ST - AUBIN - des - BOIS

Canton de Saint-Sever-Calvados

Les habitants de la commune sont des Saint-Aubinais, Saint-Aubinaises


Janvier 1879  -  Appropriations et réparations en 1878.  -  85 locaux, appartenant à 73 communes, ont été appropriés ou réparés dans le Calvados  -  Arrondissement de Vire : Saint-Aubin-des-Bois, école de garçons ; Beaumesnil, école mixte ; Campagnolles, école de garçons ; Clinchamps, école de garçons.

 

Juillet 1888  -  Infanticide.  -   La justice s'est transportée à Saint-Aubin-des-Bois, canton de Saint-Sever, pour constater un infanticide. La femme Elie Désert, veuve Legallois, épicière dans cette commune, est accusée d'avoir accouché clandestinement et d'avoir tué ensuite son enfant. Cette femme a passé des aveux et a déclaré qu'elle avait brûlé le cadavre du petit être après l'avoir étouffé.

 

Juillet 1888  -  Infanticide, un prêtre accusé.  -   Nous avons dit qu'une veuve Legallois, née Désert, épicière à St-Aubin-des-Bois, canton de St-Sever, était accouchée clandestinement et avait déclaré avoir brûlé son enfant dans la cheminée. Les cendres du foyer ont été analysées, on n'y a rien trouvé. L’enfant qui n'a pas dû arriver à terme par suite de manœuvres abortives, a-t-il été enlevé par le complice de la femme Legallois, car il y a un complice, et celui-ci a-t-il fait disparaître le corps ? Voilà ce que la justice recherche. 

La femme Legallois, étant très souffrante, n'a pu être emmenée immédiatement en prison. Jour et nuit, elle a été gardée à vue par un gendarme. Pressée de questions, elle aurait déclaré que le père de son enfant est un prêtre du pays, mais il n'y a pas de preuves. Est-il coupable ? Nous n'osons le croire. Car, appelé à l'évêché pour donner des explications, si l'évêque l'eût cru capable de commettre un crime pareil, il eût été le premier à le livrer à la justice. Au lieu de cela, ce prêtre est rentré tranquillement à son presbytère.

La veuve Legallois est la belle-sœur d'un ancien vicaire de St- Manvieu. Elle n'avait jamais fait parler d'elle, sa vie était même édifiante. Elle fréquentait beaucoup l'église. On ne voit pas quel intérêt elle aurait eu à dénoncer un prêtre comme son complice. Attendons la fin de l'enquête, et espérons, pour l'honneur du clergé et le bien de la religion, qu'elle démontrera l'innocence du curé accusé par la femme Legallois.

 

Août 1888  -  Gardé à vue.  -  La veuve Legallois, épicière à Saint-Aubin-des-Bois, canton de Saint-Sever, accusée d'avoir brûlé son enfant nouveau-né, a été amenée à la prison de Vire  et placée dans la salle des malades. Elle est encore trop faible pour qu'on puisse lui faire subir un interrogatoire sérieux. Du reste, aux questions qu'on lui pose, elle ne répond rien, et  ne revient pas plus sur ses aveux du crime que sur l'accusation qu'elle a portée contre un prêtre du pays, d'être le père de l'enfant. On dit que le prêtre accusé est gardé à vue.

 

Août 1888  -  L’infanticide de St-Aubin.  -  L'affaire de l'infanticide de Saint-Aubin-des-Bois, dont nous avons parlé à plusieurs reprises, entre dans une phase nouvelle. L'abbé Jeanne,  curé de St-Aubin-des-Bois, que la veuve Legallois avait accusé de complicité, vient d'être arrêté. Sa servante avait, dit aux gendarmes qu'il était à l'église, mais ceux-ci l’ont trouvé dans sa cave prés d'un petit baril d'eau de-vie. Il a été conduit en chemin de fer jusqu'à Saint-Sever où un millier de personnes l'ont hué. A la gendarmerie de Saint-Sever, on lui a procuré une voiture pour le conduire à Vire. Avant d'y monter, il a fait venir un café et un carafon qu'il a vidé jusqu'au fond. Un employé du train s'est aperçu que le ministre du Seigneur avait laissé son bréviaire dans le wagon. Arrivé à la prison de Vire, il a commandé un vêtement civil. L'abbé Jeanne à 41 ans, il est né à Carville.

On vient de découvrir le cadavre d'un enfant enterré dans la forêt de Saint-Sever. On suppose que c'est l'enfant de la femme Legallois que celle-ci déclarait avoir brûlé.

Il paraît que l'instruction fait peser de lourdes charges sur le curé Jeanne. L'aîné des enfants de la femme Legallois, âgé de huit ans, a déclaré que le curé venait souvent apporter à sa mère une bouteille avec des feuilles dedans, en lui défendant surtout d'en boire. La nature abortive de ce breuvage ne semble pas faire de doute à la justice. Cette arrestation a valu un procès-verbal au sieur Colbert, chef de gare à Saint-Aubin-des-Bois, dont la famille habite Vaucelles, à Caen. Il a dit au brigadier de gendarmerie : « Vous arrêtez un homme plus honnête que vous. ».

 

Août 1888  -  L’infanticide de St-Aubin.  -  Nous avons dit qu'on avait trouvé, dans la forêt de Saint-Sever, un petit cadavre d'enfant qu'on croyait être celui de l'enfant de la veuve Legallois inculpée d'infanticide. Ce cadavre était enfermé dans un sac qui était certainement, la moitié d'un de ces grands sacs en toile dans lesquels les épiciers reçoivent leur riz et leurs cafés. On avait coupé un de ces sacs en deux, rejeté la partie du haut et conservé celle du fond, le cadavre avait alors été placé là et le sac recousu avec de la ficelle. Un sac  semblable a été trouvé, parait-il, au domicile de l'abbé Jeanne, le curé de Saint-Aubin-des-Bois, poursuivi comme complice de l'infanticide commis par la veuve Legallois, épicière à St-Aubin-des-Bois. On dit qu'avant de connaître le curé Jeanne cette femme avait une très bonne conduite.  

 

Novembre 1888  -  L’affaire de St-Aubin-des-Bois.  -  Le curé de Saint-Aubin est toujours en prison à Vire. La femme Legallois y est toujours aussi. Son état de santé, qui ne s'améliore pas, empêche probablement l'instruction d'aboutir. Il n'y a donc pas eu, comme on l'a dit, d'ordonnance de Non-lieu en faveur d'aucun des prévenus. Une femme qui a soigné la femme Legallois dans la prison raconte que la malade lui a confié tout le récit de ses rapports avec le curé de Saint-Aubin.

 

Novembre 1888  -  Retard. - L'affaire de la veuve Legallois, épicière à Saint-Aubin-des-Bois, poursuivie pour suppression d'enfant, qui devait être appelée, vendredi dernier, devant le tribunal correctionnel de Vire, a été renvoyée au 21 décembre. Le docteur de la prison a déclaré que la veuve Legallois était dans un tel état de santé qu'il lui était impossible de se rendre devant la justice. L'abbé Jeanne, curé de la paroisse, avait été arrêté comme complice. Un enfant de la femme Legallois avait dit à l'instruction que le prêtre avait apporté à sa mère. des bouteilles dans lesquelles il y avait des feuilles au milieu du liquide. La femme Legallois reconnut L' exactitude de ce fait, elle affirma même que le curé Jeanne lui avait fait absorber les breuvages abortifs dont étaient pleines les bouteilles en question. Le curé, interrogé, nia formellement avoir donné quoique ce fût à la femme Legallois. Alors les deux accusés furent confrontés. D'abord, le curé soutint que les accusations portées par cette femme étaient mensongères, mais, devant les énergiques affirmations réitérées de l'accusatrice, il laissa échapper cette phrase : « Oui, j'ai donné du breuvage, mais c'était du vin ou de l'absinthe. » — Après une assez longue détention, l'abbé Jeanne a été mis en liberté. A peine sorti de prison, il a revêtu les habits ecclésiastiques et sa première messe a été dite à Carville. Il passera comme témoin.  

 

Juin 1891  -  Un homme-femme.  -  Il y a quelques jours, on découvrait à l'hôpital Saint-Antoine, à Paris, un homme habillé en femme, que son costume et son apparence avaient fait admettre dans la section des femmes. Cet homme s'appelle Opportune Signol, il a 72 ans et a toujours porté des vêtements féminins. 

A l'âge de neuf ans, sa belle-mère l'habillait déjà en fille. Depuis, il a toujours conservé cette habitude. Il a quitté, à l'âge de dix-sept ans, Saint-Aubin-des-Bois, pour être servante de  ferme à Lion-sur-Mer, où il est resté jusqu'à vingt-huit ans. 

A cette époque, il s'est rendu à Caen, où il a appris, dans un château, le métier de cuisinière. Ensuite, il est venu à Paris, où il a toujours exercé son métier de cuisinière, tantôt chez des particuliers, tantôt dans des établissement d'enseignement. Depuis cinq ou six ans, Opportune fait des ménages, il a déclaré qu'après sa guérison il reprendra ses habits de femme.  (Source B.N.)

 

Août 1891  -  Accident mortel.  -  Dernièrement, le nommé Émile Lemaître, de St-Aubin-des-Bois, se rendait au marché de St-Sever en voiture. Près du bourg, son cheval fit un écart, le sieur Lelièvre également de St-Aubin-des-Bois, âgé de 72 ans, qui marchait sur la route, n'eut pas le temps de se garer, et un des limons lui brisa le crâne. (Source B.N.)

 

Août 1892  -  Les suites d’un accident.  -  Il y a trois semaines, le sieur Prosper Legallois, de Saint-Aubin-des-Bois, qui tirait de la pierre dans une carrière de Saint-Sever eut la jambe droite prise entre deux pierres, ce qui lui a causé une large blessure au genou. Il vient de succomber aux suites de cet accident. (Source B.N.)  

 

Février 1893  -  Un curé qui n’a pas peur.  -  Le nommé Lebrun, 41 ans, de Viessoix, se trouvait l'autre jour, de passage à Saint-Aubin-des-Bois et était ivre. Il demanda l'aumône au curé qui la lui refusa. Pendant la nuit, il pénétra dans la cour da presbytère, frappa à coups de bâton dans la porte et cassa un carreau. Le curé descendit, l'empoigna et le conduisit à la mairie. Lebrun a été condamné à deux mois par le tribunal da Vire. (Source B.N.)  

 

Avril 1903  -  Disparition.   -  Le jeune Maurice Renard, 16 ans 1/2, dont les parents résident à Saint-Aubin-des-Bois, près Saint-Sever, a quitté Lisieux, où il était employé chez un quincaillier, le 22 février dernier. Depuis cette époque, on ignore ce qu'il est devenu. Son patron l'avait conduit à la gare de Lisieux et lui avait remis un billet à destination de Saint-Aubin-des-Bois. (source M. C.)

 

Septembre 1923  -  Accident mortel.  -  L'accident mortel de Saint-Aubin-des-Bois, que nous avons relaté lundi dernier. Samedi 1er septembre, mortel de Saint-Aubin-des-Bois, que nous avons relaté lundi dernier. Samedi 1er septembre, mortel de Saint-Aubin-des-Bois, que nous avons relaté lundi dernier. Samedi 1er septembre, l'express de Paris-Granville venait de quitter la station de  St-Sever et avait repris sa vitesse de 70 kilomètres lorsqu'un militaire, le nommé Jardin Gustave, en garnison au régiment d'infanterie à Caen, qui se rendait en permission de 24 heures chez ses parents à Goulouvray, s'aperçut que la station de Saint-Sever il devait descendre était franchie : brusquement il ouvrit la portière du wagon et sauta sur la voie, le corps de l'imprudent soldat fut trouvé quelque temps après par Mme Relet, garde-barrière à St-Aubin-des-Bois, passage à niveau n’ 56. Le docteur Fontaine, de Saint-Sever, mandé aussitôt ne put que constater le décès, survenu à la suite d'une fracture du crâne.

 

Janvier 1924  -  Pugilat au village.  -  Leprince Fernand et Geffroy Émile, cultivateurs à Saint-Aubin-des-Bois, village de la Davière, vivent depuis fort longtemps en mésintelligence. Le motif le plus futile est sujet à discussion. C'est ainsi que le 20 août de l'an dernier, vers 20 h. 30, Leprince et Geffroy se rencontrèrent dans un chemin et un pugilat des plus violents se livra entre les deux hommes. Geffroy en sortit avec de nombreuses blessures et Leprince avec l'avant-bras gauche fracturé.

Qui donna le premier coup ? Les témoin n'ont pu éclairer le tribunal. Enfin, après une longue et orageuse discussion entre les prévenus et les témoins, et les plaidoiries de Me Gilbert pour Leprince et de Me Marcel Drouet pour Geffroy, le Tribunal condamne chacun des deux cultivateur à 1 mois de prison avec sursis et à 100 francs d'amende.

 

Mars 1928  -  Noyée dans un lavoir.  -  Dimanche dernier, MM. Boucey et Deslandes, cultivateurs à Saint-Aubin-des-Bois, ont trouvé noyée dans un lavoir Mme Léa Baubigny, 58 ans, cultivatrice à la Bougerie. L'enquête a conclu à un accident.  

 

Septembre 1936  -   Des chiens font un carnage de moutons.  -  M. Cadet Albert, âgé de 44 ans, cultivateur à St-Aubin-des-Bois, trouva le 3 courant, vers 6 heures, dans ses herbages, cinq moutons étranglés et deux qui étaient tout mutilés. C'étaient deux chiens, l'un appartenant à M Polinière Anthime, âgé de 60 ans, et l'autre à Mme Vve Guézet, née Boudet Victorine, âgée de 34 ans, tous les deux cultivateurs à Saint-Aubin-des-Bois, qui, au cours de la nuit du 2 au 3, avaient commis ce carnage qui fait supporter à M. Cadet un préjudice de 2 450 francs. (source M. du C.)

 

Janvier 1940  -  Mauvais vin !  -  Un scieur de bois de Saint-Aubin-des-Bois, M. Enguehard Émile, 36 ans, entra le 10 décembre au débit de boissons tenu à Fontenermont, par M Dérou, et demanda à boire, mais comme il était en état d'Ivresse, M. Dérou refusa de servir la consommation demandée. Ce refus mit en colère l'Ivrogne qui se précipita sur M. Dérou, le  frappa brutalement. Enguehard est condamné à 25 francs d'amende pour le délit de coups et à 5 fr. pour la contravention d'ivresse.  

 

Mars 1941    -   Fin tragique d'un carrier.   -   En débitant de la pierre dans une carrière à M. Alphonse Beaufils, entrepreneur à Saint-Aubin-des-Bois, un ouvrier, M. Pierre Jouaux, 53 ans, de Sept-Frères, a été atteint à la tête par un bloc de 200 kilos environ, soudain détaché du sommet de la carrière. Le malheureux a été tué sur le coup.  

 

Juin 1943   -   Un fait divers.   -   Au carrefour de la Davière à St-Aubin-des-Bois, la petite Marie-Thérèse Plaine, 7 ans, jouait sur le bord de la route avec son frère, 5 ans, quand vint à passer un camion de l'entreprise Cournu, de Vire, traînant une remorque chargée de poteaux en ciment et piloté par Louis Trottin, 33 ans, de St-Sever.

La petite Marie-Thérèse voulut sans doute courir après le camion ou passer derrière sans se rendre compte de la présence de la remorque. Happée par l'avant de celle-ci, la pauvre enfant fut projetée sur la chaussée et eut la tète broyée par une roue du lourd véhicule.

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