UN SIÈCLE D'HISTOIRE DU CALVADOS

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TORTEVAL - QUESNAY

Canton de Caumont-l'Éventé

Les habitants de la commune de Torteval-Quesnay sont des ...

Février 1840   -   Assises du Calvados.  -   Le 22 octobre dernier, à son retour des champs, un cultivateur de Torteval trouva ouverte une porte intérieure de sa maison. Il ne tarda pas à s'apercevoir qu'en son absence un voleur s'était introduit dans son domicile et s'était emparé d'une quinzaine de chemises appartenant à lui et à sa servante. Une partie de ce linge avait dû être dérobé quelques jours plutôt. Les soupçons se portèrent sur une dentellière de la commune, Marie Morin, fort mal notée sous le rapport de la moralité. Déclarée coupable du vol, mais sans circonstance aggravante, cette fille a été condamnée à 13 mois d'emprisonnement. (Source  : L’Indicateur de Bayeux)

 

 Novembre 1842    -  Nouvelles locales.   -   François Le Monnier, batteur en grange chez M. César Roger, propriétaire à Torteval, a été arrêté aujourd'hui et mis aussitôt à la disposition de M. le procureur du roi, sous la prévention de vol de blé au préjudice de son maître.  (source : L’Indicateur de Bayeux)

 

Novembre 1842    -  Nouvelles locales.   -   « Le Moniteur » a publié, d'après les tableaux de recensement, considérés comme seuls authentiques, à partir du 1er novembre 1842, la population de chacun, des départements de la France.

Le département du Calvados compte aujourd'hui 496 198 habitants, répartis comme i! suit : arrondissement de Caen, 139 777 ; de Vire, 88 488 ; de Bayeux, 80 784 ; de Lisieux, 68 313 ; de Falaise , 61 163 ; de Pont-l’Évêque, 57 673.

La population de la France toute entière se trouve être de 34 millions 194 875 habitants.

En 1836, elle était de 33 540 910, d'après le dénombrement fait par les intendants en 1700, elle était alors seulement de 19 669 320. (source : L’Indicateur de Bayeux)

 

Décembre 1846   -  Cour d'assises du Calvados.  -  Madame Létot est propriétaire d'un bois taillis, situé dans la commune de Torteval, et qui renferme quelques lapins. Le 8 juin dernier elle reçut par la poste une lettre anonyme qui la menaçait de voir incendier son bois si dans un délai de huit jours, elle ne faisait pas détruire tous ces lapins. Quelques années auparavant, une menace semblable avait été suivie de nombreux incendies dans les bois de madame la duchesse de Viéence. Madame Létot justement effrayée s'empressa de porter plainte.

On sut bientôt que Martin Lemaître, âgé de 69 ans, né à Longray , demeurant à Trangy, se plaignait souvent du tort que lui faisaient les lapins de madame Létot, qu'il avait remis, le 7 juin, au facteur rural, deux lettres qu'on l'avait, disait-il, chargé de déposer à la boite, mais Lemaître n'était pas capable d'écrire lui-même la lettre adressée à madame Létot, il avait donc un complice, les soupçons se portèrent sur François Lecarpentier, son beau-frère, forçat libéré, plusieurs fois repris de justice.

La comparaison de la lettre anonyme avec l'écriture de Lecarpentier ne laissa plus de doute, et ce dernier n'a pas même osé méconnaître sa culpabilité. En présence des aveux de Lecarpentier, Lemaître a fini par avouer que c'était à son instigation et sur sa demande que Lecarpentier avait écrit cette lettre qu'il avait lui-même remise au fateur.

Déclarés coupables, Lemaître et Lecarpentier ont été condamnés chacun en quatre ans d'emprisonnement. ( source : Journal de Honfleur)

 

Décembre 1847  -  Nouvelles locales.   -  le ministre de l'agriculture et du commerce vient de décider qu'une ferme-école serait instituée, pour 1848, dans le département du Calvados. Cette ferme, sera établie sur le domaine du Quesnay, appartenant à M. de Mecflet, maire de d'Estrée-la-Campagne, et ce propriétaire remplira les fonctions de directeur. (source : Journal de Honfleur) 

 

Juillet 1874   -   La canicule.  -  Le 24 juillet, a commencé la canicule, qui finira le 26 du mois prochain. Beaucoup de personnes croient que ce temps correspond aux plus fortes chaleurs de l’année. Nous en avons la preuve contraire cette année.

 

Juillet 1874   -   Le réchauffement climatique.   -  La comète n'est pas étrangère aux grandes chaleurs que nous subissons. En 1811, une comète fut visible, et les chaleurs et la sécheresse furent telles qu'un grand nombre de rivière tarirent, en 1846, nouvelle comète, nouvelle sécheresse, l'eau devint tellement rare dans certains endroits que des bestiaux périrent de soif. En 1811 comme en 1846, le vin fut abondant et d'une qualité supérieure, on espère qu'il en sera de même en 1874, aussi les cours des vins sont-ils en baisse de 10 fr. par hectolitre. A Marseille, le thermomètre a marqué, à l'ombre, 40 degrés, à Paris, au soleil, 44 degrés. De nombreux cas d'insolation sont signalés.

 

Août 1874   -   Déménagement forcé.  -  Depuis longtemps, le sieur Marguerite, âgé de 82 ans, ancien cantonnier à Torteval, était en butte aux obsessions de sa femme pour quitter son domicile et se retirer chez son beau-fils, à Litteau. Le vieillard avait toujours résisté, dans la nuit du 13, cette femme n'a rien trouvé de mieux à faire que de partir avec son fils en emportant une partie du mobilier, du linge, plus une somme de 3 800 fr. et une reconnaissance de 400 francs.

 

Novembre 1874   -   Vol de bestiau.  -  Samedi dernier, une vache appartenant au sieur Eudier, cultivateur à Torteval, canton de Caumont, et estimée 280 fr., a été volée pendant la nuit.

 

Novembre 1874   -   L’hiver.  -  Les astrologues annoncent, comme chaque année du reste, que l'hiver sera des plus rigoureux. 

— La semaine dernière, il est tombé un peu de neige à Paris et dans, quelques-uns des départements voisins. Les oies sauvages et autres passent par bandes se rendant à leurs quartiers d'hiver.

 

Décembre 1879  -  Accident.  -  La voiture qui fait le service de Caumont à Caen a versé jeudi à Torteval, au lieu dit le Lion-Vert, et s'est complètement brisée. Parmi les trois voyageurs, celui qui a été le plus grièvement blessé est un Révérend Père Recollet du couvent de Sainte-Paix, à Caen, qui se rendait chez Mme la marquise de Brigth, à Saint-Aignan-le-Malherbe. Les éclats de verre des vitres de la voiture lui ont fait de graves blessures à la tête. Certaines gens prétendent que le ciel nous envoie cet affreux temps en expiation de nos fautes. Cet accident va sans doute les faire changer d'avis, sans cela on pourrait faire des suppositions qui ne seraient pas à l'avantage des Pères de Sainte-Paix.  

 

Mai 1881  -  Infanticide.  -  Le 16 mai dernier, la femme Gouesnel, âgée de 31 ans, journalière à Torteval, est accouchée dans un champ, situé à un kilomètre de son habitation, l'enfant, du sexe féminin, était bien conformée et viable. Elle fut aidée dans sa situation par la nommée Marie-Anne Adeline, âgée de 73 ans, sa voisine. Ces deux femmes sont rentrées ensuite au domicile de l'accouchée, avec l'enfant, et prétendant qu'il était mort, l'ont enterré dans le jardin. Elles n'ont fait aucune déclaration de naissance. La justice informée, ayant ouvert une enquête, a découvert le crime et a obtenu l'aveu des coupables qui ont été incarcérées à Bayeux.  

 

Mai 1885  -  Nouvelles militaires.  -  L'appel des réservistes de 1876 et 1878 est toujours fixé du 25 août au 21 sept. 

— En raison des travaux de l'inspection générale, il ne sera pas accordé de permissions aux militaires pendant le mois de juin. 

— Le ministre de la guerre a porté de 15 a 30 jours le temps que les militaires prêtés à l'agriculture pourront passer aux champs.

 

Mai 1885  -  Sauvagerie.  -  Dans un herbage de Torteval, on a coupé un trayon d'une vache et quatre trayons d'une autre vache. On ne connaît pas encore les auteurs de cette sauvagerie.

 

Septembre 1888  -  Les suites de l’ivresse.  -  Le sieur Constant Lelandois, 50 ans, propriétaire à Torteval, village du Lion-Vert, a été trouvé pendu dans son habitation à l'aide d'une corde fixée à une poutre d'un grenier à foin. Cette mort est le résultat d'un suicide attribué à un accès de folie alcoolique.  

 

Décembre 1890  -  Infanticide.  -  Le parquet de Bayeux s'est rendu jeudi, à Torteval, pour informer au sujet d'un infanticide commis dans cette commune par une fille de 23 ans,  Noémi Paysant, servante chez le sieur Ruel, cultivateur, et déjà mère, d'un enfant de 3 ans. Le dimanche précédent, le sieur Ruel, voyant sa domestique gravement malade, fit prévenir la femme Paysant qui vint soigner sa fille et celle-ci lui avoua qu'elle était accouchée d'un enfant, né viable, et qu'elle l'avait étranglé. Cette confession faite, Noémi alla se jeter dans la mare de la ferme, mais on la retira. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Juillet 1892  -  Femme noyée.  -  Mardi, le sieur Louis Lebreton, propriétaire à Torteval, passant sur la route, aperçut le cadavre d'une femme qui baignait dans une mare. Aidé de plusieurs voisins, il la retira de l'eau et le cadavre fut reconnu pour être celui de la femme Aristide Legrand, née Joséphine Madeleine, 32 ans, journalière à Torteval. La mort est purement accidentelle.

Détail navrant : le sieur Lebreton, au moment où ii allait retirer le cadavre de la femme, aperçut un homme, qu'il ne connaissait pas, venir sur la route, et lui demanda de l'aider. Celui-ci accepta, c'était le mari de la femme noyée.  (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Mars 1894  -  Mort accidentelle.  -  Dimanche, le cadavre de Jean-Baptiste Paysan, 57 ans, maréchal à Torteval, a été trouvé dans un fossé du chemin vicinal de Bayeux à Villers-Bocage, hameau de la Diligence. Cette mort est attribuée à un accident. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Avril 1894  -  Attentat à la pudeur.  -  La nommée Léa Aumont, demeurant à Torteval, est venue déclarer à la gendarmerie de Caumont qu'un attentat à la pudeur avait été commis sur elle par un individu d'Orbois. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Juillet 1899  -  Médailles d’honneur des cantonniers.   -  MM. Charles, dit Jeanne, à Noyers ; François, dit Marie, à Bretteville-le-Rabet ; Alexandre Grin, à Glanville ; Louis Lecornu, à Mézidon ; Auguste Leblanc, à Bavent ; Auguste Ruault, à Villers-Canivet ; Auguste Madeleine, à Maisy ; Armand Taupin, à Clarbec ; Jean Vaultier, à Torteval. (Source : Le Bonhomme  Normand)

 

Février 1900   -   Découverte de cadavre.    On a trouvé mort sous les planches d'une cabane située dans un champ, à Torteval, le corps d'un nommé Désiré Bunouf, cultivateur à Lingèvres. Ce malheureux aura été, sans doute, écrasé par l'éboulement de cet abri.  (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Juin 1900   -   Incendies.  -  A Torteval, d'un bâtiment de 16 mètres de long, 8 mètres 50 de large, au sieur Deverre, à Caen. Pertes, 5 300 fr., presque totalement couvertes par une  assurance. 

— Chez la dame Madelaine, propriétaire à Port-en-Bessin. Pertes, 400 fr. Assuré. (Source  : Le Bonhomme Normand)  

 

Février 1901   -   Cheval et voiture enlevés.  -   Le 27 décembre, le sieur Chaumont, marchand de vins et eaux-de-vie à Caen, arrêtait sa voiture devant un café du boulevard Saint-Pierre et descendait pour livrer de la marchandise.

Quand il ressortit, la voiture et le cheval avaient disparu. Un nommé Jean Marie, 61 ans, né à Guilberville (Manche), à l'affût d'un mauvais coup, était monté dans la voiture et était parti avec. Il alla coucher à Cully, puis, le lendemain, il prenait la route de Caumont en quête d'un picotin pour son cheval et d'un dîner pour lui.

A Torteval, il avisa le sieur Lebreton, auquel il demanda à acheter des pommes. Un marché fut conclu pour cent barattées à 1 fr. Puis, comme c'était l'heure du dîner, Marie s'invita après avoir mis son cheval à l'écurie. Vers la fin du repas, survint le garde champêtre, qui fit causer l'acheteur. Celui-ci s'embrouilla et se dit marchand d'avoine en gros, alors que la plaque de la voiture portait celle de marchand de vins. Se voyant pris, Marie asséna un coup de bâton sur la tête du garde qui tomba à la renverse, puis il essaya de prendre la fuite, mais il fut bientôt arrêté.

Jean Marie est un malfaiteur dangereux, il a subi plusieurs condamnations dont deux à cinq ans de prison et une à dix ans. Aussi le tribunal de Bayeux l'a-t-il condamné à dix ans de prison et à l'interdiction perpétuelle. .  (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Février 1904  -  Tentative de meurtre.  -  Le 17 février, vers 10 heures du soir, Mme Pierre Mariette, couturière à Torteval, était couchée avec son apprentie au rez-de-chaussée de sa maison.

À ce moment, elle entendit frapper à sa porte. C'était son mari, dont elle est séparée et contre lequel elle est en instance de divorce, qui voulait la tuer. Sur son refus d'ouvrir, Mariette  tira sur sa femme trois coups de revolver qui, fort heureusement, ne l'atteignirent pas. Comme il persistait à vouloir entrer, Mme Mariette finit par lui ouvrir, sur l'engagement qu'il ne se livrerait sur elle a aucune violence.

S'il ne la frappa pas, il ne se priva pas pourtant de la menacer ; et c'est le revolver  sur la gorge qu'il obtint d'elle un désistement de son action en divorce et la promesse de reprendre la vie commune. Il en repartit vers 4 heures du matin.

Sa femme s'empressa alors, plus morte que vive,  de prévenir le garde-champêtre de Torteval, lequel a son tour, avertit les gendarmes de Caumont de ce qui s'était passé. Le lendemain, après enquête Mariette était arrêté et écroué à la prison de Bayeux.   

 

Février 1904  -   Un mari pas commode.   -   A Torteval, près Caumont, une dame Pierre Mariette, couturière, est en instance de divorce avec son mari.

L'autre soir, à 10 heures, elle était couchée au rez-de-chaussée de sa maison, avec son apprentie, lorsqu'on frappa à la porte. C'était son mari qui, pour la forcer à ouvrir plus vite, tira trois coups de revolver dans la fenêtre. La pauvre femme ouvrit enfin. 

Mariette, lut mettant le revolver sous la gorge, la força à signer un désistement au divorce et s'en alla seulement vers 4 heures du matin. Le lendemain, la dame Mariette prévint le garde champêtre, et les gendarmes vinrent bientôt arrêter le terrible mari. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Juin 1904  -   Chevaux volés.    -   A Clinchamps-sur-Orne, canton de Bourguébus, un inconnu avait volé un cheval de 700 francs à M. Anger, cultivateur.

Dans la nuit, un sieur Anatole Lebois, domestique, rencontra le voleur monté sur le cheval, sans bride, ni licol, et l'interpella. L'homme réussit à prendre la fuite et Lebois ramena l'animal à son propriétaire.

— A Torteval, près Caumont, on a volé un cheval hongre et une jument, au pacage dans un champ. Perte de 1 000 francs pour le sieur César Langlois, propriétaire. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Novembre 1913  -  Tentative de meurtre  -  Une tentative de meurtre a été commise a Torteval. La gendarmerie a procédé à l'arrestation du coupable, Émile Dosnel. La victime est le nommé Armand Basjardin, 39 ans, journalier à la Lièvrerie. Basjardin a raconté ainsi la scène. Il travaillait avec sa mère au lieu dit Bois-l'Abbé. Il aperçut Dosnel qui chassait dans un chemin voisin et l'interpella. On ne sait sur quel sujet il y eut discussion, toujours est-il que d'après Basjardin, Dosnel le mit en joue, Basjardin reçut la charge dans la jambe droite et roula à terre. Sa mère appela au secours et à l'aide d'un cultivateur voisin, le ramena en voiture. Dosnel ne s'inquiéta pas plus de lui et continua à chasser. Il prétend d'ailleurs qu'il  était en état de légitime défense et qu'avant de tirer, il avait reçu un coup de pioche de Basjardin.

 

Mai 1914  -   Chasse. -   Alexandre Louet, 36 ans. journalier à Torteval, travaille peu et braconne souvent. Le 11 mai, les gendarmes rencontrèrent, sur la route, Louet porteur d'un ballot  qui leur parut suspect ; ils interrogèrent l'homme qui avoua avoir pris deux lapins au collet et il les sortit du ballot et les procès-verbal. Louet a été condamné à un mois  d'emprisonnement et à 100 francs d'amende.

 

Octobre 1916  -  Un chien contre une auto.  -  M. Théophile Guesdon, voyageur de commerce à Caen, passait, en auto, au hameau du Lion-Vert, à Torteval, canton de Caumont, quand le chien de Mme Lair, fermière à cet endroit, débouchant d'un chemin, vint se jeter dans l'auto, dont il fit dévier la direction. La voiture fit une embardée et culbuta dans le fossé. M. Guesdon, pris dessous, s'en tira heureusement sans blessure. L'auto a été assez sérieusement détériorée. Mme Lair s'est engagée à en payer la réparation. Comme un malheur ne vient jamais seul, elle a aussi attrapé un procès pour avoir laissé divaguer son chien sans muselière ni collier.  

 

Février 1917  -  L’heure d’été.  -  On nous la promet pour le commencement du printemps : il faudrait alors lui trouver un autre nom. Nous nous y rallierons comme tout le monde, par patriotisme. Mais il reste bien entendu que ce changement présente, avec de nombreux avantages, de sérieux inconvénients, ne serait-ce que celui de nous faire rompre avec des habitudes ancestrales auxquelles se  cramponnent toujours les irréductibles traditionalistes que nous sommes, nous autres Normands. Et puis, l'heure dite d'été convient surtout à la  vie factice des citadins, elle est en contradiction avec celle des ruraux. Tous les édits du monde ne pourront jamais changer quoi que ce soit aux grandes lois naturelles auxquelles les travailleurs des champs sont contraints d'obéir.

 

Mars 1917  -  Lugubre découverte. -  On trouvé, dans le fossé de la route, le cadavre de Mme Magloire, toucheuse de bestiaux. La mort serait due à une congestion.  

 

Novembre 1938   -  Un violent incendie dans une ferme.   -   Un incendie s'est déclaré, jeudi dernier, dans les dépendances de la ferme de M. Patard, cultivateur à Torteval, au lieu dit « Maupertuis ». chemin de grande communication n° 9, allant de Caen à Caumont.

On suppose que cet incendie a été occasionné par une cuiseuse à grains pour la nourriture des porcs, cuiseuse qui reste allumée nuit et jour. Des étincelles ont dû mettre le feu au plafond, communiquant l'incendie à la chambre de la bonne, aux appartements voisins et au grenier. Tout le mobilier et les récoltes entreposées dans le grenier ont été la proie des  flammes.

Les pompiers de Villers-Bocage se sont rendus maîtres de l'incendie après plusieurs heures d'efforts et ont réussi à préserver la maison d'habitation contiguë, malgré un vent violent. Ils sont restés jusqu'à 23 heures à noyer les décombres.

Les pompiers de Caumont-l'Eventé, également alertés, n'ont pas eu à intervenir.

Les bâtiments incendiés mesurent 14 mètres de longueur sur 6 mètres de largeur. Les pertes subies par le fermier, M. Patard, s'élèvent à 40 000 francs environ. La ferme appartient à M. Raout Botreau, propriétaire à Nonancourt. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Juillet 1939  -  Une femme est serieusement blessée par une automobile.  -  Dans le courant de la matinée d'hier. Mme Berthe Banville, ménagère, demeurant à Torteval, hameau de Grauville, revenait avec d'autres personnes à son domicile, en suivant le chemin communal qui unit l'église de Torteval à la route de Caen.

Après s'être rangée pour laisser passer une automobile, Mme Banville, qui marchait bien à droite de la route, voulut reprendre sa place près des autres piétons. C'est alors qu'elle fut heurtée et renversée par une automobile venant derrière elle et conduite par M. l’abbé Louis Auvray, curé de Sermentot.

Blessée gravement à la tête et perdant abondamment son sang, Mme Banville fut relevée sans connaissance et conduite par le prêtre à son domicile, où elle reçut les soins du docteur  Picot, de Caumont-l’Éventé.

La brigade de gendarmerie de Torteval a ouvert une enquête. (Source  : Le Moniteur du Calvados) 

 

Juillet 1940  -  Cambriolage.  -  A son retour des champs, le soir, Mme Vve Yvonne Revel, 42 ans, cultivatrice à Torteval, lieu dit « Les Hauts Vents », s'aperçut qu'un carreau de la cuisine était brisé et la fenêtre ouverte. Pénétrant à l'intérieur, elle put constater qu'un léger désordre régnait dans la maison. Au premier étage, dans sa chambre, l'armoire était ouverte et le contenu d'un tiroir, épars sur le lit. Une montre d'homme en argent et une somme de 250 fr. environ ont été volées, ainsi qu'une somme de 50 fr. dans une autre armoire.
Mme Revel n'a aucun soupçon quant à l'auteur possible de ce cambriolage. Elle a déposé une plainte contre inconnu. Au cours de leur enquête, les gendarmes de Caumont-l’Eventé ont pu relever des empreintes et des traces de pas qui guideront utilement leurs recherches.  

 

Avril 1942   -   Démission d'office.   -    L'officiel vient de publier un arrêté aux termes duquel M. Behu, adjoint au maire de Torteval, est déclaré démissionnaire d'office de ses  fonctions.  

 

Juillet 1943   -   Fait divers.   -   Le marché noir peut amener ses trafiquants aux actes les plus regrettables. On en a eu l'exemple à Torteval. Eugène B….., 34 ans, cultivateur, qui se  livre depuis longtemps au marché noir, avait abattu trois vaches qu'il devait vendre à un Parisien venant en prendre livraison. Mais, une fois, l'auto resta en panne et la température orageuse vint compromettre la conservation des colis de viande qu'avait préparés B……….. Celui-ci résolut de s'en débarrasser et les jeta dans un puits voisin au risque de contaminer toute l'eau qui alimentait de nombreuses fermes. Bientôt des émanations nauséabondes se dégagèrent du puits avec la chaleur persistante et la gendarmerie fut alertée.

On découvrit alors les trois vache, en putréfaction et B………. dut passer des aveux en indiquant le nom de deux complices.  

 

Avril 1945  -  L’heure des comptes.  -  Voici les verdicts rendus par la Cours de Justice du Calvados au cours de sa dernière audience : Roger Laurent, 19 ans, de Torteval, convaincu d’avoir livré aux Boches, deux prisonniers nord-africains évadés, sera interné dans un pénitencier jusqu’à sa majorité.  

 

Novembre 1945  -  Un squelette dans les ruines.  -  En déblayant les décombres de l’immeuble portant le n° 100 de la rue Saint-Jean, des ouvriers viennent de mettre à jour des ossements humains. Il pourrait s’agir des restes d’un élève du Petit Séminaire, disparu le 6 juin 1944, Albert Dupont, né le 5 juin 1930, dont les parents habitent à Torteval. (Source : Le Bonhomme Libre)

 

Avril 1975  -  Réunion de commune.  -  En 1975, Torteval absorbe Quesnay-Guesnon et la nouvelle commune pend le nom de Torteval-Quesnay.

TORTEVAL (Calvados)  

La Baronnerie

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