PUTOT - en - AUGE

Canton de Dozulé

Les habitants de la commune sont des Putotalgiens, Putotalgiennes


Novembre 1866   -   La migration.   -   On ne se rappelle pas avoir vu passer dans notre pays, comme depuis ces jours derniers, autant d'oiseaux venant des contrées septentrionales, surtout des cigognes, des grues et des hérons.  On doit voir là l'indice précurseur d'un hiver précoce et rigoureux.

 

Novembre 1866   -   Les étoiles filantes.   -   Les astronomes comptent sur de magnifiques pluies d'étoiles dans les nuits des 12 et 13 de ce mois.

A cette époque de l'année, on voit généralement un grand nombre d'étoiles filantes. Mais on ne verra pas, dit-on, avant la fin du siècle, un spectacle céleste aussi brillant que celui de cette année.

Décembre 1866   -   Les cours pour adultes.   -   M. le préfet a autorisé les instituteurs et institutrices ci-aprés désignés à ouvrir des cours d'adultes, le soir, dans leurs communes respectives à savoir :

MM. Bunel à Sannerville ; Eudes, à Moult ; James, à Amfréville ; Béziers à Putot-en-Auge ; Bonvoisin, à Villy-Bocage ; Lebourgeois à Bénouville ; Léger, à Lantheuil ; Patry, à Bretteville-sur-Odon ; Potdevin, à Rots. Mme Langlois à Sannerville .  

 

Août 1867   -   Une malveillance.   -   Dans la nuit du 14 au 15 août, des malfaiteurs qui s'étaient introduits dans la propriété de M. Loriot, habitant de Putot-en-Auge, ont détaché et mis en liberté un certain nombre de bestiaux qui se trouvaient dans une cour attenant à la maison.

Ce n'est que le lendemain matin, au moment d'aller traire ses vaches, que la fermière s'aperçut du méfait. Elle s'empressa de donner l'alarme, et chacun alors de se mettre à la recherche des animaux disparus.

Les mêmes malfaiteurs profitant de cette circonstance qu'ils avaient, sans nul doute provoquée avec intention, s'introduisirent dans le domicile alors désert des époux loriot, et s'emparèrent d'un porte-monnaie, ne contenant qu'une somme insignifiante, et appartenant à l'un des enfants de la maison.

Puis, dérangés par l'arrivée inattendue des domestique qui rentrait, ils abandonnèrent le théâtre de leurs exploits, sans tirer autrement profit de leur crime.

Il paraît que c'est le second vol qui, depuis 3 ans, est commis chez M. Loriot. La justice se livre à d'actives recherches qui ne manqueront pas, nous l'espérons, d'amener prochainement, la découverte des coupables.  

 

Octobre 1868   -   Un accident.   -   Le vendredi 2 de ce mois, un bien douloureux accident est arrivé en la commune de Putot-en-Auge, prés Dozulé.

Le sieur Pierre Piquet, journalier et gardien au service de M. Capelle, propriétaire en cette localité, conduisait une voiture. Sous le véhicule était attaché un grand panier découvert que beaucoup de rouliers ont l'habitude d'y placer.

Par une imprudence inconcevable, le sieur Piquet, père de plusieurs enfants, en avait mis deux ou trois dans le panier dont il s'agit. Comme il donnait l'impulsion à son attelage pour le faire partir, l'un d'eux, âgé de trois ans et demi, tomba du panier, mais si malheureusement que l'enfant ayant roulé devant la roue a eu la tête broyée sans que son père s'en aperçut.

Ce ne fut qu'à quelque distance du lieu du départ qu'il eut connaissance du malheur qui venait de le frapper.  

 

Septembre 1872   -  L’état civil.  -  Le ministre de l'intérieur vient d'adresser aux préfets une circulaire pour appeler leur attention sur le mauvais état, dans lequel se trouvent les actes de l'état civil dans la plupart des communes, et les inviter à veiller à ce que les municipalités prennent des mesures pour la conservation de ces importants documents, qui intéressent à un si grand degré la population tout entière.

 

Septembre 1872   -  Enquête.  -   Suivant arrêté de M. le Préfet du département du Calvados une enquête a lieu dans les communes de Hottot-en-Auge, Beuvron, Putot-en-Auge, Cricqueville, Brucourt, Périers-en-Auge et Dives sur le projet d'établissement de la voie du chemin de fer de Mézidon à Dives. Cette enquête sera close le 25 septembre.

 

Décembre 1873   -   Visites du premier janvier.   -  C'est le moment, ou jamais, de s'occuper des cartes qu'il est dans l'usage d'échanger à l'occasion du premier de l'an. C'est seulement à l'époque du 1er  janvier qu'on peut envoyer des cartes par la poste, c'est-à-dire sous enveloppe. Les cartes envoyées sous enveloppe doivent être affranchies à 5 cent, pour le rayon du bureau de distribution, en dehors du bureau de distribution, l'affranchissement est de 10 cent. Les cartes ne doivent porter que le nom, la profession et l'adresse. On peut en mettre deux sous la même enveloppe. 

Une dame ne peut envoyer sa carte à un homme non marié, une demoiselle, quel que soit son âge, n'envoie jamais de carte.

 

Décembre 1873   -   Chemin de fer de Mézidon à Dives.   -  Par arrêté du 18 courant, M. le préfet a approuvé les projets de stations et haltes présentés parle concessionnaire. Des stations pour voyageurs et marchandises seront établies à Beuvron, Putot, Dozulé et Dives. Des haltes pour voyageurs avec voie de garage et quai aux marchandises, seront établies dans les communes de Mézidon, Magny-le-Freule, Bissières, Croissanville et Méry-Corbon. Enfin, des haltes pour voyageurs seront établies à Hottot-en-Auge, Brucourt, Varaville, et Dives-Cabourg.

 

Août 1879  -  Chemin n° 3 de Rouen à Caen (Longueur, 53 kil. 205 m.).  -  La chaussée empierrée a beaucoup souffert sur divers points, particulièrement dans la vallée de la Calonne et entre Dozulé et le carrefour de Putot, des intempéries de l'année, elle a de plus subi d'assez importantes dégradations dans les marais de la Dives le chemin a été pendant de longs mois couvert d'eau et dans la traversée du canton de Troarn où s'effectuent, depuis deux ans et constamment, des transports considérables de matériel et de matériaux destinés à la construction du chemin de fer de Caen à Dozulé. En résumé, l'empierrement est en médiocre état sur un parcours d'environ 6 kil. 2 et dégradé ou fatigué sur 12 kil. 7.

 

Janvier 1882  -  Accident.  -  Dernièrement, à Putot-en-Auge, le sieur Émile Duval, a été renversé par son taureau, qui lui a donné plusieurs coups de cornes, dont un, entre autres, lui a fait à la abdomen une déchirure de 10 centimètres.  

 

Septembre 1888  -  Incendie.  -  A Putot, incendie d'une maison appartenant à M. Delarue, propriétaire à Caen, et habitée par M. Bonnement. Le mobilier de ce dernier a été également brûlé. La perte est de 10 000 fr pour l'immeuble et 5 000 fr. pour le mobilier.  

 

Décembre 1890  -  Beaucoup de fusil.  -  Un bel aigle, mesurant 0 m. 80 de longueur et 2 m. 10 d'envergure, vient d'être tué par M. Paul Bonnement, de Putot-en-Auge.  

 

Octobre 1895  -  Vols d’animaux.  -  Le sieur Auguste Rousselin, demeurant à Sainte-Honorine-de-Ducy, a porté plainte au sujet d'un vol de deux chevaux, commis à son préjudice par un individu de Cahagnolles. 

— Une génisse, estimée 100 fr., a été volée à la femme Léa Marc, cultivatrice à Putot-en-Bessin

— Une vache de 300 fr. a été volée au sieur François Leriche, propriétaire à St-Pierre-sur-Dives. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Avril 1896  -  Enfant brûlée.  -  La petite Quidor, demeurant à Putot-en-Auge, a mis le feu à ses vêtements en allant chercher des chaussures au foyer où elles étaient à sécher. La pauvre enfant est morte des suites de ses brûlures. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Juin 1897  -  Un désespéré.  -  Le nommé Emard Leportier a été trouvé pendu, à Putot-en-Auge, dans le grenier d'une étable dépendant de la propriété de son oncle. La mort remontait de 20 à 25 jours. Leportier avait obtenu le divorce. Il laisse quatre enfants. Ce suicide est attribué aux chagrins que ce malheureux n'a pu supporter. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Septembre 1899  -  Ce qu’il en coûte de ne pas déclarer ses bêtes malades.   -  Le sieur Constant Raphaël, 44 ans, maréchal à Dozulé, a loué à Putot, un herbage dans lequel il met de nombreuses bêtes à cornes. 

Elles se trouvèrent atteintes de la fièvre aphteuse, ce qui n'empêcha pas le sieur Raphaël de mettre une de ces vaches en vente au marché de Beaumont-en-Auge. Un vétérinaire le constata et dressa procès-verbal. Le sieur Raphaël, poursuivi pour avoir omis de déclarer la maladie de ses bestiaux et pour mise en vente d'une vache atteinte de la cocotte, a été condamné à deux amendes s'élevant à 116 francs. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Avril 1903  -  Incendies.   -  De 15 hectares de taillis, de 440 baliveaux de chêne, bouleau, et de 6 800 pins d'Ecosse, âgés de 20 ans. au comte d'Hunolstein, à Grimbosq. Pertes, 3 663 fr. lis, de 440 baliveaux de chêne, bouleau, et de 6 800 pins d'Ecosse, âgés de 20 ans. au comte d'Hunolstein, à Grimbosq. Pertes, 3 663 fr. Assuré. 

—De 9 000 bourrées au sieur Félix Dros, chaufournier à Angoville. Pertes, 360 fr. Assuré.

—De 6 000 bourrées à la dame Leboucher, propriétaire à Martigny. Pertes, 210 fr., couvertes par une assurance, de 135 fr. seulement. 

— Chez le sieur Jacob, hôtelier à Putot-en-Auge. Pertes, 500 fr. Assuré. 

— D'un bâtiment, à usage d'étable, au sieur Victor Vivier, à Mézidon. Pertes, 800 fr. Deux vaches ont été asphyxiées. — Au café-restaurant du  « Chant des Oiseaux », à la Rivière-Saint-Sauveur. Pertes, pour le locataire, le sieur Lamare, 16 000 fr, ; pour le propriétaire, le sieur Mesnil, de Honfleur, 15 000 fr. Tous deux sont assurés. 

— A Truttemer-le-Petit, d'une maison au sieur Alcide Anfray et habitée par le sieur Isidore Amand. Pertes, pour le propriétaire, 4 000 fr. ; pour le locataire, 2 000 francs. Assurés. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Avril 1903  -  Grandes manœuvres.   -  Cet automne, la 5e division d'infanterie, dont fait partie la garnison de Caen, manœuvrera dans le polygone formé par Dozulé, Pont-l'Evêque,  Pont-Audemer, Bourgtheroulde, Elbeuf, le Neubourg, Bernay, Lisieux

 

Juin 1906  -  Changement de nom.  -  Putot devient Putot-en-Auge pour éviter l'homonymie avec Putot-en-Bessin.

 

Septembre 1918  -  Automobile contre bicyclette.  -  A Putot, à proximité de la gare de Dozulé, le cycliste Casimir Garnavault, âgé de 53 ans, palefrenier à Basseneville, près de Troarn, a é renversé, sur la route nationale, par une automobile que conduisait le soldat Corbelet, de Rouen. II a été relevé avec une fracture à la base du crâne et une autre à la cuisse droite, et transporté l'hôpital mixte de Caen. Son état est grave. L'accident paraît à une imprudence.

 

Juin 1919  -  Arrestation de Boches. -  Deux Boches, qui se cachaient dans le fossé d'un herbage voisin de la gare de Dozulé-Putot et attendaient une occasion favorable pour prendre le train, ont été arrêtés vendredi. Ils ont été reconduits, dimanche matin, au camp de Deauville, d'où ils ont avoué s'être évadés.

 

Septembre 1920  -   La mésaventure d'une bonne.  -  Vendredi dernier, Hallier Blanche, âgée de 38 ans, bonne au service de M. Mainfray Victor, propriétaire, demeurant à. Putot-en-Auge, ayant, eu une discussion avec ce dernier, quitta sa maison vers 18 heures, emportant sa malle contenant ses effets.

Après avoir parcouru une certaine distance, la demoiselle Hallier trouvant son fardeau trop lourd décida de le déposer sur le bord de la route, pendant qu'elle retournerait chez son patron chercher une brouette. A son retour, environ une demi-heure plus tard, elle remarqua que sa malle était bien moins lourde qu'auparavant et, l'ayant ouvert, elle constata que pendant son absence on lui avait dérobé : un vêtement, une fourrure, une robe, six chemises, six serviettes, une taie d'oreiller, cinq mouchoirs, quatre tabliers, une tabatière, une paire de ciseaux, un sac en toile, le tout estimé par la plaignante à 500 francs environ.

 

Octobre 1936  -   Un cabriolet culbuté par une auto.  -  Mercredi soir, à 20 heures, une collision s'est produite à Putot-en-Auge, sur la route nationale de Caen à Rouen, au lieu dit « La Bribourdière ». 

M. Giroux, entrepreneur de transports à Caen, revenait de Rouen en compagnie de M. Pruède Jean, qui conduisait une voiture très puissante. Il vint à croiser une charrette anglaise qui tenait sa droite. A ce moment, tandis que le conducteur  de la voiture hippomobile, M. Turgis, maire de Saint-Jouin, prenait son tournant comme il le devait, l'auto quitta sa droite pour traverser en oblique vers la gauche. 

L'auto se jeta sur le cabriolet, tuant net le cheval et mettant le véhicule en pièces. Il en traîna les débris pendant vingt mètres. 

Le conducteur, projeté avec violence sur la route, demeura inanimé, tandis que l'auto, continuant sa course, se jeta dans un fossé à 64 mètres du point de choc.

M. Turgis, la victime, qui est grièvement blessé à la tête, à la jambe gauche et a des côtes fracturées, a été admis d'urgence dans une clinique de Caen. (Source : Le Moniteur du Calvados)

Juillet 1938   -   Cinq blessés dans une collision d’autos.   -  Une violente collision a eu lieu au carrefour dit « de la Bribourdière » sur la route de Caen-Rouen. M. Marcel Depost,  industriel à Paris, se rendait à Mézidon. Il marchait à une allure modérée quand il aborda le fameux carrefour. Survint sur sa gauche, en direction de Caen, la voiture de M. Crespin Edouard, hôtelier à Saint-Brieuc.

Cette dernière, croyant avoir la priorité, traversa le carrefour. Or, M. Depost avait, lui aussi, traversé le carrefour et avait presque terminé le passage, quand la voiture de M. Crespin vint heurter l'arrière de la sienne et la rejeta sur le bord de la chaussée, tandis qu'après une douzaine de mètres de dérapage, elle allait terminer sa course dans le fossé, du côté droit de la route suivie.

Il y eut cinq blessés légers, qui reçurent les soins de M. le docteur Bougault, de Dozulé. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Décembre 1940   -   Tragique découverte.   -   Le 13 décembre, Mme Lesquie, ménagère a Putot-en-Auge, allant voir le nommé Georges Dudouits, 70 ans, ouvrier agricole, sans domicile fixe, qui logeait depuis trois jours chez elle, l'a trouvé mort. L'examen médical a conclu à une mort naturelle due a une embolie.

 

Mars 1944    -   Fait divers.   -   A Putot-en-Auge, M. Patry, distillateur, est attaqué une nuit, comme il surveillait ses appareils, et est obligé de remettre son auto à des inconnus armés qui disparaissent avec.  

 

Mars 1946  -  Bouts de ruban.  -  La médaille d’honneur agricole a été décerné à MM. Ernest Lajan, à Douvres-la-Délivrande, Eugène James à Caen, et Victor Marguerite, à Putot-en-Auge. Nos félicitation. (Source : Le Bonhomme Libre)

Château de la Bribourdière, par Dozulé (Calvados)

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