UN SIÈCLE D'HISTOIRE DU CALVADOS

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PENNEDEPIE

Canton de Honfleur

Les habitants de la communes sont des Pennedepiais, Pennedepiaises

Avril 1866   -   Les loups.   -   Depuis trois ou quatre mois, les loups ont manifesté leur présence dans les environs de Pont-l'évêque par différents actes de voracité.

Tout dernièrement encore, ils ont commis de nouveaux méfaits à Pennedepie, chez une personne dont le nom nous échappe. A Cannapville, chez M. Beaudoin, adjoint, et sur la propriété de M. Esprit Le Court, dont nous ignorons le lieu de situation.

On leur a fait la chasse, dit-on, mais infructueusement. Il est grand temps de s'occuper de leur destruction. Encore une ou deux semaines, les feuilles seront repoussées et ils trouveront dans la forêt un refuge à assurer où ils pourront se propager au détriment de tous les agriculteurs.

 

Avril 1868   -   Découverte d'un cadavre.   -   Le 9 de ce mois, vers dix heures du matin, le cadavre d'un inconnu, âgé de 35 à 40 ans, a été trouvé sur la grève de la mer, territoire de la commune de Pennedepie, canton de Honfleur.

Ce cadavre était en putréfaction et paraissait avoir séjourné dans l'eau pendant deux ou trois mois.

La levée et la constatation du cadavre ont fait reconnaître que la mort n'était le résultat d'aucune violence, et qu'elle devait être accidentelle ou volontaire.  

 

Novembre 1871   -  Un accident.   -  Jeudi dernier, le nommé Gondeau, âgé de 29 ans, marié et père d’un enfant, était au service du sieur Samson, meunier à Pennedepie, à titre de cacheux. Il rentra le soir de ce jour, au logis du maître, mais il était dans un état complet d'ivresse. Mais ayant demandé à boire, on lui en refusa, tout en l'engageant avec instance a rentrer chez lui et à se coucher. 

Le lendemain matin, sa femme, inquiète, vint demander à son patron la cause de son absence, il lui dit dans quel état son mari se trouvait la veille. Après informations et recherches, on finit par retrouver le cadavre de cette malheureuse victime de son intempérance, noyé dans le douet du moulin.

 

Août 1871   -  Les impôts  -  Seigneur ! Seigneur ! Que va devenir le pauvre monde ? On met des impôts sur tout.

Sur les chats, sur les serins, sur le tabac, sur le boire et sur le manger.

Mais ce n'est pas tout encore, figurez-vous qu'un député de la droite, qui en aura sans doute mangé comme .. un satisfait, vient de proposer qu'on mette un impôt sur la teurgoule.

La teurgoule ! qu'est-ce que c'est que cela, vont se demander les petites maîtresses et les muscadins.

Mes petits agneaux, c'est le riz cuit au four, c'est la terrinée, que les gens comme il faut de la campagne appellent de la teurgoule….,..

Et cela, parce que les jours de fête, ces nobles goulifards se fourrent de telles cuillerées de ce mets délectable, que la.... bouche leur en teurd !  

 

Mars 1872   -  Le gel.   -  Les désastres occasionnés par les gelées des nuits dernières sont plus graves qu'on ne je suppose généralement. Les lettres que nous recevons de divers points de la Normandie sont unanimes pour le reconnaître.

 

Avril 1872   -  Les maisons d’écoles.   -  Pour acquisition ou réparation de leurs maisons d'école, les communes ci-après ont reçu : Crouay, 1.200 fr. ; Saonnet et Saon, 490 fr ; Arromanches, 2.500 fr. ; Cauvicourt, 1.100 fr. ; les Loges-Saulces, 600 fr. ; Surville, 3.000 fr. ; Pennedepie, 3.000 fr. ; Hottot-en-Auge, 4.500 fr. ; Bény-Bocage, 6.000 fr. ; Plessis-Grimoult, 700 fr. ; La Roque, 2.000 fr. ; Truttemer-le-Grand, 6.000 fr.

 

Mai 1877   -  Le danger des armes à feu.  -  Jeudi, un nommé Duval, de Pennedepie, braconnait dans un petit bois appartenant à M. le baron Pichon, quand tout à coup, croyant entendre quelqu'un venir sur lui, il voulut fuir. Par malheur, son fusil s'étant accroché dans un buisson, le coup partit et le malheureux reçut toute la charge dans le bas ventre. Il est mort au bout de quelques heures.  

 

Avril 1879  -  Demande de subvention.  -  Le Conseil général, considérant que les demandes de subvention sur les fonds de l'État, pour travaux aux églises et aux presbytères, a été établi conformément à l'article 2 de la loi du 10 août 1871, en tenant compte de l'urgence de ces travaux, ainsi que des charges et des ressources des communes. Prie M. le Ministre de vouloir bien accorder aux communes les subventions demandées pour travaux aux églises et aux presbytères, à Pennedepie, travaux à l'église et au presbytère. Montant de la dépense 6 196 fr. déficit : 396 fr.  

 

Avril 1879  -  Répartition de secours pour les bâtiments communaux.  -  Le Conseil répartit entre les communes inscrites ci-après une somme de 13 130 fr. à prélever sur le crédit de- 15 000 fr. porté au budget de 1879 sous le titre : Subvention pour acquisitions, travaux et réparations d'églises, mairies et autres édifices communaux. Pennedepie, travaux à l'église et au presbytère. 150 fr.

 

Juillet 1879   -  Secours aux communes.  -  Escoville, travaux d'appropriation de l'école, 500 fr.   -   Bernières-sur-Mer, restauration de l'église, 11 000 fr.   -  Pennedepie, réparations à l'église, 350 fr.   -   Creully, restauration de l'église, 2 000 francs.

 

Juillet 1879   -  Les pluies d’aujourd’hui et les pluies d’autrefois.  -  Dimanche dernier, on a lu dans toutes les églises une circulaire de Mgr  l'évêque de Bayeux ordonnant des prières publiques pour la cessation de la pluie. Il faut remonter à plus d'un siècle et demi, à 1725, pour trouver une année aussi pluvieuse que 1879.

En 1725, la pluie ne cessa de tomber trois mois durant, on fit également des prières publiques et on promena dans Paris la châsse de sainte Geneviève. La pluie cessa deux jours après. Nous, sommes moins heureux en 1879, car depuis que les prières publiques sont commencées, la pluie tombe de plus belle, sans aucun égard pour les circulaires et les prières épiscopales.  

 

Avril 1882  -  Découverte d’un cadavre .  -  Un cadavre a été trouvé jeudi, dans la soirée, sur le rivage de la mer, en face de Pennedepie. Il a été reconnu pour être celui du nommé Nicolas-Bon-Alexandre Maurouard, âgé de dix-neuf ans, né à Saint-Vaast, matelot à bord du sloop « Vivid », au secours duquel le bateau de sauvetage n° 4 s'était porté. 

 

Juin 1888  -  Le drame de Pennedepie.  -  Les ouvriers de M. Lepesne, briquetier, en se rendant à leur travail, ne furent pas peu étonnés de trouver, dans un champ, à Pennedepie, une femme étendue presque sans vie et qu'on a su de puis nommer Marie Picard, 18 ans ½, dernièrement domestique à Reux. M. Lequesne, informé de ce fait, fit transporter cette, femme dans un bâtiment situé non loin delà. Des soins lui furent prodigués par Mme Lequesne, qui crut remarquer chez la fille Picard certains indices d'un récent accouchement. On vint en ville chercher un médecin. La malade voulut d'abord éluder ses questions, mais, comprenant bientôt qu'elle nierait inutilement, elle se décida à avouer qu'elle venait en effet d'être mère. D'après ses déclarations, son amant, le nommé Alphonse Aurore, aussi domestiqué à Reux, aurait cherché, de concert avec un individu qu'elle ne connaît que sous le prénom de Henri, à se livrer sur elle à des manœuvres abortives. 

Cet individus avaient commencé par lui donner un breuvage tellement mauvais qu'ils le lui firent avaler de force. Puis, sous prétexte de la conduire à Honfleur voir un médecin, ils l’auraient jeté dans une espèce de trou, loin de la route, et l'auraient accouchée de force. Elle aurait entendu des cris d'enfant, mais, quand longtemps après les deux hommes revinrent,  ils lui dirent que l'enfant était mort et qu'ils l'avaient enfoui. Tout porte à croire qu'ils l'ont enterré vivant, et qu'ils avaient l'intention de laisser mourir la pauvre mère, puisqu'ils l'ont abandonnée au milieu des champs et que c'est par hasard qu'on l’a découverte.

Telle est la version de la fille Picard, mais elle est tellement astucieuse que son récit pourrait bien n'être qu'un tissu de mensonges. Elle est de Beaumont. 

 

Juillet 1895  -  Les vacances.  -  Écoles primaires du Calvados. Sortie : le mercredi soir 31 juillet, rentrée : lundi 16 septembre. La distribution du lycée de Caen est fixée au 31 juillet, 9 heures du matin. (source B. N.)

 

Août 1895  -  Accidents.  -  Un nommé Mathière, menuisier à Pennedepie, a été renversé sur la route par une lourde voiture de meunier, dont une roue lui a littéralement broyé la jambe gauche au-dessous du genou. Le conducteur ne s'étant pas aperçu de l'accident, le malheureux Mathière est resté toute la nuit sur la route. Ce n'est que le lendemain qu'il a été aperçu et transporté à l'hospice. 

— Des ouvriers de la scierie de MM. Fortin, négociants en bois à Vire, étaient occupés à décharger une charretée d'arbres, lorsque le sieur Pierre Declomesnil, 40 ans, a eu une jambe prise sous l'un des arbres, qui, ayant dévié et roulé plus vite que ne le pensait ce malheureux ouvrier, lui a cassé la jambe à dix centimètres au-dessous de la rotule. (source B. N.)

 

Octobre 1896  -  Un brutal.  -  Samedi soir vers six heures, M. Ernest Langin, cultivateur, eut une altercation avec un journalier du nom de Fouques, qu'il occupait depuis une huitaine de jour.

Au cours de la discussion, Fouques s'arma d'un gourdin et en frappa son patron a un tel point que ce dernier a eu une cote fracturée, ce qui le forcera a garder le lit quelques semaines. Deux domestiques de la ferme, les sieurs Poisson et Viel, vinrent au secours de M. Langin, qu'ils retirèrent des mains de Fouques, qui s'acharnait après sa victime.

 

Janvier 1897  -  Accidents.  -  Arrondissement de Pont-l'Evêque. — En passant à Pennedepie, le sieur Gonet, camionneur à Honfleur, est tombé de sa voiture et s'est blessé gravement à la tête et au visage. 

Arrondissement de Vire. — Le sieur Gustave Goudier, 26 ans, ouvrier charpentier à Proussy, a glissé sur le verglas et s'est cassé la jambe. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Janvier 1897  -  Mesures contre la rage.  -  Un nouvel arrêté préfectoral prescrit que, jusqu'au 1e février 1897, tous les chiens circulant sur la voie publique seront muselés solidement ou tenus en laisse, à l'exception seulement des chiens de berger ou de bouvier et des chiens de chasse. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Janvier 1897  -  Le tirage au sort.  -  L'examen des tableaux de recensement de la classe 1896 et le tirage au sort commenceront le 18 janvier 1897. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Décembre 1898  -  Suicides.   -   Le sieur Colmiche, 74 ans, propriétaire à Brocottes, près Cambremer, dans un accès de surexcitation causée par les souffrances qu'il endurait depuis plusieurs semaines, s'est tiré un coup de révolter dans la tempe. La balle a pénétré dans le cerveau et a déterminé la mort.

— On a trouvé pendule sieur Albert Lamidey, 52 ans, domestique à Quetteville, canton de Honfleur. On ignore les motifs de cet acte désespéré. 

— Un inconnu, de 40 à 45 ans, a été trouvé pendu avec ses bretelles, dans le bois de Pennedepie, près Trouville. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Janvier 1899  -  Écrasé sous sa voiture.  -   Le sieur Pesnel, charretier à Pennedepie, prés Honfleur, conduisait sa voiture sur la route d'Equemauville au bois du Breuil, lorsqu'en voulant faire éviter à son attelage un véhicule venant en sens inverse il est tombé si malheureusement qu'une des roues de la voiture lui a passé en biais sur le corps. On l'a relevé dans un état très grave.  (Source  : Le Bonhomme Normand)  

 

Juin 1900   -   Les suites d’une querelle.  -  Les sieurs Georges Guillou, 29 ans, journalier à Pennedepie, près Honfleur, et Achille Cordier, 36 ans, conseiller municipal de Cricquebeuf, ne sont pas cousins, au contraire.

Ces jours derniers, Guillou est allé chercher noise à Cordier, qui, pour éviter un coup de caillou dont il était menacé, porta un coup de poing à son agresseur. Celui-ci, alors, tout en saisissant au collet Cordier, lui envoya un coup de pied si violent qu'il lui fractura une jambe.

Une partie du tibia est sortie de plusieurs centimètres en dehors des chairs et produisant une plaie de 8 centimètres de longueur sur 4 centimètres de largeur. C'est la troisième fois, paraît-il, que Guillou casse la jambe à un adversaire en se battant. . (Source  : Le Bonhomme Normand)  

 

Novembre 1900   -   Vols de vaches.  -  On a volé dans la cour du sieur Lebedel, cultivateur à Pennedepie, près Honfleur, une vache estimée 250 francs. 

— Une vache de 400 fr. a été volée au sieur Albert Dufour, propriétaire à Saint-Léger-Dubosq, près Dozulè.  (Source  : Le Bonhomme Normand) 

 

Avril 1901   -   Un cyclone.  -  Jeudi de la semaine dernière, un véritable cyclone a dévasté les environs d'Honfleur. La grêle a ravagé les semailles. A Pennedepie, le sieur Olivier Lelièvre, cultivateur, travaillait dans un herbage avec deux ouvriers : Colard et Moulard. Colard était monté au sommet d'un orme, haut d'environ 13 mètres. Tout à coup, le tonnerre éclata, le sieur Lelièvre, qui s'était mis à l'abri sous un pommier, fut renversé sur le sol, mais n'eut aucun mal. Colard dégringola de branche en branche jusqu'à terre. Il eut d'ailleurs la chance d'en être quitte pour des égratignures, quant à Moulard, qui s'était mis à couvert sous une haie, bordée de ronces artificielles, il fut projeté dans la haie vive parmi les branchages et les ronces artificielles, où il se fit de sanglantes déchirures.  (Source  : Le Bonhomme Normand)  

 

Juillet 1901   -   Effets de l’orage.  -   L'orage qui a éclaté sur notre région, vendredi la nuit, a occasionné de graves dégâts. A Honfleur et environs, la foudre est tombée sur plusieurs points : à Honfleur, la foudre est tombée sur l'hospice et a déterminé un commencement d'incendie ; à Clarbec, deux vaches réfugiées sous un arbre ont été tuées par la foudre ; à Vasouy, une jument a eu le même sort ; à Saint-Gatien, elle a tué une vache ; à Pennedepie, un cheval a été foudroyé. A Flers-de-l'Orne, le tonnerre a mis le feu à la minoterie, 50 ouvriers sont sans travail.

Dans la Seine-Inférieure et l'Eure, l'orage a aussi sévi avec violence. A Paris, par suite de l'orage, la circulation a été interrompue sur plusieurs points. Dans la banlieue, deux chevaux ont été foudroyés par la foudre.

— A Largentière (Ardèche), un vieillard de 71 ans a été tué par le tonnerre.

— A Cuptat (Creuse), le sieur Carrerou a été foudroyé avec une vache qu'il ramenait.

— A Saulieu (Côte-d'Or), un cultivateur, le sieur Émile Gaumont, ayant, pendant un orage, commis l'imprudence de se mettre à l'abri sous un chêne avec sa femme et un de ses ouvriers, a été foudroyé.

L'état de sa femme est désespéré. Quant au domestique, il a eu les deux jambes paralysées.

— A Précigné (Sarthe), un enfant de 9 ans a été foudroyé en ramenant des bestiaux dans les champs. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Novembre 1901    -   Étouffé sous un éboulement.  -   Dans le bois du Breuil, à Pennedepie, entre Trouville et Pont-l'Evêque, une carrière est en exploitation, quatre ouvriers y travaillaient. Sentant des fragments de terre lui tomber sur la tête, l’un des ouvriers cria : « sauve qui peut ». Ses camarades se sauvèrent,  mais l'un d'eux, François Sauquier, 41 ans, ayant perdu quelques secondes à ramasser ses outils, a été pris sous un éboulement.

Après une heure de travail, on put dégager le malheureux qui avait été asphyxié et qui portait à la tête une blessure profonde qu'il s'était faite en tombant sur la pioche qu'il avait voulu ramasser. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Août 1907  -  Lugubre découverte.  -  En chassant sur la plage, M. Langlois instituteur à Pennedepie, a trouvé sur les rochers un avant-bras humain qu'il s'est empressé de porter à la  mairie et a ensuite prévenu la gendarmerie qui a aussitôt ouvert une enquête. On suppose que ce débris humain a été rejeté par la mer.

 

Février 1907  -  L'impôt sur les Bicyclettes.  -  L'article 3 de la loi du 17 avril 1906 a transformé la taxe sur les vélocipèdes en impôt indirect. Complétant ces dispositions, l'article 23 de  la loi de finances du 30 janvier 1907, a décidé que la perception de cet impôt serait assurée par l'apposition sur les machines de plaques renouvelables annuellement et dont le prix est fixé à 3 fr. par plaque pour les vélocipèdes ordinaires et à 12 francs par place pour les motocycles. 

L'administration des contributions indirectes, chargée de l'exécution de ces prescriptions et de la vente des plaques au public, informe les détenteurs de vélocipèdes qu'ils sont tenus de munir immédiatement (au plus tard pour le 1er mars 1907) leurs appareils de nouvelles plaques de contrôle modèle 1907, et qu'ils pourront s'en procurer en faisant connaître leur  nom et leur adresse dans l'un des bureaux désignés. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Juillet 1913  -  la garde du littoral.  -  Un exercice de garde des voies de communication et des points importants du littoral aura lieu, vendredi 11 et samedi 12 juillet. Il aura pour objet la garde des sémaphores de Trouville et Houlgate, et de la guérite de Pennedepie.

 

Mars 1914  -  Un veau phénomène. -  Une vache appartenant à M. Laurent Mautor, propriétaire a Pennedepie, a mis bas un veau cynocéphale, avec un oeil immense au milieu du front et une bouche déformée qui se trouvait en dessous de deux têtes soudées en une seule et ayant quatre oreilles. Ce monstre, qui n'était pas arrivé à terme, avait en outre, et une trompe nasale au dessous de l'œil.  M. Bansse, vétérinaire à Honfleur, l'a envoyer à l'école de Lyon.  

 

Septembre 1916  -  Les méfait de l’ivresse.  -  La veuve Marescot et son amant, Constant Marais 56 ans, demeurant à Pennedepie, près Honfleur, poussaient une voiture dans laquelle se trouvait l'enfant  de la veuve Marescot, âgé de 3 mois et demi. Tous deux étaient ivres et la voiture zigzaguait le long du chemin, si bien que, sous un heurt plus fort que les autres, le bébé fut projeté sur le rebord du véhicule  et  expira peu après. Les deux pochards prétendent ne se souvenir de rien.

 

Avril 1928  -  La mer rend sa proie.  -  Lundi dernier, M. Aubé, propriétaire à Pennedepie, canton de Honfleur, a découvert sur le rivage le cadavre d'un homme ayant séjourné plusieurs semaines dans l'eau. Le visage était méconnaissable, l'avant-bras droit, tatoué, était marqué aux initiales A. D. Le corps a été déposé provisoirement au cimetière de Pennedepie en attendant le résultat de l'enquête.

On croit que le cadavre serait celui d'un des occupants d'une barque havraise n° 1379, qui a coulé au large, voici un mois et demi.  

 

Juillet 1936  -  Ouverture des débits de boissons à l’occasion du 14 juillet.  -  Le préfet du Calvados a l'honneur de faire connaître qu'à l'occasion de la fête nationale, il autorise les  débits de boissons et autres établissements publics du département, à rester ouverts pendant les nuits du 13 au 14 et du 14 au 15 juillet courant. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Août 1937  -  On découvre sur la plage une automobile volée.  -   Un pêcheur a découvert dimanche matin, sur la plage de Pennedepie, sur un banc de sable, à 300 mètres à l'ouest du chemin vicinal n° 4, allant de la grève à la route nationale 813, de Honfleur à Trouville, et à 50 mètres du rivage, une auto abandonnée en fort piteux état.

Les gendarmes de Honfleur, prévenus, se rendirent aussitôt sur les lieux, mais la mer montante recouvrait presque entièrement le véhicule et ils durent remettre à plus tard leurs investigations.

A marée basse, les enquêteurs établirent qu'il s'agissait d'une voiture 401 Peugeot, immatriculée 1481 C.T. 3, appartenant à M. Bouvachon, villa « Chanteclair », à Deauville.

Toutes les glaces de la voiture étaient brisées, à l'exception de la portière droite avant, et les phares arrachés, ainsi que les feux de position et la plaque matricule. Le toit était perforé  en trois endroits différents et le tableau des compteurs complètement brisé. Enfin, les auteurs de ces actes de vandalisme avaient enlevé le bouchon du réservoir, afin que l'eau de mer l'envahisse et que la voiture soit vraiment incapable de reprendre la route.

Cet automobile avait été volée à Deauville dans la nuit de samedi, à dimanche.

Les gendarmes de Deauville poursuivent l'enquête.  (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Septembre 1938 - Une belle manifestation de sympathie. -  Une très belle manifestation d'amitié et de reconnaissance a eu lieu, hier, en l'honneur de M. Laurent Mautor, maire de Pennedepie depuis vingt-six ans ; Georges Vincent, maire de Vasouy depuis vingt-huit ans, et M. l'abbé Robert Rousée, curé de Pennedepie, desservant de Vasouy depuis vingt-cinq ans.

Elle commença le matin par une messe solennelle, célébrée en l'église de Pennedepie par M. l'abbé Rousée, en présence d'une foule considérable, au premier rang de laquelle on remarquait la présence de M. Duchesne-Fournet, député, qui était entouré des deux jubilaires.

Au cours de l'office, le doyen de Honfleur, dans un très beau discours, traça les différentes étapes de la vie sacerdotale de M. le Curé de Pennedepie, prêtre aux initiatives heureuses, loua les paroissiens de Pennedepie et de Vasouy de leur fidélité aux traditions chrétiennes et présenta les vœux de tous au vénéré jubilaire.

A l'issue de l'office, M. Mautor, au nom des paroissiens de Pennedepie-Vasouy, remercia M. l'abbé Rousée de tout ce qu'il a fait pour eux et leur église depuis vingt-cinq ans qu'il préside spirituellement aux destinées des deux communes-sœurs et lui remit de fort jolis souvenirs.

Des manifestations eurent lieu ensuite aux mairies de Pennedepie et Vasouy.

A Pennedepie, M. Lebey, adjoint, se fit l'interprète des habitants de la commune pour féliciter M. Mautor et lui remettre un souvenir.

A Vasouy, M. Bourgeois, adjoint, parla et agit dans le même sens à l'égard de M. Vincent.

Un banquet de cent vingt couverts réunit ensuite à l'hôtel de la Roche-Vasouy les jubilaires et leurs convives, sous la présidence de M. Duchesne-Fournet. Au dessert, des toasts furent portés par M. Duchesne, maire de Honfleur, au nom des maires du canton et de la ville de Honfleur ; M. Albert-Emile Sorel, au nom de la Société du Vieux-Honfleur, qu'il préside ; l'abbé Montreuil, chapelain de Notre-Dame-de-Grâce, au nom des prêtres du doyenné et des prêtres amis ; M. Jules Deshayes, président du Conseil d'arrondissement de Lisieux ; M. Debeyre, conseiller général ; MM. Duchesne-Fournet, député et le duc d'Harcourt, sénateur.

M. Mautor, en son nom personnel et au nom de M. Vincent, remercia en termes émus, ainsi que M. l'abbé Rousée.

Un salut solennel en l'église de Pennedepie clôtura cette manifestation. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Septembre 1938 - Le mouvement de la population dans le Calvados. - Pendant le premier trimestre 1938, il y a eu dans le Calvados : 1 958 naissances contre 1 865 dans la même période de 1937.

On a enregistré 1 983 décès contre 1 992 en 1937 : 523 mariages contre 502 ; 55 divorces contre 60.

L'excédent des décès est ainsi passé de 127 à 25 dans les deux périodes. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Décembre 1938   -   Trois bœufs écrasés par un train.  -  Le train 5113, train de marchandises venant de Lisieux et arrivant à Honfleur vers 6 heures, allait toucher à destination le 27 courant, lorsque son mécanicien ressentit un choc anormal.

Le lourd convoi, en raison de la proximité de la gare et des aiguillages à effectuer, roulait alors à 30 kilomètres à l'heure tout au plus.

Quelle ne fut pas la surprise du mécanicien lorsque, l'ayant immobilisé, il vit bloqué à l'avant de la machine, un bœuf littéralement broyé, qui avait été happé et tué pendant la marche du train.

Poursuivant ses investigations, l'employé s'aperçut que deux autres bovins avaient subi le même sort et qu'enfin trois autres, indemnes cheminaient paisiblement.

De l'enquête ouverte par le réseau, il résulte que les bœufs en question, appartenant à M. Retout, de Pennedepie, s'etaient échappés d'une cour avoisinant la voie. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Octobre 1943    -   Fait divers.   -    Ayant dû évacuer sa ferme. M. Albert Cordier, de Pennedepie, avait du laisser momentanément son cheptel sur place. Mais quand il revint le chercher, il manquait 18 moutons et deux veaux...  

 

Mai 1944    -   Fait divers.  -   Un violent incendie, dont les causes sont inconnues, s'est déclaré à Pennedepie, dans la ferme de la Côte à M. Rocher, atteignant grand bâtiment, qui a  été entièrement détruit. Après 3 heures d’effort les pompier sont pu maîtriser le sinistre.   

 

Mars 1946  -  Deux prisonniers allemands cambriolent une laiterie.  -  Il y a quelques jours, Mme Vve Fauvel, demeurant à Pennedepie, constatait que 8 kilos de viande, 5 livres de beurre, 10 œufs, du blé, de l’orge et de la crème avaient disparu de sa laiterie.

Une surveillance discrète fut exercée par M. Gaumont, cousin de la cultivatrice. L’autre soir, le veilleur aperçut deux prisonniers allemands qui pénétraient dans le local.

A peine étaient-ils entrés qu’ils furent enfermés à double tour. L’un des malfaiteurs parvint à ouvrir la porte avec un couteau et les deux hommes tentèrent de s’enfuir. Un coup de carabine tiré par M. Gaumont atteignit l’un d’eux, nommé Walter Willis qui blessé au coté droit, a été transporté à l’hôpital. Son compagnon, Fritz Rothe, a été conduit à la gendarmerie de Honfleur. (Source  : Le Bonhomme Libre)

 

Septembre 1946  -  Encore un !  -  Un prisonnier allemand, évadé d’une ferme de Bourguébus et qui se proposait de gagner Hambourg, a été arrêté, à Pennedepie, par un cultivateur, M. Gaston Denos. (Source  : Le Bonhomme Libre) 

 

Juin 1947  -    Le feu en forêt de Saint-Gatien.    Un incendie s’est déclaré dans une coupe de bois et appartenant à M. Etchegaray, située sur le territoire de la commune de Pennedepie. Le sinistre, qui fut combattu par les pompiers de Trouville, a ravagé trois hectares. (Source  : Le Bonhomme Libre)  

 

Octobre 1947  -    Au feu !  -  Un incendie s’est déclaré dans une meule de foin, à Pennedepie, lieu dit « Le Grand Herbage ». Après plusieurs heures d’efforts, les pompiers de Honfleur se sont rendus maîtres du sinistre qui menaçait un dépôt de munitions voisin. (Source  : Le Bonhomme Libre)

99     PENNEDEPIE.  -  La route de  Honfleur à Trouville.  LL.

101      PENNEDEPIE.  -  Le Calvaire.  -  LL.

PENNEDEPIE (Calvados)

Le Pont de la rivière Saint-Georges 

102     PENNEDEPIE.  -  Le Moulin.  -  LL.

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