ST - AUBIN - d'ARQUENAY

Canton de Ouistreham

Les habitants de la commune sont des Saint-Aubinais, Saint-Aubinaises


Septembre 1867   -   La récolte.   -   L'état actuel des récoltes en France : Décidément l'année agricole 1867, n'aura pas donné une récolte moyenne en blé. Les pluies, l'absence de chaleur, la carie, la rouille sont les causes principales du déficit que l'on constate partout. Quant aux avoines, seigles, orges, c'est à peine aussi si la moyenne est dépassée. Les pommes de terre ont été fortement atteintes par la maladie, et la vigne souffre beaucoup de la réapparition de l'oïdium. La betterave donnera, nous l'espérons, un produit moyen.

 

Août 1872   -  Loi sur les boissons.   -  Tout détenteur d'appareils propres à la distillation d'eaux-de-vie ou d'esprits est ténu d'en faire, au bureau de la régie, une déclaration énonçant le nombre et la capacité de ses appareils.

 

Août 1872   -  La fin du monde.   -  On sait que la fin du monde avait été prévue pour le 5 de ce mois, elle n'a pas eu lieu, parce qu'elle a été, paraît-il, remise au 12 août, selon les uns, et selon les autres, au 15 août, fête de l'ex-empereur.

 

Août 1872   -  Fait divers.   -  Je ne sais à quelle occasion, l'autre dimanche, les habitants de Saint-Aubin-d'Arquenay étaient en liesse, on banquetait !

Après le repas, les convives se sentant l'esprit et le corps tournés à la danse, se mirent en place.

On en dansa une, puis deux, mais à la troisième, une discussion s'éleva parce que l'une des belles du pays, malgré sa promesse, refusait de valser avec l'un de ses admirateurs.

On se dispute, on s'échauffe, on se bouscule, et bientôt de ce tohu-bohu on n'entend plus que ces mots :

    T'as d'quiré ma chemise de cent sous, disait l'un.….

    La mienne itou est minchie, et à m’coutait quinze francs à la tentation, répondait un autre.….

    Ma baverette est chiffonnée, reprenait une demoiselle…...

    Et man chignon ? Et man d'vanté, criaient les autres.

Peu à peu le calme se rétablit, on allait se remettre en place pour un nouveau quadrille, quand une grande belle fille mit tout sans dessus dessous, en hurlant :

    Ah ! mon Dieu ! je viens, d'perdre man innocence !…...

Qu'est-ce que c'est que cela ?…... vont se demander en riant mes lecteurs et surtout mes lectrices....

Eh bien ! apprenez, curieux, qu'à Saint-Aubin-d'Arquenay on appelle innocence une petite croix que les jeunes filles s'attachent au cou avec un cordon de soie ou de velours.

 

Mai 1873   -  Les Événements.   -   Samedi soir, M. THIERS a donné sa démission, de Président de la République française. Il a été remplacé par le maréchal DE MAC-MAHON, duc DE MAGENTA. Le maréchal-Président est âgé de 65 ans.

 

Juillet 1873   -   Dévouement.   -   Mardi, vers midi, deux enfants de sept et dix ans, conduisaient boire à la mare de Saint-Aubin-d'Arquenay, un cheval sur lequel ils étaient montés. Le cheval étant entré trop avant, les deux étourdis auraient infailliblement péri sans le courageux dévouement du sieur Auguste Lerenard, ancien militaire médaillé qui oubliant qu'il venait de dîner, se jeta résolument à leur secours. La mare de Saint-Aubin mesure en eau et vase 8 mètres environ de hauteur. 

 

Août 1878   -  Secours.  -  Le Ministre de Instruction publique vient d'accorder les secours ci-après pour construction ou appropriation des bâtiments scolaires, savoir : Mittois, 3 200 Fr. ; Estry, 3 000 fr. ; Rocquancourt, 2 800 fr. ; Les Oubeaux, 2 700 fr. ; Feuguerolles-sur-Seulles, 1 200 fr. ; Fontaine-Etoupefour, 1 200 fr. ; Sannerville, 700 fr. ; Beaumais, 600 fr. ; St-Marc-d'Ouilly, 530 fr. ; Mondrainville, 400 fr. ; St-Aubin-d'Arquenay, 400 fr.

 

Avril 1879  -  Écoles de filles, répartition de secours.  - Le Conseil, conformément au rapport de M. le Préfet, répartit une somme de 2 500 fr. à prendre sur le crédit de 5 000 fr. inscrit au budget de 1879, pour établissement et entretien d'écoles de filles. Saint-Aubin-d'Arquenay, 284 habitants, Mlle Ledresseur (Marie), 11 élèves payantes, 9 gratuites ; 400 fr. de traitement en 1878 ; indemnité personnelle accordée, 25fr. Bonne école, entretenue par Mme de Coustou.

 

Novembre 1879  -  Dons et subventions.  -  Les secours suivants ont été accordés aux communes ci-après : Ryes, mobilier d'église, 300 fr.  -  Saint-Aubin-d'Arquenay, école mixte, 1 380 fr.  -  Courseulles, restauration de l'église, 1 000 fr.  -  Saint-Aubin-sur-Mer, école de garçons, 3 900 fr.  -  Fontaine-Etoupefour, école des filles, 1 000 fr.  -  Bernières-le-Patry , école de garçons, 8 300 fr.  -  Courson, logement pour l'institutrice, 1 100 fr.  -  Saint-Martin-de-Tallevende, école mixte, 630 fr.  -  Neuville, école de garçons, 3 000 fr.  -   Mesnil-Caussois, mobilier d'église, 300 fr.  -  Rully, école de garçons, 600 fr.  -  Viessoix, école de garçons, 10 000 fr.  

 

Septembre 1891  - Manœuvres du 5e.  -  Du 3 au 11 septembre, aux environs de Caen, du 12 au 16 septembre, sur le terrain longeant la cote, entre l'embouchure de l'Orne et Bayeux. 

  Direction générale des opérations : Saint-Aubin-d'Arquenay, Douvres, Courseulles et Bayeux. 

  Cantonnements : le 12 septembre, Douvres ; le 13, Courseulles, deux bataillons ; Graye, un bataillon ; le 14 Bayeux, deux bataillons ; Vaux-sur-Aure, un bataillon ; le 15 Bayeux. (Source B.N.)

 

Mai 1892  -  Incendie.  -  Le sieur Lequesne, cultivateur, à Saint-Aubin-d'Arquenay, ayant envoyé son domestique étendre de la paille dans la campagne, ce dernier commit l'imprudence de mettre le feu à la paille, puis s'en alla déjeuner. Pendant son repas, le feu se communiqua à trois meules de gerbes de blé appartenant aux sieurs Lequesne, Lerenard et Lemarignier. Perte 2 000. (Source B.N.)  

 

Septembre 1892  -  Le vin triste.  -  Lundi l'après-midi, la femme Vimard, âgée d'environ 50 ans, journalière à St-Aubin-d'Arquenay, se promenait sur la plage de Ouistreham. On ne sait pourquoi. Elle ne le savait probablement pas elle-même, car elle avait quelque peu fêté la dive bouteille et, n'ayant pas le vin gai, il lui prit tout à coup fantaisie de se jeter à l'eau pour se noyer. Elle n'aurait que trop bien réussi dans ce fatal projet, si deux courageux citoyens ne s'étaient trouvés là. Ils se portèrent rapidement à son secours et parvinrent à l'arracher à une mort certaine. 

La femme Vimard menaçant de recommencer, les gendarmes durent la mettre au violon pour la protéger contre elle-même. Ajoutons qu'une fois dégrisée elle les remercia vivement et se retira trop heureuse de s'être manquée. (Source B.N.)  

 

Septembre 1892  -  Ne pas confondre.  -  Dans notre dernier numéro, nous avons parlé d'une femme Vimard, de St-Aubin-d'Arquenay, qui a voulu se noyer à Ouistreham. Elle est née Vimard, c'est vrai, mais c'est une femme Jules Viel. (Source B.N.)   

 

Janvier 1896  -  Conciliation ratée.     Louis Bouquet, 40 ans, et sa femme Mélina Bouquet, 41 ans, habitent St-Aubin-d'Arquenay. Ils étaient en discussion avec le sieur Alphonse Chopin, leur propriétaire. 

Ne pouvant parvenir à s'entendre, ils vinrent en conciliation devant le juge de paix de Douvres. Chacun commença par raconter son petit boniment, puis il se mirent à causer, tous trois ensemble, si bien que la femme Bouquet flanqua un coup de poing sur le nez de son proprio, pour le faire taire. Le juge de paix et son greffier voulurent s'interposer, mais on les envoya s'asseoir dans leur fauteuil. C'était le bouquet ! En effet, les époux Bouquet ont été poursuivis, et condamnés à :chacun six jours de prison. (source B. N.)  

 

Avril 1899  -  Suites d’élection.  -   Au cours de la période électorale dans le canton de Douvres, Auguste Laporte, 40 ans, cultivateur à St-Aubin-d'Arquenay, rencontrait le fils Thomas, propriétaire à Ouistreham, et lui disait : « Vit-en baire à la santé d'moussieu Lemarinier ». — « Non, je n'veux pas ».

Ce refus exaspéra Laporte, qui tomba sur Thomas et le bouscula si rudement que plainte fut portée. A la suite, Laporte a été condamné à deux journées de travail par le juge de paix. (source le B. N.)

 

Août 1899  -  Éclairage des automobiles.   -   Un décret vient de réglementer l'éclairage des automobiles. Elles devront porter un feu blanc à l'avant et un feu rouge à l'arrière. (source le B. N.)

 

Août 1899  -  Les voleurs de grand chemin.   -   Le sieur Félix Juste, 60 ans, journalier à Saint-Aubin-d'Arquenay, près Ouistreham, se rendait à Hérouville-Saint-Clair, quand, à 150 mètres au delà de Blainville, il fut assailli par deux individus se trouvant de chaque côté de la route. Après l'avoir frappé, ils lui volèrent sa pipe et une blague contenant 26 francs, puis prirent la fuite.

Malheureusement, on n'a qu’un signalement incomplet de ces agresseurs, car les coups reçus sur les yeux par Juste l'empêchèrent de distinguer. (source le B. N.)

 

Janvier 1907  - Location du presbytère.  -  Le conseil Municipal de Saint-Aubin-d'Arquenay a consenti au curé de cette paroisse un bail de dix huit ans au prix de 1 fr. par an. (source M. C.)

 

Juillet 1929  -  La température.  -  La chaleur après laquelle tout le monde aspirait en raison des vacances et pour la maturité des récoltes, est survenue brutalement. Et c'est maintenant  une température torride que nous avons à subir, avec des 30° et même plus à l'ombre.

L'absence de vent rend encore cette chaleur plus difficile à supporter et les travaux des champs sont devenus très pénibles dans cette véritable fournaise. Cependant, mardi, le ciel commençait à se couvrir et l'orage semblait proche. Espérons que des pluies viendront rafraîchir la température, mais souhaitons cependant qu'elles ne soient pas trop fréquentes et que nous ayons un été suffisamment sec.

 

Juin 1930   -   Violences.   -   Procès verbal a été dressé contre Eugène Restout, 23 ans, et André Lepailleur, 26 ans, journalier, pour violences sur la personne de M. Vimard, garde-chasse.

 

Juillet 1936  -  Reconstruction en un temps record.  -  Entièrement reconstruite dans un style qui lui conserve son aspect antérieur, l'église de St-Aubin-d'Arquenay qui avait été détruite par un incendié, durant la nuit du 14 au 15 mai 1935, va de nouveau accueillir les fidèles. 

Rebâtie en un an, elle sera consacrée, jeudi 2 juillet, par S. Exe. Mgr Picaud, évêque de Bayeux et Lisieux, au cours d'un office qui débutera à 9 h. 45. 

L'après-midi aura lieu la bénédiction du Chemin de Croix et de deux cloches. (source M.-C.)

 

Février 1941 - Avis à la population. - « Étant donné que, ces derniers temps, les cas de sabotage des câbles se multiplient dans le département d'une façon invraisemblable, le lieutenant-colonel Feldkommandant se voit, à son regret, dans l'obligation de décider pour l'avenir des mesures plus sévères.

L'autorité militaire allemande ordonnera donc désormais, en plus de la punition collective de la garde des câbles,  le séjour en caserne pendant la nuit, de tous les habitants masculins des localités intéressées de l'âge de 18 ans à 40 ans.

Cette dernière mesure a déjà été appliquée pour la première fois, le 11 février 1941, aux communes de Bénouville et de Saint-Aubin pour sabotage d'un câble militaire, dans les environs de ces localités ». Signé : lieutenant-colonel Elster.

 

Avril 1941   -   L'alcool tue.   -   Le cadavre de la veuve Augustine B........., 37 ans, demeurant à Saint-Aubin-d'Arquenay, demeurant chez son gendre, M. Charles D....., a été découvert au pied d'une meule proche d'un chemin, au lieu-dit « la Holque », sur Bénouville. La mort, due à une congestion, remontait à deux jours.

De l'enquête, il résulte que la défunte avait été vue pour la dernière fois dans un débit de Bénouville, et qu'elle était prise de boisson.  

 

Mai 1941   -  Avis à la Population.   -   La Feldkommandànthï du Calvados rappelle à la population que toute personne découvrant soit sur la voie publique, soit dans une propriété privée des objets ou imprimés suspects, tels, par exemple, que des tracts jetés par avion, doit en faire la remise à l'autorité militaire allemande la plus proche.

 

Juillet 1941   -   Noyades.   -   Trois jeunes gens de St-Aubin-d'Arquenay, Raymond Lemarchand, 20 ans, bûcheron, Roger Legentil, 17 ans, et Raymond Levieux, 19 ans, étaient allés se baigner, en fin d'après-midi, au pont de Bénouville. Ne sachant pas nager, Raymond Lemarchand avait emporté, en guise de bouée, une chambre à air d'auto que ses camarades retenaient avec des ficelles du haut du pont. A un moment donné, Lemarchand voulut s'asseoir sur la bouée, mais il bascula et s'accrocha à une des ficelles qui céda. Précipité dans l’eau, le jeune homme coula à pic et ce n'est qu'au bout d'une heure que des militaires allemands retrouvèrent son cadavre. 

 

Août 1945  -  Les réquisitions allemandes.  -  Les personnes qui, sur l’ordre des allemands, ont déposé des pneumatiques, batteries et armes, peuvent retirer à la mairie les imprimé nécessaires à la confection de leur dossier. (Source B.L.)

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