Le THEIL - en - BOCAGE

Canton de Vassy

Les habitants de la commune sont des Theilleuls et Theilleuses

Septembre 1866   -   Mort de l'institutrice.   -   Mademoiselle Duchemin, âgée de 21 ans, institutrice au Theil, canton de Vassy, vient de mourir à la suite d'un accident, et au milieu des plus cruelles souffrances.

Étant allée chez sa tante, à Burcy, la semaine dernière, elle a accepté à manger d'un civet de lapin, dès la première bouchée, cette pauvre fille a avalé un os, qui lui est resté quelques heures dans la gorge et qui ensuite est allé se loger le long des parois de l'estomac. La gangrène s'est mise à la gorge, et au bout de quelques jours la jeune fille a succombé.

Elle a emporté dans la tombe les regrets de tous ceux qui l'ont connue.  

 

Juillet 1869   -   Fait divers.   -  Le 10 de ce mois, le nommé Faverie, cultivateur au Theil, conduisait une voiture attelée de plusieurs chevaux, qu'il conduisait dans sa propriété. Arrivé dans un chemin creux où se trouvait une montée assez rapide, sa femme, Céleste Couterel, âgée de 41 ans, et plusieurs enfants, entre autres un nommé Caronalbert, âgé de 9 ans, en pension chez l'instituteur de cette commune, et dont le père est contre-maître à la filature de Rocreux (Orne), se mirent à pousser derrière cette voiture, lorsque tout à coup le cheval de limon se mit à céder, la voiture recula et ces malheureux furent pris entre un talus d'une hauteur de 2 mètres et le derrière de la voiture. La femme Faverie a eu l'ischion fracturé, néanmoins( on espère la sauver; mais quant au jeune Caronalbert, il a succombé une demi-heure après l'événement.  

 

Novembre 1879  -  Assassinat au Theil.  -  Un crime a été commis dans la commune du Theil, canton de Vassy, le dimanche 9 novembre. Le sieur Théophile Goubin, sabotier au bourg du Theil, revenait de chez son beau-père, vers neuf heures du soir, portant sur son épaule deux planches avec lesquelles il voulait fabriquer, un entonnoir, quand il fut attaqué tout à coup par un sieur Rasiphe Bizé, charron, qui l'attendait sur le bord du chemin. Le meurtrier saisit une des planches que portait Goubin, puis il lui en porta sur la tête un coup, qui lui brisa le crâne. Bizé arracha ensuite une grosse pierre du mur du cimetière, et s'acharna de nouveau sur sa victime. Il lui donna sur la figuré un coup si furieux que l’?il du malheureux sortit de l'orbite. Bizé était échauffé par la boisson, il avait, dit-on, conçu depuis longtemps une haine violente contre Goubin. Voyant son ennemi couché sur le sol. Bizé retourna à la maison. Il dit alors à sa femme : « Va dire à la femme Goubin qu'elle aille chercher son mari, il est tombé dans le chemin et ne peut plus se relever. » Goubin, resté sans mouvement, fut porté chez lui, et, lundi soir, il expirait sans avoir repris connaissance. Le lundi matin, Bizé eut conscience de la responsabilité terrible qu'il avait encourue. Il se rendit à la gendarmerie de Vassy et dit : « Je me suis, battu hier au soir avec Goubin, je crois qu'il va mourir, faites de moi ce que vous voudrez. » 

Le chef de la brigade l'arrêta aussitôt et se rendit au Theil où il put constater les faits. Il paraît que Bizé a prémédité son crime pendant un temps assez long. On dit qu'il attendit le passage du malheureux Goubin durant plus de deux heures, accoudé sur sa barrière. A quelqu'un qui, voyant son air sombre, lui demanda, en passant, ce qu'il faisait, Bizé répondit : < J'attends un ami. »  

 

Juillet 1883  -  Les orages.    La semaine dernière,. un orage avec grêle a dévasté les communes de Pierres, Le Theil, Éstry et Montchamps. La grêle atteignait la grosseur des oeufs de poules. Les blés, le sarrasin, les pommes et toutes les récoltes en général sont perdus. Beaucoup de cultivateurs ont été obligés de labourer leur sarrasin et d'ensemencer à nouveau. Le château de Pierres a eu 260 carreaux cassés, celui du Theil, 60 carreaux.  

 

Décembre 1891  -  Du danger de fréquentés les filles.  -  Un nommé Levasnier, toucheur de bestiaux au Theil, était de passage à Vire, où il fit, pour son malheur, la rencontre d'une demoiselle d'agrément et de ses cousins. Le toucheur, touché des charmes de la belle, lui demanda l'honneur de les admirer en particulier, ce qui fut accordé, mais, au bout d'un instant, Levasnier s'aperçut qu'il était seul et que sa compagne était partie en lui emportant son porte-monnaie garni de 600 fr. Il  courut après la fileuse et la trouva en compagnie de ses deux cousins, qui poussèrent Levasnier dans l'eau et disparurent.  (Source B-N)  

 

Mars 1893  -  Entraînée par un fagot.  -  La dame Porquet, femme de l'instituteur du Theil, Canton de Vassy, était montée dans son grenier pour y prendre un fagot. En jetant le bois par la fenêtre, la malheureuse femme s'est trouvée entraînée et est venue tomber violemment sur le sol. Deux heures plus tard, elle expirait dans d'atroces souffrances. (Source B.N.)  

 

Août 1894  -  La boisson fait causer.   -   Il y a quelque temps, une demoiselle Désirée Boutrois, propriétaire au Theil, arrondissement de Vire, fut trouvée noyée dans un puits. Elle passait pour posséder des économies, mais on ne trouva, à la levée des scellés, que 2 fr. 55. 

Ce fut un nommé Eugène Collet, 31 ans, qui fut chargé de nettoyer le puits. A la suite de ce travail, il paya des dettes et acheta un tas de choses. L'argent provenait d'une somme de 1 800 fr. qu’il avait trouvée dans le puits, ce qui fût resté ignoré si Collet s'avait pas-parlé après boire. Il avoue n'avoir trouvé que 800 fr. Procès-verbal a été dressé. (source B. N.)

 

Août 1894  -  Les orages.   -   Depuis dix jours, notre contrée est sous le coup d'orages désastreux, les récoltes sont en souffrance, les pommes de terre se gâtent, les fruits ne mûrissent pas ou pourrissent aux arbres. La nouvelle lune parait vouloir nous être clémente. Il n'est pas trop tôt. (source B. N.) 

 

Août 1894  -  La Cocotte.   -  Dans divers cantons de la Manche, limitrophes du Calvados, la fièvre aphteuse prend un tel caractère envahissant que le préfet a pris un arrêté interdisant l'introduction dans le Calvados des animaux des espèces bovine, ovine, caprine et porcine de la Manche. (source B. N.)  

 

Août 1894  -  Une femme enfourchée.   -   La dame Daligault, du Theil, arrondissement de Vire, est tombée sur une fourche et s'est perforé les intestins. (source B. N.)  

 

Juillet 1897  -  Tentative de viol.  -  En revenant de chez son père, au Theil, la jeune Férey, 13 ans, a été violentée, sur la route de Vire à Vassy, par Eugène Lemardeley, 17 ans, domestique. Pour étouffer les cris de celle dont il voulait abuser, Lemardeley l'avait serrée à la gorge, mais heureusement ses appels furent entendus par deux femmes qui accoururent et l'agresseur prit aussitôt la fuite. (source B.N.)

 

Avril 1912  -  À la suite d'une querelle qui éclata il y a quinze jours au Theil entre Emmanuel Cochard, 31 ans, garçon boulanger, chez M. Lucas, et Aldéric Lebouq, 31 ans, employé chez le même, ce dernier fut à moitié assommé par Cochard. Ils se plaignit vivement pendant plusieurs jours et mourut. Le parquet de Vire.

 

Février 1918  -  Un incendie.  -  Le 10 courant, dans la soirée, un incendie s'est déclaré au lieu dit Pont-de-la-Lande, dans un bâtiment à usage d'habitation, grange, tasserie, greniers, appartenant à M. Nicolas Esnault, propriétaire exploitant au Theil.

Dès qu'ils furent prévenus, M. et Mme Esnault, dont l'habitation se trouvait à 125 mètres du  sinistre, se rendirent sur les lieux et essayèrent vainement avec leurs voisins de faire la part du feu. Rien ne put être sauvé. Du bâtiment incendié, il ne resta que les murs. 1.300 bottes de foin, 400 gerbes d'orge et divers instruments aratoires devinrent la proie des flammes.

 

Octobre 1919  -  Le feu dans un hangar.  -  Le 2 courant, Mme Burel, 64 ans, propriétaire au village du « Pont de Lalande » en la commune du Theil, se rendait, accompagnée de son gendre, dans un herbage situé à peu de distance de son habitation, lorsqu'elle aperçut une épaisse fumée qui sortait de la toiture de son pressoir. Immédiatement elle donna l'alarme, deux voisins, Mme Challou et M. Troche, accoururent et grâce à la promptitude des secours l'incendie fut bientôt enrayé. Les dégâts sont relativement peu importants.  

 

Juin 1927  -  Au feu !  -  Au Theil, canton de Vassy, un incendie a détruit un bâtiment couvert en chaume dépendant de la ferme de M. Panier. Activé par un vent violent, le feu s'est communiqué à un bâtiment voisin appartenant à M. Emmanuel Hardy, la toiture et la charpente ont été brûlées. Les dégâts s'élèvent à 10 000 francs pour M. Panier et 4000 francs pour M. Hardy.

 

Juillet 1929  -  La température.  -  La chaleur après laquelle tout le monde aspirait en raison des vacances et pour la maturité des récoltes, est survenue brutalement. Et c'est maintenant une température torride que nous avons à subir, avec des 30° et même plus à l'ombre.

L'absence de vent rend encore cette chaleur plus difficile à supporter et les travaux des champs sont devenus très pénibles dans cette véritable fournaise. Cependant, mardi, le ciel commençait à se couvrir et l'orage semblait proche. Espérons que des pluies viendront rafraîchir la température, mais souhaitons cependant qu'elles ne soient pas trop fréquentes et que nous ayons un été suffisamment sec.

 

Septembre 1929  -  La sécheresse.  -  Le temps magnifique dont nous jouissons a aussi ses inconvénients. Aux cas d'insolation toujours possibles et aux véritables souffrances physiques que cause une température aussi élevée, il faut ajouter le manque d'eau qui commence à inquiéter sérieusement les agriculteurs.

Non seulement, il ne pleut pas depuis plusieurs jours, mais l'année presque entière a été d'une sécheresse inaccoutumée. A la campagne, les cultivateurs qui n'ont pas de source sur leur propriété, ou de puits, sont obligés d'aller chercher l'eau à la rivière pour les besoins de leur ménage et pour abreuver les bestiaux, et de la faire charrier à des distances  quelquefois très grandes, d'où une gêne sensible et des dépenses considérables.

Les villes ne sont pas moins à plaindre. Pour abattre la poussière et donner un peu de fraîcheur dans les rues, elles sont obligées de faire arroser, ce qui grève incontestablement le budget.

 

Octobre 1929  -  L'heure d'hiver.  -  Conformément à la loi du 24 mai 1923, c'est dans la nuit du samedi 5 au dimanche 6 octobre que l'heure d'été fera place à l'heure d'hiver, c'est à dire que les pendules devront être retardées de 60 minutes.

 

Novembre 1929  -  Le téléphone dans le Calvados.  -  Grâce au crédit de trois millions alloué comme crédit est avancé par le Conseil général du Calvados, le réseau téléphonique calvadosien s'étend avec une heureuse régularité. Ces temps derniers, 10 communes ont été pourvues de cabines téléphoniques. Cela à porté à 348 ou à 45 % le nombre des communes calvadosiennes pourvues du téléphone.

Parmi celles -ci, nous relevons la commune de Courson, vingt autres communes vont être prochainement pourvues. Parmi elles, arrondissement de Vire, Pleines-D'Oeuvres, Saint-Denis-Maisoncelles, Sainte-Marie-Laumont et Le Theil. Parallèlement à cette installation du téléphone dans les communes rurales, de nouveau circuits ont été mis en service. Pour  l'ensemble du Calvados, nombre d'abonnés, qui était de 3408 en 1927, est passé à 5904 en 1928 et à 6463 en 1929.

 

Avril 1931  -  Subvention.  -  Le Conseil général adopte les conclusions d'un rapport portant répartition des subventions du département aux communes pour les bâtiments communaux. Un crédit de 15.000 francs est affecté au budget de 1931 pour venir en aide aux communes, dans les dépenses de construction ou de réparation aux bâtiments communaux autres que les écoles primaires. 

Un certain nombre de demandes ont été présentées.  A la Commission des Travaux publics et propose de donner satisfaction à ces demandes à concurrence d'une somme totale de 10 550 francs, conformément aux propositions suivantes :  Le Theil (Vire). — Réparations au presbytère et aux écoles 500 fr.

 

Juillet 1931   -   Certificat d’études primaires.   -  23 inscrits, 22 présents, 21 admis.
Garçons - Vassy-bourg : Louis Bigeay, bien ; Gaston Ducret, bien ; Lucien Hébert, très bien, reçu premier du canton ; René Le Gallou, bien, reçu 2e du canton.
Estry :Georges Delamare, Noël Romain, bien.
Pierres : Albert Gesnouin, Roger Jambin.
Filles - Vassy-bourg : Lucienne Chérel ; Thérèse Duguay, bien, reçue 2e du canton ; Madeleine Leconte.
Burcy : Lucile Leconte.
Bérnières-le-Patry : Renée Lefèvre, bien, reçue première du canton.
Chênedollé : Marguerite Sallot.
Estry : Madeleine Rohée.
Le Theil :
Georgette Cailly ; Alice Dagobert.
Montchamp : Thérèse Léonard, bien.
Diplômes d’éducation physique.
Lucien Hébert (Vassy-bourg) et Mlle Renée Lefèvre (Bernières-le-Patry).

 

Août 1947  -    Les communes sinistrées.    Par arrêté du Ministre de la Reconstruction, les communes de Le Theil, Croisilles, Grimbosq, Clinchamps-sur-Orne, ont été déclarées sinistrées.

En conséquence, la création, le transfert et la réouverture des établissements industriels, commerciaux et artisanaux dans ces localités sont soumis à l’autorisation préfectorale ou la déclaration prévues par le décret-loi de 9 septembre 1939. (source B.-L.)

 

Avril 1869   -   Un incendie.    -  Une boulangerie et une remise appartenant à la dame veuve Accard, née Biset, demeurant au Theil, village de la Durandière, ont été consumées par les flammes. La cause était accidentelle.

SCENES DE LA VIE NORMANDE

7   -   Visite à la Ferme, Le retour

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