UN SIÈCLE D’HISTOIRE DU CALVADOS

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OUILLY - du - HOULLEY

Canton de Lisieux

Les habitants de la commune sont des Ribaudiens, Ribaudiennes


Janvier 1825  -  Ouilly-la-Ribaude, absorbée en 1825 par Saint-Léger-du-Houley. La commune prend alors le nom de Ouilly-du-Houley.

 

Août 1867   -   Un incendie.   Un incendie a éclaté le 3 août dernier, vers quatre heures du soir, et a consumé un corps de bâtiment à usage de cave, écurie, remise et hangar, situé à Ouilly-le-Houley. Ce dernier contenait environ 2000 bottes de foin, 150 bottes de paille, 30 stères de bois de chauffage, deux charrettes, deux équipages, un cabriolet et son harnais, le tout appartenant au sieur Achille Guerrier-Desfontaines, propriétaire.  

 

Janvier 1868   -   Un incendie.   -   Un incendie accidentel a détruit le 22 janvier, le moulin à blé d'Ouilly-du-Houlley, ce moulin, exploité par le sieur Jonquet, appartenant à M. Jules Lecesne, maire de Fumichon. La perte pour le propriétaire est évalué à 7500 francs, et pour le fermier à 1980 francs. L'un et l'autre n'étaient point assurés.

Une certaine négligence dans les soins à donner aux engrenages ou aux meules paraît être la cause de ce sinistre, le feu a été produit par le frottement.  

 

Juillet 1870   -  Fait divers.   -   Un fort orage a éclate samedi dernier dans  le canton de Balleroy, la foudre est tombée en plusieurs endroits. A Litteau, un veau a été tué dans une étable où il y en avait plusieurs, celui-là seul a été atteint. A Littry, le tonnerre est tombé sur le clocher de l'église, au moment où l'un de MM. les vicaires allait terminer sa messe, à laquelle assistaient les nombreux enfants qui, le lendemain, devaient faire leur 1er  communion.

Après avoir brisé des ardoises de la couverture, dans laquelle elle a troué un large sillon, la foudre a pénétré dans l'intérieur de l'église. Quelques enfants ont ressenti une violente commotion, pendant que le sacristain, plus rudement secoué, était jeté contre un mur, et que M. le vicaire percevait lui-même une assez vive sensation au côté. Les autres assistants n'ont rien éprouvé, et M. le curé, qui était dans son confessionnal, ne s'est point aperçu du passage du fluide.

Nous apprenons aussi que la foudre, après avoir tombé au seuil de la porte de l'habitation du fermier des héritiers Vernet, à Vaux-sur-Aure, est allée frapper à peu de distance, un noyer sous lequel  se trouvait une vache qu'elle a tuée. Huit personnes qui étaient dans l'habitation au moment où la foudre tombait, ont reçu une commotion telle, que quatre sont restées en place, et les quatre autres ont été lancées contre le mur.

Le même jour, vers 3 heures du soir, un orage a éclaté sur les communes de Moyaux, de Fumichon, d'Ouilly-du-Houlley et du Pin. Il est tombé une grande quantité de grêle, qui a causé un énorme préjudice aux récoltes. La perte est évaluée à 72.000 fr. pour Moyaux ; à 2.000 fr. pour Fumichon ; à 1.500 fr. pour Ouilly, et à 35.000 fr. pour le Pin.

 

Mars 1873   -   Tirage au sort.   -  On procède en ce moment au Tirage au sort. Malgré l’établissement du, service militaire obligatoire, ce tirage à été maintenu. Il a, du reste, une certaine importance, les jeunes gens qui tireront les numéros les plus élevés ne feront qu'une année de service, où même six mois, s'ils passent avec succès, au corps leurs examens. Les jeunes gens qui tireront les numéros les plus bas, 1, 2, 3, etc……, jusqu'à un chiffre que le ministre à la guerre fixera suivant le nombre de soldats dont il aura besoin chaque année, feront cinq ans de service.

 

Mars 1873   -   Prenez garde à vous !   -  Nous rappelons à nos lecteurs qu'il est interdit d'introduire dans les colis expédiés par voiture ou chemin de fer, des lettres ou circulaires assujetties à des droits de poste. Et si nous faisons cette remarque, c'est qu'en ce moment l'administration des postes fait fouiller tous les colis à leur arrivée dans les gares de chemins de fer et dans les bureaux de voitures publiques. De nombreuses contraventions ont été constatées en ces derniers jours.

 

Avril 1873   -   Incendie.   -  Lundi, un incendie a éclaté dans une maison d'habitation, située à Ouilly-du-Houlley, près Lisieux, appartenant au sieur Bernard Lerond. La perle est évaluée à environ 2 500 fr., couverte par une assurance. Ce sinistre est dû à l'imprudence d'un enfant qui jouait dans un grenier avec des allumettes.  

 

Décembre 1874   -   Orages et tempêtes.  -  Nous sommes en pleine période d'orages. La neige, peu abondante, a fait son apparition dans notre région.

— Sur notre littoral, de grands dégâts, à Luc et à Villerville, digues et pieux enlevés.

— A Lisieux, de grosses pierres sont tombées de la tour sud de l'église St-Pierre, et ont été réduites en poussière par leur chute sur le granit du parvis. A Ouilly, à 3 kilomètres de  Lisieux, un arbre plus que centenaire a été déraciné et s'est abattu en travers de l’ancienne route de Pont-l'Evêque qu'il a par conséquent interceptée et dans laquelle il s'est creusé un profond sillon.  

 

Février 1876   -  Incendie.  -  Dans la nuit de dimanche à lundi, un incendie, dont la cause est encore inconnue, a détruit plus de 40 mètres de bâtiment à usage d'habitation, de laiterie, de grange, de grenier à fourrage, d'écurie et d'étable, situés à Ouilly-du-HoulIey. 

Ce long bâtiment, appartenant au sieur Papillon, carrossier à Lisieux, était assuré, ainsi que le mobilier du fermier, le sieur Bidouet. 

Cet incendie présentait un phénomène assez digne de remarque, une pluie torrentielle qui tombait au moment de sa plus grande intensité, loin d'en éteindre les flammes, leur donnait plus de vigueur.  

 

Avril 1876   -  Les Pommiers.  -  Malgré les gelées, les intempéries et les perturbations atmosphériques de ce printemps, les pommiers, dans notre région, ont jusqu'à présent une superbe apparence et promettent une récolte exceptionnelle telle, au dire des cultivateurs de certains pays, et notamment de la Manche, qu'on n'en a pas va depuis trente ans. 

 

Mai 1876   -  Une femme brûlée.  -  Un incendie dont la cause est inconnue a éclaté samedi matin, à  Ouilly-du-Houlley, et a consumé six corps de bâtiments, ainsi que divers objets mobiliers, appartenant à Ludivine Grieux, journalière ; Honoré Laugeois, cultivateur ; Victor Rocray, domestique ; Etienne Taban, journalier ; Constant Falaise, domestique, domiciliés dans la commune, et Angélique Olivier, veuve Letraux, rentière ; Victor Lebrun, cultivateur, ces deux derniers domiciliés à Firfol. 

La femme Félicité Grieux, veuve Frimaire, âgée de 72 ans, a péri asphyxiée et a été trouvée presque carbonisés.  

 

Avril 1879  -  Demande de subvention.  -  Le Conseil général, considérant que les demandes de subvention sur les fonds de l'État, pour travaux aux églises et aux presbytères, a été établi conformément à l'article 2 de la loi du 10 août 1871, en tenant compte de l'urgence de ces travaux, ainsi que des charges et des ressources des communes. Prie M. le Ministre de vouloir bien accorder aux communes les subventions demandées pour travaux aux églises et aux presbytères, à Ouilly-du-Houley, travaux à l'église. Montant de la dépense 1 550  fr. déficit : 800 fr.  

 

Avril 1879  -  Répartition de secours pour les bâtiments communaux.  -  Le Conseil répartit entre les communes inscrites ci-après une somme de 13 130 fr. à prélever sur le crédit de- 15 000 fr. porté au budget de 1879 sous le titre : Subvention pour acquisitions, travaux et réparations d'églises, mairies et autres édifices communaux. Ouilly-du-Houley, construction d'un hangar pour le presbytère, 80 fr., et les travaux à l'église, 200 fr.

 

Octobre 1879   -  Secours aux communes.  -  Les secours ci-après ont été accordés à diverses communes du département : Bonnebosq, reconstruction de l'église, 30 000 fr. -  Montchamp, achat de mobilier d'église, 300 fr.  -  Beaumesnil, travaux à l'église, 450 fr.  -  Saint-Vigor-des-Mézeréts, travaux au pont, 4 500 fr.  -  Le Désert, travaux au pont, 1 000 fr.  -  Ouilly-du-Houley, travaux à l'église, 500 fr.  -  Saint-Martin-de-Sallen, construction d'une école de filles, 3 000 fr.  -  Cheux, construction d'une école de garçons, 750fr.  -  May, construction d'une école de filles, 2 000 fr.  -  Victot-Pontfol, construction d'une école mixte, 4 000 fr.  

 

Juin 1890  -  Une affaire compliquée.  -  Une scène des plus compliquées se passait à Ouilly-du-Houley il y a quelque temps. Henri Ruelle, 27 ans, sabotier, était au cabaret. Sa femme et une amie furent le chercher. Il les menaça. La femme se réfugia chez le sieur Desrues. Son mari l'y poursuivit. Toute la maisonnée se mit sous les armes. Ruelle, après avoir reçu de sa femme un coup de marteau, lui flanqua une tripotée. De là elle se réfugia chez sa mère, toujours poursuivie par son mari. Comme il les menaçait de mettre le feu à la maison, un sieur Desgentez l'ajusta avec un fusil. Ruelle ouvrit sa chemise et dit : « Frappe ! tu me rendras service. » Desgentez ne tira pas, et Ruelle, poursuivi pour coups à sa femme, s'en est tiré avec 24 heures de prison.  

 

Septembre 1890  -  Sauvagerie.  -  Des malfaiteurs ont coupé le trayon d'une vache appartenant à Mme- Etienne Martigny, propriétaire à Ouilly-du-Houlley. Cette vache était en liberté  dans un herbage situé à 50 mètres de la maison d'habitation.  

 

Octobre 1890  -  Viol.  -  Le nommé Pierre Leseigneur, 35 ans, journalier à Ouilly-du-Houlley, a été arrêté et conduit à la prison de Lisieux. Cet individu est inculpé de viol commis sur la jeune Marie, âgée de 7 ans que Leseigneur avait reconnue en se mariant.  

 

Avril 1893  -  Jument volée.  -   Une jument estimée 130 fr., appartenant au sieur Etienne Pottier, propriétaire et maire d'Ouilly-du-Houlley, a été volée, pendant la nuit, dans un herbage. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Avril 1893  -  Bouilleurs, bouillez en paix.  -   Les bouilleurs de cru peuvent se rassurer, il n'y aura rien de changé à leur situation cette année. (Source B.N.)

 

Avril 1893  -  28 jours de plus.  -   En application de la nouvelle loi sur le service militaire qui porte à dix ans le service à accomplir dans la réserve, la direction de l'infanterie a reçu l'ordre de préparer un nouvel appel pour une troisième période de 28 jours, que devront accomplir dorénavant tous les hommes pris par la conscription. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Juin 1894  -  Cyclone.   -  Jeudi, une trombe, qui semble avoir pris naissance dans la vallée d'Hermival, a dévasté les communes d'Hermival et d'Ouilly-du-Houlley. En quelques minutes, plus de 300 pommiers ont été arrachés. Plusieurs bâtiments ont été, détruits en partie. Les pertes sont énormes. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Décembre 1898  -  Recensement.  -  Les propriétaires de chevaux, juments, mulets et mules et de voitures attelées, devront, sous peine de poursuites, se présenter à la mairie, avant le 1er janvier, pour en faire la déclaration. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Décembre 1898  -  Viol.  -  Le nommé Jean Travaillé, 48 ans, journalier à Ouilly-du-Houlley, près Lisieux, est arrêté pour une double tentative de viol, commise sur la jeune Aubert, âgée de 9 ans.  (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Janvier 1903    -   Chute malheureuse.  -  Le sieur Benjamin Beaumer, 80 ans, propriétaire à Ouilly-du-Houlley, qui se rendait à Lisieux, est tombé de toute sa hauteur et s'est fracturé le col du fémur. Le malheureux vieillard a été transporté à l'hospice de Lisieux. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Novembre 1903  -   Animaux volés.  -   Un courtier en bestiaux, le sieur Torcly, à St-Ouen-des-Besaces, avait acheté une vache à un sieur Edmond Heinard. Il apprit qu'on en avait volé une semblable à Mesnil-au-Grain.

Il rechercha alors le vendeur qu'il rencontra à Mouen, près Caen, où il était domestique, et le força d'avouer son vol. Heinard a été arrêté à Villers-Bocage. Il avait dépensé une partie de l'argent en secours à sa femme et à ses enfants.

— Une génisse de 400 fr., à M. Honoré Desmonts, propriétaire à Montchamp, canton de Vassy, a été volée dans un herbage. On a relevé des empreintes et le signalement du voleur. La génisse a été retrouvée à la foire d'Aunay-sur-Odon.

— Une jument, estimée 500 fr., a été volée dans un herbage attenant à la maison de M. Etienne Pottier. maire d'Ouilly-du-Houley, canton de Lisieux. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Septembre 1918  -  Tout est rompu.  -  Fernand Lepée, du 322e d'infanterie, prisonnier de guerre, devait épouser la jeune Désirée Casai, blanchisseuse à Ouilly-du-Houlley, mais la captivité a sans doute, modifié ses projets d'avenir, car, à son retour d'Allemagne, il y a quelque temps, il notifia à sa fiancée une rupture définitive.

Dans les familles, cette décision échauffa les esprits et, à la suite d'une discussion, Lepée vient de se livrer à de graves violences, au lavoir de Ouilly, sur son ancienne amie. Il l'a jetée à terre, rouée de coups et lui a fait de sérieuses contusions au thorax. Pendant ce temps, la sœur du militaire, la femme Plessis de Marolles, réglait avec ses poings le compte de Mme Geffroy, mère de la demoiselle Casai. Les deux blessées ont reçu les soins du docteur Dumont, de Cormeilles.  

 

Janvier 1933   -   Métier dangereux.   -   Dans une scierie de Lisieux, un ouvrier, M. Eugène Dupuis, 41 ans, d'Ouilly-du-Houlley, qui sciait du bois à l'aide d'une scie mécanique, a été trouvé étendu sur le sol, le ventre scié depuis le bas du poumon droit jusqu'à l'aine.

On suppose que le tas de bois qu'il devait débiter s'est écroulé, l'a renversé et poussé sous la machine. La mort a été instantanée.

 

Octobre 1938   -   Un cycliste se jette sur une auto.   -   Un grave accident s'est produit, sur la route de Hermival-les-Vaux à Ouilly-du-Houley, territoire de la commune de Hermival-les-Vaux.

M. Maurice Courtens, 29 ans, cultivateur, demeurant à Hermival-les-Vaux, circulait sur la route en auto. Avec lui se trouvaient dans le véhicule, son père, sa mère, sa sœur, ainsi que deux autres voisins.

L'auto roulait doucement, et bien à droite lorsque, arrivée à un virage, il vit soudain arriver à sa rencontre un cyciiste qui roulait à une allure assez rapide, ne tenant pas complètement sa droite.

M. Courtens freina et en même temps donna un coup de volant à droite pour éviter une collision. Mais le cycliste, M. Edmond Leboucher, âgé de 29 ans, charron, demeurant lui aussi à Hermival-les-Vaux, heurta cependant l'aile avant gauche de l'auto.

Descendant de sa voiture, M. Courtens se porta au secours du cycliste qui était inanimé sur la chaussée.

Après avoir reçu les premiers soins de M. le docteur Viel, il fut transporté à la clinique de la Providence.  (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Mars 1940  -  Trois personnes intoxiquées par de la peinture.  -  M. Frigol, employé au service de M. Dehore, propriétaire à Ouilly-du-Houilley, peignait un réservoir, lorsqu'il tomba inanimé dans le fond. Sa femme voulut le secourir, mais, arrivée dans le fond, tomba malade à son tour. Une troisième personne subit le même sort. Les pompiers de Lisieux, alertés, se rendirent sur les lieux et réussirent à retirer du réservoir les trois personnes, dans un état assez grave.

Elles ont été transportées à l'hôpital de Lisieux. On pense que toutes les trois ont respiré des gaz provenant de la peinture dont s'est servi M. Frigol. Une enquête est ouverte.  

 

Août 1945  -  Un garde-chasse assassiné.  -  M. Alexis Glinel, 46 ans, garde-chasse à Ouilly-du-Houlley, était parti en foret pour ramener du charbon de bois dans une voiture hippomobile. 

Alertés par des appels au secours, des boucherons ont retrouvé le garde-chasse étendu prés de la voiture renversée et du cheval allongé, le ventre en l’air.

Transporté à son domicile, M. Glinel expirait peu après, mais il avait eu le temps d’expliquer à sa femme qu’il avait été assailli par trois braconniers dont il donna un signalement succinct.

Le corps du malheureux  portait de nombreuses contusions sans aucune plaie apparente. La gendarmerie et le Parquet de Lisieux se sont rendus sur les lieux pour éclaircir cette troublante affaire.  (Source  : Le Bonhomme Libre)  

 

Janvier 1948  -   Une cachette éventée.   -   Fernand Avisse, 43 ans, ouvrier agricole, à Ouilly-du-Houlley, avait caché ses économies dans une niche à chien se trouvant dans sa cave. En retirant une certaine somme, il constata que son portefeuille avait été déplacé. Un inventaire du maroquin lui a permis de constater la disparition de quatre billets de mille francs sur les sept qu'il contenait. Il y a quelques mois M. Avisse avait été la victime du même méfait. (Source  : Le Bonhomme Libre)

105       OUILLY-DU-HOULLEY (Calvados)  -  L'Église 

OUILLY-DU-HOULLEY (Calvados)  -  Le Monument Commémoratif.

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