UN SIÈCLE D'HISTOIRE DU CALVADOS 1
SAINT - VAAST  s/ SEULLES

Canton de Tilly-sur-Seulles  

Les habitants de la commune sont des Vasdastins, Vasdastines

Juillet 1846   -   Nouvelles locales.  -  Nous nous faisons un devoir de répéter l'avis qui vient d'être publié par le conseil de salubrité publique du royaume.

« Il est recommandé aux personnes mordues par les chiens enragés 1e de presser fortement la plaie ; 2e de la laver avec de l'alcali-volatil, soit avec de l'eau de lessive, de l'eau de savon, de l'eau de chaux, de l'eau salée, de l'urine, même de l'eau pure. 3e de cautériser la plaie avec un fer chauffé au rouge blanc, enfin de s'adresser sans perte de temps à un homme de l'art ».  (source : Journal de Honfleur)

 

Mars 1867   -   Le printemps en avance.   -   La végétation est tellement avancé dans notre contrée que les abricotiers sont en fleurs. D'ici huit jours au plus, les poiriers et les guiguiers vont épanouir leurs boutons nombreux cette année. Si la fin de l'hiver et le commencement du printemps sont favorables, il y aura une récolte abondante.

L'herbe pousse...... Les gros bœufs reparaissent...... Les dindes s'en vont avec les gras jours.

 

Mai 1867   -   Le printemps.    -   Hosanna!!!...   Ou en d'autres termes, pour ceux de mes lecteurs qui ne comprennent pas le patois !    Quelle chance !!!...

Le joli mois de mai vient enfin de prendre dans un des douze compartiments du zodiaque, la place qui lui est assignée depuis un temps immémorial.

Il a même fait son entrée parmi nous, escorté de 24 degrés de chaleur.

Pour un printemps avancé, celui-là peut se flatter de l'être... il tient sans doute à marcher sur les brisées de son siècle.

De cette température franchement exceptionnelle, il a surgi des phénomènes sont nombre.

La végétation a pris à Caen une activité tellement subite, tellement irrésistible, qu'un épicier de la rue Saint-Pierre a eu le pied traversé par la soudaine irruption d'une asperge, au moment où notre homme bourrait tranquillement sa pipe dans le jardin qu'il possède dans les Champs-Saint-Michel. Je sais qu'au premièr abord, se fait vous paraîtra invraisemblable, mais au second.....

 

Mai 1867   -   Un pèlerinage.   -   Mardi dernier, les habitants de Saint-Pierre-Tarentaine ont fait un pèlerinage à la chapelle de Saint-Vaast, pour obtenir la préservation des récoltes contre l'effrayante quantité de mans existant dans la contrée. Une foule immense assistait à cette procession.

 

Juin 1867   -   Réparation des édifices religieux.   -   Voici la liste des communes du Calvados auxquelles M. le ministre des cultes vient d'accorder des secours, pour aider aux réparations de leurs édifices religieux :

300 fr.à Tracy-sur-Mer ; 400 fr. à Saint-Sylvain ; 400 fr. à Soliers ; 300 fr. à Reviers ; 400 fr. à Putot-en-Bessin ; 400 fr. à Saint-Pierre-Azif ; 500 fr. à Saint-Ouen-le-Houx ; 300 fr. Orbois ;  500 fr. à Moulines ; 800 fr. à Saint-Martin-de-Fresnay ; 500 fr. à La Lande-sur-Drôme ; 300 fr. à Les Iles-Bardel ; 200 fr. à Grandcamp ; 1000 fr. à Croissanville ;400 fr. à Cairon ; 500  fr. à Bures ; 400 fr. à Beuvron ; 300 fr. à Bény-Bocage ; 500 fr. à Saint-André-d'Hébertot ; 300 fr. à Saint-Aignan-de-Cramesnil ; 200 fr. à Saint-Vaast ; 500 fr. à Ver ; 4000 fr. à Saint-Pair et Saint-Laurent-du-Mont ; 5000 fr. à Touques.  

 

Juin 1871   -  Fait divers.   -   Le préfet du Calvados, instruit de l'abnégation et du dévouement dont M. Guéroult, maire de St-Vaast (canton de Tilly-sur-Seulles) a fait preuve pendant l'épidémie variolique qui a sévi dans sa commune, croit, remplir un devoir en signalant à la reconnaissance publique, la belle conduite de ce magistrat modeste, assistant à leur chenet les malades abandonnés, leur rendant les derniers devoirs, et ne quittant son poste périlleux qu'atteint lui-même par la contagion.  

 

Octobre 1888  -  Orages et neige.  -  Les orages et les inondations ont causé de grands dégâts dans le Midi. La circulation des trains a été interrompue sur certains points. En Normandie, il fait froid et il tombe beaucoup d'eau. Dans le Doubs et le Gard, il est tombé de la neige, en Écosse aussi.

 

Octobre 1888  -  Trois incendies, un homme brûlé.  -  Sur la ligne Caen à Cherbourg, près de Saint-Vaast, le feu a détruit trois bâtiments, couverts en chaume, situés à 400 mètres l'un de l'autre. Ces trois incendies sont l’œuvre d'un criminel qui a mis le feu extérieurement au larmier. 

L'un des locataires, le sieur Gouesland, étant rentré chez lui pour sauver une somme de 95 fr. enfermée dans une armoire et destinée à payer le loyer, a été brûlé. Le malheureux,  étouffé par la fumée, brûlé par les débris enflammés qui pleuvaient autour de lui, est mort dans des souffrances atroces sous les yeux de son fils de onze ans, qui, de la cour, assistait impuissant à l'horrible agonie de son père, pris sous le brasier.  

 

Avril 1890  -  Arrestation d’une bande de voleurs.  -  Depuis longtemps, les environs de Noyers et Monts étaient mis en coupe réglée par une bande de voleurs qui emportaient tout ce qui leur tombait sous la main. Six de ces individus ont été arrêtés à Monts et à Saint-Vaast. On a trouvé dans la maison qui servait d'entrepôt à ces voleurs 400 fr. de marchandises appartenant à Mme Mottelay, de Noyers, et une quantité importante de volailles, de lapins, de provisions de bouche, d'outils de tout genre, notamment six sécateurs, etc……..  

 

Avril 1894  -  Écrasé.  -  Le sieur Amédée Marie, 31 ans, domestique chez M. Gouley, propriétaire à Saint-Vaast, et Léon Bouillon, charretier à Cheux, au service du sieur Madelaine, marchand de chaux à Mont, conduisaient chacun leur attelage sur la route conduisant à la gare de Noyers, lorsque, tout à coup, Marie, qui marchait le premier, s'aperçut que le second attelage se trouvait sans conducteur. Il arrêta aussitôt sa voiture et, retournant sur ses pas, il trouva son compagnon sur le ventre ne donnant plus signé de vie. On suppose que Bouillon se sera embarrassé les jambes dans son fouet ou ses guides et sera tombé sous les roues de sa lourde voiture, qui lui ont passé, l'une sur la cuisse gauche, et l'autre sur le bras droit. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Mars 1897  -  Une histoire qui tourne au tragique.  Il y a quelque temps, M. Robillard, huissier à Caen, se rendait à St-Waast, canton de Tilly, pour signifier à un sieur Morin, meunier, une demande en divorce au non de sa femme. A la vue de l'huissier, Morin, alla se jeter dans la rivière, sa mère l'y suivit pour le sauver. L’huissier à son tour se précipita héroïquement à l'eau et repêcha Morin auquel tout ruisselant d'eau, il signifia son exploit. M. Robillard en a été quitte pour un rhume de cerveau, mais le pauvre Morin ne s'en est pas tiré à si bon compte. Quelques jours après, il mourait des suites du refroidissement qu'il avait- attrapé dans l'eau. Apres l'enterrement de l’infortuné Morin on est allé faire un  charivari à Vendes, ou habite la femme Morin divorcée par la mort mais les gendarmes ont pris mal la chose et  ont fait des arrestations et dressé des procès-verbaux à plusieurs des  charivariseurs.  (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Décembre 1898  -  L’immoralité à la campagne.   -   Nous avons dit qu'un nommé Albert Basnier, 32 ans, domestique à Cricqueville-en-Bessin, avait tenté de violer une vieille femme de 61 ans. Il était onze heures du soir. Basnier s'est rendu, accompagné d'un de ses amis, au domicile de la veuve Leforestier qui était couchée. Il s'est jeté sur elle et, lui tenant les bras et les jambes, il a cherché à en abuser. La malheureuse s'est débattue et a appelé au secours. Son fils, qui couchait dans un bâtiment voisin, s'étant levé, est allé chercher du secours, mais à son retour il rencontra Basnier qui sortait de chez la veuve Leforestier et qui lui porta plusieurs violents coups de bâton. Cet ignoble gars était gris, il a été arrêté. 

— Maintenant, c'est un gamin de 15 ans, Émile Vannier, qui à, essayé de violer la veuve Armande Filleau, 45 ans, habitant Saint-Vaast, sur la ligne de Caen à Trouville.  (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Avril 1900   -   Chronique judiciaire.  -  Raoul Lemazurier, 36 ans, journalier à Maizet, 16 fr , coups au sieur Jeanne, dit Bétinet. 

— Marie Martin, femme Martin, 32 ans, journalière à Colomby-sur-Than, 1 mois, vol d'un essieu et d'un collier au sieur Duval.

— Henri Lecerf, 25 ans, menuisier à Lion sur-Mer, 16 fr., outrages au maire. 

— Gustave Delaunay, 40 ans, journalier à St-Vaast, sur opposition à un jugement le condamnant à 1 mois et 11 fr. pour bris de clôtures et dommages à la propriété d'autrui, peine réduite à 41 fr. d'amende. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Mars 1912  -  Un homme écrasé par un banneau.  -  M. Marie, âgé de 48 ans, agriculteur et entrepreneur de charriage pour les routes, habitant Saint-Waast, prés de Tilly-sur-Seulles, est tombé devant un banneau et a passé sous les roues. Avec de grandes précautions, on transporta à son domicile M. Marie qui était grièvement blessé, mais malgré tous les soins, il expirait quelques heures après l'accident.  Le défunt était marié et père de 8 enfants.

 

Avril 1931  -  Subvention.  -  Un crédit de 15.000 francs est affecté au budget de. 1931, à titre de subventions aux communes, pour les travaux à exécuter aux maisons d'école et pour le renouvellement des mobiliers scolaires. Un certain nombre de demandes ont été présentées. La Commission des Travaux publics propose de donner satisfaction à ces demandes à concurrence d'une somme totale de 9.700 fr., conformément aux propositions suivantes faites par M. le Préfet :   Saint-Vaast-sur-Seulles. — Réparations diverses à  l'école 500 fr.  

 

Avril 1938   -   Six blessés dans une collision .    -   Hier, vers 19 h. 30, dans un virage situé à proximité de l'école de St-Vaast-sur-Seulles, une collision s'est produite entre une voiture de tourisme, conduite par M. Longuais, entrepreneur de carrières, demeurant, à St-Vaast, et une camionnette pilotée par M. Rosoy, électricien, domicilié rue des Jacobins, à Caen. M. Longuais venait de Juvigny et se dirigeait vers Sermentot ; M. Rosoy circulait dans la direction opposée.

Dans l'accident, six personnes ont été blessées. Le plus gravement atteint est un ouvrier de M. Rosoy, M. Michel, qui se trouvai, dans la camionnette de son patron avec un camarade, M. Lande, de Caen. M. Rosoy a été contusionné à la poitrine et au genou droit.

M, Longuais a été légèrement blessé ainsi que ses deux enfants qui raccompagnaient. Sa domestique, Mlle Lebourgeois, plus sérieusement atteinte, a été transportée à l'Hôpital de Caen. M. Michel a été transporté à la clinique de la Miséricorde, à Caen. Son état est assez grave.

Le capitaine Gaubert, commandant les brigades de gendarmerie de la circonscription de Caen, s'est rendu sur les lieux. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Juillet 1938   -      L’épilogue d’un accident d’auto.   -   Le 11 avril 1938, Longuet Auguste, 55 ans, entrepreneur de carrières à St-Vaast-sur-Seulles, conduisait une voiture automobile, lorsqu'il heurta une voiture conduite par M. Rosoy, en face de l'école de St-Vaast-sur-Seulles. MM. Rosoy, Michel, Landes, la demoiselle Lebourgeois, les jeunes Lebourgeois Angèle et Longuet Pierre ont été blessés.

Longuet assisté de Me  Deniau, a été condamné à 50 francs avec sursursis. M. Rosoy a obtenu 3 500 francs de dommages-intérêts. M. Lande, 1 500 francs ; M. Michel, 704 francs ; ils  étaient assistés de Me  Tesnière et de Me  Dupont.  (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Décembre 1943    -   Fait divers.   -   Dimanche soir, 3 individus armés de revolvers et de couteaux, et masqués de foulards, se présentaient, à la ferme de M. Delaunay, hameau d'Etrégy, à St-Vaast-sur-Seulles. A leur vue, une servante réussit à fuir en criant. Craignant d'être signalés, les agresseurs se lancèrent à sa poursuite, sans d'ailleurs parvenir à la rejoindre. Ils n'ont exercé aucune violence à la ferme, où ils ne sont pas revenus.  

 

Mars 1946  -  Les loups et la brebis.  -  C’est une histoire à la manière de la Fontaine : Une brebis appartenant à M. Ferdinand Halbout, cultivateur à Tilly-sur-Seulles, broutait dans un  herbage de Saint-Vaast. Six prisonniers boches, travaillant au déminage à Juvigny et qui cherchaient aventure…. On connaît la suite. 

Arrêtés par les gendarmes les « gefangs » ont reconnu avoir volé l’animal qu’ils avaient dépecé et consommé à leur kommando. Ils apprendront à leur tour et à leurs dépens que « la raison du plus fort est toujours la meilleurs ». (Source : Le Bonhomme Libre)

 

Mars 1946  -  Des sanctions contre les parents négligents.  -  Les parents des enfants fréquentant les écoles sont informés que M. l’inspecteur d’Académie a décidé en application du Code de la famille, que 4 demi-absences non motivées dans un même mois entraîneraient la suppression des allocations familiales pour le mois en cours. (Source : Le Bonhomme Libre)

 

Décembre 1946  -  Deux autos entrent en collision.  -   Un accident qui aurait pu avoir les plus graves conséquences, s’est produit à Saint-Vaast-sur-Seulles, entre un camion d’une entreprise parisienne et un autre véhicule conduit par M. Georges Milon, entrepreneur de transports, à Villers-Bocage. Sous la violence du choc, une barre de fer placée sur le toit de la voiture de M. Milon pénétra dans la cabine du camion. Aucun des conducteurs n’a été blessé. (Source : Le Bonhomme Libre)

SAINT-VAAST-sur-SEULLES  -  Monument aux Morts

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