ST - MARTIN - de - BIENFAITE

Canton de Orbec

Les habitants de la commune sont des Bienfaitois, Bienfaitoises


Mai 1866   -   Un incendie.   -   Un incendie s'est déclaré le 4 mai dernier dans une maison appartenant au sieur Masselin Pierre, propriétaire à Saint-Martin-de-Bienfaite, habitée par la veuve Crespin, et l'a complètement réduite en cendres. La perte est d'environ 700 francs, couverte par une assurance.

 

Mars 1870   -   Fait divers.   -   Parmi les établissements industriels de la vallée d'Orbec, se trouve, à Bienfaite, la filature de laines de M. Lebuker. Lundi, dans l'après-dîner, le travail était en pleine activité, lorsque tout à coup le mouvement des machines est suspendu, les métiers s'arrêtent, sans qu'aucun ordre ait été donné.

A la surprise du premier moment succède bientôt l'effroi, lorsqu'un des ouvriers fait savoir que quelques instants auparavant il a vu le contre-maître, M. Corneville dit Bény, tenant à la main une burette à graisser, sortir par une porte qui ouvre sur une passerelle précédant la roue hydraulique, et qui permet d'y faire les travaux nécessaires.

On se précipite sur la passerelle, la roue a cessé de tourner, les vannes sont aussitôt levées et l'on aperçoit alors avec horreur le corps du malheureux contre-maître engagé entre la roue et le fond de la rivière, dans un espace si restreint que par la résistance qu'il offrait, il avait arrêté le mouvement de l'énorme machine. Est-il besoin d'ajouter qu'il avait été broyé.

Ce n'est qu'avec des efforts inouïs et en brisant trois des aubes de la roue que l'on put retirer lé malheureux Corneville.

Comme presque tous, les accidents de ce genre, celui-ci doit être attribué à une imprudence. Corneville aura voulu graisser quelque pièce alors que l'hydraulique était en mouvement, soit, qu'il ait glissé, soit qu'il ail été pris d'un étourdissement soudain, il sera tombé sous la roue où il a trouve la mort.  

 

Mai 1875   -   Incendie.  -  Incendie d'un bois appartenant à Mme Berthe, propriétaire à Saint-Martin-de-Bienfaite. Deux ares ont été brûlés. Cet incendie est dû à l'imprudence du jeune Georges Legendre, âgé de dix ans.  

 

Novembre 1876   -  Les Pommes.  -  On calcule qu'il se fabrique annuellement 12 millions d'hectolitres de cidre en Normandie, représentant une valeur de plus de 100 millions de francs. Il n'en sera pas brassé autant cette année, car presque partout la récolte est mauvaise. 

Dans les parties du Pays d'Auge et de la Manche, où la pomme a un peu donné, le prix varie entre 4fr. 50 et 5 fr. l'hectolitre.

 

Novembre 1876   -  Des époux assortis.  -  Les époux Toutain, de Saint-Martin-de-Bienfaite, ont l'habitude de terminer leurs discussions de ménage a coups de poing ou à coups de bâton. Il paraît bien certain que le mari maltraite sa femme, mais comme il a l'habitude de s'enivrer, lorsque sa douce moitié est sûre que son cher époux est incapable de se défendre, parce qu'il a trop sacrifié à Bacchus, elle lui administre une de ces volées dont le père Toutain se rappelle pendant longtemps.

C'est ainsi qu'un jour de fête, après avoir frappé son mari avec une pierre, elle le crut mort, et s'en alla faire part à M. le maire de sa crainte de l'avoir tué.

Heureusement, Toutain s'est remis de cette émotion, ce qui lui a permis d'offrir à sa femme une série de coups de poing bien sentis, qui lui vaut les honneurs de la police correctionnelle. Le tribunal de Lisieux a été indulgent à cause de tous les faits que nous venons de raconter, et il a condamné Pierre-Gédéon Toutain, âgé de 53 ans, à 16 fr. d'amende seulement.  

 

Janvier 1879  -  Appropriations et réparations en 1878.  -  85 locaux, appartenant à 73 communes, ont été appropriés ou réparés dans le Calvados  -  Arrondissement de Lisieux : Marolles, école de garçons ; Lisieux, école de garçons ; Saint-Jacques, école de garçons ; Mesnil-Eudes, école mixte ; Le Pré-d'Auge, école de filles ; Prêtreville, les deux écoles ; Livarot, école de filles ; Mesnil-Duraud, école de filles ; Ouville, école de filles ; Tortisambert, école mixte ; Mézidon, les deux écoles ; Saint-Julien-le-Faucon, école de garçons ; Mesnil-Mauger, école mixte ; Orbec, école de garçons ; Saint-Julien-de-Mailloc, école de garçons ; Saint-Martin-de-Bienfaite, école de garçons ; Sainte-Marguerite-de-Viette, les deux écoles ; Montviette, école mixte ; Vieux-Pont, école mixte.

Décembre 1879  -  L'hiver, la neige, le froid.  - Voici l'hiver dans toute sa rigueur. Le froid a sévi sur toute la France, et sur bien des points la neige a intercepté les communications. Cette tempête a duré plusieurs jours. Le manteau de neige dans lequel la France paraissait enveloppée avait dans les endroits les moins atteints de 50 à 60 centimètres d'épaisseur.

En divers endroits, la neige, poussée et amassée par le vent, s'élevait à plus d'un mètre. Beaucoup d'habitants se trouvaient bloqués chez eux et ont été obligés de faire une tranchée pour communiquer avec leurs voisins. Depuis bien des années on n'avait vu en décembre, en si peu de temps, la neige tomber aussi abondamment.

En 1831 l'hiver fut des plus rigoureux. Le 6 décembre, de cette année, une trombe de neige s'abattit sur la ville de Caen et fit les plus grands ravages. Un café de la rue  Venelle-aux-chevaux s'effondra.

En 1709, le froid fut tel qu'à l'autel les prêtres étaient obligés de mettre un réchaud à côté du calice, qui gelait, malgré cette indispensable précaution.

En 1480, le froid dura du milieu de décembre au commencement de mars, et fit beaucoup de victimes. La terre était gelée à quatre pieds de profondeur, l'eau gelait auprès d'un feu très bien alimenté.

Pendant plusieurs jours, les voitures n'ont pu circuler sur les routes.

Le service des chemins de fer a été momentanément interrompu, les trains de Paris étaient restés à Mantes. Les facteurs de la poste n'ont pu faire leur service dans les campagnes qu'en surmontant les pics grandes difficultés. De nombreux accidents se sont produits. Des voilures sont restées en détresse sur les routes.

Le froid qui est excessif a causé de nombreuses morts par suite de congestion.

Sur nos côtes, on ramassait à pleins paniers les crabes et les étrilles, engourdis par le froid. Partout le poisson abonde, on le pêche pour ainsi dire à fleur d'eau, où il demeure comme paralysé.  

 

Novembre 1881  -  L’hiver.  -  D'après de récents avis des diverses, agences météorologique les plus dignes de foi, l'hiver de cette année sera l'un des plus rigoureux du siècle, du commencement de décembre à la mi-février, le froid serait très vif, la neige est déjà apparue dans l’Est de la France. Elle est tombée dimanche à Lisieux.

 

Novembre 1881  -  Instruction primaire.  -  Un décret porte que chaque commune va recevoir une subvention extraordinaire destinée à lui rembourser la somme qu'elle doit prélever sur ses revenus ordinaires pour la gratitude de l'instruction.

 

Novembre 1881  -  Grave affaire.  -  M. l'abbé Loir, curé de Saint-Martin-de-Bienfaite, près Lisieux, est poursuivi pour coups et blessures volontaires, sur des enfants fréquentant l'école et le catéchisme. Cette affaire viendra à l'audience correctionnelle de lundi. 

Novembre 1881  -  Un Abbé qui tape dur.  -  Comme nous l'avions annoncé, c'est lundi que le tribunal correctionnel de Lisieux a jugé le curé de Saint-Martin-de-Bienfaite, l'abbé Loir,  prévenu d'avoir frappé du pied, de la main et avec une règle en bois, des enfants du catéchisme. Le tribunal a écarté quelques uns des faits, mais il en a retenu cinq, concernant les jeunes Cheradame, Croc, Bazeil, Morin et Fresnel, qui avaient été frappés très violemment. L'abbé Loir a été condamné à 150 fr. d'amende. Dans la salle d'audience, la foule était nombreuse, et les gendarmes avaient peine à la maintenir.  

 

Septembre 1883  -  Noyé.    Dans la nuit de samedi à dimanche, à Saint-Martin-de-Bienfaite, le nommé Auguste-Alphonse Houley, 43 ans, rentrait de sa journée avec un camarade. Celui-ci avait voulu le conduire jusqu'à son domicile, Houley s'y était refusé. Quelques instants plus tard, le garde champêtre, qui habite près de là, entendit un cri de suprême détresse, il ouvrit sa croisée. Mais, l'appel ne se renouvelant pas, il crut à quelque scène d'ivresse et se recoucha. C'était Houley qui tombait dans l'Orbiquet et s'y noyait.  

 

Octobre 1884  -  Adultère.  -  Dimanche, à St-Martin-de-Bienfaite, un sieur Tuboeuf, 30 ans, et une femme Cudorge, 37 ans, ont été arrêtés en flagrant délit d'adultère.  

 

Novembre 1893  -  Une belle-mère qui se dévoue pour son gendre.  -  Célina Lefèvre, demeurant à Tordouet, parmi les nombreux enfants naturels qu'elle avait eus avant son mariage avec le sieur Legendre, se trouvait une fille qu'elle avait mariée à un sieur Marion. Celui-ci, voulant acheter, à St-Martin-de-Bienfaite, le fonds d'épicerie de la dame Admet, demanda de l'argent à sa belle-mère. Elle n'avait pas le sou, mais prétendit que M. Durosey, épicier à Lisieux, lui devait 1 500 fr., et, en même temps, elle remettait trois effets de 500 fr. à l'épicière.

A l'échéance, M. Durosey déclara qu'il n'était pas le débiteur de la femme Legendre et qu'il ne lui avait pas signé de billets. Poursuivie pour faux, elle à été condamnée à 1 an de prison et 100 fr. d'amende. (Source B.N.)  

 

Janvier 1907  -  Suspension.  -  Nous avons dit hier que M. le comte de Vendeuvre, maire de Vendenvre, avait eu l'honneur d'être suspendu pour un mois par le Préfet. Voici en quels termes M. de Vendenvre porte à la connaissance de ses administrés la mesure dont il est l'objet.

Par arrêtés préfectoraux, M. le comte de Noinville, maire de Saint-Martin-de-Bienfaite, et M. Roberge, maire de

Saint-Pierre-des-Ifs, ont été honorés pour les mêmes motifs, de la mesure qui a frappé M. le comte de Vendenvre. (source M. C.)

 

Mai 1913  -  Acte stupide  -  M. Désiré Jonas,, cultivateur à Saint-Martin-de-Bienfaite, hameau de Saint-Maur, a déposé une plainte à la gendarmerie contre un cultivateur de la commune, le nommé Émile Greute, qui surprenant son chien dans une de ses cours,  lui tira un coup de fusil, qui a causé la mort de l'animal. Interrogé, Greute a déclaré que le chien de M. Jonas venait  souvent dans ses cours et que cela ne lui plaisait pas, il avait décidé de s'en débarrasser.

Juin 1913  -  Une brute. -  Mme veuve Jardin, âgée de 74 ans, venait de ramasser du bois mort pour se chauffer, quand elle fut croisée par le nommé Henri Billard, 25 ans, charpentier, au même lieu, qui  prétendant que c'était de son bois qu'elle venait de lui voler, asséna plusieurs coups à la septuagénaire qui, frappée violemment à la poitrine, s'écroula et tomba sans connaissance. La fille de Mme Jardin, qui l'accompagnait, fut également frappée avec brutalité. Billard attrape 1 mois de prison.

Juin 1917  -  Une mère tue son enfant.  -  Quoique mère de cinq enfants, la femme Toutain, 29 ans, dont le mari est cantonnier à Saint-Martin-de-Bienfaite, l'avait abandonné pour suivre un amant. Elle en eut beaucoup d'autres par la suite, et sa conduite était déplorable. Il y a un mois, sur le point d'être mère, elle vint à la Maternité de Lisieux, où elle accoucha d'un petit  garçon, Rétablie, elle se réfugia chez une dame Chéron, qui avait été déjà la nourrice de plusieurs de ses enfants. Elle profita, un jour, de l'absence de cette femme et étouffa le dernier né. Elle prétendit d'abord avoir trouvé son enfant mort, mais l'autopsie démontra que le malheureux bébé avait été étranglé. Elle finit par avouer. On l'a arrêtée et conduite à la prison de Lisieux.

Janvier 1920  -  Fête des démobilisés. -  Un banquet offert par la municipalité aux démobilisés de la commune a eu lieu dimanche dernier. La veille, un service religieux a été célébré à la mémoire des soldats tombés au champ d'honneur. La petite église était comble. M. Le curé prononça une allocution patriotique qui fit couler bien des larmes. À l'issue de la cérémonie, des diplômes commémoratifs furent remis à la mairie aux familles des disparus.

Septembre 1923  -  Une brute.  -  Un nommé Joseph Raulin, 39 ans, garçon laitier chez M. Maurice Lanquetot. industriel, a été arrêté pour avoir odieusement brutalisé le cheval qu'il conduisait. L'animal a été frappé avec la dernière cruauté et est mort quelques heures après des suites de coups.  

Juin 1925  -  Exploits d’ivrogne.  -  Le nommé Sébire Bertrand, 39 ans, rubannier, rencontrant sa femme, s'est jeté sur elle et l'a projetée à terre, puis, la saisissant à la gorge d'une main, il lui enfonça l'autre dans la bouche pour l'empêcher d'appeler au secours.Le directeur de la rubannerie, M. Caplain témoin de la scène, s'approcha pour y mettre fin.

Un peu plus tard, Sébire jeta son fils Lucien, âgé de 13 ans, dans le ruisseau de la Cressonnière, en lui disant « Je vais te noyer et je serai débarrassé de toi ». Par trois fois l'enfant sortit de l'eau et son père l'y rejeta, mais heureusement le garçonnet réussit a se sauver.

Puis le lendemain matin, entrant à l'usine, il montra son couteau a M. Caplain et lui dit «Tiens, tu vois ce couteau, c'est celui-là qui te rentrera dans le ventre un jour ou l'autre ». Interrogé, Sébire a mis les faits qui lui sont reprochés sur le compte de l'ivresse. Il est père de six enfants.

 

Février 1926  -  Le suicide de Sébire.  -   Nous avons pu recueillir des détails supplémentaires sur le suicide de Sebire dont nous avons parlé dans notre numéro d'hier.

Sébire, âgé de 39 ans, tisserand à Saint-Martin-de-Bienfaite, alcoolique, était la terreur de son foyer.

Il y a quelques jours, alors qu'elle rentrait chez elle, vers 7 heures du soir, sa femme trouva ses enfants en pleurs et portant de nombreuses égratignures. Ils se plaignirent d'avoir été frappés par leur père en état d'ivresse. Celui-ci arrivant peu après, menaça de mort sa femme, qui s'enfuit chez une voisine, avec ses cinq enfants.

Sébire rechercha sa femme et, en état complet d'ébriété, se présenta vers 9 heures à la gendarmerie d'Orbec. Il commença par frapper à coup de pied dans la porte de la caserne, et quand les gendarmes se présentèrent, il ne put expliquer le motif de sa présence. Il fut alors conduit au violon il passa la nuit.

Interrogé le lendemain, il a reconnu avoir bu et a déclaré ne pas se souvenir des menaces faites à sa femme. Il fut relâché.

Le surlendemain, vers 7 h. 30 du matin, M. Caplin, contremaître à la filature de M. Defougy, étant entré au domicile de Sébire, trouva celui-ci pendu dans sa cuisine. Avant de se suicider, Sébire écrivit une lettre pour sa femme demandant son pardon, une autre à son contremaître le priant de donner du travail à sa femme « qui ne mérite pas être malheureuse », et enfin une troisième à sa sœur, lui recommandant de ne pas abandonner sa femme. Sébire était médaillé militaire.

Septembre 1926  -  Une agression.  -  M. Alphonse Jean, 49 ans, cultivateur à Saint-Martin-de-Bienfaits, rentrait de son travail vers 20 heures et suivait la route de Lisieux. Arrivé au hameau « Le Coudrai » il rencontra le nommé Gaston Fouques, 36 ans, journalier au dit lieu.
Après l'avoir interpellé, Fouques se jeta sur M. Jean et l'assomma d'un coup de bâton porté à la tête, le malheureux cultivateur reçut encore plusieurs coups alors qu'il gisait à terre, jusqu'au moment M. Albuque accourut aux cris de la victime. M. Jean perdait du sang en abondance, il fut transporté à son domicile par les soins de M. Albuque.

La gendarmerie a été saisie de cette agression dont elle recherche les causes.

 

Janvier 1936  -  Deux motocyclistes blessés.  -  Lundi soir, les nommés Bernard Armenoult, 24 ans, et André Chappe, 19 ans, ouvriers carriers, rentraient chez eux sur la même moto, venant de Tordouet, lorsqu'en face de la gare de Saint-Martin-de-Bienfaite, ils mirent leur phare en veilleuse ayant à croiser un camion, aussi n'aperçurent-ils pas en face d'eux une voiture à cheval, non éclairée. Le conducteur, Thomas, cultivateur, à Saint-Martin-de-Bienfaite, chercha à ce moment à reprendre sa droite, mais une collision se produisit. 

Les motocyclistes furent projetés sur le sol. Armenoult fut relevé gravement atteint à la tète, et le docteur appelé à lui donner les premiers soins ordonna son transfert à l'hôpital de Lisieux, craignant des complications. Quant à Chappe, il s'en tire avec diverses contusions sans gravité. Une enquête est ouverte en vue d'établir les responsabilités. (Source M. du C.)

 

Novembre 1936  -   La grève des fromagerie Lanquetot est terminée.  -  Des pourparlers nombreux et laborieux ont été engagés pour aboutir a une conciliation de la grève des Fromageries Lanquetot, à Orbiquet et à Saint-Martin-de-Bienfaite. Ces pourparlers ont été commencés mercredi à la sous-préfecture, entre M. Alba, président au Syndicat patronal des industries fromagères du Calvados, et les représentants de l'Union départementale des syndicats. 

A la suite du cette réunion, un accord avait été conclu mais, certains points de détail n'ayant pas été précisés, la grève a continué jusqu'au lendemain matin.

A ce moment, un certain nombre de cultivateurs venus aux informations s’étaient groupés au voisinage des usines. L’administration préfectorale avait pris quelque mesure de police, afin d’intervenir pour le cas où l’ordre eut été troublé , mais il ne le fut a aucun moment.

M. Lanquetot reprit les pourparlers avec le personnel de ses établissements, un accord provisoire put se faire et le travail fut immédiatement repris. 

Un accord définitif intervint dans le courant de l'après-midi à la sous-préfecture, dans une réunion tenue sous la présidence de M. Angeli, préfet du Calvados. (source le M. du C.)

 

Décembre 1941   -   Avis à la population.   -   Le chef des Services régionaux de transmission des troupes d'occupation a pris l'arrêté suivant : « Des aviateurs anglais lancent depuis quelque temps au-dessus des départements du Calvados, de l'Orne et de la Manche des pigeons-voyageurs et invitent la population française à renvoyer ces pigeons avec des nouvelles.

Nous espérons que la population française, songeant aux graves conséquences de son geste, ne se prêtera pas à cette manœuvre, mais livrera ces pigeons et tous leurs accessoires au bureau militaire allemand le plus proche ou à la mairie.

A l'avenir, toute personne qui livrera des pigeons-voyageurs ou le matériel servant à la transmission des nouvelles ou au lancement à terre du pigeon recevra une récompense par l'intermédiaire des Feldkommandanturs des départements du Calvados, de l'Orne et de la Manche.

Je compte sur la loyauté de la population et j'attends de toute personne qui découvrira des pigeons-voyageurs, etc., qu'elle les remette sans délai aux autorités allemandes ».

 

Janvier 1942   -   Révocation et démission d'office.   -   Le « journal officiel » publie un arrêté révoquant de ses fonctions M. Lanquetot, maire de Saint-Martin-de-Bienfaite.

Un autre arrêté déclare démissionnaire d'office de ses fonctions M. Lanquetot, conseiller d'arrondissement d'Orbec.

 

Juillet 1943   -   Fait divers.   -    Samedi matin, M. Joseph Crespin, 58 ans, ouvrier agricole chez M. Guillot, cultivateur à St-Martin-de-Bienfaite, alors qu'il était occupé à traire les vaches, a été tué par une balle perdue, au moment du passade d'une formation d'avions. La balle, qui a touché le crâne, est ressortie par la mâchoire.  

 

Mars 1944    -   Fait divers.   -   Rentrant chez lui, M. Jean Ruffray, cultivateur à St-Martin-de-Bienfaite, fut attaqué sur la route par 3 malfaiteurs voulant s'emparer de son portefeuille qu'ils savaient bien garni. Mais sans se laisser intimider, M. Ruffray sortit son couteau et les blessa tous sérieusement. Ils réussirent pourtant à prendre le large.

 

1972  -  Saint-Martin-de-Bienfaite (445 habitants) absorbe La Cressonnière (69 habitants), au sud de son territoire, qui garde le statut de commune associée.

 

 

SAINT-MARTIN-de-BIENFAITE  (Calvados)

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Carrefour de la Poste

SAINT-MARTIN-de-BIENFAITE  (Calvados)  -  Le Château

St-Martin-de-Bienfaite  (Calvados)  -  La Gare

St-MARTIN-de-BIENFAITE  (Calvados)  -  La Gare

SAINT-MARTIN-de-BIENFAITE  (Calvados)  -  Le Fossard

Le Château de St-MARTIN-de-BIENFAITE  (Calvados)

410    SAINT-MARTIN-de-BIENFAITE  (Calvados)

L'Église (XVe siècle).  -  ND

St-MARTIN-de-BIENFAITE  (Calvados)  -  L'Église

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Le Fossard  -  Vieille route d'Orbec

406    SAINT-MARTIN-DE-BIENFAITE  (Calvados)  -  Route de Lisieux

Très beau Site de 

Yves Brosseron

St-MARTIN-de-BIENFAITE  (Calvados)  -  Tissage

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