UN SIÈCLE D'HISTOIRE DU CALVADOS

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ST - LAURENT  s/ MER

Canton de Trevières

Les habitants de la commune sont des Saint-Laurentais et Saint-Laurentaises


Août 1842    -  Nouvelles locales.   -   Le mot varech ou wrack, dans notre pays, ne désigne pas et n'a jamais désigné une plante unique de la famille des algues : il signifie une plante, une herbe quelconque que la mer jette sur ses bords, et jadis, par extension, tous les débris qui échouaient sur les côtes. — Il était synonyme d'épave.— De là les expressions tomber en wrack, jeter en wrack, encore fort usitées aujourd'hui.

C'est à tort que M. Pilet a dit que le varech avait autre fois sa législation, mais que les lois qui régissent la matière sont tombées en désuétude. Trois ou quatre condamnations ont frappé, cette année même, en 1842, dans l'arrondissement de Caen, des individus qui y avaient contrevenu.

Le droit de recueillir le varech appartient au premier occupant, le droit de récolter les algues qui croissent sur les roches et que sans doute, par analogie, on appelle aussi varech, appartient généralement aux communes sur le territoire desquelles il a poussé.

Au moyen-âge il constituait un droit féodal. Nous voyons, en effet, par une charte du XIIe  siècle, conservée aux archives de la préfecture du Calvados, que Richard-Cœur-de-Lion donne aux moines de St-Etienne de Caen le port de Dives, avec un chantier pour la construction des navires auquel il ajouta le droit de wrack. L'abbesse de Sainte-Trinité de Caen jouissait aussi de ce droit dans diverses paroisses du Cotentin, notamment dans celles de Saint-Vast, de Quettehou et de Morsalines. Beaucoup d'autres seigneurs possédaient de semblables privilèges, mais il est probable que les uns et les autres de ces privilèges étaient plus ou moins restreints et que les cultivateurs riverains en étaient quittes pour abandonner aux suzerains les épaves proprement dites.

En tout cas, si ces dîmes existèrent jamais, on ne les payait plus, bien avant le XVIIe  siècle, car la Coutume de Normandie n'appelle droit de varech que le droit de s'emparer des choses jetées par la mer à terre.

L'ordonnance de la marine de 1681 organisa par son titre X du livre 4e, la coupe du varech dans les paroisses situées sur les côtes.

Les habitants des paroisses devaient s'assembler le premier dimanche du mois de janvier de chaque année, pour régler les jours auxquels devait commencer et finir la coupe des herbes marines croissant en mer à l'endroit de leur territoire.

Les habitants des communes d'Hermanville, Lion et ses hameaux, Luc, Langrune et ses hameaux, Bernières, Courseulles, Arromanches, Tracy, Manvieux , Fontenailles, Longues, Marigny, Commes et ses hameaux, Port-en-Bessin, Huppain, Villers, Ste-Honorine-des-Pertes, Colleville et St-Laurent, pourront faire ladite coupe pendant trente jours, qui seront choisis entre le troisième jour avant la pleine lune de mars, et le troisième jour après la pleine lune d'avril. Ceux des communes de Vierville, St-Pierre-du-Mont, Englesqueville et Grandcamp, pourront faire la coupe des dites herbes, pendant trente jours. à compter du 1er du 15 mars jusqu'au 15 avril suivant.

-  Les conseils municipaux desdites communes, s'assembleront le 11 ventôse prochain, sur la convocation des maires, pour faire ledit choix, auquel il sera procédé les années suivantes, à la session fixée au i5 pluviôse par les lois du 28 pluviôse an VIII.

-  La coupe ou récolte desdites herbes sera faite à la main, avec un couteau ou faucille. Il est défendu de la faire d'une autre manière, et d'arracher lesdites herbes avec la main ou avec des râteaux et autres instruments qui puissent les déraciner, la peine de trois cents livres d'amende pour la première fois, et de peine corporelle en cas de récidive.

-  Ceux qui ne seront point habitants des communes dénommées en l'art. II, ne pourront y faire la coupe desdites herbes de Mer, pour quelque cause et sous quelque prétexte que ce puisse être, à peine de trois cents livres d'amende pour la première fois, et de peine corporelle en en cas de récidive.

-  Il est également permis à toutes personnes de prendre indifféremment, en tous temps et en tous lieux, lesdites herbes détachées des rochers par l'agitation de la mer et jetées à la côte par le flot, et de les transporter où bon leur semblera, soit pour être employées à l'engrais des terres ou à faire de la soude. Il est défendu de les y troubler ni inquiéter, quand bien même ceux qui enlèveraient ces herbes les auraient prises sur d'autres territoires que le leur, à peine contre les contrevenants , de cinquante livres d'amende.  (source : L’Indicateur de Bayeux)

 

Mars 1843   -  Nouvelles Locale.   -   Le 20 février, à trois heures du soir, le nommé Édouard Vallée, âgé de 21 ans, de St-Laurent-sur-Mer, était à la chasse armé d'un mauvais fusil qui est parti au repos, la charge lui a traversé l'abdomen et il est mort le lendemain. (source : L’Indicateur de Bayeux)

 

Février 1874   -   Chien enragé.  -  A St-Laurent-sur-Mer, canton de Trévières, et dans les communes voisines, plusieurs bestiaux ont été mordus par un chien enragé. Nous n'avons pas appris que ce chien ait été abattu.  

 

Juillet 1874   -   Le réchauffement climatique.   -  La comète n'est pas étrangère aux grandes chaleurs que nous subissons. En 1811, une comète fut visible, et les chaleurs et la sécheresse furent telles qu'un grand nombre de rivière tarirent, en 1846, nouvelle comète, nouvelle sécheresse, l'eau devint tellement rare dans certains endroits que des bestiaux périrent de soif. En 1811 comme en 1846, le vin fut abondant et d'une qualité supérieure, on espère qu'il en sera de même en 1874, aussi les cours des vins sont-ils en baisse de 10 fr. par hectolitre. A Marseille, le thermomètre a marqué, à l'ombre, 40 degrés, à Paris, au soleil, 44 degrés. De nombreux cas d'insolation sont signalés.

 

Juillet 1874   -   La comète.   -  Selon les prévisions des astronomes, la comète découverte par M. Coggia, de Marseille, le 17 avril dernier, n'aura tout son éclat que vers le 15 juillet, mais actuellement, grâce à la pureté momentanée de l'atmosphère, elle brille merveilleusement chaque soir, au-dessous de l'étoile polaire, comme une étoile de troisième grandeur. Sa traînée est très apparente à l’œil nu.

 

Juillet 1874   -   Faite divers.  -  Dimanche dernier, à Saint-Laurent-sur-Mer, une dizaine de personnes ont été prises de coliques et de vomissements terribles. Sept, malgré les soins prodigués; sont encore au lit et gravement malades. La cause de cet accident est attribuée à de l'herbe vénéneuse qui aurait été mise dans la soupe par inadvertance. Une enquête se poursuit.

 

Juillet 1875   -   Fait divers.  -  Dimanche dernier, à Saint-Laurent-sur-Mer, une dizaine de personnes ont été prises de coliques et de vomissements terribles. Sept, malgré les soins prodigués, sont encore au lit et gravement malades. La cause de cet accident est attribuée à de l'herbe vénéneuse qui aurait été mise dans la soupe par inadvertance. Une enquête se poursuit.  

 

Juin 1879   -  Le dénichage des oiseaux.  -  A cette époque de l'année, nous ne saurions trop engager MM. les instituteurs à rappeler aux enfants qu'il y a une loi qui interdit le dénichage des oiseaux. Ils éviteront ainsi à leurs élèves les pénalités qui pourraient les atteindre et rendront un véritable service à l'agriculture. 

 

Juillet 1879   -  Écoles primaires.  -  Les vacances des écoles primaires commenceront le 1er  août pour finir le 1er  septembre.

 

Août 1879   -  Secours aux communes.  -  Les secours suivants viennent d'être accordés sur les fonds de l'État aux communes ci-après : Agy, agrandissement de l'église 3 000 fr. ; Mosles, travaux à l'école mixte, 580 fr. ; St-Laurent-sur-Mer, achat de mobilier de l'église, 300 fr ; Cardonville, achat de mobilier de l'église, 250 fr. ; St-André-de-Fontenay, travaux de restauration de l'église, 2 000 fr. ; Fresne-Camilly, restauration de l'église, 800 fr.  ; Maizières travaux au presbytère, 1 500 fr. ; Honfleur, travaux à l'église Ste-Catherine, 10 000 fr. ; Annebesq, réparations au presbytère, 1 000 fr.  

 

Août 1881  -  Un tourbillon.  -  Vendredi dernier, un tourbillon de vent, en forme de trombe, a dévasté une partie du territoire de la commune de St-Laurent-sur-Mer, renversant tout sur son passage, et dans son mouvement giratoire, enlevant arbres, pommiers, habitations. Une maison récemment bâtie a été complètement détruite. Elle appartient au sieur Laurent Delarue. C'est une perte considérable pour cet homme qui n'est qu'un simple ouvrier. 

Détail curieux : six pommiers ont été abattus par l'ouragan dans un pré appartenant à la Fabrique. Le curé s'est empressé de les faires transporter au presbytère, mais aux termes du bail, ces pommiers devaient appartenir au fermier du pré qui les a réclamés en menaçant de porter plainte. Le conseil de fabrique s'est réuni et les pommiers ont dû être restitués.  

 

Août 1884  -  Imprudence funeste.    Lundi, à St Laurent-sur-Mer, un jeune élève ecclésiastique, natif de Mandeville, s'étant mis à l'eau aussitôt après avoir mangé, a été frappé d'une congestion cérébrale à laquelle il a immédiatement succombé.  

 

Juin 1887  -  Les fortes chaleurs.  -  Les fortes chaleurs que nous subissons ne sont rien auprès de celles que nos pères eurent à supporter. Ainsi, en 1803, la Normandie vit s'écouler une période de quatre-vingt-quinze jours sans pluie. En 1811, année de la fameuse comète, les rivières tarirent dans plusieurs départements. En 1844, nouvelles chaleurs, le thermomètre resta stationnaire entre 50 et 60 degrés. Dans quelques départements, les bestiaux périrent faute d'eau. En 1859, 1860, 1869 et 1874, le thermomètre monta à 38 degrés. L'année dernière, il y eut 20 degrés au mois d'octobre, température exceptionnelle pour la saison.

 

Juillet 1887  -  La sécheresse.  -  Si le temps devenu si chaud, si serein, n'est pas défavorable aux céréales, la maraicherie se plaint vivement de la sécheresse prolongée, les légumes et les fruits ont soif. D'autre part, les vers rongeurs, qui font, sous terre, la guerre à nos récoltes, se développent à l'aise, la pluie ne venant plus les noyer. On demande un peu d'eau.

 

Août 1887  -  Les victimes du bain.  -  Mercredi, à Saint-Laurent-sur-Mer, deux des enfants du juge de paix de Trévières, Adrien-Georges Doublet, avocat, 26 ans, et Louise Doublet, 22 ans, se sont noyés en prenant un bain, sous les yeux de leur malheureux père, et malgré tous les efforts de la colonie de Saint-Laurent-sur-Mer pour les arracher à la mort. Le jeune homme a disparu tout à coup et son corps n'a pas été retrouvé. La jeune fille avait pu être ramenée au rivage par MM. David et Laurency, mais elle a expiré quelques heures plus tard. On croit à une congestion qui, par suite d'un trop long séjour dans l'eau, aura frappé le frère et la sœur, qui savaient nager.

 

Septembre 1892  -  Mortes au bain.  -  Dernièrement, à St-Laurent-sur-Mer, Mlle Abadie, 27 ans, servante chez M. Bonhomme, rentier, voulut aller prendre un bain au sortir de table. Elle était à peine entrée dans l'eau qu'elle disparaissait en criant au secours. 

M. Bonhomme la retira avec l'aide du curé et de M. Barton, mais elle avait cessé de vivre. Elle avait été frappée d'une congestion. 

— Un accident analogue est arrivé à Vierville-sur-Mer. La bonne de M. Conil, Louise Delattre, 40 ans, qui souffrait d'un anévrisme, s'est baignée malgré la défense qui lui en avait été faite et a succombé à la rupture de son anévrisme. Ce n'est qu'au bout d'une heure qu'on a pu retirer son cadavre de la mer.   (source, le Bonhomme Normand)

 

Novembre 1899   -   Rixe sanglante.   -  Les époux Lechaffetois, marchands de chiffons à Englesqueville, étant allés à Saint-Laurent-sur-Mer, entrèrent dans un débit. Le mari en sortait bientôt, se battant avec un autre individu. 

Dans la rixe, Lechaffetois eut le front fendu d'un coup de pied. Sa femme voulut intervenir, mais elle fut frappée également au visage à coups de pied et à coups de poing. La blessure de Lechaffetois est assez grave. (source, le Bonhomme Normand)  

 

Avril 1900   -   Viol.  -   Le nommé Désiré Legallois, journalier à Saint-Laurent-sur-Mer, est inculpé de viol sur la demoiselle Lesachet, servante. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Mai 1903    -   Noyé.  -   On à repêché de la Seine, à Rouen, le corps d'un noyé paraissant avoir séjourné assez longtemps dans l'eau. C'est le sieur Joseph Skrodzki, 49 ans, habitant à Saint-Laurent-sur-Mer, canton de Trévières, disparu depuis le 2 décembre dernier. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Septembre 1903  -  triste vacances.   -   On envoie, sur nos côtes, des petits parisiens prendre leurs vacances sous la surveillance de maîtres choisis. Ils ne sont pas plus que les autres, pourtant, à l'abri des accidents.

Un enfant de 14 ans, Léger Jumel, dont les parents demeurent impasse Bourgain, à Paris, vient de se noyer en se baignant à St-Laurent-sur-Mer, près Bayeux. Les deux directeurs de l'œuvre des « Saines Vacances », auxquels on l'avait confié, n'auront qu'un cadavre à ramener aux parents qui, pourtant, croyaient bien leur enfant en sûreté. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Septembre 1910  -  Une belle prise.  -  Sur la plage de Saint-Laurent­sur-Mer, un chasseur de sauvagines tue ... un espadon de plus de 4 m et de 200 kg.

 

Décembre 1915  -  Morts glorieuses.  -  Sont morts pour la France : MM Armand Gautier, César Hue, Alphonse Thiébot et Arthur Dupont, tous quatre de Saint-Laurent-sur-Mer. 

 

Décembre 1915  -  Recensement des chevaux et voitures.  -  Les propriétaires de chevaux, juments, mulets et mules, voitures, automobiles et motocyclettes, doivent en faire la déclaration à la mairie (bureau militaire) avant le 1er  janvier prochain.

 

Décembre 1915  -  Que d’eau ! que d’eau !  -  C'est le cri du jour. Il pleut sans relâche. C'est à croire à un nouveau déluge. L'Orne déborde sans cesse, inondant les prairies, et, en ville, on patauge avec entrain. Mais que sont nos petites misères près de l'immense misère de nos malheureux soldats enlisés dans la boue des tranchées ! Puisse le père Noël, pour leurs étrennes, leur apporter une bonne petite gelée, pas méchante, avec quelques jolis rayons de soleil.  

 

Juin 1916  -  Le temps qu’il fait.  -  Il a plu le jour de Saint-Médard, grand pleurard, mais, Il n'est rien tombé le jour de Saint-Barnabé, pour la bonne raison que ce saint a été, cette année, rayé de la plupart des calendriers, on ne sait trop pourquoi. Les savants expliquent que les périodes de mauvais temps actuelles sont dues aux immenses champs et  montagnes de glaces détachés, brusquement du pôle par les chaleurs anormales d'il y a quelques semaines. Le Gulf-Stream a entraîné ces glaces jusque dans les mers tempérées. L'activité calorique du soleil, particulièrement intense cette année, a causé ces ruptures, et les glaces, au lieu de fondre la-haut, ont fondu sur nous. Cela revient à dire que, s'il fait si froid, c'est parce que le soleil chauffe trop. Qu'il se calme donc un peu pour qu'où sue !

 

Juin 1916  -  Imprudence d’enfant.  -  A Saint-Laurent-sur-Mer, canton de Trévières, un gamin de 6 ans, le petit Georges Basnier, s'est amusé à mettre le feu à un tas de paille qui se trouvait dans la cour de la ferme dont son père est co-locataire. Malheureusement, le feu se communiqua à un bâtiment voisin qui fut bientôt la proie des flammes. Le bâtiment et tout ce qu'il contenait ont été brûlés.

 

Août 1918  -  Fait divers.    Mme veuye, Aulong pâtissière à Trévières, a porté plainte contre un Parisien, en villégiature à Saint-Laurent, qui, le 14 juillet, a mis le feu à la cabine qu'elle possède au bord de la mer en tirant des pièces d'artifice. Mme Aulong estime son préjudice à 500 francs.

 

Février 1920  -  Les pilleurs de basses-cours.  -  Mme Castel, 30 ans, ménagère à Saint-Laurent-sur-Mer, a porté plainte au sujet d'un vol de six poulets et d'une poule dont elle aurait été victime. De plus, un autre poulet saigné avait été abandonné par les voleurs dans le poulailler. — Mme Morgat. qui habite au même lieu, reçut également la visite de voleurs qui lui dérobèrent une poule. Les gendarmes ayant appris que des nomades avaient séjourné dans la localité, se mirent à leur recherche et les découvrirent arrêtés sur la route allant au Molay. Ils interrogèrent tous ces gens et effectuèrent dans leur roulotte une perquisition qui ne donna aucun résultat. L'enquête continue.

 

Août 1926  -  Collisions d'autos.  -  Dimanche dernier, M. Lebel, instituteur à Castillon revenait en auto avec sa famille de la plage de Saint-Laurent-sur-Mer, lorsqu'il entra en collision avec M. Halley, également en auto. M. Lebel, sa femme et sa petite fille furent sérieusement contusionnés. Néanmoins avec l'aide de M. Halley, il purent regagner leur domicile.

 

Août 1928  -  Sur le littoral du Bessin.  -  Mercredi dernier, 1er août, M. Henry Chéron, président du Conseil néral et le baron François Gérard, député, à la demande d'un certain nombre de maires du littoral du Bessin, ont visité avec M. Rauline, conseiller général, et M. Furon, conseiller d'arrondissement, la partie de la côte située entre Vierville-sur-Mer, St-Laurent-sur-Mer, Colleville-sur-Mer et Ste-Honorine-des-Perthes.
Ils ont recueilli les vœux des municipalités du littoral, qui réclament notamment des moyens de transport plus faciles entre Bayeux et leurs stations balnéaires, la prolongation de la
route dite boulevard de la Mer, et un fonctionnement plus pratique du téléphone.
Bonne note a été prise des desiderata des intéressés. Leurs vœux seront appuyés auprès des administrations compétentes.

 

Août 1928  -  Baignade tragique.  -  Venu passer quelques jours chez des amis en villégiature à la villa « Les Bourbiers », à Saint-Laurent-sur-Mer, M. Maxime Legrand, 35 ans, représentant de commerce à Étampes (Seine-et-Oise), s'est noyé lundi en prenant un bain. Malgré les prompts secours qui furent tentés par les personnes présentes, on ne put le sauver, il avait été pris par un remous. Son corps ne fut retrouvé que le soir à 6 heures.
Le décès fut constaté par un médecin de Paris. Les obsèques de ce malheureux ont eu lieu mardi matin à
Étampes. Auparavant, un service fut célébré en l'église Saint-Laurent, en présence de toute la population balnéaire.  

 

Août 1928   -   En voulant porter secours, un jeune homme se noie.   -   La plage de St-Laurent vient à nouveau d'être le théâtre d'une baignade tragique. C'est la deuxième en l'espace de huit jours.
Dernièrement, M. Pierre Garnier, 18 ans, étudiant, dont la famille habite St-Germain-en-Laye, et est actuellement en villégiature à Saint-Laurent, s'est noyé en portant secours à une femme qui s'était trop aventurée en mer. Ce jeune homme fut emporté par une lame et ne put reprendre pied.
Voyant le danger que courait son fils M. Garnier se porta à son secours et fut à son tour entraîné par les flots. Un Anglais, témoin de la scène, se jeta à l'eau et parvint à les ramener tous les deux. Des soins leur furent aussitôt prodigués par le docteur Julia, de Paris, aidé de son fils, M. Garnier père put être ranimé, mais son malheureux enfant avait cessé de vivre. Quant à la jeune baigneuse, elle fut sauvée.  

 

Avril 1936  -  Une cible de la marine de guerre s’échoue sur une plage.  -  Les habitants de Vierville et de Saint-Laurent, travaillant à la plage, avaient remarqué, depuis plusieurs jours, un bateau qui leur semblait bizarre. 

Un fort coup de vent du Nord vient de satisfaire leur curiosité, le bateau fantôme est échoué sur la plage. 

C'est une cible de la marine de guerre qui ayant rompu ses amarre, se promenait ainsi au gré des vents. Elle est formée de deux énormes flotteurs, surmontés d'une charpente à claire voie, l'ensemble a environ 35 mètres de long sur 11 de haut, le tout peint en brun. 

On y voit de nombreuses traces d'obus et d'éclats. La Marine la fera prochainement renflouer. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Août 1937  -  On m’a volé ma barque cette nuit.  -  M. Arthur Le Goupil, 33 ans, menuisier à Littry, possède un petit bateau de plaisance, qu'il a coutume de laisser amarré auprès des cabines, sur la plage de St-Laurent, durant la saison. 

Or, bien qu'il fut solidement attaché, le petit bateau a disparu pendant la nuit. Selon toute vraisemblance il ne peut s'agir que d'un vol, et M. Le Goupil, qui estime son préjudice à 1 200 francs, a déposé une plainte contre inconnu. 

Son embarcation était peinte en blanc, avec des filets rouges, et flanquée d'une petite cabine à l'avant. 

D'actives recherches sont effectuées. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Septembre 1937  -  Un atelier de menuiserie détruit par un incendie.  -   Un violent incendie a éclaté hier, vers midi, dans l'atelier de menuiserie de M. Aubert.

Le bâtiment abritait toutes les machines et quantité de travaux achevés, principalement des portes et des fenêtres, une importante réserve de bois, de la peinture et plusieurs bidons d'essence qui firent explosion. 

Le sinistre prit rapidement des proportions considérables. L'atelier a été complètement détruit avant qu'on ait pu organiser les secours. 

Les pompiers de Bayeux durent se contenter de protéger les maisons voisines, car les haies avaient pris feu. 

Les dégâts sont très importants. (Source : Le Moniteur du Calvados)  

 

Août 1938   -   Un atterrissage forcé .   -   Un avion militaire de reconnaissance de la base de Chartres, survolant jeudi dernier notre région, piloté par le lieutenant Fournel, a dû atterrir sur la plage de St-Laurent-sur-Mer, son équipage ne trouvant plus son chemin, par suite de la perte de la carte de bord.

Malheureusement, en se posant, le train d'atterrissage de l'appareil se brisa sur les galets, et il fut impossible de repartir. Heureusement, personne ne fut blessé.

Samedi soir, des spécialistes sont arrivés de Chartres pour démonter l'appareil afin qu'il puisse être emporté. (Source : Le Moniteur du Calvados)  

 

Juin 1939  -  Trois mille francs disparaissent.  -  Mme Jeanne Aune, demeurant 90, rue de Paris, à Bièvre (Seine-et-Oise), habite actuellement à Saint-Laurent-sur-Mer.

Peu après son arrivée avec sa famille et sa bonne à Saint-Laurent-sur-Mer, elle mit trois billets de mille francs dans un portefeuille déposé dans un sac à main placé sous un linge, dans un buffet, de la salle à manger située au premier étage de la maison. Le meuble ne fermait pas à  clé. Le lendemain matin, vers 9 h. 30, en prenant de l'argent pour aller faire des achats, Mme Aune constata la disparition de ses trois billets de banque.

Dans le courant de l'après-midi précédente, Mme Aune s'était rendue sur le bord de la mer. Pendant son absence, se trouvaient à la maison des parents, la bonne et un jardinier. Les gendarmes ont procédé à divers interrogatoires.

De graves contradictions sont relevées dans les déclarations de la bonne, Germaine Couette, âgée de 31 ans.  (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Septembre 1939   -   La dernière dépêche de 15 h.      Le gouvernent a décrété la mobilisation générale et l'état de siège. Le premier jour de la mobilisation est le samedi 2 septembre. Le Parlement se réunira demain. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Septembre 1939   -   De nouveaux contingents d’écoliers parisiens sont arrivés.      Deux trains spéciaux ont amené, hier après midi, à Bayeux, un nouveau contingent de 1 760 écoliers parisiens, âgés de 3 à 17 ans, les plus petits portant des fiches d'identité au revers de leurs vêtements.

Ils furent reçus par M. Pinel, sous-préfet, entourés des personnalités qui avaient reçu la veille le premier contingent et auxquelles s'étaient joints de nombreux, maires de la région.

Des voitures réquisitionnées les transportèrent aussitôt, vers Grandcamp-les-Bains, Arromanches-les-Bains, Vierville-Sur-Mer, Asnelles-la-Belle-Plage, St-Cosme-de-Fresne, St-Laurent-sur-Mer, et Tracy-sur-Mer. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Mai 1940   -   Camouflez vos lumières.   -   Il est encore des gens qui n'ont pas compris qu'ils devaient, la nuit venue, camoufler totalement leurs lumières malgré les avis qui ont été donné et souvent même à eux en particulier. C'est ainsi que des procès-verbaux viennent d’être dressés à ce sujet, contre :  Mme Lucie Cuvalacci, à St-Laurent-sur-Mer ; M. Émile Etasse, canicien, à Saint-Laurent-sur-Mer ; Mme Henri Potignon, à Longues-sur-Mer ; Mme veuve Astor, à Commes.

 

Mai 1942   -   Aux habitants de la zone côtière.   -   Le Préfet du Calvados a fait connaître que toutes les personnes résidant en zone côtière interdite, doivent être pourvues d'une attestation de résidence. La vérification de ces permis de circuler est souvent effectuée.

De plus, une nouvelle mesure est appliquée depuis le 20 mai : Apposition d'une affiche sur le côté intérieur de la porte d'entrée de chaque maison indiquant : Le nombre total de ses habitants ; Leurs noms et prénoms ; leur profession ; La date et le lieu de leur naissance ; Leur domicile antérieur. Ces affiches doivent être tenues au fur et à mesure des changements de domicile.

 

Juillet 1942   -   Fait divers.   -   Dimanche après-midi, M.Laisney, ouvrier agricole chez M. Hue, à Saint-Laurent-sur-Mer, se trouvant dans un herbage, a été attaqué par un taureau  furieux.

Le malheureux fut trouvé mourant au milieu d'une mare de sang et portant de terribles blessures à l'abdomen et à la tête. Âgé de 64 ans, il était depuis 22 ans au service de M. Hue. Ce dernier apprenant l'accident, fut pris subitement d'une crise nerveuse et expirait à son tour le lendemain.

 

Juin 1944  -  Le Débarquement.  -  Saint-Laurent-sur-Mer est avec Colleville-sur-Mer et Vierville-sur-Mer une des trois communes qui bordent la plage d'Omaha la Sanglante, haut-lieu du débarquement allié du 6 juin 1944.

 

Novembre 1944  -  Décoration.  -  La commune est décorée de la croix de guerre 1939-1945 par décret du 11 novembre 1948.

 

Mai 1945  -  Un Vœu du C.L.L. de St-Laurent-s-Mer.  -  Au cours de sa récente séance, le Comité départemental de Libération a donné un avis favorable à un vœu du Comité local de St-Laurent-sur-Mer demandant qu’on prévoie dans chaque commune l’installation d’un poste de T.S.F. dans la salle de la mairie et qu’on indique les jours et heures où les habitants pourront assister aux auditions. (source : Le Bonhomme Libre)

 

Juin 1945  -  1er Anniversaire.  -  Le premier anniversaire du débarquement.  -  A l’occasion du premier anniversaire du débarquement, de grandes cérémonies se dérouleront le 6 juin  sur le littoral du Bessin. Un Comité a été formé à cet effet, sous la présidence de M. Triboulet, sous-préfet de Bayeux, et qui comprend notamment M. Léonard Gille, président du Comité Départemental de Libération et les maires de Bayeux et des communes où s’est effectué le débarquement. Il a pour but d’élaborer le programme des manifestations qui a été  soumis à l’approbation du Comité Régional de la République. Une cérémonie est prévue le matin sur les plages de Vierville et de Saint-Laurent, où prirent pied les Américains. Apres un déjeuner officiel à Bayeux, une grande manifestation militaire franco-britannique aurait lieu à Arromanches, puis les personnalités françaises et alliées visiteraient les différentes  plages de la cote jusqu’à Ouistreham, et gagneraient Caen. Le Gouvernement serait représenté par M. Bourdeau de Fontenay, commissaire régional de la République, et le général Legentilhomme, commandant la région.

Voici le programme des cérémonies a Arromanches : 10 h. messe en musique, absoute pour les victimes civiles, dépôt de fleurs sur leurs tombes par les enfants des écoles : 13 h. 30, réception à l’Hôtel de Ville des maires des communes avoisinantes ; 14 h., place de la Libération, réception du cortège officiel remise de gerbes ; 14 h. 15, départ pour le service  religieux britannique, avec concours de l’armée, de la Marine et l’Aviation, au pied de la Falaise ; 15 h. 45, prise d’armes au sommet de la Falaise d’Arromanches, remise de  décorations, chants d’adieu par la jeunesse d’Arromanches ; 17 h., concert par la musique municipale de Bayeux ; 18 h., embarquement et visite du Port ; 21 h., retraite aux flambeaux, feux d’artifice et grand bal à la mairie. L’entrée est entièrement libre.   (source : Le Bonhomme Libre)

Novembre 1945  -  Après la catastrophe d’Asnières.   -  Chargé d’enquêter sur la catastrophe d’Asnières, M. le général Lee, de l’aviation américaine, a terminé son inspection en  parcourant les localités de la région où sont entreposées les munitions.

Un plan d’enlèvement accéléré de ce dangereux matériel a été établi, ce qui ne mourra être noyé dans les ports d’Isigny et de Grandcamp sera détruit, par explosions fractionnées,  sur la plage entre Saint-Laurent et Fierville. Contrairement a ce qui avait été prévu, il n’est plus question d’ordonner l’évacuation de trois villages.

Nous pouvons être certain que les mesures arrêtées par nos alliés, avec la collaboration des autorités françaises, seront activement menées et entourées de toutes les garanties de sécurité. (source : Le Bonhomme Libre)  

 

Mars 1946  -  La suisse au secours du Bessin.  -  Grâce aux démarches entreprises par M. Delente, conseiller général du canton de Trévières, auprès d’un avocat de Lausanne, la petite ville suisse d’Estavager-le-Lac, canton de Fribourg vient d’adopter la commune de Saint-Laurent-sur-Mer. (source : Le Bonhomme Libre)

 

Mars 1946  -  Des sanctions contre les parents négligents.  -  Les parents des enfants fréquentant les écoles sont informés que M. l’inspecteur d’Académie a décidé en application du Code de la famille, que 4 demi-absences non motivées dans un même mois entraîneraient la suppression des allocations familiales pour le mois en cours. (source : Le Bonhomme Libre)  

 

Mai 1946  -  Une affaire à éclaircir.  -  Au cours d’une enquête, les gendarmes de Trévières découvraient chez M. Émile E….., mécanicien à Saint-Laurent-sur-Mer, 390 litres d’essence répartis en plusieurs bidons. Quand ils revinrent le lendemain pour enlever le stock, ils ne trouvèrent plus que 350 litres.

Le garagiste prétend s’être trompé dans la déclaration qu’il fit la veille. Il nie également s’être procuré le carburant par l’intermédiaire de prisonniers allemands travaillant dans les  camps américains. (source : Le Bonhomme Libre)

 

Mai 1946  -  Dangereux voisin.  -  Les gendarmes de Trévières ont découvert Chez M. Émile E….., 50 ans, mécanicien à  Saint-Laurent-sur-Mer, cinq caisses d’explosifs que celui-ci aurait prises dans un dépôt de munitions avec la complicité d’un chef démineur. (source : Le Bonhomme Libre)

 

Juin 1946  -  Les fêtes du Débarquement dans le Bessin.  -  La commune de Saint-Laurent-sur-Mer commémorera le 6 juin, anniversaire du débarquement par une série de manifestations qui se dérouleront en présence des municipalités de Vierville et de Sainte-Honorine-des-Pertes et avec le concours de la société musicale « Les enfants de Saint-Clair ».

A 7 h. 30, réception de la musique de Saint-Laurent, à l’issue de la messe, dépôt d’une gerbe au monument aux morts ; visite au cimetière américain, dépôt de gerbes : 14 h. 15, réception à la mairie des municipalités de Vierville et Sainte-Honorine-des-pertes : 14 h. 30, défilé pour se rendre à la plage de St-Laurent-sur-Mer ; 15 h., concert par la musique ; 15 h. 30, réception des officiels, inauguration d’un monument commémoratif offert par les habitants de la commune en souvenir du débarquement le 6 juin 1944, participation des   flottilles de Port-en-Bessin et de Grandcamp-les-Bains, absoute au monuments de Vierville-sur-Mer ; concert par la musique ; retour à St-Laurent ; 19 h., apéritif-concert ; 22 h., retraite aux flambeaux suivie d’un bal à la mairie de St-Laurent ; 22 h. 30, grand feu d’artifice, suivi d’un bal. (source : Le Bonhomme Libre)

 

Novembre 1946  -  Les accidents de la route.  -   Un motocycliste, M. Pierre Leroux, chef démineur à Saint-Laurent-sur-Mer ; qui circulait de nuit sur la route de Port-en-Bessin, à Grandcamp, a jeté sa machine sur des fûts de goudron placés en bordure de la chaussée et sérieusement blessé. (source : Le Bonhomme Libre)

 

Mars 1947  -  Un assassinat à St-Laurent.     Mardi matin, Mme Marie-Jeanne Lange, de St-Laurent-sur-Mer, a découvert à proximité du ravin  du Buquet, le cadavre de M. Jules Le Cordier, 58 ans, secrétaire de mairie des communes de Saint-Laurent, Louvières et Formigny.

La victime portait à la tête une horrible plaie produite vraisemblablement par une hache. Le crime aurait été commis la veille au soir, alors que le secrétaire de mairie revenait de Louvières après avoir classé, chez des amis, des titres d’alimentation dont le bandit (qui devait être au courant des habitudes de M. Le Cordier), a sans doute voulu s’emparer. 

Le Parquet de Bayeux a recueilli le témoignage d’une personne qui a aperçu, vers 22 h. 15, près du lieu du crime, un individu dont elle a donné le signalement. (source : Le Bonhomme  Libre)

 

Septembre 1947  -    Le retour des cendres des combattants américains.    Dimanche prochain, à 11 h., aura lieu au cimetière américain de Saint-Laurent-sur-Mer, la « bénédiction  d’adieu » précédant l’exhumation des corps des militaires américains réclamés par leurs familles. Son Excellence Jefferson Caffery, ambassadeur des Etats-Unis, et le Général Clarence Huebner, commandant en chef adjoint des Forces américaines en Europe, ainsi que de hautes personnalités militaires et civiles françaises assisteront à la cérémonie.

Ouvert le 8 juin 1944, le cimetière de St-Laurent-sur-Mer fut le premier a être établi en Normandie. Trois mille huit cents soldats alliés y sont enterrés. La plupart faisaient partie des troupes qui débarquèrent à Omaha Beach, au pied, du cap sur lequel est situé la nécropole. (source : Le Bonhomme Libre)  

 

Février 1948  -  Un drame au large de Saint-Laurent-sur-Mer.   -   M. Pierre Leroux, ancien chef démineur, bien connu dans la région, s’étaient rendu à Saint-Laurent-sur-Mer en compagnie d'un ami. Il emprunta à un habitant de la commune une embarcation pour se rendre jusqu'au navires échoués à  2 milles de la plage, derniers vestiges du port de d’Omaha beach. 

48 heures après on était toujours sans nouvelles des promeneurs. 

les recherches entreprises n'ont donné aucun résultat. D'après l enquête en cours les disparus se livraient au pillage des épaves.  (Source  : Le Bonhomme Libre)

 

Février 1948  -  Une démission.   -   Pour raison de santé M. J. B. Louvet, maire de Saint-Laurent-sur-Mer s’est vu contraint d’adresser sa démission à M. le sous-préfet de Bayeux.  (Source  : Le Bonhomme Libre)

 

Mars 1948  -  Enlèvement du matériel et des épaves des opérations du débarquement.  -  Il a été signalé qu’une ou plusieurs entreprises de récupération se disposent à procéder   à la démolition et à l’enlèvement d’épaves échouées sur la plage de St-Laurent- Vierville,, et provenant des opérations du débarquement.

Or, par arrêté de M. le Ministre de l’Éducation Nationale en date du 22 novembre 1946, les sites en question ainsi que les épaves et matériel de guerre abandonnés qui se trouvent sur les plages ont été classés et inscrits à l’inventaire des Sites Historiques.

Par conséquent, aucune entreprise ne peut prétendre, en dépit des autorisations qu’elle pourrait essayer de faire valoir, avoir le droit d’enlever du matériel sur les lieux indiqués. La seule autorisation valable serait une autorisation de M. le Ministre de L’Éducation Nationale – Direction de l’architecture.

Je vous demanderai de faire une enquête sur les faits qui m’ont été signalés, et de dresser, le cas échéant, procès-verbal.

En ce qui concerne les bateaux, j’ajoute que ceux-ci ont été cédés à la France par le gouvernement Américain et que l’affectation des ces bâtiments dépend uniquement de la présidence du Conseil.

Là encore, aucun enlèvement ne peut être effectué.

Vous voudrez bien me rendre compte des résultats de vos investigations et me signaler les infractions que vous aurez été amené à constater.  Le Sous-Préfet  (source Archives du Calvados)

 

Septembre 1951  -  Un grave accident.  -  A Saint-Laurent, 4 ouvriers d’une entreprise de récupération des épaves du port artificiel américain meurent noyés et écrasés sous 15 t de ferraille : un coup de mer a disloqué le bateau qu’ils désossaient.

SAINT-LAURENT  -  Rue de la Mer

SAINT-LAURENT-SUR-MER  -  Hôtel de la Plage, rue de la Mer

St-LAURENT-SUR-MER  -  Hôtel

SAINT-LAURENT-sur-MER  -  Hôtel des Bains

SAINT-LAURENT-VIERVILLE-sur-MER   -  Le Boulevard

de Vierville à Saint-Laurent

St-LAURENT-sur-MER (Calvados)   -  Les Hôtels

SAINT-LAURENT-sur-MER (Calvados)  -  Les Villas, coté Ouest et la pointe de la Percée

SAINT-LAURENT-sur-MER   -  Quartier de la gare

St-LAURENT-sur-MER   -  Panorama (coté Ouest)

SAINT-LAURENT-SUR-MER   -  Arrivée du Tramway

SAINT-LAURENT-sur-MER   (Calvados)

SAINT-LAURENT-SUR-MER

Au Bord de l'eau et des Roseaux

St-LAURENT-sur-MER (Calvados)  -  Les Bergeronnettes

St-LAURENT-sur-MER (Calvados)  -  6 Juin 1944

1   -   Saint-Laurent-sur-Mer  -  Vue générale

Saint-Laurent-sur-Mer  -  Vue générale du cimetière américain

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