ST - VIGOR - des - MÉZERETS  

Canton de Condé-sur-Noireau 

Les habitants sont les Saint-Vigoriens et Saint-Vigoriennes

Octobre 1867   -   La demande des fermiers.   -   Les fermiers qui avaient demandé des chevaux de l'artillerie pour le service agricole, ont été autorisés à venir les chercher. Cela a lieu tous les ans, et la nouvelle n'a d'importance que parce que l'on avait affirmé un moment qu'il n'en serait pas ainsi en 1867.

 

Mars 1868   -   Une circulaire.   -   M. le Préfet du Calvados vient d'adresser aux maires du département une circulaire relative à l'échenillage et au hannetonnage.

Quant aux hannetons, M. le Préfet dit qu'il insiste d'autant plus pour leur destruction que suivant les entomologistes, une reproduction exceptionnelle de ces redoutables coléoptères doit se manifester cette année.

 

Avril 1868   -   La récolte.   -   Nous recevons du Pays d'Auge les nouvelles les plus rassurantes sur l'apparence des récoltes.

Les pommiers sont couverts de bourgeons, et, si le temps est favorable, il y aura une abondante moisson.  

 

Févrrier 1869   -  Une arrestation.   -  Le vendredi 26 février, un nommé Adolphe Leveneur, né à Montilly et ayant travaillé en dernier lieu à Clinchamps, entrait dans l'auberge du sieur Jumel, à Saint-Vigor-des-Mézeret. Cet individu, qui était blessé à la jambe, avait fait route sur une jument, qu'il attacha à la porte. Il remit ensuite à l'aubergiste une poule dont il était porteur et le pria de la lui faire cuire. La volaille rôtie et mangée, il se trouva que le particulier n'avait pas d'argent pour en payer la cuisson ni l'assaisonnement. Il offrit sa blouse pour paiement.

Pendant que l'aubergiste se demandait s'il allait ou non accepté cette monnaie d'un nouveau genre, la gendarmerie de Condé, survint et mit le dîneur en état d'arrestation.

La jument que Leveneur avait amenée appartenait à un sieur Saucey, de Clinchamps, qui probablement avait porté plainte, et comme d'autre part ce même Leveneur était déjà recherché par le parquet de Falaise pour vol de divers effets d'habillement, à Saint-Denis-de-Meré, en janvier dernier, tout porte à croire que notre homme va pouvoir à loisir digérer sous les verroux la poule qu'il venait de dévorer au moment de son arrestation.  

 

Mars 1871   -  Fait divers.   -  Un jeune cultivateur de St-Vigor-des-Maizerets nommé Jacques Guitton, célibataire et âgé de 34 ans, était incorporé dans la garde nationale mobilisée du Calvados. Ce pauvre garçon, qui avait le cerveau un peu dérangé, quitta son domicile dans la nuit du 7 au 8 novembre  dernier, emportant son fusil. Depuis cette époque, on n'avait de lui aucune nouvelle. Vendredi dernier, deux jeunes filles, ramassant des feuilles dans le bois taillis des Maizerets, aperçurent avec effroi, le cadavre d'un homme dans un état avancé de putréfaction. Un fusil était à côté du mort. M. Jumel, maire de la commune, et M. Falaize, maréchal-des-logis de gendarmerie à la résidence de Condé, se rendirent sur les lieux, et, reconnurent que ce cadavre était celui de Jacques Guitton. Le malheureux jeune, homme avait encore à la main le morceau de bois, à l’aide duquel il avait pu faire jouer la détente de son fusil dont la charge pénétrant, sous le menton, lui avait complètement fracassé le crâne.

 

Juin 1871   -  Annonce du jour.   -   Une demoiselle de St-Vigor-des-Mézerets,  après avoir subi toutes les tortures du double siège de Paris, vient de rentrer dans son pays. Avis à ses nombreuses... connaissances.

 

Août 1871   -  Les impôts  -  Seigneur ! Seigneur ! Que va devenir le pauvre monde ? On met des impôts sur tout.

Sur les chats, sur les serins, sur le tabac, sur le boire et sur le manger.

Mais ce n'est pas tout encore, figurez-vous qu'un député de la droite, qui en aura sans doute mangé comme .. un satisfait, vient de proposer qu'on mette un impôt sur la teurgoule.

La teurgoule ! qu'est-ce que c'est que cela, vont se demander les petites maîtresses et les muscadins.

Mes petits agneaux, c'est le riz cuit au four, c'est la terrinée, que les gens comme il faut de la campagne appellent de la teurgoule….,..

Et cela, parce que les jours de fête, ces nobles goulifards se fourrent de telles cuillerées de ce mets délectable, que la.... bouche leur en teurd !

 

Octobre 1871   -  Fait divers.   -  Dimanche, vers huit heures du soir, Mme veuve Durand, marchande de tabac à Saint-Vigor-des-Mézerets, se trouvait avec sa fille dans sa cuisine, séparée de la boutique par une simple cloison, quand la sonnette de la porte d'entrée annonça l'arrivée d'un acheteur. La marchande se rendit aussitôt à son comptoir, mais grande fut sa surprise de ne trouver personne.

Un voleur, qui connaissait assurément les habitudes de la maison, avait eu le temps de prendre, au milieu de l'obscurité qui régnait dans la boutique, une boite placée sur le comptoir et renfermant une vingtaine de francs en menue monnaie et timbres-postes et de s'enfuir avant l'arrivée de la marchande de tabac. Le lendemain, on retrouvait la boîte, vide bien entendu, sur la haie d'un champ voisin. Le voleur n'a pu encore être découvert.

 

Avril 1874   -   Tentative d’incendie.  -  Dans la commune de Saint-Vigor-des-Marzerets, on a essayé de mettre le feu dans l’étable de M. Durand, propriétaire et ancien maire. Le matin, en allant chercher les bestiaux pour les conduire aux champs, on a trouvé sur la litière un petit paquet enveloppé de papier et garni d'allumettes. Vérification faite, il a été reconnu que le papier contenait de la poudre de chasse. Il paraît qu'il a été lancé dans l'étable par une petite fenêtre. Une allumette, à moitié brûlée a été trouvée au pied de cette fenêtre, et c'est grâce à la maladresse de l'incendiaire qu'un grand malheur a été épargné. L'étable fait corps avec les bâtiments d'habitation, et si la tentative criminelle eût réussi, M. Durand, sa femme et sa domestique auraient pu être victimes de l'incendie. L'émotion éprouvée par M. Durand a été telle qu'il a été obligé de s'aliter et que ses jours sont en danger. La justice a procédé à une enquête dont les résultats ne nous sont pas encore connus.  

 

Mars 1878   -  Décès.  -  M. l'abbé Queillé, curé de Saint-Vigor-des-Mézerets, décédé dans sa 83e  année, après avoir desservi sa paroisse pendant 46 ans.

 

Avril 1879  -  Demande de subvention.  -  Le Conseil général, considérant que les demandes de subvention sur les fonds de l'État, pour travaux aux églises et aux presbytères, a été établi conformément à l'article 2 de la loi du 10 août 1871, en tenant compte de l'urgence de ces travaux, ainsi que des charges et des ressources des communes. Prie M. le Ministre de vouloir bien accorder aux communes les subventions demandées pour travaux aux églises et aux presbytères, à Saint-Vigor-des-Mézerets, travaux à l'église. Montant de la dépense 3 214 fr. déficit : 1 794 fr.

Octobre 1879   -  Secours aux communes.  -  Les secours ci-après ont été accordés à diverses communes du département : Bonnebosq, reconstruction de l'église, 30 000 fr. -  Montchamp, achat de mobilier d'église, 300 fr.  -  Beaumesnil, travaux à l'église, 450 fr.  -  Saint-Vigor-des-Mézeréts, travaux au pont, 4 500 fr.  -  Le Désert, travaux au pont, 1 000 fr.  -  Ouilly-du-Houley, travaux à l'église, 500 fr.  -  Saint-Martin-de-Sallen, construction d'une école de filles, 3 000 fr.  -  Cheux, construction d'une école de garçons, 750fr.  -  May, construction d'une école de filles, 2 000 fr.  -  Victot-Pontfol, construction d'une école mixte, 4 000 fr.  

 

Novembre 1879  -  Galanterie électorale.  -  Des électeurs galants, ce sont ceux de Saint-Vigor-des-Mézeréts. Ils viennent de nommer conseiller municipal, par vingt-huit voix... l'institutrice de la commune. Les conseillers, s'inspirant de leurs électeurs, veulent, à leur tour, la nommer adjoint. Deux résistent en disant qu'une femme au milieu du conseil municipal n'est pas chose décente, et peut donner des distractions.  

 

Août 1883  -  Avis aux charivaristes.    Les principaux auteurs du charivari de St-Vigor-des-Mézerets ont comparu devant le tribunal de simple police de Condé. Le sieur Jean-Baptiste Letourneur a été condamné à un jour de prison et 11 fr. d'amende. Une amende de 5 fr. a été prononcée contre cinq des tapageurs.  

 

Juin 1888  -  Boissons.  -  Les voisins de la veuve Lecornu,70 ans, demeurant à St-Vigor-des-Mézerets, étant entrés dans son domicile, ont trouvé cette femme morte. Elle était assise sur son lit et une bouteille d'eau-de-vie se trouvait auprès du cadavre. La veuve Lecornu avait des habitudes d'intempérance.  

 

Décembre 1888  -  Folie d’ivrogne.  -  Léon Marguerite, 49 ans, cultivateur à St-Vjgor-des-Mezerets, était ivre tous les jours, et, sous l'influence de l'ivresse, il maltraitait sa femme. Celle-ci, fatiguée de subir ses mauvais traitements, avait quitté son mari pour aller habiter, avec ses parents à Vassy. Quelques jours après, Marguerite barricada les portes de son écurie et de sa grange, où se trouvaient un bœuf, une vache et un veau lui appartenant, il mit le feu dans le bâtiment, qui fut consumé avec les bestiaux. Ensuite il se suicida en se jetant dans son puits, ouvert dans l'intérieur de la grange. Depuis quelque temps, Marguerite disait dans le pays qu'il voulait se détruire, mais qu'il ne voulait rien laisser à sa femme.

 

Août 1890  -  Une envie.  -  Dimanche dernier, la femme Vauquelin, née Ecolasse, et sa fille, demeurant à Saint-Vigor, avaient volé des melons au sieur Ecolasse, jardinier à Saint-Vigor. Elles ont été condamnées : la femme Vauquelin, à 2 mois de prison ; la fille à 3 mois et 1 jour de la même peine. Celle-ci avait cependant essayé comme excuse de persuader aux agents que c'était... une envie. Ça n'a pas pris.  (Source B.N.)  

 

Octobre 1890  -  Statistique.  -  En 1889, il y a eu, dans le Calvados, 2 936 mariages ; 72 divorces ; 9 007 naissances légitimes, 3 996 garçons et 3 948 filles ; illégitimes, 503 garçons et 560 filles ; Mort-nés, 402.  9535 décès dont 4 878 du sexe masculin. Excédent de décès sur les naissances, 578.  (Source B.N.)  

 

Novembre 1890  -  Les suites de l’ivresse.  -  Un matin de la semaine dernière, à Saint-Vigor-des-Mezerets, on trouvait sur la route le cadavre du sieur Roussel 70 ans. Des voisins le prirent sur une civière et le portèrent chez lui. En s'en retournant, ils aperçurent un autre cadavre sur la route, c'était celui d'un sieur Constant Marié, âgé de 62 ans, propriétaire à Saint-Vigor-des-Mézerets.

Ces deux décès ont été causés par l'ivresse. A la suite de ce double accident, procès verbal a été dressé contre le sieur Victor Boutrois, cafetier à Saint-Vigor-des-Mézerets, pour avoir servi à boire à des gens ivres.  (Source B.N.)  

 

Janvier 1891  -  Incendie.  -  Un incendie, cause inconnue, a éclaté dans la commune de St-Vigor-des-Mézerets, et a consumé un corps de bâtiments inoccupé appartenant aux sieurs Gaillon et Marguerite, à St-Vigor-des-Mézerets, et au sieur Marguerin, à la Chapelle-Engerbold. Pertes, le sieur Caillon, 4 000 fr., assuré ; le sieur Marguerite 2 400 fr. ; le sieur Marguerin, 1 250 h. (Source B.N.)  

Juin 1892  -  Fête.  -  Saint-Vigor-des-Mézerets. 5 juin, fêté pour l'installation du maire, feu d'artifice fourni par la maison du Bonhomme normand. (Source B.N.) 

 

Septembre 1912  -  Le téléphone.  -  Le Conseil municipal de Saint-Vigor-des-Mézerets vient de voter sa part de contingent pour le rattachement du bureau de poste au réseau téléphonique du département.

 

Octobre 1942   -   Destruction des pigeons.   -   Conformément à l'ordre donné par les autorités allemandes, il est rappelé aux propriétaires de pigeons que tous les pigeons de toutes espèces (pigeons domestiques, pigeons d'agrément et pigeons voyageurs) doivent être sacrifiés. Faute de déférer à cet ordre les possesseurs de pigeons s'exposeraient à des sanctions très sévères.

 

Octobre 1942   -   Et ça continue.   -   En raison de la situation difficile de notre approvisionnement en beurre pour le mois de novembre, le ravitaillement général réformes que les rations ne pourront être honorées en une seule fois.

En conséquence, les détaillants sont priés de ne livrer à leurs consommateurs inscrits, que 80 gramme de beurre à valoir sur la ration de 125 grammes. Le complément sera satisfait au cours du mois. Espérons-le !

 

Novembre 1942   -   L'heure du couvre-feu.   -   A partir du 1er novembre et jusqu'au 31 mars prochain, l'heure de fermeture des débits et l'heure du couvre-feu sont fixées pour la Normandie comme suit, par les autorités d'occupation : Heure de fermeture des débits, 22 h. 30 ; heures du couvre-feu, 23 h. 00 à 5 h. 00.

 

Novembre 1942   -   Le père des maires.   -   M. Jules Jean, le sympathique et vénéré maire de Saint-Vigor-des-Mézerets, est-il le doyen des maires de France ?... âgé de 86 ans, il ceint l'écharpe municipale depuis 60 ans. La Légion d'honneur lui a d'ailleurs été décernée en récompense de ses longs services à la collectivité.

Entouré du respect et de l'affection de toute la population, M. Jean, malgré son grand âge, continue à s'occuper activement en ces temps difficiles des intérêts de sa commune.

 

Août 1945  -  Électrocuté.  -  En recherchant la cause d’une panne d’électricité qui s’était produite au domicile de son voisin, M. Georges Lecanu, un marchand de cycles de St-Vigor-des-Mezerets, M. Ernest Vieille, a été électrocuté. Tous les soins qui lui furent prodigués pour le rappeler a la vie demeurèrent vains. (Source B.L.)

St-VIGOR-des-MÉZERETS    -    Route de Condé

St-VIGOR-des-MÉZERETS.    -    La Poste

St-Vigor-des-Mézerets    -    Route de Condé

4   St-VIGOR-des-MÉZERETS (Calvados)    -    Le Bourg

1.   -   SAINT-VIGOR-des-MÉZERETS (Calvados)

L'Église et le Bourg

 

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