La RIVIÈRE - St - SAUVEUR

Canton de Honfleur

Les habitants de la commune sont des  ..........................................................


Août 1854  -  Délimitation du Calvados et de l'Eure.  -  L'enquête ouverte sur le projet de limitation des départements du Calvados et de l'Eure, le rapport de M. le Préfet Considère que des terrains nouveaux se sont formés dans la baie de la Seine, à l'embouchure de la Morelles sur la limite extrême du département du Calvados vers l'est, et le département de l'Eure, des particuliers s'étant disputé la propriété de ces terrains, la première question qui s'est présentée a été de savoir sur quel département sont situés les terrains en litige, qui n'existaient pas lors de la confection du cadastre, puisque la solution de cette question, dans un sens ou dans l'autre, entraîne un changement de juridiction.

Une enquête ouverte dans les communes limitrophes des départements du Calvados et l'Eure, il résulte que l'on devrait adopter pour ligne séparative l'axe du lit de la rivière la Morelle.

Mais considérant que le Juge de Paix, le Conseil municipal de Saint-Sauveur, le Conseil d'arrondissement, se fondant sur les perpétuelles variations du lit de la Morelle, proposent de substituer a l'axe de cette rivière une ligne partant de l'angle sud du pont de Fiquefleur et passant sur le phare du Hode.

Considérant que, bien que M. l'Ingénieur ait proposé d'y substituer la méridienne passant par le milieu de la tête d'aval du pont de Fiquefleur, cependant il est évident que la ligne qui passe par le phare du Hode est plus facile à déterminer, plus à la portée du public, qu'elle est invariable, et remplacerait avantageusement une limitation basée sur le cours variable de la Morelle.

Par ces motifs, est d'avis que la limite entre les départements du Calvados et de l'Eure, entre les communes de Fiquefleur et d'Ablon , soit fixée par une ligne partant de l'angle sud du pont de Fiquefleur et passant par le phare du Hode,

 

Septembre 1866   -   Les sapeurs-pompiers.   -   Sur demande de M. le Préfet, M. le maréchal ministre de la guerre vient d'accorder 25 fusils et 25 sabres pour le service des sapeurs-pompiers de la Rivière-Saint-Sauveur.  

 

1866  -  Port Maritime.  -   La rivière Saint-Sauveur. Le petit port de la rivière Saint-Sauveur est séparé de la Seine par un banc de sable dont l'enlèvement serait nécessaire, car cet obstacle entrave la navigation, qui n'est plus possible que pour de simples gabarres.

 

Août 1870   -  Appel aux Paysans.   -   Paysans de France, debout ! De gré ou de force, debout !

Il ne sera pas dit que la population des villes aura supporté seule, avec notre héroïque armée, le poids de cette horrible invasion.

Cette patrie qu'on foule aux pieds et qu'on éventre est notre mère.

Debout donc, les jeunes, les vieux, tout le monde ! Sautez sur vos fusils !

Vous avez vraiment devant vous cette fois les ennemis de la famille et de la propriété. Mettez l'oreille à terre et vous les entendrez venir par centaines de mille.

Vos maisons, vos propriétés, vos femmes, vos filles, vos bêtes, tout ce qui faisait votre joie et votre espérance est en péril.

Ce n'est ni avec les larmes de la peur, ni avec la prière des désespérés qu'on sauve son pays, son village, sa chaumière, son argent, ses denrées, c'est avec de l'audace, c'est avec de la poudre et du plomb.

Maires et conseillers municipaux, à votre poste de combat !

Vous devez l'exemple des résolutions viriles. Pas de discours, pas d'hésitations, pas de stériles proclamations. Sonnez le tocsin, sonnez le jour et nuit, comme si vos maisons brûlaient. Que les cloches de vos vieilles églises parlent et se répondent.

Le tocsin, c'est le rappel lugubre des paysans, c'est le cri de guerre au temps où nous sommes, c'est le signal des grandes colères.

Petits-fils des géants de 92, levez-vous !

 

Août 1870   -   Enrôlements.   -   Les enrôlements volontaires se font en masse dans notre département.

Tous, jeunes ou vieux, veulent en tâter. A cet égard, on se plaint des longueurs de la bureaucratie, et que les bureaux administratifs sont trop tôt fermés le soir.

On nous assure que quelques jeunes gens du dehors sont venus se casser le nez contre certaines portes.

Il faut prendre garde. L'enthousiasme est, comme autre chose, susceptible de se refroidir, et dame, en administrateurs prévoyants, il faudrait savoir profiter.

Ce que nous répétons là, ce n'est qu'un « on dit », auquel nous n'accordons un peu d'attention, que parce qu'il nous tarde de voir se grossir le nombre des vainqueurs de la Prusse.

 

Août 1870   -  Une circulaire.   -   D'après une circulaire de M. le ministre de l'intérieur du 8 août 1870, les dons en nature, tels que le vin, l'eau-de-vie, les liqueurs, le tabac, le linge, les chevaux, le bétail, etc., seront reçus dans toutes les villes où réside un sous-intendant militaire ou un fonctionnaire qui en remplit les fonctions, c'est-à-dire dans tous les chefs-lieux d'arrondissement de l'Empire.

 

Août 1870   -  Les blessés.   -   Des blessés de l'armée sont attendus dans le Calvados. Un certain nombre de lits sont, dès à présent, disposés pour les recevoir dans les hospices. En outre, une foule de concitoyens dévoués se sont empressés de se faire inscrire pour recevoir chez eux un ou plusieurs convalescents, et leur offrir ainsi les soins et les ménagements qu'ils trouveraient dans leurs propres familles

 

Août 1870   -  Pour les blessés.   -   Ont mis à la disposition de l'Administration pour les blessés de l'armée :

M. Charlier, ingénieur, 1 lit ; M. de Druval, dans son château de Creully, 2 lits ; M. Ch. Paisant-Duclos, id., 4 lits ;

M. Lemarchand, vétérinaire à Mathieu, 1 lit ; MM. Bunel, Rubin et Lecointe, 2 lits ; Mme Buhour mère, à Mathieu, 8 lits ;

Mme la comtesse de Lamprelie, à Meslay, 6 lits ; Mme la comtesse de Germiny, à Bavent, 12 lits ;

MM. Collard, de la Rivière-Saint-Sauveur, 8 lits ;

M. Repos, directeur du grand hôtel d'Asnelles, 50 lit,

M. le docteur de la Motte, de Pont-l''Evêque, et M. Besson, docteur à Caumont, offrent gratuitement leurs soins aux blessés envoyés dans leur rayon. M. Mulot, pharmacien à Caen, s'est offert à fournir gratuitement les médicaments pour les blessés qui seront reçus dans les maisons particulières de la paroisse St-Jean.  

 

Septembre 1876   -  Encore les sceaux ronds.  - La commune de Noron n'est pas la seule qui se sert des sceaux ronds de l'empire dont l'aigle a été enlevée. On nous signale Honfleur et la Rivière-Saint-Sauveur qui emploient les mêmes cachets. On en conviendra, c'est par trop tenir aux sceaux de l'Empire.  

 

Juillet 1878   -  Une femme dévorée par un cheval.  -  Samedi 6 courant, vers 5 heures du soir, la dame François Moutier, âgée de 56 ans, cultivatrice à la Rivière-Saint-Sauveur, près Honfleur, rentra dans sa cour avec une jument attelée à une voiture chargée de foin. Un cheval entier, appartenant au sieur Delamare aîné, cultivateur audit lieu, qui avait brisé sa chaîne et était sorti dans la cour de son maître, franchit la haie qui sépare la cour du sieur Delamare avec celle du sieur Moutier, et fut pour s'élancer sur la jument que conduisait la dame Moutier. Celle-ci voulut repousser l'animal, qui se jeta sur elle et la mordit à la main et au bras gauche, puis à la tête, où il lui mit à découvert la tempe et une partie de la joue gauche, il lui enleva entièrement la chair de la lèvre inférieure et du menton. Ce cheval, s'étant jeté de nouveau sur la jument, la femme Moutier, qui n'avait pas perdu connaissance, profita de ce moment pour rentrer à son domicile. M. Massart, docteur à Honfleur, qui a été appelé pour donner ses soins à la femme Moutier, ne peut encore se prononcer sur les suites des blessures de cette  femme. On craint pour ses jours.Samedi 6 courant, vers 5 heures du soir, la dame François Moutier, âgée de 56 ans, cultivatrice à la Rivière-Saint-Sauveur, près Honfleur, rentra dans sa cour avec une jument attelée à une voiture chargée de foin. Un cheval entier, appartenant au sieur Delamare aîné, cultivateur audit lieu, qui avait brisé sa chaîne et était sorti dans la cour de son maître, franchit la haie qui sépare la cour du sieur Delamare avec celle du sieur Moutier, et fut pour s'élancer sur la jument que conduisait la dame Moutier. Celle-ci voulut repousser l'animal, qui se jeta sur elle et la mordit à la main et au bras gauche, puis à la tête, où il lui mit à découvert la tempe et une partie de la joue gauche, il lui enleva entièrement la chair de la lèvre inférieure et du menton. Ce cheval, s'étant jeté de nouveau sur la jument, la femme Moutier, qui n'avait pas perdu connaissance, profita de ce moment pour rentrer à son domicile. M. Massart, docteur à Honfleur, qui a été appelé pour donner ses soins à la femme Moutier, ne peut encore se prononcer sur les suites des blessures de cette femme. On craint pour ses jours.

 

Janvier 1879  -  Appropriations et réparations en 1878.  -  85 locaux, appartenant à 73 communes, ont été appropriés ou réparés dans le Calvados  -  Arrondissement de Pont-l'Evêque : Rumesnil, école mixte ; Gonneville-sur-Honfleur, école mixte ; La Rivière-Saint-Sauveur, école de garçons ; Blonville, école mixte ; Clarbec, école de garçons.

 

Mars 1879   -  Fait divers.  -  Le quartier du Poudreux fait-il, oui ou non, partie de la Rivière-Saint-Sauveur ? Si oui, pourquoi l'administration de cette commune ne rend-elle pas viable la  partie de la rue dite « Quatre-Francs », située entre la ligne du chemin de fer et de la Basse-Seine ?  Si non, pourquoi cette administration y a-t-elle fait placer une borne-fontaine ?  

 

Octobre 1880  -  Accident en mer.  -  Dimanche, la « Jeune-Marie », bateau des environs de St-Sauveur, revenait de la pèche des moules, monté par le patron, le sieur Quillan, et un homme de l'équipage, lorsqu'il a touché sur un rocher à fleur d'eau. Les deux hommes n'ont pu se garer à temps de la secousse et ont été jetés à la mer. L'un d'eux, le sieur Quillan, a été assez heureux pour regagner le rivage. Quant à son second, il a disparu, entraîné par le courant.  

 

Décembre 1880  -  Accident.  -  Jeudi, le nommé Jean Hacqueville, âgé de 47 ans, cultivateur à la Rivière-Saint-Sauveur, attela à une voiture, pour la première fois, une pouliche de 18 mois, après avoir fait quelques pas, cette jeune bête s'emporta à travers la cour et lança son conducteur contre un arbre, où il se brisa le crâne. La mort a été instantanée. Hacqueville laisse une  veuve et deux enfants.  

 

Février 1881  -  Erreur n’est pas compte.  -  Un matin, Beausoleil, berger à la RivièreSaint-Sauveur, en conduisant ses moutons aux champs, s'aperçut qu'il lui en manquait 25. Il en prévient sa femme, celle-ci court à la gendarmerie qui prend son sabre et ses bottes, mais au moment du départ arrive Beausoleil tout essoufflé : les moutons étaient retrouvés, le berger Beausoleil, encore endormi, avait mal compté ses bêtes.  

 

Avril 1887  -  Recensement des chevaux.  -  Il sera procédé, du 15 mai au 13 juin 1887, à l'inspection et au classement : 1° de tous les chevaux et juments âgés de 6 ans et au-dessus, de tous les mulets et mules de 4 ans et au-dessus (l'âge se compte à partir du 1er janvier de l'année de la naissance) ; 2° des voitures attelées susceptibles d'être requises.

 

Avril 1887  -  A lire par les jeunes soldats.  -  La loi de 1872 dit que les jeunes gens, après avoir été examinés et entendus par le conseil de révision, peuvent faire connaître l'arme dans laquelle ils désirent être placés. Les commandants de recrutement ont reçu l’ordre de déposer dans les mairies les registres destinés à recevoir les demandes non formulées verbalement  en séance.

 

Avril 1887  -  Voleur de vaches.  -  Deux vaches appartenant à M. Alleaume, jardinier à la Rivière-Saint-Sauveur, avaient été volées la nuit dans un herbage. M. Alleaume porta immédiatement ses soupçons sur un nommé Cagniard, qu'il avait employé pendant quelque temps et qui n’était parti de chez lui que depuis peu de jours. Après avoir fait sa déclaration, il fit lui-même une enquête et apprit bientôt que les vaches volées avaient été vendues à M. Léger, herbager à Equemauville, pour une somme de 400 francs. Le voleur n'a pu être arrêté, il a filé sur le Havre et de là pour Metz, son pays natal.  

 

Mai 1887  -  Affaire mystérieuse.  -  Louise Duhault, 26 ans, était domestique chez une dame Mesnier, habitant la Rivière-Saint-Sauveur, près Honfleur. Cette dame avait adopté et élevé un jeune homme âgé aujourd'hui de 17 ans, Raoul Marchais de la Crommière, fils d'un employé de chemin de fer, mort accidentellement. 

Les deux jeunes gens, après avoir été dans les termes les plus intimes, s'étaient brouillés. Depuis, la malheureuse fille aurait été de la part de Marchais l'objet de mauvais traitements, dont son corps porte les marques. Après une altercation très vive, sa maîtresse lui aurait donné son congé. Louise serait montée rapidement à sa chambre pour faire ses préparatifs de départ. Pendant qu'elle était en train de s'habiller, Marchais aurait enfoncé la porte, armé d'un revolver, et lui en aurait tiré un coup qui lui a traversé le sein droit. 

Comprenant combien était grave la situation, on offrit à Louise Duhault de lui faire une rente viagère de 300 francs, si elle voulait dire qu'elle avait tenté de se suicider par désespoir d'amour. Elle accepta. L'affaire paraissait terminée, lorsqu'elle s'envenima de nouveau. La dame Mesnier et Marchais l'accusèrent de chantage. Louise, furieuse, raconta les faits tels que nous venons de les reproduire. Le parquet est intervenu et a fait faire une enquête à la suite de laquelle il a lancé un mandat d'amener contre Marchais de la Crommière.  

 

Avril 1888  -  Ossements humains.  -  On vient de découvrir dans une propriété, à la Rivière-Saint-Sauveur, des ossements humains qui paraissaient enfouis là, depuis longues années. Y a-t-il un crime ?

C'est plus que probable, puisque ces ossements ont été retrouvés dans un terrain inculte, éloigné de toute habitation, bornant un chemin peu fréquenté.

 

Avril 1888  -  Pauvre fou.  -  Le nommé Guillaume Guegin, terrassier à la Rivière-Saint-Sauveur, a été déjà plusieurs fois séquestré pour folie. Il paraissait guéri depuis juin dernier et avait repris ses occupations. Il y a quelques jours, il a été repris de folie furieuse. Armé, d'un bâton, il cherchait, disait-il, des gens qui le persécutaient. Puis il voulut tuer sa femme et sa fille qui n'échappèrent que grâce à deux voisins. La police put, après une longue lutte, s'emparer du fou.  

 

Septembre 1891  - Incendie.  -  Un incendie a éclaté à la Rivière-Saint-Sauveur, dans l'usine appartenant à la société pour la fabrication des matières plastiques. Pertes : 2 000 fr. pour le bâtiment et 8 000 fr. pour les matières de l'usine.  

 

Juillet 1892  -  Immoralité.  -  La gendarmerie a arrêté et conduit à Pont-l'Evêque le nommé Victor Jean dit Cottard, demeurant à la Rivière-Saint-Sauveur, près Honfleur, inculpé d'attentat à la pudeur sur un jeune garçon de 10 ans, dont les parents résident quartier du Poudreux. Ce lubrique personnage, âgé de 65 ans, n'en serait pas à ses débuts.  (Source B.N.)  

 

Février 1893  -  Prix de vertu.  -  Le prix de vertu fondé par M. Pimont de Honnaville, ancien maire de Gonneville-sur-Honfleur, dont la valeur est de 225 francs, vient d'être décerné à Mlle Laisné, 65 ans, habitant la Rivière-St-Sauveur. Mlle Laisné, qui est sans fortune, est toujours restée seule avec ses parents infirmes et pour les soutenir dans leur vieillesse a refusé tout mariage. Elle a encore aujourd'hui à sa charge son vieux père, âgé de 85 ans, et a néanmoins recueilli chez elle sa sœur, la veuve Lemercier, qui est aveugle, et ses trois enfants. (Source B.N.)  

 

Mars 1893  -  Naissance en plein air.  -  Une fille Bloche, demeurant à Ficquefleur-Equainville, venait à Honfleur solliciter son admission à l'hospice pour y faire ses couches. En passant à La Rivière-Saint-Sauveur, elle a été prise tout à coup de malaise, s'est affaissée sur la route et a mis au monde un enfant qui a été recueilli par quelques personnes charitables. La mère et l'enfant vont bien.  (Source B.N.)

 

Mars 1893  -  Rectification.  -  D'après l'un de nos confrères, nous avons dit qu'une fille Bloche, de Fiquefleur, était accouchée sur la route de la Rivière-Saint-Sauveur, à Honfleur. Il s'agit d'une fille Angelina Prentout, n'ayant d'ailleurs aucune relation de parenté avec la famille Bloche. (Source B.N.)  

 

Mai 1893  -  La sécheresse.  -  Dimanche, dans toutes les églises du diocèse, on a donné lecture d’une lettre de l’évêque de Bayeux, prescrivant des prière pour obtenir la Cessation de la sécheresse. (Source B.N.)

 

Mai 1893  -  Mandats-Poste.  -  Sous peu, le paiement des mandats-poste pourra être fait à domicile par les facteurs. (Source B.N.)

 

Juin 1893  -  Incendies.  -  Le feu a consumé un corps de bâtiment appartenant au sieur Alphonse Roque, cordonnier à Hamars. Pertes, 4 500 fr. 

— Incendie à La Rivière-St-Sauveur, dans le séchoir et des bâtiments de l'usine de matières plastiques. Pertes, 8 060 fr. 

— A Saint-Martin-de-la-Lieue, incendie dans un four à briques, exploité par le sieur Pierre Aubert. Pertes, 1 250 fr. pour le sieur Jean Samson, propriétaire.  (Source B.N.)

 

Août 1893  -  La catastrophe d’Ablon.  -  Les obsèques des victimes de la catastrophe d'Ablon ont eu lieu jeudi. Le deuil était conduit par les administrateurs de la société générale de dynamite. Dans le cortège, on remarquait les autorités civiles de l'arrondissement, les maires de Honfleur, Ablon, la Rivière-St-Sauveur et de plusieurs autres communes. Sept des victimes ont été inhumées à Ablon, la huitième, Verbeck, a été enterrée à la Rivière-St-Sauveur. Les blessés, soignés à l'hospice de Honfleur, sont en bonne voie de guérison. 

La plupart des cadavres ont été reconnus aux vêtements, car les membres étaient en lambeaux. On ignore la cause de l'explosion. On cite un fait curieux qui montre à quel point la panique des habitants d'Ablon et de Saint-Sauveur (commune voisine d'Ablon) fut énorme. La population presque tout entière s'était réfugiée sur la digue qui borde l'estuaire de la Seine et, pendant que se produisaient les explosions, à des intervalles, assez éloignés, quelques personnes affolées voulaient se jeter à l'eau ! Pertes : 200 000 fr. environ. 

Des souscriptions sont ouvertes pour les familles des victimes et le gouvernement a promis des secours. Par suite de l'explosion, les abords de l'usine d'Ablon et les bruyères, sur une certaine étendue, sont jonchés de débris de bois et de plomb que, malgré la surveillance la plus active, des enfants et des femmes viennent ramasser. Ces débris sont plus ou moins imprégnés de nitroglycérine, il serait très dangereux de les approcher du feu. Toute personne en possession de quelques-unes de ces matières devra donc les enfouir immédiatement si elle ne veut pas causer, par son imprudence, des accidents très graves.  (Source B.N.)  

 

Janvier 1894  -  Rosettes et rubans.  -  M. Gabriel Le Comte, avocat, conseiller général, délégué cantonal à Falaise, est nommé officier de l'instruction publique. 

— MM. Paul Le Bray, maire de Gouvix, président de la délégation Cantonale, et Arsène Michel, maire de la Rivière-St-Sauveur, délégué cantonal sont nommés officiers d'académie. (Source B.N.)

 

 Août 1894  -  Coup de boule mortel.   -   Le sieur Guédon travaillait, à la Rivière-St-Sauveur, étant venu chez ses parents à Conteville, il y a une dizaine de jours, il fit une partie de jeu de boule et, en la lançant, il s'enfonça dans un doigt un éclat de bois. Guédon n'avait pas porté attention à cette égratignure, quand, revenu à la Rivière, il se vit bientôt, par l'enflure de son doigt, empêché de travailler. Enfin, la gangrène vint entourer la plaie, et, malgré les soins prodigués, l'infortuné jeune homme est mort dans d'atroces souffrances.  

 

Octobre 1894  -  Appel des conscrits.   -  Le bruit s'accrédite de plus en plus que l'appel de la classe de 1893 aurait lieu, par anticipation du 12 au 15 novembre. (source B. N.)

 

Novembre 1894  -  Grave accident.   -  Lundi, à l'usine de la Rivière-Saint-Sauveur, un ouvrier, Langevin, 37 ans, a laissé choir une tourie d'acide sulfurique qui s'est brisée. Il est tombé dans l'acide et a eu de graves brûlures. (source B. N.)  

 

Mars 1895  -  Noces d’or.   -   la Rivière-Saint-Sauveur, M. et Mme Thomas Leviels ont célébré le cinquantième anniversaire de leur mariage, entourés de leurs enfants et petits-enfants. (source B. N.)  

 

Juin 1895  -  Suicide.  -  Vendredi matin, le sieur Henri Bellegarde, 40 ans, jardinier à la Rivière-St-Sauveur, près Honfleur, s'est donné la mort en se tirant un coup de fusil dans le côté gauche. La mort a été instantanée. La cause de ce suicide est inconnue. (source B. N.)

 

 Octobre 1896  -  Découverte d'un cadavre.  -  Mercredi l'après-midi, à la Rivière-Saint-Sauveur, on a trouvé dans une mare, le cadavre de Mme Pesnel, 55 ans, domiciliée à Honfleur. Mme Pesnel avait disparue dans la nuit de jeudi à vendredi de la semaine dernière. On doit attribuer ce suicide à un dérangement des facultés mentales.

 

Février 1897  -  On demande un médecin.  -   C'est à la Rivière-St-Sauveur qu'on en demande un, si petit qu'il soit. Les médecins de Honfleur en ayant par-dessus la tête de leurs malades, refusent de venir dans cette commune, ou bien n'y arrivent que lorsque le malade est guéri ou trépassé. (source B. N.)

 

Avril 1897  -  Écrasé sous sa voiture.  -  Le sieur Lebigre, 50 ans, cultivateur à Foulbec (Eure) s'était assis imprudemment sur le brancard de sa voiture, chargée de fourrages, qu'il conduisait à Honfleur. En traversant le hameau Saint-Clair, à la Rivière-Saint-Sauveur, son cheval prit subitement peur. Le malheureux voulut descendre pour le maintenir, mais il tomba et une roue lui passa sur la poitrine. Une heure après, Lebigre mourait. (source B. N.)

 

Mai 1897  -  Nièce à la main croche.  -  La femme Gallet, journalière à la Rivière-Saint-Sauveur, a volé à une tante, qu'elle était allée voir au Mans, un titre de rente de 100 francs, représentant une valeur de 3 500 fr. Cette dernière, après le départ de sa nièce, s'aperçut du vol et se rendit immédiatement à Honfleur, où, sur sa plainte, les gendarmes se transportèrent au domicile de la femme Gallet. Trouvée encore nantie du titre de rente, elle a été aussitôt arrêtée. (source B. N.)  

 

Juillet 1897  -  Incendies.  -  A Potigny, d’un bâtiment appartenant au sieur Auguste Roberge. cultivateur. Perles 12 000 fr. Causes inconnues. Assuré. 

— A la Rivière-St-Sauveur, d'une maison aux sieurs René Bucaille et Bernard. Dégâts, 2 500 fr. Assuré. 

— A Manneville-la-Pipard, au domicile du sieur Albert Gondé, gardien d'herbages. 3 880 fr. de pertes, assurées pour 3 000 francs. (source B.N.)  

 

Août 1897  -  Tentative d’assassinat.  -  Un mendiant inconnu s'est présenté vendredi chez la veuve Riquier, 87 ans, propriétaire à la Rivière-St-Sauveur. Au moment où celle-ci lui remettait du pain, il se précipita sur elle et la serrant fortement à la gorge la frappait violemment au visage en lui disant : « Il faut que je te tue ». Heureusement, un bruit quelconque a obligé le malfaiteur à prendre la fuite. 

Le même rôdeur, vraisemblablement, a assailli, quelques heures plus tard, une pêcheuse qui revenait de Villerville. Il avait déjà terrassé cette femme et, cherchait à I’étrangler quand un garçon boulanger, apparaissant au tournant de la route le força à fuir. (source B.N.)

 

Janvier 1898  -  Accident mortel.  -  Le sieur Joseph Langlais,31 ans, terrassier à Honfleur, travaillait, à la carrière du sieur de Tilly, à la Rivière-St-Sauveur, quand il fut écrase par un bloc de pierre qui s'est détaché soudain de la voûte. Le malheureux est mort sur le coup. (source B. N.)  

 

Octobre 1898  -  Un brutal.   -   Henri Rivière, 23 ans, charretier, et Albert Lechesne, 20 ans, venaient de vider une fosse d'aisances à la Rivière-Saint-Sauveur, près Honfleur, lorsqu'une discussion s'éleva entre eux sur la façon de conduire l'attelage que Rivière dirigeait. 

Lechesne se jeta brutalement sur Rivière et le renversa si malheureusement qu'il a eu les doigts d'un pied complètement broyés sous la roue du véhicule pesant 2 800kiios. S'il n'avait pas été vivement tiré en arrière par deux camarades, le malheureux eût été infailliblement écrasé. (source le B. N.)  

 

Décembre 1898  -  Ca ne va pas mieux.   -   Dans l'usine des matières plastiques de la Rivière-Saint-Sauveur, près Honfleur, de bons et sérieux ouvriers ont été encore renvoyés la semaine dernière sous prétexte d'ébriété, ce qui est inexact. Ces malheureux ouvriers étaient de nuit. Ils sont sortis pour aller prendre un réconfortant dont ils avaient besoin, voilà tout. Il est certain que si la surveillance de cet établissement important était confiée à un homme d'âge et d'expérience, de semblables faits ne se produiraient pas. (source le B. N.)

 

Décembre 1902  -  Tentative de meurtre.  Dimanche soir, le nommé Gaquerel, journalier à La Rivière-Saint-Sauveur, se promenait à la foire avec sa femme et ses enfants. Ils  rencontrèrent le nommé Roudaut,  ouvrier charpentier à Honfleur. Celui -ci fit route avec eux et on s'engagea dans le chemin qui conduit au Poudreux en passant par les chantiers de bois.  Arrivés à hauteur de  l'emplacement occupé par le vapeur " Hébé ", Roudaut engagea Gaquerel à se rendre près de ce bateau, sous prétexte que les matelots faisaient de la musique tous les  soirs. La femme et les enfants continuèrent leur route. Arrivés au bateau, Gaquerel qui se trouvait à 1 mètre 50 du quai, reçut une violente poussée de son camarade qui le fit tomber à l'eau.

Le coup fait, Roudaut fila ; heureusement que deux douaniers attirés par la chute, arrivèrent, les sieurs Fiolet et Gosselin, jetèrent une ligne à Gaquerel qui, sachant un peu nager, se tenait  à  fleur d'eau, et le hissèrent sur le quai. On le porta dans une maison du Poudreux, chez M. Fauvel, où il fut frictionné et soigné, aujourd'hui, il va tout à fait bien.

Quant a Roudaut, il a disparu et un mandat d'arrêt a été lancé contre lui. Sa réputation n'est pas des meilleures et il venait de rentrer du service militaire où il avait été aux bataillons d'Afrique. Il avait habité chez les époux Gaquerel, et on suppose que c'est pour se venger du mari, qui paraît-il, n'avait pas chercher à le faire embaucher aux Matières Plastiques ou celui -ci travaille, qu'il aurait accompli cet acte.

 

Avril 1903  -  Morts subites.   -  Le sieur Eugène Pignonneau, 85 ans, rentier à la Rivière-Saint-Sauveur, est mort subitement, rue Saint-Léonard, à Honfleur, d'une affection cardiaque. 

— On a trouvé dans un fossé, à Douville, le cadavre du sieur Emile Berthelot, 38 ans, journalier à Dozulé. La morte et due à une congestion cérébrale. (source M. C.)  

 

Avril 1903  -  Incendies.   -  De 15 hectares de taillis, de 440 baliveaux de chêne, bouleau, et de 6 800 pins d'Écosse, âgés de 20 ans. au comte d'Hunolstein, à Grimbosq. Pertes, 3 663 fr. Assuré. 

—  De 9 000 bourrées au sieur Félix Dros, chaufournier à Angoville. Pertes, 360 fr. Assuré.

—  De 6 000 bourrées à la dame Leboucher, propriétaire à Martigny. Pertes, 210 fr., couvertes par une assurance, de 135 fr. seulement. 

—  Chez le sieur Jacob, hôtelier à Putot-en-Auge. Pertes, 500 fr. Assuré. 

—  D'un bâtiment, à usage d'étable, au sieur Victor Vivier, à Mézidon. Pertes, 800 fr. Deux vaches ont été asphyxiées. 

—  Au café-restaurant du  « Chant des Oiseaux », à la Rivière-Saint-Sauveur Pertes, pour le locataire, le sieur Lamare, 16 000 fr, ; pour le propriétaire, le sieur Mesnil, de Honfleur, 15 000 fr. Tous deux sont assurés. 

—  A Truttemer-le-Petit, d'une maison  au sieur Alcide Anfray et habitée par le sieur Isidore Amand. Pertes, pour le propriétaire, 4 000 fr. ; pour le locataire, 2 000 francs. Assurés. (source M. C.)

 

Avril 1908  -  Accident mortel. -  Encore un accident dont a été victime un jeune homme de 14 ans. La semaine dernière, le nommé Maurice Coge s'était piqué au talon avec une fourche américaine. Celui-ci ne s'inquiéta pas de cette blessure insignifiante, mais le tétanos s'y étant mis, le malheureux jeune homme est mort mardi dernier des suites de cette piqûre.

 

Août 1912  -  Arrestation d'un satyre  -  Les gendarmes ont arrêté le 18 août, le nommé Achille Godon, 19 ans, journalier, surpris en flagrant délit d'attentat à la pudeur avec violences sur la jeune Thérèse Mérieult, 8 ans et demi, qu'il avait enfermée  dans une cabane. La tante de la jeune Thérèse, prévenue par des fillettes, accourut ainsi qu'un voisin, M. Niel, maçon, furieux,  Godon s'arma d'un couteau dont il frappa M. Niel à la main. On le maîtrisa non sans peine et on le ligota. Ces divers incidents avaient causé un nombreux attroupement.

 

Septembre 1912  -  Le feu  -  Le feu a pris jeudi dernier dans l'usine de laminage de matières plastiques. Malgré la mise en batterie immédiate d'une pompe à vapeur, deux bâtiments furent  détruits. Les dégâts s'élèvent à 10 000 francs. Au cours du sinistre un ouvrier a été grièvement brûlé.

 

Mai 1915  -  Les braves.  -   Ont été cités à l'ordre du jour : MM. André Carlier, commandant ; André Marc, capitaine, tous deux au 119e ; Ange Beverraggi, sous-lieutenant ; Evode Aubert, adjudant ; Louis Esnaut, sergent-fourrier ; Adolphe Dehoulle, Robert Moisy et, Charles Boulenger, soldats, tous au 319e ; Jacques Descours-Desacres, sous-lieutenant au 329e  ; Charles Hintray, de la Rivière-St-Sauveur, lieutenant au 58e d'artillerie ; le 2e groupe du 43e d'artillerie et son commandant, le chef d'escadrons Malraison ; Bouleis, chef de bataillon, Peuillard, capitaine, Lacroix, lieutenant, et Amar, sous-lieutenant, tous du 36e ; Albert Carabeuf, caporal au 87e, instituteur à Ste-Croix-Grand'Tonne.

 

Décembre 1915  -  Inséparables.  -  Deux jeunes gens de La Rivière-Saint-Sauveur, les frères Lemaître, étaient jumeaux et ne s'étaient jamais quittés. Envoyés ensemble au front, ils combattaient à Tahure. Après l'action, ils se cherchèrent et se retrouvèrent sains et saufs. Tout à leur joie, ils s'embrassaient, lorsqu'un obus tomba soudain près d'eux et les tua net du même coup. Un service a été célébré dans leur commune natale pour les deux frères que la vie n'avait pas séparés et qu'une mort glorieuse a réunis.  

 

Mars 1917  -  La colère mauvaise conseillère.  -  A la suite d'une violente scène qu'il venait de faire à sa femme et à ses enfants, Edmond Martin, 46 ans, caporal au 36e, en permission chez lui, à La Rivière-st-Sauveur, s'est tué de plusieurs coups de revolver dans la tête.

 

Mai 1917  -  Macabre découverte.  -  On a trouvé, ces jours derniers, un cadavre sur les bancs d'alluvion de la Rivière-Saint-Sauveur. On suppose que c'est celui d'un marin du commerce.  On n'a pu l'identifier à cause de son état de décomposition dû à son long séjour dans l'eau lequel doit remonter à plusieurs mois.

 

Mai 1917  -  Les jardins potagers militaires.  -  En présence des difficultés toujours grandissantes rencontrées par le service du ravitaillement, l'autorité militaire a tenu, cette année, à produire elle-même les légumes frais dont elle a besoin pour l'alimentation des troupes. Les plus louables efforts ont été faits et, il y a quelques mois, des propagandistes militaires ont été désignés pour s'occuper spécialement de la question dans toutes les régions de France. A leur appel, tous ont répondu et ont rivalisé de zèle, rien que dans le Calvados, plus de quarante hectares de terrains abandonnés ont été transformés en jardins et plantés en légumes divers. La récolte, qui promet d'être abondante, permettra de varier les menus de nos braves soldats et contribuera, dans une large mesure, à atténuer la crise alimentaire.  

 

Juin 1917  -  Accident de voiture .  -  A La Rivière-Saint-Sauveur, près Honfleur, la veuve Niel, 59 ans, a été renversée par une voiture que conduisait Raymond Poulain, 21 ans. Mme Niel a eu deux cotes brisées et a été assez fortement contusionnée.

 

Mai 1918  -  Propagande défaitiste.  -  Le public s'était ému, depuis quelque temps, de propos défaitistes tenus dans deux restaurants de La Rivière-.Saint-Sauveur que fréquentent les ouvriers des usines de la région. Une enquête est ouverte par la police mobile de Caen.

 

 Juillet 1918  -  Une brute.  -  Prés de la ferme aux Guignes, le travailleur colonial Hachmé Seflari, assommé d'un coup de matraque le soldat Georges Lerey, 20 ans, du 11e d'artillerie, en convalescence à Honfleur, rue du Puits, qui lui avait rien dit, et qu'il rendait à tort responsable de difficultés qu'il avait eues, quelques instants auparavant avec un autre militaire.

 

Mai 1919  -  Explosion et incendie.  -  Vendredi, un alambic a fait explosion chez M. Gaston Auber, entrepositaire à la Rlvière-Saint-Sauveur. Un incendie s'est déclaré immédiatement et  tout l'immeuble a été détruit. Le bouilleur, M. Marie, a été brûlé à la figure et aux mains.

 

Août 1922  -  Les Naïades de la Rivière Saint-Sauveur.  -  Quatre demoiselles de la rivière Saint-Sauveur avaient imaginé de faire une trempette dans la fontaine communale, et comme  elles étaient un peu trop dévêtues et que l'exhibition avait lieu à proximité d'un chemin passager, ce fut un beau scandale. Victorine Alleaume, 18 ans, condamnée à 8 jours de prison avec  sursis. Ses camarades sont en raison de leur jeune âge, acquittées comme ayant agi sans discernement.

 

Juin 1928  -  Un accident. -  Deux enfants jouaient sur le pont, près du du  « Clos Canteleu », à la Rivière-Saint-Sauveur, lorsque, après le passage d'une lourde charrette, ils voulurent  traverser la chaussée. Au même moment, survint une auto masquée par la charrette. Le conducteur, M. Courcelles, négociant à Vernon, ne pu voir Gladys Oblin, 10 ans, qui fut renversée et passa sous la voiture. Dégagée avait de graves  contusions, la fillette s'en tirera avec un long repos.  

Juin 1929  -  Une vache se jette sur une auto.  -  Une vache que conduisait M. Ernest Moulin, cultivateur à la Rivière-Saint-Sauveur, soudain devenue furieuse, lui échappa, rue Gachin, revint au galop rue de la République, au moment où arrivait l'automobile de M. Gustave Hinfray. La vache en furie fonça tête baissée dans le radiateur de l'automobile. L'animal tomba à terre, mais se releva aussitôt. On eut les plus grandes difficultés à rattraper la bête. L'auto M. Hinfray a subi quelques dégâts.  

 

Janvier 1932   -   Geste de brut.    -   M. Lemorinière, propriétaire à la Rivière-Saint-Sauveur, avait sept bœufs et vaches dans un herbage sur les bancs d'alluvions. Un individu que l'on  recherche activement à blessé  profondément avec un bâton, deux des animaux dont l'un a dû être abattu. Le préjudice est évalué à 3000 francs.  

 

Mars 1936  -  Suicide.  -  Profitant de l'absence de son mari parti à son travail à l'usine de matières plastiques, Mme Albertine Gourel, née Delalande, 57 ans, a mis fin à ses jours en s'asphyxiant à l'aide du charbon du bois. Souffrant depuis quatre ans d'une maladie incurable, elle avait, à différentes reprises, déclaré qu'elle se suiciderait. (source M. C.)  

 

Mars 1937  -  Dans une crise de désespoir une épicière se suicide.  -  Dimanche matin, Mme Petit entrait dans le magasin de sa belle-sœur. Mme Rochelieu, épicière. Ne voyant point apparaître la commerçante, elle pénétra dans les appartements et fut amenée à ouvrir un petit réduit contigu à une chambre. Mme Rochelieu gisait inerte pendue à une poutre du plafond.

On coupa la corde mais la mort avait fait son oeuvre. (source M. du C.)  

 

Juillet 1937  -  A Saint-Clair le 14 juillet.  -  L'Inauguration du Belvédère de St-Clair a connu, un très gros succès. Favorisée par un temps superbe, cette fête magnifique a eu lieu en présence de plus de quinze cents personnes, la plupart de la région. Et ce qui en faisait le charme, c'était la sympathie visible de tous les visiteurs, heureux de se trouver ensemble pour partager les mêmes pensées, le même enthousiasme. Un très bel orchestre dirigé par Mme Frémont, faisait entendre des airs joyeux. Mme la duchesse d'Harcourt présidait. Dans un discours d'une haute tenue littéraire et artistique, M. l'abbé Delacotte, curé de Cossesseville, a expliqué le sens de la fêle et remercié chaleureusement tous ceux qui ont été les ouvriers, artisans et bienfaiteurs de l’œuvre. Ensuite, Mme la duchesse a coupé le ruban symbolique tricolore, et pendant qu'elle gravissait les marches du Belvédère avec sa suite, Maurice Gautier, entonnait la « Marseillaise » que la foule a chanté avec enthousiasme, accompagnée par l'orchestre. 

Des centaines de personnes y sont montées ensuite, tandis que les autres se rendaient à la source, pour y boire de cette eau merveilleuse qui donne vie et santé. Pendant plusieurs heures, la fêle s'est poursuivie au pied du Belvédère où l'on ne se lassait pas de monter, car du haut de cette tour, la vue embrasse les quatre cinquièmes de l'horizon, et avec une bonne jumelle on y discerne parfaitement la baie de la Seine, la ville du Havre et la pointe de la Hève. 

Ce fut une belle, une magnifique après-midi et quand l'on se sépara, vers sept heures, chacun disait : Quelle belle fête pour la Suisse normande !  

Mme la Duchesse d'Harcourt était ravie, et quand, du haut du balcon, elle but à la santé de tous en criant : Vive la France, la foule assemblée fit écho à sa parole en l'applaudissant chaleureusement. 

Dans un prochain article, nous parlerons plus longuement de la fontaine St-Clair, de son histoire et de ses vertus curatives. (source M. du C.)

 

Septembre 1937  -  Dramatique suicide.  - II y a quelque temps, le jeune André Simon, 18 ans, ouvrier agricole au service de M. Roussel, cultivateur à La Riviere-Saint-Sauveur, près Honfleur quartier d'Ingres, s'éprenait d'une petite voisine, âgée seulement de 17 ans.

Cette idylle, bien innocente du reste, contraria la mère de la jeune fille qui lui intima l'ordre de rompre toutes relations avec André Simon. Elle s'arrangeait en même temps pour évincer le jeune homme. C'est qu'elle estimait qu’ils étaient trop jeunes l'un et l'antre pour faire des projets d'avenir.

Le malheureux en vint à se persuader qu'il ne réaliserait jamais son rêve d'union. Celte idée que rien, semble-t-il, justifiait, devait le conduire au suicide.

Jeudi soir, après avoir dîné en famille avec M. Roussel et s'être montré aussi enjoué que de coutume, il annonça qu'il allait « faire un tour ». Aucun de ses familiers n'attacha d'importance à cette déclaration, ce n'était pas la première fois que Simon sortait après son travail. Que fit-il ensuite ? Nul ne le sait.

Mais vendredi matin, à l'aube, en ouvrant la porte de sa maison, la mère de la jeune fille aperçut, à quelques pas devant elle, un homme, la tête affreusement déchiquetée qui gisait inanimé dans une marc de sang. C'était André Simon. Dans sa main crispée, il tenait encore le fusil de chasse qui lui avait servi à se donner la mort.

Avant d'accomplir son geste fatal, l'infortuné jeune homme avait pris soin d'écrire sur une ardoise le motif de son acte et cette ardoise il l'avait glissée sous la porte d'entrée de la maison où reposait la jeune fille dont il était épris.  (source M. du C.)

 

 Mai 1941   -  Avis à la Population.   -   La Feldkommandantur du Calvados rappelle à la population que toute personne découvrant soit sur la voie publique, soit dans une propriété privée des objets ou imprimés suspects, tels, par exemple, que des tracts jetés par avion, doit en faire la remise à l'autorité militaire allemande la plus proche.

 

Juin 1941  -  Démission a'un maire.  -  Pour des raisons personnelles, M. Harel, maire de La Rivière-Saint-Sauveur, adressait, il y a quelques semaines, sa démission au préfet. Ses adjoints, MM. A. Simon et R. Bréard, le suivirent dans ce geste.

La démission de M. Harel a été acceptée, mais non celles de ses adjoints, et M. Auguste Simon vient d'être désigné pour faire fonction de maire, en attendant d'éventuelles élections dans le cadre de la future législation municipale.

 

Octobre 1943    -   Fait divers.   -   A la Rivière-St-Sauveur, un ouvrier, père de 7 enfants, M. Georges Desmortreux, 37 ans, employé à la Société des Matières Plastiques, était occupé à gratter un bac en celluloïd et se trouvait, de ce fait, penché sur celui-ci. Mais il avait omis de mettre les cales de sûreté bloquant le plateau compresseur, d'un poids de 3.000 kilos.

Aussi celui-ci, continuant sa descente, coinça littéralement le malheureux qui put cependant appeler au secours. Mais malgré tous le zèle de ses camarades, quand il put être dégagé, la cage thoracique était écrasée et le malheureux avait cessé de vivre.  

 

Mars 1945  -  L’écharpe tricolore.  -   M. Auguste Simon, a été élu maire de la Rivière-Saint-Sauveur et M. Raymond Bréard a été choisi comme adjoint.  

 

Octobre 1946  -  A éclaircir.  -   Une vache volée à M. André Lamorinière, herbager à la Rivière-St-Sauveur, a été retrouvée dans un wagon en gare de Honfleur. La bête aurait été vendue en même temps qu’un veau, également disparu, à M. Paul Laurent, herbager, à la Rivière-St-Sauveur, par un nommé Léon Chaulieu, domicilié à Ablon, que l’on recherche. (source B. L.)  

 

Avril 1947  -  La série continue.    Deux prisonniers boches évadés du commando de St-Gatien-des-Bois ont été appréhendés par les gendarmes à la Rivière-Saint-Sauveur. (Source B.-L.)

 

Juin 1947  -    Une ménagère périt tragiquement.    Mme André Liétout, 40 ans, de La Rivière-Saint-Sauveur, a été découverte par son mari noyée dans un lavoir. On suppose que la malheureuse femme a été prise d’un malaise qui a entraîné sa chute. (Source B.-L.)  

 

Novembre 1947  -    Un commerçant en défaut.  -  Le Préfet a prononcé la fermeture pour une durée de deux mois de la charcuterie exploitée par M. Deguette, à La Rivière-Saint-Sauveur, pour vente de charcuterie un jour interdit. (source B. L.)  

 

Novembre 1947  -    Pris au piège.  -  Plusieurs habitants d’Ablon, La Rivière-Saint-Sauveur et Fiquefleur recevaient des lettres anonymes leur enjoignant, sous menaces de mort pour l’un de déposer des sommes d’argent à un endroit qui leur était désigné. Pris à son propre piège par les gendarmes, le maitre-chanteur, André Lecas, 26 ans, ouvrier à Ablon, a été écroué à la prison de Pont-l’Evêque. 

Sur neuf chantages, l’escroc n’avait ramassé que 50 fr. ! Une perquisition à son domicile a fait découvrir une mitraillette, quatre sabre-baïonnette qui proviendraient aux dires du délinquant, du maquis de Beuzeville. (source B. L.)

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