UN SIÈCLE D’HISTOIRE DU CALVADOS

1

OSMANVILLE

Canton de Isigny-sur-Mer

Les habitants de la commune sont des Osmanvillais, Osmanvillaises

Avril 1840   -   Nouvelle local.  -   Les ouvriers occupés à extraire la pierre d'une carrière à Osmanville, près lsigny, ont trouvé sept squelettes humains dans une seule et même fosse, ayant tous la tête placée au midi. Cette espèce de fosse, qui avait été creusée dans la carrière, avait trois mètres de profondeur, un de largeur et trois de longueur.

On reconnaissait facilement qu'une terre rapportée recouvrait ces ossements qui gisaient sur un lit de pierre calcaire. L'état des os, dont une grande partie est friable, annonce qu'ils appartiennent à des temps reculés, cependant quelques mâchoires avaient encore leur dents bien conservées. On n'a découvert aucune médaille, aucun morceau de métal qui puissent aider à faire découvrir l'origine de ces ossements.

L'opinion la plus générale et peut-être la plus présumable, est qu'ils appartenaient aux Anglais qui se trouvèrent acculés sur nos côtes à la suite de la bataille de Formigny. (Source  : L'Indicateur de Bayeux)

 

Août 1843   -  Conseil d’arrondissement.   -  Dans sa séance du 24 juillet, le Conseil d'arrondissement de Bayeux a procédé à ses divers travaux annuels, sous la présidence de M. Pezet ; M. Coueffin remplissait les fonctions de secrétaire. Indépendamment des affaires ordinaires, plusieurs questions importantes, relatives aux intérêts et aux besoins de notre arrondissement, ont été l'objet des délibérations du conseil.

Nous allons les indiquer sommairement, et dans l'ordre des matières soumises à la discussion.

Au chapitre des routes royales, le conseil a émis plusieurs vœux et demandes de fonds, pour l'achèvement de la route de Paris à Cherbourg, au pont de Surrain ; pour le pavage de la traverse d'Isigny et d'Osmanville ; pour la suppression du péage du pont du Vey ; il parait que pour atteindre ce but d'intérêt général, il ne reste plus à solder que 130 mille francs aux concessionnaires, somme dont les départements de la Manche et du Calvados pourraient faire l'avance à l'État dans le courant de six ou sept années.

 

Août 1860  -  Loueries.  -  Le Conseil général, a émis vœu de rendre obligatoires les livrets des domestiques qui s'occupent des travaux de l'agriculture, ou qui sont attachés à la personne et rende obligatoire l'inscription sur le livret du denier à Dieu au moment même de l'acceptation des conventions réciproques. Les vœux émis dans le but :

1° De ne pas créer de nouvelles loueries dans le département du Calvados.

2° De restreindre leur nombre, si c'est possible.

3° Que le denier à Dieu soit absolu et non conditionnel.

4° Que les époques des loueries soient toutes fixées après le 15 septembre. Considérant que l'époque et le nombre des loueries n'est pas du ressort de l'administration.

 

Septembre 1860  -  Réunion du hameau Capard, dépendant d'Osmanville, à lsigny.  -  La commission des affaires diverses propose d'admettre l'opportunité de la réunion à la ville d'Isigny du hameau Capard, dépendant de la commune d'Osmanville. Un membre s'oppose à la réunion, il se plaint de ce que le remaniement rural semble être à l'ordre du jour. Il dit que la commune d'Osmanville, dont le hameau Capard fait partie, a fait de grandes dépenses pour la réparation de son église et de ses chemins vicinaux.

Le Conseil général, le rapport de M. le Préfet, le rapport de Mgr l'Evêque, l'enquête d'Isigny, tous favorables au projet. Les enquêtes d'Osmanville et de Saint-Clément, défavorables au  projet. Le vœu émis et renouvelé par le Conseil général, dans ses sessions de 1855 et 1856, pour que les deux rives de l'Aure fussent soumises à une seule et même surveillance.

Considérant les grandes dépenses faites par la commune d'Isigny pour améliorer son port et développer son commerce, tandis que celle d'Osmanville n'en a fait aucunes. Lsigny, considérant que l'ancien lit de la rivière d'Aure, où l'on construit les navires, et où l'on dépose des tangues, se trouve construit de telle sorte, que pour y accéder, il faut traverser une portion du territoire d'Osmanville. Isigny possède une église, des écoles, un presbytère, une mairie en bon état, des halles suffisantes, en un mot tous les services municipaux.

Si la commune d'Isigny est imposée, depuis 1859, à 18 centimes, pour l'établissement d'un chemin d'accès à la gare et la reconstruction de la halle aux viandes, cette imposition cessera en 1869, et qu'alors la commune n'aura plus de charges extraordinaires à supporter, les impositions extraordinaires actuelles ne pouvant d'ailleurs frapper la nouvelle commune annexée.

Isigny possède des fontaines et des pompes à incendie, que sa proximité du hameau Capard, puisqu'il n'y a que la rivière à traverser, y attire les habitants de cette dernière localité, soit   pour le service divin, soit pour tous les besoins de la vie, elle possède un éclairage satisfaisant, que le hameau Capard, dont on demande l'annexion à lsigny, ne forme pour ainsi dire qu'une seule et même ville,  le dit hameau jouit de tous les avantages d'Isigny auquel il est obligé d'emprunter l'eau à ses pompes, tandis que l'église et les écoles d'Isigny sont fréquentées par ses habitants, il y a de graves inconvénients, tant pour le service religieux que pour ceux des écoles, d'être obligés de se rendre à Osmanville, distant de Capard de deux kilomètres, tandis qu'Isigny ne se trouve éloigné que de 2 à 300 mètres, si le hameau Capard jouit de tous les avantages d'Isigny, il n'est pas juste qu'il n'en partage aucune charge.

En demandant l'annexion du hameau Capard à la ville d'Isigny, M. le Préfet proposait en même temps, et comme compensation, la réunion de la commune de Saint-Clément à celle d'Osmanville. Sur cette question, l'enquête ne paraît pas suffisamment complète, d'ailleurs Saint-Clément, est réuni pour le culte à Cardonville, et que Monseigneur s'oppose à l'annexion demandée.

La distraction du hameau Capard de la commune d'Osmanville, et après la réunion à cette dernière commune de la section de Montaure, appartenant à lsigny, la nouvelle commune d'Osmanville comptera plus de 313 habitants, et pourra subvenir à ses besoins.

Le Conseil Générale, prie M. le Préfet d'étudier une combinaison qui, sans froisser trop d'intérêts, pourrait dédommager Osmanville de la perte qu'il vient de faire.

 

Juillet 1862  -  L'histoire.  -  La commune d'Isigny-sur-Mer tente d'absorber la commune d'Osmanville. Après de nombreuses années de tractations, le 2 juillet 1862, une loi est  promulguée. Celle-ci rattache la commune de Saint-Clément-sur-le-Vey à Osmanville et permet un échange de terrain entre les communes d'Osmanville et d'Isigny (la zone portuaire d'Osmanville est échangée contre des terrains sis entre la rivière Aure et le village de Montaure).

 

Juillet 1867   -   Un don.   -   Son Excellence M. le ministre l'Instruction publique, vient d'envoyer une collection de livres à la commune d'Osmanville, pour être placée dans la bibliothèque scolaire.  

 

Janvier 1876   -  Neige et dégel.  -  En 48 heures, le dégel a fait disparaître l'épaisse couche de neige et de glace qui couvrait notre département. Le dégel s’est également produit sur les autres régions de la France. Partout les cours d'eau sont grossis par le dégel, mais nulle part on ne signale aucune crue inquiétante.

 

Janvier 1876   -  Blessure accidentelle.  -  Samedi, vers quatre heures du soir, M. Jean Richet, âgé de 58 ans, journalier à Osmanville, qui était occupé a une machine à battre chez  M. Poincheval, maire de cette commune, a eu le pied droit pris dans un engrenage, la blessure est d'une telle gravité que l'amputation a été reconnue nécessaire.

 

Décembre 1878   -  Un méchant porc.  -  Samedi dernier, un porc s'est jeté sur M. Poincheval, cultivateur et maire à Osmanville, au moment où celui-ci faisait une visite de la ferme qu'il exploite. On a eu toutes les peines du monde à retenir l'animal en fureur. M. Poincheval a été assez sérieusement mordu.

 

Décembre 1878   -  Neige et gelée.  -  La neige et la gelée qui ont fait leur apparition dans notre département retardent encore les nombreuses semailles en blé déjà retardées par les pluies. Sur certains points du département, il y a de vingt à trente centimètres de neige.  

 

Novembre 1883  -  Un noyé.    Le nommé Jacques Lefèvre, âgé de 46 ans, journalier à Osmanville, canton d'Isigny, est tombé dans une ancienne carrière, profonde de 5 mètres, en puisant de l'eau. Retiré aussitôt, par des personnes qui se trouvaient près de lui, il fut transporté à son domicile, où il est mort quelques instants après, malgré les soins qui lui furent  prodigués.

 

Septembre 1884  -  Les voleurs de chevaux.    Dans la huit du 9 au 10, un vol de deux chevaux, estimés ensemble 1 500 fr., a été commis au préjudice du sieur Lecoustiller, propriétaire à Osmanville. Le vol a été commis dans un herbage situé sur le bord de la route de Paris à Cherbourg.

 

Août 1889   -   Nouvelles du Département.  -  Trois écoles nouvelles ont été ouvertes : Une école mixte à Saint-Pierre-Azif, une école de garçons et une de fille à Beuvillers. De plus en exécution de la loi 2 30 octobre 1886, neuf écoles précédemment dirigé par des maîtres ou de maîtresse congréganiste, ont été confiées à des instituteurs où institutrices laïques.

Une école de garçon à Bayeux ; sept école de filles à Caen (rue de Branville) ; Sept-Vents ; La Cambe ; Banville ; Écrammeville ; Authieux-sur-Calonne ; Honfleur et une école mixte à Loucelles.

La transformation c'est faite sans trop de difficulté les communautés ou congrégation intéressé ne possédant pas de maîtres où maîtresses pourvus du diplôme exigé par la loi pour la direction d'une école.

Comme les années précédentes nous avons à citer six communes de plus de 500 habitants qui n'ont encore aucune école mixte malgré les prescriptions légales du 10 avril 1867 confirmé par la loi du 30 octobre 1886, ce sont celles de : Venoix ; Osmanville ; Saint-Martin-de-Tallevende ; Le Pin ; Saint Germain-de-Livet ; Saint-Martin-de-la-Lieue.

Pour Osmanville un projet de création d'une école de filles et en instance depuis longtemps au ministère de l'instruction publique la décision attendue ne tardera pas sans doute à intervenir. Au de vue matériel l'installation est prête et la dépense supplémentaire presque insignifiante puisqu'il s'agit simplement de la transformation du poste d'institutrice adjoint annexé à l'école mixte. Dans les autres communes nous ne perdons pas de vue la création dont il s'agit et nous ne désespérons pas d'obtenir satisfaction dès que les circonstances le permettront. (Source  : Conseil Général du Calvados)

 

Juillet 1890  -  Un jour de congé.  -  Le préfet, en raison de sa nomination dans le Calvados, a accordé le 15 juillet, comme jour de congé supplémentaire, aux écoles primaires.  (source : le Bonhomme Normand)

 

Juillet 1890  -  Tempête.  -  Samedi dans la matinée, un coup de vent que rien ne faisait prévoir s'est fait sentir sur nos côtes. Presque toutes les petites barques sorties pour la pêche ont été jetées à la côte sur des points éloignés de leur lieu d'attache. C'est un miracle qu'aucun pêcheur n'ait trouvé la mort dans cette tempête.  (source : le Bonhomme Normand)

 

Août 1890  -  Libération de la classe 1885.  -  Les troupes de cette classe seront libérées le 25 septembre prochain. Celles des colonies le 1er janvier.  (source : le Bonhomme Normand)

 

Août 1890  -  Les pommes de terre.  -  La maladie qui rendra la récolte presque nulle, cette année ne sévit pas seulement en France. En Irlande, dans le district de Timoleaque, 3 000 personnes sur 8 000 sont atteintes de diverses maladies occasionnées par des pommes de terre mauvaises. (source : le Bonhomme Normand)

 

Août 1892  -  Chaleurs et orages.  -  A la suite des chaleurs tropicales que nous avons ressenties, de nouveaux orages se sont déchaînés sur le Calvados.

 - A Osmanville, près Isigny, un veau a été tué chez le sieur Albert Lebouvier.

 - Un âne, appartenant à M. Achille. Lebouvier, cultivateur à Vouilly, a été foudroyé.

 - On annonce aussi qu'à Longueville, deux vaches ont été broyées par la foudre.

 - A Saint-Ouen-des-Besaces, un bœuf, placé à 150 mètres de l'endroit où la foudre était d'abord tombée, a été néanmoins tué par elle, un fil de fer lui ayant servi de conducteur.  L'animal a été, assommé.

 - A Bayeux, le tonnerre est tombé sur la maison de M. Talvest, limonadier, rue St-Malo, et a causé quelques dégâts à la toiture.

 - A Vire, la foudre est tombée sur un pommier du séminaire et l'a littéralement haché.

 - Dans les monts de Vaudry, près de la chapelle Saint-Roch, elle a enfoncé en terre une barre de fer qui se trouvait sur le sol.

 - A Bény-sur-Mer, la foudre est tombée sur la maison du sieur Jules Lacouve et l'a endommagée.

 - A Préaux, près Rouen, deux hommes ont été tués par la foudre.

De nouveaux orages sont à craindre. Partout la chaleur a été excessive et la sécheresse compromet beaucoup les récoltes.

Par suite de ces chaleurs, quelques cas de diarrhée cholériforme se sont déclarés à Rouen, à la caserne des chasseurs à cheval. 120 fièvres typhoïdes sont en traitement dans les hôpitaux.

Beaucoup de bestiaux sont morts, dans les wagons. A Paris, 120 porcs ont été retirés gonflés et pourris d'un wagon où ils étaient restés 12 heures. (source : le Bonhomme Normand)

 

Novembre 1892  -  Les voleurs de vaches.  -  Dans la nuit de dimanche à lundi, un voleur a emmené une vache, estimée 250 fr., qui se trouvait dans un herbage à M. Pierre Caltot, propriétaire à St-Pierre-de-Mailloc. L'animal volé avait été vendu lundi même sur le marché de St-Pierre-sur-Dives. On est sur les traces du voleur. 

— Dans la nuit du 21 au 22 octobre, une vache avait été volée au préjudice du sieur Victor Balmont, cultivateur à Osmanville. Il l'a retrouvée à Carentan. Elle y avait été abandonnée à la  gare par un individu qui avait commandé un wagon pour la transporter à Dol, mais, n'ayant pu répondre à plusieurs questions des employés de la gare, il s'était esquivé. D'après le signalement de cet individu, le sieur Balmont a déclaré que c'était un homme qu'il avait occupé cet été. (source : le Bonhomme Normand)

 

Novembre 1892  -  Le crime d’Osmanville.  -  Une famille de nomades vient d'être arrêtée à la Cambe. On croit que l'enfant qui a été jeté dans une mare, la semaine dernière, à Osmanville, pourrait bien leur appartenir. L'homme s'appelle Narcisse Perray et sa concubine Amanda Liétot, ils ont avec eux trois enfants de 13, 6 et 4 ans.  (source : le Bonhomme Normand)

 

Décembre 1892  -  Recensement.  -  Le recensement des voitures attelées, susceptibles d'être utilisées pour les besoins de l'armée au moment d'une mobilisation, aura lieu du 1er au 15  janvier. (source : le Bonhomme Normand)

 

Décembre 1892  -  Le crime d’Osmanville.  -  On a découvert jeudi, à Osmanville, arrondissement de Bayeux, le cadavre d'une petite fille inconnue, d'une dizaine d'années, dont la mort parait devoir remonter à trois semaines. Des lambeaux d'étoffe, semblant provenir des vêtements de la petite victime, étaient accrochés aux ronces artificielles de cadavre a l’abreuvoir, prés duquel le cadavre a été découvert , ce qui prouverait qu'elle aurait été jetée à l'eau en cet endroit. La petite victime appartient, croit-on, à des nomades qui ont été vus dans le pays il y a environ trois semaines.  (source : le Bonhomme Normand)

 

Mai 1893  -  La sécheresse.  -  Dimanche, dans toutes les églises du diocèse, on a donné lecture d’une lettre de l’évêque de Bayeux, prescrivant des prière pour obtenir la Cessation de la sécheresse. (source : le Bonhomme Normand)

 

Mai 1893  -  Mandats-Poste.  -  Sous peu, le paiement des mandats-poste pourra être fait à domicile par les facteurs. (source : le Bonhomme Normand)

 

Mai 1893  -  Le crime d’Osmanville.  -  Le parquet de Bayeux s'est rendu la semaine dernière à Osmanville pour reconstituer la scène du crime commis par les époux Marie, qui ont noyé leur enfant. Ils ont été amenés devant l'abreuvoir. La femme a renouvelé ses aveux et indiqué l'endroit où elle et son mari avaient accompli le crime. La femme a eu un semblant d'émotion et s'est mise à pleurer, adjurant son mari de dire la vérité.

Celui-ci a avoué être présent, mais il prétend que c'est sa femme seule qui a jeté la petite fille à l'eau, après l'avoir changée de vêtements. Il a invoqué le degré d'ivresse dans lequel il se trouvait ce jour-là. Marie a également nié la préméditation, mais il résulte des aveux de sa femme qu'ils avaient prémédité leur crime quelques jours avant. Marie, qui travaillait à Cricqueville, était venu à Isigny à pied, par la route de Grandcamp, sans doute pour explorer le terrain, et quelques jours après il écrivait à sa femme d'amener leur petite fille, qu'il avait place où la mettre. Marie a déjà subi une condamnation à cinq année d’emprisonnement. (source : le Bonhomme Normand)

 

Août 1893  -  Condamnation à mort.  -  Nos lecteurs se rappellent que, en novembre dernier, le cadavre d'une petite fille paraissant âgée de 9 ans avait été trouvé noyé dans une mare située non loin d'Osmanville, arrondissement de Bayeux. Ce n'est que vers la fin d'avril que l'identité de l'enfant fut découverte, et les coupables arrêtés.

En 1884,la fille Rosalie Le Chanoine, aujourd'hui âgée de 32 ans, accouchait d'une fille, un an après, elle épousait le nommé Auguste Marie dit Profit, plus âgé qu'elle de trois ans. Il reconnut la fillette, qui fut élevée jusqu'à 7 ans par une tante. Celle-ci étant morte, il fallut mettre en pension la fillette, ce qui coûtait vingt francs par mois. 

La femme était en service à Saint- Vigor, le mari, ivrogne, dépensier et changeant souvent de place, ne faisait aucune économie sur ses gages et dépensait l'argent que sa femme lui remettait pour payer la pension de l'enfant. 

En octobre, ils se rencontrèrent et décidèrent de faire disparaître la petite fille. Il fut résolu qu'on la noierait. Ce fut l'homme qui trouva la mare. Un soir, les époux Marie, tenant chacun par une main la pauvre petite victime l'amenèrent sur le bord de la mare. D'après leur première déclaration, tous deux la soulevant la précipitèrent dans l'eau profonde de deux mètres. 

Revenant sur ce récit, la femme Marie a prétendu que son mari avait saisi l'enfant et l'avait jetée à l'eau, et qu'elle n'avait poussé aucun cri. Marie a soutenu, au contraire, que sa femme avait lancé la petite fille, dans le vide, qu'elle avait été accrochée et, retenue par ses vêtements au-dessus de l'eau et qu'elle avait crié, qu'alors sa femme lui ayant dit : « Finis-en, dépêche-toi », il avait décroché l'enfant, qui est tombée dans l'eau. 

Le jury a été impitoyable pour, Marie qui a été condamné à mort : la femme à perpétuité. D'après l'un de nos confrères, Marie, ne croyait pas être condamné à mort, car, quelques  instants avant que la terrible sentence fût prononcée contre lui et pendant que le jury délibérait, il demandait à un avocat si on pourrait lui rendre sa malle et sa commode avant son départ pour la Nouvelle-Calédonie. (source : le Bonhomme Normand)

 

Octobre 1893  -  Commutation de peine.  -  Auguste Marie dit Profit avait, de complicité avec sa femme, noyé à Osmanville, arrondissement de Bayeux, une petite fille de 7 ans que celle-ci avait eue avant son mariage. Il avait été condamné à mort à la session d'août. Sa peiné vient d'être commuée. (source : le Bonhomme Normand)  

 

Avril 1894  -  L’immoralité aux champs.  -  La gendarmerie de Cambremer a reçu la déclaration de la nommée Leprince de Formentin, qui accuse un nommé H………., de l'avoir prise de force. 

— Mercredi matin, Mme Lhôtellier, d'Osmanville, envoyait en commission sa fille Eugénie, 14 ans. En chemin, la fillette fit la rencontre d'un nommé Alfred Bourdet, qui marcha à ses côtés. A une certaine distance, elle s'aperçut que son veau, qui était au piquet dans une pièce de terre, était passé dans le champ de trèfle d'une voisine. Bourdet offrit son aide qui fut acceptée pour reprendre l'animal. Au milieu du champ, Bourdet s'approcha de la fillette et lui demanda à l'embrasser, sur son refus, il la renversa à terre, voulant abuser d'elle. La fille Lhôtellier cria. Deux personnes arrivèrent à son secours. Bourdet se sauva à travers champs après avoir porté an violent coup de poing sur la figure de sa victime. Il a été arrêté. (source : le Bonhomme Normand)

 

Mai 1894  -  L’immoralité.  -  Le nommé Bourdet, demeurant à Osmanville, a voulu abuser de la petite Eugénie Lhotellier, âgée de 15 ans, demeurant à Osmanville. Bourdet s'est, en outre, rendu coupable d'un vol chez un habitant du même lieu. Il a été condamné par le tribunal de Bayeux à quatre mois de prison. (source : le Bonhomme Normand)

 

Novembre 1895  -  Enfant noyé.  -  Le petit garçon du sieur Michel, journalier à Osmanville, près Isigny, âgé de 18 mois, avait quitté ses deux jeunes sœurs, qui étaient allées surveiller des moutons au pâturage. L'enfant s'étant approché d'une fontaine, y tomba. Ce pauvre petit n'était pas mort lorsque sa mère l'a retiré de l'eau, mais il a succombé quelques minutes après.  

(source : le Bonhomme Normand)

 

Novembre 1899   -   Mort de froid.   -   On a trouvé mort d'une congestion occasionnée par l'ivresse et le froid, sous un hangar, à Isigny, le nommé Aimé Doutressoulles, puisatier à Osmanville. (source : le Bonhomme Normand)

 

Novembre 1899   -   Le bulletin des parlers normands.   -   Langue et littérature populaire normande est entré dans sa troisième année.

Grâce à l'impulsion que lui a donnée son directeur, M. Ch.Guerlin de Guer, les collaborateurs y affluent de tous les points du département.

Abonnement : 3 fr. par an. Le numéro, 6 fr. 50. Conditions spéciales pour MM. les instituteurs. On s'abonne, à Caen, 111, rue Saint-Pierre. (source : le Bonhomme Normand)  

 

Juin 1900   -   Malveillance et stupidité.   -   Dimanche dernier, à Osmanville, sur la voie du tramway d'Isigny à Grandcamp, des pierres ont été placées méchamment entre les aiguilles et les rails. Heureusement, le rails, le  mécanicien averti à temps par un journalier, arrêta son train. 

Il constata alors que les tire-fonds maintenant les aiguilles contre les rails avaient été faussés. La gendarmerie d'Isigny recherche l'auteur de cet acte inqualifiable.  (Source  : Le Bonhomme Normand)  

 

Décembre 1903  -   Jument volée.   -    Dans l'écurie de M. Blondel, propriétaire à Osmanville, près Isigny, une jument de 700 francs a été volée. Elle appartenait au docteur Touraille, d'Isigny et venait d'être vendue au sieur Marie, marchand de chevaux à Caen. On est sur les traces du voleur. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Février 1904  -   Chemins de  fer et tramways.   -   Un domestique du sieur Beaucousin, chaufournier à Osmanville, conduisait une voiture chargée à Isigny, lorsque le tramway, survenant au sortir d’un chemin creux, culbuta l'équipage. 

La voiture fût traînée, démolie et deux chevaux grièvement blessés. Le domestique n'a eu aucun mal. 

— Le chemin de fer du Calvados a déraillé, entre Courseulles et Luc, et sa locomotive a obstrué la voie du train de Caen à la Mer. 

Les voyageurs de ce train ont dû prendre le tramway de Luc pour revenir à Caen. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Janvier 1907  -  Tentative de vol.   -  Le sieur François Lecarpentier, âgé de 55 ans, et la nommée Désirée Anne, âgés de 20 ans, tous les deux journaliers à Osmanville, ont été surpris au moment où ils emportaient un arbre tombé par le vent dans le marais d'Osmanvllle, sur un herbage appartenant a M. de la Tour du Pin. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Avril 1908  -  Une découverte.  -  Samedi dernier, vers 5 heures du soir, le domestique de M. Foucher, cultivateur à Osmanville, a trouvé, dans un abreuvoir situé dans un herbage que borde la route d'Isigny à Trévières, le cadavre d'un enfant nouveau-né du sexe féminin, paraissant bien constitué ; on recherche la coupable.  

 

Juillet 1908  -  Suicide.  -  On a trouvé lundi l'après-midi pendu à la porte d'un placard de sa chambre un journalier, Léon-Louis Pesquerel, âgé de 41 ans, journalier à Osmanville, hameau  de Saint-Clément. On ignore les causes qui ont poussé ce malheureux à cet acte de désespoir.  

 

Mai 1912  -  Grave accident.  -  En sautant de sa voiture Eugène Lecormichon, 32 ans, est tombé si malencontreusement sur le dos qu'il s'est, croit-on, fracturé la colonne vertébrale. Son état est très grave.

 

Novembre 1913  -  Gamins vandales. -   Un splendide vitrail du sanctuaire Saint-Clément, à Osmanville, a été brisé à coups de pierres par des gamins.  

 

Août 1915  -  Mort glorieuse.  -  Est mort pour la patrie : MM. Louis Couespel, d'Osmanville.

Août 1915  -  Un brave.  -  A été cités à l'ordre du jour : M. Bernardin Anquetil, d'Osmanville, soldat au 74e de ligne.

 

Avril 1928  -  Brûlé vif.  -  Aux fours à Chaux d'Osmanville, canton d'Isigny, un retour de flammes s'est produit comme M. Fernand Déros, 25 ans, défournait de la chaux. Ses vêtements ayant pris feu , le malheureux a été brûlé sur tout le corps et, malgré des soins immédiats, il succombait deux jours après, dans d'atroces souffrances. Ouvrier estimé, il laisse une veuve  et deux bébés.

 

Novembre 1928   -   Cheval nerveux.   -   Mme Pierre Le Gouix, 55 ans, ménagère à Osmanville, se trouvait devant le café Langlois, à Isigny, quand au passage de la carriole de M. René Fossard, cultivateur, le cheval fit un brusque écart et se jeta sur Mme Le Gouix.

La pauvre femme a été portée chez elle avec trois côtes fracturées et un pied foulé.  

 

Mars 1938   -   Un repris de justice bat son propre record.   -   Les gendarmes d'Isigny ont arrêté pour outrage public à la pudeur, le nommé François Béquet, 37 ans, journalier, sans domicile fixe, père de 8 enfants.

Depuis l'âge de 20 ans, Béquet a été mis 17 fois sous les verrous, soit, en moyenne, une fois chaque année. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Juillet 1938   -   Noyée dans un bac.   -   Mme Louis Lemasson, cultivatrice à Osmanville, a été trouvée noyée dans un bac. Mme Lemasson était souffrante et sujette aux syncopes. On présume qu'en voulant se reposer au bord du bac, elle est tombée dans l'eau. (Source : Le Moniteur du Calvados)  

 

Août 1938   -   Trois blessés dans une collision .   -   Une violente collision d'automobiles s'est produite au haut de la côte d'Osmanville, entre deux voitures, l'une conduite par M. Briard, entrepreneur à Vierville, montait la côte se dirigeant vers Bayeux, l'autre appartenant à M. Tranquille Poulain, de Sully, la descendait. En voulant dépasser deux cyclistes allant également vers Bayeux, l'auto de M. Briard entra en collision avec celle de M. Poulain. 

Les dégâts matériels sont peu importants, mais il y a eu trois blessés, dont M. Poulain atteint assez sérieusement à la tête. Après avoir reçu les premiers soins, les blessés ont été transportés à leur domicile respectif. 

M. Poulain fils, qui conduisait la voiture de son père, ne possède pas de permis de conduire et M. Briard a fait également l'objet d'un procès-verbal pour avoir dépassé les cyclistes en haut d'une côte. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Août 1938   -   Un cycliste se tue près d’Isigny.   -   Dans la côte d'Osmanville, à la suite d'un dérapage, un cycliste, M. Marcel Julien, 43 ans, employé au secteur électrique d'Isigny-sur-Mer, est allé heurter un poteau de la ligne électrique. Relevé le crâne fracturé, M. Julien fut transporté à l'Asile Saint-Joseph d’Isigny, où il est décédé.

Le matin, trompé par le brouillard, il avait failli être noyé au cours d'une partie de pêche à la mer. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Février 1939   -   Une ferme cambriolée.   -   M. Debrix, cultivateur à Osmanville, village de Saint-Clément, a été victime d'un vol de 2 500 francs.

Le ou les malfaiteurs ont fracturé l'armoire où se trouvait l'argent à l'aide d'une hache. Au moment ou le vol a été commis, M. Debrix  travaillait à une trentaine de metres de sa maison et il n’a rien remarqué d’anormal. La gendarmerie d’Isigny-sur-Mer a ouvert une enquete. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Janvier 1940  -  Distinctions.  -  Nous apprenons avec plaisir que Mlles Madeleine et Thérèse Belhache, filles du sympathique maire d'Osmanville, viennent de recevoir du ministre
de la Marine marchande la daille de bronze pour faits de sauvetage.

On se rappelle la belle conduite de ces jeunes filles qui. en compagnie de Mlle Geneviève Loueslier qui trouva une mort tragique, tentèrent de sauver des fillettes emportées par les vagues sur la plage de Géfosse le 17 août 1939.

Nous adressons un souvenir ému à Mlle Loueslier et nos félicitations à ses deux compagnes, Mlles Belhache.

 

Avril 1946  -  La protection contre les explosifs.  -  Émus par la fréquence des accidents par suite de la manipulation imprudente d’engins de guerre et de munitions abandonnés à  travers la campagne, accidents dont des enfants sont principalement les victimes, plusieurs maires de la région d’Isigny, à l’instigation de M. Belhache, d’Osmanville, ont demandé que des mesures soient rapidement prises pour hâter l’enlèvement des explosifs. (source : Le Bonhomme Libre)  

 

Avril 1946  -  La lutte contre les inondations.  -  Des travaux sont en cours pour éviter la rupture des digues de l’Aure, entre le chenal et Isigny. Le conseiller général et les maires d’Isigny et Osmanville, iront sur place vérifier les progrès de ceux-ci. (source : Le Bonhomme Libre)  

 

 Juin 1947  -  Un bûcheron a les mains déchiquetées par une explosion.    A Osmanville, M. Paul Demelun, 20 ans, qui faisait sauter des souches à la mélinite, a été grièvement blessé aux avant-bras et à la tête par la déflagration. Il a dû subir l’amputation des deux mains. (source : Le Bonhomme Libre)  

 

Août 1947  -    Mort de M. Raoul Belhache.    Nous apprenons la mort de M. Raoul Belhache, maire d’Osmanville, conseiller général du canton d’Isigny, décèdé dimanche des suites d’une crise cardiaque. 

Personnalité bien connue du monde agricole, le défunt avait été élu à l’Assemblée départementale, en remplacement du commandant Kieffer, démissionnaire. (source : Le Bonhomme Libre)  

 

Septembre 1947  -    L’écharpe tricolore.    M. Louis Lemasson, agriculteur a été élu maire d’Osmanville en remplacement de M. Belhache, décèdé. (source : Le Bonhomme Libre)

OSMANVILLE  -  Monuments aux Morts et l'Église

Commentaires et informations : Facebook @