NOYERS - BOCAGE

Canton de Villers-Bocage

Les habitants de la commune sont les Nusseriens, Nusseriennes


Janvier 1791  -  Évènement.  -  A Noyers, les fanatiques ayant à leur tête, les fermiers de quelques ci-devant, veulent en expulser le curé constitutionnel, l’accablent d’insultes, d’outrages, et en veulent à ses jours. Huit de ces coquins avaient été arrêtés, la municipalité de Villers en a réclamé six, on ne sait trop pourquoi, deux ont été envoyés à Caen, et mis en état d’arrestation dans le château. (Source : Conseil Général du Calvados)

 

Juillet 1791  -  Évènement.  -  Le curé constitutionnel de Noyer, ennuyé des tracasseries que lui suscitent l’ancien prieur et ses vicaires, a pris le parti de leur interdire l’entrée de sa sacristie. Grande rumeur dimanche dernier de leur part, et de celle des malheureuses victimes, qu’ils entretiennent dans une sotte crédulité. La Municipalité de Noyers, montre trop de mollesse. Elle devrait seconder la fermeté du nouveau pasteur. (Source : Conseil Général du Calvados)

 

Septembre 1867   -   La rage.   -   Les habitants ordinairement si paisible des communes de Noyers et Villers-Bocage, n'osent bientôt plus sortir le soir de leurs demeures, sans être armés de toutes pièces.

C'est que ces communes subissent en ce moment le régime de la terreur.... des chiens enragés.

Un chien présumé atteint d'hydrophobie, appartenant au sieur Samson, boucher à Villers-Bocage, a parcouru le 12 courant, la commune de Maisoncelles-Pelvey, où il a mordu en deux endroits le nommé Bauquais Ernest, domestique. Il s'est également rué sur plusieurs chiens, dont certains ont été abattus. Des mesures vont être prises afin que tous les animaux mordus soient tués.

Un autre chien appartenant au sieur Siméon, boulanger à Noyers, fut atteint d'hydrophobie, dans la journée du 9 courant, il s'était déjà rué sur plusieurs autres chiens, lorsqu'il fut abattu par son maître.

M. Allais, vétérinaire à Evrecy, en fit l'autopsie et reconnut que cet animal était atteint d'hydrophobie.

Quatre des chiens sur lesquels il s'était rué ont été abattus, plusieurs autres sont à l'attache et des mesures ont été prises par l'autorité pour prévenir tout danger.  

 

Avril 1882  -  Morts accidentelles.  -  Jeudi, à Saint-Pierre-du-Jonquet, le nommé Eugène Palais, 62 ans, de Janville, a eu la colonne vertébrale brisée par un arbre qu'il abattait et qui est tombé sur lui. La mort a été instantanée. 

— Dernièrement, à Noyers, une petite fille, âgée de 6 ans 1/2, appelée Sophie Marie, se rendait à l’école et emportait une chaufferette avec elle. On suppose qu'un coup de vent aura fait tomber un charbon incandescent sur ses vêtements, qui se sont enflammés et lui ont brûlé le côté gauche si grièvement que la pauvre enfant en est morte. 

— Samedi, à Esquay-sur-Seulles, le sieur Alfred Soubelle, cultivateur à Condé-sur-Seulles, a reçu un coup de pied de cheval dans le bas-ventre. Ce malheureux est mort mardi. 

— Mercredi, le sieur Placide, couvreur, travaillait sur le toit de la maison de M. Val, propriétaire à Juaye-Mondaye, lorsque, venant à glisser, il tomba sur le sol. La mort a été instantanée.

 

Mai 1884  -  Indignation.    Jeudi, les habitants de Noyers étaient indignés en voyant un individu, les chaussures en lambeaux, les pieds ensanglantés par les cailloux de la route, attaché par les bras avec une corde et traîné par les chevaux des gendarmes qui le conduisaient. Cet individu, dont nous ignorons le nom, est prévenu de viol.  

 

Octobre 1887  -  Une place fatale.  -  Dimanche matin, à Noyers, le sieur Auguste Nativelle, 36 ans, demeurant à Orbois, a été trouvé mort près d'une borne, sur le chemin de Tournay-sur-Odon. Son cadavre ne portant aucune blessure. On croit qu'il a succombé à une congestion causée par le froid. Coïncidence curieuse, il y a six mois, un homme a été trouvé mort de congestion à la même place.

 

Avril 1888  -  Épizootie.  -  En présence des cas de fièvre aphteuse, dite cocotte, qui se sont produits sur divers points du département, le préfet rappelle aux Maires, propriétaires, éleveurs et cultivateurs, les dispositions de la loi du 21 juillet 1881, qui oblige de faire au maire la déclaration de tout animal malade afin qu'il le fasse visiter, interdit la vente et le transport des animaux atteints le tout sous peine d'amende et de prison.

 

Juillet 1888  -  Fêtes.  -  Noyers. Le dimanche 8 juillet, louerie de domestiques, jeux et divertissements, retraite aux flambeaux illuminations et feu d'artifice. Un train, venant de Caen, arrive en gare de Noyers à 6 heures 22 du matin.  

 

Avril 1890  -  Arrestation d’une bande de voleurs.  -  Depuis longtemps, les environs de Noyers et Monts étaient mis en coupe réglée par une bande de voleurs qui emportaient tout ce qui leur tombait sous la main. Six de ces individus ont été arrêtés à Monts et à Saint-Vaast. On a trouvé dans la maison qui servait d'entrepôt à ces voleurs 400 fr. de marchandises appartenant à Mme Mottelay, de Noyers, et une quantité importante de volailles, de lapins, de provisions de bouche, d'outils de tout genre, notamment six sécateurs, etc……..  

 

Juillet 1892  -  Loueries et escroqueries.  -  A celle de Noyers, on a pu compter 8 000 personnes, dont 1 400 domestiques. 

Comme toujours, de nombreuses escroqueries sont commises dans les loueries. Les serviteurs après avoir reçu le denier à Dieu ne se présentent pas au jour indiqué. Beaucoup de maîtres ne se plaignent pas, d'autres se rendent à la gendarmerie et ils font bien. C'est ainsi que M. Pierre Périer, cultivateur à Castillon, a porté plainte contre la nommée Arthémise Heute, à laquelle il a versé 11 fr. de vin ; M. Michel Gilles, cultivateur à Agy, contre Jeanne Marie. qui à dit être de Formigny, et à laquelle il a remis 12 fr. ; M. Jacques Fauvel, cultivateur à Agy, contre Jules James, qui a dit être du Vernay, et qui a reçu 5 fr. ; Eugène Gibert, cultivateur à Saint-Vigor-le-Grand, contre Charles Marie, qui a reçu 3 fr. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Octobre 1893  -  Coups mortels.  -  Dimanche, le parquet de Caen s'est rendu à Noyers, accompagné du docteur Catois, qui a procédé à l'autopsie du sieur Adolphe Thimotée, 30 ans. Cet individu avait eu une discussion suivie de coups avec le nommé Alexandre Lemoine, travaillant avec lui dans une ferme de St-Georges-d'Aunay. 

Thimotée avait porté plainte au parquet de Vire contre Lemoine, son agresseur, puis, cédant aux supplications de ce dernier, et croyant que les coups reçus resteraient sans conséquences, il était retourné à Vire pour la retirer et était venu à Noyers, où demeure sa femme, pour lui faire part de cette détermination, mais au moment où il rentrait chez lui, il se sentit gravement malade. Sa femme courut chercher un médecin, c'était inutile. 

Quelques heures après, Adolphe Thimotée expira, et le rapport du docteur Catois a conclu que la mort a été déterminée par les coups reçus. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Décembre 1893  -  Un écrasé.  -  Le sieur Queudeville, propriétaire à Missy, revenait de Noyers, marchant derrière une voiture chargée de pommes à cidre que son domestique, Albert Auvray, 34 ans, conduisait. Auvray était monté sur le devant du véhicule et conduisait son cheval au moyen de guides. En passant à Noyers-Bocage, le malheureux Auvray est tombé sur le dos en avant de la roue droite qui lui a passé sur le ventre. Le cheval, sentant de la résistance, s'est arrêté immédiatement et la roue est restée pendant un certain temps sur le corps de la victime. Auvray, qui avait le ventre broyé, est mort une heure après. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Décembre 1894  -  Accident de voitures.   -  Samedi soir, sur la route d'Harcourt, près d'Aunay, une voiture chargée de pommes et conduite par le sieur Pierre Marc, cultivateur à Noyers, se dirigeait du côté de Villers, et une autre voiture, appartenant au sieur Bellenger, demeurant à Bonnemaison, allait dans le sens opposé. Le sieur Marc, pris entre les moyeux des deux voitures, fut tellement serré que sa vie est en danger. Le conducteur de l'autre voiture n'avait pas de lanterne et paraissait avoir bu. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Octobre 1895  -  Coup de couteau.   -  Le nommé Georges Fresnel, 28 ans, a frappé d'un coup de couteau dans le dos le sieur Lucien Ameline, 28 ans, aubergiste à Noyers-Bocage. La blessure est peu grave, mais elle eût peut-être été mortelle si la pointe du couteau n'avait pas rencontré, l'omoplate. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Décembre 1895  -  Coup de couteau.  -  Georges Fresnel, 28 ans, était clerc de notaire à Noyers. Il est d'une bonne famille. L'année dernière, il héritait de ses parents, sa conduite fut des plus régulières jusqu'au jour où il alla prendre pension chez les époux Ameline, débitants. Il était au mieux avec le mari, et plus encore avec la femme, qu'il tutoyait même devant son mari. Celui-ci ne dit rien, tant que Fresnel eut de l’argent, mais, quand il n'eut plus le sou, il se montra jaloux, et, finalement, défendit sa maison à Fresnel, qui n'en continua pas moins à essayer de voir la femme Ameline. 

Un soir, en sortant de chez lui, Ameline reçut un coup de couteau dans le dos. C'était Fresnel qui l'avait porté. Il prétend qu'il était en état de légitime défense. Le tribunal n'a pas admis ce système et, en raison des circonstances, n'a condamné Fresnel qu'à quatre mois de prison. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Mars 1898  -  Incendies. -  D'un immeuble à la dame Guesdon, au Gast. Perte, 2 000 fr. 

— D'un corps de bâtiment à la dame veuve Marc, à Noyers-Bocage. Perte, 4 000 fr. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Août 1898  -  Un fils qui vol sa mère.   -   Depuis quelques années, des vols de légumes, de linge et d'argent étaient commis chez la veuve Guillemine, journalière à Noyers, près Villers-Bocage, sans qu'on pût en connaître l'auteur. Ce serait le fils même de la victime, âgé de 22 ans, aveugle et inintelligent, qui aurait agi sur les conseils de personnes qui recelaient les objets dérobés. Le montant des vols s'élève à près de 300 francs.  (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Septembre 1898  -  Incendies.   -   Un incendie s'est déclaré à Sept-vents. près Caumont-l'Eventé, dans divers bâtiments appartenant au sieur Duval, propriétaire à Dampierre, et exploités par le sieur Auguste Simon, cultivateur. Les pertes, assurées, sont évaluées à 3 300 francs.

— D'un bâtiment au sieur Félicien Quiquemelle, boucher à Luc-sur-Mer. Pertes, 2 500 fr. Assuré.

— D'un hangar avec greniers loué au sieur Émile Masson, épicier à Secqueville-en-Bessin. Pertes, 3 000 francs. Cet incendie est dû à l'imprudence des jeunes Letellier, 6 ans, et Leverrier, 6 ans et demi, qui jouant avec des allumettes, ont mis le feu a de la paille se trouvant près du hangar.

— D'un bâtiment à usage de pressoir au sieur Jean Baron, propriétaire à Montchamp. Pertes, 2 600 fr : Assuré.

— D'une grange à la dame Tallevast. Pertes, 5.250 fr. Assuré.

— D'un immeuble au sieur Gibert. Pertes. 9 600 fr. Assuré. Ces immeubles sont situés à Villiers-le-Sec.

— A Noyers-Bocage, d'un bâtiment d'habitation, et d'exploitation appartenant au sieur Vautier. Pertes, 10 000 fr. Assuré. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Janvier 1899  -  Comme au temps des chouans.  -  Ces jours-ci, la demoiselle Anastasie Féron, 59 ans, propriétaire à Noyers-Bocage, et sa servante, Louise Bonetot, 35 ans, étaient en train de souper assez tard dans la soirée, que deux individus masqués pénétrèrent dans la cuisine par une fenêtre qu'ils avaient ouverte après avoir brisé un carreau. L'un des hommes avait un couteau à la main et, en menaçant de mort la demoiselle Féron, il lui ordonna de lui donner tout son argent. Comme elle essayait de fuir, les deux hommes la frappèrent et lui entortillèrent la tête avec son fichu pour l’empêcher de crier.

Pendant que la demoiselle Féron leur remettait 100 fr., tout ce qu'elle possédait, un troisième larron montait à la chambre de la bonne où il trouvait 36 fr. Puis tous les trois prirent la fuite. Ces malheureuses femmes n'ont pu donner qu'un signalement imparfait, tant elles avaient été émotionnées par la peur. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Juillet 1899  -  Médailles d’honneur des cantonniers.   -  MM. Charles, dit Jeanne, à Noyers ; François, dit Marie, à Bretteville-le-Rabet ; Alexandre Grin, à Glanville ; Louis Lecornu, à Mézidon ; Auguste Leblanc, à Bavent ; Auguste Ruault, à Villers-Canivet ; Auguste Madeleine, à Maisy ; Armand Taupin, à Clarbec ; Jean Vaultier, à Torteval. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Février 1900   -   Mérite agricole.  -   Sont nommés : Officier : M. Couillard, maire de Mandeville.

— Chevaliers : MM. Bardel, maire de Mesnil-Mauger ; Godefroy, industriel à Orbec ; Costard, fermier à St-Martin-de-la-Lieue ; Duval, herbager à Noyers ; Folliot, maire de Chouain ; Gaillard, maire de Danvou ; Martin, ingénieur agronome à Caen ; Lemarignier, maire de Ouistreham. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Mai 1907  -  La Fièvre Aphteuse dans le Calvados.  -  M. Bertin, chef du service sanitaire du département, a relevé les cas suivants de fièvre aphteuse pendant la dernière semaine du mois d'avril écoulé.

Arrondissement de Caen. — A Colombelles, dans la canton de Troarn, on a constaté deux exploitations contaminées et soixante-deux animaux atteints ; à Saint-Germain-la-Blanche-Herbe,  près de Caen, quarante neuf animaux ont été atteints dans une seule exploitation ; à Hérouvillette, l'entrée d'un boucher dans une ferme a communiqué la maladie à dix animaux ; à Noyers-Bocage, on a relevé six cas dans une exploitation, à la suite de la visite d’un domestique venu pour apporter du fourrage ; à Audrieu, la contagion de voisinage a déterminé sept cas dans une même ferme, enfin, à Monts-en-Bessin, six animaux ont été atteints dans la mène exploitation.

Arrondissement de Bayeux. — Une seule commune a eu à souffrir de la maladie : la commune de Sermentot, près de Caumont-l'Eventé, on y a constaté onze animaux atteints dans deux exploitations, mais la fièvre affecte un caractère bénin.

Arrondissement de Lisieux. — Des bœufs provenant de Laval ont apporté la maladie dans une ferme ; à Saint-Pair-du-Mont, près de Mézidon, huit animaux ont été atteints.

Arrondissement de Pont l'Evêque. — A Hottot-en-Auge, on a constaté dix cas dans une exploitation et l'on attribue la cause de la maladie à la contagion par le gardien d'un herbage infecté ; à Notre-Dame-d'Estrées, quinze animaux ont été atteints dans la même ferme, enfin ; à Victot Pontfol, deux exploitations ont été contaminées et trente animaux atteints. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

 Juin 1912  -  La traite des blanches.  -  Mlle Camille Plaisance, 17 ans, est domiciliée chez sa mère, dentellière à Noyer, qui actuellement remplace une garde-barrière au passage à niveau  de Monts. Celle -ci a porté plainte pour disparition de sa fille qui aurait été enlevée pour être livrée à la prostitution par une femme dont Mme Plaisance à donné le nom. Une enquête est ouverte.

 

Mars 1915  -  Une commune généreuse.  -  La journée du 75 a produit, à Noyers, la somme de 340 francs. A ce jour, en comprenant diverses souscriptions : couvertures pour les soldats, 423 francs ; secours aux blessés, 480 francs, on arrive à un total de 1 231 francs. C'est un joli denier pour une commune de 1100 habitants. Il faut y ajouter les sommes données pour permettre aux élèves de l'école des filles de tricoter des vêtements de laine pour nos soldats. Les sous des enfants ont produit 9 fr. 10 pour le Noël aux soldats.  

 

Janvier 1916  -  Victimes d’un incendie.  -  L'autre matin, à Noyers, le feu a pris dans la maison habitée par une vieille fille, Louise Bonnetot, et son ancienne maîtresse, Anastasie Féron, qu'elle avait recueillie chez elle. Malgré les secours apportés aussitôt de partout et notamment l'active intervention de MM. Émile Denis et Gauthier, on ne put sauver les deux femmes dont on retrouva les cadavres sous les décombres. La demoiselle Féron était morte asphyxiée, son ancienne bonne avait été complètement carbonisée. On attribue ce sinistre à une imprudence  de la demoiselle Bonnetot. Une fois déjà, elle avait mis le feu chez elle et, sans l'intervention de voisins, elle eut été brûlée vive.  

 

Juin 1917  -  Louerie de domestiques.  -  A noyers-Bocage, la louerie de domestiques des deux sexes se tiendra, cette année, le dimanche 8 Juillet, sur la place, aux heures habituelles.

 

 Juin 1917  -  Le temps qu’il fait.  -  II a plue le jour de la Saint-Médard et bruiné seulement le jour de la Saint-Barnabé. Cela autorise à la fois nos craintes et nos espérances les orages ne semblent pas avoir trop fait couler les fleurs des pommiers, il y a toujours belle apparence. Au moins, si la on nous mesure le manger, que nous ayons de quoi boire ! 

 

Février 1918  -  La fraude du lait.  -  La femme Marie Flausi, veuve Dan, 63 ans, servante chez Mme veuve Duharrel, à Noyer-Bocage, a mouillé son lait dans proportion de 13 à 15 %. Le  Tribunal correctionnel l'a condamnée à 200 francs d'amende et à l'insertion du jugement dans trois journaux locaux.  

 

Mars 1926  -  Le gendre convoyait l’héritage.  -  M. Edmond Flaust, cultivateur, âgé de 79 ans, est propriétaire d'une petite ferme à Noyers, près de Villers-Bocage. Le gendre de l'octogénaire M, Turmel, qui est employé des chemins de fer de l'État à Saint-Hillaire-du-Harcouët, avait plusieurs fois visité auprès du vieillard pour être mis en possession de cette ferme, mais chaque fois, M. Flaust avait déclaré qu'il ne consentirait à se dessaisir de ses bien que contre la promesse d'une pension raisonnable.

Il y a quelques jours, les époux Tunnel tentèrent une nouvelle marche qui n'obtint pas plus de succès. La vieillard réclamait toujours une pension.

Devant cette attitude, les époux Turmel entrèrent dans une violente colère. L'un et l'autre, s'étant armés d'un bâton, rouèrent de coups le malheureux  « voilà ta pension’ s'écria le gendre.

Comme le cultivateur ne paraissait plus donner signe de vie, les misérables proférèrent « Il va crever, allons nous-en ».

Quelques instants après une servante de la ferme, surprise de ne pas revoir M. Flaust, le retrouva étendu dans le champ avait eu lieu l'agression.

 

Juin 1926  -  Une halle au pillage à Noyers.  -  M. Duchemin, meunier à Parfouru-sur-Odon, avait un dépôt de grain et de maïs, sous la halle communale de Noyers. Il y a quelque temps, il s'aperçut que plusieurs sacs avaient disparu. Ayant appris qu'un restaurateur du bourg possédait un sac de maïs pour ses volailles, il fit part de ses soupçons aux gendarmes de Villers-Bocage qui interrogèrent le restaurateur à qui est confiée la clef de la halle. Celui-ci, M. M…. clara qu'il avait acheté le maïs chez un grainetier de Villers-Bocage.

 

Juillet 1929  -  La température.  -  La chaleur après laquelle tout le monde aspirait en raison des vacances et pour la maturité des récoltes, est survenue brutalement. Et c'est maintenant  une température torride  que nous avons à subir, avec des 30° et même plus à l'ombre.

L'absence de vent rend encore cette chaleur plus difficile à supporter et les travaux des champs sont devenus très pénibles dans cette véritable fournaise. Cependant, mardi, le ciel commençait à se couvrir  et l'orage semblait proche. Espérons que des pluies viendront rafraîchir la température, mais souhaitons cependant qu'elles ne soient pas trop fréquentes et que  nous ayons un été suffisamment sec.

 

Septembre 1929  -  Un enfant tué par un veau.  -  Un terrible accident est survenu dans une ferme à Noyers-Bocage. Un jeune homme pupille de l'assistance publique, âgé de 11 ans, Léon Joseph, était placé chez  Mme Louise Bisch, cultivatrice à Noyers. Pendant une absence de  sa patronne, il s'en fut dans un pré où se trouvait un jeune veau. Malgré la défense de M. Dudouit, un autre domestique de Mme Bisch, il s'approcha de l'animal et voulut saisir la chaîne qui le maintenait attaché. Le veau fit un bond à ce moment et projeta l'enfant contre un  poirier tout proche. Il se fit une blessure à la poitrine et décéda quelques heures après.

 

Septembre 1929  -  La sécheresse.  -  Le temps magnifique dont nous jouissons a aussi ses inconvénients. Aux cas d'insolation toujours possibles et aux véritables souffrances physiques que cause une température aussi élevée, il faut ajouter le manque d'eau qui commence à inquiéter sérieusement les agriculteurs.

Non seulement, il ne pleut pas depuis plusieurs jours, mais l'année presque entière a été d'une sécheresse inaccoutumée. A la campagne, les cultivateurs qui n'ont pas de source sur leur  propriété, ou de puits, sont obligés d'aller chercher l'eau à la rivière pour les besoins de leur ménage et pour abreuver les bestiaux, et de la faire charrier à des distances quelquefois très grandes, d'où une gêne sensible et des dépenses considérables.

Les villes ne sont pas moins à plaindre. Pour abattre la poussière et donner un peu de fraîcheur dans les rues, elles sont obligées de faire arroser, ce qui grève incontestablement le budget.

 

Septembre 1929  -  Pour s'offrir une impression de fraîcheur.  -  Vous ne devinerez jamais ce que fait ce petit paysan ! .. il a l'air de se boucher les oreilles ! .. Il est en train de se  rafraîchir ! .. Pendant les chaudes journées d'été, quand vous faites de longues promenades, en pleine campagne, sous un soleil ardent, loin du petit ruisseau, ou de toute fontaine, vous  désireriez certainement vous offrir au moins l'illusion d'un peu de fraîcheur ?

Voici un moyen très simple qui vous procurera facilement une agréable impression momentanée. Amenez au bout de votre langue le plus de salive possible, et avec ce liquide, humectez fortement l'index de vos de mains, sans attendre, posez l'extrémité humide de vos index sur les lobes de vos oreilles. Retirez vivement vos mains. À ce moment vous éprouverez une  sensation de fraîcheur très nette qui s'explique facilement.

Elle est produite tout simplement par l'évaporation de la salive qu'on vient de déposer sur les lobes des oreilles très sensibles au moindre variation de température. A vous de profiter de  cet excellent tuyau et de l'utiliser quand besoin s'en fera sentir !

 

Octobre 1929  -  L'heure d'hiver.  -  Conformément à la loi du 24 mai 1923, c'est dans la nuit du samedi 5 au dimanche 6 octobre que l'heure d'été fera place à l'heure d'hiver, c'est à dire que les pendules devront être retardées de 60 minutes.  

 

Septembre 1930   -   L'exploit d'un amateur de « Calva ».   -   Un malfaiteur que la gendarmerie recherche activement a pénétré dans une maison, présentement inhabitée, appartenant à Mme Veuve Duval, demeurant à Saint-Vaast-sur-Seulles, et a dérobé un fût d'eau-de-vie de cidre d'une contenance de 23 litres.

Mme Veuve Duval évalue le préjudice qui lui est causé à 400 francs environ.

 

Août 1936  -  Deux blessés dans une collision.  -  Vers 18 h. 15, revenant du Mont-Saint-Michel et se dirigeant vers Caen, M. Jean Lafond, 36 ans, papetier à Romainville (Seine), suivait en side-car la R .N. 175. 

Il avait comme passagère son amie, Mlle Jeanne Péroux. Sur le territoire de la commune de Noyers-Bocage, le side-car, ralentissant brusquement, fut accroché par un camion automobile qui le suivait et que pilotait M. Robert Lecocq, 30 ans, chauffeur dans un entrepôt de Caen et demeurant en cette ville, rue Saint-Jean, 207. Dans la collision, le side-car fit un tête-à-queue qui projeta ses occupants sur la chaussée. M. Lafond a été légèrement blessé à la tête et à la jambe gauche. Mlle Péroux, qui se plaignait de douleurs abdominales, a été transportée à l'Hôpital de Caen. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Mars 1937  -  Suites mortelles d’un accident d’auto.  -  Ces jours derniers, un accident d'auto se produisait à Noyers-Bocage, avec des conséquences matérielles importantes, mais sans qu’en apparence on eût à déplorer des accidents de personnes de particulière gravité. 

Une auto appartenant à M. André Lefrançois, 35 ans, conduite par son frère Léon, 25 ans, demeurant tous les deux à Gonneville-sur-Honfleur, et dans laquelle avait pris place un autre habitant de Gonneville. M. Joseph Berson, 34 ans, a capoté par suite de l'éclatement d'un pneu avant. 

Des débris de la carrosserie, qui avait été brisée et arrachée, on dégagea les trois automobilistes. M. André Lefrançois était indemne. Ses deux compagnons, qui paraissaient légèrement blessés, furent transportés à l'hôpital de Caen, où M. Léon Lefrançois est en bonne voie de rétablissement. 

Malheureusement, il n'en a pas été de même pour M. Berson, dont l'état, peu inquiétant au début, s'est subitement aggravé et qui a succombé hier, probablement aux suites d'une lésion de la colonne vertébrale. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Mars 1938   -   Une affaire à éclaircir.   -  Alfred Catherine, 42 ans, journalier, demeurant à Noyers-Bocage, hameau de Bretteville, a déclaré aux gendarmes que, vers 22 heures, alors qu'il circulait à bicyclette, il avait été renversé par une automobile dont le conducteur aurait poursuivi sa route après s'être un instant arrêté et s'être écrié : « Ah ! c'est le mauvais Catherine ? Alors ça n'est pas gênant ! Il est bien où il est ! Qu'il y reste ! »

Catherine, qui affirme être demeuré inanimé pendant deux heures, a cru reconnaître la voix de l'un de ses voisins avec lequel il vit en mauvaise intelligence. L'enquête semble établir qu’en réalité le journalier n'a pas été victime d’un accident mais qu’il a fait une chute étant ivre. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Mars 1938   -   Opérant la nuit, d’audacieux malandrins dérobent 1 000 litres d’eau-de-vie.   -   Vers minuit, M. Anatole Charles, 54 ans, cultivateur à Noyers-Bocage, hameau du Mesnil, était réveillé par les aboiements furieux de son chien de garde. M. Charles se leva et détacha l'animal qui le conduisit jusqu'à la porte de la cave de la ferme. Là, le cultivateur constata que l'un des barreaux de la fenêtre du local avait été arraché et qu'une pompe portative avait été installée à proximité. Près de la pompe, se trouvaient deux barils d'une contenance de 50 litres.

Entrant rapidement chez lui, M. Charles se munit d'une lampe et d'un revolver, et alerta un voisin. M. Élie, qui l'accompagna, jusqu'à la cave près de laquelle ce dernier se cacha, cependant que le cultivateur se rendait en automobile, à Villers-Bocage pour chercher les gendarmes.

Lorsque ceux-ci pénétrèrent dans la cave, nul malfaiteur ne s'y trouvait. Un rapide examen permit à M. Charles de se rendre compte qu'un fût de 1 000 litres d'eau-de-vie avait été vidé de son contenu.

M. Élie indiqua que, dix minutes après le départ du fermier, il avait aperçu une automobile, venant de la direction du Locheur, s'arrêter à 200 mètres de la ferme, puis repartir prèsqu'immédiatement.

A la suite de l'enquête des gendarmes de Villers, des investigations ont été effectuées à Caen et dans la région.  (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Juillet 1938   -   Pas de règle !   -   Le 20 juillet 1938, Hardy Paul, 66 ans, sans profession et sans domicile fixe, était arrêté à Noyers-Bocage. Il a été déféré au Tribunal pour défaut de carnet anthropométrique et condamné à 48 heures d'emprisonnement. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Août 1942   -   Pour Les prisonniers.   -   A Noyers-Bocage, dimanche 23 août, journée des prisonniers. A 10 h., Grand-messe en musique ; à 14 h. 30, défilé costumé (75 participants) ; à 15 h., Vente aux enchères : moutons lapins, volailles et de très nombreux objets. Spectacles variés, buvette, buffet copieux et varié, fallue, teurgoule.

Réunion, 16 rue de Caen, sur la route de Villers-Bocage.  

 

Octobre 1946  -  Deux morts et deux blessés dans l’explosion d’une mine.  -  A Noyers-Bocage, au lieu dit « La belle jambe », des prisonniers allemands du kommando de Gavrus effectuaient des travaux de déminage sous la direction d’un chef français, M. Félicien Turbeau. Alors que celui-ci s’assurait par lui-même du bon fonctionnement d’un détecteur manié par un P.G., ce dernier fit un faux-pas et heurta un engin, d’un modèle particulièrement dangereux, qui explosa, déchiquetant les deux hommes et mutilant deux allemands qui se trouvaient prés d’eux. L’un des blessés a eu les jambes sectionnées, l’autre a été atteint de plusieurs éclats au ventre. (Source : Le Bonhomme Libre)

 

Décembre 1947  -  A nous la liberté !  -  Un prisonnier boche « transformé » au service de M. Charles, cultivateur à Noyer-Bocage, menait depuis quelques semaines joyeuses vie.

Pour solder ses fredaines il n’avait rien trouvé de mieux que de voler des pommes de terre et des céréales à son patron. Bart s’est vu retirer l’usage d’une liberté imprudemment accordée. (Source : Le Bonhomme Libre)

NOYERS (Calvados)  -  Juin-Juillet 1944  -  Le Presbytère (vue arrière).

NOYERS (Calvados)   -  Juin-Juillet 1944  -  Une Grande Ferme.  La Cour d'O 

NOYERS (Calvados)   -  Juin-Juillet 1944  -  Le Cimetière et la Place Commerçante.

NOYERS (Calvados)   -  Juin-Juillet 1944  -  La Gare.

NOYERS (Calvados)   -  Juin-Juillet 1944  -  L'Église (XIIIe siècle).

 NOYERS-BOCAGE (Calvados)   -  L'Église

Le site de la mairie de Noyer-Bocage & Missy

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