ST - LOUP - de - FRIBOIS

Canton de Mézidon-Canon

Les habitants de la commune sont des Friboisiens, Friboisiennes


Juin 1875   -   Morte noyée.  -  Samedi, vers 7 heures du matin, la nommée Rosalie Deschamps, âgée de 65 ans, veuve Huet, demeurant à St-Loup-de-Fribois, a été trouvée dans une mare d'eau dépendant de sa propriété, à environ 150 mètres de son domicile. Cette mort est attribuée à l'asphyxie par submersion.  

 

Avril 1891  -  Altercation.  -  Un incident assez vif a eu lieu à Mézidon, à l'occasion de la révision, entre le maire de Saint-Loup-de-Fribois et le capitaine de gendarmerie de Lisieux, au sujet du service de la gendarmerie. Le préfet a dû intervenir. (Source B-N)

 

Décembre 1891  -  Les suites d’une coupure.  -  Le docteur de La Croix a fait transporter à l'hospice de Lisieux la demoiselle Edith Masselin, 15 ans, originaire de Saint-Loup-de-Fribois, employée chez Mlle Tabary, modiste, boulevard d'Orbec. Cette jeune fille s'était coupée à un doigt, il y a une huitaine de jours, en ramassant des morceaux de verre. Elle négligea de se soigner et bientôt la blessure s'envenima. On a craint le tétanos. (Source B-N)  

 

Novembre 1892  -  Les faiseurs d’anges.  -  On vient d'arrêter à St-Loup-de-Fribois une femme Maria Moulin, 42 ans. Elle aurait, dit-on, compté au nombre des clients du sieur Jacquot, le médecin complice dans l'affaire d'avortement Lassery, et se serait, par les soins de Jacquot, rendue coupable d'un avortement il y quelques mois. Il y a six, ans, elle serait accouchée, avec l'assistance de Jacquot, d'un enfant né à 7 mois, qui a été déclaré mort-né quoique bien constitué et viable, et que Jacquot aurait, expédié dans l'autre monde. 

Jacquot, la veuve Lassery et une femme Nicolas comparaîtront le 18 devant les assises du Calvados. (Source B.N.)  

 

Février 1893  -  Avortement.  -  Au mois de novembre dernier, la cour d'assises condamnait à cinq ans de réclusion Placide Jacquot, médecin à Notre-Dame-de-Livaye, convaincu d'avoir procuré l'avortement d'une femme Lasserie, de Lisieux. Depuis la dernière session, on a découvert contre lui deux nouveaux faits de même nature : une tentative d'avortement et un avortement commis sur une femme Moulin, de St-Loup-de-Fribois. Jacquot est poursuivi à nouveau et la femme Moulin vient prendre place près de lui sur le banc des accusés. Les débats ont eu lieu à huis-clos. Le jury, après une longue délibération, rapporte un verdict affirmatif, avec circonstances atténuantes, pour Jacquot et la femme Moulin. Jacquot est condamné à 8 ans de réclusion, cette peine se confondra avec celle prononcée en novembre. La femme Moulin, 3 ans de prison. (Source B.N.)  

 

Février 1893  -  Les voleurs de vaches.  -  La semaine dernière, une vache estimée 450 fr. a été volée au sieur Pilon, dans un herbage, à St-Loup-de-Fribois. 

Le voleur l'avait emmenée à Mézidon et vendue à un boucher qui, méfiant, n'avait d'abord versé qu'une petite somme au vendeur. Albert Letournel, 25 ans, journalier, sans domicile, inculpé de ce vol, a été arrêté. 

— Lundi, la gendarmerie à arrêté le nommé Alexandre Levillain, 32 ans, cultivateur à Formentin, ayant volé une vache aux environs de Dives. Il avait filé en Belgique, mais les ressources lui manquèrent et il revint, il y a quelques jours, pour voir sa famille. Il allait repartir quand la gendarmerie l'a arrêté. (Source B.N.)  

 

Février 1893  -  Les voleurs de vaches.  -  Le tribunal de Lisieux a condamné à six ans de prison le nommé Albert Letournel, de Fontaine-le-Pin, qui avait volé une vache au sieur Pilon, de Saint-Loup-de-Fribois. (Source B.N.)  

 

Janvier 1894  -  Suicide.  -  Le sieur Joseph Grenier dit Gervais, 64 ans, charpentier à Saint-Loup-de-Frïbois, s'est suicidé à l'aide d'une arme à feu. Ce malheureux s'était blessé à un bras tout dernièrement et l'enflure prenait de jour en jour des proportions inquiétantes. Grenier, effrayé des progrès du mal, a eu recours au suicide. (Source B.N.)

 

Juin 1901 -  Suspension d'un maire. -  Par arrêté du Préfet, M. Delettre, Maire, a été suspendu de ses fonctions pour avoir célébré un mariage sans procéder aux publications légales et le tribunal de Lisieux l'a condamné à 150 francs d'amende. À la suite de cet arrêté, M. Dupont, adjoint, a adressé sa démission au Sous-Préfet. Une démarche officielle a été faite auprès des six conseillers restant pour assurer le service municipal, mais tous ont refusé.

 

Février 1907  -  Mort d'une centenaire.  -   Lundi dernier ont eu lieu à Saint-Loup-de-Fribois les obsèques de Mme veuve Pierre Deraine, décédée dans sa 103ème année. Mme Deraine était née à de Notre-Dame-de-Livaye et de habitait Saint-Loup de depuis de nombreuses années.(source M. C.)

 

Novembre 1915  -  La Cueillette des pommes.  -  Le ministre le l'instruction publique avait décidé, le mois dernier, que les enfants des écoles, dans nos vingt trois départements cidricoles, pourraient être mis, un jour par semaine, à la disposition des maires, pour participer à la cueillette des pommes. Afin de hâter cette récolte, particulièrement abondante cette année, et afin d'éviter la perte d'une véritable richesse nationale, le ministre de l'instruction publique vient l'envoyer des Instructions aux inspecteurs d'académie pour que,  partout où le besoin s'en fera sentir, nos écoliers consacrent tous leurs après-midi à ce travail.

 

Décembre 1915  -  L’alcool meurtrier.  -  A St-Loup-de-Fribois, canton de Mézidon, on a trouvé, dans une nappe d'eau peu profonde, le cadavre du sieur Louis Duchemin, 73 ans, employé à la fromagerie Saffrey. On croit qu'il a succombé à une congestion causée par l'alcool.

 

 Février 1928  -  Noyée dans un lavoir.  -  Mme Bouffard, née Eugénie Hauton, 50 ans, journalière à Saint-Loup-de-Fribois, est tombée accidentellement dans un lavoir.
Retirée aussitôt, elle a reçu les soins de M. Vardon, pharmacien à Crèvecœur, mais tout fut inutile, elle expira quelques instants plus tard.

 

Juillet 1929  -  La température.  -  La chaleur après laquelle tout le monde aspirait en raison des vacances et pour la maturité des récoltes, est survenue brutalement. Et c'est  maintenant une température torride que nous avons à subir, avec des 30° et même plus à l'ombre.

L'absence de vent rend encore cette chaleur plus difficile à supporter et les travaux des champs sont devenus très pénibles dans cette véritable fournaise. Cependant, mardi, le ciel commençait à se couvrir et l'orage semblait proche. Espérons que des pluies viendront rafraîchir la température, mais souhaitons cependant qu'elles ne soient pas trop fréquentes et que nous ayons un été suffisamment sec.

 

Septembre 1929  -  La sécheresse.  -  Le temps magnifique dont nous jouissons a aussi ses inconvénients. Aux cas d'insolation toujours possibles et aux véritables souffrances physiques que cause une température aussi élevée, il faut ajouter le manque d'eau qui commence à inquiéter sérieusement les agriculteurs.

Non seulement, il ne pleut pas depuis plusieurs jours, mais l'année presque entière a été d'une sécheresse inaccoutumée. A la campagne, les cultivateurs qui n'ont pas de source sur leur propriété, ou de puits, sont obligés d'aller chercher l'eau à la rivière pour les besoins de leur ménage et pour abreuver les bestiaux, et de la faire charrier à des distances quelquefois très grandes, d'où une gêne sensible et des dépenses considérables.

Les villes ne sont pas moins à plaindre. Pour abattre la poussière et donner un peu de fraîcheur dans les rues, elles sont obligées de faire arroser, ce qui grève incontestablement le  budget.

 

Octobre 1929  -  L'heure d'hiver.  -  Conformément à la loi du 24 mai 1923, c'est dans la nuit du samedi 5 au dimanche 6 octobre que l'heure d'été fera place à l'heure d'hiver, c'est à dire que les pendules devront être retardées de 60 minutes.

 

Novembre 1929  -  Le feu dans une fromagerie.  -  Dans la nuit, un violent incendie a détruit, en vingt minutes un hangar de la fromagerie de Saint-Loup-de-Fribois, pas appartenant à MM. Saffrey frères.

Quatre camions automobiles servant au ramassage du lait et une motocyclette, appartenant à un des chauffeurs de ces camions ont été brûlés. Le hangar était construit en planches. Il abritait de nombreux bidons d'essence, et le grenier situé au dessus contenait une grande quantité de boîtes à fromages, ce qui explique la rapidité avec laquelle le feu à tout consommé.

Quelques sapeurs-pompiers de Lisieux, commandés par le capitaine Teytaud, alertés, se sont rendus sur les lieux du sinistre ou ils n'ont pu que noyer les décombres. Ils ont été aidés dans leur tâche par les sapeurs-pompiers de Crèvecœur.

Les chauffeurs de la fromagerie avaient rentré les camions dans le hangar vers 20 heures 30, et n'avaient rien remarqué d'anormal. A 22 heures, un employé faisant partie d'une équipe de nuit de la fromagerie, a pendant son travail vu de la fumée sortir du hangar. Il est allé de suite prévenir le directeur, et lorsque les portes du hangar ont été ouvertes, les flammes ont jailli de toutes  parts, rendant impossible la sortie des camions, 300 bidons à lait ont été également détériorés. Ce hangar heureusement était isolé des autres bâtiments de l'important établissement de Saint-Loup-de-Fribois, qui ont été ainsi préservés du sinistre. Les dégâts sont évalués à 200 000 francs.

 

Janvier 1933  -  Au feu !  -  A Saint-Loup-de-Fribois, canton de Mezidon, un incendie s'est déclaré dans un hangar, plein de foin, situé près du "Pont-Chaplain", appartenant à Mme  Jamot, propriétaire à Biéville-en-Auge.

Trois individus avaient passé la nuit dans ce hangar : deux d'entre eux disparurent au petit jour. L'alarme fut donnée par le troisième, resté endormi, et qui fut réveillé par le feu qui  commençait à ce communiquer à ses vêtements. Les pompiers de Crèvecœur accoururent et durent se borner à préserver un bâtiment voisin. Le feu aurait été mis imprudemment en allumant une cigarette par le nommé Delarue, journalier, sans domicile fixe.

 

Septembre 1936  -  Suicide.  -  M Philippe Maupas, âgé de 61 ans, journalier, demeurant chez son fils, audit lieu, a été trouvé pendu dans un grenier de la fromagerie Saffrey. 

Le désespéré, disparu depuis dimanche, a été découvert par son gendre M. Zink, demeurant à Paris. La gendarmerie de Mézidon a été aussitôt prévenue, ainsi que le docteur Pernet, qui a fait les constatations. (source M. du C.)  

 

Octobre 1936  -   Un automobiliste est l’objet d’une sauvage agression.  -  Parce qu'il l'avait gêné dans un virage, un automobiliste de Lisieux prit en chasse une camionnette, conduite par M. Émile Soyer, 29 ans, au service de la fromagerie Saffrey, à Saint-Loup-de-Fribois, et l'obligea à s'arrêter. 

L'automobiliste et son compagnon de voyage le rouèrent alors à coups de pied et de poing. La scène dura environ cinq minutes et prit fin lors de l'apparition d'un cycliste sur le chemin. 

Soyer, sobre, sérieux, expérimenté, jouit de l'estime générale. Ses blessures nécessiteront un repos de quinze jours sauf complications. 

L'un de ses agresseurs, le nommé Blin, entrepreneur de transports à Lisieux, était accompagné d'un autre individu. Ils auront à répondre devant les tribunaux de leur acte inqualifiable. (source M. du C.)

 

Mars 1940  -  Violation de domicile et bris de clôture.  -   Mme Nicolas, réfugiée, occupant un logement mis à disposition par l'Administration, dans la commune de Saint-Loup-de-Fribois, lieu-dit « La Maridelle » a porté plainte à la gendarmerie de Mézidon contre la locataire de ce logement, Mme Foucher, née Lucienne Pottier, qui, en son absence, a pénétré dans ce logement après avoir brisé un carreau et ouvert une porte donnant sur le vestibule.
La gendarmerie de Mézidon a dressé procès-verbal pour violation de domicile et bris de clôture.  

 

Octobre 1944  -  Macabre découverte.  -  Les corps de MM. Guérin et Brisset, ouvriers fromagers chez M. Saffrey, de St-Loup-de-Fribois, ont été trouvés enterrés dans le jardin de la fromagerie. L’enquête a permis d’établir qu’ils avaient consommé avec les allemands et qu’au cours d’une discussion, les allemands les avaient fusillés et enterrés.

SAINT-LOUP-DE-FRIBOIS  (Calvados)

32.   SAINT-LOUP-DE-FRIBOIS  -  L'Église

 SAINT-LOUP-DE-FRIBOIS  (Calvados)  -  Une Rue du Bourg

 Saint-Loup-de-Fribois  -  Fromagerie AFFREY Frères

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