UN SIÈCLE D'HISTOIRE DU CALVADOS

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ST - LEGER - DUBOSQ

Canton de Dozulé 

Les habitants de la commune sont des Saint-Légeois, Saint-Légeoises


Février 1868   -   Le mauvais temps.   -   Les journaux sont remplis du récit des désastres causés de tous côtés par les terribles bourrasques de ces derniers temps.

La tourmente a fait de véritables ravages à Chatellerault, au Havre, à Yvetot et dans beaucoup d'autres villes.

Un bateau a sombré à Paris, devant l'Institut. Des sinistres ont été à déplorer de Dunkerque à Nantes.

Le Bulletin officiel de l'Observatoire, constate la marche suivie par cette grande tempête, qui a passé de la Manche à la Méditerranée.

 

Février 1868   -   Une inspection.   -   Il sera procédé, à compter du 15 mars prochain, à l'inspection de tous les chevaux, juments et mulets de trait de l'armée en dépôt chez les cultivateurs.

Pour l'exécution de cette inscription, les différents départements où il existe des animaux en dépôt sont divisés en vingt-six circonscriptions d'inspection.

Chaque circonscription sera inspectée par un officier d'artillerie ou du train des équipages militaires, assisté d'un vétérinaire ou d'un maréchal ferrant.

Les cultivateurs seront prévenus par la gendarmerie, au moins quatre jours à l'avance, du jour, de l'heure, de la localité où ils seront tenus de présenter eux-mêmes les animaux.

Les animaux qui, pour cause de maladie, seul motif de dispense, ne seront pas amenés aux lieux indiqués, seront visités sur place par la gendarmerie.

 

Octobre 1879   -  Un ballon.  -  Un aérostat est tombé, mercredi dernier, dans la cour d'un habitant de Saint-Léger-Dubosq, arrondissement de Pont-l’Evéque. Le ballon était monté par deux personnes, parties le matin de Meudon, à neuf heures. C'est vers 2 heures d'après-midi que les voyageurs aériens sont tombés à Saint-Léger.  

 

Juillet 1897  -  Ignoble personnage.  -  La jeune Henriette Capron, 9 ans, de St-Léger-Dubosq, aurait été victime d'un attentat aux mœurs de la part de Jean Légal, charretier.  

(Source : Le Bonhomme Normand)

 

Juin 1898  -  Affection mal placée.    Le sieur Charles Pannier, 75 ans, propriétaire à St-Léger-Dubosq, près Dozulé, avait, par testament, légué son bien à une femme à son service pour laquelle il avait une certaine affection. 

La semaine dernière, le sieur Pannier est venu déclarer à la gendarmerie que cette femme l'avait poussé dans une mare pour le noyer. La femme prétend, au contraire, qu'elle aurait tendu une perche au vieillard pour l'aider à se retirer de l'eau où il était tombé accidentellement. La gendarmerie fait une enquête pour rechercher de quel côté est la vérité. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Juin 1898  -  Saint-Médard.    C'était mercredi la fête de Saint-Médard, un évêque qui a inventé la fête des rosières. C'est le patron des marchands de parapluies, car on dit que « s'il pleut à la Saint-Médard, il pleut quarante jours plus tard », à moins que Saint-Barnabé, dont la fête tombe le 11 juin, ne coupe la chique à Saint-Médard en rétablissant le beau temps. Or, mercredi, de notre coté, il a plu comme du chien, et il pleut encore.  

(Source : Le Bonhomme Normand)

 

Juillet 1898  -  Tentative d’empoisonnement.     La gendarmerie de Dozulé procède à une enquête relative à une tentative d'empoisonnement dont aurait été victime, de la part de son mari, la dame Alexandrine Létot, âgée de 64 ans, propriétaire à St-Léger-Dubosq.  (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Mars 1900   -   Adultère.  -  La gendarmerie de Dozulé a pincé, en flagrant délit d'adultère, la dame Armandine Morel et le sieur Célestin Taupin, 59 ans, journaliers à Saint-Léger-Dubosq. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Avril 1900 - Amours coupables. - Depuis le 1er janvier, la femme Alphonsine Céret, 32 ans, et Albert Marie, 28 ans, journalier à Saint-Pierre-sur-Dives, vivaient tranquillement ensemble, lorsque, il y a un mois, la gendarmerie se présenta, à six heures du matin, pour les pincer en flagrant délit d'adultère.

La chose fut d'autant plus facile que les coupables ne se levèrent même pas pour inviter les représentants de l'autorité à s'asseoir. La femme Céret est mère de sept jeunes enfants qu'elle a abandonnés pour aller vivre avec Marie. 

Le tribunal de Lisieux s'est montré sévère et a condamné les coupables à 3 mois chacun.

— Le tribunal de Pont-l'Evêque est plus coulant pour ces sortes de délits, car Célestin Taupin, 59 ans, et la femme Hortense Malcourant, 43 ans, surpris dans les mêmes conditions, à Saint-Lèger-Dubosq, n'ont été condamnés qu'à 100 francs d'amende chacun, et cependant la femme a été déjà condamnée une fois pour adultère. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Mai 1900 - Mari repentant. - Après avoir battu comme plâtre sa femme Eugénie, Auguste Fergant, demeurant à St-Léger-Dubosq, près Dozulé, pris de remords sans doute, a tenté de se suicider. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Novembre 1900   -   Vols de vaches.  -  On a volé dans la cour du sieur Lebedel, cultivateur à Pennedepie, près Honfleur, une vache estimée 250 francs. 

— Une vache de 400 fr. a été volée au sieur Albert Dufour, propriétaire à Saint-Léger-Dubosq, près Dozulè. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Août 1939  -  Un malade met fin a ses souffrances.     Malade depuis dix-huit mois, M. André Joseph, 65 ans, de Saint-Léger-Dubosq, s'est suicidé en l'absence de sa femme, en se tirant une balle de carabine dans l'oreille droite. (Source  : Le Moniteur du Calvados)  

 

Janvier 1941   -   Morts de froid.   -   La brusque offensive du froid vient de faire deux victimes dans l'arrondissement de Pont-l'évêque. Le 2 janvier, M. Pouchin, passant route de la Perrée, sur Englesqueville, découvrait le cadavre de M. Jules Agnès, 53 ans, bûcheron.

Un médecin, aussitôt appelé, ne put que constater le décès dû à une congestion occasionnée par le froid.

Par ailleurs, un employé de M. Provost, maire de Saint-Léger-Duboscq, a découvert, inanimée, une pauvre femme gisant près d'un hangar, sur un tas de foin. Celle -ci, Mlle Berthe Legris, 51 ans, journalière, respirait encore faiblement mais, malgré tous les soins donnés elle ne put être ranimée. La malheureuse, qui était misérablement vêtue, était encore trempée des pluies de la veille. C'est en revenant de son travail, sans doute, que, transie de froid, elle s'affaissa sur le bord du chemin. Elle dut rester ainsi toute la nuit sans que ses appels au secours puissent être entendus.

Scène de la Vie normande

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