THAON

Canton de Creully

Les habitants de la commune sont des Thaonnais, Thaonnaises

Septembre 1867   -   Une visite.   -   M. le comte de Quast, inspecteur général des monuments du royaume de Prusse, a passé près d'une semaine dans le Calvados.

Il a visité successivement Falaise, Saint-Pierre-sur-Dives et plusieurs églises rurales de la contrée. À Caen, il a vu avec le plus grand intérêt nos églises de l'Abbaye, de la Trinité et de Saint-Pierre, et dans l'arrondissement celles de Bernières, Langrune, Thaon, etc..., les châteaux de Lasson et de Fontaine-Henry. Enfin, à Bayeux, M. Lambert lui a fait voir la cloche de Fontenailles, la Tapisserie et la cathédrale.  

 

Janvier 1870   -   Fait divers.   -  Le 26 janvier, vers 3 heures du soir, en a trouvé noyé dans un fossé bordant la route de grande communication n° 42, territoire de la commune de Thaon, le cadavre du nommé Jacques Robert, âgé de 67 ans, tisserant. Cette mort, reconnue accidentelle, remontait à environ deux jours.  

 

Juillet 1874   -   Le réchauffement climatique.   -  La comète n'est pas étrangère aux grandes chaleurs que nous subissons. En 1811, une comète fut visible, et les chaleurs et la sécheresse furent telles qu'un grand nombre de rivière tarirent, en 1846, nouvelle comète, nouvelle sécheresse, l'eau devint tellement rare dans certains endroits que des bestiaux périrent de soif. En 1811 comme en 1846, le vin fut abondant et d'une qualité supérieure, on espère qu'il en sera de même en 1874, aussi les cours des vins sont-ils en baisse de 10 fr. par hectolitre. A Marseille, le thermomètre a marqué, à l'ombre, 40 degrés, à Paris, au soleil, 44 degrés. De nombreux cas d'insolation sont signalés.

 

Juillet 1874   -   La comète.   -  Selon les prévisions des astronomes, la comète découverte par M. Coggia, de Marseille, le 17 avril dernier, n'aura tout son éclat que vers le 15 juillet, mais actuellement, grâce à la pureté momentanée de l'atmosphère, elle brille merveilleusement chaque soir, au-dessous de l'étoile polaire, comme une étoile de troisième grandeur. Sa traînée est très apparente à l’œil nu.

 

Octobre 1874   -   Éclipse.   -  Le 10, il y aura une éclipse partielle de soleil, visible dans le Calvados.

 

Octobre 1874   -   Infanticide.   -  Le 5 octobre, le sieur Édouard Robert, journalier à Thaon, canton de Creully, a trouvé dans le grenier de la maison dont il est locataire, quelques petits ossements. On a reconnu que ces débris étaient les restes d'un enfant nouveau-né, qui avait probablement été tué et caché dans ce grenier. La mort paraît remonter à 5 ans.  

Novembre 1877   -  Profanation.  -  Dans la nuit de jeudi à vendredi, un fait odieux s'est produit au cimetière de la commune de Thaon, canton de Creully. La sépulture de la famille Bayeux et Lecourtois a été violée par des inconnus qui ont détruit, à l'aide de pinces, une chapelle de quatre mètres de superficie et de trois mètres cinquante de hauteur. La porte, la couverture, l'autel et sa garniture étaient jetés pèle mêle avec d'autres débris dans le caveau. Les pierres, en tombant, ont détruit un mètre environ de la maçonnerie qui recouvre un cercueil inhumé depuis deux ans. Ce cercueil n'a pas été atteint. Les auteurs de cet acte inqualifiable ont eu, croyons-nous, la vengeance pour mobile.

 

Mars 1879   -  Explosion d’une machine à battre.  -  Samedi matin, vers sept heures et demie, un incendie considérable a éclaté à Thaon, canton de Creully, dans la ferme appartenant à Mme Dursus de Courcy, et exploitée par M. Vivien. Au moment où ce dernier allait commencer à faire battre ses récoltes, la machine à vapeur fixe, installée en dehors de la ferme, fit explosion, projetant le foyer allumé dans les granges pleines et couvertes en chaume. 

L'alarme fut aussitôt donnée et les habitants avec la pompe accoururent sur le lieu du sinistre. Bientôt arrivèrent également cinq pompes des communes voisines. Les secours furent organisés avec beaucoup d'intelligence et de dévouement, mais l'incendie était si violent qu'il fallut se borner à préserver la ferme de M. Bastard et trois ou quatre bâtiments non éloignés de ceux enflammés. 

L'incendie n'a pu être éteint que dimanche soir. Toutes les récoltes, partie du mobilier et plusieurs animaux ont péri. Les dommages, tant pour la propriétaire que pour le fermier, sont de 40 000 francs. Ce dernier est assuré. Cette explosion n'a fort heureusement causé que des blessures légères à quelques personnes.  

 

Avril 1888  -  Trahi par son chien.  -  Dernièrement, dans la nuit, à Thaon, un individu venait de charger sur un petit camion une certaine quantité de poudrette, appartenant à M. Mauger, ancien député, et se disposait; avec l'aide de son chien, à l'emporter, lorsque le camion, peu solide, se rompit. L'homme et le chien prirent la fuite, le chien laissa choir son collier sur lequel était gravé le nom de son maître.  

 

Juin 1892  -  Arrestation d’un voleur de crin.  -  Constant Lelièvre, 51 ans, au Locheur, a été arrêté au moment ou il tentait, de vendre du crin coupé la nuit à la queue de 16 chevaux qui étaient au piquet, sur le territoire de la commune de Thaon. Lelièvre nie être l'auteur du vol de Fontaine-Etoupefour, mais il avoue qu'au mois de mai 1891, il a coupé la queue de trois ou quatre chevaux qui étaient dans les champs, à Saint-Germain-la-Blanche-Herbe, près Caen.   (Source B.N.)  

 

Juillet 1892  -  Tribunal de Caen.  -  Paul Lebreton, 59 ans, cordonnier, et femme Leboucher, 33 ans, journalière, tous les deux à Verson, pêche fluviale, 30 fr. chacun.

— Femme Mulot, 35 ans, journalière, rue d'Auge, à Caen, coups et blessures à la femme Dauphin, 10 jours.

— Femme Hybert, 34 ans, couturière, en instance de divorce parce que son mari la battait, et Paul Lavieille, 30 ans, plâtrier, tous les deux habitants à Caen, adultère et complicité, 15 jours chacun.

— Félix Potier, 37 ans, maçon à Hérouvillette, coups et blessures, 15jours.

— Jean-Baptiste Hébert, 16 ans, jardinier à Luc, violences légères envers la fille Testard, 2 mois. (Loi B.)

— Jules Raymond, 19 ans, journalier à Thaon, vol de bois, 2 mois. (Source B.N.)  

 

Octobre 1894  -  Les suites de l’ivresse.   -  A Thaon, canton de Creully, devant la grille du château, on a trouvé étendu en travers du chemin, la face contre terre, les bras allongés le long du corps, le cadavre du sieur Jules Vauquelin, 31 ans, plâtrier à Basly. il avait été vu, la veille au soir, par un débitant de Thaon, auquel il dit qu'il se rendait à la gare de Bretteville-Norrey pour prendre le train qui devait le conduite à Bayeux. Cette mort est due au froid et à l'ivresse. (source B. N.)

 

Août 1895  -  Mérite agricole.  -  Sont décorés : MM. Barassin, cultivateur à St-Martin-de-Fontenay ; Fanet, cultivateur à Fontaine-Henry ; Gombault, aviculteur à Merville ; Gouye, maire de Canchy ; Henry, éleveur à Thaon ; Lepailleur, éleveur à Tessel-Bretteville ; Piel, horticulteur à Deauville, et Ricard, éleveur à Villerville. (source B. N.)  

 

Octobre 1895  -  Assassinat.   -  Lundi, on a découvert au bord de la mer, territoire de Bernières-sur-Mer, le cadavre du sieur Noël Violette, berger à Cairon. On croit à un crime, car Violette devait avoir 5 à 600 fr. sur lui et ils n'ont pas été retrouvés. Le crime aurait été commis dans les environs de Thaon, et, pour faire croire sans doute à un accident, les assassins auraient transporté le cadavre sur le bord de la mer. Le médecin a constaté plusieurs blessures sur le corps et des traces de strangulation à la gorge. Il n'y a pas eu lutte à l'endroit où le corps a été trouvé, mais, quand on l'a déposé là, le malheureux Violette respirait encore, car autour de lui le sol indique qu'il s'est débattu. (source B. N.)  

 

Octobre 1895  -  Septembre.   -  Ce mois a présenté les plus curieuses anomalies, au point de vue météorologique. Sa température moyenne a été de 20° 3 ; elle a dépassé celles des mois de juillet et d'août. Les chiffres extrêmes constatés depuis 1847 sont 20° 7 ; en 1866 et 13° 9 en 1849. Le jour le plus chaud a été le 3 septembre : 32° 6. Le thermomètre a dépassé 3 fois 30° et 13 fois 25°. La sérénité du ciel a donné 18 jours sans nuages, 8 jours nuageux, 3 variables et un seul couvert. (source B. N.)

 

Octobre 1895  -  Le mystère de Cairon.   -  Il y a plus de quinze jours que le cadavre du sieur Noël-Violette, cultivateur à Cairon, a été trouvé sur la plage de Bernières, et l'enquête n'a pas donné de résultat. Cela n'a rien d'étonnant, car trois brigades de gendarmerie se renvoient la balle, celle de Bretteville, dont dépend Cairon, lieu d'habitation du sieur Violette, celle de Creully, à laquelle appartient la commune de Thaon, où le crime a dû être commis, et celle de Douvres, dont dépend Bernières, où le corps a été trouvé. Quant au parquet, il était en vacances et, lundi, il n'avait pas encore eu le loisir d'interroger la femme Violette et son grand valet, cependant sous les verrous et au secret depuis le 1er octobre. (source B. N.)

A défaut de celui de la gendarmerie, voici le résultat de notre enquête : Noël-Violette, selon son habitude, était ivre le samedi 28 septembre. Le soir, vers huit heures, il quitte sa ferme, emportant tout l'argent qui se trouvait à la maison. Il passe une partie de la nuit à boire chez un individu habitant Thaon, puis sous un hangar, de la même commune. Le lendemain dimanche, il mange des tripes chez un cabaretier de l'endroit. On le voit, vers les dix heures du matin, se dirigeant vers le lieu dit Bourbanville, où existe un petit bois. Puis ce n'est que le lundi qu'on trouve le cadavre de Violette sur la grève de Bernières. Son porte-monnaie, contenant 7 à 800 fr., avait disparu, ainsi qu'un calepin sur lequel se trouvait inscrit le nombre de moutons qu'il donnait en garde. On vient prévenir la femme Violette. Elle se rend à Bernières avec son grand valet, c'est là qu'on les arrête à la suite de dépositions des plus contestables et après les avoir sommairement interrogés.

D'après un médecin du pays, Viollette est mort d'une congestion, soit. Mais il n'est pas mort sur la grève de Bernières, son cadavre y a été apporté. Violette est mort dans la matinée de dimanche, car les tripes qu'il avait mangées n'étaient pas encore digérées. Il porte au cou des traces de strangulation. Son porte-monnaie a disparu. Qui a étranglé Violette ? Qui s'est emparé de son porte-monnaie ? Qui a caché son cadavre pendant vingt heures avant de le transporter sur le sable de Bernières ? Autant de questions sur lesquelles on aurait dû, aussitôt le crime commis essayer de faire la lumière.

A-t-on recherché si parmi les gens besogneux du pays, connaissait Violette, il ne s'en trouvait pas ayant intérêt à le faire disparaître et, par suite, à faire peser les soupçons sur des innocents ? Est-il vrai que le chien de Violette, très intelligent, n'approché plus qu'en grognant du lieu où on suppose que Violette a été tué, et qu'il montre les dents chaque fois qu'il rencontre un individu que fréquentait son maître ?  Est-ce exact qu'une personne, à laquelle on disait d'entrer voir le cadavre de Violette, ait répondu : « Je n’veux pas, ces gens-là vous font des questions trop embarrassantes ».

Nous le répétons, il y a des témoins qui pourraient donner de précieux indices, et on ne les a pas encore interrogés. On s'est contenté de la déposition du courrier de la poste qui prétend avoir vu, vers les quatre heures du matin, la voiture de Violette sur la route de Thaon, ce qui est peu probable, car, il parait que cette voiture était en ce moment dans une autre commune. En attendant, le propriétaire de la ferme, M, Jules Le Bâtard, pour sauvegarder ses intérêts, a fait mettre les scellés, et le pauvre bébé, auquel la femme Violette donnait encore quelquefois le sein, serait mort faute de soins si une personne charitable ne l'avait pas recueilli. Au dernier moment, on nous dit que les viscères de Violette ont été envoyés à Paris pour être analysés et s'assurer s'ils ne contiendraient pas des traces de poison.

En résumé, Violette est mort, voilà le fait brutal. Est-ce de congestion ou assassiné ? A la justice de le rechercher. Mais le certain, c'est qu'il a été dévalisé. Par qui ? Dans le pays, on n'accuse ni la femme Violette, ni son grand valet, quelles qu'aient été leurs relations, et on s'étonne que le parquet et ses trois brigades de gendarmes n'aient pas encore suivi la piste que la rumeur publique indique. (source B. N.)  

 

Octobre 1895  -  La mort mystérieuse de Cairon.   -  Le juge d'instruction s'est enfin décidé à entendre un certain nombre de témoins au sujet de la mort du berger Noël-Violette, de Cairon. Mais l'enquête n'en est pas pour cela plus avancée. Cela n'a rien d;étonnant, car il y a eu trop de contradictions entre les enquêtes des trois gendarmes, sans compter le peu de précision des déclarations des médecins, qui constataient des traces de strangulation, puis déclaraient qu'il n'y en avait pas eu pour arriver à conclure à une mort par congestion ou par empoisonnement. 

Voilà qui explique l'envoi des intestins à Paris. Nous comprenons que le parquet soit très embarrassé et s'il décidé à mettre en liberté la femme Noël-Violette et son grand valet. Quoi qu'il en soit, l'enquête se poursuit, et, en outre de la première piste, on en suit deux autres. Espérons qu'on trouvera la vraie. (source B. N.)

 

Novembre 1895  -  La foudre sur une église.  -  Samedi après-midi un orage épouvantable, accompagné de grêlons et de neige, s’est déchaîné sur la commune de Thaon, et les environs. La foudre est tombée sur l'église, dont une partie de la couverture et du clocher a été détruite. La foudre a pénétré dans l'église, sans occasionner de dégâts, et est sortie par la sacristie, ou elle a laissé des traces et a enlevé une barre de fer. Des pierres du clocher de 50 à 100 kil. ont été enlevées. La cloche est restée suspendue, le restant du clocher menace ruine. Aucune personne n'a été atteinte. (source B. N.)  

 

Avril 1902  -  Le 17, un repris de justice de 36 ans, surnommé "La Fouiche" se querelle avec un ouvrier carrier de 26 ans, pour savoir qui paiera un litre de cidre : 25 centimes. Le carrier s'enfuit : « La Fouiche » le poursuit et le frappe de quatre coups de couteau mortels. Il est arrêté le 20 à Caen, rue Écuyère.

 

Août 1902  -  La même session des Assises inflige à « La Fouiche » , le meurtrier de Thaon, sa vingtième condamnation, et probablement la dernière : 8 ans de bagne à Cayenne.

 

Janvier 1907  -  Démission.  -  M. Mauger, maire de Thaon, a donné sa démission. (source M. C.)  

 

Février 1907  -  Élections d’un maire.  - M. Blet, a été nommé dimanche, maire de Thaon, à l'unanimité. (source M. C.)

 

Janvier 1907  - Élection d’un adjoint.   -   M. Eugène Leperrier a été élu adjoint de Thaon par 7 voix sur 11 votants. M. Leperrier est le fils d'un ancien maire de Thaon. (source M. C.)  

Février 1907  -  Mutilation d'arbres.  -  Jeudi 28 février dans la nuit, dans un pré, appartenant à M. Lemarchand, propriétaire, des malfaiteurs inconnus ont coupé la tête d'une dizaine de  jeunes pommiers greffés depuis six ou sept ans.  

 

Mars 1913  -  Accident de voiture.  -  Le 5 mars au soir, un fiacre appartenant à M. Thirel, aubergiste à Caen, a heurté violemment à Thaon, M. Amédée Roberge, 52 ans, menuisier dans cette commune, qui revenait avec sa femme de Creully. Grièvement atteint à la tête, M. Roberge fut jeté à terre et la voiture lui passa sur la bras. L'accident a été causé par le cheval du  fiacre qui a eu peur.

 

Avril 1914  - Les monuments historiques du Calvados.  -  Voici, d'après le officiel, la liste des immeubles classés parmi les monuments historiques avant la promulgation de la loi du 31 décembre 1913, pour le département du Calvados :

Saint-Sever : Église ; Saint-Vigor-le-Grand : Poterie de l'ancien prieuré ; Secqueville-en-Bessin : Église ; Soulangy : Église ; Soumont-St-Quentin : Église, Église d'Aizy ; Tessel-Bretteville : Portail méridional de l'église ; Thaon : Église ; Thiéville : Clocher et façade occidentale de l'église ; Tordouet : Clocher de l'église ; Touques : Église Saint-Pierre ; Tour : Église ; Ussy : Église ; Verson : Église ; Ver-sur-mer : Tour de l'église ; Vieux-pont-en-Auge : Église ; Villiers-le-sec : Clocher et le chœur de l'église ; Vire : Église Notre-Dame, Porte de l'horloge, Ruines du donjon.  

 

Juin 1928  -  La dangereuse  « Bonne Vierge ».  -  Au lieu-dit « La Bonne Vierge », M. Charles Bayeux, 24 ans, journalier à Thaon, qui revenait de Fontaine-Henri, a été assailli par deux individus, dissimulés dans un bosquet, qui l'ont violemment frappé au visage et blessé au pouce. Néanmoins, M. Bayeux est parvenu à se dégager et à s'enfuir à bicyclette. Il croit avoir été pris pour un garde particulier et l'enquête et dirigée dans ce sens.   

 

Octobre 1930   -   Une dramatique tentative de cambriolage.   -   L'autre soir, les gendarmes de Creully étaient informés téléphoniquement par le maire de Thaon qu'une propriétaire du bourg, une dame Thomasse, 69 ans, avait été victime d'une agression.

Interrogée, Mme Thomasse relatait que vers 20 heures, alors qu'elle traversait l'une des pièces de sa maison ouvrant sur un jardin, elle avait été assaillie par un individu qui y était caché. Saisie à la gorge, terrassée et frappée brutalement, elle avait appelé à l'aide. Des voisins accoururent à ses cris, l'homme s'était enfui abandonnant un chapeau mou portant les initiales D. B.

La propriétaire ajoutait que le malfaiteur avec du s'introduire dans l'habitation entre 17 h. 45 et 18 h. alors qu'elle se trouvait chez sa fille.

Entendue à nouveau le lendemain, la sexagénaire attira l'attention des gendarmes sur un certain Dubois Bernard, 23 ans, ancien pupille de l'Assistance publique ayant été employé comme journalier dans la commune avant que d'entrer dans la police municipale de Caen dont il avait d'ailleurs été révoqué au bout de peu de temps, pour paresse et mauvaise conduite. Mme Thomasse précisait qu'à ce sieur Dubois et alors que celui -ci courtisait sa petite-fille, elle avait commis l'imprudence de montrer ses économies s'élevant à  3000 francs environ, en lui  disant : « Ce sera pour la gamine lorsqu'elle se mariera ».

Or Dubois avait été aperçu, quelques heures avant l'agression, rôdant autour de la maison de la sexagénaire.

Apprenant que l'ex-agent logeait et prenait pension au café du Nord, rue écuyère, à Caen, les gendarmes de Creully avisaient leurs collègues de cette ville.

Les premières recherches effectuées permirent d'apprendre que Dubois, qui s'était absenté de Caen le jour de l'agression, était employé sur un chantier de la Demi-Lune. Appréhendé, l'homme fut habilement " cuisiné" et passa bientôt des aveux complets.

Après être entré, sous caution de 50 francs en possession de sa bicyclette qui avait été saisie par la police de Caen pour défaut de plaque de contrôle, il s'était attardé dans divers débits, puis, dans un état voisin de l'ivresse, s'était dirigé vers Thaon dans l'intention de visiter la maison de Mme Thomasse et de mettre la main sur le petit magot. Ayant escalader le mur de clôture de l'habitation il avait pénétré dans celle -ci, attendant que la sexagénaire ce soit mise au lit pour opérer le cambriolage. L'entrée de Mme Thomasse dans la pièce où il était caché avait bouleversé ses plans. Alors, il avait perdu la tête...    Dubois a été déféré au Parquet et écroué.  

 

Janvier 1932   -   Vols sacrilèges.   -    Quatre églises de la région ont reçu la visite de cambrioleurs au cours des fêles de Noël : A Mathieu, pour la troisième fois cette année, un tronc a été fracturé, un autre a subi des pesées. M. l'abbé Boisne estime son préjudice à 50 fr.   -   A Anisy, M. l'abbé Trillest, de Bény-sur-Mer, qui dessert la paroisse, a été avisé par M. de Morel, que les troncs de l'église, pouvant contenir 250 fr. environ, avaient été vidés de leur contenu.  -   A la Délivrande, le jeune André Forget, 14 ans, a trouvé dans un champ le tronc, dit des journaux, dont le R. P. Bottin, missionnaire à la Basilique, avait constaté la disparition. Bien entendu, le tronc était vide.    -  A Luc-sur-Mer, la chapelle des Pèlerins a aussi reçu la visite des malfaiteurs.  -  Enfin, à Hérouville-St- Clair, M. l'abbé Alix a constaté que les troncs de l'église avaient été fracturés et vidés. Le voleur, un gamin de 15 ans, élève de l'École pratique industrielle de Douvres, en vacances chez Mme Davet, à Hérouville-Saint-Clair, a avoué.

Enfin, les troncs de l'église de Thaon ont été fracturés et délestés de leur contenu : 250 fr. environ. Le coupable serait ce même gamin de 15 ans, pupille de l'Assistance publique, arrêté à Hérouville-Saint-Clair pour faits identiques. Quatre de ses camarades qui l'accompagnaient ont déclaré avoir visité le clocher et que, pendant ce temps, leur ami s'était absenté, mais ils ignoraient ce qu'il avait fait.

THAON  (Calvados)   -  Église XIe siècle,   -  Portail et Coté Nord
THAON  (Calvados)   -  Église XIe siècle, l'Intérieur
  -  Intérieur de l'ancienne Église de Thaon (Calvados) 
THAON  (Calvados)   -  Vieille Église du XIIe siècle,  Restaurée en 1596
303.     Ancienne Église de Thaon (Calvados) 
THAON  (Calvados)   -  Église (XIe siècle)  Portail et Coté Nord
10040.   THAON   -  L'Épicerie Prunier

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