OUÉZY 

Canton de Bourguébus

Les habitants de la commune sont des

Août 1858  -  Réunion de communes.  -  La réunion d'une partie du territoire des communes de Cléville, Méry-Corbon et Ouézy à Croissanville, dans des limites déterminées, est proposée. Un membre s'oppose à cette réunion et, pour justifier son soutien, il s'en réfère aux réclamations produites par les communes intéressées. Il insiste pour que le statu quo soit maintenu, ainsi que l'avait décidé le Conseil général en 1845. La délibération proposée, mise aux voix, est adoptée.

Considérant que l’agglomération désignée sous le nom de bourg de Croissanville, et dont l’église de cette commune et le centre, appartient à quatre commune à trois cantons, deux arrondissements, qu'il en résulte une confusion constante dans, les attributions civiles, judiciaires et épiscopales, que toute action administrative est paralysée, qu'aucune amélioration n'est possible, Considérant que les habitants des hameaux de Cléville, de Méry-Corbon, d'Ouézy, dont on proposé la réunion à Croissanville, sont distants des centres de leur commune, les uns de 5 000 m. les autres, de 2 500 m., que pour accomplir tous, les actes de la vie civile, politique et religieuse, cet éloignement a pour eux les inconvénients les plus graves, leur impose des déplacements longs et pénibles, des pertes de temps considérables, que, contribuant aux charges de l'instruction primaire, ils n'en profitent pas, ne pouvant, sans danger, laisser parcourir à leurs enfants la longue distance qui les sépare de l'église et de l'école de ces communes. Considérant que les Conseils municipaux de Cléville et de Méry-Corbon s'opposent à la distraction des hameaux situés sur la route impériale de Paris, dans la crainte de voir diminuer leurs ressources et de ne plus pouvoir faire face à leurs dépenses, que ces objections sont peu fondées : Cléville, possédant 486 habitants et 895 hectares, ne perdra que 39 habitants, et 21 hectares, 72 ares, Méry-Corbon, ayant une population de 780 habitants et une superficie de 757 hectares, ne perdra que 57 habitants et 12 hectares 30 ares, que ces communes seront encore plus étendues et plus peuplées que la plupart de celles du département. En ce qui concerne Ouézy, considérant que cette commune peu importante se verrait réduite d'une manière extrême, et menacée dans son existence, s'il était donné suite aux propositions premières, soumises à l’enquête, et qui enlevaient à Ouézy 87 habitants et 112 hectares, qu'en adoptant, l'accord avec M. le Préfet, une nouvelle ligne de démarcation, on réduira à 20 hectares 10 ares seulement la portion qui sera réunie à Croissanville.

Les portions des, communes de Cléville et de Méry-Corbon, comprises entre l'ancienne route royale, au sud, et une ligne parallèle à la nouvelle route impériale, distante, au nord, de 150 m. de cette route est restreinte au périmètre des maisons agglomérées.

La portion du territoire de la commune d'Ouézy, bornée au nord ancienne route royale, à l'est par la route de Canon à Croissanville, et au sud par une ligne parallèle à la route impériale de Paris à Caen, partant du point d'intersection des routes de Saint-Pierre-Sur-Dives à Croissanville et de Croissanville à Canon, et se dirigeant vers la commune de Croissanville.

 

Novembre 1866   -   La migration.   -   On ne se rappelle pas avoir vu passer dans notre pays, comme depuis ces jours derniers, autant d'oiseaux venant des contrées septentrionales, surtout des cigognes, des grues et des hérons. On doit voir là l'indice précurseur d'un hiver précoce et rigoureux.

 

Novembre 1866   -   Les étoiles filantes.   -   Les astronomes comptent sur de magnifiques pluies d'étoiles dans les nuits des 12 et 13 de ce mois.

A cette époque de l'année, on voit généralement un grand nombre d'étoiles filantes. Mais on ne verra pas, dit-on, avant la fin du siècle, un spectacle céleste aussi brillant que celui de cette année.

 

Décembre 1866   -   Un secours.   -   Par décision du 5 décembre, M. le ministre de la justice et des cultes a accordé un secours de 1800 francs à la commune d'Ouézy, pour l'aider dans la dépense de reconstruction de son presbytère.  

 

Mars 1872   -  Le gel.   -  Les désastres occasionnés par les gelées des nuits dernières sont plus graves qu'on ne je suppose généralement. Les lettres que nous recevons de divers points de la Normandie sont unanimes pour le reconnaître.

 

Avril 1872   -  Les travaux des églises.   -  Pour travaux à leurs églises, les communes ci-après ont reçu : Canteloup, 1.000 fr. ; Fontenay-le-Pesnel, 6.000 fr. ; Ouézy, 1.500 fr. ; Vieux, 5.000 fr. ; Cossesseville, 2.000fr. ; Ammeville, 2.000 fr.  

Avril 1879  -  Écoles de filles, répartition de secours.  - Le Conseil, conformément au rapport de M. le Préfet, répartit une somme de 2 500 fr. à prendre sur le crédit de 5 000 fr. inscrit au budget de 1879, pour établissement et entretien d'écoles de filles.  Cesny-aux-Vignes et Ouézy, 433 habitants, Mme Pavi (Marie), 27 élèves payantes, 7 gratuites ; 600 fr. de traitement en 1878 ; indemnité personnelle accordée 25 fr. Deux religieuses pour l'école et l'ouvroir. Très bonne école, entretenue par Mme de Quében.  

 

Janvier 1889  -  L’adjoint girouette.  -  Le 1" janvier, M. Heuzey, maire d'Ouézy, décédait. Le 2, il fut convenu avec l'adjoint que le cercueil serait placé dans la fosse de la mère de M. Heuzey, morte il y a sept ans. 

Le 3, le même adjoint s'opposait à ce qu'on rouvrit la fosse. La préfecture en donna l'autorisation. Alors, une plainte fut adressée au parquet, disant que la dame Heuzey était morte d'une maladie contagieuse, ce qui est faux. 

On accuse l'adjoint d'être l'auteur de cette plainte, il le nie. Mais alors, pourquoi s'être opposé à l'ouverture de la fosse, après l'avoir autorisée ? Ce n'est plus de l'administration, c'est de la girouetterie.  

 

Juillet 1895  -  A propos de lait.  -  M. Lepetit, gros marchand de fromages à Saint-Pierre-sur-Dives, surveille de près le lait qu'on lui fournit. Aussi, voit-on souvent son nom inscrit sur le livre des plaignants. C'est ainsi qu'il a fait poursuivre la dame Couture, femme du chef de gare de Mesnil-Mauger, pour falsification de lait par écrémage.

Un jour, M. Lepetit se fit escorter de deux amis, qui ont ainsi, joué sans s'en douter, le rôle des individus (surnommés pousse-Q) dont se servent les huissiers pour les assister dans leurs saisies. Le laits fut cacheté et porté au parquet de Lisieux, puis chez un pharmacien. Mais, à l'audience, le pharmacien est venu déclarer que la channe était mal cachetée, qu'on pouvait facilement, sans briser le cachet, retirer le lait et le remplacer par un autre. Après cette déclaration, le doute existant, la dame Couture a été renvoyée et M. Lepetit condamné aux dépens.

  A la dernière audience, de Caen, autre procès fait par M. Lepetit à la femme Léonide Heuzè, née Leroux, âgée de 64 ans, à Ouézy. Elle a en vain mis l'écrémage sur le compte de sa vache, qui est toujours « en cache ». Le tribunal l'a condamnée à 25 fr. d'amende avec Loi Bérenger et à l0fr. de dommages-intérêts.

  M. Lepetit a encore un autre procès sur la planche, dans lequel le pot de chambre d'une bonne vieille femme de 90 ans... et son contenu... jouent les principaux rôles. (source B. N.)

 

Mai 1915  -  Chère eau-de-vie !  -  Ces jours derniers, deux gendarmes en tournée sur la commune de Ouézy, rencontrant une voiture venant de la direction de Mézidon, prièrent le conducteur d'arrêter. Ce dernier leur déclara qu'il avait deux lapins de garenne. Malheureusement pour lui, les gendarmes découvrirent, en outre, dans la voiture, deux fûts contenant 100 litres d'eau-de-vie, dont les droits n'avaient pas été acquittés. Après pourparlers avec la Régie, le fraudeur, un sieur Eugène Bourienne, cultivateur à Frénouville, a transigé pour 3 000 francs. C'est égal, c'est cher !

 

Juillet 1924  -  Grave accident d’auto.  -  Le comte de Beauchamp, demeurant au Château d'Ouézy {Calvados), en voulant effectuer un virage à la sortie de Chailly-en-Biève (Seine-et-Marne), a fait une embardée et est venu avec sa voiture s'écraser contre un Arbre. Il a été relevé avec de sérieuses contusions. Le chauffeur a été admis d'urgence à l’hôpital de Fontainebleau avec d'assez graves blessures. L'automobile est complètement brisée.

 

Mai 1927  -  Fiançailles sanglantes.  -  Mardi soir, vers 13 H. 30, trois jeunes filles d'Ouézy, Madeleine Durand, 20 ans, sa sœur Jeanne et Marie-Louise Huet, rentraient de Saint-Pierre-sur-Dives où elles travaillent, lorsque, près du château de Beaumont, Madeleine était appelée par son ex-fiancé, Elphège Aunay, 25 ans, employé temporaire à la garde de Mèzidon, demeurant à Canon. Celui -ci, qui guettait le passage de la jeune fille, lui fit lire une lettre dans laquelle il la menaçait de la tuer si elle ne l'épousait pas. Une discussion s'engagea et bientôt les deux autres jeunes filles, qui s'étaient discrètement éloignées, entendaient trois détonations, Aunay venait de tirer sur son ancienne fiancée qui tombait atteinte de deux balles à la tête et une au bras.

Tandis qu'on s'empressait autour de la blessée, le coupable, sautant sur sa bicyclette, allait se constituer prisonnier à Saint-Pierre-sur-Dives.

Madeleine Durand et Elphège Aunay avaient été longtemps fiancés mais, pendant un séjour de la jeune fille comme servante à Paris, sont « promis » la gifla dans une discussion. Une rupture suivit, sur l'ordre des parents. Récemment, Aunay, ayant tenté vainement de faire revenir Madeleine sur sa décision, proféra des menaces, il devait les mettre à exécution deux jours après.

Les renseignements sur son compte sont, néanmoins, excellents. Quant à la victime, son état, quoique grave, ne serait pas inquiétant.

 

Janvier 1936  -  Le blessé d’Ouézy est décédé.  -  Nous avons relaté hier, la découverte, sur la route, d'un blessé, M. Lebreton, 45 ans, journalier à Ouézy. Transporté à l'hôpital de Caen, M. Lebreton y est décédé des suites de la fracture du crâne dont il était atteint. (Source M. du C.)  

 

Février 1936  -  Après un accouchement clandestin.   -  A la suite d'une dénonciation anonyme, le Parquet de Caen était, ces jours derniers, amené à prescrire une enquête sur la disparition d'un enfant qu'aurait récemment mis au monde une jeune fille, Yvonne A…...., âgée de 16 ans, demeurant chez ses parents à Ouézy. 

L'enquête révéla que la jeune fille avait, en effet, donné le jour, il y a peu de temps, à un enfant. La naissance avait eu lieu en présence de la mère d'Yvonne A…...., qui n'ignorait pas l'état de grossesse de sa fille, état qui avait été soigneusement caché au père de celle-ci, employé aux Chemins de fer. 

Recueilli par Mme A…...., le nouveau-né avait été, par cette dernière, roulé dans des linges et déposé sous un rideau, derrière un lit, où il serait demeuré cinq jours, puis jeté dans le foyer d'une lessiveuse. 

La fille A….... a déclaré que l'enfant, à sa naissance, avait poussé des vagissements. Quant à sa mère, elle se dit incapable de préciser si le nouveau-né était ou non vivant lorsqu'elle le reçut. Le Parquet de Caen s'est rendu sur les lieux. (source M. C.)

 

Février 1940  -  Étranger en défaut.  -   En tournée de surveillance, les gendarmes d'Argences ont eu à vérifier la situation d'un ouvrier italien d'Ouèzy, M. Romiero Paguisco, employé chez M. Émile Beletienne, cultivateur à Magny-la-Campagne.

En possession d'une carte d'identité d'ouvrier d'usine périmée depuis la fin de l'année dernière, Paguisco s'est vu dresser procès-verbal ainsi que son employeur.

OUÉZY,  près Mézidon  (Calvados)  -  Le Château

10   Domaine d'OUÉZY (Calvados)  -  Château  -  Pavillon d'été   

OUÉZY,  par Mézidon  (Calvados)  -  Le Bord du Laizon

4.    Domaine d'OUÉZY (Calvados)  -  Château  -  Les peupliers

Environs de MÉZIDON à Ouézy

OUÉZY,  près Mézidon  (Calvados)  -  Le Château

Environs de Mézidon.  -  Château de OUÉZY (Calvados) 

OUÉZY,  par Mézidon  (Calvados)  -  Le Château

École NORMANDE de Pleine Air à OUÉZY,  par Cesny-aux-Vignes  (Calvados)

Piscine et Vue du Château

OUÉZY,  par Mézidon  (Calvados)  -  Le Château

OUÉZY,  près Mézidon  (Calvados)  -  Le Château

OUÉZY,  par Mézidon  (Calvados)  -  Le Presbytère

OUÉZY,  par Mézidon  (Calvados)  -  Le Château

OUÉZY,  par Mézidon  (Calvados)  -  L'Etang

11.  Domaine d'OUÉZY  (Calvados)  -  Château  -  Nouveaux dortoirs

OUÉZY  (Calvados)  -  Entrée du Bourg

OUÉZY,  près Mézidon  (Calvados)

OUÉZY,  par Mézidon  (Calvados)  -  Le Carrefour

Domaine d'OUÉZY  (Calvados)

Le Château, les Enfants

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