OUILLY - le - VICOMTE

Canton de Lisieux

Les habitants de la commune sont des Vicomtois, Vicomtoises


1824  -  Bouttemont a été absorbée en 1824 par Ouilly-le-Vicomte.

 

Janvier 1866   -   Le feu.  -  Un corps de bâtiment, à usage de buanderie, a été à moitié détruit à Ouilly-le-Vicomte. Le feu a pris dans les combles, par suite de la mauvaise construction de la cheminée. Une valeur en mobilier de 1400 francs a été perdue. Le dommage au bâtiment est estimé à 1200 francs.  -  Un corps de bâtiment, à usage de buanderie, a été à moitié détruit à Ouilly-le-Vicomte. Le feu a pris dans les combles, par suite de la mauvaise construction de la cheminée. Une valeur en mobilier de 1400 francs a été perdue. Le dommage au bâtiment est estimé à 1200 francs.  

 

Janvier 1869   -   Un vol.   -   Dans la nuit du 29 au 30 décembre, un vol important a eu lieu dans un herbage de M. Bazin, à Ouilly-le-Vicomte. Trois vaches estimées 800 fr. ont disparu, sans qu'on ait pu jusqu'à présent découvrir l'auteur du vol.

Il est vrai que M. Bazin, trop confiant dans l'efficacité de ses recherches, a laissé écouler huit jours avant de faire sa déclaration.

 

Juin 1869   -   Fait divers.   -  Le samedi 5 Courant, un ouvrier maçon, le sieur Victor Couturier, s'est jeté dans la « Paqnine », petit cours d'eau qui traverse la commune d'Ouilly-le-Vicomte.

Cet homme n’avait pas encore 25 ans. On attribue la funeste détermination qu'il a prise au dérangement de ses facultés mentales.  

 

Avril 1870   -   Fait divers.   -   Le ler  avril, au moment où le train n° 17, de Lisieux à Honfleur, à 3 heures 15 de l'après-midi, passait sur la commune d'Ouilly-le-Vicomte, un cheval appartenant au sieur Pierre Guerre, marchand de chevaux en cette commune? étant dans un chemin longeant la ligne, a escaladé la clôture à environ 20 mètres au devant de la machine, il a été tué 60 mètres plus loin, et tout le train lui a passé sur le corps. Cet accident n'a causé aucune avarie.    -   Le ler  avril, au moment où le train n° 17, de Lisieux à Honfleur, à 3 heures 15 de l'après-midi, passait sur la commune d'Ouilly-le-Vicomte, un cheval appartenant au sieur Pierre Guerre, marchand de chevaux en cette commune? étant dans un chemin longeant la ligne, a escaladé la clôture à environ 20 mètres au devant de la machine, il a été tué 60 mètres plus loin, et tout le train lui a passé sur le corps. Cet accident n'a causé aucune avarie.

A Pont-l’Evêque, des débris du malheureux cheval pendaient encore à différents endroits le long du train. Un pied a été retrouvé le lendemain sur la machine.

 

Avril 1871   -  Fait divers.   -  Dans la nuit de jeudi, un sieur Chauvel, équarrisseur à Norolles, a donné un coup de couteau dans le ventre d'un nommé Lefrançois, journalier à Manerbe, la blessure est très grave, et au moment où Lefrançois a été relevé, les intestins sortaient par la plaie.    -  Dans la nuit de jeudi, un sieur Chauvel, équarrisseur à Norolles, a donné un coup de couteau dans le ventre d'un nommé Lefrançois, journalier à Manerbe, la blessure est très grave, et au moment où Lefrançois a été relevé, les intestins sortaient par la plaie.

C'est à Ouilly, sur 1e chemin qui relie les deux routes et à peu de distance du passage à niveau, que la scène a eu lieu ; Chauvel suivait Lefrançois, et lorsque le gardien du passage, attiré par les cris, est arrivé le premier, lui a dit qu'il avait frappé le second parce que celui-ci l'avait jeté à la rivière, l'eau, en effet, ruisselait de ses habits.

Ces deux hommes étaient plus ou moins ivres, ils avaient bu ensemble dans la journée à Lisieux, et avaient passé la soirée dans un petit café à Ouilly.

Chauvel a été arrêté ce matin et déposé à la prison. Il a déclaré tout d'abord que le fait qu'on lui reprochait était vrai, mais qu'il n'avait frappé Lefrançois qu'après avoir été brutalisé par lui.  

 

Janvier 1874   -   Une bonne mesure. -  Aux termes d'une décision de M. le Préfet, les fournitures scolaires, telles que globes, cartes géographiques, tableaux d'histoire sainte, livres, etc……, seront mises, à l'avenir, en adjudication au chef-lieu de chaque arrondissement, pour être ensuite livrées aux communes qui en feront l'acquisition, soit sur leurs propres ressources, soit au moyen d'allocations.

 

Février 1874   -   Homme écrasé.  -  Lundi, sur la route d’Ouilly-le-Vicomte, Jules Geslot, âgé de 30 ans, domestique chez le sieur Avenel, briquetier à Glos, conduisait un grand banneau, attelé de deux chevaux et chargé de 8 à 900 briques à destination de l'établissement de blanchisserie que M. Paul Duchesne-Fournet fait construire à Coquainvilliers. Geslot venait de lancer un vigoureux coup de fouet comme excitation à son attelage, la mèche du fouet s'enroula autour de son pied et il tomba sous la roue du banneau, qui lui écrasa la poitrine. La mort  fut instantanée. Il y a deux ou trois ans, nous avons raconté un émouvant événement arrivé à ce même homme, il avait été enseveli sous un éboulement de la Sablière de Glos et n'avait dû  la vie qu'à cette circonstance qu'un passant avait vu un banneau sans conducteur et avait paru remarquer un changement dans la coupe verticale de la Sablière. Le malheureux Geslot, on le voit, devait périr de mort violente.

 

Novembre 1874   -   Vol sacrilège.  -  Dans la nuit, un vol avec escalade et effraction a été commis dans l'église d'Ouilly-le-Vicomte. 

Les voleurs ont brisé les troncs et emporté l'argent qu'ils renfermaient, ainsi que le produit de la quête faite dimanche. Tous les objets de valeur, ornements, flambeaux, etc., ont été brisés, saccagés, ils ont emporté ceux dont la vente n'est pas compromettante. L'isolement de l'église d'Ouilly a rendu facile l'accomplissement de ce crime, mais il est prudent à MM. les curés de campagne de réunir au presbytère tous les objets de valeur et l'argent des aumône, La fréquence de ces vols doit faire prendre toutes les mesures de sûreté contre ces malfaiteurs. Un individu du pays est soupçonné.

 

Décembre 1874   -   Recensement.  -  Les maires vont commencer dans toutes les communes le recensement des chevaux, juments et mulets susceptibles d'être utilisés pour les besoins de l'armée. Cette réquisition n'aura jamais lieu que moyennant le paiement d'une indemnité de 900 à 1 600 fr.  

 

Juin 1875   -   Les orages.  -  L'orage qui a éclaté avec tant de violence sur notre ville jeudi soir, s'est

également fait sentir sur différents points du département. Rappelons qu'à Caen, venelle Buquet, le fluide, après avoir en partie détruit un petit pavillon, a suivi la toiture et a descendu dans la cour voisins le long de la gouttière de la maison occupée par M. Gall, restaurateur, en face de la poissonnerie, à trois mètres de hauteur, il a percé le mur en broyant une pierre, dont on a pas retrouvé de traces, et est entré dans la cuisine de M. Gall, où il a tordu et fondu les conduits à gaz et blessé légèrement M. Gall au cou. Dans la quartier, plusieurs enfants sont tombés au même moment par la force de la commotion, mais sans avoir aucun mal.

La foudre est également tombée sur la seuil de la porte d'entrée de la salle d'asile, située place des Petites Boucheries. Les enfants étaient encore à l'école, la femme Perdrieu, marchande de volailles, rue Bicoquet, qui entrait en ce moment dans la cour, pour aller chercher son enfant, a été renversée, et est restée environ 20 minutes sans connaissance.

Sur la ligne télégraphique de Caen à Creully (territoire de Caen), la foudre a brisé les fils et endommagé trois poteaux.

A Lisieux, place du Marché-aux-Chevaux, la foudre a crevé le toit d'une maison, réduit en morceaux du linge étendu dans le grenier, puis elle est descendue par la tuyau de la gouttière, qu'elle a crevé à un mètre vingt environ du sol. La commotion électrique a été si violente qu'une personne réfugiée sous une porte cochère a été renversée.

A Ouilly-le-Vicomte, elle est tombée dans la ferme de M. Requier, sur un poirier qu’elle a partagé en deux, comme l’eut fait une scie.

A l'Abbaye, elle a pénétré dans la pièce où les jeunes pensionnaires externes déposent les petits paniers contenant leurs provisions pour le goûter et la collation, elle a bouleversé les pitances et détérioré les paniers.

Route de Lisieux à Caen, vers la milieu de la côte, la foudre a creusé un trou de soixante à quatre-vingts centimètres de diamètre, projetant au loin les cailloux et la terre.

A Mondrainville, un incendie causé par la foudre a consumé la toiture en chaume d'une maison d'habitation un pressoir, des objets mobiliers et pour 200 fr. de bois de travail appartenant au sieur Victor Bidel, menuisier.

A Escure-sur-Favières, vers quatre heures du soir, on a trouvé le cadavre de la femme Séraphin Porat, veuve Vincent, âgée de 61 ans, journalière en cette commune, Elle avait été tuée par la foudre.

 

Juillet 1875   -   Récoltes.  -  Le temps s'est enfin mis au beau. Les travaux des champs sont poussés avec une très grande activité. Sur la place de Caen, les hommes se cotaient à un prix élevé. Le colza rend bien, le seigle est bon. Le blé chicot rendra au moins autant que l'année dernière.

Il en est de même dans les environs de Paris. Les pommiers ont toujours très belle apparence, la plaine de Caen est, sous ce rapport, bien partagée. On est inquiet au sujet de la récolte des blés dans certaines régions du nord et du centre de la France. Les mauvaises nouvelles de Russie, d'Angleterre, de Belgique et de Hollande font augmenter les blés et les farines, et par suite, le prix du pain.

 

Juillet 1875   -   Inondations.  -  A la suite des inondations, de nombreux vols ont été commis à Lisieux : des objets que le torrent avait d'abord entraînés, puis laissés ça et là, n'ont pu être  retrouvés. Des maraudeurs que la justice recherche, ont dû les mettre en lieu sûr. Des pièces de drap, des ustensiles de ménage, des barriques de vin ont été soustraites aussi.

Pareils faits se sont produits dans les communes voisines, et le sacristain de l'église d'Ouilly-le-Vicomte, le jeune Aubert, aidé de plusieurs individus de cette localité, s'est emparé d'une feuillette de vin provenant des épaves de l'inondation de Lisieux. Pour la dissimuler aux regards des indiscrets et aux recherches de la police, nos fripons n'ont rien trouvé de mieux à faire que de la hisser dans le grenier du sacristain, et celui-ci, en récompense, leur a généreusement octroyé quelques litres de vin. Mais, hélas ! tout finit par se découvrir et la justice fit opérer une perquisition qui amena la découverte du vol. Aubert s'est fait justice, ainsi que nous l'avons rapporté, il s'est pendu dans son grenier, juste au-dessus de la pièce de vin volés.

 

Avril 1879  -  Écoles de filles, répartition de secours.  - Le Conseil, conformément au rapport de M. le Préfet, répartit une somme de 2 500 fr. à prendre sur le crédit de 5 000 fr. inscrit au budget de 1879, pour établissement et entretien d'écoles de filles. 

Ce crédit, qui existe depuis longtemps, a toujours été employé en indemnités personnelles aux institutrices qui dirigent les écoles facultatives de filles, de manière à rapprocher le plus possible leurs émoluments de ceux déterminés par la loi pour les écoles obligatoires.  

Ouilly-le-Vicomte , 588 habitants, Mme Briard, 39 élèves payantes , 9 gratuites ; 475 fr. de traitement en 1878 ; indemnité personnelle accordée. 20 fr.  Ressources insuffisantes.  

 

Avril 1879  -  Répartition de secours pour les bâtiments communaux.  -  Le Conseil répartit entre les communes inscrites ci-après une somme de 13 130 fr. à prélever sur le crédit de- 15 000 fr. porté au budget de 1879 sous le titre : Subvention pour acquisitions, travaux et réparations d'églises, mairies et autres édifices communaux. Ouilly-le-Vicomte, restauration du presbytère. 50 fr.

 

Mai 1880  -  Une Méchanceté.  -  Dimanche, l'après-midi, M. Clostre, avoué à Lisieux, se promenait avec un ami non loin de la nouvelle route de Pont-l'Evêque, sur la limite des communes  de Saint-Désir et d'Ouilly-le-Vicomte, il  s'était fait accompagner par ses deux chiens qui le devancèrent et, malgré ses appels réitérés, finirent par suivre deux jeunes gens, lesquels, se dirigeaient vers une ferme voisine où l'un d'eux habite. M. Clostre ne voyait plus ses chiens depuis quelques minutes, lorsqu'il entendit deux coups de feu. Il courut immédiatement du côté d'où ils étaient partis et trouva l'un de ses chiens blessé à mort, l'autre avait disparu. L'enquête a établi que le second chien a été tué et son cadavre enlevé et que l'un des canons d'un  fusil qui a été saisi était encore chaud.  

 

Février 1881  -  Les voleurs d’église.  -  Une tentative de vol avec escalade et effraction a eu lieu, pendant la nuit de lundi, dans l'église d'Ouilly-le-Vicomte, le ou les voleurs se sont introduits en brisant une des verrières, mais, grâce aux précautions prises, ils n'ont trouvé ni argent, ni objets précieux à emporter.  

 

Février 1881  -  Une culotte qui coûte cher.  -  Un journalier d'Ouilly-le-Vicomte, qui ne brille pas par la tempérance, touchait ces derniers jours, en même temps que sa sœur et son  beau-frère, une somme de 1 500 fr. chez un agent d'affaires de Lisieux. Sa sœur fort heureusement le décida à laisser 1 000 fr. en dépôt et à n'en emporter que 500. 

En 24 heures l'ivrogne a trouvé moyen de dépenser près de 300 fr. et de s'en faire voler 200 et une montre, il n'avait plus rien en rentrant chez lui.  

 

Mars 1881  -  Respect à la mort.  -  Tout dernièrement, il y avait un enterrement dans une commune du canton de Dozulé. Le maire avait délivré la veille le permis d'inhumation, cependant, quand le convoi s'est présenté à la porte du cimetière, elle était fermée. On envoie chez le maire, qui demeure à deux kilomètres de là, pour avoir les clefs. Le maire répond qu'elles sont chez un conseiller municipal, à l'autre extrémité de la commune. Là, on put les avoir. Mais pendant toutes ces démarches, la bière était restée en plein vent, posée sur deux chaises, à la porte du cimetière. Ces incidents sont inexplicables, s'il est vrai, comme on l'assure, que l'adjoint était au nombre des personnes qui suivaient le convoi. 

— Un incident analogue s'est passé à la Folletière-Abenon. Une femme y est morte sans qu'on ait pu réussir à amener un médecin à son chevet, et lors de l'enterrement, la fosse s'est trouvée trop petite, il a fallu l'élargir pour y descendre la bière. Si ce fait est exact, nous le signalons à qui de droit pour qu'il ne se reproduise pas.

— A Ouilly-le-Vicomte, le cimetière est inondé plusieurs fois chaque année par la Touques. Tout récemment, à une inhumation, la fosse étant pleine d'eau, la bière a surnagé et a tourné  plusieurs fois sens dessus dessous. Il a fallu aller chercher des échelles, des perches, etc…., pour parvenir à la faire descendre jusqu'au fond et l'y maintenir, pendant que les Frères de la  Charité jetaient à la hâte la terre qui devait la couvrir. Ce triste spectacle a vivement ému tous les assistants.  

 

Août 1883  -  Assassinat.    Une nommée Agathe Leroy, femme Garderot, âgée de 42 ans, née à Goron (Mayenne), était venue faire la saison des foins dans le Calvados et avait été embauchée, les trois derniers, jours de la semaine dernière, par le sieur Toutain, cultivateur à Norolles. Elle s'était louée, pour les deux ou trois jours du commencement de celle-ci, chez M. Baux, de la même commune.

Samedi soir, elle avait reçu une petite somme de 3 fr.75 c., dimanche, on la voyait dans plusieurs cafés et cabarets de Norolles et d'Ouilly.

Lundi matin, on trouvait cette femme étendue la face contre terre, sur la route de Pont-1'Evèque a Lisieux, la tète était tuméfiée et ensanglantée, elle donnait encore signe de vie. Mais, lorsqu'on retourna le corps pour le placer sur le dos, elle expira.

Des traces évidentes de strangulation opérée par une main existaient en avant et de chaque côté du cou, la trachée artère avait été fortement comprimée et il est probable que la mort a été occasionnée tout à la fois et par un commencement d'asphyxie et par une congestion cérébrale causée par des coups portés sur la tète. On est sur la trace du coupable.

 

Août 1883  -  Le crime d’Ouilly-le-Vicomte.    Nous avons, dans notre dernier numéro, fait connaître qu'une femme Garderot, âgée de 42 ans, originaire de la Mayenne, avait été trouvée assassinée aux environs de Lisieux.

Cette femme a été assassinée vers 4 heures du matin, un jeune domestique, qui se trouvait avec un chien dans une cour bordant la route, en face le lieu où le crime se commettait, a entendu les cris de suprême détresse de la victime, mais il n'est point allé à son secours, alors que le chien se précipitait avec furie sur la porte de sortie de cette cour.

Lorsque ce jeune homme a enfin entr’ouvert la porte pour voir ce qui se passait, il a vu un individu vêtu d'une blouse bleue fuir à toute vitesse vers Ouilly. C'était l'assassin qui effrayé par le bruit que faisait le chien en secouant la porte, s'était hâté de prendre la fuite. A ce moment encore, le jeune domestique n'a pas cherché à se rendre compte de ce qui venait de se  passer si près de lui, c'est la dame Vanhule qui, quelques instants plus tard, trouvait la femme Garderot étendue sur un tas de fumier, la tête en bas, la face contre terre et les vêtements relevés.

L'autopsie a permis de constater que la femme Garderot avait trois dents brisées, dont deux ont été retrouvées sur le lieu même du crime, que l'os du nez était brisé. Sur le côté gauche du cou, un des ongles de l'assassin était entré dans les chairs, de l'autre côté, des ecchymoses attestaient la pression des doigts pour parvenir à la strangulation. Deux petites plaies ont été  constatées à l'intérieur des cuisses, et leur examen donne lieu de supposer qu'il y a eu probablement tentative de viol.

On a retrouvé dans une poche, sous les vêtements, 2 fr. 25 liés dans le coin d'un mouchoir avec un chapelet, Cette malheureuse femme portait au cou plusieurs médailles, et aux doigts quatre bagues. Lorsque le corps à été apporté à l'hospice, on remarqua l'absence d'une boucle d'oreilles, l'autre a été retrouvée dans les cheveux de la victime.

De tout cela, il résulte clairement qu'il y a eu lutte entre cette femme et son assassin, vraisemblablement lutte de résistance de la femme pour empêcher de commettre sur elle un odieux attentat.

Mariée à Gorron, chef-lieu de canton de la Mayenne, le mari de la femme Garderot, s'enrôla dans une compagnie-francs-tireurs en 1870, et, depuis cette époque, elle n'en a jamais eu de  nouvelles. De ce mariage était née une fille qui, en 1880, pouvait avoir 17 ou 18 ans. Cette jeune fille aurait suivi un officier, et depuis ce moment la mère n'en a jamais entendu parler.  

 

Janvier 1888  -  Mort de misère st de faim.  -  Sur la route d'Ouilly-le-Vicomte, on a ramassé un malheureux ne donnant presque plus signe de vie. Transporté dans une maison voisine, il y est mort. L'autopsie a démontré que la mort de ce malheureux avait été causée par les privations et la misère.

 

Janvier 1888  -  Le froid.  -  La température glaciale que nous avons eue la semaine dernière n'est rien en comparaison du froid qui fait en Autriche. Durant huit jours, le thermomètre n'a pas dépassé 30 degrés au-dessous de zéro. Soixante personnes sont mortes de froid aux environs d'Agram. 

— En Amérique, il y a eu des tempêtes de neige. Le chiffre des morts atteint 200. Un grand nombre de personnes ont eu des membres gelés. Beaucoup de malheureux, aveuglés par la neige, se sont laissé mourir à deux pas d'abris où ils auraient été sauvés. Des bandes entières d'enfants ont péri en revenant de l'école. Les pertes en bétail sont considérables.  

 

Avril 1890  -  Avis aux fripiers.  -  Procès-verbal a été dressé contre le nommé Marc, fripier, à Ouilly-le-Vicomte, qui avait acheté d'un jeune homme idiot, pour 7 fr. 10, des objets d'une valeur de 15 fr., que celui-ci avait dérobés à sa grand'mère.  

 

Juin 1890  -  Chute à l’eau.  -  La dame Félicité Lefrançois, 70 ans, est tombée dans la rivière, à Ouilly-le-Vicomte. Retirée par un domestique de M. Vanhulle, elle a été rapportée dans une voiture, au bureau de police, où lui ont été donnés des soins. II y a deux ans, cette bonne vieille perdit sa fille et en conçut un grand chagrin. Depuis, elle ne jouit plus de la plénitude de  ses facultés.  

 

Octobre 1890  -  Vol audacieux.  -  Dans la nuit de jeudi à vendredi, des voleurs se sont introduits dans le château de M. Descours-Desacres, situé à Ouilly-le-Vicomte. Les voleurs, qui doivent exercer leur profession sur une grande échelle, ont passé la soirée dans une serre d'où ils ont pu épier les allées et venues des habitants du château. Quand ils ont vu que tout le monde était couché, ils ont commencé leur tournée d'inspection. Ils ont fait main basse sur les objets d'une certaine valeur et se sont sauvés en entendant du bruit dans une chambre où se trouvait un malade.

 

Mars 1891  -  Découverte d’un cadavre.  -  Dimanche, à Ouilly-le-Vicomte, le sieur Lesforgettes, en visitant un grenier à foin, situé au milieu d'une prairie, a trouvé le cadavre d'un sieur Léon Le Renard, 65 ans, journalier, sans domicile. La mort remontait à trois ou quatre jours et doit être attribuée à une congestion causée par le froid.  (Source B-N)

 

Avril 1891  -  Mère indigne.  -  Le tribunal correctionnel de Lisieux vient de condamner à 13 mois de prison, pour vols, coups, violences et outrages publics à la pudeur, la femme Coigny, 37 ans, journalière à Ouilly-le-Vicomte. Elle avait volé des bijoux, de l'eau-de-vie et du linge au sieur Hilaire, ancien cafetier à Ouilly. 

En outre, elle battait ses enfants, les nourrissait à peine et se livrait devant eux à la prostitution. Son complice, Joseph Sabine, 34 ans, jardinier à Lisieux, également poursuivi pour outrage public à la pudeur, a six mois de la même peine. 

En outre, Sabine répondra devant la cour d'assises d'un viol commis sur la petite Coigny. Cette petite fille est morte, l'enquête établira si la mort doit être attribuée aux mauvais traitements de la mère ou au viol.  (Source B-N)

 

Avril 1891  -  Arrestation d’un voleur.  -  Mercredi, en rentrant pour déjeuner, le sieur Lebrethon, cantonnier à Ouilly-le-Vicomte, s'aperçut qu'un malfaiteur s'était introduit dans sa maison en brisant le carreau d'une fenêtre et avait volé du cidre, de l'eau-de-vie, un fusil à un coup, du pain, du bœuf, et divers effets, le tout estimé 60 fr. 

Il se mit à la recherche de son voleur et l'aperçut couché dans un fossé ayant auprès de lui un paquet enveloppé dans de la toile qu'il avait dérobée. Il l'arrêta avec l'aide de deux voisins. C'est un nommé Edmond Simon, 43 ans, né à Lison, terrassier, sans domicile. (Source B-N)

 

Décembre 1891  -  Un misérable. - Vendredi, à Ouilly-le-Vicomte, le nommé Félix Jeauney, 34 ans, mouleur en métaux, a accosté sur la route une petite fille de 6 ans qui se rendait à l'école, et s'est livré sur elle a des attouchements honteux. Aux cris de l'enfant, le garde champêtre, qui était de ce côté, accourut, il se mit à la poursuite du misérable et l'arrêta.  (Source B-N)  

 

Janvier 1892  -  Immoralité.  -  Le nommé Félix Jaunay, 34 ans, sans domicile, se disant mouleur en métaux, est un vaurien de la pire espèce. II a déjà été condamné six fois pour faits d'immoralité et autres. A la prison de Lisieux, ou il est détenu, il a frappé avec violence l'un de ses camarades. En passant par Ouilly-le-Vicomte, il aperçut une petite fille de six ans et demi qui se rendait à l'école, il se jeta sur elle pour la violer. Heureusement, les cris de l'enfant furent entendus et plusieurs personnes venues à son secours firent arrêter Jaunay qui a été condamné à 1 an et 1 jour.  (Source B-N)  

Février 1892  -  Vache furieuse.  -  Le jour de la foire des Cendres, à Lisieux, une vache que conduisait le sieur Thorel, d'Ouilly-le-Vicomte, lui échappa et sauta dans un herbage. Le sieur Thorel, aidé de la dame Toutain chercha à la reprendre, mais elle renversa la dame Toutain qui fut blessée au bras droit et à la jambe. On alla chercher la dame Thorel par qui elle se laissa reprendre.  (Source B-N)

 

Janvier 1893  -  Mort de froid.  -  Le sieur Lebreton, cantonnier, qui habitait, à Ouilly-le-Vicomte, une maison située à 3 kilomètres de Lisieux, sur le bord de la route de Dives, a été trouvé mort de froid, samedi l'après-midi, sur le milieu de la route, à 200 mètres de son habitation. (Source B.N.)  

 

Juin 1893  -  Vol dans une église.  -  Des malfaiteurs ont, en défonçant une porte, pénétré, la nuit, dans l'église d'Ouilly-le-Vicomte, qui est éloignée de toute habitation. Ils ont d'abord fracturé la porte du tabernacle, mais comme les objets qu'il renfermait n'étaient pas en métal précieux, ils les ont dédaignés et se sont rendus à la sacristie où ils ont visité tous les placards dont ils ont défoncé les portes. Ils ont enlevé deux calices : l'un en vermeil, de 200 fr. ; l'autre en argent, de 50 fr., et une somme de 3 fr. en sous, produit d'une quête faite la veille. 

Les mêmes voleurs, sans doute, ont aussi forcé les portes de la chapelle de Lourdes, à Saint-Jacques de Lisieux, et ont enlevé quelques francs.  (Source B.N.)  

 

Juin 1894  -  Gens de la campagne, attention.   -   Méfiez-vous des nomades qui parcourent les campagnes. Ne leur achetez jamais rien, ou ne leur faites Jamais voir le fond de votre bourse, cas il vous en coûterait comme à la veuve Ruel, demeurant à Ouilly-le-Vicomte. Elle avait acheté à deux femmes, une petite table en osier. Pour payer, elle ouvrit son armoire. Les deux femmes virent qu'il y avait gras et l'une d'elles, d'un ton inspiré, s'approcha de la pauvre vieille et lui dit : « Je sais que vous avez de l'argent, il faut me le donner. Vous ne le perdrez pas, car je vous le remettrai dans trois jours. Je suis somnambule, vous êtes forcée de satisfaire à ma demande, sous peine de grands malheurs ».

La veuve voulut résister, la somnambule lui prit le poignet et la força de lui donner 244 fr., tout son avoir. La voleuse eut cependant la générosité de lui laisser 40 fr. pour qu'elle ne mourût pas de faim. Les femmes étaient déjà loin quand la vieille revint de sa frayeur et porta plainte. (Source B.N.)  

 

Juillet 1894  - Pêche lugubre.   -   Le sieur Armand Aupée se livrait à la pêche, dimanche l'après-midi, à Ouilly-le-Vicomte, près Lisieux, lorsqu'il ramena avec sa ligne le cadavre d'un enfant de trois mois dont on n'a pas encore pu découvrir l'origine. (Source B.N.)  

 

Juillet 1895  -  Les vacances.  -  Écoles primaires du Calvados. Sortie : le mercredi soir 31 juillet, rentrée : lundi 16 septembre. La distribution du lycée de Caen est fixée au 31 juillet, 9 heures du matin. (source B. N.)

 

Août 1895  -  Crime ou suicide.  -  Le sieur Émile Beaudoin, 49 ans, journalier à Ouilly-le-Vicomte, quittait son domicile pour se rendre à Lisieux. Beaudoin n'avait pas reparu chez lui. 

Mercredi, son corps a été retrouvé dans la Touques, territoire du Breuil-en-Auge. Il devait être porteur d'un porte-monnaie contenant une dizaine de francs, d'un couteau et d'une clef qui n'ont pas été retrouvés. Il résulte de l'autopsie que Beaudoin a reçu huit coups derrière la tête, dont trois au moins étaient mortels. On ne saurait encore se prononcer sur les causes de la mort. L'enquête qui se poursuit éclaircira sans doute ce mystère. (source B. N.)  

 

Décembre 1895  -  Les alouettes.  -  Par décision ministérielle, les préfets sont invités à introduire dans leur arrêté une disposition autorisant, sans aucune restriction, la capture des alouettes dont l'utilité, quoique l'on en dise, n'est pas suffisamment prouvée. (source B. N.)

 

Décembre 1895  -  Gamin dangereux.  -  Le petit Rémy Cauchois, 14 ans, voulant s'offrir le spectacle d'un déraillement, plaçait, le 26 novembre dernier, à Ouilly-le-Vicomte, une barre de fer en travers des rails de la ligne de Lisieux à Trouville. On put heureusement découvrir cette tentative avant le passage du train. Le tribunal de Lisieux vient d'envoyer le jeune Cauchois en correction jusqu'à 21 ans. (source B. N.)  

 

Août 1897  -  Jeu de main, jeu de vilain.  -  Un nommé Dezoïde, 57 ans, domestique à Ouilly-le-Vicomte, près Lisieux, caquetait avec plusieurs jeunes filles dans un champ. De fil en aiguille, ou plutôt de propos en propos, notre gars en arriva à renverser Alexandrine Détaille, 15 ans, et à porter sa main où elle n'avait que faire. Dezoïte prétend que c'était pour jouer. Le tribunal l'a tout de même condamné à huit jours de prison, avec la loi Bérenger, pour lui rappeler le proverbe : « jeu de main, jeu de vilain. » (source B.N.) 

 

Mars 1898  -  Tombée de dix mètres.  -  La femme Augustine Bellais, 33 ans, gardienne d’herbages à Ouilly-le-Vicomte, ayant à descendre du foin de son grenier, perdit i'équilibre en se penchant pour voir si ses enfants ne se trouvaient pas dessous. Elle tomba d'une hauteur de dix mètres et se fit une fracture grave à une jambe. (source B. N.)  

 

Octobre 1898  -  Gamineries dangereuses.   -  Trois gamins de 13, 11 et 9 ans, habitant Ouilly-le-Vicomte, près Lisieux, ont été reconnus pour avoir, à plusieurs reprises, du haut d'un pont, jeté des pierres sur des trains de chemins de fer. 

Un conducteur a même été légèrement blessé. Le plus jeune des moutards a aussi jeté un bâton sur la voie. A cause de leur jeune âge, les gamins ont été rendus à leurs parents, mais les sieurs Sillard et Varin et la veuve Martin, pères et grand-mère des jeunes vauriens, ont été déclarés civilement responsables. (source le B. N.)

 

Janvier 1907  -  Mérite agricole.   -  L'Officiel d'hier publie les décrets de nominations dans l'ordre du Mérite agricole rendus dans le courant du mois de décembre. Voici les noms des nouveaux promus qui appartiennent à notre région et dont nous avons annoncé à son temps les nominations.

Et nommé commandeur : M. du Pontavice de Heussey, directeur du Haras du Pin.

Sont nommés officiers :  MM. Godefroy, marchand de beurre et de fromage à Caen ; Guesdon, agriculteur à Louvigny.

Sont nommés chevaliers : MM. Cautru, négociant à Caen ; Burin, éleveur à St-Germain-de-Clairefeuille (Orne) ; Cadiou, brigadier retraité des haras à La Cochère (Orne) ; Cassigneul, cultivateur à Démouville ; Cavoy, éleveur à La Cochère (Orne) ; Delaunay, brigadier au dépôt d'étalons du Pin (Orne) ; Forcinal, éleveur à Nonant-le-Pin.

MM. Le More, professeur à l'école des Haras du Pin (Orne) ; Mauger, agriculteur, de St-Jacques de Lisieux ; Morice, agriculteur, d'Ouilly-le-Vicomte ; Renault, agriculteur, de Livarot ; Robert, brigadier retraité des haras, au Merlerault ; Tribout, éleveur, de Château d'Almenèches (Orne) ; Vieillot, palefrenier de première classe au dépôt du Pin. (source M. C.)  

 

Janvier 1907  -  Découverte d’un cadavre.   -   Mercredi dernier, la femme Villand, gardienne d'herbages, sur le bord de la Touques, revenant de soigner ses moutons, remarqua sur la berge de la rivière un objet informe. 

S'étant approchée, elle reconnut le cadavre d'une femme inconnue, paraissant âgée d'une quarantaine d'années et avoir séjourné quelque temps dans l'eau.  Mme Villand a prévenu de sa funèbre trouvaille le garde-champêtre de la commune. Une enquête est ouverte. (source M. C.)

 

Mars 1917  -  Sinistre repêchage.  -  On a découvert dans la mare d'un herbage appartenant à M. Duroy, cultivateur à Ouilly-le-Vicomte, près Lisieux, le cadavre d'un individu, en tel état de décomposition qu'il a été impossible de l'Identifier. On croit que là mort remonte à plusieurs mois.

 

Juin 1917  -  Crime ou suicide ?  -  On vient de retrouver dans la rivière la Touques, le cadavre d'un militaire qui, jusqu'à présent, n'a pu être identifié. Dans les poches de ses vêtements,  on a trouvé un billet de chemin de fer, au tarif militaire, de Monville à Lisieux et divers papiers. On ne peut dire encore s'il s'agit d'un crime ou d'un suicide. La gendarmerie poursuit activement son enquête.

 

Avril 1919  -  Grave accident. — Un employé de l'usine Grumbach et Kuhler à Ouillv-le-Vicomte M. Hilaire Fournier, âgé de 40 ans, domicilié à Lisieux, est tombé dans le vide de la hauteur d'un premier étage, alors qu'il était occupé à monter une balle de fil à l'aide d'un treuil. Le malheureux fut relevé aussitôt par des témoins de l'accident. Il avait le crâne et le bras droit  fracturés, le poignet gauche démis et le visage contusionné. Il reçut les soins empressés du docteur Ouvry, mandé en hâte. Son état est grave.

 

Octobre 1922  -  Élection d’un Maire.  -  Le Conseil Municipal d'Ouilly-le-Vicomte s'est réuni en vue de procéder à l'élection d'un maire, en remplacement de M. Pichard, décédé. M. Hamon, adjoint a été élu maire, par 9 voix sur 10 votants.

 

Août 1924  -  Accident.  -  Une collision s'est produit entre l'auto de M. Founès, domicilié à Paris, et celle de M. Descours-Desacres, docteur en droit, âgé de 72 ans, demeurant au château d'Ouilly-le-Vicomte. Les personnes se trouvait dans la voiture de M. Founès sont sorties indemnes de cette rencontre. Les occupantes de l'auto de M. Descours au nombre de six, ont été tous légèrement blessés. Après quelques réparations sa voiture, M. Founès a pu continuer sa route. Par contre, l'auto de M. Descours est sérieusement détériorée.

 

Octobre 1926  -  Inauguration officielle de l’électricité.  -  Aujourd'hui dimanche 17 octobre, inauguration officielle de l'électricité, sous la présidence effective de M. Henry Chéron, sénateur du Calvados, ancien ministre, et de M. le sous-préfet de l'arrondissement de Lisieux, et avec le concours de l'Harmonie Municipale de Lisieux, sous la direction de son chef, M. Anne.

A 10 heures. Village du Calvaire (Petit Bon Dieu), réception des autorités et de la Musique municipale de Lisieux, par le Conseil municipal d'Ouilly-le-Vicomte.

A 10 h. 30. Messe en musique. A midi, déjeuner amical offert par la Municipalité.

A 14 heures. A la Mairie, concert par la Musique municipale de Lisieux.

A 15 heures. Aux Quatre-Routes d'Ouilly, concert.

A 10 heures. Village du Calvaire, concert par la Musique municipale.

A 17 heures. Vin d'honneur offert par M. et Mme Descours-Desacres au château des Mathurins à Ouilly. Au cours de la journée, attractions dans les différents quartiers.

A 21 heures. Bal à grand orchestre dans la Cantine scolaire.
Le parc du château de M. Descours-Desacres sera accessible au public à partir de 2 heures.

 

Octobre 1926  -   Inauguration officielle de l’électricité.  -  La charmante petite commune d'Ouilly-le-Vicomte était dimanche dernier en fête. C'est une commune heureuse non parce qu'elle est sans histoire, puisque sa curieuse église possède des vestiges remontant au VIIIe siècle et qu'on voit encore, sur son territoire, l'emplacement d'un camp romain qui, sous Jules César, commanda toute la vallée de la Touques. Mais cette commune est heureuse parce qu'elle est admirablement administrée par un Conseil municipal laborieux et réalisateur, à la tête duquel se trouvent deux hommes remarquables M. Alexandre Hamon et son dévoué adjoint, M. J. Defrance.

Grâce à leurs efforts, à leur inlassable ténacité, cette petite localité d'un peu plus de 400 habitants, est maintenant pourvue de l'éclairage électrique qui illumine ses routes, son église, ses fermes et les demeures de ses habitants.

Ce résultat est d'autant plus louable que les frais d'installation se sont élevés à 104 000 francs et que le budget communal n'en supporte aucun centime d'impôts supplémentaires.

Cette importante dépense a, en effet, été couverte en entier à l'aide de souscriptions particulières recueillies par une Commission municipale composée de MM. Hamon, Defrance, Descours-Desacres, Daufresne, et complétée par des subventions du département et de l'État.

L'heureuse initiative de M. Hamon a été félicitée et ce n'était que justice au cours de la fête de dimanche qui commença par une messe célébrée en l'église d'Ouilly-le-Vicomte.

A l'issue de cette messe, un banquet a eu lieu dans la salle de la cantine scolaire. Il était présidé par M. Henry Chéron, ancien ministre de l'Agriculture et sénateur du Calvados. On reconnaissait parmi les convives MM. Bussière, sous-préfet des arrondissements de Lisieux et de Pont-1'Evèque etc….

Le menu, excellent et parfaitement servi, avait été préparé par M. Becquet, propriétaire de l'hôtel du Vieux-Manoir à Lisieux.
Au Champagne, M. Bussières, sous préfet, porta avec élégance le toast traditionnel à M le Président de la République. M. Hamon présenta excuses de MM. Jean Samson, conseiller d'arrondissement ; Lanier, inspecteur primaire, Maurice Bertre, Boulaye, et remercia les autorités présentes au banquet.

L’excellent Harmonie municipale de Lisieux, sous la direction de son chef, M. Anne, prêta son précieux concours à cette jolie fête et donna avec un succès tout à fait justifié des concerts à l'église, à la mairie, aux Quatre-Routes, au village du Calvaire et au château des Mathurins, au cours d'une charmante réception qui fut faite aux autorités et aux habitant d'Ouilly-le-Vicomte.

 

Septembre 1927  -  A éclaircir.  -  Allant livrer du foin à Ouilly-le-Vicomte, canton de Lisieux, M. Édouard Capelle, 50 ans, propriétaire à Barville (Eure) dut pour monter la côte d'Ouilly, doubler son premier attelage et garer sa seconde voiture en face d'une ferme. Quand il revint peu après, le chargement était en feu, le foin fut entièrement détruit et la voiture rendue  inutilisable. M. Capelle, qui perd 2700 francs a porté plainte contre inconnu pour incendie volontaire.  

 

Juillet 1929  -  Accident d'automobile.  -  Mercredi, à 18 heures 45, M. Thouroude, marchand de beurres et d’œufs au Havre, revenait avec un chargement (1.500 kilos) de crème, beurre et oeufs du marché d'Orbec, quand, après avoir effectué le dernier virage en haut de la côte d'Ouilly-le-Vicomte, les rivets de la roue droite de son camion « Léger Chevrolet », (fabrication  américaine) vinrent à céder. Le camion fut déporté dans le fossé puis se coucha sur le côté et enfin s'immobilisa les quatre roues en l'air.

Par un véritable  miracle, M. Thouroude sortit de la conduite intérieure avant, avec seulement quelques contusions. Le garage Brunet avait envoyé avec sa célérité habituelle, son équipe  spéciale de dépanneurs et 2 heures après l'accident le camion 7953-X A était égaré dans ses ateliers.

Me Bisson, huissier, est venu sur les lieux de l'accident pour faire les constatations d'usage.  

Juillet 1929  -  La température.  -  La chaleur après laquelle tout le monde aspirait en raison des vacances et pour la maturité des récoltes, est survenue brutalement. Et c'est maintenant  une température torride que nous avons à subir, avec des 30° et même plus à l'ombre.

L'absence de vent rend encore cette chaleur plus difficile à supporter et les travaux des champs sont devenus très pénibles dans cette véritable fournaise. Cependant, mardi, le ciel  commençait à se couvrir et l'orage semblait proche. Espérons que des pluies viendront rafraîchir la température, mais souhaitons cependant qu'elles ne soient pas trop fréquentes et que  nous ayons un été suffisamment sec.

 

 Juillet 1929  -  Un motocycliste qui l'échappe belle.  -  Samedi soir, vers 18 h. 30, M. Févre André, 25 ans, assureur, 62, rue de Paris à Montgeron (S.-et-O.) allait retrouver ses parents à Villerville, quand en passant à Ouilly, il s'aperçut qu'il avait besoin d'essence.

Quittant le côté droit de la route, sans prévenir, il voulut traverser pour s'approvisionner au café Carré, en face de la route de Norolles. Malheureusement au même instant, une conduite  intérieur Renault, appartenant à M. Vermelle, industriel, 92, rue Lafayette à Paris, le doublait et le renversa. Grâce au sang-froid de M. Vermelle fils, qui pilotait la voiture et la bloqua sur 4 es mètres, le motocycliste ne fut pas écrasé.

Les témoins de l'accident relevèrent le motocycliste et le transportèrent chez M. Carré ou un docteur qui passait vint lui prodiguer les premiers soins et constata qu'il en serait quitte pour  ... la peur. A vingt heures il put prendre un taxi et terminer son voyage. Les gendarmes de Lisieux et de Pont-l'évêque aussitôt prévenues avaient envoyé des gendarmes sur les lieux.  

 

Janvier 1936  -  Le terrible accident.   -   L'enquête diriger personnellement par M. le capitaine Guillemain, commandant les brigades de gendarmerie de l'arrondissement de Lisions, sur le terrible accident d'automobile qui a causé la mort de trois personnes, se poursuit activement. 

Cette enquête a révélé que l'accident semble dû à la grande vitesse avec laquelle M. Denis descendait avec une torpédo légère et usagée la rapide côte d'Ouilly-le-Vicomte. La voiture a quitté la chaussée à la hauteur du lavoir communal. 

Mme Maheu venait de reconduire son fils à l'autobus d'Orbec et s'était arrêtée avec sa fille chez M. Carré pour y faire des emplettes. 

Mme Goyen, qui demeure à Ouilly-le-Vicomte, a, malgré la nuit tombante. (il était 17 heures) aperçu l'accident. Elle a déclaré que Mme et Mlle Maheu paraissaient avoir vu venir sur elles automobile et qu'elles avaient cherché par tous les moyens à l'éviter, mais la fatalité a voulu qu'elles fussent atteintes quand même par le véhicule, dont le conducteur ne semblait plus maître dix mètres plus loin. 

D'ailleurs, la voiture heurtait, un pylône de la ligne électrique et se renversait sur la route. Mme Denis Blanche, âgée de 57 ans. fut projetée sur la chaussée, se fracassant le crâne. Elle était mère d'un enfant de 14 ans.  M. Denis, le conducteur blessures sans gravité. (Source M. du C.)  

 

Février 1936  -  Mort sur la route.  -  M. Mesnier Paul, 51 ans, cultivateur à Coquainvilliers, revenait de Lisieux à bicyclette. Arrivé près du village d'Ouilly-le-Vicomte, il a éprouvé un malaise. Il a posé sa bicyclette sur le bord de la route et s'est assis sur le talus. Mais il est mort presque immédiatement d'une crise cardiaque. (source M.-C.)  

 

Août 1936  -  Deux blessés dans un accident d’auto.  -  Un grave accident s'est produit dimanche dans la soirée, dans la côte de Livet. Une forte voiture conduite par M. Jean Bailly,  industriel, 40, avenue du Château-d'eau, à Paris qui venait de Trouville à une grande vitesse, a voulu doubler une voiture qui, elle même doublait un cycliste. La manœuvre s'exécuta normalement, mais, l'arrière de la voiture dérapa sur le bas-côté de la chaussée non goudronnée à cet endroit. Le conducteur, pour redresser sa voiture, donna un coup de volant assez fort qui provoqua une première embardée sur la droite puis sur la gauche. Enfin, la voiture culbuta trois fois sur elle-même avant de s'arrêter en travers de la chaussée. 

Les témoins de cet accident se précipitèrent au secours des blessés qui furent transportés à la clinique Sainte-Thérèse, à Lisieux, par un automobiliste de passage. 

M. Bailly est très gravement blessé à la tête et M. Combeau, demeurant également à Paris, qui accompagnait celui-ci, porte une plaie verticale du cuir chevelu, une seconde près de l’œil droit et une troisième à la cuisse gauche. Un troisième occupant n'a pas été blessé. (source M. du C.)

 

Février 1937  -  Une stupide plaisanterie.  -  Mme Noiron, ménagère à Ouilly-le-Vicomte, rentrait du marché de Lisieux dans sa voiture hippomobile, que conduisait sa fille Charlotte.

La voiture venait de s'engager dans un chemin conduisant au bourg de Firfol, lorsque le cheval, effrayé par un mannequin placé sur la route, fit un brusque écart et monta sur la berme. Dans la secousse brutale, la voiture fut renversée et Mme Noiron projetée violemment sur le sol. Elle fut relevée par sa fille, heureusement indemne. Mme Noiron portait plusieurs contusions à la tête sans gravité.

La gendarmerie a ouvert une enquête à la suite de cet accident provoqué par un mannequin en paille qui a été enlevé du champ où il avait été placé pour effrayer les corbeaux.

Les auteurs de cette stupide plaisanterie, qui aurait pu avoir de plus graves conséquences, sont activement recherchés. (source M. du C.)  

 

Août 1937  -  Une auto passe au-dessus d’une haie et se retourne.  -  Vers 15 heures, une automobile conduite par M. Robert Daout, commerçant à Paris, accompagné de 5 personnes, descendait à vive allure la côte d'Ouilly-le-Vicomte sur la route de Lisieux à Trouville. Les voyageurs se rendaient à Villers-sur-Mer. Arrivé à la bifurcation du chemin de Rocques, le conducteur aperçut une auto conduite par M. Quérey, officier mécanicien sur Le « Champlain », qui débouchait de ce chemin pour venir à Lisieux. M. Daout freina : la voiture fut entraînée sur la berne, passa au-dessus d'une haie, tomba dans un herbage situé à 1 m. 50 en contre-bas et se retourna les quatre roues en l'air. 

Les six occupants, le conducteur, M. Daout Robert, son frère M. Émile Daout, leurs oncle et tante, M. et Mme Léon Daout, Mlle Lucie Daout, 25 ans, et la bonne, Mlle Marie-Louise Lafosse, 18 ans, furent retirés de leur fâcheuse position par M. Quérey et un employé de la Laiterie des Fermiers Réunis à Ouilly-le-Vicomte, qui avisa la gendarmerie par téléphone.

Les blessés furent transportés par l'ambulance municipale et des autos de passage à la Clinique Sainte-Thérèse, rue Roger-Aini, où ils reçurent les soins de M. le docteur Berthon. 

M. Léon Daout qui à la clavicule brisée et des plaies à l'avant-bras, Mme Daout porte une forte plaie au cuir chevelu, Mlle Daout souffre de plusieurs contusions à la tête sont demeurés à la clinique, les autres blessés, moins gravement atteints ont pu regagner leur domicile. (source M. du C.)  

 

Août 1937  -  Une auto tamponnée par un autocar.  -   M. Cahen Georges, publiciste à Paris, 7, villa Croix-Nivert, en compagnie de sa femme et de trois autres membres de sa famille, conduisait son automobile en direction de Trouville. Il se trouvait à environ trois kilomètres de Lisieux lorsqu'il trouva devant lui une autre auto qui stoppa brusquement. 

M. Cahen donna alors un coup de volant à gauche qui eut pour effet d'amener sa voiture en travers de la route. Malheureusement, à ce moment, venait en sens inverse un autocar qui entra en collision avec l'auto de M. Cahen dont la partie arrière fut entièrement brisée et les cinq occupants projetés au dehors. 

Mme Georges Cahen, M. Jean Cahen, frère du conducteur, et M. Robert Darmet, gravement blessés à la tête, furent relevés par les témoins de l'accident et transportés à l'hôpital de Lisieux.  (source M. du C.)

 

Novembre 1937  -   Médaille d’honneur de la voirie départementale et communale.   -   La médaille d'honneur est décernée aux chefs cantonniers et cantonniers de la voirie départementale et communale ci-après désignés : 

MM. Gaubert Gustave, cantonnier à Ouilly-Ie-Vicomte ; Lauray Louis, cantonnier à Lassy ; Sauton Adolphe, cantonnier à Soumont-Saint-Quentin ; Demaine Gustave, cantonnier à Houlgate ; Dujardin Jules, cantonnier à St-Manvieu ; Bonzom Albert, cantonnier à la Villette ; Simon Nestor, cantonnier à Dampierre. (source le M. du C)

 

Mars 1940  -  Un bambin de 18 mois tombe dans une mare et se noie.  -   Au mois de septembre dernier, M. Martin, journalier, gardien d'herbages à Ouilly-le-Vicomte, était appelé sous les drapeaux.
Depuis, sa femme cherchait du travail. Pour lui permettre de se rendre à Lisieux afin d'y trouver de l'occupation, sa mère s'occupait du ménage et gardait les trois bambins restés à la maison.
C'est ainsi que mercredi après-midi la grand'mère était occupée à laver du linge et les trois enfants jouaient non loin d'elle. Ayant terminé sa lessive, elle étendait son linge, lorsque, tout
à coup elle s'aperçut qu'au lieu des trois enfants il n'en restait plus que deux. Immédiatement
elle appela celui qui manquait et c'est alors que l'aîné lui répondit que le pauvre gosse venait de tomber dans la mare, toute proche. Aussitôt la grand'mère se porta à son secours et lorsqu'elle le retira de l'eau, il respirait encore. Mais il était cependant trop tard et, malgré les soins qui lui furent prodigués, le pauvre enfant, qui était âgé de 18 mois, est décédé. Le docteur, appelé, n'a pu que constater le décès.
Une enquête a été ouverte par la gendarmerie de Lisieux.
 

 

Juin 1940   -   Météorologie et parachutisme.  -   Depuis un mois, des atterrissages de parachutes étaient signalés à la gendarmerie de la région de Lisieux. On en avez vu au  Mesnil-Simon, à Beuvillers, à Glos, à Ouilly-le-Vicomte, aux environs de Livarot.

Une enquête a permis de découvrir l'origine de ces parachutes.... inoffensifs. Tous les jours, vers 17 heures, une station météorologique installée depuis peu sur la côte procède à des lancements de ballons sondes. Les ballons éclatent à une certaine hauteur et les appareils enregistreurs soutenus par de légers parachutes d'un mètre de diamètre, descendant au sol.

Les personnes qui trouveraient des appareils enregistreurs placés dans des boîtes contenant un mouvement d'horlogerie, sont invitées à les porter avec le parachute à la gendarmerie la plus proche.  

 

Juin 1943   -   Fait divers.    -   A Ouilly-le-Vicomte, Marie Simon et Denise Guibout, 11 ans, jouant dans un dépôt d'ordures, on découvert des petites toupies.

Malheureusement, il s'agissait, de petits explosifs et en les manipulant, l’un d'eux les blessa : la jeune Guibout, sans gravité, mais il n'en était pas de même de la petite Simon, plus sérieusement, atteinte aux cuisses et aux jambes. La gendarmerie enquête.    

 

Mars 1947  -  Pour vivre heureux, vivons caché.     C’est ce que se répétait un déserteur de l’armée allemande auquel M. Oscar Bardyn, sujet belge, cultivateur à Ouilly-le-Vicomte, accordait l’hospitalité depuis quatre ans. Le boche a été arrêté. M. Bardyn sera poursuivi pour avoir pas livré « son prisonnier » lors de la Libération. (Source B.-L.)   

 

Juin 1947  -    Un ouvrier se noie à Ouilly-le-Vicomte.    Après avoir effectué un chargement pour le compte de l’entreprise de Travaux Publics Normands, Mohamed Ben Chérif, demeurant à Lisieux, hôtel des Pèlerins, décida de prendre un bain dans la Touques. A peine s’était-il mis à l’eau qu’il coula à pic. Le corps du malheureux n’a pas encore été retrouvé. (Source B.-L.)

Environs de Lisieux  -  Église d'Ouilly-le-Vicomte

Commentaires et informations : Facebook - @