéro en faveur de ce monument avec une étude très documentée de M. Georges Huard, l'éminent archiviste paléographe nous fera goûter le charme de cette belle église de Norrey, préfacée par S. G. Mgr Suhard, évêque de Bayeux et Lisieux et M. L'abbé Lemarignier, curé de Saint-Manvieu, desservant de Norrey, ce texte sera agrémenté de belles photos de M. Delasalle, de Caen, et de dessins de M. Ernest Prodhomme, architecte. Cette revue fera connaître une belle église de Normandie dans la détresse. Compatriotes, amis de nos sanctuaires normands, aidez-nous à secourir notre admirable église de Norrey, merveille de l'art médiéval.

Souscrivez en faveur de cette oeuvre nationale de conservation aux « Églises Historiques du pays de France », 17, rue Brézin, à Paris, 14e.

 

Octobre 1929  -  L'heure d'hiver.  -  Conformément à la loi du 24 mai 1923, c'est dans la nuit du samedi 5 au dimanche 6 octobre que l'heure d'été fera place à l'heure d'hiver, c'est à dire que les pendules devront être retardées de 60 minutes.

 

Août 1937  -  Un jeune cycliste se jette contre une auto.  -  Au carrefour du chemin de G. C. 83 et du chemin de la Patte, un cycliste, M. Raymond Laurent, 20 ans, journalier à Bretteville-l'Orgueilleuse, surpris par l'arrivée, derrière lui, d’une automobile pilotée par Mme Lefranc, cultivatrice à Bretteville, a appuyé sur sa gauche et s'est jeté contre une autre automobile conduite par M. Alexandre Desclais, 50 ans, marchand de primeurs à Norrey. Le jeune homme a été contusionné à la tête, aux mains et aux pieds. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Août 1938   -   Un journalier se pend.   -  Vers 17 heures. revenant de son travail, légèrement ivre, un journalier, Louis Poisson, 55 ans, appelait sa petite-fille, l'embrassait en lui disant : « C’est la dernière fois... Je ne te verrai plus... », puis s’éloignait.

Prévenue par l'enfant, Mme Poisson se mettait aussitôt à la recherche de son mari et le découvrait pendu dans la cave de leur habitation. Poisson, qui était d'un naturel très gai, n’avait jamais manifesté l’intention de se suicider.  (Source : Le Moniteur du Calvados)  

 

Août 1938   -   Les fêtes du VIIe centenaire de l’église de Norrey.   -  Le samedi 27 août, embrasement extérieur de l'église. Dimanche 28, à 10 h. 30. Grand'Messe. Sermon par le R. P. Girard, rédacteur de « A la Page ». Les chants et cérémonies seront assurés par les séminaristes de la colonie de vacances de Sommervieu. A 12 h., Banquet des « Amis de Norrey ».

A 15 heures, sous la présidence de S. Exe. Monseigneur Picaud et en présence du Rme Père Abbé de Mondaye et de N.N.S.S. Lemercère, des Hameaux et Germain, cortège et procession au reposoir dressé sur la route de Saint-Manvieu (terrain de l’Ormeraie) ; bénédiction des attelages et instruments agricoles ; chœur parlé avec la J.O.C, la J.A.C. et les Séminaristes ; allocution de Monseigneur l'Évêque, Salut et Bénédiction de la Plaine.

A partir de 16 h. 45, dans le Parc du Château, et le soir, à 20 h. M, avec le concours de la troupe de St-Etienne et du groupe artistique les Normands de Paris, représentations de « L'Herbager » (pièce en 1 actes), de Paul Harel, chansons normandes. etc... Le soir, illumination de l'église de Norrey.

Les Jacistes de la région sont spécialement invités à participer à la manifestation de l'après-midi ; les groupes qui désirent prendre part au chœur parlé peuvent demander le nombre  d'exemplaires nécessaires à M. l'Abbé Agasse qui le leur enverra gratuitement. Ce chœur parlé a été spécialement composé pour les fêtes du VIIe  Centenaire de l'église de Norrey.  (Réunion des Jacistes au Calvaire de Norrey pour 15 heures).

La bénédiction des attelages et instruments agricoles n'est pas spécialement réservée aux exploitants de Norrey. Tous les agriculteurs qui désirent faire bénir leurs attelages, instruments de travail, etc…, sont cordialement invités. Réunion à 15 heures entre le Calvaire et le passage à niveau de Bretteville-Norrey. Il est recommandé de décorer les attelages et instruments agricoles, mais cette condition n'est pas obligatoire pour participer au cortège et recevoir la bénédiction.

Des arrêts supplémentaires des trains en gare de Bretteville-Norrey et une déviation dans les deux sens de la ligne d'autocars Caen-Bayeux sont demandés aux services, intéressés mais les réponses n'étant pas encore parvenues, consulter en temps utiles les journaux.

Des emplacements sont prévus pour les autos et les vélos. Pour tous renseignements supplémentaires, s'adresser à M. l'abbé Agasse, curé de St-Manvieu, par Cheux (Calvados). C. C. Rouen 127-25. (Source : Le Moniteur du Calvados)  

 

Août 1938   -   Le Ve Centenaire de L’église de Norrey.   -   Norrey-en-Bessin, petit village bien tranquille où la vie s'écoule lentement connaissait dimanche dernier une animation inaccoutumée. On y fêtait le septième centenaire de son admirable église « Notre-Dame des Labours ». A cette occasion, Norrey s'était paré de mille guirlandes, drapeaux et oriflammes flottaient au vent.

La cérémonie fut ouverte à 10 h. 30 par une grand'messe célébrée par Mgr des Hameaux, curé-doyen de Saint-Étienne de Caen, en présence d'une très nombreuse assistance. M. l'abbé Girard-Reydet, rédacteur en chef du journal « A la Page », fit l'apologie de Marie, mère de Norrey. Évoquant l'élan de foi qui fut le ciment de l'édification de ce bijou d'art qu'est « Notre-Dame des Labour », il glorifia en un parallèle émouvant la solidité des assises de l'Église, résistant à l'assaut des siècles et des hérésies me menaçant la religion catholique. Il nous dit l'action sociale et morale de celle-ci dans notre époque si troublée.

Après l'office, une gerbe fut déposée au monument aux morts de la commune. Puis un banquet, présidé par Mgr des Hameaux réunit les amis de l'église de Norrey. M. Benoist, maître verrier à Nancy, représentait M. Louis Marin, qui n'avait pu, à son grand regret, assister à ces fêtes. A l'issue du banquet excellemment servi par M. Richard, traiteur, M. Prodhomme — l'animateur de cette belle fête — remercia dans un charmant toast ses collaborateurs et amis, en particulier Mlle Behier, directrice du groupe des « Chanteurs Normands », M. Charles  Brun, président de la Fédération des Journalistes de France, M. et Mme A. Marye, ainsi que M. de Longuemare, conseiller général.

M. Blouet, maire de Norrey, joignit ses remerciements à ceux de M. Prodhomme. A son tour, M. de Longuemare complimenta le Comité de Norrey pour la réussite de cette journée. Enfin, M. J. Polin, en une vibrante poésie, rendit hommage à la beauté, dédiée à Notre-Dame des Labours.

L'après-midi, à 15 heures, sous la présidence de Mgr Picaud. évêque de Bayeux et Lisieux, assisté de NN. SS. Lemercère, des Hameaux, Germain et avec le concours de la Jeunesse Agricole Catholique et de la L.O.C. se déroula un cortège des chefs-d'œuvre agricoles et une procession Mariale. Sur la route poudreuse venait d'abord un groupe de charmants petits normands portant dans leurs bras des gerbes d'épis-dorés. Suivaient divers attelages et machines agricoles, tous fleuris pour la circonstance.

Dans un champ immense un reposoir était élevé. Une grande tenture rouge ornée de deux léopards d'or et d'une croix faite d'épis de blé en formait le fond. Le cortège passa devant ce reposoir.

Mgr Picaud prit ensuite la parole et, dans une allocution d'une admirable élévation de sentiments, il exalta le travail animé par la foi. La cérémonie se termina par un salut solennel, puis le prélat, traçant dans l'espace le signe auguste de la Rédemption, bénit la terre nourricière et les moissons fécondes.

La fête devait se continuer par une représentation au théâtre de verdure, dans le parc du château, sous la présidence de notre éminent confrère Arthur Marye et de M. Charles Brun. Le groupe artistique du patronage Saint-Étienne de Caen, venait, de donner, après quelques œuvres d'Arthur Marye et de Charles Lemaître, le premier acte de la pièce de Paul Harel, « L'Herbager », lorsque le temps se gâta définitivement et empêcha la fin de la fête en plein air.

Malgré ce fâcheux contretemps, la journée fut un succès complet, et il nous est particulièrement agréable d'en féliciter notre excellent ami et collaborateur M. Prodhomme, l'infatigable apôtre de Norrey, ainsi que ses dévoués collaborateurs. Nous ne saurions oublier M. l'abbé Agasse, curé de Saint-Manvieu, et desservant de Norrey. Nous le connaissons pour l'avoir vu à l'œuvre et nous savons avec quel zèle il veille aux destinées de « Notre-Dame des Labours ». Ce n'est pas une raison, au contraire, pour ne pas le mettre à l'honneur. (Source : Le Moniteur du Calvados)  

 

Août 1938   -   L’exposition mariale de Norrey.   -   Les fêtes de Norrey sont terminées, l'embrasement de l'insigne église, réalisé par MM. Masselin et Bretel, en marqua la clôture,  mais l'antique sanctuaire abrite toujours l'Exposition Marial d'Art et d'Histoire. 

Installée dans le transept sud de Norrey, cette exposition, en l'honneur du VIIe  Centenaire de Notre-Dame des Labours et du IIIe  Centenaire du Vœu  de Louis XIII, groupe des œuvres  très intéressantes : statues, gravures, images et documents consacrés à la Vierge Marie. 

Cette manifestation d'Art et d'Histoire est visible tous les jours. Les amis de Notre-Dame de France tiendront à la visiter.  (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Janvier 1940  -  Encore des troncs d’églises fracturés.  -  M. Hervieu sacristain à l'église de Norrey-en-Bessin, s'est aperçu que des cambrioleurs avaient pénétré dans l’église et y avaient fracturé et dévalisé les troncs.
M. l'abbé Agaesse, desservant de l’église de Norrey, étant actuellement mobilisé, il n'est pas possible de fixer, de façon précise la date du cambriolage mais tout porte à croire que ce méfait peut être assimilé à des vols identiques accomplis par une bande spécialisée dans ce genre de travail et opérant depuis un certain temps dans la région.

La gendarmerie de Bretteville-l'Orgueilleuse enquête.

 

Mai 1941   -  Avis à la Population.   -   La Feldkommandantur du Calvados rappelle à la population que toute personne découvrant soit sur la voie publique, soit dans une propriété privée des objets ou imprimés suspects, tels, par exemple, que des tracts jetés par avion, doit en faire la remise à l'autorité militaire allemande la plus proche. 

 

Mai 1941   -   Un enfant électrocuté.  -  En jouant, le petit Camille Langlois, 9 ans, voulut monter par une échelle dans un grenier de la ferme de ses parents, à Norrey-en-Bessin.

Soudain, une domestique le vit s'immobiliser, se raidir. Elle se précipita mais, à peine l'avait-elle touché qu'une forte secousse électrique la renversait à terre, où elle restait évanouie un moment. L'enfant tombait aussi, mais tous les soins pour le ranimer restèrent vains : la commotion avait été trop forte et le pauvre petit était mort électrocuté. Ce tragique accident aurait été provoqué, en effet, par une ligne servant à l'alimentation électrique de la ferme et passant par un support en fer sur lequel l'échelle était appuyée. Les montants de cette  échelle, mouillés par une pluie récente, ont dû servir de conducteur au courant transmis par un fil insuffisamment isolé.  

 

Août 1942   -   Pour les prisonniers.   -  A Norrey-en-Bessin, les offices de dimanche prochain, 2 août, seront célébrés dans l'église de Norrey, à l'intention des prisonniers de guerre  de la commune. 

A 11 h. (officielle), messe solennelle : A 16 h., vêpres, sermon par M. l'abbé Béziers ; salut. Mlle Anne Auré, violoniste, et Marie Auré, prêteront leur concours pour le programme  musical.

 

Juin 1944   -   Fait divers.   -   La commune fut libérée le 26 juin 1944 par les troupes écossaises après de violents combats contre les troupes SS.

 

Juin 1945  -  Cérémonie de mémoire.  -  Un service solennel sera célébré à Norrey-en-Bessin, mardi 3 juillet, à 11 h. 15, chez M. Bourdin, prés de la gare, à la mémoire des 25 habitants de la commune, tombés au cours de la bataille de juin 1944. 

La cérémonie sera présidée par M. le chanoine Lénault.  (Source : Le Bonhomme Libre)

 

Juillet 1945  -  A l’honneur.  -  Le Comité Départemental de Libération a cité à l’ordre du jour de sa séance plénière, avec inscription au procès verbal : M. et Mme LANGLOIS, à Norrey-en–Bessin. « Exemple de bons français. N’ont jamais ravitaillé les allemands. Aide à la population civile. Ont utilisé des réfractaires au S.T.O. et camouflé des résistants traqués par la Gestapo ». Hommage à tous ces vaillants ! (Source : Le Bonhomme Libre)

 

Juillet 1972   -   Fusion de communes.   -  Dans le cadre du plan Raymond Marcellin visant à réduire le nombre de communes, la commune de Norrey-en-Bessin, fusionne avec celle de Saint-Manvieu le

NORREY-EN-BESSIN  -  L'Église

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