SAINT - RÉMY s/ ORNE 

Canton de Thury-Harcourt

Les habitants de la commune de Saint-Rémy-sur-Orne sont des

1827  -  Une fusion.  -   Saint-Rémy-sur-Orne résulte de la fusion de deux communes Saint-Rémy et La Mousse.

 

Août 1866   -   Par décision.   -   . Par décision du 22 juillet 1866, M. le ministre de l'instruction publique a approuvé le projet de construction d'une maison d'école de garçons à Saint-Rémy-sur-Orne.

En considération des sacrifices que s'impose cette commune dans cette circonstance, Son Excellence lui a accordé un secours de 3000 francs sur le montant duquel une somme de 60 francs sera prélevée pour l'achat d'une bibliothèque armoire.

 

Juin 1872   -  Recensement.   -  D'après les documents relatifs au recensement recueillis jusqu a ce jour, on, estime et que la population du Calvados a diminué de 25.000 habitants, depuis le recensement de 1866.

 

Juillet 1872   -  Fait divers.   -  Depuis longtemps, un riche propriétaire des environs da Saint-Rémy se croyait au pouvoir de malins esprits qui lui avaient, disait-il, jeté un sort. 

A preuve, c'est que trois jours de suite il avait baratté son beurré, sans obtenir autre chose que de l'eau claire.

La custos de la paroisse ayant eu connaissance de la chose, se rendit à la maison maudite et se mit à baratter à son tour.

Un quart d'heure après, il offrait aux yeux émerveillés du naïf fermier, du beurre première qualité.

Jugez de son ébahissement. Aussi, depuis ce jour, ne cesse-t-il de répéter à tout venant que, maigre son ait béat et sa vue basse, le custos de sa paroisse est un vrai sorcier…....

Ce que personne ne veut croire.  

 

Octobre 1873   -   Mines de fer.   -   Nous apprenons qu'il serait sérieusement question de remettre en exploitation, assez prochainement, ses mines de fer de Saint-Rémy-sur-Orne. Ces mines, connues dans la contrée sous le nom de Fosses d'Enfer, comprennent un grand nombre de galeries souterraines dont on ignore l'étendue précise. Beaucoup de nos concitoyens les ont visitées en partie, mais en prenant la sage précaution de se faire accompagner d'un guide, car il est plus facile d'y entrer que d'en sortir, quand on ne connaît pas le dédale de leurs galeries. 

L'exploitation primitive de ces mines, qui remonte fort loin dans le passé, s'est continuée jusque vers le milieu du siècle dernier, et leurs produits servaient à alimenter les forges à bras répandues jadis en si grande quantité dans les bois des environs de Condé et principalement la grande forge de Danvou. 

On raconte à leur occasion une foule d'histoires plus ou moins fantastiques : Des curieux qui se seraient imprudemment aventurés, sans guide, dans leurs profondeurs, n'auraient jamais reparu, des faux-monnayeurs en auraient fait le siège de leur illicite industrie, des canards, au cou desquels on avait attaché des rubans et qu'on avait jetés dans une des excavations pleines d'eau qu'on y rencontre presque à chaque pas, auraient été retrouvés le lendemain dans l'Orne, au pont de Vaucelles, etc…... etc.

 

Octobre 1873   -   Mines de fer.   -   D'après nos informations, les études des rochers ferrifères de St-Rémy se poursuivent. Chaque jour, des wagons chargés de minerai partent pour les fonderies du département de l'Orne, où les premiers essais sont poursuivis, en attendant l'établissement à St-Rémy d'une usine métallurgique. On annonce également la présence de filons de différents métaux dans le massif qui domine le tunnel des Gouttes.  

 

Mars 1875   -   Incendie.  -  Un incendie, dont la cause est inconnue, a éclaté à St-Rémy, et a consumé quatre corps de bâtiment, couverts en chaume, appartenant aux sieurs Pierre Mullois, Pierre Olivier, Joseph Fourrey, veuve La planche, Jean Fourrey, Constant Mullois et Anne Fourrey, propriétaires et journaliers.  

 

Septembre 1875   -   Mine de fer.  -  Le Gouvernement vient d'accorder la concession des mines de fer de Saint-Rémy (ligne de Caen à Fiers). On espère que cette exploitation apportera dans notre département une nouvelle source de richesses.

 

Octobre 1875   -   La vie.  -  On a fait un curieux travail sur la longévité comparée de nos départements. Il en résulte que le nombre annuel de décès, à l'âge de 100 ans et au-dessus, est en France de 148. Les départements qui se distinguent par la durée de la vie, sont les suivants : Calvados, Orne, Eure, Eure-et-Loir, Sarthe, Lot-et-Garonne, Deux-Sèvres, lndre-et-Loire, Basses-Pyrénées, Maine-et-Loire, Ardennes, Gers, Hautes-Pyrénées et Haute-Garonne.  

 

Décembre 1876   -  Tentative de meurtre.  -  Mardi, vers 4 heures du soir, le nommé Louis-René Déplanche, âgé de 21 ans, marchand ambulant, demeurant à Falaise, était de passage à Saint-Rémy, où il fut surpris en flagrant délit de vol. Il s'agissait de bien peu de chose, d'un morceau de bois qui se trouvait dans un champ appartenant au sieur Léon Mullois.

Le propriétaire et le voleur échangèrent quelques paroles, après lesquelles le marchand ambulant tira un coup de fusil sur Mullois qui, par bonheur, put éviter la charge, en se baissant fort à propos. La balle siffla au-dessus de sa tête. Le meurtrier s'est volontairement constitué prisonnier.

 

Août 1879  -  Les mines.  -  La mine de Saint-Rémy se trouve, dans une situation satisfaisante. La production, de 20 000 tonnes en 1877, s'est élevée à 23 000 en 1878. Le prix de vente s'est légèrement abaissé, la moyenne a été de 8 fr. 75 par tonne.

Les travaux de recherche sont poursuivis avec activité. Les conditions de sécurité sont observées à Saint-Rémy

aussi bien qu'à Littry, et les rares accidents qui surviennent dans ces deux mines doivent être attribués à l'imprudence des ouvriers. Le 27 novembre 1878, dans la mine de Saint-Rémy, un ouvrier ayant, par maladresse, enflammé avec sa lampe une certaine quantité de poudre de mine, a reçu des brûlures qui ont amené sa mort. C'est le seul accident grave qui se soit produit depuis une année dans les exploitations minières du Calvados.

 

Octobre 1880  -  Éboulement.  -  Samedi un éboulement s'est produit dans une galerie des mines de St-Rémy. Les nommés Désiré Piel, 42 ans, et son fils Henri, âgé de 19 ans, tous deux ouvriers mineurs, ont été ensevelis sous les décombres. Le père en a été quitte pour quelques contusions, mais son fils a eu la colonne vertébrale écrasée en deux endroits. Transporté à son domicile, il est mort dix minutes après.  

 

Février 1881  -  Les victimes du travail.  -  Un terrible accident a eu lieu samedi, à St-Rémy-sur-Orne. Le sieur Prosper Dequaindry, ouvrier mineur, demeurant à Clécy, travaillait à extraire du minerai de fer dans les carrières de St-Rémy. Une cartouche de dynamite ayant fait explosion, ce malheureux ouvrier a été affreusement broyé. On ne peut dire au juste comment cet accident s'est produit, le sieur Dequaindry se trouvant seul à ce moment au chantier. Quand ses camarades, accourus au bruit de l'explosion, sont revenus pour le relever, ils n'ont trouvé qu'un cadavre horriblement mutilé, la jambe droite était brisée, le crâne troué, la moitié de la mâchoire enlevée. Les deux mains, coupées à la hauteur des poignets, n'ont pu être retrouvées. Une minute auparavant, son camarade l'avait quitté pour aller chercher un peu de tabac dans son gilet, posé à quelque distance du lieu de l'accident, cette circonstance lui a sauvé la vie. Prosper Dequaindry laisse une veuve et deux enfants en bas âge, dont il était l'unique soutien.  

 

Mars 1882  -  L’hiver au printemps.  -  Nous sommes dans le printemps depuis lundi dernier. On ne s'en douterait guère. Mardi la nuit et mercredi matin, la neige est tombée en abondance. Ce brusque changement de température peut causer bien des dégâts dans les jardins et compromettre la récolte des fruits.

 

Mars 1882  -  Vols.  -  A Saint-Omer, près Harcourt, on a volé, dans la maison d'école, divers effets d'habillement et une somme d’argent. Le malfaiteur, qui est inconnu, a brisé un carreau et fracturé plusieurs meubles.

— Jeudi, entre minuit et trois heures du matin, un vol a été commis à Pont-1'Evêque, près le Calvaire de Launay, chez M. Gondo, boulanger. Les voleurs ont enlevé une somme de 80 fr. qui se trouvait dans le tiroir du comptoir, et des billets à ordre montant ensemble à 300 fr.

— Dans l'après-midi de dimanche, on a arrêté, sur la route de la gare, à Littry, un individu qui venait de dérober un gobelet en argent chez Mme Armand Lefaivre, cafetière au bourg de la Mine.

— A St-Rémy, des vols de lapins ont été commis, dans la nuit de mercredi dernier à jeudi, au préjudice de MM. Lenormand, pépiniériste, Noé, chef d'équipe, et Victor Fourrey, tous demeurant en la commune de St-Rémy.

— Un vol a été commis à St-Martin-de-la-Lieue, au préjudice du sieur Pierre Guerbette. Dans une nuit on lui a enlevé cinq poules et divers objets aratoires.  

 

Juin 1887  -  Carte postale.  -  A l'avenir seront punis d'un emprisonnement de 5 jours à 6 mois et de 16 à 3 000 fr., d'amende, ceux qui auront injurié ou diffamé par carte postale. 

 

Juin 1887  -  Sauvetage.  -  Le jeune Tranchant, 14 ans, voulant passer la rivière l'Orne, au Gué du Port, entre St-Lambert et St-Rémy, se serait noyé sans le secours que lui a porté le sieur Constant Lemuroir.

 

Juin 1887  -  Les fortes chaleurs.  -  Les fortes chaleurs que nous subissons ne sont rien auprès de celles que nos pères eurent à supporter. Ainsi, en 1803, la Normandie vit s'écouler une période de quatre-vingt-quinze jours sans pluie. En 1811, année de la fameuse comète, les rivières tarirent dans plusieurs départements. En 1844, nouvelles chaleurs, le thermomètre resta stationnaire entre 50 et 60 degrés. Dans quelques départements, les bestiaux périrent faute d'eau. En 1859, 1860, 1869 et 1874, le thermomètre monta à 38 degrés. L'année dernière, il y eut 20 degrés au mois d'octobre, température exceptionnelle pour la saison.

 

Mars 1891  -  Tentative de meurtre.  -  L'enquête ouverte au sujet de la tentative de meurtre du nommé Théodore Legrand, ouvrier à St-Remy, a fait connaître que l'auteur présumé de cette tentative était la femme Legrand, 30 ans. Les époux Legrand vivaient en mauvaise intelligence, la femme était très violente, et il y a quelque temps, à la suite d'une discussion, elle blessa son mari à la main d'un coup de couteau. 

Legrand s'était arrêté après sa journée avec des camarades et, étant un peu gris, ne voulut pas rentrer chez lui, il préféra se coucher sur le bord de la route. C'est là que, sa femme l'ayant trouvé, une nouvelle discussion s'est élevée, au cours de laquelle elle a dû frapper son mari à la tète d'un coup de serpe, puis elle le laissa sur place, où il ne fut trouvé que le lendemain matin. Les recherches qui ont été faites dans la maison des époux Legrand, à l'effet de rechercher la serpe, ont amené la découverte de deux cartouches de dynamite, provenant de l'exploitation où est occupé le mari, et dont il devra rendre compte à la justice. La femme a été arrêtée.  (Source B.N.) 

 

Septembre 1891  -  Abandon d’enfant.  -  Samedi malin, un enfant du sexe masculin, âgé d'environ huit mois, a été trouvé, enveloppé dans une jupe de droguet et recouvert de branches, dans un bois, à Saint-Rémy-sur-Orne, où il avait été déposé et abandonné dans, le courant de la nuit. 

Ce petit enfant a été déposé chez Mme veuve Bourrey, qui a bien voulu s'en charger provisoirement. L'auteur de ce lâche abandon est la mère elle-même, la femme Sergoux, demeurant à Saint-Vigor-le-Grand. Après avoir déposé son enfant dans le fourré où on l'a retrouvé, cette mère indigne avait pris, à la gare de Clécy, un billet pour Granville. (Source B.N.) 

 

Juin 1892  -  Fête.  -  St-Remy-sur-Orne. 12 juin, fête du maire, ses noces d'argent. Banquet, feu d'artifice fourni par la maison du Bonhomme normand. (Source B.N.)   

 

Septembre 1892  -  Dangers de l’ivresse.  -  La semaine dernière, le nommé Arsène Lengliné, 61 ans, ouvrier de filature à Saint-Rémy, qui avait bu un fort coup, voulant passer sur le barrage de la filature de la Landelle, vers 9 heures et demie du soir, est tombé dans là rivière l'Orne. On lui a porté de suite secours, et il a été retiré vivant, mais il a expiré peu après.   (Source B.N.)  

 

Juin 1893  -  A propos de sécheresse.  -  La plus grande que nous avions eue en Normandie est celle de 1559. De Pâques à la Toussaint la chaleur fut fort grande, dit M. de Bras. Le temps était toujours à l'orage et, pendant plus de six mois, il ne tomba pas, ou très peu d'eau. L'hiver qui suivit fut très doux et les violettes de mars parurent en janvier. Les arbres, trop avancés, donnèrent peu de fruits. (Source B.N.)

 

Juin 1893  -  Les mines de fer du Calvados.  -  Le succès de nos mines de fer, à St-André-de-Fontenay, St-Rémy, et à May-sur-Orne, s'accentuel et promet pour l'avenir. Le minerai est très riche en fer, aussi riche qu'on peut le désirer, et la quantité répond à la qualité. Si, comme on l'a fait à Dives pour le cuivre, on construisait des hauts fourneaux dans le pays de May, quelle source de richesse pour la contrée, quel travail aussi pour les ouvriers. Le minerai sortant de la mine et livré sur place aux hauts fourneaux, qui nous donneraient la fonte, quoi de plus économique ?

C'est à l'étranger qu'on exporte, c'est de l'étranger qu'on importe ces produits, dont les prix sont élevés par suite du transport, des sorties et des entrées. St-Rémi, St-André et May alimenteraient facilement des hauts fourneaux. (Source B.N.)  

Juillet 1893  -  Les guêpes.  -  Il y a beaucoup de guêpes cette année par suite des chaleurs. Nos campagnes et nos plages en sont couvertes. Dans le Cher, ces insectes sont si nombreux qu'on ne peut pas cueillir les fruits. (Source B.N.)

 

Juillet 1893  -  Le jus de tabac.  -  En vue de permettre aux cultivateurs de défendre leurs récoltes contre les ravages des nombreux insectes que la sécheresse a fait éclore, l'administration des contributions indirectes rappelle que le commerce en détail des jus de tabac dénaturés est entièrement libre et toute personne peut, sans être astreinte à la moindre formalité, obtenir la livraison de ces produite et même en constituer un dépôt, où chacun à la faculté de venir s'approvisionner. 

Une notice indiquant le mode d'emploi, les conditions de vente et d'expédition des jus de tabac dénaturés, est tenue à la disposition des intéressés par les entreposeurs de tabacs de Caen: Bayeux, Lisieux, Honfleur, Vire et Falaise. (Source B.N.)

 

Juillet 1893  -  Mérite agricole.  -  Sont nommés, chevaliers : MM. Conard, agriculteur à Beaufour ; Londe, conseiller d’arrondissement à Curcy ; Rattier, vétérinaire à Bayeux ; Levavasseur, maire d'Ussy ; Voisin, maire de Saint-Rémy. (Source B.N.)

 

Septembre 1894  - Élections.  -   Ont été élus. Maire de Saint-Rémy, M. Henri de Croisilles, en remplacement de M. Voisin, décédé. Adjoint, M. Prosper Brisset, en remplacement de M. Croisilles, élu maire. 

 

Février 1894  -  Déraillement évité.  -  Mercredi 31 janvier, le train partant de Caen à 3 h. 50 du matin est arrivé en gare de Flers avec 25 minutes de retard. Un peu avant d'arriver à St-Rémy, le mécanicien aperçut deux poteaux télégraphiques couchés en travers de la voie. Renversant aussitôt sa vapeur, il a réussi à arrêter son convoi près de l'obstacle, et a évité un déraillement. Des secours étant arrivés de Saint-Rémy, on s'est empressé de déblayer la voie et de débarrasser !a locomotive des fils de fer qui s'étaient enchevêtrés autour des roues et des cylindres. (Source B.N.)  

 

Avril 1894  -  Éboulements.  -  Ces jours-ci des éboulements de rochers se sont produits sur la ligne de Caen à Flers, à 600 mètres environ de Saint-Rémy. 

On s'en est aperçu heureusement à temps et tout accident a été, évité. On a enlevé plus de 200 mètres cubes de blocs qui s'étaient détachés. (Source B.N.)  

 

Avril 1894  -  Broyé.  -  Ces jours derniers, un ouvrier des mines de Saint-Rémy,_le sieur Alphonse Lautour, 54 ans, a été broyé dans un puits, sous la cage qui descend verticalement les wagonnets remplis de minerai. Quand on est parvenu à le dégager, il était, mort. (Source B.N.)

 

Février 1895  -  Apologie d’un crime.   -  Le 25 juin, dernier, sur le chantier des mines de Saint-Rémy, Jean Audibusia, 48 ans, Italien, apprenant la mort de M. Carnot, président de la République, s'écria : « Eh bien, tant mieux qu'il soit mort, il y a longtemps qu'il aurait dû l'être. » Audibusia fut renvoyé et depuis il a pris la fuite. Il a été condamné, par contumace, à 5 ans de prison et 3 000 fr. d'amende. (source B. N.)

 

Février 1895  -  Mort accidentelle.   -  Jeudi, aux mines de Saint-Rémy, un des ouvriers, le sieur Lelouvier, 32 ans, demeurant à Saint-Lambert, tomba dans un puits mesurant 6 mètres d'eau, en traversant une galerie pour se rendre à son chantier. Lorsque ses camarades parvinrent à le retirer, il ne donnait plus signe de vie. Lelouvier avait perdu sa femme il y a deux mois. Il laisse une orpheline de 4 ans. (source B. N.)

 

Février 1895  -  Neige et froid.   -  L'hiver que nous traversons menace d'être un des plus longs que nous ayons eu depuis longtemps. Il est de nouveau tombé de la neige dimanche la nuit, et le froid continue. Les routes et les chemins sont impraticables. On s'étonne de l'inaction des administrations que cela concerne. Les bras inoccupés sont nombreux dans nos campagnes et en leur faisant appel on pourrait rétablir la circulation sur beaucoup de points, au besoin, on pourrait avoir recours aux prestataires. Si cet affreux temps continue, les navires ne pourront plus arriver à Caen. L'Orne est prise et le paquebot La « Dives » est resté huit jours retenu par les glaces près de Longueval. Il n'a été dégagé que mercredi matin. Quant au canal, les glaçons l'encombrent. Cette situation est d'ailleurs générale. La Seine est prise à Paris et à Rouen. (source B. N.)

 

Mars 1895  -  Mauvaise mère.   La semaine dernière, la veuve Alzina Aubry,50 ans, ouvrière de filature, à Saint- Rèmy, qui était ivre, frappait avec une telle violence son fils, âgé de 16 ans, que procès-verbal a été dressé contre elle pour coups et blessures. (source B. N.)

 

Mai 1895  -   Victime du travail.  -  Le sieur Eugène Desurosne, 53 ans, ouvrier carrier, au service de M. Moreau, entrepreneur à Saint-Rémy, a été pris sous un éboulement aux carrières du Pont-de-la-Mousse. Transporté à son domicile, ce malheureux n'a pas tardé à succomber. (source B. N.)  

 

Septembre 1895  -  Vaches tamponnées par un train.  -   A 1 500 mètres de la gare de Saint-Rémy, au passage à niveau, un train de marchandises a tamponné deux vaches appartenant au sieur Émile Brunet, cultivateur. L'une de ces bêtes a été tuée sur le coup, l'autre a dû être abattue le lendemain. (source B. N.)  

 

Décembre 1895  -  Victime du travail.  -  Un ouvrier, travaillant aux mines de Saint-Rémy, était en train de faire partir une mine. La mèche à laquelle il avait mis le feu était sans doute mal placée, car à peine s'est-elle enflammée que la mine a sauté. Le malheureux ouvrier, qui n'avait pas en eu le temps de s'éloigner, a été atteint au bras et au côté. Il a dû être transporté à l'hôtel-Dieu de Caen. (source B. N.)  

 

Décembre 1896  -  Chute mortelle.  -  Lundi, on a trouvé à St-Rémy, à l'extrémité des carrières, le corps d'un individu étendu sur le dos, au pied d'une coupure haute de 50 mètres. Le corps était mutilé, la cervelle à nu, les deux jambes étaient cassées et le pied gauche ne tenait que par des lambeaux de chair. On trouva sur le cadavre un billet de sortie de prison au nom de Jean Auffray dit Rapin, 45 ans, né dans les Côtes-du-Nord. (source B. N.)

 

janvier 1897  -  Acte de courage.  -  Samedi soir, un ouvrier de la filature de Saint-Lambert, en quittant son travail, est tombé accidentellement dans l'Orne. Un de ses camarades, vieillard de 70 ans, témoin de l'accident, n'écoutant  que son courage, s'est jeté dans l'eau pour prêter secours à celui qui venait de disparaître à l'instant. Malgré tous ses efforts, le corps de  l'infortuné jeune homme, Léon Fouquet, âgé de 20 ans, n'a pu être retrouvé que deux jours après.

 

Novembre 1899  -  Décapité par le train.  -  Le cadavre d'un individu resté inconnu a été trouvé dans la nuit du 7 novembre, complètement décapité sur la ligne de Caen à Flers, auprès de la gare de Saint-Rémy. On suppose que cet homme qui paraît être un ouvrier, a été écrasé par le train de voyageurs n° 17, partant de Caen à 5 heures 40 du soir et passant à Saint-Rémy à 6 heures 39.  On ignore pour l'instant s'il y a crime, suicide ou simplement accident. 

 

Juillet 1902  -  Mordu par un chien enragé.  -  Un bien triste accident qui a produit la plus pénible impression, a eu lieu à Saint-Rémy il y a quelques jours. La garde barrière du passage à niveau sis au Pont la Mousse, près la gare de la localité, avait un petit chien qui fut mordu à l'insu de sa maîtresse par un chien enragé. Rien d'anormal ne s'était manifesté tout d'abord, lorsque tout à coup le petit chien devint triste, hargneux ; il mordit le mari de la garde barrière et, s'échappa dans les villages environnants où il s'attaqua aux chiens et chats rencontrés sur sa route ; ces derniers furent aussitôt abattus.

Enfin, il mordit à nouveau son maître et le jeune enfant de celui -ci ; on parvint à l'étrangler, mais les deux personnes mordues ont du, après un pansement sommaire, être dirigées sur  l'Institut Pasteur pour suivre le traitement d'usage.

 

Mai 1909  -  La Grève dans les mines  -  Grève de 250 mineurs  : ils réclament une augmentation et le renvoi d'un sous-ingénieur. La direction accepte l'augmentation, mais refuse le licenciement : L'ingénieur démissionne et le travail reprend aussitôt.

 

Avril 1913  -  Jeune fille grièvement brûlé  -  La bonne de M. Raville, propriétaire à Saint-Rémy-sur-Orne, faisait bouillir dans la buanderie du grain pour les bestiaux, lorsqu'une étincelle mit le feu à sa robe de pilou.  Les flammes gagnèrent rapidement tous ses effets et la pauvre fille s'enfuit, affolée, vers la cuisine, où se trouvait sa patronne.  Celle -ci ne perdit pas son sang-froid et, jetant un paletot sur la jeune fille, réussit à éteindre les flammes. La jeune bonne porte des brûlures assez graves, notamment à une hanche. Le médecin n'a pu encore se prononcer sur les suites de l'accident.  

 

Avril 1913  -  Un terrible incendie.  -  le hameau de la Méheudière, à Saint-Rémy-sur-Orne, a été presque entièrement détruit par un incendie. Sept maisons ont été entièrement consumées et dix-huit personnes se trouvent sans abri. C'est en plein après-midi, à deux heures, samedi, que M. Daubriac, maréchal des logis en retraite, aperçut des flammes sortant de  la maison de son voisin, M. Madelaine. Il appela aussitôt, mais la maison et une étable contiguë furent embrasées en très peu de temps. On put, a grand peine, faire sortir les bestiaux et on ne parvint à sauver que quelques objets de valeur qu'on jeta par les fenêtres. Le facteur M. Catherine, put pourtant retirer 150 frs. du buffet de la cuisine.

Un vent très violent poussait les flammes sur les couvertures de chaume voisines et, de tous côtés, les maisons du hameau s'allumaient à leur tour. Une demi-heure après, six d'entre elles  flambaient et des communs nombreux étaient embrasés. Grains, fourrages, meubles, vêtements, linge, tout était détruit. Pourtant des secours avaient été organisés par le maire, M.Gosselin. L'eau était loin, il fallait faire la chaîne jusqu’à la rivière. On put cependant sauver trois maisons et noyer les décombres. Mais dix-huit personnes se trouvaient sans abri. Les familles sinistrées sont celles de M. Madelaine, veuve Pavie, époux Jouin, Anne, Jorno et Gosselin, ces derniers ont quatre enfants en bas âge. Les immeubles appartenaient à MM. Daubriac, Gosselin et aux veuves Pichel et Pavie. Ils étaient heureusement tous assurées.

 

Août 1913  -  Violente explosion. -   Dans la nuit de samedi à dimanche une violente explosion a mis en émoi la commune de Saint-Rémy-sur-Orne. Une cartouche de dynamite avait été placé contre la maison du directeur de la mine de fer. Heureusement, il n'y eut aucune victime; Les dégâts matériels son important. Le parquet de Falaise et la gendarmerie on ouvert une  enquête. On croit à une vengeance de grévistes car on sait qu'il y eut récemment à Saint-Rémy une grève qui dura près de deux mois.

 

Janvier 1915  -  Encore une !  -  La Société civile et particulière des mines de Saint-Rémy-sur-Orne vient d'être placée, à son tour, sous séquestre, à la requête du procureur de la République. M. Filastre, inspecteur adjoint des Domaines, a été nommé administrateur. Ainsi donc, il apparaît, juridiquement prouvé, à présent, que toutes les mines du Calvados étaient allemandes. Et dire qu'au début de la guerre, il se trouvait encore des gens pour prétendre le contraire ! La question qui se pose maintenant est de savoir si nous aurons l'énergie de  conserver toutes ces richesses et de les exploiter nous-mêmes.

 

Septembre 1915  -  Mort en exil pour la France.  -  M. Mullois, de Saint-Rémy-sur-Orne, sergent au 5e d’infanterie, blessé à Charleroi le 23 août 1914, fait prisonnier et mort des suites de ses blessures, a été inhumé par les Allemands à Charleroi le 30 août 1914. A la famille de ce glorieux mort, nous adressons nos sentiments de douloureuse sympathie. 

 

Septembre 1915  -  Encore un incendie de coton.  -  Quatre wagons contenant 120 balles de coton, à destination de l'usine de la Martinique, à Pont-Erambourg, ont pris feu de près de la  gare de Saint-Rémy. Tout a été brûlé, et des traverses entassées près du lieu de l'incendie ont été endommagées.  

 

Septembre 1915  -  Tombé au champ d’honneur.  -  Le soldat Jorio du 205e d’infanterie, ouvrier mineur à Saint-Rémy, est décédé des suites de ses blessures à l’hôpital temporaire n° 28,  à Angers. A sa veuve, à ses enfants, à la famille de ce brave soldat tombé pour le pays, nous présentons nos sincères condoléances.

 

Janvier 1916  -  Encore une !  -  La Société civile et particulière des mines de Saint-Rémy-sur-Orne vient d'être placée, à son tour, sous séquestre, à la requête du procureur de la République. M. Filastre, inspecteur adjoint des Domaines, a été nommé administrateur. Ainsi donc, il apparaît, juridiquement prouvé, à présent, que toutes les mines du Calvados étaient allemandes. Et dire qu'au début de la guerre il se trouvait encore des gens pour prétendre le contraire ! La question qui se pose maintenant est de savoir si nous aurons l'énergie de conserver toutes ces richesses et de les exploiter nous-mêmes.

 

Septembre 1917  -  Tombé dans une fosse d'aisance.  -  Dans l'après-midi du 26 septembre, Mme Polge, ménagère à Saint-Rémy, plaça son petit garçon Francis Âgé de 14 mois sur une couverture, dans la cour elle se tenait près de lui pour veiller a ses ébats, car il marchait seul depuis trois ou quatre jours seulement.
Vers 3 heures un quart, son autre enfant, âge de 3 ans, qui se trouvait à 150 mètres d'elle dans un champ près de la maison, se battait avec un petit voisin. Mme Polge alla le chercher, mais à son retour, le petit Francis, qu'elle avait laissé debout près du mur, avait disparu.

La porte des cabinets d'aisance, tout à côté se trouvait entr'ouverte, et de suite la malheureuse mère eut le pressentiment que son bébé y était tombé, car l'orifice de la fosse est au ras du sol et sans être recouvert.

En effet, deux voisins, accourus ses appels, retirèrent de la fosse, au bout de dix minutes, le cadavre de l'enfant l'asphyxié avait fait son œuvre.

 

Octobre 1917  -  Une locomotive qui s’emballe.  -  A Saint-Rémy, le mécanicien Barassin venait de s'en aller après avait remisé sa locomotive qui fait le service de la mine au pont du chemin de fer, quand, on ne sait encore pour quelle raison, son aide, Henri Sevien, 27 ans, monta sur la machine et la mit en marche. La locomotive vint heurter le pont avec une telle force  qu'une partie de la superstructure s’écroula sur la machine. Sous le choc, Sevien avait été précipite sur la voie. On le transporta aussitôt dans les locaux de mine ou il ne tarda pas a expirer.

 

Novembre 1917  -   Mortel accident aux mines.  -  Vers 3 h. 45 de l’après-midi la machine qui fait le service de la ligne de chemin de fer minier en construction, jusqu'au pont de la ligne de Caen à Laval, venait d'être remisée. Le conducteur Émile Barassiu avait serré son frein et fait son plein d'eau, tandis que Sévrin Henri n'avait plus que l'injecteur d'eau à fermer. Ces divers travaux furent exécutés en présence du surveillant Sorel et tout le monde partit, sauf Sévrin, qui resta seul au garage, on ne sait pour quel motif.

Dix minutes plus tard, pour une raison inexpliquée, Sévrin monta sur la machine et la mit en marche, mais en arrivant au pont de chemin de fer, passant seulement à 1 mètre 95 au-dessus de la voie en construction et par conséquent trop bas pour lui donner passage, la machine s’abîma contre le pont, brisant la marquise, dont les matériaux, en tombant sur Sévrin,  l'écrasèrent.

Par suite du choc, la machine, qui marchait à reculons, revint en arrière, à ce moment Sévrin fut projeté à terre et tomba sur la voie, il fut relevé presqu'aussitôt. Le malheureux respirait encore mais il perdait son sang par le nez, et quelques instants après, il mourait sans prononcer une parole.

On suppose que Sévrin aura perdu son sang-froid en voyant qu'il ne pouvait arrêter la machine à l'arrivée sous le pont. On se perd en conjectures sur les motifs qui l'ont déterminé à la mettre en marche, alors qu’elle venait d’être remisée, le travail de la journée terminé.
Henri Sévrin, âgé de 26 ans, appartenait au 5e d'artillerie à pied, il était détaché depuis quelque temps aux mines de St-Rémy.  Originaire de Paris, il était marié et père de famille.

 

Février 1926  -   Enlèvement des bourrées.  -  Il y a un an, M. Ismaël Henry, peintre à Clécy, acheta une coupe de bois au lieu dit les « Cinq-Verges », il fit 800 bourrées dont 200 devaient être livrées à M. Lebret, boulanger, par un cultivateur de la Serrerie. Les bourrées n'auraient pas été livrées et une contestation s'est élevée ce sujet qui a motivé une plainte de M. Henry.

 

Août 1926  -  Un accident dans les mines de Saint-Rémy.  -  Ces jours derniers un grave accident qui a fait deux victimes s'est produit aux mines de Saint-Rémy. René Voubrun, 28 ans, et son camarade Reine, travaillaient tous les deux dans une des galeries souterraines et s'étaient rendus, après avoir cassé la croûte, dans une galerie voisine pour se rencontrer avec les mineurs de ce chantier.

Pour y accéder ils passèrent à la suite l'un de l'autre sur une étroite passerelle placée en bordure d'un puits peu large d'orifice et assez profond, sont vidés les wagonnets.

Vingt minutes après, ils repassèrent par leme chemin, mais par suite de circonstances inexpliquées, les deux hommes, perdant leur équilibre, en traversant la passerelle, furent précipités au fond du puits. On se porta, aussitôt à leur secours.

Les mineurs, grièvement blessés, durent être transportés à l'Hôpital de Caen. L'un d'eux nommé Reine Victor, a succombé à ses blessures peu d'heures après son arrivée.

Le fils de ce dernier ayant déclaré, au cours d'une conversation avec le personnel de l'Hôpital, que les deux ouvriers avaient été victimes d'une agression et jetés dans le puits, le Parquet a ordonné une enquête complémentaire. Mais tout laisse supposer qu'il s'agit d'un accident imputable à l'imprudence des mineurs.

 

Juin 1926  -  Deux jeunes cambrioleurs.  -  Pour la troisième fois depuis peu de temps, M. Georges Lecomte, propriétaire à la Rapillière, était victime de vols. On s'introduisait chez lui pendant son absence en brisant un carreau d'une fenêtre. Les gendarmes apprirent que deux gamins de la comm une, Stéphane F…, 12 ans, et Georges D…, 11 ans, faisaient des dépenses en achats de friandises, les enfants finirent par avouer que c'était eux les auteurs des trois cambriolages.

 

Novembre 1926  -  Des voleurs d’eau-de-vie.  -  Les gendarmes de Clécy ont arrêté et écroué à la prison de Caen, le domestique Joseph Patrice, 20 ans, à Esson, et le nommé Victor Buffard, 31 ans, mineur, qui avait reçu chez lui une soixantaine de litres d'eau-de-vie, que Patrice, domestique chez M. Tessier lui avait apporté. Une certaine quantité de l'eau-de-vie a été retrouvée chez les époux Buffard. Le préjudice causé à M. Tessier dépasse 1.200 francs.

Patrice devait partir au régiment cette semaine. Le tribunal de Caen les a condamnés à chacun deux mois de prison.  

 

Janvier 1928  -  Mouvement de la population.  -  En 1927. Naissances, 14 ; publications, 10 ; mariages, 5 ; décès, 18.

 

Janvier 1928  -  Déraillement.  -  Un train de minerai, qui manœuvrait près de la gare de Saint-Rémy, a déraillé. Les wagons sautèrent hors des rails du 16e  au 25e. Les dix wagons furent plus ou moins détériorés. Deux surtout, qui furent coupés en deux. La voie fut abîmée sur une longueur de 100 mètres. On n'a pu encore établir les causes de l'accident.  

 

Septembre 1936  -   L’heure d’hiver sera rétablie dans la nuit du 3 au 4 octobre.  -  En vertu des accords passés avec l'Angleterre et la Belgique, l’heure d'hiver sera rétablie dans la nuit du samedi 3 au dimanche 4 octobre prochain. 

A minuit, le changement s'effectuera et l'on retardera les pendules d'une heure. (source M. du C.)  

 

Décembre 1936  -   Aux mines de Saint-Rémy.  -  Un ouvrier de nationalité yougoslave, M. Jackau Gaspar, âgé de 37 ans, travaillait au chargement d'un wagonnet à l'étage 61, chantier 57. des mines de fer de Saint-Rémy, lorsqu'une plaque de minerai représentant un poids d’une tonne environ, se détacha du toit de la galerie, et, d'une hauteur de six mètres, s'abattit sur lui et le recouvrit. 

Les camarades du malheureux accoururent et le dégagèrent, mais la mort avait fait son oeuvre. Le crâne ouvert les membres horriblement broyés, l'infortuné mineur avait été tué sur le coup, 

Le décès a été constaté par le docteur Prentout. Un ingénieur des Mines a été envoyé à Saint-Rémy aux fins d'enquête administrative. 

M. Jackau Gaspar laisse une veuve qui réside en Yougoslavie. (source M. du C.)

 

Mai 1941   -  Avis à la Population.   -    La Feldkommandànthï du Calvados rappelle à la population que toute personne découvrant soit sur la voie publique, soit dans une propriété privée des objets ou imprimés suspects, tels, par exemple, que des tracts jetés par avion, doit en faire la remise à l'autorité militaire allemande la plus proche.

 

Mai 1941   -   Des bois flambent.   -   Wladislaw Wolny, charbonnier à St-Rémy-sur-Ome, allumait un four à charbon, quand un coup de vent éparpilla des flammèches qui mirent le feu aux herbes sèches. Malgré les secours, l'incendie a détruit 30 hectares de bois, 50 stères et 400 kilos de charbon à M. Quesnot, de Culey-le-Patry, et une coupe de bois sur St-Martin-de-Sallen, à M. Ibert, d’Aunav-sur-Odon. 

 

Mai 1942   -   Dissolution de conseils municipaux.   -   Par arrêtés parus à l' « Officiel », le conseil municipal de Martigny est dissous et remplacé par une délégation spéciale composée de M. Olivier, président ;  MM. Lavigne et Levrard, membres.

Celui de Saint-Rémy est également dissous et remplacé par M. Vogel comme président et  de MM. Brunet,Guille, Breuillé et Catherine comme membres.

 

Septembre 1943    -   Fait divers.   -   Alors qu'ils travaillaient dans le sous-sol aux mines de St-Rémy, deux ouvriers mineurs, M. Legros, 48 ans, demeurant à St-Rémy et M. Louvel, 40 ans, à. Culey-le-Patry, ce dernier père de 4 enfants, ont été pris sous un éboulement et mortellement blessés. Les constatations ont été faites par le Service des Mines et la gendarmerie de Clécy a ouvert une enquête.  

 

Février 1945  -  Enfin !  -  Le Comité Départemental de Libération a été informé que le scandale de l’usine de Saint-Rémy  a cessé. Cette dernière est réouverte et la fabrication des  pansements a repris.  

 

Février 1945  -  Un pont provisoire à Saint-Rémy.    Un pont provisoire pour véhicules de 16 tonnes vient d’être mis en service sur la route nationale 162 à Saint-Rémy, entre Caen et Condé-sur-Noireau, pour le franchissement de l’Orne. 

Le pont à voie unique est établi sur la moitié gauche de la largeur de la route pour les véhicules se dirigeant de Caen vers Condé, les véhicules se dirigeant vers Caen ont priorité de passage sur ceux se dirigeant vers Condé.

 

Février 1945  -  Gare aux sanctions !    Après avis de la commission spéciale, le préfet du Calvados a prononcé la réquisition de 2 automobiles et d’une motocyclette dont les conducteurs avaient fait l’objet de contraventions pour défaut d’autorisations de circuler ou « marché noir ».  

 

Avril 1946  -  Une affaire d’avortement.  -  Sur le point d’être mère, la veuve D….., née Berthe B….., 36 ans, journalière à Saint-Rémy et mère de quatre enfants en bas-age, a absorbé une drogue abortive. Son amant, un ouvrier électricien habitant en Seine-et-Oise, prétend qu’il a tout ignoré des intentions criminelles de sa maîtresse. (Source B. L.)

Environs d'Harcourt  -  L'Orne à St-Rémy.  -  C.C.

Saint-Rémy-sur-Orne, près Clécy.  -  Usine de Mlles  Froger et Gosselin (pansements antiseptiques).

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