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St - SEVER - CALVADOS

Canton de Saint-Sever-Calvados

Les habitants de la commune sont des Séverins, Séverines


Août 1854  -  Couvertures en chaume. Incendies.  -  La délibération du Conseil d'arrondissement de Bayeux dans laquelle cette assemblée émet le vœu :

1° Qu'un arrêté général proscrive les couvertures en chaume, et rende obligatoire l'emploi de la tuile et de l'ardoise dans les villages ou hameaux agglomérés.

2° Que le Conseil général vote un crédit suffisant pour accorder des subventions aux propriétaires nécessiteux. Considérant, quant au premier objet, qu'un arrêté préfectoral a pourvu à cette nécessité préventive, le système de subvention, dont la difficile répartition ne serait pas le moindre inconvénient et dont le chiffre ne saurait être indiqué, grèverait le budget départemental d'une dépense qu'on ne peut raisonnablement lui imposer. Par ces motifs, dit qu'il n'y a lieu à délibérer.

 

Août 1854  -  Caniveaux pavés et trottoirs dans la traverse du bourg de St-Sever.  -  Le rapport de M. l'Ingénieur en chef, le Conseil d'arrondissement de Vire, considérant que le bourg de Saint-Sever est le centre d'un commerce important, que ses foires mensuelles et ses halles y amènent un concours considérable de cultivateurs et de bestiaux qui forcément stationnent dans l'intérieur du bourg et principalement sur les accotements de la route impériale, n° 24 bis.

L'inégalité du terrain et la fréquentation à laquelle ce terrain est soumis amènent une dégradation incessante à laquelle il est urgent de remédier. Émet le vœu, que des travaux de nivellement soient exécutés dans la traversé du bourg de Saint-Sever, route impériale, n° 24 bis, et qu'il y soit construit des trottoirs et des caniveaux pavés.

 

Juillet 1867   -   Les militaires.   -   Son Excellence le ministre de la guerre a décidé, le 19 juin dernier, que des militaires seraient mis cette année à la disposition des cultivateurs qui en auront besoin pour les travaux des champs, à défaut d'un nombre suffisant d'ouvriers civils.

Les demandes qui en seront faites devront être remises à MM. les maires, qui les adresseront ensuite à MM. les préfets, avec leur avis motivé.

 

Août 1867   -   L'Exposition universelle.   -    21 départements ont envoyé leurs instituteurs à Paris, à l'occasion de l'Exposition universelle, ces MM. sont répartis entre les trois lycées Louis-le-Grand, Saint-Louis et Napoléon.

Les instituteurs du Calvados habitent le lycée Louis-le-Grand.

L'Empereur et l'Impératrice ont reçu lundi dernier tous les instituteurs en ce moment à Paris.

En tête du cortège marchaient ceux du Calvados, représentés par MM.Douétil, instituteur à Vire ; Cauvin, chef à Bayeux ; Delarue, à St-Sever ; Barbier, à Castillon-en-Auge ; Biron, à St-Pierre-sur-Dives ; Castel, à Harcourt ; Briens, à Coulonces ; Harang, à Pierres, et quelques autres dont les noms n'échappent.

L'Empereur et l'Impératrice ont reçu ces députation avec des paroles de bienveillance et d'encouragement, qui ont porté à son comble l'enthousiasme des assistants privilégiés.  

 

Décembre 1869   -   Fait divers.   -  Vendredi et samedi, 17 et 18 décembre, au milieu du jour, deux incendies dont la cause est encore inconnue, mais qui paraissent être attribués à la malveillance, ont éclaté au domicile de MM. Guérin frères, propriétaires, village de la Braiserie, à Saint-Sever. Malgré la promptitude des secours, une grange et le blé qu'elle contenait, appartenant au fermier, ont été détruits en quelques instants, vendredi.

Le lendemain, le feu se déclarait dans un autre petit bâtiment, à usage de bûcher et cellier, situé à plus de vingt mètres de la grange, comme on a pu assez promptement s'en rendre maître, les dommages ont été peu considérables.

La perte occasionnée par ces deux sinistres s'élève à 2,500 fr, environ, valeur en partie couverte par une assurance pour les bâtiments seulement.  

 

Juillet 1870   -  Un service.   -   Voici les formalités qu'ont à remplir les intéressés, pour obtenir la permission d'user de l'herbe qui existe dans les forêts de l'État.

Les demandes ne peuvent être accueillies que si elles sont formées par les communes riveraines des forêts, elles doivent être faites par le maire, au nom des communes, et adressées au conservateur des forêts.

L'enlèvement à dos d'homme est autorisé :

Dans les taillis au-dessus de quatre ans ; dans les semis au-dessus de dix ans ; dans les cantons de forêts en futaie, désignés, par les agents. MM. les conservateurs sont autorisés à permettre le pâturage dans les cantons défendables de forêts.

 

Juillet 1870   -  Fait divers.   -   On nous écrit de St-Sever que dimanche dernier, plus de dix mille personnes étaient venues assister aux jeux et aux divertissements organisés dans cette localité, sous le patronage de l'autorité municipale. Malheureusement, vers 7 heures 1/2 du soir, une pluie torrentielle est venue réduire à néant les immenses préparatifs qui avaient été faits pour l'illumination, pour la retraite aux flambeaux et pour le feu d'artifice.  

Août 1870   -  Mobilisation.   -    La garde mobile du Calvados, formant un effectif de plus de 6,000 hommes, est définitivement constituée, elle comprend quatre bataillons, divisés en huit compagnies chacun.

Le premier bataillon, composé des cantons de Balleroy, Bayeux, Isigny, Ryes, Trévières, Creully, Douvres et Tilly-sur-Seulles, et le quatrième bataillon, composé des cantons de; Caumont, Villers-Bocage, Aunay, Bény-Bocage, Condé-sur-Noireau, St-Sever, Vassy et Vire tiennent provisoirement garnison à Caen.

Le deuxième bataillon, composé des cantons de Bourguébus, Caen (Est et Ouest), Évrecy, Troarn, Bretteville-sur-Laize, Falaise, Coulibœuf et Thury-Harcourt, tient garnison Lisieux.

Le troisième bataillon composé des cantons de Lisieux, Livarot, Orbec, Mézidon, St-Pierre-sur-Dives, Blangy, Cambremer, Dozulév  Honfleur et Pont-l'Evêque, tient garnison à Bayeux.  

 

Mai 1871   -  Incendie.   -   Un commencement d'incendie, dont la cause est restée inconnue, a éclaté le 17 mai, vers 3 heures du soir, dans la forêt de Saint-Sever-Calvados. Il a détruit environ 8 ares de bois, dont la perte est évaluée à 10 fr.  

 

Octobre 1871   -  Fait divers.   -  Le 29 octobre dernier, vers 3 heures du soir, un incendie accidentel a consumé, à Saint-Sever, une maison d'habitation appartenant à la nommée Victorine Payen, sabotière. La perte est de 700 fr.  

 

Mars 1873   -   Tirage au sort.   -  On procède en ce moment au Tirage au sort. Malgré l’établissement du, service militaire obligatoire, ce tirage à été maintenu. Il a, du reste, une certaine importance, les jeunes gens qui tireront les numéros les plus élevés ne feront qu'une année de service, où même six mois, s'ils passent avec succès, au corps leurs examens. Les jeunes  gens qui tireront les numéros les plus bas, 1, 2, 3, etc……, jusqu'à un chiffre que le ministre à la guerre fixera suivant le nombre de soldats dont il aura besoin chaque année, feront cinq  ans de service.

 

Mars 1873   -   Prenez garde à vous !   -  Nous rappelons à nos lecteurs qu'il est interdit d'introduire dans les colis expédiés par voiture ou chemin de fer, des lettres ou circulaires assujetties à des droits de poste. Et si nous faisons cette remarque, c'est qu'en ce moment l'administration des postes fait fouiller tous les colis à leur arrivée dans les gares de chemins de fer et dans les bureaux de voitures publiques. De nombreuses contraventions ont été constatées en ces derniers jours.

 

Avril 1873   -   La lune rousse.   -  La lune rousse a été précédée de gelées blanches qui ont particulièrement atteint les pays vignobles, aussi une hausse sensible est-elle signalée sur les vins de toute espèce. Dans nos contrées, les abricotiers, les pêchers et les pruniers ont fort souffert, les poiriers ont également été atteints, les pommiers, ne paraissent pas avoir; trop souffert. Les touffes de pommes de terre sont noircies et se flétrissent, la{récolte sera, donc retardée et diminuée, les petits pois, sont détruits en bien des endroits. Dans la grande culture sauf les colzas, rien n'a été sérieusement atteint.

 

Mai 1873   -   Incendie.   -  Un incendie, occasionné par la foudre, a éclaté vers 11 heures 1/2 du soir au bourg de Saint-Sever. Il a consumé la partie supérieure de la flèche de l'église et le dôme de cet édifies. Les pertes, évaluées à 6,000 fr. sont couvertes par une assurance.  

 

Août 1877   -  Petit drame.  -  Une scène dramatique, qui n'a pas eu les conséquences graves qu'on aurait pu redouter, s'est passée au bourg de Saint-Sever. Vers 6 heures du soir, le nommé Auguste Augers, marchand de faïence, trouva, en rentrant chez lui, sa femme dans un état d'ébriété assez prononcé. Il s'ensuivit une querelle, au cours de laquelle Augers frappa sa femme d'un coup de bâton, celle ci, encore surexcitée par la colère, monta à sa chambre où se trouvait un fusil chargé, et le redescendant à son mari, elle lui dit : «Tiens, tue-moi avec ça ! » Puis, voyant qu'il n'en faisait rien, elle jeta l'arme par la porte sur le pavé de la rue. Mais le choc fit partir un des coups, qui blessa trois personnes : un voyageur et deux enfants, l'un de trois, l'autre de cinq ans. Ces blessures n'offrent aucune gravité.  

 

Avril 1878   -  Animaux nuisibles.  -  Lundi, on a trouvé dans la foret domaniale de Saint-Sever une louve prise à un piège tendu par les sieurs Enguehard, garde champêtre, et Avonde, garde particulier.  

 

Mai 1880  -  Un incendie.  -  Un commencement d'incendie, attribué à l'imprudence, a éclaté vendredi dernier, à 3 heures du soir, dans la forêt de Saint-Sever, et a consumé 80 ares de bruyères, appartenant à l'État

 

Mai 1880  -  Un incendie.  -  Un commencement d'incendie, attribué à l'imprudence, a éclaté vendredi dernier, à 3 heures du soir, dans la forêt de Saint-Sever, et a consumé 80 ares de bruyères, appartenant à l'État.

 

Janvier 1882  -  L’ouragan.  -  A Saint-Sever, le dernier ouragan a déraciné un sapin. Deux ouvriers ont été brutalement renversés sur le sol. Un voiturier a été renversé sous ses chevaux, qu'un coup de tonnerre a effrayés. La voiture a tourné deux fois sur elle et a passé deux fois sur lui. Les blessures du voiturier ne sont pas graves.

 

Septembre 1882  -  Emportement regrettable.  -  Un jeune homme de la commune de Fontenermont se trouvait, dernièrement, à Saint-Sever, au moment où une procession passait. Comme il restait couvert, un prêtre sortit des rangs et enleva le chapeau. Certes, nous n'approuvons pas l'attitude irrévérencieuse du jeune homme, mais nous ne pouvons, aussi que blâmer l'emportement de ce prêtre, qui a été très heureux d'avoir affaire a un homme plus calme que lui.  

 

Janvier 1883  -  Maison écroulé. -  Une maison habitée parle sieur Turquet, maçon à Saint-Sever, s'est écroulée en partie par la force du vent. Deux jeunes enfants dont l'aîné est âgé de 9 ans et demi et l'autre de 7 ans, ont été pris sous les décombres. Il n'a pas fallu moins d'une demi-heure de recherches pour arriver à les retrouver et à les dégager des ruines. L'aîné des enfants a été retiré des décombres sans une égratignure, le jeune n'avait pour tout mal qu'une légère bosse à la tête. Les meubles de la maison ont été presque tous brisés.  

 

Août 1886  -  Le squelette de St-Sever.  -  Nous avons annoncé dernièrement la découverte, dans la forêt de St-Sever, du squelette d'un individu paraissant âgé d'une soixantaine d'années. Une lingère de Caen, une dame Viel, dit Larose, ayant lu dans les journaux la description des lambeaux de vêtements trouvés auprès du squelette ne douta pas qu'ils ne fussent ceux de son mari, disparu du pays depuis deux ans. Elle se transporta à St-Sever où, après une exhumation des débris, elle affirma qu'elle ne pouvait conserver aucun doute. Viel, dit Larose, avait habité autrefois la commune de Campagnolles, il avait l'intelligence très bornée. Il paraît qu’il avait manifesté fréquemment le désir de mourir en plein air, dans la forêt, en écoutant le chant des oiseaux.  

 

Novembre 1886  -  Un sonneur tué.  -  Le jour de la Toussaint, le sieur Victor-Dominique Jehenne, maçon à St-Sever, arrondissement de Vire, était occupé à sonner les cloches de la paroisse. Il avait eu l'imprudence d'enrouler la corde autour de son poignet, et, de plus, il avait la mauvaise habitude, en sonnant, de lever la jambe droite. A un moment donné, la corde est passée sous la jambe, et, d'un seul bond, Jehenne a été enlevé au plafond où il s'est ouvert le crâne. Lorsque ce malheureux est retombé, on n'a plus relevé qu'un cadavre.

 

Novembre 1887  -  Découverte d’un squelette.  -  On Vient de trouver dans la forêt de Saint-Sever un squelette à 50 mètres environ de l'endroit où on en trouva un l'an dernier. Les os étaient blanchis. Ce squelette appartient a un individu de 25 à 80 ans. Aucun débris de corde attachée à un arbre, aucune arme ne restant, il n'y à lieu de croire ni à un crime ni à un suicide. L'individu en question, pouvant être malade, se sera enfoncé dans la forêt, s'y sera reposé et y aura trouvé la mort. Le fait doit remonter à trois où quatre ans.  

 

Août 1888  -  Mort accidentelle.  -  A St-Sever, sur les six heures du soir, un cheval attelé a une voiture, contenant quatre personnes s'est emporté à environ cent mètres du bourg de St-Sever. Le conducteur; ne pouvant plus le maîtriser, la tiré sur le côté, la voiture a versé et les quatre personnes ont été projetées sur la route, trois ont eu de simples contusions. La quatrième, Modeste-Jeanne Delacam, femme Henry, âgée d'environ 69 ans, de Coulouyray (Manche), a eu le crâne fendu. La mort a été instantanée.  

 

Octobre 1888  -  Mystérieux suicide.  -  Un individu, dont l'identité n'a pu être constatée, a été trouvé dans la forêt de Saint-Sever. Cet homme gisait au pied d'un gros hêtre, il avait encore à la main un revolver chargé, avec lequel il s'était donné la mort en se frappant à la tempe droite. La mort a dû être foudroyante. Les vêtements ne présentaient aucun désordre, et l'on ne remarquait aucune trace de lutte sur le sol. 

On a trouvé sur lui une lettre disant : « Que l'on n'accuse personne de ma mort, c'est moi-même qui me la donne volontairement. Les raisons qui me font accomplir cette suppression de mon individu seraient trop longues à expliquer. Si l'on veut accomplir ma volonté dernière, c'est de ne rien faire pour connaître mon identité ». 

La mise de cet individu était très correcte, et sa personne très soignée, il paraît être un ancien militaire. Il avait été vu dans la commune de Fontenermont. Il avait démarqué ses effets et avait fait disparaître tous les papiers qui auraient pu faire connaître son identité.  

 

Novembre 1888  -  Le cadavre de la forêt de St-Sever.  -  Nous avons dit qu'un étranger paraissant d'une certaine condition avait été trouve dans la forêt de St-Sever, étendu mort d'une balle qu'il s'était tirée dans la tempe droite avec un revolver resté dans sa main. Cet homme était un Parisien, nommé Delafosse, rentier, 52 ans, il était parti le 18 octobre, de Granville, après y avoir passé une douzaine de jours. Il avait manifesté l'intention de se détruire.  

 

Juillet 1890  -  Les récoltes.  -  Les pluies persistantes de ces derniers temps ont compromis les récoltes dont les apparences étaient des plus belles. La plupart des foins ne sont pas rentrés et l'eau a pénétré dans les meulons, Les blés et les avoines sont versés et, comme roulés, sur certains points. On craint aussi que l'humidité n'atteigne les pommes de terre. La récolte de pommes à cidre sera encore moindre que l'an dernier.  (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Juillet 1890  -  Excellente mesure.  -  Désormais, le service des petits paquets, jusqu'ici limité aux communes possédant des gares de chemin de fer, sera étendu à tout le territoire. L'administration se servira, à cet effet, des entrepreneurs de transports des dépêches, qui livreront les colis à domicile moyennant une rétribution ne dépassant pas 25 centimes.  (Source : Le Bonhomme Normand)

 

 Juillet 1890  -  Conseil général.  -  M. Delafosse, député, doit se porter au conseil général pour le canton de St-Sever, en remplacement de M. Tardif de Petiville, démissionnaire. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Septembre 1890  -  Sotte plaisanterie.  -  M. Porquet, huissier à Saint-Sever, procédait, à Clinchamps, à une vente mobilière. Parmi les objets à vendre se trouvaient plusieurs ruches d'abeilles. Le nommé Jacques Poulain, journalier à Saint-Sever, eut la malencontreuse idée de vouloir soulever l'une d'elles, pour se rendre compte du poids approximatif. Au moment où il tenait la ruche, un mauvais farceur lança un coup de pied dans la ruche. Les abeilles furieuses se jetèrent aussitôt sur Poulain et lui firent de cruelles piqûres à la tête et à la région du cou. De nombreuses personnes ne furent pas non plus épargnées par les bestioles en furie. 

Poulain fut ramené à son domicile sans connaissance. Il resta dans cet état pendant vingt-quatre heures, enfin, grâce à un traitement énergique, l'on put se rendre maître de l'inflammation qui aurait pu monter au cerveau et occasionner la mort. Espérons que l'auteur de cette sotte plaisanterie sera poursuivi et puni.  (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Octobre 1890  -  Les voleurs de bestiaux.  -  Dans la nuit de dimanche à lundi, une génisse de trois ans, attachée au piquet dans un herbage situé sur le bord de la route de Vire à St-Sever, a été volée. Cette bête est de couleur bridge, a la tête longue et large, est marquée très légèrement de bringe aux yeux et au nez et vaut environ 450 francs. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Novembre 1890  -  Parents, veillez.  -  Le jour de la foire à St-Sever, le sieur Lejammetel, quincaillier, venait de vendre une machine à battre, à un cultivateur des environs, et cette machine se trouvait en face de son magasin, prête à être chargée sur la voiture de son client, lorsqu'un galopin de la localité s'avisa de mettre la machine en mouvement. Un des enfants du sieur Auger, faïencier, âgé, de quatre ans, introduisit sa main dans l'un des engrenages de cette machine, et eut deux doigts de la main droite écrasés.  (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Janvier 1891  -  Trois chevaux tués.  -  Le sieur Albert Maison, charretier à St-Sever, à la mauvaise habitude de dételer ses chevaux et de les laisser, tout enharnachés, regagner leur écurie, qui se trouve à deux kilomètres du bourg, sans les accompagner. Les malheureuses bêtes arrivaient habituellement sans encombre à leur logis. Mais le sieur Manson vient d'être victime de ce procédé dangereux, car, dans le courant de la semaine dernière, trois de ses chevaux, équipés à la file, sont tombés dans un ravin de la forêt, où leur propriétaire les a retrouvés le lendemain matin. Deux chevaux avaient succombé et le troisième, qui n'avait plus que le souffle, n'a pas tardé à subir le même sort. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Mai 1892  -  Pour payer ses dettes.  -  Un de nos confrères assure qu'un curé d'une des communes du canton de Saint-Sever aurait reçu à coups de poing, l'autre jour, un créancier qui venait lui réclamer de l'argent. Voilà une façon de payer ses dettes qui n'a rien d'évangélique. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Juin 1892  -  Coup de tranchet.  -  Le sieur Philippe Houdent, 43 ans, savetier à St-Sever, a été arrêté pour avoir, au cours d'une discussion, porté à sa femme un coup de tranchet qui l'a blessée grièvement à l'aine gauche. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Mars 1893  -  Encore les revenants.  -  Certains soirs, dans la forêt de Saint-Sever, vers minuit, apparaît, sur la route de Saint-Sever à Saint-Pois, un tonneau rempli de ferraille qui a la délicatesse de se ranger pour ne pas rouler dans les jambes des passants. On peut voir également à la même heure des feux de différentes couleurs, puis une table chargée de mets succulents, de toutes sortes. 

Mais n'y touche pas qui veut : malheur au pauvre passant qui veut y goûter. Le choc est si dur qu'on perd généralement connaissance. C'est dans cette situation qu'on a retrouvé, l'autre jour, un sieur B…...., de Saint-Laurent, qui est resté paralysé de peur pendant une semaine entière. Il y a quelque temps encore, un habitant de Gathemo, qui passait dans la forêt, fut appréhendé au collet et fortement malmené par un monstre qui n'avait rien d'humain. On a pu voir enfin, toujours à minuit et au même endroit, un cercueil autour duquel brûlaient plusieurs cierges et, plus loin, un prêtre qui avait une tête de mort, et chantait le « De Profundis ». 

La semaine dernière, d'autres faits non moins étranges que les précédents se sont encore produits. Un habitant de Saint-Pois, traversant la forêt, a été effrayé par une bande de pourceaux qui s'élancèrent sur lui, le jetèrent par terre et le mordirent cruellement. Il a peur de devenir enragé. 

— Une autre personne a aperçu au même endroit un loup-garou, qui avait revêtu les formes d'un chien et qui a hurlé toute une nuit d'une façon lugubre.

— Un troisième passant a vu une dame tout de noir habillée, qui l'a suivi en lui tenant des propos les plus scabreux. 

— Enfin, toujours dans ce même coin de forêt, une quatrième personne, affirme avoir vu, de ses yeux, une dame blanche qui pleure sans cesse et un grand diable ressemblant à un singe qui a élu domicile dans les arbres. Si ces histoires font rire les uns, elles effraient les autres et beaucoup de personnes du pays ne veulent plus passer de nuit dans cette partie de la forêt hantée.  (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Avril 1893  -  Père infâme.  -   Le nommé Ferdinand Langevin, 37 ans, à St-Sever, accablait sa femme d'injures et de coups. Plusieurs fois, elle avait dû se réfugier la nuit chez une voisine, mais elle ne se plaignait pas à cause de ses enfants. L'aînée de ses deux filles, Augustine, 18 ans, a été plusieurs fois, en l'absence de sa mère, victime de la dépravation de son père, alors qu'il était ivre. Il y a quatre ans, rentrant gris, il alla se coucher avec elle. La mère couchait dans une pièce voisine, elle entendit pleurer son enfant et de peur d’être battue ne bougea pas. Il recommença d'autres fois. Augustine racontait tout à sa mère qui, pour éviter le scandale, n'agissait pas. Mais, il y a une quinzaine, Langevin s'est livré sur sa fille à de tels actes que la mère l'a dénoncé. Langevin n'a pu nier. Il a été arrêté. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Avril 1893  -  Encore les revenants.  -  On espérait être débarrassé des revenants de la forêt de Saint-Sever : il n'en est rien. La dame noire est toujours dans la forêt en compagnie de son inséparable, le grand singe. Seulement, un changement est survenu : la dame noire est juchée dans les arbres, tandis que son compagnon est sur la route. Samedi soir, un habitant de Fontenermont, revenant de St-Pois, a raconté sérieusement qu'il a été brusquement saisi par le revenant qui l'a presque étouffé. 

Deux autres personnes de Saint-Manvieu ont également été arrêtées par ce monstre, qui leur a imposé une corvée étrange : pendant plusieurs heures, il les a obligées de courir d'un point à un autre et d'en revenir. D'autres personnes affirment avoir vu de loin une voiture renversée au milieu d'un grand feu, d'où émergeait un immense diable armé de la traditionnelle, fourche. Quand on en approchait, ajoutent-elles, le tout s'enlevait dans les arbres comme un ballon. C'est vraiment trop bête. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Mai 1893  -  Attentat à la pudeur.  -  Ferdinand Langevin, 37 ans, journalier à Saint-Sever, a commis divers attentats sur sa fille. La pauvre enfant avait à peine cinq ans quand, pour la première fois, elle fut victime de la lubricité de son père. Il a été condamné à 15 ans de travaux forcés. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Novembre 1894  -  Le départ de la classe.  -  Le départ des conscrits aura lieu les 15 et 16 novembre. Certaines catégories d'appelés seront cependant mises en route quelques jours plus tard. Les conscrits affectés aux troupes stationnées en Algérie et en Tunisie partiront par petits détachements, du 18 au 26 novembre, de façon à ne pas encombrer les paquebots. Le recrutement de la Seine n'enverra pas, cette année, d'hommes aux zouaves, aux tirailleurs algériens et aux chasseurs d'Afrique. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Novembre 1894  -  Triple tentative de suicide.  -  Le nommé Pierre Lehideux, 28 ans, ouvrier maréchal à Saint-Sever, a essayé de se donner la mort à différentes reprises et sans résultat. D'abord, Lehideux essaya de se jeter par la fenêtre d'un premier étage, son maître le saisit par sa blouse et parvint à le retenir. Aussitôt après, il essaya de piquer une tète en bas de l'escalier, il fut retenu de nouveau. Enfin, ce cherche-la-mort alla se jeter dans un étang. Un ouvrier menuisier parvint à retirer Lehideux sain et sauf. Ce bain mit fin aux excentricités du pauvre sot qui, parait-il, a pour l'instant, renoncé au suicide. (Source : Le Bonhomme Normand) 

 

Décembre 1894  -  Le froid.   -  Il fait un froid glacial depuis quelques jours. Le temps est à la neige. A Paris, il en est tombé et le froid a déjà fait des victimes. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Décembre 1894  -  Année pluvieuse.   -  Sur 340 jours l'Observatoire de Paris a compté 204 jours de pluie ; 100 jours brumeux, créant de la boue, mais sans pluie, et enfin une quarantaine de jours beaux. Les derniers jours de l'année seront plutôt pluvieux que froids.

      Mercredi, sur notre région, éclairs, tonnerre, vent, pluie et grêle. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Décembre 1894  -  Petit martyre.   -  Une femme Poulain, aujourd'hui mariée à un nommé Manson, avant son mariage avait eu deux enfants naturels, dont, la jeune Angèle qui avait été mise en nourrice. Il y a un an, la femme Manson retira son enfant de nourrice. A partir de ce moment la pauvre enfant, âgée de 4 ans, dépérit à vue d’œil. Les voisins entendaient des coups portés par la marâtre à sa malheureuse fille dont la figure était continuellement couverte de blessures. Le 14 décembre, les gendarmes de Saint-Sever se rendirent au domicile de la femme Manson, porteurs d'un mandat d'amener, mais l'arrestation a du être retardée, la femme Manson étant accouchée la veille d'un enfant mort né. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Janvier 1895  -  Récompenses.   -  Médaille d'argent a M. Omer Morel, sous-lieutenant de pompiers à Trévières ; mention honorable à M. Etienne Vallée, sergent à la même subdivision, pour s'être distingués dans plusieurs incendies.

—Médaille d'argent a M. Juste Leseux, brigadier de gendarmerie à St-Sever : a été grièvement blessé en tentant d'arrêter deux chevaux attelés à un breack sans conducteur. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Janvier 1895  -  Une mauvaise mère.   -  La femme Clémentine Manson, 28 ans, ménagère à St-Sever, a été arrêtée pour coups et blessures sur sa jeune fille naturelle, âgée de 4 ans. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Janvier 1895  -  La saison.   -  Quelle bizarre température nous subissons. Samedi, il gelait à pierre fendre, dans l'après -midi, le vent soufflait du Nord et, dans la soirée, la neige se mettait à tomber, bientôt suivie d'un épais verglas qui transformait les rues en un miroir, à une heure du matin, la couche était telle qu'on ne pouvait avancer qu'à petits pas. Dimanche matin, le verglas tenait encore, mais bientôt la température s'adoucissait et le soleil faisait fondre neige et verglas. (Source : Le Bonhomme Normand) 

 

Avril 1896  -  Tentative de meurtre.  -  Samedi, à Saint-Sever, le nommé Lepauvre, 53 ans, bûcheron, au cours d'une dispute avec sa concubine, la veuve Dubourg, 46 ans, a frappé celle-ci avec un hachoir et lui a fendu les os du crâne. Il a pris la fuite. L'état de la veuve Dubourg est désespéré. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Juillet 1897  -  Mort accidentelle.  -  La dame Blin, née Lebouvie, était, à St-Sever montée sur une voiture pour la charger de foin, lorsque perdant l'équilibre elle est allée tomber dans une petite rivière bordant le pré, où elle s'est noyée. Elle laisse plusieurs enfants en bas âgé. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Octobre 1897  -  Brûlée vive avec son enfant.  -  La dame Leprévost, de Saint-Sever, était allée la semaine dernière à Gourfaleur ( Manche) voir sa grand'mère et avait emmené son enfant d'un an. Le soir, elle se coucha en laissant une lampe allumée près de son lit. Le feu prit aux rideaux, réveillée par les flammes, la dame Leprévost appela à l'aide et se sauva avec son enfant. On accourut et l'incendie fut éteint. Mais la dame Leprévost et son enfant avaient de graves brûlures auxquelles ils ont succombé. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Juin 1898  -  Acte criminel.    Au moment où le train de Saint-Sever se trouvait à un kilomètre de cette gare, un malfaiteur a jeté sur le train une pierre qui a brisé un carreau de la vigie. Heureusement, le conducteur n'a pas été atteint. L'auteur de cet acte criminel est resté inconnu. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Juin 1898  -  Saint-Médard.    C'était mercredi la fête de Saint-Médard, un évêque qui a inventé la fête des rosières. C'est le patron des marchands de parapluies, car on dit que « s'il pleut à la Saint-Médard, il pleut quarante jours plus tard », à moins que Saint-Barnabé, dont la fête tombe le 11 juin, ne coupe la chique à Saint-Médard en rétablissant le beau temps. Or, mercredi, de notre coté, il a plu comme du chien, et il pleut encore. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Juillet 1898  -  Mutilation d’animaux.       On a coupé le trayon, sur une longueur de dix centimètres, à deux vaches appartenant au sieur Léon Enguehard, cultivateur à Saint-Sever.  (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Juillet 1898  -  Incendies.     Le feu s'est déclaré, à Sainte-Marguerite-de-Viette, près Saint-Pierre-sur-Dives, dans un bâtiment à usage d'étable, appartenant au sieur Bertheaume, propriétaire à Moutiers-Hubert, et exploité par le sieur Couture, cultivateur. Tout l'immeuble a été la proie des flammes. Les pertes, évaluées à 3 000 fr. pour le propriétaire et à 150 fr. pour le fermier, sont assurées. 

— Incendie de deux lits, d'une armoire, d'une table, d'une horloge et de linge aux époux Paul Chenel, bûcherons à Saint-Sever. Pertes : 100 francs. 

— Une maison inhabitée, appartenant au sieur Bouillard, demeurant à Soignolles. près Bretteville-sur-Laize, a été brûlée. Perte 1 700 francs. Assuré. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Septembre 1898  -  Terrible accident.   -   Le sieur Martial Lebouvier, cultivateur à Saint-Sever, venait de nettoyer son fusil. Il se disposait à remettre l'arme au râtelier fixé contre la cheminée quand les deux coups chargés partirent, atteignant au cou son jeune enfant, René, 2 ans 1/2, qu'il n'avait pas vu entrer, et tuèrent le pauvre bébé. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Octobre 1899  -  Sans-gêne.  -  Eugène Jamet, propriétaire à Saint-Sever, a été informé,  il y a quelques jours, par un habitant de Sept-Frères, qu'il avait dû être volé sur sa ferme située à -  Eugène Jamet, propriétaire à Saint-Sever, a été informé, il y a quelques jours, par un habitant de Sept-Frères, qu'il avait dû être volé sur sa ferme située à Marigny (Manche). La personne  qui le renseignait ainsi pouvait sans craindre lui faire cet aveu, car c'est dans son plant que du bois de chauffage, des bourrées ainsi que plusieurs hectolitres de pommes avaient été  déposés.

Jamet n'a pas eu de peine à connaître ceux qui lui avaient dérobé tout cela et, pour comble, c'est avec son attelage qu'ils ont pu ainsi transporter le produit de leur vol de Marigny à Sept-Frères. Les voleurs que nous nous abstenons de nommer aujourd'hui, mais que nous aurons l'occasion de retrouver quelque part, habitent le canton de Saint-Sever.  (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Août 1899  -  Marché aux pommes.   -   Un marché aux pommes franc de tous droits aura lieu à Saint-Sever, arrondissement de Vire, tous les samedis et jours de foire, à partir du 15 septembre prochain. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Août 1899  -  Éclairage des automobiles.   -   Un décret vient de réglementer l'éclairage des automobiles. Elles devront porter un feu blanc à l'avant et un feu rouge à l'arrière. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Avril 1900   -   Suicides.  -   La dame Maria Boullot, veuve Paris, 60 ans, demeurant à Vire, s'est pendue dans son logement.

Cet acte de désespoir est attribué à des chagrins de famille et aux souffrance d'une maladie chronique dont souffrait cruellement la pauvre femme depuis quelque temps.

— Le sieur Victor Duffy, entrepreneur de travaux publics à St-Sever, qui était souffrant des suites d'une chute de voiture, s'est pendu à une corde servant à étendre le linge dans le grenier de sa maison.

— Le nommé Adjutor Coutey, propriétaire à Villerville, s'est pendu. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Février 1908  -  Violent incendie.  -  Jeudi soir, le feu s'est déclaré dans un corps de bâtiment situé à Saint-Sever village de Plate-Bourse, occupé par MM. Arthur Blin, cantonnier ; Jules Martin, cultivateur, et appartenant à M. Jean Lelheub, propriétaire. Tout le mobilier de M. Blin, a été la proie des flammes.

M. Martin a eu 3500 bottes de foin, 100 gluis, 100 bottes de paille, 80 bourrées et une échelle consumés. On a eu beaucoup de mal à sauver les trois vaches renfermées dans l'étable ;  une d'elles a même été  grièvement brûlée. On ignore les causes de cet incendie ; on suppose que le feu a pris naissance dans la grange de M. Martin. Une enquête est ouverte.

 

Décembre 1912  -  Révolution  -  Nos pompiers n'ont pas l'esprit traditionaliste. Ils ne veulent plus de leur pittoresque uniforme 1830. C'est pourquoi les habitants sont en train de réorganiser sérieusement ce corps, et le maire, M. Lelièvre, fait appel à toutes les bonnes volontés.

 

Janvier 1913   -  L'église.  -  Une grande partie de la toiture démolie par les précédents travaux est restée telle, éventrée par des échafaudages et laissant entrer l'eau à flots. Plus d'ouvriers !

Or, depuis deux ans, tous ceux auxquels il a été donné d'admirer ce bijou gothique  ont multiplié les efforts pour aboutir ; prêtres, maire, préfet, particulièrement M. Robert Ruprich, architecte. Cette coupable lenteur  administrative rendra nécessaires des réparations intérieures très coûteuses.  La commune a payé 4 500 francs; c'est à l'État de réaliser ses  engagements et de sauver cet intéressant monument historique, jusqu'alors en bon état. Les Saint-Séveriens ont fait l'impossible.

 

Juin 1913  -  Grave accident.  -  Un grave accident est arrivé à Saint-Sever. la nommée Maria Transon, 22 ans, demeurant à la Guibellière, en passant sur la voie ferrée non loin du pont de Fosse, a été tamponnée par un train venant de Vire. Elle a eu l'avant-bras gauche broyé. Le train stoppa. la malheureuse fut transportée à l'hôpital de Vire où on pratiqua l'amputation.  cette femme ne jouissait pas de toutes ses facultés et était sujette à de fréquentes crises d'épilepsie.

 

Janvier 1914  -  État civil. -  Mouvement de la population en 1913  :   Naissances, 24 ; publications, 19 ; mariages, 7 ; transcription, 1 ; décès, 31.  

 

Avril 1914  - Les monuments historiques du Calvados.  -  Voici, d'après le officiel, la liste des immeubles classés parmi les monuments historiques avant la promulgation de la loi du 31 décembre 1913, pour le département du Calvados :

Parfouru-l'Eclin, Clocher et pignon oriental du chœur de l'église ; Rosel : Clocher de l'église ; Rots : Église ; Rouvres : Église ; Rucqueville : Église ; Ryes : Église ; Saint-André-d'Hébertot :  Église, façades, Douves et parterre du château ; Saint-Contest : Église ; Saint-Gabriel : Restes du prieuré ; Saint-Hymer : Église ; Saint-Loup-hors-Bayeux : Église ; Sainte-Marie-aux-Anglais :  Église ; Saint-Pierre-sur-Dives :  Église, Salle capitulaire, Halles ; Saint-Sever : Église ; Saint-Vigor-le-Grand : Poterie de l'ancien prieuré ; Secqueville-en-Bessin : Église ; Soulangy : Église ; Soumont-St-Quentin : Église, Église d'Aizy ; Tessel-Bretteville : Portail méridional de l'église ; Thaon : Église ; Thiéville : Clocher et façade occidentale de l'église ; Tordouet : Clocher de  l'église ; Etc...

 

Février 1915  -  Révision de la classe 1916  -  Canton de Saint-Sever : Bons, 66 ; Ajournés ; 24 ; Services auxiliaires, 1 ; Exempts, 6 ; Total 97.  

 

Août 1915  -  Les braves.  -  Ont été cités à l'ordre du jour : MM. Eugène Charpentier, soldat, Assiré, aide-major, Charles Deprun, René Capelle, Eugène Maréchal, caporal, Marcel Chéradame, Georges André, Max Man-Sang, Robert Poirson, caporal, Robert Desmouceaux, tous du 119e ; Louis de Petiville, de Saint-Sever.

 

Novembre 1915  -  Croix de guerre.  -  M. Léon-Joseph Vaudry, boulanger à Saint-Sever, actuellement sergent à la 3e section des C.O.A., vient d’obtenir la Croix de guerre. Il avait été cité  à l’ordre de la division pour s’être « fait remarquer par son dévouement en opérant le ravitaillement des dépôts de vivres dans les endroits les plus exposés. »

 

Janvier 1916  -  Citation.  -  M. Isidore Lesénéchal, quincaillier à Saint-Sever, mobilisé sous-lieutenant, a été cité à l'ordre de la division pour avoir maintenu la confiance de ses hommes alors assaillis par un bombardement très violent d'obus asphyxiants.

 

Juin 1916  -  Morts pour la France.  -  M.  Jules Gaillard, soldat au ...e régiment territorial, a été tué le 7 avril 1916. M. Jules Solmier, fils de M. Solmier, propriétaire de l'Hôtel Moderne,  soldat au ...e d'infanterie, est décédé à l'hôpital maritime de Brest, dans sa 20eme année.

 

Mai 1917  -  Accident mortel.  -  M. Jean-Marie Labotte, 19 ans, employé chez M. Molinié, de Saint-Sever, revenait de Percy (Manche), avec un chargement d'eau-de-vie. Près de Montbray, ses chevaux  s'emballèrent. En vain Labotte essaya de les maîtriser et il fut violemment projeté sur la route. Malgré les soins empressés qui lui furent prodigués par des témoins de l'accident, le malheureux charretier succomba peu après.  

 

Août 1917  -  Derrière les grilles. -  Une lectrice d'une petite ville du département, allant toucher son allocation, a été prise à partie par le percepteur qui, sans aménité, lui a réclamé les impôts, restés impayés, de sa mère qui est veuve, a eu un fils tué et a encore cinq fils et gendre sur le front. 

On nous demande ce que nous pensons de cela. Parbleu ! que le percepteur eût mieux fait de continuer à compter sa monnaie et à manipuler ses paperasses.

 

Août 1917  -  L’église s’adapte ! -  Les temps que nous vivons ne permettent guère la minutie des anciennes observances religieuses, aussi le Pape s'est-il décidé à les abolir en notable partie. Désormais, l'usage des oeufs, du laitage et de la graisse sont permis en tout temps, même pendant le carême et les jours de jeune. On peut aussi manger de la viande et du poisson. Les vendredis et samedis sont, maintenant, jours de jeune et d'abstinence pendant le carême. Resteront cependant à observer le mercredi des Cendres, les quatre-temps et les veilles de fêtes jusqu'à midi seulement. L'avance de l'heure n'est pas prévue.

 

Août 1917  -  Les braves. -   Légion d’honneur.  MM. Charles Savary, de Grandcamp, capitaine au 239e, et Alfred Fontaine, de Saint-Sever, médecin-major, ont été nommés Chevaliers de la Légion d’Honneur.

 

Mars 1919  -  Les secours aux régions libérées. -  La municipalité de Vire et les communes des cantons de Vire, Bény-Bocage et Saint-Sever. ont décidé de porter secours à une commune sinistrée du département du Nord. Neuville-Saint-Rémy. Plus de 2.500 francs de souscriptions ont été déjà recueillis.

 

Février 1924  -  Chien malfaisant.  -   Il y a quelque temps le chien de M. Lemouchon détruisait une dinde appartenant à M. Jeanne Georges, 39 ans, marchand de beurre, et dernièrement encore le même animal commettait un nouveau méfait chez la même personne en dévorant une pintade. Plainte a été portée.  

 

Août 1924  -  Le meeting d’aviation.  - Plus de 20 000 personnes ont assisté hier au meeting d'aviation de Saint-Sever. L'aviateur émerveilla les spectateurs par ses acrobaties, ainsi du reste que MM. Robert, Bauller et la gracieuse parachutiste. Nous reparlerons demain de cette fête dont l'heure tardive nous interdit de rendre compte aujourd'hui en détail.

 

Mars 1925  -  Lâche agression.  -  Le 6 courant, M. Cousin, au service de M. Lesénéchal, quincaillier à Saint-Sever, revenait en camion auto de livrer de la marchandise à Montabot. Arrivé à Courson, il s'arrêta quelque peu pour prendre des nouvelles de ses parents et fit la rencontre d'un nommé Marie, dit « La Jeunesse », originaire de Le Gast. Après avoir échangé quelques paroles, Marie s'éloigna et fut rejoint quelque temps après au lieu dit « La Girardière » par M. Cousin. Tout à coup, Marie bondit sur le siège, poussa violemment sur la chaussée le conducteur, s'empara du volant et après avoir parcouru quelques tres, arrêta le véhicule pour aller rejoindre sa victime qu'il menaça de mort.

Enfin, Marie remit en marche l'auto qu'il n'abandonna que quelques kilomètres plus loin pour prendre la fuite à travers champs. Enquête.

 

Mai 1925  -  Pour un morceau de bois.  -  Le 14 avril, Despinito Désiré, sujet belge, charbonnier dans, la forêt de Saint-Sever, prit un morceau de bois dans la coupe de son camarade Piette Marcel, également sujet belge, mais sur les remontrances de celui-ci, Despinito se fâcha et frappa assez violemment Piette qui fit constater ses blessures par un médecin et porta plainte à la gendarmerie.

Despinito a été condamné à 25 francs d'amende avec sursis.

 

Août 1925  -  Grande fête.  -  La ville de Saint-Sever organise pour le 30 août une grande fête dont voici le programme :

 A 8 heures, distribution de secours aux indigents. De 9 heures à 10 heures, opérations des différents jurys du comice agricole.

Course cyclistes à 8 h. 30, course réservée aux jeunes gens du canton.

A 9 h. 30, course de 4e catégorie et débutants, pour coureurs du département et cantons limitrophes. Engagements cantonale 2 francs, départementale 3 francs.

A 12 heures, banquet par souscription.
A 15 heures, l'Hôtel-de-Ville, couronnement de la reine du Commerce et de l'Industrie.

A 15 heures, place de la gare rassemblement du cortège, grande cavalcade.

A 16 heures, défilé par les rues de la ville des chars, de la musique, de la Reine et de ses demoiselles d'honneur, La Rose races Marquis et Marquise, Les Amours, La Belle au Bois Dormant, Le Papillon Japonais, La Palette, Colombine, L'Ouest-État, nombreuses voitures décorées. Fête foraine.

De 18 heures à minuit, cinéma moderne à la salle des Fêtes.

A 20 h. 30, concert par la musique municipale, illumination générale, retraite aux flambeaux.

A 22 heures, brillant feu d'artifice, bals de quartier.

 

Octobre 1925  -  Une locomotive culbute une voiture.  -   Le 3 octobre, vers 16 h., M. Esnault André, âgé de 19 ans, se rendait pour dégager des marchandises à la Petite Vitesse de la gare de St-Sever. Il était accompagné du domestique de ses parents, M. Launay Emmanuel, â de 27 ans.

Arrivé au passage à niveau 53, lieu-dit « de Courson » le conducteur engagea son attelage sur la voie quand tout à coup la voiture fut tamponnée, renversée et traînée sur un parcours de 50 mètres environ, par une locomotive haut-le-pied. Projetés hors du véhicule, les deux occupants se firent dans leur chute, de graves blessures. La voiture est hors d'usage.

D'après l'enquête, le passage de la machine haut-le-pied n'avait pas été signalé.

 

Mars 1926  -  Vente illicite de Pigeon-voyageur.  -  dernièrement, au marché de vire, deux pigeons, voyageurs ont été vendus par un inconnu à M. Lebouvier Ernest, demeurant à Saint-Sever, qui a lieu voulu nous remettre les inscriptions que ces utiles oiseaux portaient à leur bague. Les voici : Belge 1923-6138648 - Belge   1920-1242983.

Malgré la très grande surveillance exercée sur ces animaux, il n'est pas de semaines que les colombophiles virois n'aient à constater la disparition d'un ou plusieurs pigeons. Les uns ont été tout probablement tués, plumés et mangés, les autres retenus en captivité. Or, il est bon de rappeler qu'une loi punit sévèrement tous ceux qui détruisent ou retiennent ces utiles oiseaux.
Des que la présence d'un pigeon voyageur est constatée dans un pigeonnier étranger au sien, on doit immédiatement en faire part soit à la gendarmerie, soit la mairie, qui prendra toutes les dispositions pour faire réintégrer en son domicile l'animal égaré.

 

Août 1926  -  Un gendre vole son Beau-père et se suicide.  -   Victor Guitton, 53 ans, à Saint-Sever, est depuis quelque temps en instance de divorce. Ces jours derniers, pour avoir une entrevue avec sa femme, âgé de 23 ans, il se rendit chez son beau-père, M. Rouyer, ou il espérait la rencontrer. La maison était déserte. Le journalier réussit à s'y introduire par la cave. Il s’empara dans une armoire, d'un livret de caisse d'épargne au nom de M. Rouyer, et de deux bons de la Défense Nationale de 1000 francs.

  Interrogé par les gendarmes. Guitton déclara qu'il avait brûlé le livret et les bons pour se venger, en ne gardant qu'un peu de monnaie dérobée dans le tiroir de l'armoire.

Gardé a vue par les gendarmes, le prévenu fut sur l'ordre du procureur de la République, remis en liberté, le vol entre parents à ce degré n'étant pas considéré comme un délit.

Guitton se rendit chez son patron à Montbray. Le lendemain un domestique le trouva noyé dans une pièce d'eau, dans une propriété voisine.

 

Octobre 1926  -  Les méfaits de la foudre.  -  Au village de Larigousière, en la commune de Saint-Sever, une vache appartenant à M. Goard a été foudroyée.  

 

Décembre 1926  -  Chute de cheval.  -  Le chef de la brigade de gendarmerie de Saint-Sever, M. Julien, revenait à cheval d'une tournée effectuée à Pontfarcy, quand, vers 20 heures, au lieu dit la Cointerie, sa monture fit soudainement un brusque écart et désarçonna son cavalier qui projeté violemment sur le sol, se fit diverses contusions à la face et à l'un des côtés.

Ramené à son domicilie par un automobiliste, M. Julien fit visité par M. le docteur Fontaine qui a prescrit au blessé plusieurs jours de repos.

 

Mars 1927  -  Hallali sanglant.  -  Samedi dernier, au cours d'une chasse à courre en forêt de Saint-Sever, le cerf aux abois a blessé un paisible spectateur. Comme un piqueur allait donner le coup de grâce à la bête exténuée, celle -ci, dans un suprême effort, s'élançait sur M. Ozenne, de Saint-Sever, qui a été renversé et assez grièvement blessé à une main et à l'aine  gauche.

 

Avril 1928  -  Un futur sanatorium départemental.  -  Au termes des lois du 7 septembre 1919 et du 31 décembre 1921, les départements doivent, avant le 7 septembre 1929, soit posséder des sanatoria antituberculeux, soit assurer l'hospitalisation des tuberculeux relevant de l'Assistance médicale publique, en passant un traité avec un sanatorium public ou privé.  A défaut d'une délibération du Conseil général réglant la question dans le délai imparti par la loi, il y serait pourvu d'office par décret.

Le département du Calvados, qui ne connaît que trop les ravages produits par la tuberculose, a déjà de de créé, à Graye-sur-Mer, un préventorium marin pour prémunir les enfants de la terrible maladie, mais n'avait pas encore de sanatorium pour l'isolement et le traitement des adultes et des enfants effectivement atteints. Pour combler cette lacune et aussi pour exécuter les sages prescriptions de la loi, le Conseil général, sur la proposition du préfet et après audition d'un remarquable rapport, très documenté, du baron Gérard, a décidé, à l'unanimité, la création d'un sanatorium public départemental destiné aux femmes et aux enfants tuberculeux. Il a été calculé que ces malades ne coûteraient pas plus cher à la  collectivité que s'ils étaient dans un simple hôpital. Pour les hommes, on continuera à traiter avec un sanatorium d'un  autre département.

Ce futur établissement, qui serait de 100 lits, coûterait quatre millions, dont la moitié serait donnée par l'état sur le produit des jeux, et l'autre moitié prêtée au département par l'Office  des Habitations à Bon Marché, pour un intérêt de 3 %.

Deux emplacements à choisir ont été retenus : à la lisière de la forêt de Saint-Sever, sur un point culminant qui domine la vallée, ou dans la forêt de Balleroy, au lieu-dit " Belle Epine", dans un joli site élevé,  explosé au midi et  entouré de sapins. Sans que rien soit encore décidé, c'est ce deuxième emplacement qui aurait la préférence du ministère de l'hygiène.

Les choses en sont la et l'Assemblée, après avoir voté le principe, a chargé sa Commission départementale d'en étudier la réalisation. Ainsi, notre Conseil général, sous l'inlassable impulsion de son président,  poursuit son oeuvre humanitaire et sociale. Après la maternité de Bénouville, l'office d'hygiène sociale, l'école artisanale de Douvres, le préventorium de  Graye, voici l'hôpital antituberculeux. S'il aide efficacement à nous débarrasser du fléau redoutable, le sanatorium de " la Belle Épine" nous en aura tiré une belle du pied.  

 

Septembre 1928   -   Un enfant se noie.   -  A Saint-Sever, le petit Pierre Bellenger, 5 ans, se rendant avec sa mère dans un herbage, au lieu-dit « Le moulin Michel », s'éloignait brusquement. Sa mère le  crut d'abord parti chez des voisins, puis, prise d'inquiétude, elle rechercha vainement l'enfant. Ce n'est que le lendemain qu'on retrouva le petit cadavre dans la Vire.

 

Juillet 1929  -  La température.   -  La chaleur après laquelle tout le monde aspirait en raison des vacances et pour la maturité des récoltes, est survenue brutalement. Et c'est maintenant une température torride que nous avons à subir, avec des 30° et même plus à l'ombre.

L'absence de vent rend encore cette chaleur plus difficile à supporter et les travaux des champs sont devenus très pénibles dans cette véritable fournaise. Cependant, mardi, le ciel commençait à se couvrir et l'orage semblait proche. Espérons que des pluies viendront rafraîchir la température, mais souhaitons cependant qu'elles ne soient pas trop fréquentes et que nous ayons un été suffisamment sec.

 

Septembre 1929  -  La sécheresse.  -  Le temps magnifique dont nous jouissons a aussi ses inconvénients. Aux cas d'insolation toujours possibles et aux véritables souffrances physiques  que cause une température aussi élevée, il faut ajouter le manque d'eau qui commence à inquiéter sérieusement les agriculteurs.

Non seulement, il ne pleut pas depuis plusieurs jours, mais l'année presque entière a été d'une sécheresse inaccoutumée. A la campagne, les cultivateurs qui n'ont pas de source sur leur propriété, ou de puits, sont obligés d'aller chercher l'eau à la rivière pour les besoins de leur ménage et pour abreuver les bestiaux, et de la faire charrier à des distances quelquefois très grandes, d'où une gêne sensible et des dépenses considérables.

Les villes ne sont pas moins à plaindre. Pour abattre la poussière et donner un peu de fraîcheur dans les rues, elles sont obligées de faire arroser, ce qui grève incontestablement le  budget.

 

Septembre 1929  -  Le garde-braconnier.  -  Depuis quelque temps, un mystérieux braconnier tendait des collets dans la forêt de Saint-Sever.  Les gendarmes exercèrent une active surveillance et finirent par passer le malfaiteur en flagrant délit. Ils ne furent pas peu surpris en reconnaissant un garde des Eaux et Forêts, Camille Dumaille, 31 ans, qui depuis trois mois  se livrait à ce petit trafic.

 

Octobre 1929  -  L'heure d'hiver.  -  Conformément à la loi du 24 mai 1923, c'est dans la nuit du samedi 5 au dimanche 6 octobre que l'heure d'été fera place à l'heure d'hiver, c'est à dire que les pendules devront être retardées de 60 minutes.

 

Décembre 1930   -   Le martyre d'un bambin de quatre ans.   -   Ces jours derniers, les gendarmes de Saint-Sever étaient avisés par une lettre anonyme que les époux Fauvel, journalier au hameau de la localité, martyrisaient leur deux enfants, notamment le petit Bernard âgés de quatre ans dont l'état était pitoyable.

Accompagnés de M. le docteur Fontaine, maire du bourg, deux militaires de la brigade se rendaient au domicile des susdits et trouvaient la femme Fauvel tailladant à l'aide d'un rasoir la fesse gauche du jeune Bernard déformée par un énorme abcès. Près de la mégère s'étendait une large flaque de pus et sang au milieu de laquelle baignait un couteau. Examinant l'infortuné bambin, les gendarmes constataient qu'il portait à la tête plusieurs plaies, certaines faisant un trou. Le nez violacé était écorché. Le bras droit du pauvre petit enserré de linges d'une repoussante saleté, tombait inerte le long du corps. Il avait été fracturé vraisemblablement d'un coups de bâton. Les ongles des pieds de l'enfant étaient décollés. Vêtu d'une simple chemise et d'un tricot couvert d'extrêmement, le jeune Bernard paraissait énormément souffrir et cependant ne se plaignait pas.

Visité à son tour, la sœur du garçonnet fut reconnue atteinte d'une grave brûlure produite par un fer à repasser.

Interrogée, la femme Fauvel affirma que le petit Bernard s'était brisé le bras en tombant, la semaine précédente. Son mari lui avait bien conseillé de mander un médecin, mais elle n'en avait rien fait... Quant à la  brûlure que portait son autre enfant, elle avoua qu'elle l'avait provoquée mais sans le vouloir ... Fauvel assura qu'il ignorait les sévices exercés par sa femme sur les enfants, ceux-ci étant toujours au lit à son retour du travail et n'étant pas encore levés lorsqu'il quittait la maison le matin. Des déclarations faites par un voisin, il apparaît que la  blessure que porte au nez le jeune Bernard résulte de la brutalité de sa mère, lui serrant violemment cette parte du visage avec une pince. La mégère a été arrêtée sur le champ et écrouée.

 

Janvier 1931  -  les aides aux jeunes filles.  -  Dots attribuées en 1930 aux jeunes filles de familles nombreuses. La Commission départementale, chargée de l’attribution des dots y a donc  eu à se prononcer pour cinquante attributions sur soixante et onze dossiers constitués.

Saint-Sever. — Mlle Aumont Angèle, âgée de 24 ans, est l'aînée d'une famille de 5 enfants vivants. Le père est décédé de maladie contractée durant la guerre. Placée pendant 11 années, elle a donné entière satisfaction à ses patrons. Elle a contracté mariage, le 13 novembre 1930, avec M. Bouvet, ouvrier maçon, issu d'une famille de 10 enfants.

 

Février 1931   -   trop parler nuit.   -  Un jour, à St-Sever, deux femmes, se disputant, se reprochèrent de s'être fait avorter. Le propos fut entendu et transmis à la gendarmerie puis à la brigade mobile de Rouen.

L'enquête, poursuivie à Caen, vient d'amener l'arrestation d'une fraiseuse d'anges, Yvonne Boisramé, née Jarry, 34 ans, demeurant Clos-Herbert. Elle a avoué avoir fait avorter la femme de St-Sever, puis deux femmes à Caen. Ses clientes ont été laissées en liberté provisoire.

 

Avril 1931  -  Subvention.  -  Le Conseil général, et la commission des travaux publics, donne acte à M. le Préfet de la répartition de la subvention de 60.000 fr. accordée par le département aux communes s'imposant des sacrifices pour l'entretien des édifices classés. Il estime que ce crédit de 60.000 fr. est notoirement insuffisant pour un département qui contient tant de richesses artistiques et invite la commission des Finances à prévoir une augmentation de crédit dans l'établissement du prochain budget.

Subventions pour la ville de Saint-Sever. — Remise en état des vitreries de plusieurs fenêtres de l'église : 750 fr.  

 

Novembre 1936  -   Enquête sur les incidents du sanatorium.  -  Délégué par M. Henri Sellier, ministre de la Santé publique, le docteur Bourguin, inspecteur général, est arrivé hier au Sanatorium de Saint-Sever pour y faire une enquête sur le conflit qui divise le médecin-chef et le personnel actuellement en grève. 

Le docteur-inspecteur Bourguin a d'abord eu une entrevue avec la commission de surveillance du sanatorium que préside le docteur Fontaine, conseiller général. Il a entendu aussi le docteur Reuniaux, médecin chef, et M. Boulay, économe, avant de recevoir les déléguée des grévistes, et M. Merma, délégué par la Fédération ouvrière des services de santé. On espère que l'envoyé du ministre pourra rapidement trouver une solution et arrêter la grève dont les malade n'ont, d’ailleurs jusqu'ici aucunement souffert. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Décembre 1936  -   Les fluctuations du chômage en France.  -  Suivant les chiffres donnés par le service central de la main d'œuvre, pour la semaine du 16 au 21 novembre, il y avait, à cette dernière date et pour toute la France, 408 101 chômeurs, 308 824 hommes et 99 277 femmes. La semaine précédente, le total était de 406 444 et pendant la semaine correspondante de l'année dernière de 404 228. Il y a donc, pour la semaine du 16 au 21 novembre 1936, une augmentation de 1 657 chômeurs sur la semaine précédente et de 3 873 sur l'année dernière. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Décembre 1936  -   La grève du sanatorium de Saint-Sever.  -  Comme nous l'avons dit, il y a prés d'un mois que le personnel du sanatorium de Saint-Sever s'est mis en grève, à la suit d'un conflit avec le docteur Reumaux, directeur de l'établissement.

Il y a deux semaines le ministère de la santé publique avait envoyé sur les lieux le médecin inspecteur Bourgeois, afin de régler le conflit.

Les choses en étaient là, quand le docteur Reumaux fut appelé au début de cette semaine au ministère de la Santé publique.

Le docteur Reumaux rentrait à Saint-Sever mercredi dans la soirée quand, pour empêcher son automobile de franchir la grille du sanatorium, les grévistes barrèrent la route avec des camions.

Des malades de l'établissement, au nombre d'une trentaine, descendirent alors de leur dortoir et protestèrent vivement contre l'attitude des grévistes.

Personnel et hospitalisés s'injuriaient copieusement, quand l'un des grévistes nommé Menier, sortit un revolver et tout en menaçant les malades, les obligea à regagner leur dortoir.

Cette scène avait vivement affecté les hospitalisés et une quarantaine d'entre eux adressèrent par lettre au procureur de la République une plainte pour menace de mort contre le gréviste Menier.

Vendredi vers 16 heures, MM. procureur de la République Pierre, juge d'instruction et la Moel, greffier, se présentaient à la grille du sanatorium dans le but d'ouvrir une enquête.

Le piquet de grève qui siège en permanence à la conciergerie depuis le début du conflit refusa d'ouvrir.

Pendant que le Parquet faisait appeler les gendarmes de la brigade de St-Sever, les grévistes barraient à nouveau l'entrée du sana avec des camions.

Ce n'est qu'après une heure de pourparlers et sur l'ordre formel de la sous-préfecture que les grévistes ouvrirent la grille et que les magistrats purent enfin pénétré dans l'établissement.

Nous ne connaissons pas encore la suite de l'enquête.

Inutile de dire que l'attitude du personnel du sanatorium est sévèrement jugée non seulement dans l'arrondissement de Vire, mais dans tout le département. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Février 1938  -  Une femme est gravement blessée.  -  M. Léon Martin, cultivateur, au lieu dit, « La Vissière », venait de quitter en automobile le bourg de Saint-Sever et il circulait sur la route du Gast, quand, arrivé à la « Croix Mérienne », il renversa Mme Cireux, demeurant au bourg de Le Gast, qui, ayant son attention retenue par le passage d'un camion, ne semble pas s'être aperçue de l'arrivée de M. Martin, marchant heureusement à une allure réduite.

Relevée avec de graves blessures. Mme Cireux reçut les premiers soins du docteur Fontaine. Elle devait être admise à. l'Hôpital de Vire.  (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Mars 1938   -   Une octogénaire trouvée morte dans un ruisseau.   -  Jeudi, vers 14 h. le jeune Laurent Gilbert, 11 ans, se rendait au bourg de St-Sever quand, arrivé au village de La Bercerie, il aperçut une femme tombée dans le ruisseau qui coule en bordure du chemin dans lequel il marchait, puis, juste à ce moment, il vit un automobiliste auquel il lit signe d'arrêter : c'était M Lemaître, cultivateur à Courson, et tous les deux ils retirèrent du ruisseau la pauvre femme qui ne donnait plus signe de vie et qui fut reconnue pour être Mme veuve Debon, née Denis Florence, âgée de 83 ans, domiciliée au village de La Mercerie.

Le docteur Fontaine, de Saint-Sever, qui a examiné la noyée a conclu à une mort accidentelle. On suppose que Mme Debon est tombée dans le ruisseau par suite d'un faux-pas ou d'un vertige. (Source : Le Moniteur du Calvados)  

 

Octobre 1938   -   Le temps du mois de septembre.  -   Dans son ensemble, le mois de septembre a été doux et pluvieux. Il ne compte aucune journée de grande chaleur, on ne signale également aucune journée vraiment fraîche.

Le maximum journalier s'est main-tenu constamment aux environs de 20°, tandis que le minimum ne s'abaissait jamais jusqu'à la gelée blanche. La moyenne mensuelle, à s'établit à 15° 05, dépassant nettement la normale 14° 79, sans présenter néanmoins une anomalie extraordinaire.

Fait assez curieux, les stations du Sud du département ont été notablement plus fraîches que les autres

Il a fait plus beau sur les côtes que dans les collines du Bocage. Nous retrouvons une opposition analogue dans la mesure des précipitations, bien que le mois soit pluvieux dans l'ensemble du département. La sécheresse a continué de prédominer au cours de la première quinzaine à partir du 14, les pluies furent très abondantes.

Au voisinage de la mer, les averses furent moins importante. On note 61 m/m' à La Délivrande, 116 à Deauville, 127 à Saint-Sever.

L’abondance des précipitations unie à la douceur de la température, a été très favorable aux prairies, partout les regains sont abondants et d'excellente qualité. Le problème de l'alimentation des bestiaux au cours de l'hiver ne se pose plus avec autant d'acuité qu'il y a quelques mois. Abbé GABRIEL. (Source : Le Moniteur du Calvados)  

 

Mars 1940  -  Une voleuse.  -  Pour avoir commis plusieurs vols dans la région de Saint-Sever, la nommée Despois, 43 ans, demeurant dans la forêt de Saint-Sever, est condamnée à deux mois de prison.

 

Avril 1941   -   Un avion anglais tombe St-Sever.   -   Dimanche matin, vers 2 h. 30, les habitants de Saint-Sever étaient réveillés par le vrombissement d'un avion qui, volant presque au ras des toits, semblait chercher à atterrir.

Tout à coup, un bruit formidable se faisait entendre : l'appareil (un bombardier anglais bimoteur) vient de s'abattre sur un groupe de maisons, à l'entrée ouest du bourg. Toute la  population est aussitôt sur pied et les secours s'organisent, car le feu s'étend déjà avec une grande rapidité. Les pompiers de Villedieu, puis de Vire et enfin de Caen arrivent successivement, ainsi que le maire, le sous-préfet et le parquet de Vire, le chef de la kommandantur, les gendarmes, des soldats... Trois maisons ont été détruites, celles occupées par  MM. Champion, peintre ; Charlemagne, boulanger et Mette, mécanicien. Malheureusement, il n'y a pas que des dégâts matériels à déplorer : 9 personnes civiles dont un bébé de 15 mois ont péri dans le sinistre ; les unes ont été tuées en plein sommeil, les autres ont pas eu le temps de se soustraire à une mort atroce.

Voici la liste des victimes : M. Léon champion, 52 ans, né à Sourdeval ; Mme Augustine Champion, 57 ans, née à Champ-du-Boult ; leur petit-fils Guy Boudier, 15 mois (la mère du  malheureux bébé, Mme Boudier, dont le mari est prisonnier de guerre, a échappé par miracle à la catastrophe, au moment où toute la famille s'apprêtait à sortir de la maison, la toiture s'est effondrée, ensevelissant M. Champion, sa femme et le bambin) ; M. Marcel Charlemagne, 37 ans, né à Martilly ; Mme Charlemagne, 30 ans, née à Saint-Sever ; Mlle Bricot, 50 ans, couturière à Vire ; Maurice Brochet, 17 ans, commis boulanger, né à Annebecq ; Mlle Lebedel, servante chez M. et Mme Charlemagne ; Georges Morel, 17 ans, né à Grouvets (Manche), ouvrier mécanicien chez M. Mette. Plus heureux que leurs voisins et employé, M. et Mme Mette, ainsi que leur enfant de 3 ans, ont échappé à la mort.

Par décision du Conseil municipal, les obsèques des victimes ont eu lieu aux frais de la commune, une foule énorme, profondément affligée, y assistait.

L'équipage de l'avion était formé de six hommes, cinq ont péri, le sixième, qui s'était sauvé en parachute, a été fait prisonnier.

 

Mai 1941   -   Mise au point après l'accident.   -   Comme il a été annoncé, un bombardier angolais est tombé il y a quelques jours à St-Sever. L'équipage se composait de six hommes, cinq se sont tués, un seul est parvenu à se sauver en parachute. On sait que cet accident a fait en outre neuf victimes civiles. Ayant reconnu sa situation désespérée, l'aviateur anglais qui a échappé à la mort s'était réfugié dans une ferme des environs.

La propriétaire de cette ferme, sur sa demande, lui a donné de la nourriture et lui a fourni des vêtements après quoi, sachant que nul n'a le droit de donner l'hospitalité à un soldat  anglais,  sous peine de mort, cette personne a fait avertir le maire de l'événement. Par sa correction, elle a préservé la population de St-Sever de sanctions très graves.  Ce fait permet de constater  que chaque français rend à la collectivité le meilleur service en observant strictement les ordonnances publiées par les autorités d'occupation.  

 

Mai 1941   -  Avis à la Population.   -   La Feldkommandantur du Calvados rappelle à la population que toute personne découvrant soit sur la voie publique, soit dans une propriété privée des objets ou imprimés suspects, tels, par exemple, que des tracts jetés par avion, doit en faire la remise à l'autorité militaire allemande la plus proche.

 

Août 1941   -  Noyade.  -  Le jeune Roger Lalleman, 20 ans, ouvrier boulanger à Coulouvray-Boisbenâtre (Manche), était venu dimanche avec des camarades à St-Sever, et s'était rendu en forêt se baigner au nouvel étang. Savait-il insuffisamment nager ou fut-il pris de congestion ?

Toujours est-il qu'après avoir fait quelques brasses, il coula à fond dans 4 m. d'eau. On essaya bien de le sauver, mais en vain. Aux dernières nouvelles, les recherches pour trouver le  corps sont restées vaines. 

 

Février 1944  -  Marché noir.  -  En gare de Saint-Sever, les gendarmes ont confisqué plusieurs kilos de viande de porc et de beurre transportés par Bertih Maurice, 23 ans, employé à la S. N. C. F., Conrath Charles, 43 ans, demeurant à Paris, rue Eugène Sue, l'Algérien Amellou Hamon, 32 ans, demeurant rue Michel-Lecomte et Gondolfo Rolland, 56 ans, ébéniste, à Montreuil-sous-Bois.

 

Mars 1944    -   Fait divers.   -   Lundi, entre 16 et 17 h., à La Graverie, au lieu-dit « La Papillonnière », l'ambulance du sanatorium de Saint-Sever a été mitraillée par des avions  anglo-américains, Mlle Thérèse Michel, sous-économe, 29 ans, originaire d'Avranches, a été tuée. Le chauffeur de l'ambulance, M. Marie, a été blessé gravement au bras. Un peu plus loin, à Tracy-Bocage, un camion de la « Moderne Beurrerie » de Vire, a également été attaqué. Le chauffeur M. Letellier, a eu une main coupée. Les deux victimes ont été conduites à l'hôpital de Vire. A la même heure, le car postal qui assure le service de Vire à Caen, et qui transporte également des voyageurs a été lui aussi mitraillé à Jurques. Mme Marie Roulland,  domestique  chez M. Liégeard à St-Pierre-du-Fresne à été tuée. Quatre autres voyageurs ont été blessés et ont dû. être hospitalisés à l'hôpital d'Annay-sur-Odon : Mme et M. Peyronnet, rédacteur principal des contributions indirectes à Caen (Mme Peyronnet, notamment a dû subir une grave intervention dans le dos), M. Georges Dubois, peintre à Villers-Bocage, et le  chauffeur du car postal, M Pierre Kergoat, demeurant à Vire, enfin, un cinquième blessé, M. Auguste Cervelle, a pu regagner son domicile.

 

Décembre 1944   -   Une singulière histoire.   -   André David, 43 ans, polisseur, domicilié aux Forges, à Saint-Sever, se rendait en direction du Gast, lorsqu'à 30 mètres de la route, il entendit une forte détonation et fut blessé aux jambes et au visage. Il ne peut s'expliquer l'accident n'ayant vu, ni touché aucun engin.

 

Septembre 1945  -  Elle lisait un roman.   -   Au passage à niveau de la route de Sept-Frères à Saint-Sever, une carriole conduite par Mlle Fernande Auvray, 20 ans, employée de culture chez M. Paul, cultivateur à Sept-Frères, s’est rencontrée avec un train. La locomotive heurta le cheval qui fut arraché des brancards et tué sur le coup. Projetée sur la voie, Mlle Auvray n’a  eu que des contusions sans gravité.

En l’absence régulière de la garde-barrière, le service était assuré par Mlle Jeanne Rivoal : celle-ci a déclaré que se trouvant dans la guérite, elle était plongée dans la lecture d’un roman et ne pensait pas au train. (Source : Le Bonhomme Libre)

 

Juillet 1946  -  Les accidents de la route.  -  En doublant à Saint-Sever, lieudit « la Braiserie », la carriole de Mme Julienne Leguillochet, cultivatrice à Fontenermont, une auto pilotée par M. Morin, préfet de la Manche, a violemment heurté le véhicule hippomobile qui a été tué sur le coup. Mme Leguillochet ainsi que Mme Morin qui accompagnait son mari ont été légèrement blessées. L’avant de la carrosserie de l’auto a été défoncée et les glaces brisées.

 - En traversant le bourg de Vassy la roue de secours fixée sur le coté droit d’une camionnette des P.T.T. conduite par M. Fernand Leroux, 34 ans, de Condé-sur-Noireau, a blessé au genou gauche un passant, M. Louis Millet, 55 ans, retraité de la gendarmerie. (Source : Le Bonhomme Libre)

 

Septembre 1947  -    Toujours les mines !    Un camion conduit par M. Ritier, de Granville, circulait sur un chemin vicinal à proximité de Saint-Sever lorsque le véhicule vola en éclats sous le choc d’une explosion provoquée par une mine qui serait restée enfouie en bordure de la route. Le chauffeur a été grièvement blessé tandis que M. Ladoue, débitant à Saint-Sever, qui l’accompagnait, a été tué sur le coup. (Source : Le Bonhomme Libre)

 

Décembre 1947  -  Le feu dans une maison forestière.  -  A Saint-Sever, un incendie qui aurait pris naissance dans un appentis, s’est communiqué à la maison forestière occupée par le garde Marcel Henen. La toiture a été entièrement détruite.

Une intervention rapide des pompiers a permis de sauver le mobilier et d’éviter que le sinistre ne se propage à la foret voisine. (Source : Le Bonhomme Libre)

SAINT-SEVER    -    Château Chenel

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