UN SIÈCLE D'HISTOIRE DU CALVADOS

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ROBEHOMME

Canton de Cabourg 

Les habitants de la commune sont des  ...


Septembre 1866   -   Découverte d'un cadavre.   -   Mardi, dans la matinée, le cadavre du sieur Victor Lebon, épicier à Bavent, a été trouvé par le garde de Mme Castillon, dans un fossé plein d'eau longeant un herbage nommé le Vieux-Dit, et non loin d'une des écluses de la rivière la Dives.

La mort paraissait remonter à fort peu de temps, car une partie de la blouse du noyer n'était pas encore mouillée.

Le garde, par une de ces fausses traditions malheureusement trop répondues dans nos campagnes, laissa le cadavre et ne songea à le retirer du fossé qu'après avoir été recruter à Robehomme, la commune la plus voisine, les premières personnes qu'il y rencontra.

Ce ne fut donc que plus d'une heure après la découverte de l'accident, que le corps du sieur Victor Lebon fut enlevé et transporté à son domicile.

Cette infortuné était âgé de 43 ans et quelques mois. Il jouissait d'une excellente réputation, possédait une honorable aisance et faisait très bon ménage. Sa mort paraît donc ne pouvoir être attribuée qu'à un cas purement fortuit.

 

Juin 1867   -   Un bon cheval.   -   La semaine dernière, M. Duroche, adjoint de la commune de Robehomme, envoya son domestique à Petiville, conduire une vache à l'équarrisseur.

Le brave garçon s'acquitta d'abord de sa commission, puis se mit à fêter Bacchus avec un tel en train que le soir on dut le hisser, quasi ivre-mort dans sa voiture.

Le cheval, par bonheur, connaissait la route, ce qui lui permit de regagner d'instinct et livré à lui-même l'écurie de son maître. Quand la voiture a fait son entrée dans la cour, le domestique dormait toujours.

Ce n'est que cinq à six heures après qu'on est parvenu à le réveiller..... pour lui donner son congé.  

 

Novembre 1867   -   Un accident.   -   La semaine dernière, la veuve Levesque, mieux connue sous le nom de la mère Fillette, était occupée à laver du linge chez le sieur Perdtout, à Robehomme.

S'étant trop avancée sur le bord du fossé, elle perdit l'équilibre et tomba dans l'eau. Heureusement qu'une demoiselle Pelsey la voyant tomber, s'empressa de lui porter secours, sans quoi la mère Fillette, qui est d'un âge avancé, eût infailliblement trouvé la mort.

 

Octobre 1869   -   Incendie.   -   Vendredi, vers dix heures du matin, un incendie s'est déclaré dans la commune de Robehomme, au domicile de Mme veuve Lechangeur. Le feu a pris par la cheminée d'un appartement occupé par le domestique qui était absent. Cet appartement a été entièrement brûlé ainsi qu'une salle y attenant, avec tout ce qu'ils contenaient. On a remarqué qu'un sommier qui passait dans la cheminée, et qui, probablement, avait pris feu depuis quelques jours, avait donné naissance au sinistre.

La perte des deux bâtiments détruits par le feu est évaluée à 3.500 fr. Nous ignorons si elle est couverte par une assurance.

 

Décembre 1870   -  Nominations.   -   Par arrêté en date du 2 décembre 1870, le préfet du Calvados a nommé : 1° M. Cornet, instituteur à Sainte-Marguertie-des-Loges, en remplacement de M. Bazire, auquel un congé de six mois a été accordé pour raison de santé ; 2° Mme Bazire, directrice de travaux d'aiguille dans l'école mixte de Robehomme ; 3° Mme Poirier (Modeste), en religion sœur Modeste, institutrice publique à Quetteville ; Un nouveau congé d'un an est accordé à M. Félix Letellier, ex-instituteur de Manerbe, et à M. Miray, ex-instituteur à Bonnemaison.  

 

Janvier 1875   -   Arrestation.  -  Le 13 de ce mois, les gendarmes à la résidence de Troarn ont mis en état d'arrestation le nommé Pierre Aimé Godin. journalier à Robehomme, canton de Troarn, pour les faits suivants : Il avait pris à sa femme un morceau de dentelle et s'était chargé d'un autre morceau appartenant à la dame Julie Othon, femme Gody, pour les vendre à Caen, ce qu'il fit le 24 décembre dernier, mais au lieu de rapporter le prix des dentelles, il le dissipa dans les cabarets et coucha pendant plusieurs nuits, dans les voitures de MM. Primois, au préjudice desquels il commit une soustraction de plusieurs dindes, qu'il vendit également à Caen. C'est à cause de ce dernier délit qu'il a été mis en état d'arrestation.

 

Août 1880  -  Orages.  -  Les orages de la semaine dernière ont causé dans le département plusieurs sinistres. A Trouville, plusieurs rues ont été inondées. Les marchandises contenues dans les caves ont été entièrement endommagées. Les pertes de ce chef dépassent 10 000 francs. La foudre est tombée à différentes reprises à Trouville et à Deauville. Près le Salon et la rue des Dunes, elle a coupé un arbre par le pied, sur le quai Joinville, sur le banc de sable près le Casino de Deauville, elle n'a fait aucun dégât.

A Bonneville-sur-Touques, elle est tombée sur une maison dont elle a dépavé la salle. Un boucher a eu deux de ses bœufs tués.  A Bavent, il y a eu plusieurs accidents, la foudre est tombée, notamment, sur un appartement à usage d'écurie, appartenant au sieur Giret. Une partie des tuiles de la toiture a été enlevée.

Dans le marais, Pierre Gady et sa femme, occupés à faner, ont été surpris par l'orage. Gady, atteint par le fluide, a dû être transporté chez lui sans connaissance. Sa vie n'est pas en danger. La femme a été renversée, ainsi que d'autres personnes qui se trouvaient dans le voisinage. A Robehomme la foudre est tombée en plusieurs endroits, mais sans occasionner de dégâts. Dans la commune de Meulles, la foudre est tombée sur un bâtiment à usage de cave et grange, appartenant à M. Gondouin. Le feu s'est communiqué sur toute l'étendue du bâtiment, et a consumé environ 1 000 bottes de foin. Les secours, apportés par les habitants du bourg, qui ont courageusement fait la part du feu, ont réussi à préserver les planchers et les murailles. Deux tonneaux de cidre ont pu être préservés de la destruction. La perte s'élève à 3 000 fr. environ. Un domestique de la maison, un nommé Thibout, qui se trouvait à 15 mètres du bâtiment, a été renversé par la foudre, mais sans qu'il en eût aucun mal, il a pu se relever et appeler du secours pour l'incendie.

 

Mars 1886  -  Laïcisation.  -  Le Sénat a voté l'instruction; primaire obligatoire et laïque, c'est-à-dire que dans un délai déterminé, les frères et les religieuses qui dirigent encore des écoles primaire seront remplacés par des instituteurs et des institutrices n'appartenant à aucune congrégation.

 

Avril 1886  -  Infanticide.  -  On a trouvé dans une mare de Robehomme le corps d'un enfant nouveau-né, jeté, il y a cinq mois, par une femme mariée depuis, et qui avait caché la chose à son mari.  

 

Avril 1886  -  Infanticide.  -  Nous avons dit que le cadavre d'un enfant nouveau-né avait été découvert dans une mare située commune de Robenomme, canton de Troarn. Cet enfant avait une ficelle-.autour du cou et une autre lui serrait les reins. Il paraissait être né à terme et avoir séjourné dans l'eau 5 à 6 mois. L'examen médical n'a pu établir si l'enfant était né viable ou non. La nommée Marceline-Eugénie-Berthe Brossin, femme Ponchy, âgée de 25 ans, journalière à Robehomme, soupçonnée de ce crime, a avoué être la mère de l'enfant, mais elle affirme qu'il était mort quand elle l'a fait disparaître pour cacher sa faute à son futur, devenu son mari, qui ignorait sa grossesse. La femme Ponchy a été arrêtée.  

 

Novembre 1888  -  Menaces de mort et vol.  -  Pendant la nuit, deux individus se sont introduits, avec effraction, dans le domicile de la veuve Gady, âgée de 82 ans, rentière demeurant dans une maison isolée située marais de Robehomme, près Troarn, et, ont fouillé et bouleversé toute la maison, puis sont partis en emportant 450 fr. 

Leur vol commis, ces deux individus ont mangé, ce qu'il y avait de comestibles dans la maison et sont partis sans être inquiétés. L'un des malfaiteurs, armé d'un revolver, a menacé la pauvre vieille de la tuer si elle criait ou essayait de se sauver. Terrorisée, cette malheureuse n'a conservé aucun souvenir qui puisse aider aux recherches, on a trouvé, dans un fossé des vêtements abandonnés par les voleurs, qui ont sans doute changé de costume pour dépister les recherches.  

 

Décembre 1898  -  Suspension de garde champêtre.   -   L'autorité préfectorale a suspendu de ses fonctions, pendant huit jours, le garde champêtre de Robehomme, pour injures à l'adjoint de la commune. Ce garde, un peu trop fort on... bec, fera bien de ne pas récidiver, s'il ne veut pas qu'on le renvoie pour toujours a ses tonneaux. (source le B. N.)

 

Septembre 1902  -  Fête patronale.  -  Dimanche, Robehomme, on fêtait la Nativité. Dés le matin, les rues de la commune, si désertes chaque jour, étaient pleines de monde.

La fête religieuse, organisée par M. l'abbé Diaz, le sympathique curé de la paroisse, a été très réussie. M. le chanoine Pouyer officiait, durant que sept membres de la Fraternelle de Caen, sur lesquels notre appréciation serait une redite, et plusieurs amateurs jouaient des morceaux religieux du meilleur effet. Citons, entre autres, la Berceuse de Jocelyn, fort bien exécutée par M. Durelle, sur son violon. La fête profane, fort bien dirigée par M. Beuzelin, l'aimable maire de Robehomme, et les jeunes gens, a réuni une foule compacte au hameau de Bricqueville.

Le soir, retraite aux flambeaux, au cours de laquelle a été tiré, près de l'église, un beau feu d'artifice.  Parmi les maisons les mieux illuminées, citons en particulier le presbytère, avec  ses verres de couleur et ses lanternes vénitiennes perdues au milieu de la verdure. En somme, fête où la gaieté n'a cessé de régner.

 

Février 1907  -  Médailles d'honneur agricoles.  -  Par décret du ministre de l'agriculture en date du 30 janvier 1907, la médaille d'honneur agricole a été conférée aux métayers, métayères, ouvriers, ouvrières agricoles et serviteurs ruraux désignés ci-après :

MM. Bellière, chez M. Dudonnez, à Mittois-en-Auge.

Mlle Thomasse, chez M. Lempérière, à Campeaux.

Mme Labbé, née Lemonnier, chez M. Poisson, aux Moutiers-en-Cinglais.

Thouroude, chez Mme veuve Claveau, aux Mutiers-en-Cinglais.

Queudeville, chez M. Lemaître, à Bretteville-l'Orgueilleuse.

Gargatte, chez Mme veuve Sorel, à Honfleur.

Féron, chez M. Binet, à Robehomme.

Piou, chez M. de Quélen, à Mézidon.

Bunel, chez M. Doudeville, à Bonville. (source M. C.)

 

Mars 1908  -  Un crime.  -  La petite commune de Robehomme vient d'être le théâtre d'un crime épouvantable. M. Poupinel, fermier, s'était rendu lundi à Caen.

Entre 5 heures et demie et 6 heures, des cris retentirent soudain du fond de l'exploitation et des  voisins accoururent ; ils trouvèrent une femme Sapin, 51 ans,  baignant dans une mare de sang. On s'empressa autour d'elle, mais tous les soins furent inutiles. La femme Sapin expirait au bout de quelques minutes. Les recherches faites pour retrouver l'assassin sont restées infructueuses. Le vol a été le mobile du crime.

 

Février 1926  -  Dramatique tentative de meurtre.  -  Il y a quelque temps, une cultivatrice de Robehomme, la veuve Brard, se remariait, à l'âge de 42 ans, avec un jeune domestique, Octave Vimont, de 20 ans moins âgé. Grisé par la situation qui lui était faite, l'heureux parvenu devait se montrer d'une noire ingratitude pour celle qui lui avait apporté la fortune. Il reprocha bientôt à sa femme de favoriser à ses dépens une fillette née avant leur union. Il la prit tellement en grippe, cette enfant dont il n'était pas le père, qu'on dut l'éloigner plusieurs fois pour la soustraire aux brutalités et aux menaces du jeune fermier.

Au début de ce mois, Octave Vimont qui était rentré vers 1 heure du matin et se trouvait en état d'ivresse monta à la chambre de la fillette et voulut défoncer la porte à coups de pieds, en proférant des menaces de mort, il avait cherché partout dans l'habitation, un fusil de chasse pour tuer sa belle-fille.

Réveillée en sursaut, la pauvre petite appela au secours. Une échelle fut posée de l'extérieur contre les fenêtres et Georgette Brard, secourue par le personnel de la ferme, put se réfugier chez des voisins.

Au cours de ces scènes de violences, la mère n'était pas épargnée et elle fut souvent victime des emportements du misérable.

Craignant un dénouement tragique, la malheureuse quitta ces jours derniers le domicile conjugal, pour aller demeurer chez un parent, M. Noël, à Frénouville. Exaspéré de son départ, Octave Vimont accusa les domestiques de la ferme d'être de connivence avec la fugitive, et leur annonça qu'il se vengerait.

Samedi, dans la soirée, il s'était rendu à Hérouville, pour toucher une somme de 600 francs, montant d'une livraison de pommes. En possession de l'argent, il dit au jeune Brard qui avait conduit le chargement,  « Ce soir, je paierai aux pétards ! ».

Quelques heures après, les domestiques prenaient leur repas dans la cuisine, lorsque Vimont accourut. Il était, comme d'habitude, sous l'influence de la boisson. On le vit tout à coup sortir un pistolet automatique. Mettant en joue Raoul Brard, il s'écria « Toi, il faut que je te brûle ! » Terrifié, le jeune homme ouvrit vivement une porte donnant sur la cour et s'enfuit. Un autre domestique, M. Lejeune, était assis au côté de sa femme. Brandissant tout il coup son arme, l'énergumène visa celle-ci en la regardant fixement sans proférer une parole. Le mari intervint pour protéger sa compagne qui réussit à s'échapper.

  -  A nous deux maintenant, s'écria Vimont en appuyant le canon du pistolet automatique contre la poitrine de Lejeune.

Certain que le fermier vindicatif allait mettre sa menace à exécution, le domestique qui n'avait nullement perdu son sang-froid, donna un coup violent à son adversaire qui tomba prés de la table.
Quelques instants après, M Lejeune, s'étant précipité dehors rejoignit sa femme à 150 mètres, de l'exploitation. Ensemble, ils se réfugièrent derrière un bâtiment isolé situé non loin de là.

De leur cachette ils aperçurent 1e fermier qui montait dans son auto pour se lancer à leur poursuite. Dans l'intervalle, le jeune Brard s'était rendu à la gendarmerie pour porter plainte. Interrogé le lendemain, Octave Vimont prétendit qu'il n'avait eu l'intention de tuer personne et que le revolver n'était pas chargé.

On constata qu'il portait une blessure au poignet gauche. Le fermier finit par avouer que le coup était parti au moment il manipulait l'armẽ.

« J'avais bu, ajouta-t-il, et ne me souviens plu» de rien ».
Comme il paraissait manifester un sincère repentir d'une équipée qui aurait pu avoir des suites fatales, sa femme, mise en sa présence pendant l'enquête, consentit à lui pardonner et à reprendre la vie commune.
Octave Vimont a été laissé en liberté. Pour son gestes extravagants, il n'en comparaîtra pas moins devant le tribunal correctionnel.

 

Décembre 1926  - Deux fillettes trouvées mortes de froid sur un lit de javelles sordides.    Voici un drame navrant et atroce, un de ces drames causés par l'hiver impitoyable, tueur des pauvres gens. Mais est-il croyable que la scène tragique dons nous allons relater les détails ait eu pour théâtre cette riche campagne normande comblée de tous les biens terrestres et où l'on ignore généralement la misère des grandes villes. Léon Marie, 67 ans, vivait maritalement depuis plusieurs années avec une compagne âgée seulement de 31 ans, Rose Préel, dont il avait fait la connaissance dans une ferme du pays. 

II y a quelque temps le couple s'était fixé sur le territoire de la commune de Robehomme.  Pas très valide, l'homme trouvait, difficilement du travail chez les cultivateurs du voisinage et sa femme, mère de quatre enfants en bas âge pouvait rarement s'absenter. Ce fut bientôt le plus lamentable dénuement. Pour comble d'infortune, à la Saint-Michel dernière, l'ouvrier agricole et son amie furent expulsés de leur logement. Ils se réfugièrent sous un hangar abandonné situé dans les marais de Robehomme. Le bâtiment couvert de tuiles était clos d'un côté par des branches, de l'autre par des roseaux. Les enfants couchaient dans un coin pêle-mêle, à côté de leurs parents sur des javelles de foin sordide coupé dans le marais. Ne travaillant pas depuis le mois dernier, le sexagénaire allait à la pêche aux coques et rentrait le soir. La nourriture manquait souvent sous le hangar et les enfants devaient se contenter, d'un peu de pain trempé et de pommes de terre cuites à l'eau.

Le soir de Noël -  Telle était la situation des misérables, lorsque le froid des jours derniers vint accroître leur cruelle détresse. L'aînée des fillettes, Léa Marie, âgée de 9 ans, s'endormit le soir de Noël pour ne plus se réveiller, et avant-hier, une sœur âgée seulement de quatre ans, succomba à côté des deux autres enfants, d'une congestion foudroyante. Le maire de la commune, M. Lévêque, avisé de ce double décès, se rendit au hangar avec les gendarmes. La femme Rose Préel, interrogée, parut ne plus jouir de ses facultés et répondit par des propos sans suite  « Je ne sais pas pourquoi la petite est morte, dit-elle. Je leur donne du pain suffisamment mais elles ont grand froid, nous n'avons pu trouver de maison. Ce n'est pas notre faute si les deux enfants sont mortes ».

Les gendarmes firent conduire dans une maison du village les deux enfants survivants. Les malheureux étaient d'une maigreur squelettique et couverts de vermine. Ils seront confiés à l'Assistance publique.

 

Mai 1927  -  Un vilain monsieur.  -  La gendarmerie de Troarn vient d'arrêter Octave Vimont, 25 ans, cultivateur à Robehomme, inculpé de tentative de viol sur sa belle-fille, Mlle Georgette Jeanne, 13 ans 1/2. Alcoolique et brutal, Vimont a déjà été condamné à 2 mois de prison pour menace de mort.

 

Mai 1938   -   Un enfant se noie dans un étang.   -   Revenant de son travail, vers 16 h., M. Hélouin, 28 ans, s'étonnait de ne pas apercevoir dans la cour de la maison, où il jouait habituellement, son jeune fils, Daniel, âgé de deux ans. et demi. Appelée par son mari, Mme Hélouin, qui vaquait à ses occupations habituelles, fut également surprise de la disparition du bambin à la recherche du quel on se mit aussitôt. 

Le cadavre du pauvre petit devait être peu après découvert dans un petit étang où il était tombé en poursuivant des canards, croit-on. (source le Moniteur du Calvados)

 

Juin 1938   -   Les mauvaises rencontres .   -  M. Olivier Laleuvre, 35 ans, manœuvre à la S.M.N. demeurant à Robehomme, à porté plainte contre un inconnu avec lequel il avait consommé dans un débit de la localité et qui lui a subtilisé un porte-monnaie contenant 200 francs. 

L'individu, que la gendarmerie recherche, serait un chemineau, Robert Mestreau, 35 ans, du Mans signalé comme ayant pénétré, la veille du vol, dans une boulangerie de Bavent et y aurait mendié du pain en disant : « Faut-il que je tue ou que je vole ! » (source le Moniteur du Calvados)  

 

Juillet 1939  -  Le cultivateur mouillait le lait à 60 %.  -  Un cultivateur de Robehomme, fournissait son lait au laitier qui passe en tournée dans la localité.

Dernièrement, un inspecteur chargé du service de la répression des fraudes, a relevé que le lait fourni était additionné d'eau dans la proportion de 60 %. Le cultivateur a reconnu les faits, mais prétend avoir agi ainsi parce que le lait n'était pas payé assez cher. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Décembre 1941   -   Délimitation de la région « Pays d'Auge ».  -  Elle comprend pour le Calvados : a) Arrondissement de Lisieux (en entier, sauf Thiéville) : b) Arrondissement de Pont-l'Evêque (en entier) ; c) Les communes suivantes du canton de Troarn : Amfréville, Argences, Bavent, Bréville, Bures, Cabourg. Canteloup, Cléville, Janville, Merville, Petiville, Robehomme, St-Ouen-du-Mesnil-Oger, Sallenelles, St-Pierre-de-Jonquet, St-Pair, Troarn, Varaville ; d) Les communes suivantes du canton de Bourguébus : Airan, Cesny-aux-Vignes, Moult : e) Les communes du canton de Morteaux-Coulibœuf : Baron, Courcy, Louvagny, Moutiers-en-Auge, Norrey-en-Auge.

 

Mars 1944  -  Agression à main armée.  -  Vers 21 h. 30, trois individus masqués et armés de revolvers interpellaient M. André Lecomte, 25 ans, cultivateur chez sa mère, à Robehomme, sur le seuil de sa maison, et le forçaient à rentrer dans la cuisine, ainsi que deux domestiques. Là, les trois agresseurs les tinrent en respect, tandis que l'un des individus, sous la menace de son arme, se faisait remettre 15.000 francs par Mme Jules Lecomte, 48 ans, qui était couchée au premier étage. Puis, dans le portefeuille de M. Lecomte, l'un d'eux prit 5.000 fr., trois cartes d'alimentation une carte de charbon et enfin, dans la cuisine, 15 livres de beurre et six oeufs.

Les trois individus ligotèrent alors leurs victimes et prirent la fuite après avoir fermé la porte à clef.  

 

Mars 1945  -  Le C.L.L. de Bavent-Robehomme.  -  Le bureau du Comité local de Libération de Bavent-Robehomme a été ainsi constitué : Président, M. Fournier ; vice-président, MM. E. Dallaire et Héve ; secrétaire, M. Fournier ; trésorier, M. Léon Vimont.

 

Janvier 1974  -  Association.  -  En 1974, Bavent  fusionne avec Robehomme, qui garde le statut de commune associée

Types Normands   -   Cour de Ferme

Servantes rentrant de traire les vaches   -   Ouvriers revenant du travail

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