UN SIÈCLE D'HISTOIRE DU CALVADOS

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TOURNAY s/ ODON

Canton de Villers-Bocage 
Les habitants de la commune de Tournay-sur-Odon sont des ...

Août 1847  -  Cour d'assises du Calvados.   -   Plusieurs affaires de vol ont été expédiées dans cette première journée.

Dans la nuit du 5 au 6 mai, une, vache fut volée dans un herbage de la commune de Tournay-sur-Odon, un bâton fut saisi à la place, Les soupçons se portèrent sur le sieur Jean-François Soutin, marchand de bestiaux, de Mesnil-Augrain.

On se rendit à son domicile, l'accusé prit la fuite, mais il fut bientôt arrêté et la vache trouvée dans sa grange. Il convint de tout, mais il rétracta ses aveux dans l'instruction. Il a déjà été condamné à 3 ans d'emprisonnement pour vol et 5 ans de surveillance.

Cette fois, convaincu d'avoir commis un vol avec effraction, dans un enclos, il subira la peine de 5 ans de travaux forcés sans exposition. (source : Journal de Honfleur) 

 

Juillet 1867   -   Un chien errant.   -   Le 20 de ce mois, à 2 heures du soir, un chien errant, qui s'était rué sur plusieurs autres, a été abattu dans le bourg de Villers-Bocage.

Le 21 au matin, M. Letulle, vétérinaire, a fait l'autopsie du cadavre et a reconnu que cet animal était atteint d'hydrophobie. Plusieurs des chiens sur lesquels il s'était rué ont été abattus et des mesures sont prises pour qu'elle le soit tous.

Ce chien avait parcouru les communes d'Épinay et de Tournay-sur-Odon où il avait mordu plusieurs chiens, dans la nuit et les jours précédents. L'autorité municipale, informée par les soins de la gendarmerie, a requis l'abattage de ces animaux. L'on a pu jusqu'à présent découvrir le propriétaire du chien hydrophobe.

 

Janvier 1868   -   Découverte d'un cadavre.   -   Le 21 de ce mois, le maire de la commune de Tournay-sur-Odon et la gendarmerie de Villers-Bocage ont été informés que le sieur Lecoq Jean-Baptiste, âgé de 62 ans, cultivateur, n'avait pas été vu depuis le 18 de ce mois et que tout portait à croire qu'il était mort dans son domicile, qui n'avait pas ouvert depuis cette époque. Ils se sont rendus sur les lieux et ont fait procéder à l'ouverture de la maison, où ils ont trouvé le cadavre du sieur Lecoq, couché dans son lit et déjà dans un état de putréfaction complète.

M. Collet, docteur-médecin à Noyers, ayant été appelé, a déclaré que Lecoq est mort des suites d'une congestion cérébrale et que la malveillance était étrangère à sa mort.

Le 18, dans l'après-midi, Lecoq dit à sa voisine qu'il se trouvait indisposé, qu'il allait faire chauffer un pot de cidre, le boire, puis qu'il allait se coucher dans son lit et bien se couvrir.

 

Août 1872   -  Démission.   -  Nous avons parlé dernièrement de la démission probable de presque tout un conseil municipal d'une commune du canton de Villers-Bocage. Cette démission est maintenant un fait accompli. La commune est celle de Tournay-sur-Odon. Neuf conseillers sur douze, et parmi eux l'adjoint, se retirent, à la suite d'un malentendu pour règlements de compte de travaux publics.  

 

Janvier 1874   -   Fait divers. -  Un garde des environs de Tournay a fait un procès à trois chasseurs.

L’affaire s'est terminée chez le cabaretier, les trois chasseurs ont eu raison... de celle du garde. Et, il était si peu gris, l'homme à la plaque, qu'il a fallu aller le reconduire et le  coucher. Très-bien !... c'est le garde qui a dressé procès-verbal aux trois chasseurs…...

Mais qui a dressé procès-verbal au garde pour ivresse manifeste ?  

 

Mars 1876   -  Mort accidentelle.  -  Le 9 courant, vers une heure de l'après-midi, un propriétaire de Tournay-sur-Odon, le nommé Jean Lerot, âgé de 57 ans, parcourait, avec une voiture chargée de bois, le chemin d'intérêt commun n° 24, d'Aunay à Mesnil-Ouzouf, il marchait à la gauche du cheval. Arrivé sur le territoire de la commune d'Ondefontaine, il tomba tout à coup, la face contre terre, en avant de la roue du véhicule, qui ne l'atteignit pas, le cheval continua sa route. Quand on releva le sieur Lerot, il avait cessé de vivre depuis plusieurs heures.  

 

Janvier 1879  -  Appropriations et réparations en 1878.  -  85 locaux, appartenant à 73 communes, ont été appropriés ou réparés dans le Calvados  -  Arrondissement de Caen : Blainville, école mixte ; Curcy, école de filles ; May-sur-Orne, école de garçons ; Hamars, école de garçons ; Norrey, école mixte ; Tournay-sur-Odon ; école de garçons ; Missy, école de garçons.  

 

Avril 1879  -  Écoles de filles, répartition de secours.  - Le Conseil, conformément au rapport de M. le Préfet, répartit une somme de 2 500 fr. à prendre sur le crédit de 5 000 fr. inscrit au budget de 1879, pour établissement et entretien d'écoles de filles. 

Ce crédit, qui existe depuis longtemps, a toujours été employé en indemnités personnelles aux institutrices qui dirigent les écoles facultatives de filles, de manière à rapprocher le plus possible leurs émoluments de ceux déterminés par la loi pour les écoles obligatoires.  

Tournay-sur-Odon , 504 habitants, Mme Duchesnay (Félicité), 30 élèves payantes, 21 gratuites ; 700 fr. de traitement en 1878 ; indemnité personnelle accordée à 35 fr. Ecole et ouvroir bien dirigés par deux religieuses.

 

Septembre 1880  -  Mort accidentelle.  -  Dimanche, à Tournay-sur-Odon, la nommée Marie Heudier, veuve Marie, âgée de 60 ans, a été trouvée noyée dans le lavoir de M. Lainey, où elle était occupée à laver du linge. On présume que cette femme a fait un faux pas en descendant et est ainsi tombée dans l'eau.

 

Septembre 1882  -  Difficultés municipales. -  Nous avons précédemment annoncé que neuf conseillers de la commune de Tournay-sur-Odon avaient donné leur démission, à la suite d'un conflit qui avait éclaté entre eux et le maire de cette commune, à cause de la mauvaise exécution de travaux que le maire de Tournay-sur-Odon avait fait faire sans observer les formalités exigées par la loi. Le 15 septembre ont eu lieu les nouvelles élections : les neuf conseillers démissionnaires ont été réélus à une grande majorité.

 

Janvier 1893  - Infanticide.  -  Nous avons annoncé que la fille Eugénie Lebidois, domestique à Tournay-sur-Odon, avait été écrouée à Caen sous l'inculpation d"infanticide. C'est la quatrième fois qu'elle était mère, on suppose qu'aussitôt la naissance, elle aura étouffé l'enfant et brûlé ensuite le petit cadavre, espérant ainsi faire disparaître toutes traces. ((Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Février 1901   -   Condamnés acquittés.  -  Le 2 juillet, une tentative de vol était commise la nuit chez la dame Pastel, propriétaire à Tournay-sur-Odon. Les soupçons se portèrent sur des individus de Baron : Louis Morin, 18 ans, et Constant Gaucher, 21 ans.

Poursuivis devant la police correctionnelle, ils furent condamnés à un an et un jour de prison chacun. Mais, sur appel, ils furent renvoyés devant le jury, qui les a acquittés faute de preuves. Défenseurs : MMe  Moussard et Lemazuriar. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Avril 1912  -  Ivresse. - Procès verbal a été dressé au nommé Victor Bertot, 47 ans, domestique a Nogers, qui était en complet état d'ivresse a Tournay sur Odon.

Coups.  -  Le garde particulier Lemonnier, ayant dressé procès-verbal aux nommé Jules Derene, 24 ans, journalier chez M. Denis, à Landes-sur-Ajon, pour passage à travers un champ  ensemencé, a été frappé violemment au visage par cet individu qui a déjà un casier judiciaire garni.

 

Septembre 1917  -  Un joli cadeau.  -  C'est celui que vient de nous faire la Croix-Rouge américaine. Elle a envoyé 35 000 fr. au Conseil général, pour être distribués entre les familles de mobilisés les plus éprouvées du Calvados, à raison de 100 fr. par famille. Hip ! Hip ! Hurrah ! for the Red-Cross ! 

 

Octobre 1917  -  Sabotages.  -  Le préfet de l'Allier vient de taxer les sabots à 3 francs, alors que les mêmes sabots continuent de se vendre 6 et 7 francs la paire dans les autres départements. La voilà bien pourtant la vraie chaussure nationale et hivernale ! Chaussure historique aussi. Les soldats de la révolution n'ont-ils pas sauvé la Patrie en sabots.

 

Octobre 1917  -  Victime du froid.  -  En chassant, le soldat Émile Lebas, en permission chez ses parents, à Tournay-sur-Odon, canton de Villers-Bocage, a découvert dans un fossé le cadavre de M. Conard, 55 ans, demeurant au Hom-d'Evrecy. Ce malheureux avait succombé à une congestion causée par le froid.  

 

Décembre 1917 -  Essence pour les battages.  -  Les entrepreneurs et cultivateurs qui ne peuvent se procurer dans le commerce l'essence nécessaire à leurs battages, sont informés qu'il peut leur être délivré à la Direction des services agricoles, rue de Bernières, 16, un bon d'essence livrable de suite par la sous-intendance militaire de Caen.

 

Décembre 1917 -  Battues de sangliers.  -  Dans la région de Trois-Monts, Tournay-sur-Odon, Fresney-le-Puceux et Sainte-Honorine-du-Fay, les gardes-chasse ont abattu sept sangliers dont cinq laies, depuis le commencement de décembre.

 

Janvier  1919    -   Battues de sangliers.  -   Grâce à la vigilance des gardes de Fresney-le-Pucenx, Tournay-sur-Odon, Trois-Monts et Ste-Honorine-du-Fay, sept sangliers dont cinq laies, ont été abattus depuis le 1er décembre.

Les agriculteurs sauront gré à ces habiles chasseurs d'avoir débarrassé la contrée. En leur nom, nous leur adressons toutes nos félicitations pour cet heureux résultat.  ( Source : Le Moniteur du Calvados )

 

Juillet 1925  -  Un cultivateur et son fils meurent dans les flammes.   -  Un grave incendie dont les conséquences furent terribles puisque deux personnes y trouvèrent une mort atroce, vient de mettre en émoi la petite commune de Tournay-sur-Odon située quelques kilomètres de Villers-Bocage.

C'est au hameau de Villodon, dans une ferme exploitée par les époux Bazin, à une faible distance du calvaire de la paroisse, que s’est déroulé ce drame poignant.

Vers midi, M. Bazin sortait d'une étable avec son fils Raymond, âgé de 4 ans, lorsqu'il aperçut au milieu de la cour une fumée épaisse au-dessus du bâtiment couvert en chaume et servant de grange.

Il appela sa femme qui depuis quelques minutes, était occupée à sa toilette au dernier étage de la maison située de l'autre coté de la cour. Ayant ouvert la fenêtre de la chambre, poussa un cri de frayeur en voyant les flammes qui gagnaient rapidement la toiture de l'édifice.

Pendant que son mari donnait l'alarme et se dirigeait ensuite vers les bâtiments incendiés, elle descendit rapidement dans la cour et se réfugia, vêtue seulement d'un peignoir chez des voisins.
On crut d’abord que le fermier sétait rendu demander du secours et personne s'inquiéta plus du malheureux qui devait être retrouvé une heure après entièrement carbonisé à l'entrée de la grange en feu. Son fils qui l'avait suivit imprudemment périt à côté de lui dans les flammes.

Bien que le sinistre se fut propagé avec une effrayante rapidité, M. Bazin s'était aventuré au milieu de la fumée pour sauver une importante somme d'argent cachée par lui dans un trou de la muraille.

Le père et le fils succombèrent à une prompte asphyxie. Les deux cadavres gisant à quelques mètres de la porte d'entrée, furent découverts par M. Police, chef de brigade de Villers-Bocage qui informa, avec tous les nagements possibles, l'infortunée compagne du cultivateur.

Mme Bazin, qui avait cru son mari à l'abri, s'évanouit en apprenant la terrible nouvelle.

Malgré l'intervention rapide des pompiers de Villers-Bocage, les communs de la ferme et la grange étaient entassées 2.000 bottes de foin furent entièrement consumés. L'habitation menacée par les flammes put être préservée. Les dégâts atteignent la somme de 300.000 francs. Il n'a pas été possible de terminer la cause de cet incendie.

 

Novembre 1925  -  Une septuagénaire meurt dans les flammes.  -  Sur le territoire de la commune de Tournay-sur-Odon, à quelques kilomètres de Villers-Bocage, un incendie s'est déclaré hier matin dans une maison insolée, située à l'extrémité, du hameau de Villodon. La propriétaire de l'habitation, une femme âgée de 74 ans, Mme Collet, a péri dans les flammes.

Bien connue dans la région, elle séjournait depuis de longues années, la septuagénaire, qui possédait quelques ressources, vivait cependant de mendicité, tout en exerçant par intervalles la profession de chiffonnière.

L'hiver, elle parcourait les villages du canton de Villers, en s'occupant de la vente d'almanachs. Assez originale, et peu estimée dans le pays, elle était accueillie par beaucoup avec méfiance et donna lieu récemment à une enquête de la gendarmerie pour vol de divers objets.

La femme Collet habitait, comme il est dit plus haut, une maison lui appartenant, en bordure de la route d’Aunay-sur-Odon, à la Délivrande. Personne ne franchissait jamais le seuil de la vagabonde. On savait seulement que le pauvre logis était d'une saleté repoussante. Un lit vermoulu composait tout l’ameublement de l’unique pièce encombrée de paille, de foin et de fagots. La mendiante couchait sur un grabat installé à quelques mètres de l'entrée.

Hier, une voisine Mme Sicot, sortait vers 10 heure du matin, lorsqu’elle aperçut une épaisse fumée au-dessus de la masure. Elle donna aussitôt l’alarme et autre débitante du village, Mme Leverdois se rendit en toute hâte à la fromagerie de Villodon ,qui informa la gendarmerie de Villers-Bocage par téléphone.

Le feu avait fait des progrès rapides et avant l'organisation de tous, la toiture était embrasée entièrement.

M. le chef de brigade de Police accouru le premier sur les lieux, s’efforça, avec les personnes présentes de combattre les ravages du feux.

Aucune pompe à incendie n’étant encore sur le théâtre du sinistre, on noya les décombres avec les moyens de fortune, après avoir fait remplir d’eau plusieurs fûts réquisitionnés dans une ferme.
La maison achevait de se consumer lorsqu'on découvrit sous des débris enflammées, le cadavre calciné de la femme Collet.

Surprise par le sinistre, la malheureuse avait dû se diriger vers le fond du logement pour retrouver de l'argent caché par elle. On découvrit, en effet prés du cadavre, une somme de 280 francs en coupures de 5 et de 10 francs, ces billets étaient en partie détruits.

Dès qu'il eut été avisé, le capitaine Raggio, commandant la compagnie des Sapeurs-pompiers de Caen, se transporta sur les lieux et procéda une minutieuse enquête. Il résulte des renseignements qu'il a pu recueillir que le sinistre a une cause purement accidentelle. Toute idée de malveillance doit être écartée.  

 

Juin 1928   -   Vol.   -   Sur dénonciation du jeune Joseph Taffet, âgé de 19 ans, journalier agricole à Monts-en-Bessin, une enquête est ouverte par la gendarmerie de Villers-Bocage sur un vol d'une dinde qu'aurait commis une ménagère de Tournay-sur-Odon, au préjudice de M. Paul Leboucher, demeurant au même lieu.

 

Juin 1930   -   Canards vagabonds.   -   Dernièrement sept canards disparaissaient. M. Malcouronne porta plainte pour vol, le lendemain les canards étaient retrouvés, il est probable que le voleur avait eu un remords ou ce qu'il est plus possible avait eu peur des gendarmes.

 

Juin 1930   -   Une bizarre couvée.   -   Sur plainte portée par M. Malcouronne pour vol de petits dindons, les gendarmes ont enquêté chez une femme Dorange. Ils ont remarqué une nichée de dindons phénomènes, deux tout gros et sept tout petits.

La propriétaire, ou du moins la gardeuse, prétend ils sont nés chez elle et de la même couvée. C'est bizarre comme on rencontre de drôles de chose dans la nature. Il y a des nains et des géants.

 

Février 1936  -  Un débitant et sa femme malmenés.  -  L'autre soir, M. Edmond Bellanger, débitant à Tournay-sur-Odon, voyait pénétrer dans son établissement trois individus qu'il jugea indésirables et auxquels il refusa à boire, Au moment de quitter le café l’un de ceux-ci, Maximilien Bréard, 23 ans, au service d’un cultivateur de la localité, furieux, frappa le débitant d’un coup de bâton sur la tête. Mme Bellanger, accourue, fut également frappée à coup de pied par l’individu qui la contusionna à la tête et au coté gauche. La gendarmerie a dressé procès-verbal. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Juillet 1938   -   Aimer les animaux... mais aussi les hommes !   -   Huet André, 25 ans, manœuvre à Tournay-sur-Odon, à la fromagerie Lepetit a frappé son camarade de travail M. Pellerin, le 7 juin dernier. 

Huet accusait M. Pellerin d'avoir coupé la queue et les ailes d'un corbeau qu'il élevait dans sa chambre. Huet a été condamné à 25 francs d'amende. (Source : Le Moniteur du Calvados)

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