UN SIÈCLE D'HISTOIRE DU CALVADOS

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OUFFIÈRES

Canton de Thury-Harcourt  

Les habitants de la commune sont des ouffierois et ouffieroises


Avril 1879  -  Répartition de secours pour les bâtiments communaux.  -  Le Conseil répartit entre les communes inscrites ci-après une somme de 13 130 fr. à prélever sur le crédit de- 15 000 fr. porté au budget de 1879 sous le titre : Subvention pour acquisitions, travaux et réparations d'églises, mairies et autres édifices communaux. Ouffières, reconstruction d'un mur du presbytère, 100 fr.

 

Juin 1893  -  Cheval emporté.  -  Samedi soir vers 6 heures 1/2, les sieurs Adrien Lepley, 35 ans, journalier à Ouffières, et Victor Huard, 54 ans, journalier, à Sainte-Honorine-du-Fay, ont tenté d'arrêter un cheval attelé à une râteleuse, qui s'était emporté sur la route de Caen à Eterville, à 100 mètres de cette commune. 

Ils ne purent réussir à se rendre maîtres de l'animal, qui aurait causé des accidents sans l'intervention du brigadier Jurin et du gendarme Bresson qui se sont bravement jetés à la tête du cheval et l'ont arrêté, après avoir été traînés pendant une quinzaine de mètres, au moment même où il arrivait dans le village, et où les enfants, sortis de l'école, jouaient sur la route. 

Au début de sa course, le cheval, qui appartient au sieur Leneveu, propriétaire et adjoint d'Eterville, avait renversé son maître et le domestique Jules Jeanne. (Source B.N.)

 

Décembre 1898  -  Broyé par son moulin.   -   Le jeune Paul Roger, 18 ans, meunier chez ses parents, au moulin du Bô, à Ouffières, canton d'Evrecy, à été pris accidentellement dans les rouages intérieurs de son moulin. Il est mort, peu après, dans d'horribles souffrances. (source le B. N.)

 

Mai 1912  -  Un cambrioleur pris en flagrant délit.  -   M. L'abbé Lebon, 60 ans, curé de Oullières, a porté plainte contre le nommé Alphonse Tostain, 32 ans, journalier, chantre à l'église, qui, deux fois, le 14 mai et le 21 mai, a pénétré au presbytère et a tenté de le cambrioler. La deuxième fois, Tostain avait essayé en vain, à l'aide d'un poinçon, de fracturer le secrétaire de M. L'abbé Lebon, mais comme la maison était surveillée depuis le 14 mars, il fut pris par des voisins et découvert dans la cave, caché derrière des tonneaux. Il a été arrêté et écroué.

 

Août 1917  -  L’église s’adapte ! -  Les temps que nous vivons ne permettent guère la minutie des anciennes observances religieuses, aussi le Pape s'est-il décidé à les abolir en notable partie. Désormais, l'usage des oeufs, du laitage et de la graisse sont permis en tout temps, même pendant le carême et les jours de jeune. On peut aussi manger de la viande et du poisson. Les vendredis et samedis sont, maintenant, jours de jeune et d'abstinence pendant le carême. Resteront cependant à observer le mercredi des Cendres, les quatre-temps et les veilles de fêtes jusqu'à midi seulement. L'avance de l'heure n'est pas prévue.

 

Août 1917  -  Aux champs. -  Pendant qu'un certain nombre de cultivateurs se plaignent amèrement du manque de main-d’œuvre, on dit qu'il en est d'autres qui en trouveraient facilement s'ils se résignaient à la payer ce qu'elle vaut. On prétend aussi que certains usent et abusent des enfants d'hospice qui leur sont confiés. On nous en signale même, assez prés de Caen, chez lesquels les malheureux gosses sont accablés de si rudes tâches qu'ils en deviennent difformes. 

Comme salaire, ces enfants ont des coups. Les quelques journaliers restant les communes, excédés de travailler à un taux dérisoire, sont partie dans les usines voisines. Et pourtant le mois d’août et il pleut sur notre pain

 

Septembre 1917  -  Accident de voiture. -  On a trouvé, l'autre jour, au carrefour de la route d'Ouffières à La Caine, canton d'Évrecy, une voilure complètement renversée, sous laquelle gisait, la figure enfouie dans la terre, le cadavre de Mme Duhamel, 42 ans, cultivatrice à Montigny. On ignore comment cet accident s'est produit.

 

Août 1928    -   Incendie.   -   Un incendie s'est déclaré à Ouffières, dans la ferme de M. Georges Le Bordais, 35 ans, cultivateur. Une grange attenant à la maison d'habitation, et dans laquelle se trouvaient 200 gerbes d'avoine et une voiture de paille, a été complètement détruite.
Le préjudice est évalué à environ 1.500 francs.
Les pompiers de Thury-Harcourt, qui se sont rendus sur les lieux, ont pu préserver la maison d'habitation.

 

Juillet 1929  -  La température.  -  La chaleur après laquelle tout le monde aspirait en raison des vacances et pour la maturité des récoltes, est survenue brutalement. Et c'est maintenant une température torride que nous avons à subir, avec des 30° et même plus à l'ombre.

L'absence de vent rend encore cette chaleur plus difficile à supporter et les travaux des champs sont devenus très pénibles dans cette véritable fournaise. Cependant, mardi, le ciel commençait à se couvrir et l'orage semblait proche. Espérons que des pluies viendront rafraîchir la température, mais souhaitons cependant qu'elles ne soient pas trop fréquentes et que nous ayons un été suffisamment sec.

 

Septembre 1929  -  La sécheresse.  -  Le temps magnifique dont nous jouissons a aussi ses inconvénients. Aux cas d'insolation toujours possibles et aux véritables souffrances physiques que cause une température aussi élevée, il faut ajouter le manque d'eau qui commence à inquiéter sérieusement les agriculteurs.

Non seulement, il ne pleut pas depuis plusieurs jours, mais l'année presque entière a été d'une sécheresse inaccoutumée. A la campagne, les cultivateurs qui n'ont pas de source sur leur propriété, ou de puits, sont obligés d'aller chercher l'eau à la rivière pour les besoins de leur ménage et pour abreuver les bestiaux, et de la faire charrier à des distances quelquefois très grandes, d'où une gêne sensible et des dépenses considérables.

Les villes ne sont pas moins à plaindre. Pour abattre la poussière et donner un peu de fraîcheur dans les rues, elles sont obligées de faire arroser, ce qui grève incontestablement le budget.

 

Octobre 1929  -  L'heure d'hiver.  -  Conformément à la loi du 24 mai 1923, c'est dans la nuit du samedi 5 au dimanche 6 octobre que l'heure d'été fera place à l'heure d'hiver, c'est à dire que les pendules devront être retardées de 60 minutes.

 

Novembre 1929  -  Le téléphone dans le Calvados.  -  Grâce au crédit de trois millions alloué comme crédit est avancé par le Conseil général du Calvados, le réseau téléphonique calvadosien s'étend avec une heureuse régularité. Ces temps derniers, 10 communes ont été pourvues de cabines téléphoniques. Cela à porté à 348 ou à 45 % le nombre des communes calvadosiennes pourvues du téléphone.

Parmi celles -ci, nous relevons la commune de Courson, vingt autres communes vont être prochainement pourvues. Pour l'ensemble du Calvados, nombre d'abonnés, qui était de 3408 en 1927, est passé à 5904 en 1928 et à 6463 en 1929.

 

Décembre 1938   -   L'offensive du froid.   -  Les froids intenses signalés ces derniers jours en Russie et en Allemagne taisaient présager l'arrivée d’une vague glaciaire dans nos régions. Elle a arrivée dans la nuit de samedi à dimanche, faisant éclore sur nos fermes une riche floraison de givre, et surprenant autant par son apparition soudain que par sa rigueur inaccoutumée.

Le thermomètre avait, en effet, marque 7 degrés sous zéro. Mais il ne devait pas s’arrêter en si beau chemin, et cette nuit, il est descendu aux environs de 12, ce qui ne s'était pas vu depuis 1929.

il en est résulte de graves inconvénients pour la circulation et pour la vie ménagère. Nombreuses sont les habitations où l'eau et le gaz sont coupés, par suite du gel des canalisations ou des compteurs. Le vent reste à l’Est, et le froid peut durer. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Décembre 1938   -   On découvre les auteurs de vols de volailles.   -  Procès-verbal a été dressé pour vol de poules au préjudice de M. Désiré Bertout, demeurant à Ouffières, village du Petit-Aunay, contre les frères Adrien et Julien Lepley. 15 et 17 ans, qui ont également avoué avoir dérobé des volailles appartenant à M. Pellerin, cultivateur à Saint-Denis-de-Méré, alors qu'ils habitaient cette localité. Les parents seront poursuivis pour recel. ( Source  : Le Moniteur du Calvados

Scènes de la vie normande

1010   Visite à la Ferme  -  Servantes rentrant à la Ferme

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