UN SIÈCLE D'HISTOIRE DU CALVADOS 1
ST - GERMAIN - du - CRIOULT

Canton de Condé-sur-Noireau

Les habitants de la commune sont des Germinois, Germinoises

Novembre 1789   -   Les limites respectives desdits départements sont les paroisses.   -   Il a été définitivement arrêter entre Messieurs les députés du département de Caen et d'Alençon que les limites respectives desdits départements sont les paroisses dont le détail suit, lesquelles feront partie du département de Caen :  Le Petit et le grand Treiuttemer (Truttemer-le-Grand) ; Bernières (Bernières-le-Patry) ; Ruilly (Rully) ; Vassi (Vassy) ; St Germain du Crissous (St Germain du Crioult) ; Condé-sur-Noireau ; St Christophe ; Ouilly ; Les Esles Bardel (Les Iles Bardel) ; Fourneaux ; Cordey (Corday) ; Vignards (Vignats) ; Fourche (Fourches) ; le Marais ; la Chapelle Chouquet (la Chapelle Souquet) ; Grandmenil (Grandmesnil) ; Garnetot ; St Geneviève ;  St Germain de Mongommery (St Germain de Montgommery) ; et la Halle Bourdière (commune de familly) de sorte qu’au delà desdites paroisses du côté du departement d’Alençon, celui de Caen ne pourra réclamer aucune partie du territoire, mais il est entendu que les deux regards* (Voir dans la marge) font partie de celui de Caen. Fait et arrêté ledit jour et an. Signé le Cte Louis de Vassy et Belzais de Courmenil.

*  Les paroisses de St Martin et St Pierre du Regard font partie du Bourg de Condé-sur-Noireau. (Source : Archives Nationales)

 

Décembre 1839   -   Dans la même journée et dans la même rue, le nommé Denis (Jacques), de Saint-Germain-du-Crioult, a été frappé d’un coup de couteau au milieu du front par le nommé Gouix. 

M. le docteur Lebidois a sondé la blessure qui parait très dangereuse. (Source : Le Haro, National Normand)

 

Avril 1866   -   Un incendie.   -   Dans la soirée de samedi dernier, un incendie, dont les causes sont restées jusque là inconnues, a détruit la couverture d'une maison occupée par les époux Saillard, journalier au village de Londemeure, commune de Saint-Germain-du-Crioult. Quelques objets mobiliers ont été également brûlés.

La perte totale est évaluée à la somme de 515 francs et est couverte par une assurance. La justice informe, car tout porte à croire que la malveillance n'est pas étrangère à ce sinistre.

 

Janvier 1869   -   Un pendu.   -    . Le jeune Benoît Lautour, âgé de 12 ans, rattacheur de filature, demeurant avec ses parents à Saint-Germain-du de-Crioult, village des Îles, a été trouvé, mercredi matin, pendu à un pommier situé dans un plant proche de l'habitation de son père.

Cet enfant avait les plus mauvais instincts et manifestait depuis quelque temps l'intention bien arrêtée de se donner la mort. La semaine dernière, il avait essayé, mais sans résultat, d'amener un de ses camarades à se suicider en sa compagnie.

Par suite de cette absurde préjugé, impossible à déraciner dans les campagnes, qu'on ne peut couper la corde d'un pendu avant l'arrivée des autorités locales, le corps de l'enfant, découvert à 8 heures du matin, est resté accroché au pommier jusqu'à 11 heures.

Au moment où on l'a trouvé, du reste l'asphyxie était complète et devait remonter assez avant dans la nuit. Le jeune Lautour avait mis un soin tout particulier dans l'accomplissement de sa lugubre besogne.

N'ayant point de cordes à sa disposition, il s'était servi de sa ceinture, bien solidement allongée de sa cravate, et, afin de retenir ses habits autour de son corps, s'était ajusté une ceinture en paille. Il avait gratté avec son couteau la branche à laquelle il s'est pendu, afin d'être bien sûr également de sa solidité.

Les constatations légales ont été faites par M. Lahaye, commissaire de police de Condé assisté de M. le docteur Alfred Vaullegeard.  

 

Juillet 1869   -   Fait divers.   -  Il existe dans un village dépendant de la commune de Saint-Germain-du-Crioult un particulier que nous nommerons X., et qui entend, d'une singulière façon les corrections à infliger aux enfants.

Dimanche dernier, un petit garçon de cinq à six ans, du même village, s'amusait à jeter des cailloux sur les marches de l'escalier du susdit X.  Plusieurs fois déja X avait intimé au petit garçon l'ordre de déloger, mais celui-ci n'en continuait que de plus belle. X., furieux, s'élance sur le pauvre petit. Vous croyez sans doute, n'est-ce pas, qu'il se contente de lui flanquer une taloche ? A l'a rigueur, un mouvement d'impatience se comprend et s'excuse. Mais point du tout. Notre homme empoigne, l'enfant, l'entraîne vers son puits, et la, le suspend par les pieds, la tête en bas bien entendu, au-dessus du gouffre. Malgré les cris du petit garçon. X, a eu la cruauté de le tenir cinq longues minutes dans cette affreuse position. Voilà, ma foi, un châtiment nouveau, mais pour lequel nous n'engagerons cependant pas le sieur X. à prendre un brevet d'invention.  

 

Septembre 1870   -  Fait divers.   -   Jeudi, un bien triste accident est arrivé au village du Buisson, commune Saint-Germain-du-Crioult. Le nommé Désiré Leboulanger, maçon, né à Saint-Lambert, demeurant à Vassy, était occupé, depuis quelques jours à maçonner un puits appartenant à madame veuve Désert, propriétaire à Saint-Germain. Il se faisait aider dans son travail par son fils Auguste, âgé de 18 ans, qui lui apportait les pierres nécessaires à cette opération et les lui descendait au moyen du moulinet. 

Soudain, vers midi et demi, le malheureux jeune homme poussa d'une voix déchirante les cris : « Au secours ! mon père est tué ! » Il venait  de heurter avec sa brouette, une forte pierre qui, en se détachant, avait frappé son père, alors à une profondeur de plus de 15 mètres. Des voisins accoururent aussitôt et remontèrent le malheureux ouvrier qui était baigné dans son sang. Mais tous les secours qu'on lui prodigua ne purent le rappeler à la vie, la mort avait été instantanée. Désiré Leboulanger n'était âgé que de 57 ans, c'était un ouvrier honnête et laborieux. Il laisse une veuve et quatre enfants.  

 

Décembre 1871   -  Fait divers.   -  M. le Préfet du Calvados, sur la proposition de M. l'inspecteur d'académie, a accordé aux écoles primaires un congé du samedi 30 décembre au jeudi 4 janvier inclusivement.

 

Janvier 1872   -  Fait divers.   -   M. Cœurdoux, de St-Germain-du-Crioult, a été victime d'une agression brutale de la part d'un nommé G….., de la même commune. Couvert de sang, M. Cœurdoux est venu porter sa plainte à la gendarmerie de Condé, qui a de suite procédé à une enquête sur les faits qui lui étaient signalés.

 

Septembre 1873   -   Triste mort.   -   Jeudi, la nommée Henriette Groult, femme Brunet, âgée de 65 ans, demeurant à St-Germain-de-Grioult, canton de Condé, quiv depuis la veille, était disparue de son domicile, a été trouvée par son fils et son gendre, noyée dans le biez du moulin de la Hyaule. On attribue la mort de cette femme à un accès d'épilepsie, maladie dont elle était malheureusement affectée.  

 

Avril 1874   -   Accident.  -  Le lundi de Pâques, au tir à la cible de St-Germain-du-Crioult, un tireur imprudent a fait partir son fusil au moment où il achevait de le charger. La balle, après avoir effleuré la figure d'un spectateur et enlevé quelques poils de ses favoris, est allée atteindre au derrière de la tête un sieur Gacoin, de Pontécoulant, fort heureusement qu'elle a glissé entre cuir et chair, sans toucher le crâne. Le blessé en sera quitte pour quelques jours de convalescence.  

 

Mai 1877   -  La pluie.  -  Il résulte d'observations faites que, dans l'espace de huit mois (du 28 septembre 1870 au 28 mai 1877), il y a eu dans nos contrées 131 jours de pluie.

 

Juin 1877   -  Effet de la chaleur.  -  Les suicides augmentent par le temps qui court : le cerveau s'exalte sous l'influence des rayons solaires, et bien des gens, à l'imagination ardente, qui se désoleraient simplement en temps ordinaire, se jettent à l'eau ou se pendent. Les insolations frappent les travailleurs en pleine campagne, malheur à qui s'endort sous les rayons du soleil. 

  On ne saurait aussi prendre trop de précautions contre les mouches charbonneuses qui font, chaque année, au moment des grandes chaleurs, de si nombreuses victimes. Un habitant de Bois-Jérôme (Eure) vient d'être piqué par une de ces mouches. L'état de ce malheureux homme est désespéré.

 

Juin 1877   -  homme écrasé.  -  Un affreux accident s'est produit, la semaine dernière, à 6 heures du soir, sur la route de Condé à Vire, en face du hameau de la Rebourserie, territoire de la commune de St-Germain-du-Crioult, M. Champion, âgé d'environ 40 ans, cultivateur à St-Martin-de-Tallevende, revenait, de conduire un tonneau de cidre chez M. Bourges, aubergiste à St-Pierre-du-Regard, et rapportait un tonneau vide. Le malheureux, qui avait peut-être un peu bu, s'était assis sur le devant de sa voiture. Un cahot le précipita par terre, à plat ventre, et la roue lui  passa sur le corps et lui brisa la poitrine. Une circonstance funeste avait aggravé cet accident : Champion, en allant conduire son tonneau, avait emporté avec lui une bouteille contenant un échantillon de cidre qu'il voulait faire goûter à son  acheteur. En revenant, il avait mis sur lui, par dessous ses vêtements, la bouteille vide, or cette bouteille s'était brisée  dans la chute et les éclats étaient entrés dans le corps du malheureux Champion, dont la situation, est des plus graves.  

 

Janvier 1878   -  Est-ce la fin du monde ?  -  Il vente, il tonne, il grêle, la prairie est submergée, la vallée d'Auge est inondée, certains quartiers de Pont –l’Evêque sont de nouveau transformés en une nouvelle Venise ... moins les monuments, la foudre est tombée aux environs de Vire. Mardi, vers midi, un tremblement de terre a été ressenti à Caen et sur plusieurs points du département, il n'a duré que quelques secondes, pendant lesquelles les vitres, fenêtres, murs et maisons semblaient trembler. Cette secousse s'est également fait sentir au Havre et à Rouen.

 

Janvier 1878   -  Vache furieuse.  -  Mardi, une vache conduite à la foire St-Maur, à St-Germain-du-Crioult, par un garçon boucher de Pont-d'Ouilly, a été prise d'un accès de folie furieuse en traversant la place d'Urville, à Condé. Cet animal se mit à poursuivre son jeune conducteur, qui, pour lui échapper, pénétra dans l'impasse de la Poissonnerie, la vache irritée était sur le point d'atteindre le jeune homme, quand elle glissa fort heureusement sur les genoux, pendant que le garçon boucher entrait dans une maison dont il s'empressait de fermer la porte. On plaça alors une voiture en travers de l'ouverture de la venelle, puis on essaya de se rendre maître de l'animal. Par une fenêtre ouverte, on put se saisir de la corde attachée au cou de la vache et on parvint à la fixer par l'autre bout à l'un des pieds de devant, pendant que plusieurs, personnes, venues par derrière, achevaient de garrotter l'animal, afin de l'empêcher de nuire.

 

Novembre 1880  -  Incendie.  -  Dimanche soir, la veuve Lebailly et sa fille, qui demeurent ensemble au rez-de-chaussée d'une maison située à Saint-Germain-du-Crioult, furent réveillées par une épaisse fumée qui menaçait de les suffoquer. Elles sautèrent à la hâte de leur lit, et, en ouvrant la porte de l'appartement, elles virent avec terreur les flammes sortir par les ouvertures d'un bâtiment contigu au leur. Les toitures aussi, formées de chaume, étaient également en feu et s'effondraient déjà. Elles rentrèrent aussitôt dans leur appartement pour sauver un jeune enfant qui y était couché, le petit-fils de la veuve Lebailly. Il n'était que temps, car le feu l'avait envahi, perçant la cloison qui le sépare d'une cave, et une minute plus tard, l'enfant eût été étouffé ou brûlé. Deux bâtiments ont été en partie détruits, celui d'un sieur Roullier, qui habite Condé, et la maison de la veuve Lebailly. Ils sont assurés, mais le mobilier de cette malheureuse femme ne l'était pas.  

 

Décembre 1880  -  Charivari.  -  Nous avons parlé, dans notre dernier numéro, d'un charivari donné, aux environs de Vassy, à une veuve qui se remariait. L'habitation de cette veuve est située sur les limites des communes de Vassy et de St-Germain-du-Crioult. La gendarmerie de Vassy s'étant occupée de l'affaire, les manifestants crurent être plus heureux en franchissant la rivière qui sépare les deux communes. De l'une comme de l'autre rive, leur tapage arrivait aux oreilles de ceux qu'ils voulaient ennuyer. Malheureusement pour eux, la gendarmerie de Condé, prévenue également, vint leur dresser procès-verbal, et ils vont être poursuivis à la fois à Vassy et à Condé. Les auteurs de cette sotte plaisanterie ne sont plus  des enfants : deux sont âgés de quarante-sept et cinquante-deux ans.   

Décembre 1880  -  Tirage au sort.  -  Les opérations du tirage au sort des conscrits de la classe 1880 commenceront le 24 janvier.

 

Décembre 1880  -  Recensement de la population.  -  Le recensement quinquennal de la population commencera le 15 janvier prochain.

 

Décembre 1880  -  Charivari.  -  Procès-verbal a été rédigé contre les nommés Jacques Locard, cultivateur, et Pierre Roger, journalier, demeurant tous deux à Saint-Germain-du-Crioult, Victor Bonnesoeur, Jules Cailly, Alcide, domestiques, demeurant à Moncy ; Jules Flavien, Ferrand, domestiques à Vassy, et Victor Piel, cultivateur à St-Pierre-d'Entremont, pour charivari donné à l'aide de chaudrons, clochettes, tuyaux drainage, à une femme qui venait de se remarier après un an de veuvage.  

 

Janvier 1881  -  Accident de chasse.  -  M. Victor Héroult, âgé de 24 ans, armurier à St-Germain-du-Crioult, a été, lundi, victime d'un cruel accident de chasse. Au moment où il poursuivait une perdrix qu'il avait blessée d'un premier coup de fusil, le second coup, partit accidentellement, et d'une façon si malheureuse que M. Héroult reçut toute la charge dans le mollet. L'amputation de la jambe a été jugée nécessaire, mais M. Héroult en est mort.  

 

Août 1881  -  C’était la voisine.  -  Depuis longtemps, le sieur Constant Fleury, taupier, demeurant à St-Germain-du-Crioult, s'apercevait qu'une foule d'objets disparaissaient de chez lui sans qu'il lui fût possible de mettre la main sur le voleur. Il ne savait sur qui porter ses soupçons, quand un nouveau vol, de très minime importance, lui fit découvrir le coupable. Il reconnut, chez son voisin Feuillot, treize pieds de poireaux qui provenaient de son jardin. Dès lors, convaincu que les voleurs n'étaient autres que ses voisins, il fit sa déclaration à la gendarmerie. Une perquisition faite chez les époux Feuillot fit découvrir des serviettes, des tabliers, etc.. Une seconde perquisition opérée au domicile de la fille de la femme Feuillot, la  dame Fouchet, demeurant à Condé, fit également découvrir des objets mobiliers apportés par la femme Feuillot, qui s'était bien gardée d'en indiquer la provenance. La femme Feuillot a été mise en état d'arrestation.  

 

Avril 1882  -  Jeux mortels.  -  Jeudi, à St-Germain-du-Crioult, pendant que le sieur Ollivier, cultivateur, était aux champs, son petit domestique, Isidore Thorigny, âgé de 13 ans, né à la Pommeraye, voulut montrer à un enfant de 10 ans, le jeune Armand Thomas, et à sa petite sœur, âgée de 5 ans, comment on tuait les chiens enragés. Il prit un revolver appartenant à  son  maître et l'arma. Les deux enfants effrayés voulurent se sauver, mais le revolver partit, et le jeune Thomas tomba, le front ouvert par la balle. Quelques heures après, il expirait. Le petit domestique a prétendu d'abord que l'enfant, s'était tué lui-même en maniant le revolver, mais, pressé de questions, il a avoué la vérité.  

 

Juin 1883  -  Un homme écrasé. –  Lundi, le sieur Locard, cultivateur à St-Germain-du-Crioult, était occupé à faire des charrois de pierres dans un chemin fort étroit, auprès de la ferme de Gouvix. Un obstacle ayant arrêté la voiture, le conducteur monta sur la charge de pierres et se mit à exciter ses chevaux de la voix et du fouet. La voiture s'ébranla, partit mais les pierres dégringolèrent, et avec elles le conducteur qui fut précipité à terre sous une des roues qui lui passa sur le corps. Quand on le releva, il était mort. Il laisse une veuve et deux enfants.  

 

 Mars 1884  -  Tué sous un éboulement.    Vendredi, le sieur Leperlier était occupé, aux travaux de déblais du chemin de St-Germain-du-Crioult, à Caligny. Pour aller plus vite, il voulut, contrairement aux ordres qui lui avaient été donnés, miner, c'est-à-dire travailler en dessous pour faciliter la besogne. A un moment donné un bloc, de 3 mètres qui surplombait cette masse se détacha et vint renverser Leperlier, qui fut recouvert jusqu'à l'estomac. Ses camarades lui portèrent, immédiatement, secours et ils le retirèrent de sous la terre qui le recouvrait  et dont la couche était très peu épaisse. Malgré cela, Leperlier expira aussitôt qu'il fut débarrassé. Le choc avait déterminé quelque lésion interne. Leperlier était âgé de 54 ans. il habitait le village de la Houlière. Il laisse, sans ressources.  Une veuve maladive et onze enfants dont l'aîné à 18 ans et le plus jeune 2 ans.  

 

Avril 1890  -  Les voleurs de grand-chemin.  -  Le soir de la dernière foire de Condé-sur-Noireau, le sieur Arsène Dupont, 60 ans, rentrant chez lui à St-Germain-du-Crioult, fut accosté sur le chemin de St-Pierre-d'Entremont par deux rôdeurs dont l'un le renversa. Ils le fouillèrent, lui enlevèrent une somme de 15 fr., sa tabatière et son couteau, puis ils le menacèrent de le tuer. Ils lui portèrent plusieurs coups à la tête et enfin le laissèrent évanoui. Dupont reprit ses sens et put regagner son domicile. L'un des agresseurs, le nommé Eugène Labiche, de Passy (Seine), a été arrêté non loin du lieu ou avait été attaqué Dupont. Il avait la figure en sang. Il prétend ne pas connaître l'individu qui a attaqué Dupont. Il a ajouté qu'il a été lui-même violemment attaqué, et que le seul coupable est son compagnon sur lequel on n'a pas pu mettre la main. Les blessures de Dupont ne mettent pas sa vie en danger.  (source : Le Bonhomme Normand)

 

Septembre 1891  Femme écrasée par un train.  -  Au moment ou le train venant de Caen, se dirigeant sur Flers, allait  arriver au passage à niveau de Saint-Germain-du-Crioult, une femme Gosselin, 69 ans, demeurant à la Lande-Patry, voulut s'engager sur la voie. Le jeune Lebossé, fils du chef d'équipe, l'aperçut et lui cria de ne pas passer, malheureusement, la femme Gosselin, étant sourde, ne put mettre à profit cet avertissement. Le jeune Lebossé s'élança et la saisit par le bras. Juste à ce moment, la machine tamponnait la femme Gosselin, et il dut lâcher prise, non sans avoir lui-même couru les plus grands dangers. La femme Gosselin, prise sous le train, tomba le long du rail et les roues du train lui passèrent sur le corps. La nuque a été défoncée et la cervelle coulait sur la voie, la jambe droite était complètement broyée.  (source : Le Bonhomme Normand)

 

Décembre 1891  -  Prix de vertu.  -  Dans sa séance publique, l'Académie française a accordé un prix de vertu de 1 500 fr. à, Bernard Bisson de Cintheaux, qui, pauvre cultivateur, sans autre ressource que son gain journalier, entretient son vieux père aveugle et infirme, une sœur abandonnée par son mari, trois nièces épileptiques, dont l'une a un enfant naturel. 

— Le sieur Pierre Launay, de St-Germain-du-Crioult, a obtenu une médaille de 500 fr. dans cette séance. (source : Le Bonhomme Normand)

 

Mars 1893  -  Mort subite.  -  Une personne des environs de Falaise, qui venait pour rendre visite à l'ancien curé de St-Germain-du-Crioult, a ressenti une telle émotion en apprenant qu'il était mort qu'elle est décédée aussitôt. (source : Le Bonhomme Normand)

 

Avril 1895  -  Médecine gratuite.  -  Les préfets sont en train de mettre à exécution une loi votée depuis longtemps déjà par les Chambres : L'assistance médicale dans les campagnes. 

Ça ne va pas tout seul, car les conditions sont dérisoires pour les médecins : 1 fr. par visite jusqu'à quatre kilomètres ; 50 centimes par kilomètre en plus. Passe encore pour les médecins qui ont cheval et voiture, mais, pour les autres, quatre kilomètres aller et retour à pied, ajoutés au temps de visite et du repos, donnent bien trois heures, quelque chose comme sept sous de l'heure. C'est-à-dire que le dernier des maçons gagnera davantage que ne recevra un médecin. 

Comment veut-on que ce service soit bien fait ? C'est impossible. Il sera fait comme celui du dispensaire, à Caen, où il faut la croix et la bannière pour avoir la visite des médecins titulaires. (source : Le Bonhomme Normand)

 

Avril 1895  -  La rage.  -  Decosse, dit Linot, 15 ans, domestique chez la veuve Mollet, propriétaire à St-Germain-du-Crioult, avait été mordu par un chien à qui il donnait à manger. Pendant toute la nuit, l'animal ne cessa d'aboyer furieusement. 

Le lendemain, la veuve Mollet s'en approcha et défit sa chaîne qui était tordue. Le chien se jeta alors sur elle et la mordit à une cuisse, à la poitrine et au front. Le jeune Decosse s'en étant approché fut de nouveau mordu. Enfin, on finit par où l'on eût dû commencer, c'est-à-dire par abattre ce chien, ordinairement doux, cependant, qu'un vétérinaire de Condé-sur-Noireau a reconnu atteint de la rage. La dame Mollet et son domestique sont partis pour l'institut Pasteur. Plusieurs cas de rage sont aussi signalés dans le département de la Seine-Inférieure. (source : Le Bonhomme Normand) 

 

Mai 1895  -   Guerre aux corbeaux.  -  Les corbeaux pullulent dans les parcs de certains châteaux et dévastent les récoltes. Est-ce qu'il n'y aurait pas lieu de prendre des mesures pour forcer les propriétaires de ces parcs à les détruire eux-mêmes ou à les laisser détruire ? Renvoyé à qui de droit.  (source : Le Bonhomme Normand)

 

Mai 1895  -   Charretier écrasé.  -  Le sieur Alcide Leprince, âgé de 34 ans, charpentier à Saint-Germain-du-Crioult, ouvrier de M. Prosper Galbris, revenait de la Bourgeoisie avec une charretée de bois pesant 1 000 kilos. Il marchait auprès de sa voiture, faisant une cigarette, quand une roue l'atteignit au talon droit et le fit tomber sous le véhicule qui lui passa sur le corps. Il n'a pas tardé à expirer. (source : Le Bonhomme Normand)

 

Septembre 1897  -  Mort terrible.  -  Le sieur Octave Maillard, 61 ans, propriétaire à Saint-Germain-du-Crioult, revenait de Condé chercher un tonneau. En arrivant dans sa cour, une jeune jument qu'il avait attelée au véhicule fit un brusque écart. L'infortuné vieillard fut écrasé entre le moyeu de la roue et un pommier, il a succombé après deux jours d'atroces souffrances. (source : Le Bonhomme Normand)

 

Décembre 1897  -  Un enfant tué en tomant de berceau.  -  Un enfant de 11 mois, appartenant aux époux Léon Julienne, à St Germain-du-Crioult, s'est blessé si grièvement en tombant de son berceau, qu'il mourait peu de temps après.(source : Le Bonhomme Normand)

 

Juillet 1898  -  Tentative de suicide.    Le sieur Isidore Leconte, resté malade chez son frère, à St-Germain-du-Crioult, à la suite de blessures inguérissables qu'il s'est faites en tombant d'un arbre qu'il émondait, a tenté de se donner la mort en se faisant, avec un couteau et une serpe, trois énormes coupures aux mollets et à une cuisse. C'est sa belle-sœur qui, au moment de le changer de linge, a trouvé le malheureux baignant dans son sang. Leconte avoue sa tentative de suicide, regrette de n'avoir pas réussi et ajoute qu'il recommencera. 

Détail à signaler, le désespéré avait voulu laisser passer la première communion de sa nièce avant de mettre son projet à exécution. (source : Le Bonhomme Normand)

 

Juillet 1898  -  Gibier de bagne.     Nous avons raconté en son temps l'attaque nocturne, sur un grand chemin, et le vol dont a été victime le sieur Dupont, 70 ans, cultivateur à St-Germain-du-Crioult. L'infortuné cultivateur revenait le soir, de la foire Mi-Carême, à Condé-sur-Noireau, quand il fut renversé, bâillonné et allégé de 350 fr. C'était le prix d'une vache qu'il avait vendue dans la journée. Les malfaiteurs, Henri Livolan, marchand de poisson à Condé, Albert Burel, 18 ans, et Deverre, 19 ans, furent arrêtés et écroués à la prison de Vire, où ils attendent leur prochaine comparution devant les assises. 

Or, la délation d'un détenu vient de révéler un complot formé par Livolan et ses compagnons, ils avaient, ni plus ni moins, projeté d'assassiner le gardien-chef puis de fracturer sa caisse. En attendant les résultats de l'enquête sur ce fait, les trois complices, mis en cellule, sont l'objet de la plus étroite surveillance. (source : Le Bonhomme Normand)

 

Mars 1900   -   Accident.  -   Le nommé Bellœil, chiffonnier à Condé-sur-Noireau, passait en voiture à Saint-Germain-du-Crioult, accompagné de son domestique, Jean Denis. Au tournant de la route, la voiture versa et les deux hommes furent précipités sur le sol. 

Le sieur Bellœil a été blessé très grièvement aux reins, le domestique a été contusionné à la tête et à l'épaule.  (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Décembre 1901    -   Mauvais début.  -  Durant la nuit, un jeune porc pouvant peser trente cinq kilos, appartenant au sieur Gaston Flamancourt, cultivateur à Saint-Germain-du-Crioult, près de Condé, était enfermé dans une loge éloignée de cent mètres à peine de la maison d'habitation.

Il a été saigné sur place et emporté. Les traces de sang suivies sur un certain parcours à travers champs sembleraient indiquer que les voleurs auraient gagné la direction de la commune  de Caligny (Orne).

Le sieur Flamancourt n'exploite la ferme que depuis le 29 septembre dernier. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Janvier 1903    -   Accident du travail.  -  Le sieur Paul Grandin, ouvrier forgeron à Castillon-en-Auge, pendant son travail, a reçu une étincelle de fer rouge dans l'œil et le brûla d'une façon si malheureuse qu'il est obligé de se faire soigner par un spécialiste de Caen.

  -  Le sieur Behier, ouvrier chez le sieur Calbris, charpentier à Saint-Germain-du-Crioult, faisait des bourrées avec la coupelle d'un arbre, sur la propriété de la dame Calbris à Vassy. En abattant les branches, il glissa si malencontreusement que la hache dont il se servait lui atteignit la main gauche dont deux doigts ont été en partie tranchés. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Août 1903  -  Cour d’Assises.   -   Amédée Mogis, 33 ans, vivait avec la veuve Lefrançois, 37 ans, et son fils de 17 ans. Ils habitaient Montchauvet, canton de Bény-Bocage. Tous les trois ne vivaient que de vols. Mogis a déjà été condamné cinq fois ; la veuve Lefrançois a une réputation déplorable. Ils ont comparu devant les assises pour divers vols commis à Estry, à Ondefontaine et à Montchamp. 

Mogis a été condamné à 8 ans de travaux forcés et à la relégation ; la veuve Lefrançois, à 2 ans de prison. Lefrançois fils est acquitté. Défenseurs : MMes Brochard, Lemonnier et Meheudin.

— Jacques Goeller, 29 ans, un alsacien, journalier à St-Germain-du-Crioult, canton de Condé, convaincu d'avoir commis plusieurs vols à Vassy, a été condamné à 3 ans de prison. Déf. : Me  Roger.

— François Laporte, 47 ans, originaire de Bretagne, a commis plusieurs vols de peu d'importance à Lisores, canton de Livarot. Mais comme c'est un repris de justice, il a été condamné à 5 ans de travaux forcés et à la relégation. Défenseur : Me  Feltaine. Laporte a la spécialité de glisser entre les mains de ses gardiens, il s'est déjà évadé de prison. Quand on l'a arrêté, il est parvenu, par deux fois, à s'échapper, la dernière, en se laissant glisser par le trou des cabinets d'aisances dans la rivière. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Décembre 1903  -   Enfant brulé.   -    Le petit Olivier, 2 ans, dont le père est entrepreneur de maçonnerie à Saint-Germain-du-Crioult, près Condé-sur-Noireau, était tombé accidentellement, la semaine dernière, dans une marmite remplie d'eau bouillante et s'était brûlé grièvement sur plusieurs parties du corps, notamment au ventre.

L'état de l'enfant n'était pas désespéré et les brûlures étaient en bonne voie de guérison quand, lundi, après une nuit d'un paisible sommeil, l'enfant fut pris de convulsions qui  l'emportèrent an bout de quelques heures. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Février 1904  -   découverte de cadavre.   -   Le sieur Théophile Onfroy, meunier à St-Germain-du-Crioult, prés Condé-sur-Noireau, a découvert, dans le bief du moulin, le cadavre du sieur Théodore Groult, 59 ans, propriétaire. C'est en passant par le chemin qui longe ce bief que le sieur Groult, peut-être pris de boisson, est tombé à l'eau très haute actuellement. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Janvier 1907  -  Location de Presbytère.  -  Le conseil municipal de St-Germain-du-Crioult, réuni dimanche en session extraordinaire, a décidé de louer au curé actuel le presbytère pour la somme de 20 francs, plus les impôts et les petites réparations. Cette décision a été prise en considération des sacrifices faite par le curé pour la restauration de l'église. (Source : Le Moniteur du Calvados)

Janvier 1914   -  Démission du maire.   -  M. Constant Groult vient d'informer par lettre les électeurs de sa commune qu'il a adressé à M. Le préfet sa démission de maire et de conseiller municipal. M. Groult dit que son état de santé et son âge l'obligent au repos.

 

Février 1914  -  Élection du maire.  -  Le Conseil Municipal de Saint-Germain a procédé dimanche dernier à l'élection du maire, en remplacement de M. Groult, démissionnaire. M. Roger Bazin, Filateur, élu l'autre jour Conseiller Municipal par 166 suffrages, a été élu Maire de Saint-Germain-de-Crioult par 8 voix sur 12 votants. M. Bazin est le fils du regretté M. Philippe  Bazin, ancien maire de cette commune et Conseiller Général. Le nouvel élu est certainement un des maire les plus jeunes, n'ayant pas encore atteint sa 26e année.  

 

Janvier 1915  -  Morts glorieuses.  -  Sont morts pour la patrie : Georges Levallois, adjudant au 30e de ligne ; Albert Catrin, du Molay ; René Aubert, de Honfleur ; Hélaine, fumiste à  Trévières ; Ernest Bosruel, de St-Martin-des-Besaces ; Fernand Bezières, de la Roque-Baignard, soldat au 153e ; Anthime Bouvet, soldat au 1er colonial, et Louis Maupas, soldat au 205e,  tous deux de Roullours ; Charles Pigeon, de Saint-Germain-du-Crioult, soldat au 205e ; Fernand Bouland, de Roucamps ; Alfred Clerbeau, Jules Vendel, Philippeau, Gaston Alexandre,  tous de Falaise ; Gérard Brillet, de Vire, sous-lieutenant de chasseurs à pied.

 

Mai 1915  -  Les braves.  -  Ont été cités à l'ordre du jour : Louis Prestavoine, Soldat au 18e territorial ; le lieutenant Fabet, du 43e d'artillerie, tombé au champ d'honneur. Louis du Rosel de Saint-Germain, tous de Saint-Germain-du-Crioult, 

 

Février 1918  -  Boite aux lettres fracturée.  -  Dans la nuit du 11 au 12 février, des malfaiteur, demeurés inconnus, ont fracturé la boite aux lettres qui se trouve dans un renfoncement du mur de la mairie. La porte, de !a boite a du être ouverte en faisant une pesée sur la serrure. On ne peut estimer le montant du vol. Que l'on croit être minime. 

 

Septembre 1918  -  Mort au champ d’honneur.  -  M. Gustave Lamotte, est tombé sur le champ de bataille de Vandelicourt (Oise), le 10 août. Nous adressons à M. G. Lamotte, à sa fille, et à sa famille. l'expression de notre profonde sympathie.

 

Février 1924  -  Découverte d’un cadavre.  -  Le 22 février, au lieu dit le Coudray, on a découvert dans un champ le cadavre de M. Chamberland Pierre, âgé de 72 ans. Depuis quelque temps, le malheureux septuagénaire qui donnait des signes d'aliénation mentale, sortait fréquemment la nuit et ne retrouvait pas toujours son chemin pour rentrer à son domicile. II y a tout lieu de croire qu'il a succombé à une congestion causée par le froid.

 

Septembre 1924  -  Par la faute d’un chien.  -  Un chien entra le 19 juillet chez M. Madelaine, cultivateur à Saint-Germain-du-Crioult et lapa en quelques secondes le lait destiné à un bébé, puis emporta un vase, qu'il prit, dans l'âtre de la cheminée et qu'il brisa en le laissant tomber.

Pour ce fait anodin, le propriétaire du chien, Urbain René et M. Madelaine se prirent de querelle au cours de laquelle M. Madelaine reçut quelques horions de la part de Urbain qui s'entend condamner à 60 fr. d'amende avec sursis.

 

Août 1926  -  Noces d’Argent curiales.  -  Dimanche dernier, la commune de Saint-Germain-du-Crioult était en fête, à l'occasion des noces d'argent de son curé. M. l'abbé Léon Pihan, chapelain épiscopal. Les paroissiens n'avaient rien négligé et avaient coré les rues et l'église d'admirable façon.

A dix heures, la procession se rendit au presbytère afin de faire escorte à M. le Curé, pour se rendre à la grand'messe. On remarquait M. l'abbé Tulou, curé-doyen de St-Sauveur-de-Condé ; M. le chanoine Lautour, curé-doyen de Sainte-Catherine-d'Honfleur ; M. le curé-doyen de Gacé ; M. le chanoine Bacon, supérieur du Séminaire de Caen ; M. l'abbé Rault, chapelain épiscopal ; M. l'abbé Bazire, curé d'Ouilly-le-Basset ; M. l'abbé bire, vicaire à Saint-Etienne de Caen ; M. l'abbé Caillebotte, chapelain épiscopal ; M. le chanoine Prunier ; M. l'abbé Leteinturier, curé de Montchamp. Puis venaient M. Roger Bazin, maire, et son Conseil municipal ; M. le docteur Théodore Lemasson-Delalande et une foule nombreuse.

Plusieurs discours furent prononcés à l'entrée de l'église. Un orchestre symphonique sous la Direction de M. Lamare, attaqua la Marche des prêtres, d'Athalie, puis à l'Offertoire, la Marche religieuse, de Gounod.  Un excellent chanteur, M. Métairie, nous fit entendre le Panis Angelicus, de C. Franck, un Pater en français, puis, à la fin de l'office, l'orchestre joua une marche d'Etienne Marcel. L'orgue était tenu avec maîtrise par Mlle Léguillon et Jean Tonnelier.

Au cours de la cérémonie, M. l'ab Tulou, curé-doyen de Saint-Sauveur-de-Condé qui présidait la fête, retraça la vie épiscopale de M. l'abbé Pihan, et dit toute sa joie d'avoir été choisi à la présidence de cette belle réunion.

A midi, un banquet familial admirablement servi par M. Anatole Sorel réunissait prêtres, maire, conseil municipal et amis de M. le Curé. Une franche gaieté ne cessa de régner pendant le repas, puis vint l'heure des toasts. Plusieurs discours furent prononcés, tous pour reconnaître le vouement de M. l'abbé Pihan.

L'heure des vêpres arriva. Comme à la messe l'orchestre se fit entendre, puis M. Métairie dans un 0 Salutaris, de Busse. MM. les abbés Bacon et bire, dans un cantique, et un Tantum ergo. Toutes les oeuvres parfaitement exécutées furent très goûtées de l'assistance. A l'issue des vêpres une séance récréative eut lieu au Patronage, trop petit pour contenir la foule. Inutile de dire que tous les interprètes reçurent leur part de succès. Puis un vin d'honneur fut servi sur la place de l'Église, en l'honneur des anciens combattants.
La commune de Saint-Germain-de-Crioult, conservera certainement un souvenir inoubliable, de cette, magnifique journée, tous sans distinction de partis, ont voulu rendre hommage à la bonté, au dévouement de leur Pasteur, M. l'abbé Pihan.

 

Août 1927  -  Une agression.  -  M. Alfred Tompied, 64 ans, charpentier à Malloué, passait en voiture près de Saint-Germain-du-Crioult, lorsqu'il fut arrêté par un militaire qui, déclarant être

gendarme auxiliaire, lui réclama ses papiers.  Sous prétexte que ceux-ci n'étaient pas en règle, le singulier pandore exigea 5 francs, puis 10 francs de M. Tompied qui finit par protester, flairant une escroquerie. Mal lui en prit, il fut rossé, dépouillé des 10 francs et, par dessus le marché, d'un des râteaux qui se trouvaient dans sa voiture. 

Plainte a été portée à la gendarmerie. 

 

Février 1937  -  Le feu dans une filature de coton.  -  Un incendie a éclaté à la filature des Isles, appartenant à M. Roger Bazin, industriel et maire de Saint-Germain-du-Crioult. 

Vers 13 h. 45, l'ouvrier qui conduisait le moteur, ne pouvant mettre sa machine en route, alla trouver son contremaître, M. Larcher, celui-ci voulut faire manœuvrer la manette de l'interrupteur. A ce moment jaillirent plusieurs étincelles qui communiquèrent le feu au stock de coton qui se trouvait dans cette salle. 

Il alerta le personnel et, avec l'aide d'extincteurs et de seaux d'eau, essaya de conjurer le sinistre, mais celui-ci, prenant des proportions très grandes, l'on fit venir en hâte les pompiers  de Condé-sur-Noireau, qui arrivèrent quelques minutes après sur les lieux du sinistre. 

Le matériel a beaucoup souffert, les dégâts sont couverts par une assurance, mais n'ont pu encore être évalués. Toutefois ce commencement d'incendie ne mettra pas les ouvriers en chômage. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Août 1937  -  Un père de huit enfants se pend dans une crise de neurasthénie.  -  Hier matin, vers 6 h. 30, M. Arsène Mitaine, 73 ans, cultivateur, à Saint-Germain-du-Crioult, village de Soliers, a été trouvé pendu dans une grange attenant à son habitation. Le corps était encore chaud, mais tous les efforts pour ranimer le désespéré restèrent sans résultat. 

M. Mitaine était sujet à des crises de neurasthénie et avait déjà annoncé son intention de mettre fin à ses jours. Il était marié et père de huit enfants. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Janvier 1944    -   Fait divers.  -  Une nuit, des cambrioleurs pénètrent dans l'épicerie-tabac Lemonnier, à St-Germain-du-Crioult et prennent 130 paquets de Tabac, de l'argent, de la  mercerie et des denrées. Puis ils s'emparent d'un porc de 73 kilos, tué la veille, chez M. Foucher.  

 

Avril 1945  -  Un camion saute sur une mine.   -  Pilotant un camion de l’entreprise Garziuski et Trafloir, M. Michel Guittard revenait de Pontécoulant. A Saint-Germain-du-Crioult, pour ne pas franchir le pont de Langron, dont il redoutait le défaut de solidité, le chauffeur emprunta un pré voisin dans lequel le véhicule sauta sur une mine. M. Guittard a été sérieusement   blessé aux mains et au visage. (source : Le Bonhomme Libre) 

 

Juillet 1945  -  La peau !  -  Un veau appartenant à M. Jacques Leboucher, cultivateur à Saint-Germain-du-Crioult, a été abattu dans l’herbage où il était au pacage. De l’animal, M. Leboucher n’a retrouvé que la peau et les pattes abandonnés prés d’une vareuse allemande. Le cultivateur, qui éprouve un préjudice de 3 000 francs. (source : Le Bonhomme Libre)

 

 Août 1945  -  Les réquisitions allemandes.  - Les personnes qui, sur l’ordre des allemands, ont déposé des pneumatiques, batteries et armes, peuvent retirer à la mairie les imprimé nécessaires à la confection de leur dossier. (source : Le Bonhomme Libre)

 

Août 1945  -  Un cyclone dévaste la région de Pontécoulant.  -  Jeudi 20 juillet, vers 18 h., un cyclone s’est produit dans les regions de Saint-Germain-du-Crioult et de Pontécoulant.

 De nombreuses toitures ont été enlevées ou détériorées et quantité immense de pommiers ont été arrachés. Les dégâts sont très importants. Aucune victime n’a été signalée. Toutefois, un garçonnet qui passait sur le pont de Pontécoulant fut projeté dans la rivière d’où il sortit indemne.  (source : Le Bonhomme Libre)

 

Mars 1946  -  Pour la reconnaissance de nos clochers.  -  Le Comité de Reconstruction de Saint-Germain-du-Crioult a décidé l’organisation de deux manifestation au profit du sanctuaire de la commune. Le 26 mai, aura lieu une grande kermesse et le 10 juin, une course de chevaux. Renseignements et inscriptions concernant les courses : MM. André Lemasgnerier et Georges Groult. (source : Le Bonhomme Libre)

 

Mai 1946  -  Pour les travaux des champs.  -  Dans le cas où il serait possible de détacher dans le sud du département une ou plusieurs moissonneuse-batteuses qui effectueraient rapidement la moisson sur des superficies importantes dés que la maturité des blés serait suffisante, les agriculteurs de l’arrondissement de Falaise ayant des champs de blé d’une superficie au moins égale à 5 ha, d’un seul tenant et qui serait désireux de les faire moissonner par une moissonneuse-batteuse, sont priés d’en avertir la Direction des Services Agricoles, à Caen, en indiquant la dimension des pièces à moissonner. (source : Le Bonhomme Libre)

 

Mai 1946  -  L’enfer des bagnes nazis.  -  Samedi et dimanche prochains, à 21 h. à Saint-Germain-du Crioult, M. l’abbé Allain, professeur au Petit Séminaire de Flers, ancien déporté, commandant de réserve, Chevalier de la Légion d’Honneur et officier de la Résistance, dont la conduite fut magnifique dans la clandestinité, fera une conférence avec projections sur les camps de déportation, au profit des œuvres de la paroisse. (source : Le Bonhomme Libre)

 

Février 1947  -  La fièvre aphteuse.     La commune de Vassy a été déclarée infectée de fièvre aphteuse. Par contre, l’interdiction qui frappait la commune de St-Germain-du-Crioult vient d’être levée. (source : Le Bonhomme Libre)  

 

Janvier 1948  -  Plainte à été portée.  -   Par Mlle Dumont à Saint-Germain-du-Crioult, pour vol de trois dindes et cinq poulets. (Source  : Le Bonhomme Libre)

 

Janvier 1948  -  La validité tickets de carburant.   -   Son périmer depuis le 7 décembre les tickets de carburant-auto millésimé septembre octobre 1947.

Seront périmés le 7 janvier, les tickets de carburant-auto millésimé novembre décembre 1947, et les tickets de gasoil séries B et C.

Les allocations de janvier seront matérialisés par des tickets de carburant-auto et de gasoil portant le millésime, janvier 1948, la date de préemption de ces titres sera précisée ultérieurement.

Les tickets de pétrole-carburant série Y, continue à avoir cours jusqu à nouvel avis. (Source  : Le Bonhomme Libre)

Environs de Condé-sur-Noireau  -  Saint-Germain-du-Crioult

Arrivé, route de Condé

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