UN SIÈCLE D'HISTOIRE DU CALVADOS

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PORT- en - BESSIN

Canton de Ryes

Les habitants de la commune sont les Portais et Portaises

Janvier 1901   -   Morts de froids.  -   Dimanche matin, le cadavre du nommé Eugène Ozenne, 46 ans, journalier, sans domicile fixe, a été découvert dans une des écuries de MM. Primois frères, négociants, place Singer, à Caen.

Ozenne, qui s'y était réfugié pour y passer la nuit, a succombé à une congestion cérébrale occasionnée parle froid.

— Samedi soir, le garde champêtre de Port-en-Bessin trouvait, couché sur les quais, Sylveste Persen, 47 ans, qui vivait ou plutôt qui se servait de l'argent qu'on lui donnait par charité pour boire, aucun aubergiste n'ayant voulut le recevoir, le garde conduisit Persen sous le hangar où il couchait souvent. Il lui offrit à manger, la mendiant refusa, le lendemain on le trouvait mort de froid.

— Le sieur Louis Pibouin, 44 ans, cocher de fiacre au service de M. Lépicier, loueur de voitures, rue Saint-Jean, à Caen, a été trouvé mort dans les écuries de son patron, situées place Singer. Le décès est attribué à une congestion déterminée par le froid.

— Le cantonnier de Saint-Gatien, près Honfleur, a trouvé Albert Quellier, 41 ans, étendu sur la route. Le froid avait saisi ce malheureux qui est mort le lendemain. (Source  : Le Bonhomme Normand) 

 

Janvier 1901   -   Le port de la soutane.  -   Plusieurs maires ayant interdit le port de la soutane dans leurs communes, l'archevêque de Paris vient de prescrire aux prêtres de son diocèse de toujours porter la soutane au dehors. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Janvier 1901   -   Le froid.  -   Sans crier gare, le froid et la neige viennent de faire leur apparition. C'est général.

Le Midi n'a pas été épargné, depuis 1870, on n'y avait pas vu pareille chute de neige. Plusieurs trains ont été bloqués. Un grand nombre de personnes sont mortes de froid.

— En Autriche, à Vienne, neuf personnes ont été gelées. A Naples, trois mendiants ont été trouvés morts. A Venise, tous les canaux sont gelés. En Russie, c'est pire encore, les agents de police sont relevés d'heure en heure.

— Dans nos régions, la baisse n'a pas dépassé 14 degrés au-dessous de zéro. En Russie, à Moscou notamment, on a enregistré 35 degrés, toujours au-dessous de zéro. (Source  : Le Bonhomme Normand)  

 

Août 1901   -   Morts accidentelles.  -  Le cadavre du sieur Bourdon, journalier à Huppain, qui travaillait comme maçon aux ateliers du génie, à Port-en-Bessin, a été trouvé dans le port. Le visage du noyé était affreusement mutilé. Les yeux étaient mangés par les crabes. La mort parait accidentelle. Bourdon laisse une veuve et deux enfants, un de 7 ans et l'autre de 4 mois.

— Le sieur Adolphe Anger, journalier à la Lande-Vaumont, près Vire, est tombé du haut d'une voiture pleine de gerbes et s'est brisé le crâne. La mort a été instantanée. Il laisse une veuve et quatre enfants.

— Le sieur Désiré Lebourgeois, 69 ans, journalier à Argences, s'est noyé à Moult, dans le canal dit « d'Argences », en puisant de l'eau.

— Le sieur Zéphir Goujot, 68 ans, journalier à Airan, près Argences, qui était monté sur une meule de paille, perdit tout à coup l'équilibre et tomba sur le sol. Le malheureux est mort quelques instants après.  (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Octobre 1901   -  Récompenses honorifiques.  -   Henri Cyrille, 12 ans et demi, témoignage officiel de satisfaction : sauvetage d'un enfant qui se trouvait à  bord, de « l'Albatros », chaviré en mer, à Langrune, le 19 août.

  Ernest Lebailly, journalier, témoignage officiel de satisfaction : sauvetage d'un mousse tombé dans l'Orne à Caen, le 19 août.

  Albert Gallouin, aubergiste, témoignage officiel de satisfaction : sauvetage d'un enfant tombé à la mer à Port-en-Bessin, le 14 juin.

— Jean Jeanne, témoignage officiel de satisfaction : secours, porté à deux personnes en danger de se noyer à Ouistreham. Le 11 août.

  Mentions honorables : à M. Bisson, télégraphiste, Goussiaume, Binet et Costey, marchand d'antiquités à Caen, pour secours portés lors de l'incendie de la rue Saint-Pierre, à Caen. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Novembre 1901    -   Tentative de déraillement.  -   A la faveur de la nuit, des malfaiteurs ont enfoncé une grosse pierre entre le double rail, près de la gare de Port-en-Bessin. Il n'y a pas eu d'accident.

C'est la troisième tentative de ce genre commise sur la même ligne. Elle ne va pas déjà si bien pour que l'on en entrave encore la marche. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Novembre 1901    -   Tentative criminelle.  -   Le 15 octobre dernier, de misérables sots ont placé de grosses pierres sur les rails du tramway, en face l’aiguille d'entrée de la gare de Port-en-Bessin, au moment où allait passer le train de 7 heures du soir. Heureusement, on s'est aperçu à temps de cette tentative criminelle.

Deux jours plus tard, à la même heure, on a également découvert de gros cailloux placés sur les rails, au dessous d’une voiture de première classe, toujours à la gare de Port-en-Bessin.  (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Juin 1902 -  Un coup de vent.  -  Un coup de vent casse le gui de  grand-voile de la barque de pêche " Marie-Albert", de Port en Bessin. Le mousse de 15 ans est tué, un matelot à la cuisse gauche fracassée.

 

Novembre 1902  -  Élection municipale.  -  Dimanche dernier, le conseil municipal de Port-en-Bessin a nommé M. Candide Marie maire de Port-en-Bessin, en remplacement de M. Vardon, décédé. M. Candide Marie était précédemment adjoint au maire de cette commune.  

 

Novembre 1902  -  Élections municipales. -  M. Auguste Tabourel a été élu adjoint au maire de Port-en-Bessin, le 16 novembre en remplacement de M. Marie Candide, nommé Maire.  

Janvier 1903  -   La disette sur nos côtes. En Bretagne, la situation est lamentable et jamais, de mémoire d'homme, on n'avait vu de misère aussi navrante. La situation des pêcheurs sur nos côtes, sans être comparable, ne laisse pas à son tour d'être inquiétante. C'est un fait notoire et digne de l'attention de nos gouvernements, que le poisson devient de plus en plus rare.

La cause de cette pénurie, nous l'ignorons, mais tous les pêcheurs s'accordent à dire que la mer est dépeuplée.   Les conséquences de cette anomalie sont faciles à prévoir : c'est la misère ou tout au moins la gêne partout et à bref délai. Raison de plus, ne serait -ce que pour tâcher  d'encourager les efforts, raison de plus, dis-je, pour avancer la date des vacances, qui donnera, il faut l'espérer, à nos braves  marins et un toute cette honnête et intéressante population du littoral l'occasion, sinon de réparer le temps perdu, tout au moins de gagner un peu d'argent... car le beau temps, pour nous, pendant les vacances, c'est de l'argent.  

 

Février 1903   -   Accident de mer.   -   Dans la nuit de dimanche à lundi, un sloop chalutier de Port-en-Bessin, l'Espérance, le patron J-B. Delain, armateur M. Candide Marie, se trouvait à une dizaine de lieues en mer, et venait de relever son chalut avec une assez bonne pêche, lorsque une brusque secousse, dans un changement d'orientation de la voilure, fit casser le mât presque au ras du pont ; la grand-voile et une partie des agrès, d'une valeur totale de plus de mille francs, tombèrent à la mer. L'Éperlan, et une autre barque portaise vinrent secours de leurs compatriotes, et prirent l'Espérance à la  remorque ; mais le vent soufflant de la région sud avec une grande violence, on craignait d'abord de ne pouvoir regagner la côte française, et d'être contraints de se réfugier en Angleterre.

Enfin, grâce à d'habiles manœuvres, et en louvoyant avec une persévérance intelligente les trois  navires ont pu rentrer lundi matin à Port-en-Bessin, où l'Espérance et entrée au  bassin pour réparer cette  grave avarie qui, fort heureusement, n'a causé aucun accident  de personne.

 

Février 1903   -   Pour nos pêcheurs.  -   Tout en plaignant les pêcheurs bretons, nous avons fait connaître que le sort des pêcheurs normands n'était pas plus heureux, car le mauvais temps et l'absence de harengs les a réduits à une misère telle qu'une délégation a été obligée d'aller demander des secours à la mairie de Cherbourg. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Mars 1903   -   Détournements d’une receveuse.  -  D'après les débats qui viennent d'avoir lieu à Bayeux, la tenue de la comptabilité des Tramways du Calvados de Bayeux à la Mer laisserait beaucoup à désirer. Il paraît que les recettes des receveurs sont expédiées tous les cinq jours, dans des boîtes, et que jamais il n'est accusé réception de ces envois.

Or, si une boîte disparaît ou si la somme annoncée n'y est pas intégralement ou si elle est mal inscrite, ce n'est que plus tard que les expéditeurs l'apprennent, quand on leur retient le manquant sur leurs appointements.

C'est, d'après la femme Marie, receveuse à Port-en-Bessin, pour combler une somme ainsi réclamée qu'elle aurait fraudé la Compagnie en portant sur le registre un nombre de billets inférieur à ceux qu'elle avait distribués et dont elle s'appropriait le montant.

La femme Marie a été condamnée à six mois de prison et 25 fr. d'amende, avec la loi Bérenger, et à rembourser à la Compagnie les sommes détournées. (Source : Le Bonhomme  Normand)

 

Mai 1903    -   Gratifications.  -   Le ministre de la marine a accordé les gratifications ci-après : à M. Lechevalier, syndic des gens de mer à Dives, 60 fr. ; aux gardes maritimes : MM. Férey, de Port ; Le Coz, de Luc, et Cordier, de Ouistreham, 50 fr. chacun.  (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Mai 1903    -   La température.  -   Les saints de glace ( 11, 12 et 13 mai ) ne se sont pas fait trop sentir. S'il faut en croire la légende, il paraît que saint Urbain ( 25 mai ) ne sera pas aussi doux que ses copains. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Mai 1903  -  Samedi 4 au matin, les chantiers de M. Langlois ont mis à l'eau un Sloop baptisé "Louise", pour le compte de M. LAURENT de Paris.

 

Juin 1903  -  Tremblement de terre.  -  Une légère secousse de tremblement de terre s'est produite lundi dernier à Port-en-Bessin ; cette même secousse, accompagnée d'un sourd grondement souterrain, a été ressentie également à Bayeux, et dans les environs, le même jour, faire 11 heures du matin ; cette secousse a été assez vive pour remuer les objets mobiliers et la vaisselle. Elle n'a duré que quelques secondes.

 

Juillet 1903    -  Palme académique.   -   M. Tirel, instituteur à Port, est nommé officier d'académie. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Septembre 1903  -  Encore une noyade.   -   Un drame terrible s'est déroulé, dimanche soir, à Port-en-Bessin. Un concert symphonique venait d'avoir lieu et plusieurs jeunes gens étaient assis sur le parapet du chenal, à l'entrée du premier bassin. L'un d'eux, voulant jouer, poussa un de ses camarades. Celui-ci perdit l'équilibre et tous les deux tombèrent à l'eau.

La mer montait à ce moment, elle atteignait là un mètre cinquante, au moins. L'un des deux jeunes gens, nommé Martin, excellent nageur, réussit, bien qu'à moitié étourdi par sa chute, à saisir une échelle de fer et à remonter sur le quai. Mais le second, le jeune Pottier, fut aussitôt entraîné sous les lames et disparut.

Les douaniers accoururent avec des engins de sauvetage, malheureusement, ils ne réussirent à retirer Pottier qu'au bout  d'une demi[1]heure d'efforts désespérés.

La mort avait fait son œuvre et les soins prodigués à l'infortuné furent inutiles. Pottier était âgé de 19 ans, soutien de famille et très estimé de tous. Cette mort tragique a causé à Port-en-Bessin une impression profonde. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Septembre 1903  -  Chaleurs.   -   Après le froid et la pluie, les chaleurs. Le thermomètre est monté à 25°. Pourtant, les gens d'Espagne sont plus à plaindre que nous. Ils ont eu 49° à l'ombre et 59° au soleil. Pas étonnant que les Espagnols aient la tête chaude. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Février 1904  -   Les chalutiers.   -   Les nombreux marins qui vivent de la pèche au chalut sur nos côtes viennent d'adresser une requête au ministre de la marine.

Ils accusent, avec, raison les chalutiers à vapeur de détruire jusqu'au frai tous les bancs de poisson. Ainsi, les barques de Trouville, de Port et de Grandcamp faisaient toujours bonne pêche au nord du cap de la Hève, mais ce fond a été ravagé en quelques jours par des chaluts à panneaux.

Aussi, les chalutiers normands demandent-ils qu'on défende à ces engins destructeurs d'opérer à moins de trente cinq milles de nos côtes. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Mars 1904  -   Sinistres maritimes.   -   A la suite d'un abordage survenu au large de Port-en-Bessin, entre les sloops  « Saint-André » et « Eperlan », de Port-en-Bessin, celui-ci a coulé. L'équipage a été sauvé. 

— Une barque de pêche, portant cette indication : Havre, 227, s'est perdue en face Honfleur. Il n'y avait personne à bord. On suppose que le vent lui avait fait rompre ses amarres. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Juin 1904  -   Les fouilleuses de tiroirs.    -   Une saltimbanque, la femme Mayer, 54 ans, s'était rendue avec sa servante, la fille Lesourd, 37 ans, chez la dame Dajon-Lamare, épicière à Port-en-Bessin, et avait acheté un paquet de chicorée. La femme Mayer donna un louis en paiement et, sous prétexte de chercher avec la marchande, dans le tiroir, des pièces nouveau modèle, elle trouva moyen de subtiliser 23 fr. 

On s'en aperçut plus tard et on reconnut que les deux voleuses avaient usé du même procédé pour refaire des marchands de Bayeux. 

La femme Mayer, déjà condamnée pour des faits semblables, a attrapé huit mois de prison et la fille Lesourd deux mois. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Août 1904  -   Les suites d’un abordage.    -   Deux barques de Port-en-Bessin : le « Saint-André », patron Colin, et l’ « Éperlan » s’étaient abordées , la nuit, sans avoir leurs feux allumés. L' « Éperlan » fut coulé et son équipage fut recueilli par le « Saint-André ». 

Pour leur négligence, les deux patrons viennent d'être condamnés à chacun 50 fr. d'amende par le tribunal maritime, pendant que le tribunal de commerce leur fait payer à chacun 2 500 fr. de frais.  (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Octobre 1904  -   Sur la mer.    -    Le sloop la « Sirène », patron Laroute, a été jeté à la côte, près de la digue de Luc. L'équipage est resté sain et sauf et on a travaillé à renflouer la « Sirène ».

— Le sloop de pêche « Jean-Baptiste-Lèon », de Grandcamp, surpris par une trombe d'eau, a éprouvé 3 000 fr. d'avaries.

— A Port-en-Bessin, le sloop « Saint-Alfred » s'est échoué derrière la jetée. Il n'y a pas eu d'accident de personne. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Mai 1905  -  Barque coulée par un steamer.  -  La barque de pêche " La Providence ", de Port-en-Bessin, se trouvant vendredi la nuit à 20 milles de la Héve a été abordée et coulée  par  le steamer " Médoc " des Messageries Maritimes, allant de Marseille au Havre.

Les cinq hommes de  " La Providence " et le mousse purent embarquer dans le canot du bord et furent recueillis par le " Médoc ". Une enquête est ouverte car " La Providence " avait ses feux de position, étant à la pêche, et il faisait un clair de lune splendide.

 

Février 1906  -  La tempête.  -  La barque de pêche, " Étoile de mer ", a été jetée à la côte devant Gatteville (Manche). L'équipage a pu se sauver dans un canot et atterrir à Barfleur, mais la barque à de nombreuses avaries et fait eau de toutes parts ; la quille a été démolie et le gouvernail enlevé par la mer.

 

Juin 1906  -  Sauvetage émouvant. -  Lundi après-midi, vers 3 heures et demie, deux fillettes jouaient sur l'escalier accédant au quai. La mer était grosse et un ressac très violent battait cet endroit ; une lame enleva les pauvres enfants sous les yeux de vieux marins infirmes impuissants à leur porter secours. Par bonheur, M. Perrée, négociant à Port passait sur le quai ; il se jeta résolument à l'eau et saisit une des fillettes ; ils allait toucher l'escalier lorsque une lame le rejeta au loin et à ce moment il reconnut sa propre fille, Marie, âgée de neuf ans et demi, dans l'enfant qu'il cherchait a sauvé ; son émotion fut telle qu'il lâcha son précieux fardeau  et il se serait noyé lui-même si son fils, qu'un marin était allé chercher, ne s'était jeté à la mer et n'eût réussi a arracher a la mort son père et sa sœur. L'autre fillette, Madeleine Le Herpeur, âgée de neuf ans, qui, pendant ce temps, avait été emportée par le courant et avait disparu, a été sauvée par un jeune apprenti gabier au deuxième dépôt des équipages de la flotte a Brest,  Robert Salien, actuellement en permission a  Port-en-Bessin.  

 

Novembre 1906  -  Effet de la tempête.  -  Au cours de la tempête qui a sévi dimanche sur le littoral, les barques de pêche qui étaient sorties depuis la veille sont rentrées en hâte dans le port. L'une de ces barques en franchissant la passe d'entrée, est venue heurter à la suite d'une fausse manœuvre un sloop appartenant à M. Lefournie, armateur, et l'a défoncé. Les dégâts sont très importants.

 

Janvier 1907  -  Un incendie.  -    Dans la nuit de Jeudi à vendredi, le feu s'est déclaré à Port-en-Bessin dans un bâtiment à usage de boulangerie, situé rue des Écoles, appartenant à Mme Madeleine.

Malgré, la promptitude des secours, tout a été détruit. Les dégâts non encore évalués sont couverts par une assurance. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Janvier 1907  -  Trouvaille en mer.  Le Sloop de pêche « Marie-Louise » de Port-en-bessin, a recueilli en mer, mardi dans l'après-midi à dix milles au large de la pointe d'Antifer, trois  barriques dont deux contenaient du madère, et l’autre du Malaga. Ces fûts vont être vendus par les soins de l’administration maritime. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Mai 1907  -  Destruction de poissons.  -  La population de Port-en-Bessin est en ce moment très éprouvée par la diminution considérable du produit de la pêche. L'an dernier, elle avait déjà subi une perte de cent mille francs.

Cette année, à la fin de la saison, la situation est plus grave encore. Le produit de la pêche, qui atteigne 650 000 francs en 1901 est tombé à 450 000 francs environ.

Les marins sont dans la désolation et entrevoient la ruine imminente.

On attribue cet état de choses déplorable aux ravages que causent les pieuvres qui détruisent le poisson. D'ailleurs, la station

de pêche de Port-en-Bessin n'est pas seule éprouvée, tout le littoral du Calvados est plus ou moins atteint. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Mai 1907  -  La crise du poisson.  -  C'est la faute aux pieuvres, qui sont innombrables, nous dit-on, et absorbant tout le petit poisson.

Or, petit poisson deviendra grand  - Pourvu que dieu lui prête vie.

Les pieuvres qui existent sont-elles cause de tout le mal ? - Les chalutiers ne font-ils pas aux picoteux une concurrence telle que ceux-ci doivent avoir toutes les peines du monde à  faire leurs frais. 

Un de nos députés n'a-t-il pas signalé le mal à la tribune du parlement ?

- Eh bien ! Et puis après ?

Opinion des pêcheurs sur la pieuvre. Les pêcheurs ont au contraire une très bonne opinion des pieuvres, il faut les entendre rire quand on leur dit : S'il n'y a plus de poisson c'est la faute aux poulpes qui  deviennent de plus en plus nombreuses. Elles ont bon dos, nous disait l'un d'eux, et des plus expérimentés, car il exerce le métier depuis de longues années ; eh  bien, les pieuvres sont nombreuses ajoutait-il, mais j'ai vu des années où ils y en avait dix fois plus, et jamais pourtant le poisson n'avait été en aussi grande quantité.

- Comment expliquer alors la dépopulation du poisson comme dirait M. Piot ?

- Rien de plus simple et M. Piot, que je ne connaît ni d'Ève ni d'Adam n'a rien à voir là-dedans. S'il n'y a pas de poissons, c'est la faute aux chalutiers qui ont des engins de destruction  trop perfectionnés ; c'est aussi la faute aux petits bateaux qui pêchent la crevette et détruisent les cloches du poisson au moment du fret.

Toutes ces barques vont à la pêche jusque sur le deuxième banc et pendant la nuit les pêcheurs soufflent au fanal et détruisent ainsi tout le petit poisson, en particulier la sole.

On accuse la pieuvre d'être cause de tout le mal, c'est bien mal la connaître en vérité ; la pieuvre s'attaque au coquillage, on la trouve derrière le homard, l'étrille, le crabe, le poupard, mais elle n'a cure des autres poissons. Ceux qui mettent des bâparts, autrement dit des filets piqués dans le sable, voilà ceux qui dépeuplent la mer.

Le remède ?

C'est au syndicat de la marine de le donner en faisant appliquer les règlements, en forçant les chalutiers à se tenir à 10 kilomètres au moins en mer et a empêcher de mettre le poisson à moins de 15 centimètres. Et pourquoi ces règlements ne sont-ils pas appliqués ?

 

Mai 1907  -  Naufrage.  -  Samedi soir, vers 6 heures, les bateaux de pêche " Myosotis n° 807  et Albert César n° 874 ", monté chacun par six hommes d'équipage immatriculés au port  de Caen, se sont mis à la côte à l'entrée du port de Port-en-Bessin.  Les équipages ont été sauvés à l'aide d'un va-et-vient.  Le sloop " Albert César " a pu être renfloué et entré au bassin, mais la bisquine " Myosotis " est  considéré comme perdue.

 

Décembre 1907  -   La Tempête.  -  Tempête le 13 et 14 : Les lames couvrent les jetées de Port en Bessin et cachent l'entrée.  Le "Saint-Sébastien", un des chalutiers les plus modernes  du port - à voiles, mais avec un treuil à vapeur, percute la jetée Est,  puis s'échoue sur les galets, à 6 m seulement de la falaise. L'équipage est sauvé. Mais, après obturation des voies  d'eau , il faudra mobiliser 3 autres barques, au large, et une bonne partie des habitants, sur la digue, pour tirer sur les cordes et le remettre à flot.

 

Janvier 1908  -  Pêche infructueuse.  -  Les marins de Port-en-Bessin ont bien commencé l'année, leurs pêches ont produit comme rendement total une somme de 36 000 francs. Certaines barques ont fait de onze à douze cent francs. Malheureusement les Portais, sur le banc où ils péchaient, n'ont pas compté moins de 25 chalutiers à vapeur, ce qui va réduire  à une quinzaine de jours la période de pêche qui dure habituellement trois mois.

 

Avril 1908  -  Éboulement d'une falaise. -  Dans la nuit de lundi à mardi, une partie de la falaise au dessus de laquelle se trouve le sémaphore, s'est éboulée. Le gardien du sémaphore, effrayé par le bruit et la secousse qui se fit sentir, se leva ; il était 4 heures du matin, et il constata avec stupeur le cataclysme qui venait de se produire. Sous cette partie de falaise passent les eaux de l'Aure et de la Drôme, qui se perdent dans la fosse du Souci pour ressortir dans la mer.

C'est assurément par suite du travail souterrain des eaux de ces rivières, que l'éboulement a eu lieu. Il est à craindre qu'il ne s'étende encore, et la situation du sémaphore est des plus menacée.

 

Juin 1908  -  Un événement.  -  Le premier vapeur charbonnier est entré, l'autre jour, à Port-en-Bessin, pour le compte de la nouvelle Société Portaise. Il contenait 400 tonnes de charbon. Le déchargement a duré deux jours et demi et occupe une cinquantaine de personnes.

 

 Juillet 1908  -  Inauguration de l'école.  -  À l'occasion de l'inauguration de l'école maternelle, qui aura lieu le dimanche 30 août, sous la présidence de M. Henri Chéron, sous-secrétaire d'État à la guerre, la municipalité de Port-en-Bessin organise de grandes fêtes.

La musique du 36e de ligne et la Société de gymnastique " La jeune France ", de Bayeux, prêteront leur concours. Les régates auront lieu le même jour. Le banquet se tiendra dans les vastes entrepôts de la nouvelle Société Portaise d'importation et d'exportation. En raison de la morte eau, la fête nautique aura lieu le dimanche 6 septembre.

 

 Septembre 1908  -  Travaux de dragage.  -  Une drague à vapeur est arrivée mercredi à port en Bessin pour procéder au dragage des bassins, où l'amoncellement des vases rendait la  navigation difficile pour les navires d'un fort tonnage.  

 

Octobre 1909  -  Tempêtes sur tempêtes.  -  En six jours, deux tempêtes, la dernière surtout, ont occasionné, sur nos côtes, des dégâts considérables. C'est le port de Grandcamp qui a été le plus atteint : une trentaine de barques de pêche ont été plus ou moins avariées, c'est la ruine et la misère pour les malheureux pêcheurs. A la nouvelle de ce sinistre, M.  Chéron s’est rendu à Grandcamp. Port-en-Bessin a aussi souffert, ainsi que Arromanches, ou une partie de la digue a été enlevée. 

  A Courseulles, Langrune, Bernières, de nombreuses cabines, enlevées par la mer, ont été brisées. Tout le littoral, du reste, présentait un triste spectacle : toitures enlevées, arbres et poteaux arrachés, maisons inondées par la mer, qui est venue battre à plus d'un kilomètre dans les terres. Heureusement, on ne signale aucun accident de personne. (Source Bonhomme Normand)  

 

Octobre 1909   -  Le raz de marée.   -   Le raz de marée dont nous avons parlé hier et qui s'est produit sur nos côtes du Calvados, a pris les proportions d'un véritable désastre.

A Grandcamp, la mer s'est avancée jusqu'à 1 600 mètres à l'intérieur des terres. Plusieurs routes ont été détruites. Le sol est entièrement recouvert par les galets. Deux digues ont été complètement détruites.

On est sans nouvelles de plusieurs barques. La population espère toutefois qu'elles auront fui devant la tempête et se seront réfugiées dans d'autres ports de la côte.

Les dégâts causés par le désastre, sont considérables. Trente deux barques de pêches sur trente-huit que contenait le port ont été coulées ; deux bateaux de plus fort tonnage sont perdus ou considérés comme tels. Une partie de la jetés a été emportée ; la plupart des villas ont été envahies par l'eau, et la mer est venue jusque dans les rues.

La perte des barques de pêche entraîne la ruine et la misère de presque toute la population dont elles constituaient le gagne-pain.

A Port-en-Bessin, Jeudi matin, vers 8 heures, à la pleine mer, un vapeur anglais chargé de charbon pour le compte de la Compagnie Portais, n'a pas osé se risquer dans la passe de Port-en-Bessin. Il a appelé un pilote, M. Émile Durand, et celui-ci, même au prix de sérieuses avaries à sa chaloupe, n'a pu parvenir à accoster le navire qui est allé se mettre à l'abri sous la Hougue.

Dans la nuit de grands dégâts ont été causés à la Poissonnerie du Port, malgré la précaution qu'on avait prise d'enlever la cloison ouest pour donner libre passage au vent, et la cabine de recette a été emportée avec la caisse et les livres de comptabilité qui ont été entraînés à la mer.

A Port également, une partie de jetée détruite l'année dernière et qu'on avait refaite cet été, a été de nouveau très gravement endommagée.

A Asnelles, dans la nuit du 28 au 29 octobre, la mer, poussée par un fort vent de nord nordet, a envahi les marais de Meuvaines et le territoire d'Asnelles la Belle[1]Plage. A huit heures du soir (28 octobre), la mer bat son plein dans la commune même et les vagues parviennent au lavoir communal, situé à 800 mètres des digues. Pleine lune, grande marée, tempête de nord-est, tout concorde à rendre la mer plus envahissante et plus dangereuse.

Toutes les cabines situées derrière l'ancienne digue sont emportées par la mer pêle-mêle avec les barques de pêche, leurs débris gisent un peu partout dans les marais. Des bestiaux sont restés dans les herbages des marais, on ne peut les sauver. heureusement, les gabionneurs de la commune tous partis au gabion pour tirer les gibiers de passage, ont pu rentrer soit dans la nuit soit au jour. On avait craint un instant pour leur vie.

On ne peut évaluer encore les dégâts qui seront considérables. 29 octobre, 9 h. matin. La mer envahit de nouveau Asnelles la Belle-Plage.

A Arromanches, Une partie de la digue a été arrachée.

A Courseulles. 40 cabines ont été brisées sur la plage, les travaux du port sont endommagés. Partout les dégâts sont énormes, la campagne a beaucoup souffert. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

Août 1912  -  Accident aux régates  -  Au cours des régates de port en Bessin, un levier de cabestan  a blessé un matelot sur une barque. Une autre barque a eu un mât brisé et une voile déchirée ; enfin les torpilleurs, empêchés par le gros temps non pu venir évoluer devant les jetées. Une foule nombreuse assistait aux fêtes nautiques.

 

Mars 1913  -  Sang-froid d'un jeune enfant.  -  Sur le second bassin de Port-en-Bessin, deux enfants s'amusaient, le jeune Lucien Cavey, 10 ans, et Louis Langlois, 9 ans. Ce dernier, en voulant monter à bord d'une grande barque, tomba à l'eau. Il coulait déjà lorsque son camarade Lucien dirigea la barque qu'il montait, près de lui, parvint à le saisir par sa blouse et  à l'arracher ainsi de la mort.  

Juillet 1913  Un qui l'échappe belle.  -   Pendant qu'Alexandre Pottier installait une antenne de télégraphe sans fil sur le mat des signaux près de la Douane le mat se rompit. Le  malheureux se serait écrasé certainement en tombant d'une hauteur de 16 mètres sans un hasard providentiel : son poignet se prit dans le fil de fer et on accourut le tirer de sa situation inquiétante.

 

Août 1913  -  Les régates de Port-en-Bessin  -  Un temps superbe a  favorisé les traditionnelles régates de Port-en-Bessin. La distribution des récompenses s'est faite en présence de MM. Potigny, Administrateur Maritime du quartier de Caen ; Heuzé, Conseiller Général ; Lefournier, Maire, etc... Voici le résultat des diverses épreuves  :  Course à la voile pour  barques pontées : 1er prix, sloop " Félix-Faure ", patron Camille Thomine : Course à la voile pour chaloupes montées par un seul homme : 1er prix, " Jeune-Hortense ",  patron Rodolphe  Conin : Course à la godille pour canots montés par des mousses âgé de 15 ans au plus : 1er prix, V. Tabourel. : Course à l'aviron pour canots : 1er prix, F. Delain.

 

Octobre 1913  -  Triste épave. -  En relevant un chalut la Barque de pêche  " Saint-Alfred ", patron Henri Helié, a ramené deux jambes dans des bottes de marin ; ces restes lugubres  ont été reconnus pour être ceux de M. Émile Vingtron, disparu en mer dans la nuit du 26 au 27 août 1912.

Janvier 1914  Naufrage d'une goélette. -   Après avoir quitté Port-en-Bessin sur lest se rendant à  Dives, la goélette " Dagmar ", du port de Savesham, a fait naufrage près de Saint-Aubin (Seine-Inférieure) par suite d'une avarie survenue à la commande de la barre. L'équipage,  composé de six hommes et du capitaine a pu, grâce à un canot, regagner  la côte, mais la goélette est perdue. Les  hommes sont restés toute la nuit sur la côte ne sachant de quel côté se diriger, et trempés jusqu'aux os.  Le matin seulement, s'étant dirigés  vers les maisons de Saint-Aubin, ils y reçurent les soins que comportait leur état. Ils ont été rapatriés par l'entremise du consul d'Angleterre.

 

Janvier 1914  -  La crise du hareng. -  Il est temps de jeter un cri d'alarme : il y a une crise du hareng sur nos côtes. La saison d'hiver a été particulièrement défavorable pour nos  pêcheurs ; le hareng n'a pas donné. On sait l'importance de cette pêche, et la consommation énorme de harengs qui se fait tant en poissons frais qu'en poissons conservé ou fumé. Or le hareng et le sprat ont presque disparu de nos  côtes. Nombreux sont les pêcheurs qui ont eu à déplorer cette pénurie de hareng, car l'abondance jadis avait attiré au Havre et Honfleur un grand nombre de pêcheurs bretons. 

 Cette année les résultats ont été absolument désastreux et beaucoup de familles de pêcheurs vont se trouver dans la gêne et la misère. On a attribué la cause de cette disparition aux marsouins et aux chiens  de mer qui affectent nos côtes par bandes. Ces voraces destructeurs ont dû ravagé les bancs de harengs est effrayer par leur présence tous ceux qui auraient  pu s'aventurer dans les eaux côtières. Déjà, les parlementaires se sont émus de cette question grave.  M. Flandrin, député de pont l'évêque, vient de signaler au ministre de la marine cette situation menaçante pour nos marins et lui a demandé de décider au plus tôt des mesures nécessaires. Il n'est pas douteux que les pouvoirs publics ne manquerons pas de s'émouvoir de ces faits et prendront toutes les mesures utiles, afin de détruire ou d'éloigner les chiens de mer et marsouins de nos côtes.

 

Avril 1914  Dégâts à une barque.  -  M. Maurice Bihel, marin-pêcheur à Port-en-Bessin, allait quitter sa barque vers 11 heures du soir, lorsqu'il aperçut dans le premier bassin un  mât  de petite barque qui flottait. M. Bihel alla le chercher et ne sachant à qui il appartenait il ne déposa  dans son bateau. Le lendemain matin, M. Adolphe Vautier, marin-pêcheur, informé de la trouvaille faite par M. Bihel, reconnut le mât comme étant celui de sa barque, il constata également qu'un malfaiteur s'était introduit à bord de son bateau et y avait coupé des cordes dites rides d'une longueur de 16 mètres. Auteur inconnu.

 

Mai 1914  -  La fureur du « rescapé ».  -  Un gendarme entendant les cris de « Au secours. Un homme à la mer ! » se rendit aussitôt du côté des bassins. Il aperçut quai Félix Faure un  rassemblement  dans lequel se débattait un nommé Arthur Rousseville, 17 ans, marin-pêcheur  qui, en étal complet d'ivresse se roulait à terre et portait des coups de pieds et des coup de poings aux personnel, qui l'avaient retiré de l'eau et voulaient le faire rentrer chez lui changer de vêtements.

 

Janvier 1915  -  Les courageux.  -  Le Ministre de la Marine a accordé des témoignages officiels de satisfaction aux matelots René Paris et Alexandre Masson, pour sauvetage d'un marin de l'État, dont le canot avait chaviré près de l'île Tatihou, le 2 novembre ; à Charles Blanlot, 16 ans, de Port-en-Bessin, qui sauva un jeune homme tombé dans le port, et au novice Maurice Marie, qui sauva un enfant en danger de se noyer dans l'avant-port de Port-en-Bessin.  

 

Février 1915  -  A nos marins-pêcheurs.  -  Le vice-amiral Pivet, préfet maritime de Cherbourg, vient d'adresser à la marine la circulaire suivante :

Divers faits, qui se sont passés dernièrement, montrent que les pêcheurs ne se rendent pas suffisamment compte de l'intérêt qu'il y a à prévenir immédiatement l'autorité maritime la plus proche de tout incident qui peut intéresser la Défense Nationale.

En ce qui concerne plus particulièrement les sous-marins ennemis, vous devez rappeler aux patrons des barques de pêche que dès qu'ils en aperçoivent un, ils doivent s'efforcer de rallier le plus rapidement possible le port le plus à portée et en informer de suite l'autorité maritime.

Si le patron du chalutier « La Foi », de Dieppe, avait agi ainsi, le gouverneur du Havre aurait pu probablement être averti en temps utile et on n'aurait pas eu à déplorer la perte du « Tako Manu ».

Vous voudrez donc appeler l'attention des pêcheurs sur l'importance des services qu'ils peuvent rendre dans des cas analogues et leur faire savoir en même temps que, lorsque les  renseignements de l'espèce qu'ils fourniront seront réellement intéressants, je serai disposé à leur accorder une gratification sur la proposition qui m'en sera faite par l'autorité  maritime du port auquel ils auront apporté le renseignement.

 

Février 1915  -  Premiers effets de la piraterie allemande.  -  Le vapeur français « Ville-de-Lille », de la Compagnie de navigation des bâtiments à vapeur du Nord, se rendant de Cherbourg à Dunkerque et se trouvant dans le nord du phare de Barfleur, a aperçu le sous-marin allemand « U-16 ». Le vapeur français a tenté de s'enfuir, mais sa vitesse était trop faible. Le sous-marin l'a rejoint et l'a coulé au moyen de bombes placées à l'intérieur, après avoir donné dix minutes à l'équipage pour se sauver dans les deux embarcations du bord. 

Le sous-marin « U-16 » se dirigea ensuite vers un vapeur norvégien pour lui faire subir le même sort, mais il dut y renoncer par suite de l'arrivée d'une division de torpilleurs de  Cherbourg, il fit alors route à l'est, plongea et disparut. 

 

Avril 1915  -  La réquisition des chalutiers.  -  A la suite de diverses démarches du commissaire.  -  A la suite de diverses démarches du commissaire aux transports maritimes et à la marine marchande auprès du ministre de la marine, une question particulièrement importante pour les armateurs de chalutiers vient de recevoir une heureuse solution. Jusqu'ici, il n'avait été pris à son sujet que des mesures de détail.  Cette fois, il a été admis, et cela d'une façon générale, que les armateurs pourraient faire prendre armement à des chalutiers à vapeur ou à moteur non encore réquisitionnés et, qu'en vue de cet armement, ils pourraient obtenir la mise en sursis de quelques hommes. Il est en outre confirmé que les navires ainsi employés à la pêche ne seront pas réquisitionnées par le département de la marine, à moins de nécessités militaires tout à fait urgentes. 

 

Mai 1915  -  Morts glorieuses.  -  Sont morts pour la patrie : MM. Lucien Delain, de Port-en-Bessin ; Gustave Le Clerc, d'Asnelles, soldat au 236e ; Désiré Roger, de Juaye-Mondaye, soldat au 46e ; Gustave Chandivert, de Caen, soldat au 129e.  

 

Juin 1915  -  Mort glorieuse.  -  On annonce la mort de M. Lucien Delain, fils de M. Auguste Delain, mercier à Port-en-Bessin, jeune soldat de la classe 1915, tué par une explosion de mine au bois François, près de Péronne. Ce jeune homme sortait de l’École Normale de Caen. Il était le neveu de M. Delain, boulanger à Falaise.  

 

Novembre 1915  -  La Cueillette des pommes.  -  Le ministre le l'instruction publique avait décidé, le mois dernier, que les enfants des écoles, dans nos vingt trois départements cidricoles, pourraient être mis, un jour par semaine, à la disposition des maires, pour participer à la cueillette des pommes. Afin de hâter cette récolte, particulièrement abondante  cette année, et afin d'éviter la perte d'une véritable  richesse nationale, le ministre de l'instruction publique vient l'envoyer des Instructions aux inspecteurs d'académie pour que,  partout où le besoin s'en fera sentir, nos écoliers consacrent tous leurs après-midi à ce travail.

 

Décembre 1915  -  la pêche dans la Manche.  -  A la suite de demandes adressées par MM. les maires de Port-en-Bessin et de Grandcamp, il vient d'être décidé qu'une zone comprise entre le littoral et la  ligne Trouville-La Hougue serait ouverte à la pêche de nuit. Il est très probable que prochainement d'autres dispositions seront prises pour faciliter aux pêcheurs du Calvados, l'exercice de la pêche et en  particulier au sujet de la liberté de circuler la nuit spécialement réclamée par les pêcheurs de Port-en-Bessin. Suivant les indications de l'état-major général de la marine, une commission examine cette  dernière question et on aurait l'espérance d'arriver à une solution favorable.

 

Décembre 1915  -  Morts glorieuses.  -  Sont morts pour la France : MM Etienne Havard, de Saonnet ; Édouard Marie, de Port-en-Bessln, malelot-canonnier. 

 

Décembre 1915  -  Recensement des chevaux et voitures.  -  Les propriétaires de chevaux, juments, mulets et mules, voitures, automobiles et motocyclettes, doivent en faire la déclaration à la mairie (bureau militaire) avant le 1er  janvier prochain.

 

Décembre 1915  -  La pêche dans le Calvados.  -  Le sous-secrétaire d’État de la marine marchande vient de prendre une mesure de  clémence à l’égard de la plupart des pêcheurs  des  ports du Calvados en réponse à une question dont nous avons antérieurement parlé. Des instructions ont été données aux administrateurs de l’inscription maritime pour que ces  pêcheurs soient autorisés à reprendre la mer.

 

Février 1916  -  Chasse à la pantière.  -  Il ne faudrait pas lire : chasse à la panthère. En fait de fauves, nous n'avons, en France, que des Boches. il est vrai qu'il y en a beaucoup. La « pantière » n'est pas un gibier, mais un engin de braconnage, de longs cordeaux garnis de nœuds coulants en crin, pour happer les oiseaux en temps de neige. Ces engins sont  défendus et le gardien du phare de Port s'en est fait confisquer deux cents mètres par les gendarmes. Neuf autres pantières, formant une longueur de deux kilomètres, ont été saisis le même jour.

 

Mars 1916  -  Inquiétante disparition.  -  Un sieur Ovide Lemière, 66 ans, employé aux travaux du port, à Port-en-Bessin, a disparu ces jours derniers. La découverte de ses lunettes dans le varech, près du quai, fait craindre qu'il ne soit noyé.  

 

Mars 1916  -  Le temps qu’il fait.  -  Depuis trois jours, on est entré dans le printemps et on attend toujours que l'hiver commence. De l'eau ! toujours de l'eau ! (Que d'eau ! Que d'eau !) Un peu de neige, mais plus de gelées, nous n'avons plus que des hivers pourris. Il doit y avoir quelque chose de détraqué autour de nous. Enfin, malgré les jours mauvais, les arbres bourgeonnent, les oiseaux fredonnent, et notre confrère, M. Lebbyteux, fleuronne, car il a un marronnier déjà épanoui dans sa cour. Celui légendaire des Tuileries va en dessécher de jalousie. 

 

Mars 1916  -  Macabre  repêchage.  -  On a découvert, ces jours-ci, dans le bassin Félix-Faure, à Port-en-Bessin, le cadavre de M. Victor Lemière, 65 ans, surveillant des travaux du  port, dont nous avions annoncé la disparition au commencement du mois. On croit à un accident.  

 

Septembre 1916  -  Les pirates boches dans la Manche.  -  Le navire « Henri-Etien », armateurs MM. Prentout et Cie de Rouen, commandé par le capitaine Layec, a été coulé, non loin de Barfleur, par un sous-marln allemand. L équipage, embarqué dans deux canots, a abordé sain et sauf à Port-en-Bessin. Avant de faire sauter le navire, les Boches ont raflé tout ce qu'il y avait de cuivre et de bronze à bord, même la cloche.

 

Septembre 1916  -  Les dangers du bain.  -  Deux jeunes filles, en villégiature à Commes, se baignaient, l'autre jour, dans l'avant-port, à Port-en-Bessln, lorsqu'elles furent entraînées part le courant. Un marin du port, Louis Marie, 18 ans, se précipita à leur secours et les aida à sortir de leur dangereuse position. Ce jeune sauveteur est déjà titulaire de  deux médailles.

 

Septembre 1916  -  Les écoliers aux champs.  -  Le gouvernement fait appel au concours des écoliers pendant les vacances, pour les travaux de la moisson. Le transport vers les exploitations agricoles de la jeunesse scolaire des agglomérations urbaines sera fait, gratuitement, par réquisition, aux frais de l'Etat. D'autre part, toutes les mesures seront prises  pour protéger moralement et matériellement les Jeunes gens des écoles qui auront à cœur de consacrer leurs vacances aux travaux des champs. Les élèves disposés à répondre a cet appel devront se faire inscrire soit à la mairie de leur commune, soit à la Préfecture, office départemental de placement, qui fournira tous les renseignements utiles.

 

Janvier 1917  -  Un avion à la mer.  -  L'équipage a vu l'avion tomber en mer la barque de pèche "Marie-Antoinette", de Port en Bessin, sauve un lieutenant anglais qui testait, au-dessus de la Tamise, un nouveau modèle de triplan de 120 CV. L'officier avait atteint l'altitude record de 6,15 km, mais, réservoir à sec, il avait été emporté vers le large en vol plané.

 

Janvier 1917  -  Le dernier « Angélus ».  -  Après avoir sonné l' « Angélus » de midi, l'abbé Lacroix, 64 ans, vicaire de Port-en-Bessin, rentrait au presbytère pour déjeuner, lorsqu'il mourut subitement.  

 

Janvier 1917  -  Un jolie plongeon.  -  Un aviateur anglais, le lieutenant Laval-Johnson, faisait des essais de hauteur au-dessus de la Tamise, il s'était élevé à 6150 mètres, lorsqu'il fut entraîné vers la mer. Son réservoir d'essence étant vide, il n’eût pu regagner la terre, sans I aide, de la barque « Marie-Antoinette » de Port-en-Bessin, patron Moisy, qui le recueillit au moment même où l'aéroplane tombait à l'eau. Il fut impossible de sauver l’appareil, un triplan d'un modèle nouveau, d'une force ascensionnelle très puissante et de marche très rapide, son moteur avait une force de 160 chevaux. L’aviateur se rembarqua le soir même pour l'Angleterre.  

 

Février 1917  -  Un infanticide.  -  Le bruit courait depuis quelque temps à Port-en Bessin, qu'une jeune fille de la localité, Augustine Gouet dit Goubot, 20 ans, avait dû accoucher clandestinement puis supprimer son enfant. Le parquet de Bayeux, informé, ordonna une enquête. La jeune fille nia, mais soumise à un examen médical, elle dut reconnaître qu'elle avait accouché d'un enfant du sexe masculin. On retrouva le petit cadavre, enveloppé dans une serviette, dans l'armoire d'Augustine Gouet. L'enfant était né viable et avait été  étouffé. La fille Gouet a été arrêtée et écrouée à la prison de Bayeux.  

 

Février 1917  -  Victime de pirates.  -  Une barque de Port-en-Bessin a été coulée, ces jours-ci. L'équipage a été sauvé.

 

Février 1917  -  Le temps qu’il fait.  -  Avec la pluie et le temps couvert, le dégel est venu pour de bon. Pendant quelques jours, nos rues ont été dans un état de saleté inexprimable et il en était de même dans toutes les villes du département. Au marais, on pouvait tuer du gibier, jamais on n'en avait tant vu. Dans la Prairie, la patinoire improvisée, sur laquelle jeunes gens et jeunes filles s'en donnaient à cœur joie, depuis trois semaines, s'est liquéfiée. Confiants dans les promesses des météorologistes, annonçant dix-sept années de froidure, nos enragés patineurs se sont donnés rendez-vous à l'hiver prochain

 

Mars 1917  -  La flottille canonnée par un sous-marin.  -  Un sous-marin ennemi a canonné, sans avertissement, dimanche 25 au soir, une partie de la flottille de pêche de Port-en-Bessin. Cinq barques ont été coulées : leurs équipages ont pu heureusement embarquer dans les canots et atterrir à Port-en-Bessin.  

 

Juillet 1917  -  Comme Guzman !  -  Le chauffeur qui conduit l'auto-camion de Mme Boulin, marchande de poisson à Port-en-Bessin, ne connaît pas d'obstacles. Dans la même journée, il  a accroché un peu brutalement la voiture de M. Osmont, facteur à Vierville. et écrasé un veau échappé d'une cour de ferme. Mme Boulin ne s'en est pas plus émue que ça, se reposant sur sa compagnie d'assurances pour payer les dégâts.  

 

Septembre 1917  -  Un désespéré. -  A la suite de la mort de sa femme et d'un de ses fils tué à la guerre, M. Louis Guesdon, 50 ans, charretier à Port-en-Bessin, était devenu d'humeur sombre. L'autre jour, on l'a trouvé pendu sous un hangar, derrière sa maison.  

 

Décembre 1917  -  Les sauveteurs.  -  Des témoignages officiels de satisfaction ont été décernés, par le ministre de la marine, aux matelots Auguste Foison, de la division des patrouilles de Normandie, et Jules Conin, de la barque « Marie-Joseph », pour sauvetage, en août dernier, à Port-en-Bessin, le premier, d'une fillette en danger de se noyer, le second, d'un camarade tombé accidentellement à l’eau.  

 

Janvier  1919    -   Récompenses pour faits de dévouement.   -   Par décision du 13 janvier 1919, le commissaire aux transports maritimes et à la marine marchande a décerné les récompenses suivantes, aux personnes désignées ci-après pour faits de sauvetage dans les eaux maritimes :

Neumiller (Georges), chef de pose aux Hauts-fourneaux de Colombelles, domicilié à Colombelles, témoignage de satisfaction : le 4 août 1918, s'est mis à l'eau tout habillé pour secourir un jeune pêcheur tombé dans le canal de Caen à la mer, a dû lui-même demander du secours, pendant que le noyé était sauvé à l'aide d'une ligne Brunel jetée par un douanier accouru sur les lieux.

Payen (Léon-Henri-Aimable), agé de 14 ans, mousse, inscrit à Caen, médaille de bronze : le 23 août 1918, s'est jeté tout habité dans le port de Port-en-Bessin pour secourir un enfant qui, monté dans un canot qu’il conduisait à la godille, avait perdu l'équilibre et était tombé a l'eau, après avoir nagé environ pendant 25 mètres, a réussi à atteindre le jeune imprudent et l'a ramené à terre sain et sauf.

Lemoine ( Jean-Fernand ), officier d'administration, gestionnaire à l'hôpital n° 24, à Houlgate, médaille de bronze : le 14 juillet 1918, par mer assez forte, s'est porté à la nage au secours, d'un baigneur qui, s'étant aventuré trop loin: au large, appelait au secours, a réussi à l’atteindre à une soixantaine de mètres, a pu le ramener sain et sauf.  ( Source : Le Moniteur du Calvados )  

 

Janvier  1919    -   Médaille d'Honneur des Marins du Commerce.  -   Par décision du commissaire aux transports maritimes et à la marine marchande en date du 25 décembre 1918, la médaille d'honneur, Instituée par la loi du 14 décembre 1901, a été décernée aux marins du commerce dont les noms suivent.

Direction de l'Inscription maritime du Havre. Quartier de Honfleur. — Bailliache CharIes-Louis-Thomas, matelot, demeurant à Trouville ; Balan Gustave-Désiré-Philomène, matelot ; Basset Charles-Hippolyte, pilote, demeurant à Quillebeuf ; Croix Pierre-Dominique, matelot, demeurant à Trouville ; Guérard, Jules-Emile, matelot, demeurant à Honfleur.

Lacheray Victor-Ferdinand, matelot, demeurant à Trouville ; Louvet Baptiste-Desiré, matelot, demeurant à Honfleur ; Michel Eugène-Louis-Marie, matelot, demeurant à Trouville ;  Pillemont Victor-Auguste, matelot, demeurant à Deauville ; Roney, Julien-Eugène, matelot, demeurant à Honfleur.

Quartier de Caen. — André Léon-Jules, matelot, demeurant à Port-en-Bessin ; Dupont, Charles-Jean-Baptiste, matelot, demeurant à Port-en-Bessin ; Durand Victor-Jules, matelot, demeurant à Port-en-Bessin ; Guihomat Anguste-Malo, capitaine an long cours, demeurant à Ouistreham ; Leherpeur Emile-Charles, matelot, demeurant à Port-en-Bessin ; Letellier Pierre-Paul-Anatole, matelot, demeurant à Luc-sur-Mer ; Marie, CharIes-Alexandre, matelot, demeurant au Havre ; Turgis, Julien-Eugène, matelot, demeurant à Port-en-Bessin. ( Source : Le Moniteur du Calvados )  

Mars 1919  -  Un hydravion tombe à la mer.  -  Un hydravion est tombé à la mer à deux milles des jetées de Port-en-Bessin. L'aviateur Rougeolle se porta immédiatement au secours de ses camarades et put les ramener au port par ses propres moyens. Le pilote Delafenêtre avait un bras luxé et l'observateur Poulmarch portait une plaie pénétrante à la tête. Ils ont reçu les soins de M. le docteur Guillet, de Bayeux. leur état est aussi satisfaisant que possible. Port-en-Bessin. L'aviateur Rougeolle se porta immédiatement au secours de ses camarades et put les ramener au port par ses propres moyens. Le pilote Delafenêtre avait un bras luxé et l'observateur Poulmarch portait une plaie pénétrante à la tête. Ils ont reçu les soins de M. le docteur Guillet, de Bayeux. leur état est aussi satisfaisant que possible.

 

Mai  1919  -  Conseil Général du Calvados.   -   Séance du 29 avril 1919  -  Pèche.  -  Le Conseil approuve les travaux de la 6e sous-commission et demande :

 Que le commissariat aux transports maritimes et à la marine marchande mette d'urgence à la disposition de la Caisse régionale de Crédit maritime, les 43 000 fr. nécessaires à son fonctionnement.

 Que les écoles de pêche de Honfleur et de Grandcamp soient réorganisées et leur programme révisé, qu'il en soit créé de nouvelles à Trouville, Ouistreham et Port-en-Bessln.

3e Qu'une lutte extrêmement énergique soit immédiatement engagée contre l'alcoolisme.

 Diverses mesures ayant trait au repeuplement des fonds entiers.

 Qu'un concours soit officiellement organisé pour la construction d'un moteur à pétrole de 60 à 80 HP simple et robuste.

 Que l'horaire des trains soit fixé de telle manière qu'il assure le rapide écoulement vers les lieux de consommation du poisson mis à terre par les barques, avec transbordement  rapide à Caen, Bayeux, et au Molay-Littry.

 Que soit construite la ligne des C. F. C. reliant Honfleur à Trouville en passant par Villerville,

  Que les droits de criée soient réduits au minimum strictement nécessaire pour couvrir seulement les frais de fonctionnement du service et d'amortissement des installations.

    Que les ports de pêche soient dragués et qu'il soit creusé à Ouistreham un bassin spécialement réservé aux barques de pêche.

10°  Que les voies de communication qui relient les ports entre eux ou à l'arrière des pays soient améliorées pour permettre l'écoulement de la pêche, et que la ligne de tramway Honfleur-Villerville-Trouville soit créée, avec organisation des services entre Pont-Audemer et Quillebœuf.

11°  Qu'il soit créé à Honfleur une usine pour l'utilisation du sprat, ou à son défaut de prévoir l'amélioration des tarifs par vole ferrée avec les usines bretonnes pour l'acheminement des produits de cette pêche.

12°   Qu'il soit créé un port abri pour les barques de pêche à Grandcamp. M. le Président fait remarquer combien la catastrophe récente justifie l'urgence de ce vœu et que soient améliorés les services des chemins de fer départementaux.

13°   Que le port d'isigny soit aménagé en vue de devenir port de pêche.

14° Que les améliorations suivantes soient faites à Port-en-Bessln :

1.  Dragage, approfondissement et amélioration de l'avant-port et des bassins. 2.  Construction d'un bassin à flot et d'un gril de carénage.

3.  Amélioration de l'éclairage et de l'alimentation en eau douce du port. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Avril  1919    -     Plainte pour coups et blessures.  -   Une plainte pour coups et blessures a été portée le 5 avril par Mme Henri Hélie, poissonnière à Port-en-Bessin, contre Victorine Lemarquand, femme Bichard, 48 ans, ménagère à Port-en-Bessin, et sa fille Alexandrine, Agée de 21 ans. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Juin  1919  -  Garde Maritime.  -  Est nommé à l'emploi de garde maritime stagiaire à Port-en-Bessin (quartier de Caen) en remplacement du garde maritime Férey, maintenu provisoirement en fonctions après limite d'âge, l'ex-matelot de 3e classe, blessé de guerre, Balet (J.-P.). (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Novembre 1923  -  Belle pêche.  -  La barque de pêche « Marseillaise », patron M. Louis Marie, a capturé devant Port, un esturgeon pesant environ 70 Kilos et mesurant 1 m. 80. Ce beau poisson a été vendu 400 francs pour être expédié à Paris.

 

Octobre 1924  -  Bénédiction d’une barque de pêche.  -  Lundi, à 3 heures de l'après-midi, Mgr Lemonnier, évêque de Baveux et Lisieux, assisté de M. le chanoine Quirié, vicaire général de MM. les chanoines Delamare et Montégu, curé de Saint-Patrice, et de M. l'abbé Bernard, curé de Port-en-Bessin, a béni une nouvelle barque de pèche. Cette barque, appartenant au patron armateur Auguste Cavey, a été nommée « Bienheureuse - Thérèse ». La rémonie s'est déroulée en présence d'une nombreuse assistance.

 

Décembre 1924  -  Remorquage.  -  Le chalutier à moteur Augustins -Isabelle, de Boulogne, a remorqué cet après-midi au Havre le bateau de pèche Océan C-710, de Port-en-Bessin, qu'il avait aperçu en détresse au large du Cap La Hève. Océan a son mat cassé et son gréement endommagé un des hommes de son équipage a été blessé.

5.  -  PORT-EN-BESSIN  -  Barques de pêche sortant du port

22.  -  PORT-en-BESSIN (Calvados)

La Plage à marée haute

7    PORT-EN-BESSIN  -  L'Avant Port à marée basse.  -  LL.
PORT-EN-BESSIN  -  Quai Letourneur

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