PARFOURU - l'ÉCLIN

Canton de Caumont-l'Éventé

Les habitants de la commune sont des Parfourutains, Parfourutaines


Mars 1867   -   Le printemps en avance.   -   La végétation est tellement avancé dans notre contrée que les abricotiers sont en fleurs. D'ici huit jours au plus, les poiriers et les guiguiers vont épanouir leurs boutons nombreux cette année. Si la fin de l'hiver et le commencement du printemps sont favorables, il y aura une récolte abondante.

L'herbe pousse...... Les gros bœufs reparaissent...... Les dindes s'en vont avec les gras jours.

Mai 1867   -   Un incendie.   -   Un incendie, que l'on croit accidentel, a éclaté dans la commune de Parfouru-l'Eclin, et a détruit un corps de bâtiment, couvert en chaume, ainsi que 700 boites de foin, 600 de bourrées, environ trois stères de bois à brûler, et plusieurs morceaux de bois propres au débit, le tout au préjudice du sieur Avenel, propriétaire au lieu-dit.  

 

Octobre 1868   -   Les chasseurs.    -   D'après une statistique récente, il y aurait en France un million de chasseurs, parmi lesquels près de six cents mille sans ports d'armes. Le nombre des procès de chasse, dans le dernier exercice, s'est élevé à 30 000. Il faudra bientôt des tribunaux spéciaux.

 

Octobre 1868   -   Les archives.    -    D'après une circulaire de M. le ministre de l'intérieur, la garde et la conservation des archives doivent être confiées désormais, dans les communes rurales dépourvues de mairie, à l'instituteur secrétaire de mairie. On déposerait à la maison d'école les archives communales, qui n'en resteraient pas moins sous l'autorité et la surveillance directe du maire.

 

Octobre 1868   -   La garde nationale.    -   Les maires de toutes les communes de France viennent de recevoir du ministre de la guerre la liste des hommes inscrits pour faire partie de la garde nationale.

 

Octobre 1878   -  Secours aux communes.  -  Le Ministre de l'instruction publique a accordé les secours ci-après à des communes du département savoir : Saint-André-d'Hêbertot, 1 500 fr. pour travaux exécutés à l'église ; à Parfouru-l'Eclin, 400 fr., pour solde de la construction du presbytère ; à Saint-Martin-de-Fontenay 250 fr., pour l'acquisition d'objets mobiliers destinés à l'église ; à Montchauvet, 1 900 fr. pour construction d'une salle de classe.  

Avril 1879  -  Répartition de secours pour les bâtiments communaux.  -  Le Conseil répartit entre les communes inscrites ci-après une somme de 13 130 fr. à prélever sur le crédit de- 15 000 fr. porté au budget de 1879 sous le titre : Subvention pour acquisitions, travaux et réparations d'églises, mairies et autres édifices communaux. Parfouru-l'Eclin, travaux au presbytère, 50 fr.

 

Août 1881  -  Est-ce un fou ?  -  Dimanche, à Parfouru, le sieur Le Rouilly, cultivateur à Villers-Bocage, suivait la route de Caen, quand un jeune homme de 18 ans environ, qui venait en sens inverse, se jeta sur lui sans dire un mot, et lui enfonça dans le ventre la lame d'un couteau à virole. Plus loin, l'assassin porta un coup de couteau à une petite fille de 5 ans, et lui fit à la hanche une blessure heureusement légère. Le père de l'enfant se jeta sur lui et eut le bras traversé d'un coup de couteau. Aux cris poussés par les victimes, plusieurs personnes accoururent et se mirent à la poursuite de l'assassin qui s’enfuyait. Mais ils ne purent le rejoindre et le perdirent de vue. On croit qu'il est de Vendes.  

 

Novembre 1881  -  L’hiver.  -  D'après de récents avis des diverses, agences météorologique les plus dignes de foi, l'hiver de cette année sera l'un des plus rigoureux du siècle, du commencement de décembre à la mi-février, le froid serait très vif, la neige est déjà apparue dans l’Est de la France. Elle est tombée dimanche à Lisieux.

 

Novembre 1881  -  Instruction primaire.  -  Un décret porte que chaque commune va recevoir une subvention extraordinaire destinée à lui rembourser la somme qu'elle doit prélever sur ses revenus ordinaires pour la gratitude de l'instruction.

 

Novembre 1881  -  Une bête fauve.  -  Le dimanche 21 août dernier, le sieur Le Rouilly, cultivateur à Villers-Bocage, traversait la commune de Parfouru, en suivant la route de Caen, quand le nommé Eugène-Auguste Delauney, journalier à Vendes, âgé de 18 ans, qui venait en sens inverse, se jeta sur lui et lui porta un coup de couteau dans le ventre. Delauney frappa également une petite fille de cinq ans et trois autres personnes. II était, paraît-il, surexcité par l'ivresse, et dans cet état il devient semblable à une bête fauve. Il a comparu, vendredi, devant le tribunal correctionnel de Caen, qui a fait preuve d'une indulgence vraiment remarquable en le condamnant à deux mois de prison seulement.  

 

Juillet 1882  -  Suspension d’un maire.  -  M. Lecoq, maire de Parfouru-l'Eclin, a été suspendu pour deux mois, pour n'avoir pas prêté son concours à l'autorité chargée de la répression d'un méfait qui lui était signalé.  

 

Juillet 1891  -  Une brute.  -  M. Edmond Delaplanche, clerc de notaire à Caumont, traversait Parfouru-l'Eclin, monté sur une bicyclette, lorsqu'un nommé Eugène Fontaine, 42 ans, carrier, crut faire une bonne farce en lançant un bâton dans la roue de derrière de la bicyclette. M. Delaplanche fut violemment projeté à terre et un des rais de la roue inférieure de la bicyclette s'est brisé. Procès-verbal a été dressé.  (Source B.N.)

 

Juillet 1891  -  Orages.  -  Pendant qu'une pluie diluvienne tombait sur notre région, la grêle faisait d'irréparables dégâts du côté de Rouen et dans le Midi.  (Source B.N.)

 

Juin 1892  -  Mort accidentelle.  -  Lundi l'après-midi, le jeune Fernand Laisney, 17 ans, fils de l'adjoint de Parfouru-l'Eclin, traversait la commune de Trungy, ramenant de Juaye-Mondaye une charrette chargée de chaux. Il s'était étendu sur le haut de la charrette et, s'étant endormi par suite de la chaleur, il est tombé si malheureusement qu'une des roues de la voiture lui a passé sur les reins. La mort a été instantanée.   (Source B.N.)

 

Octobre 1902  -  Une corrida.  -  Le 25 octobre dernier, vers 9 heures du soir, un taureau appartenant à M. Tostain, cultivateur à Parfouru-l'Eclin, et mis au piquet dans un herbage contigu à la propriété de M. de Morel, a arraché son piquet, et, s'étant précipité sur la grille de la cour de ce dernier, l'a forcée et pénétré dans la cour où se trouvaient deux domestiques de M. de Morel, les poursuivant jusqu'auprés de la maison.

En attendant les beuglements du taureau, M. de Morel, qui était couché au 1er étage, se leva et tira sur l'animal un coup de fusil. Le taureau fit quelques mètres pour s'enfuir et revint à la charge, M. de Morel lui envoya alors un deuxième coup de fusil qui lui fit prendre la fuite. M. Tostain, mécontent des suites de l'équipée de son taureau, a porté plainte.

 

Octobre 1902  -  Triste vengeance.  -  Quelques jours plus tard, dans la nuit du 28 au 29 octobre, un misérable a frappé à coups de couteau, dans diverses partie du corps, huit des vaches de M. Tostain. Le couteau a été retrouvé et permettra peut-être de découvrir l'auteur de cet acte aussi lâche que stupide.

Ce méfait permet de supposer que le taureau de M. Tostain, échappé de son herbage dans la nuit du 25 octobre, pourrait bien avoir été méchamment détaché. C'est un point que l'enquête éclaircira sans doute.  

 

Avril 1914  - Les monuments historiques du Calvados.  -  Voici, d'après le officiel, la liste des immeubles classés parmi les monuments historiques avant la promulgation de la loi du 31 décembre 1913, pour le département du Calvados :

Mutrecy : Portail nord de l'église ; Norrey : Église ; Ouistreham : Église ; Ouville-la-bien-Tournée : Église ; Parfouru-l'Eclin, Clocher et pignon oriental du chœur de l'église ; Rosel : Clocher de l'église ; Rots : Église ; Rouvres : Église ; Rucqueville : Église ; Ryes : Église ; Saint-André-d'Hébertot : Église, façades, Douves et parterre du château ; Saint-Contest : Église ; Saint-Gabriel : Restes du prieuré ; Saint-Hymer : Église ; Saint-Loup-hors-Bayeux : Église ; Sainte-Marie-aux-Anglais : Église, etc ...

 

Mars 1916  -  Le temps qu’il fait.  -  Depuis trois jours, on est entré dans le printemps et on attend toujours que l'hiver commence. De l'eau ! toujours de l'eau ! (Que d'eau ! Que d'eau !) Un peu de neige, mais plus de gelées, nous n'avons plus que des hivers pourris. Il doit y avoir quelque chose de détraqué autour de nous. Enfin, malgré les jours mauvais, les arbres bourgeonnent, les oiseaux fredonnent, et notre confrère, M. Lebbyteux, fleuronne, car il a un marronnier déjà épanoui dans sa cour. Celui légendaire des Tuileries va en dessécher de jalousie. 

 

Mars 1916  -  Noyé dans un puits.  -  On a retiré d'un puits situé dans un herbage à Mme Halley, à Parfouru-l'Eclin, canton de Caumont, le cadavre en décomposition d'un nommé Jean Kerruel, 63ans. Kerruel avait été berger chez Mme Tostain, même commune, jusqu'à fin décembre dernier, époque à laquelle il avait été congédié. On ne l'avait pas revu depuis.

 

Août 1943    -   Fait divers.   -    Vendredi dernier, à Parfouru-l'Eclin, M. Émile Dubosq, 40 ans, se servait d'une baladeuse électrique branchée sur le courant quand, soudain, il reçut une décharge provoquée, croit-on, par le mauvais fonctionnement de l'appareil. Le malheureux fut tué sur le coup.  

 

Septembre 1945  -  Médailles de la Résistance .   -   Un décret pris par le général de Gaulle attribue la médaille de la Résistance à MM. Louis André, maire de Meuvaines ; le docteur Jeanne, maire de Bayeux ; l’abbé Quilici, organiste de la cathédrale de Bayeux et Piron, secrétaire de mairie de Parfouru-l’Eclin. (source B. L.)

PARFOURU - l'ÉCLIN  -  Monument aux Morts

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