QUESNAY - GUESNON 

Canton de Caumont-l'Éventé

Les habitants de la commune sont des


Juin 1890  -  Incendie.  -  Mercredi, à Quesnay-Guesnon, un incendie accidentel a consumé trois corps de bâtiments appartenant aux sieurs Larue, serrurier ; Hébert, propriétaire et veuve Pley, cultivatrice à Quesnay ; Jeannette, cultivateur à Trungy ; Bauchel, cultivateur à Longraye ; Anthime Amy, journalier à Quesnay-Guesnon, locataire. Pertes, 15 830 f.  

 

Janvier 1894  -  Vol d’une jument.  -  Une jument a été volée au préjudice du sieur Jean Anne, cultivateur au Quesnay-Guesnon, canton de Caumont. L'auteur de ce vol est demeuré inconnu. (Source B.N.)  

 

Avril 1894  -  Chutes graves.  -  Adolphe Hamon, 38 ans, couvreur à Tournebu, était monté sur une maison, lorsque, à un moment donné, il tomba et se brisa trois côtes. 

— La semaine dernière, Just Le Brethon, employé chez le sieur Bacon, tanneur à Bretteville-sur-Laize, conduisait une voiture de tan à Fresney-le-Puceux. Il était monté sur le haut lorsqu'un étourdissement le prit. Tombé sur la route, au lieu dit Rocreux, il s'est fracturé le côté droit.

— Lundi, Désiré Onfroy, domestique chez le maire du Quesnay-Guesnon, étant assis sur le bord de son banneau, fut renversé par un brusque écart du cheval et tomba sur la tête, il put remonter en voiture et rentrer. Mais, le lendemain, on a dû le transporter à Trungy, chez ses parents. Son état est fort grave. (Source B.N.)  

 

Avril 1897  -  Accident mortel.  -  En voulant maîtriser un jeune cheval, qu'il commençait à atteler sur un banneau, le sieur Louis Asselot, 38 ans, cultivateur au Quesnay-Guesdon, est tombé et a été écrasé par les roues du véhicule. Asselot était marié récemment. (source B. N.)  

 

Juillet 1897  -  Jeunes empoisonneuses.  -  Aline Caron, 14 ans, et Suzanne. Canu, habitent chez leur grand' mère, au Quesnay, canton de Livarot. Elles ont été déjà condamnées pour vol.

Pour être libres, elles complotèrent d'empoisonner leur grand’mère, malade et alitée. Profitant de l'absence d'un voisin, ils lui volèrent du blé-infernal, employé comme mort-aux-rats, et en déposèrent une pincée dans le fond du bol de soupe de leur grand'mère et le lui donnèrent dans son lit, car elle ne peut se lever. La pauvre vieille mangea quelques cuillerées de cette soupe, mais, la trouvant mauvaise, elle la remua et trouva le blé infernal qu'y avaient mis les deux petites misérables. La pauvre femme a été très malade, quant aux deux empoisonneuses, elles ont été emprisonnées à Lisieux. (source B. N.)  

 

Septembre 1897  -  Incendies.  -  Un incendie s'est déclaré à Courtonne-la-Ville, dans une buanderie appartenant à la veuve Hamel. Grâce aux sieurs Florentin Harel, domestique, et Louis Charlotte, charron, on fut bientôt maître du feu. Harel a failli être victime de son dévouement, le plancher s'étant effondré sous ses pieds, il n'a dû son salut qu'à sa présence d'esprit et à sa souplesse. Quant a Charlotte, ses vêtements ont été brûlés. Le feu a dû prendre dans la cheminée, car l'on était en train de faire la lessive. Le bâtiment était assuré.

  Un incendie a éclaté au Quesnay-Guesnon, chez le sieur Hamelin, grande ferme du château. Cet incendie, dû à l'imprudence d'un petit valet qui avait laissé sa chandelle allumée prés de son lit , a causé des dégâts assez considérables.

  Un incendie, dont la cause est inconnue, a consumé une meule de grains de 530 gerbes d'avoine et 1 800 gerbes d'orge au sieur Léon Lerenard. cultivateur à Colombiers-sur-Seulles.  (source B.N.)

 

Octobre 1902  -  Un charivari.  -  Dimanche dernier, à 9 heures et demie du soir, sans doute pour faire revivre les vieilles traditions qui meurent au grand désespoir de quelques-uns, un groupe d'habitants du Quesnay-Guesnon et des environs se sont amusés à donner un charivari en l'honneur de M. de Beaurepaire du Quesnay-Guesnon, on ne sait trop à quel sujet !

La musique la plus enragée y sévissait et coups de feu, cloches, timbales, instruments de musique divers, tout participait à la fête. Les injures ne manquaient pas à l'adresse de M. de Beaurepaire. Heureusement que la gendarmerie a mis fin à cette grotesque manifestation en arrêtant deux des participants.  

 

Juin 1913  -  Un garde qui ne garde pas.  -  La vanne d'un étang traversé par l'Aure, au Quesnay-Guesnon, canton de Caumont, avait été levé l'autre jour, et dans l'eau abaissée, une dizaine de personnes pêchaient à la main. Elles avaient pris déjà 76 kilos de poissons, lorsque arriva M. Côme, conseiller municipal. Le garde de la propriété, Arsène Briouze, présidait en personne à ce pêchage. Il frappa M. Côme et le menaça, dit-on, d'un revolver.

Celui -ci alla chercher les gendarmes et une série de procès verbaux furent dressés. Par ricochet, un des pêcheurs, Armand Basjardin, journalier au Vernay, sera aussi poursuivi, mais pour ivresse.

 

Juin 1916  -  Le temps qu’il fait.  -  Il a plu le jou de Saint-Médard, grand pleurard, mais, Il n'est rien tombé le jour de Saint-Barnabé, pour la bonne raison que ce saint a été, cette année, rayé de la plupart des calendriers, on ne sait trop pourquoi. Les savants expliquent que les périodes de mauvais temps actuelles sont dues aux immenses champs et montagnes de glaces détachés, brusquement du pôle par les chaleurs anormales d'il y a quelques semaines. Le Gulf-Stream a entraîné ces glaces jusque dans les mers tempérées. L'activité calorique du soleil, particulièrement intense cette année, a causé ces ruptures, et les glaces, au lieu de fondre la-haut, ont fondu sur nous. Cela revient à dire que, s'il fait si froid, c'est parce que le soleil chauffe trop. Qu'il se calme donc un peu pour qu'où sue !

 

Juin 1916  -  Une leçon méritée.  -  Un journalier du Quesnay-Guesnon, Georges Moisant, 32 ans, de naturel irascible, sans doute, eut la malencontreuse idée d'aller chercher querelle à M. Jules Lebarbier, 49 ans, journalier à Cahagnolles, canton de Balleroy, et lui sauta à la gorge. Il tomba plutôt mal, car M. Lebarbier lui administra une raclée dont il se souviendra.

 

Octobre 1927  -  Odieuse profanation.  -  Au Quesnay-Guesnon, canton de Caumont, une vingtaine de croix funéraires ont été renversées dans le cimetière. On pense que c'est que l'œuvre d'un déséquilibré, plusieurs personnes ayant rencontré un individu qui prononçait que des paroles incohérentes.

 

Novembre 1946  -  Le ravitaillement.  -   La distribution des nouvelles cartes d’alimentation se poursuivra dans l’ordre alphabétique et aux jours suivants : Vendredi 29 novembre, L ; Samedi 30 : M. N. ; lundi 2 décembre : O. P. Q. R ; mardi 3 : S. T ; mercredi 4 (matin seulement) : U. V. W. Y. Z ; jeudi 5 et vendredi 6 : retardataires. (Source B.-L.)

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