UN SIÈCLE D'HISTOIRE DU CALVADOS

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ROCQUES

Canton de Lisieux

Les habitants de la commune sont des Rocquais, Rocquaises


Octobre 1867   -   Les présages de l'hiver.   -   Certains signes semblent présager que l'hiver qui arrive sera rigoureux. Le départ des hirondelles a été, cette année, plus précoce que d'habitude, et l'on a signalé de bonne heure des passages d'oiseaux émigrant du nord vers le sud.

Voici qu'on écrit de Clermont-Ferrand que jeudi dernier les habitants se montraient avec stupéfaction le sommet du Puy-de-Dôme couvert de neige, chose qui ne s'était pas vue, dans une saison aussi peu avancée, depuis un demi-siècle.

D'un autre côté, des télégrammes venus d'Amérique annoncent que la neige a déjà fait son apparition dans la partie occidentale de l'État de New-York.

Comme nous venons de traverser une période De quelques années pendant lesquelles la température de l'hiver n'a point été très basse, le calcul des probabilités nous interdit de compter sur le retour d'une pareille circonstance. En outre, la terre n'ayant pas reçu une grande quantité de chaleur, elle ne tardera pas à épuiser la quantité de calories qu'elle aura reçue si la provision recueillie dans l'été n'est point entretenue par un soleil d'hiver excessivement chaud.

Il a gelé, mercredi la nuit, dans la banlieue lyonnaise. La neige a fait son apparition sur les montagnes du haut Beaujolais et de l'Izeron.

 

Octobre 1867   -   La demande des fermiers.   -   Les fermiers qui avaient demandé des chevaux de l'artillerie pour le service agricole, ont été autorisés à venir les chercher. Cela a lieu tous les ans, et la nouvelle n'a d'importance que parce que l'on avait affirmé un moment qu'il n'en serait pas ainsi en 1867.

 

Mars 1873   -   Tirage au sort.   -  On procède en ce moment au Tirage au sort. Malgré l’établissement du, service militaire obligatoire, ce tirage à été maintenu. Il a, du reste, une certaine importance, les jeunes gens qui tireront les numéros les plus élevés ne feront qu'une année de service, où même six mois, s'ils passent avec succès, au corps leurs examens. Les jeunes gens qui tireront les numéros les plus bas, 1, 2, 3, etc……, jusqu'à un chiffre que le ministre à la guerre fixera suivant le nombre de soldats dont il aura besoin chaque année, feront cinq ans de service.

 

Mars 1873   -   Prenez garde à vous !   -  Nous rappelons à nos lecteurs qu'il est interdit d'introduire dans les colis expédiés par voiture ou chemin de fer, des lettres ou circulaires assujetties à des droits de poste. Et si nous faisons cette remarque, c'est qu'en ce moment l'administration des postes fait fouiller tous les colis à leur arrivée dans les gares de chemins de fer et dans les bureaux de voitures publiques. De nombreuses contraventions ont été constatées en ces derniers jours.

 

Avril 1873   -   Vol d’une vache.   -  Lundi dernier, une vache a été volée au préjudice d'un sieur Piquot, cultivateur à Roques, canton de Lisieux. Les auteurs sont restés inconnus.

 

Novembre 1874   -   Vols dans les églises.  -  Dans la nuit de mercredi à jeudi, des voleurs se sont introduits dans l'église de Fauguernon. Ils ont pénétré dans l'église en fracturant la grande porte au moyen d'outils de menuisier qu'ils ont trouvés sous le porche. Ils ont brisé la porte de la sacristie et ont fracturé un placard dans lequel était renfermée une somme de 12 fr. environ, produit d'une quête, et qu'ils ont emportée. Pour cause de travaux exécutés au banc de la charité, le tronc de cette confrérie, qui contenait 42 fr., placé habituellement au-dessus de ce banc, avait été changé de place, c'est à cette circonstance, fort heureusement ignorée des malfaiteurs qu'on doit d'avoir retrouvé cette somme intacte. 

Lundi, vers sept heures, un voleur s'est introduit dans l'église de Roques, a dévalisé les troncs et pris l'argent qu'ils renfermaient. Une femme de la commune, en passant près de l'église, entendit remuer de l'argent et fut avertir plusieurs personnes. On pénétra dans l'église et on trouva en effet l'individu en train de compter son butin. Il a été amené à la maison d'arrêt par le garde champêtre et plusieurs habitants. C'est un nommé Charles Benoist, cet individu est soupçonné d'avoir pris part au vol de l'église d'Ouilly-le-Vicomte. Ses complices sont activement recherchés.

 

Décembre 1874   -   Recensement.  -  Les maires vont commencer dans toutes les communes le recensement des chevaux, juments et mulets susceptibles d'être utilisés pour les besoins de l'armée. Cette réquisition n'aura jamais lieu que moyennant le paiement d'une indemnité de 900 à 1 600 fr.

 

Novembre 1877   -  La vengeance d’une mère.  -  Dans la nuit de samedi à dimanche, une scène d'immoralité, de juste colère et de vengeance ensuite, se passait sur le territoire de la commune de Roques, canton de Lisieux.

Une mère indignée trouvait dans la chambre de sa fille le nommé Théodore Limare, journalier à Hermival, près Lisieux. Armée d'un couteau, elle lui en a porté onze coups, mais aucun n'a pénétré assez profondément pour menacer sa vie. Saisi d'épouvante et couvert de sang, il a sauté par une fenêtre et est tombé sur le sol d’une hauteur d'environ quatre mètres en se faisant quelques contusions à la face.

On dit qu'un magistrat instructeur s'est rendu sur les lieux et qu'à la suite de son enquête, le blessé a été transporté à l'hospice de Lisieux. Nous ne savons dans quelle mesure la justice demandera compte à la mère, des actes de violence qu'elle a commis, ce que nous pouvons assurer, c'est que l'intérêt et les sympathies sont pour elles et contre l'individu auquel elle avait, à si juste titre, interdit l'entrée de sa maison. Lamare est veuf et père de quatre enfants.

 

Avril 1879  -  Demande de subvention.  -  Le Conseil général, considérant que les demandes de subvention sur les fonds de l'État, pour travaux aux églises et aux presbytères, a été établi conformément à l'article 2 de la loi du 10 août 1871, en tenant compte de l'urgence de ces travaux, ainsi que des charges et des ressources des communes. Prie M. le Ministre de vouloir bien accorder aux communes les subventions demandées pour travaux aux églises et aux presbytères, à La Roque, travaux à l'église, au presbytère et au cimetière. Montant de la dépense : 6 8398 fr., déficit : 2 164, 56 fr.

 

Juin 1883  -  La foudre. –  Les derniers orages ont causé plusieurs accidents dans notre région.

Vendredi, la foudre est tombée sur la ferme de Lessard, à la Villette, et a mis le feu à une partie des bâtiments. La perte est de 14 000 fr. en partie assurés.

Au fort de cet orage, trois passants réfugiés dans une maisonnette du chemin de fer, près du village de la Hingrie, au sud du mont de Cerisi, ont ressenti une violente commotion dans les membres inférieurs et aperçu une étincelle électrique traversant l'appartement.

A Montigny, la foudre, en tombant sur un bâtiment couvert en paillé, appartenant à M. Delivet, a occasionné un incendie qui a pu être rapidement éteint.

Lundi, à La Bazoque, près Balleroy, le tonnerre est tombé sur la forge d'un sieur Gassion, maréchal, occupé à ferrer un cheval. Le maréchal et deux hommes, ainsi que le cheval, ont été renversés. Heureusement, ils en ont été quittes pour la peur et une violente secousse.

Le tonnerre est tombé aussi, le même jour, dans le parc du château de Balleroy, mais il n'a causé aucuns dégâts.

Près les abattoirs de Lisieux, la foudre a percé le toit de la maison de Mme Langlois, aux Rouges-Fontaines, elle a dépouillé un arbre de son écorce, sur la route de Livarot, elle a frappé à sa base la cheminée de l'établissement de M. Bertre.

A Roques, et dans quelques autres endroits, elle a laissé des traces de son passage sans causer de sérieux dégâts. Le canot « Pisse-Partout », de Trouville a disparu, on craint que surpris par l'orage, il n'ait été englouti avec le patron Breton, qui le dirigeait.

 

Août 1885  -  Sanglier et belette.  -  Les sangliers continuent de fréquenter les environs de Lisieux, les dégâts qu'ils commettent sont considérables. Il y a quelque temps, le lieutenant de louveterie, vivement sollicité, consentit à faire une battue de 2 à 5 heures d'après-midi, sur la commune de Roques. La portion du bois appartenant à M. Descours fut respectée, car ce brave propriétaire avait écrit au lieutenant de louveterie qu'aucune trace n'avait été aperçue chez lui, aussi, la battue fut infructueuse et les bêtes dormirent sans, inquiétude dans leur bauge. Dernièrement, nouvelle sortie à Hermival. Après quelques heures d'attente, un coup de fusil retentit. On fait sonner la curée. O déception ! l'animal tué était simplement une petite belette.

Cette institution d'un lieutenant de louveterie, ainsi comprise, n'est-elle pas une amère ironie jetée à la face des propriétaires qui voient les sangliers par bandes de 12 à 15 fouiller leur terrain et dévaster leurs récoltes ? et le préfet ne pourrait-il pas autoriser des battues privées pour mettre fin à une situation aussi  préjudiciable ?  

 

Septembre 1890  -  Phénomène étrange.  -  A Roques, arrondissement de Lisieux, depuis 1837, 16 femmes sont décédées dans cette commune de 225 habitants, tandis que pas un seul homme n'a pris le chemin de l'éternité.  

 

Juillet 1895  -  Les vacances.  -  Écoles primaires du Calvados. Sortie : le mercredi soir 31 juillet, rentrée : lundi 16 septembre. La distribution du lycée de Caen est fixée au 31 juillet, 9 heures du matin. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Août 1895  -  Les orages.  -  Les orages se succèdent dans le Calvados. Le tonnerre est tombé, à plusieurs endroits, à Caen, sans, occasionner de dégâts. La semaine dernière, la foudre était tombée sur le clocher de Barneville-la-Bertrand et fait pour 2 000 fr. de dégâts. 

Les arrondissements de Lisieux et de Pont-l'Evêque ont été les plus atteints. Un bœuf, appartenant à M. David, cultivateur à Saint-Martin-de-Mieux, a été tué par la foudre. 

A St-Benoit-d'Hébertot, douze moutons, appartenant à M. Delarue, ont été tués dans leur parc par le fluide. La troupe se composait d'environ 150 moutons. 

A Rocques, le tonnerre a mis le feu à 2 500, bottes de paille et à un bâtiment renfermant des récoltes appartenant à M. Rebut, propriétaire. Pertes, 3 500 francs. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Mai 1896  -  Les voleurs d’églises.  -  Des malfaiteurs se sont introduits dans l'église de Roques, à l'aide d'effraction et se sont emparés du contenu des troncs, une vingtaine de francs. Ils  ont pénétré aussi dans celle d'Ouilly-du-Hoully et ont volé 40 francs dans les troncs. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Février 1899  -  Voleur rudement étrillé.   -   Le sieur Gilles Hyver, 28 ans, jardinier a Rocques, près Lisieux, prenait son repas, le soir, vers six heures, lorsqu'il entendit des cris poussés par un lapin. Il descendit quatre à quatre l'escalier conduisant de sa salle à la cour et aperçut un individu en train de fracturer son clapier et de lui chaparder un lapin. Saisissant une trique qui se trouvait sous sa main, il la cassa sur le dos du voleur qui détala sans. demander son reste, abandonnant le lapin. Malheureusement, au moment de pincer l'intrus, le sieur Hyver fit un faux pas et tomba, ce qui permit au voleur de s'échapper. N'importe, le gredin doit en avoir pour s'en souvenir. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Juillet 1899  -  Incendies.  -  D'une meule de 750 bottes de paille au sieur Ledran, à Beaumais. Pertes, 150 fr., assurées pour 100 fr. seulement.

  D'un bâtiment contenant 1 400 bottes de foin, 200 bottes de paille et 3 000 liens au sieur Samson, à Saint-Manvieu. Pertes, 6 200 fr. Assuré.

  D'un immeuble appartenant au sieur Ballé et habité par les époux Rivière, au Tourneur. Pertes pour le propriétaire non assuré 2 350 fr. ; pour les locataires assurés, 1 500 fr.

  A Merville, dans un herbage au sieur Boéda. Pertes, 150 fr., de plus à M. Robert Planquette. Pertes, 300 fr.

  A Rocques, d'une maison d'habitation à la comtesse du Merle et occupée par le sieur Puiney. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Novembre 1900   -   Tué en braconnant.  -  Le sieur Charles Lanos, 25 ans, domestique à Rocques, près Lisieux, avait déposé dans une haie un fusil chargé, dans l'intention probable de braconner, car il avait sur l'épaule une musette destinèe vraisemblablement à rapporter le gibier.

En essayant de retirer l'arme, le coup partit, atteignant mortellement l'infortuné jeune homme qui tomba à la renverse. Il avait reçu toute la charge dans le côté.

Tous les soins furent inutiles. Le pauvre garçon expirait au bout de quelques heures. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Février 1901   -   Suicides.  -  Le sieur Honoré Anne, 42 ans, journalier à Condé-sur-Noireau, s'est pendu à un soliveau de sa chambre. Le malheureux, qui était père de six enfants, avait des habitudes d'intempérance et avait déjà tenté de se suicider en se précipitant à l'eau, mais l'instinct de la conservation l'avait fait se raccrocher à une branche et Anne était parvenu à se retirer.

— Le sieur Eugène Letouzé, 57 ans, propriétaire à Rocques, près Lisieux, s'est donner la mort en se tirant un coup-de pistolet dans la tête.

— On a retiré de la rivière l'Orne, à Mondeville, le cadavre de la veuve Leraître, née Arsénié Gallot, 69 ans, née à Banville. La pauvre femme avait déclaré plusieurs fois à son fils que, lorsqu'elle ne pourrait plus travailler, elle se suiciderait, ne voulant rester à la charge de personne. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Février 1903   -   Question délicate.  -   Le 27 juin 1902, le sieur Drieu, cultivateur, à Roques, près Lisieux, déchu de son privilège de bouilleur de cru, à été surpris fabricant de l'eau-de-vie, ainsi que sa femme. La dame Drieu est dans son droit, car, mariée sous le régime de la séparation de biens, c'est elle qui exploite la ferme où elle faisait bouillir.

Quant à son mari, c'est chez elle qu'il faisait bouillir des lies provenant de la succession de son père.

Malgré ces explications, la régie maintenait sa plainte et réclamait une punition exemplaire. Le tribunal ne l'a qu'à moitié satisfaite, car il a acquitté la dame Drieu, la déchéance de son mari ne l'atteignant pas, et a condamné Drieu à 1 000 fr. d amende, plus les décimes et les frais. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Juillet 1904  -   Accident du travail.  -  Deux couvreurs, les sieurs Sabine et Lecardonnel, travaillaient à la toiture de la maison de M. Guillebert, à Saint-Vigor-le-Grand, près Bayeux, lorsqu'un anneau de fer venant à rompre, ils furent projetés sur le sol. Sabine eut deux côtes cassées et son camarade une légère blessure.

  En tassant du foin chez M. du Mesle, à Rocques, Joseph Godet, 45 ans, est tombé d'une voiture. On l'a transporté à l'hospice de Lisieux. Il a un épanchement dans les reins et son état est assez grave.

  Victor Auvray, 39 ans, père de onze enfants, et René Peltier, 26 ans, ouvriers chez M. Auvray, charpentier à Vaudry, près Vire, travaillaient à démolir une usine, lorsqu'une poutre qu'ils enlevaient s'est détachée et les a renversés. Auvray a été grièvement blessé à la cuisse gauche et au pied. Son camarade n'a eu que des contusions. Leur état est satisfaisant. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Mars 1917  -  Mortelle imprudence.  -  Mme Bréard, 33 ans, domestique chez Mme Rendu, propriétaire à Roques, près Lisieux, revenait de Cormeilles, avec un chargement de foin. Elle s'était fait un siège de fortune à l'avant de la voiture. La malheureuse femme glissa et tomba sous une roue, qui lui écrasa la poitrine. La mort fut instantanée.

 

Janvier 1924  -  Un Noyé.  -   Nous avons relaté, il y a quelques jours que le cadavre de M. Joseph Filleul, cantonnier à Rocques, avait été trouvé dans la rivière « La Paquine ». L'enquête ouverte par la gendarmerie de Lisieux a permis d'établir les circonstances dans lesquelles Filleul était tombé l'eau.
Légèrement pris de boisson, il s'était assis sur le parapet du pont. Il portait à l'épaule un sac de coins de fer. Le sac glissa dans le vide, entraînent le porteur. Le malheureux Filleul coula à pic et resta au fond, maintenu par le poids des coins de fer.  

 

Mai 1938   -   D’un coup de bouteille, un ivrogne blesse sa fille.  -  Au cours de la nuit de dimanche à lundi, le sieur Maheux, cultivateur à Rocques, rentrant chez lui en complet état d'ivresse s'approcha de sa fille Henriette, âgée de 14 ans, et eut, d'après cette dernière, des gestes déplacés vis-à-vis d'elle. Une discussion éclata, et Maheux décrocha son fusil. La jeune Henriette eut peur, et supplia son père de n’en pas faire usage. La discussion reprit.

Tout à coup, Maheux s'empara d'une bouteille et la lança dans la direction de son enfant, qui fut atteinte à la tempe et à l'épaule. Perdant son sang, la blessée s'enfuit chez une voisine.

Hier matin, M. Fresnel, maire de Rocques, mis au courant de l'affaire, avertit la gendarmerie.

Le docteur Viel examina la jeune fille et constatant qu'elle portait une plaie de 7 à 8 centimètres de longueur sur 4 de largeur à l'épaule droite, et une plaie à l'extrémité du sourcil droit, la fit transporter à l'hôpital. Maheux a été arrêté. (source le Moniteur du Calvados)  

 

Juin 1938   -   Un Père indigne.   -  Le 16 mai dernier, la gendarmerie arrêtait un journalier de Rocques, Henri Maheux, 44 ans, qui, se trouvant la veille en état d'ébriété, voulut abuser de sa fillette et la blessa grièvement à l'épaule. 

Mardi dernier, Maheux a reconnu enfin les actes ignobles dont l'accusait sa fillette. A la suite de ces aveux, le juge d'instruction l'a inculpé d'attentat à la pudeur. (source le Moniteur du Calvados)

 

Janvier 1941   -   Il avait manqué de respect au maire.   -   Un soir l'on faisait un exercice de défense passive à Roques, M. René Mauger, cultivateur au même lieu, siffla une voiture qui arrivait avec un éclairage un peu violent. Qui descendit de l'auto ?  le maire, lui-même, M. Bonjour-Bourget !
Un échange de propos s'ensuivit et le maire se jugeant insulté traduisit M. Mauger en correctionnelle, il récolta un mois de prison avec sursis.
Me Tréhet plaide cette affaire qui n'a aucun caractère de gravité et demande toute l'indulgence de la Cour qui ramène la peine à 25 fr. d'amende.

ROCQUES  (Calvados).  -  L'Église (IXe et Xe siècles)

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