ST - DENIS - de - MAILLOC

Canton de Lisieux 

Les habitants de la commune sont des Dionisiens, Dionisiennes

Septembre 1867   -   La récolte.   -   L'état actuel des récoltes en France : Décidément l'année agricole 1867, n'aura pas donné une récolte moyenne en blé. Les pluies, l'absence de chaleur, la carie, la rouille sont les causes principales du déficit que l'on constate partout. Quant aux avoines, seigles, orges, c'est à peine aussi si la moyenne est dépassée. Les pommes de terre ont été fortement atteintes par la maladie, et la vigne souffre beaucoup de la réapparition de l'oïdium. La betterave donnera, nous l'espérons, un produit moyen.  

 

Mars 1872   -  Le gel.   -  Les désastres occasionnés par les gelées des nuits dernières sont plus graves qu'on ne je suppose généralement. Les lettres que nous recevons de divers points de la Normandie sont unanimes pour le reconnaître.

 

Mars 1872   -  Accident.   -  Vendredi dernier, vers dix heures du soir, une ouvrière, travaillant dans l'usine de M. Picard à St-Denis-de-Mailloc, canton d'Orbec, la nommée Honorine-Marie Beautier, âgée de 20 ans, a eu le bras entraîné dans une machine à effilocher, brisé et broyé, le membre a dû être amputé.

 

Octobre 1875   -   La vie.  -  On a fait un curieux travail sur la longévité comparée de nos départements. Il en résulte que le nombre annuel de décès, à l'âge de 100 ans et au-dessus, est en France de 148. Les départements qui se distinguent par la durée de la vie, sont les suivants : Calvados, Orne, Eure, Eure-et-Loir, Sarthe, Lot-et-Garonne, Deux-Sèvres, lndre-et-Loire, Basses-Pyrénées, Maine-et-Loire, Ardennes, Gers, Hautes-Pyrénées et Haute-Garonne.

 

Octobre 1875   -  Fait divers.  -  Les ouvriers chargés de la reconstruction de la tour de Saint-Denis-de-Mailloc ont fait, avant de placer le coq qui devait surmonter le clocher, une quête qui n'a produit que 10 cent. 

Les quêteurs sont étonnés de ce résultat. il est très naturel cependant. Il fallait faire la quête après la pose du coq, les habitants n'eussent pas marchandé leur générosité, mais avant, ils ont craint devoir employer le produit de la quête à des libations qui eussent pu rendre dangereux la pose du couronnement de l'édifice.  

 

Février 1894  -  Cachette découverte.  -  Pierre Petit, 18 ans, propriétaire à Saint-Denis-de-Mailloc, avait caché 540 fr. dans un placard de sa maison. Sur l'une des tablettes, des pommes étaient rangées sur des feuilles de fougère, la somme était cachée sous ces feuilles.

Un de ces derniers jours, un individu, qui bien sûr connaissait la cachette, s'est introduit chez Petit, pendant son absence, en démastiquant un carreau. Puis, une fois dans la place, il s'est dirigé vers le placard dont il a fait sauter la serrure et a enlevé les 540 fr. qui y étaient mis. (Source B.N.)  

 

Octobre 1894  -  Un nouveau Thomas.   -  Le sieur Thomas habite St-Denis-de-Mailloc. Sa petite fille est en pension à Mesnil-Eudes. Etant allé la voir, l'enfant raconta à son  papa, qu’un voisin venait faire des politesses à sa mère pendant qu'il était absent. Thomas, comme son homonyme de l'antiquité, voulut voir pour le croire. Et, au lieu de rentrer le lendemain, il partit le soir même, arriva dans la nuit et trouva Georges Legendre, un voisin en chemise, avec sa femme. Il flanqua le galant à la ponte, en gardant ses vêtements comme pièces à conviction et porta plainte pour adultère. 

Legendre a tout avoué. La femme Thomas a toujours nié, même à l'audience, disant que ayant peur la nuit, elle avait appelé un voisin, mais qu’il avait couché dans un autre lit que le sien. Dans ces conditions, Georges Legendre, 26 ans, s’en est tiré avec quinze jours de prison, et la loi Bérenger mais la femme, Anaïse Thomas, 32 ans, a attrapé deux mois de la même peine, sans la loi Bèrenger. (source B. N.)  

 

Novembre 1895  -  Pauvre mari.  -  La femme du sieur Pierre Desnos, 57 ans, cultivateur à Saint-Denis-de-Mailloc, passe pour avoir une mauvaise conduite. Peut-être en serait-il autrement si son mari était moins faible. Cette femme est, paraît-il, la maîtresse d'un sieur Pierre Mançon qui se serait vanté d'avoir eu des enfants avec la femme Desnos et d'en avoir encore. Cela dure depuis vingt ans. Le mari avait bien chassé Mançon de chez lui, mais il y revenait quand même.

Un soir, il vit Mançon s'avancer en tapinois vers sa maison et escalader la fenêtre ouverte, après avoir demandé à la petite de Desnos : « Ton père est-il là ? » — « Non, avait répondu la fillette ». Desnos prit son pistolet dont il tira un coup dehors pour effrayer les coupables. Puis il ouvrit la porte et tira trois autres coups dont deux atteignirent Mançon à une main, sans le blesser sérieusement. Desnos alla aussitôt se constituer prisonnier.

Il vient d'être condamné à un mois de prison avec sursis. Mais il a fait son mois tout de même, car le parquet de Lisieux l'a gardé quatre semaines en prévention, laissant ainsi toute liberté à Mançon de consoler la femme du malheureux détenu et d'augmenter sa famille. (source B. N.)  

 

Février 1897  -  Accident de travail.  -  Le sieur Charles Vauthier, 20 ans, employé à l'usine Longeon, à Auquainville, a eu l'avant-bras droit broyé entre le cylindre et la courroie d'une déchireuse. 

— A Saint-Denis-de-Mailloc, le sieur Georges Grison, 16 ans, de Lisieux, a eu trois doigts coupés par une scie circulaire sur l'arbre de laquelle il avait placé la main. (source B. N.)

 

Septembre 1916  -  Baptême du lait.  -  Neuf fraudeuses de lait étaient citées à comparaître à l'une des dernières audiences du tribunal de Lisieux. C'étaient Eugénie Goubin, veuve Mahérault, 52 ans, de Saint-Martin-de-Mailloc ; Azéline Chéradame, femme Perrier, 47 ans, de Notre-Dame-de-Courson ; Marie Dubosq, femme Dérouault, 43 ans ; Eugénie Huin, 49 ans, toutes deux de Courtonne-la-Meuidrac ; Clémentine Poplu, femme Lechieu, de Saint-Denis-de-Mailloc ; Marie Tatbelier, femme Bonhomme, 38 ans, de Saint-Martin-de-Bienfaite ; Eugénie Poirier, femme Martel 36 ans, de Saint-Martin-de-Mailloc ; Maria Paris, femme Héribel, 53 ans, de Saint-Martin-de-la-Lieue ; Charlotte Marie, femme Servy, 49 ans, de La Cressonnière. Elles étaient toutes accusées d'avoir écrémé le lait qu'elles livraient à la fromagerie Lanquetot. Quelques-unes l'avaient, en outre, baptisé. Les huit premières ont été condamnées chacune à 60 fr. d'amende et à des dommages intérêts variant de 23 à 100 fr. De plus, l'affichage a été ordonné. La femme Servy a été relaxée. Puisque l'écrémage du lait est interdit, ce qui est juste, ne serait-il pas tout aussi  juste d'interdire l'écrémage des fromages ou tout au moins d'obliger les fabricants à indiquer la proportion de crème que contiennent leurs produits ?  

 

Janvier 1936  -  La vengeance d’un bois-sans-soif.   -   De retour de la messe de minuit, Mme Elise Stigny, débitante, fut très surprise de voir un rassemblement devant son établissement. Elle fut rapidement mise au courant de ce qui s'était passé en son absence. Un incendie avait pris naissance dans le grenier de sa maison. Il avait pu être maîtrisé à temps par son fils avec l'aide de voisins. Les pompiers de Lisieux, appelés sur les lieux, n'eurent pas à intervenir. 

Pensant qu'il y avait cependant malveillance, Mme Stigny se décida à porter les faits à la connaissance de la gendarmerie. 

Après avoir constaté qu'un tas de papiers de tenture et de vieux chiffons à demi calcinés étaient accumulés près de la cheminée du logement de Mme Stigny, traversant le grenier dont un voisin, Malitoune avait la disposition en commun, les gendarmes entendirent Mlle Stigny, qui, restée à la maison, déclara que vers 10 h. elle avait entendu dans le grenier des allées et venues et, discerné un pas d'homme chaussé de grosses chaussures. 

Interrogé sur ces faits, Armand Malitourne, 46 ans, maréchal-ferrant, fut finalement conduit au bureau de la brigade, et après bien des réticences, il déclara que dans un moment de rancœur, il avait mis le feu dans le grenier parce que la veille Mme Stigny l'avait mis à la porte de son café.  En présence de ses aveux, Malitourne a été inculpé d'incendie volontaire et après avoir été conduit au Parquet, a été écroué à la maison d'arrêt de Lisieux. (Source M. du C.)

 

Mars 1940  -  Ou est passé le mandat.  -  Mme Huguet, demeurant actuellement à Paris envoyait dernièrement un mandat de 700 fr. à Mme Isabelle Pouteau, âgée de 60 ans, garde-malade, demeurant à Saint-Denis-de-Mailloc : Or, si le mandat a bien été envoyé, il n'a jamais été reçu.
Ayant signalé le fait aux P.T.T., la direction enquêta et l'on put ainsi établir que le mandat était bien arrivé à Saint-Denis-de-Maillloc et, qu'en principe, Mme Pouteau l’avait touché. Or, celle-ci continuant à affirmer qu'elle n'avait jamais reçu l'argent, la gendarmerie de Lisieux a été alertée et une enquête a été ouverte pour établir est passé le montant du mandat.

SAINT-DENIS-de-MAILLOC  -  L'église

SAINT-DENIS-de-MAILLOC  -  Chapelle du Chris-Roi

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