TOURNEBU

Canton de Thury-Harcourt  

Les habitants de la commune sont des Tournebusiens, Tournebusiennes

Mai 1869   -  Les récoltes.   -   les blés croissent avec vigueur surprenante ; les seigles ne sont pas moins magnifiques, et donnent lieu à de grandes espérances.

Les semis de mars, que, dans un moment de terreur l'on avait généralement condamnés, sont bien levés et couvrent la terre d'une végétation qui fait prévoir un rendement.

Les pommiers et les poiriers couverts de fleurs, paraissent d'immenses bouquets, dont la transformation s'opère dans de bonnes conditions. Nos colzas ont beaucoup souffert des intempéries de mars.

Dans l'Eure, ils sont pour la plupart ravagés par les pucerons, et bon nombre de champs ont déjà été retournés.  

 

Janvier 1879   -  La neige et les inondations.  -  Une partie de la France a été pendant plusieurs jours enfouie sous les neiges. Sur beaucoup de points, la circulation a été interrompue.

Dans le Calvados, la ligne de la mer a dû suspendre son service. La neige a atteint dans certains endroits plus de trois mètres de hauteur. Dans un grand nombre de localités, on se plaint que les cantonniers n'aient pas été, dès les premiers jours, envoyés sur les routes pour déblayer. Sur la route de Pont-l'Evèque à Bonnebosq, on nous signale des excavations produites par les eaux, ayant pour cause des puits creusés il y a longtemps pour extraire de la marne ou des moellons, à l'administration des ponts et chaussées de veiller.

Au dire des anciens, il faudrait remonter à cinquante ans pour trouver l'exemple d'une semblable avalanche de neige. Pendant l'hiver 1829-1830, on avait été obligé d'employer des soldats de la garnison de Caen pour tracer des voies sur les routes aboutissant à Caen, les neiges relevées sur les côtés du chemin formaient un talus de 4 à 5 mètres de hauteur. De distance en distance on avait réservé des espaces pour le croisement de deux voitures. C'est le mardi 7 janvier que la neige a commencé à tomber, il y a cent soixante-dix ans, jour pour jour (le 7 janvier 1709), entre 8 et 9 heures du soir, le vent qui était au midi et à la pluie, tourna subitement au nord et à la neige. Le froid fut tellement intense que le pain et l'eau gelaient auprès du feu, les prêtres à l'autel étaient obligés de faire mettre un réchaud plein de feu à côté du calice qui gelait encore, malgré cette précaution.

Le dégel qui s'est produit va amener des inondations, tous nos cours d'eau débordent. Sur les rives de la Loire, la consternation est grande, des villages entiers sont sous l'eau, à Nantes, plusieurs quartiers sont submergés. Les dégâts sont incalculables. L'évêque de Nantes fait un appel à la charité des fidèles en faveur des victimes des inondations. L'une des plus grandes inondations occasionnées en Normandie par les neiges est celle du 2 février 1508. Tous les cours d'eau débordèrent, la Seine s'éleva à trois pieds au-dessus des rives.

Mars 1879   -  Secours aux communes.  -  Les secours ci-après ont été accordés, à la fabrique de l'église de Rouvres, 300 fr., pour l'acquisition d'objets mobiliers ; à Tournebu, 3 500 francs, pour la restauration de la nef de l'église ; à Annebecq, 600 fr., pour la construction d'une école mixte.  

 

Octobre 1884  -  Il était temps.  -  Lundi, à 9 heures du matin, devait avoir lieu l'inhumation d'une femme de la commune de Tournebu (canton d'Harcourt). Parents et amis étaient rassemblés au domicile mortuaire. On allait déposer le corps dans le cercueil, lorsque les personnes qui le tenaient, sentirent un léger mouvement, c'était la morte... qui ne l'était pas...

On la débarrassa promptement de son linceul, et, presque aussitôt, sortant de sa léthargie, elle ouvrit les yeux. A l'apparition du lugubre décor au milieu duquel elle se réveillait, la pauvre femme a été saisie d'une telle frayeur, qu'elle est encore, au lit.

Un médecin avait dû cependant constater le décès, nous voudrions bien savoir à quelle cause il a pu l'attribuer ?  

 

Juin 1888  -  Coup de revolver.  -  Deux jeunes gens, le nommé T…..., de St- Germain-Langot, et L……, de Boulon, se sont pris de querelle, à Tournebu, en sortant de l'auberge de Mme Levavasseur, au sujet du paiement d'une consommation qu'ils venaient de prendre ensemble. Au plus fort de la discussion, le nommé T……., a tiré cinq coups de revolver sur son camarade qui à été atteint de deux balles à la figure et une autre a traversé ses vêtements à hauteur de l'épaule.

 

Avril 1894  -  Chutes graves.  -  Adolphe Hamon, 38 ans, couvreur à Tournebu, était monté sur une maison, lorsque, à un moment donné, il tomba et se brisa trois côtes. 

— La semaine dernière, Just Le Brethon, employé chez le sieur Bacon, tanneur à Bretteville-sur-Laize, conduisait une voiture de tan à Fresney-le-Puceux. Il était monté sur le haut lorsqu'un étourdissement le prit. Tombé sur la route, au lieu dit Rocreux, il s'est fracturé le côté droit.

— Lundi, Désiré Onfroy, domestique chez le maire du Quesnay-Guesnon, étant assis sur le bord de son banneau, fut renversé par un brusque écart du cheval et tomba sur la tête, il put remonter en voiture et rentrer. Mais, le lendemain, on a dû le transporter à Trungy, chez ses parents. Son état est fort grave. (Source B.N.)  

 

Décembre 1895  -  L’agréable et l’utile.  -  Un malfaiteur inconnu s'est introduit chez le sieur Villon, aubergiste à Tournebu, et lui a enlevé sa bicyclette. Il a, en outre, emporté cinq kilogrammes de lard. (source B. N.)

 

Décembre 1895  -  Les années bissextiles.  -  Tout le monde sait que l'année prochaine sera bissextile, son millésime étant divisible par quatre. Mais ce que l'on sait peut-être moins généralement, c'est que ce sera la dernière bissextile du siècle, l'année séculaire, celle qui clôturera le dix-neuvième siècle, l'année 1900, ne le sera pas, et nous devrons attendre huit ans pour revoir un mois de février ayant 29 jours. (source B. N.)

 

Mai 1912   -  Quels sont ses inconnus ?   -   On recherche activement plusieurs individus qui dans la nuit de dimanche à lundi ont coupé ont coupé les licols des chevaux appartenant à M. Le Hugeur, cultivateur, et tenté de les faire sortir des herbages. Comme le domestique de M. Le Hugeur, M. Victor Marguerite, essayait de les empêcher d'accomplir cette besogne, ces individus se jetèrent sur lui et le frappèrent. Il eut même son pantalon déchiré par un coup de couteau des assaillants. C'est lui qui a raconté cette scène le lendemain.

 

Juin 1917  -  Accident de voiture.  -  Le jeune Durand, 18 ans, fils d’un cultivateur de Tournebu, canton de Thury-Harcourt, qui conduisait un tonneau à eau, a été, par suite d'un écart du cheval, projeté à terre et grièvement blessé. On l'a transporté à l'hôpital de Falaise, où on a dû pratiquer la trépanation. Son état est actuellement satisfaisant.

 

Avril  1923  -  Arrestation d’un voleur de génisse.  -  Le 14 avril, M. Beaudouin, cultivateur à Ussy. s'apercevait qu’une génisse avait disparu de son herbage.
La gendarmerie porta ses soupçons sur Gaston Guérard, cultivateur à Tournebu. Les souliers de cet homme s'adaptaient exactement aux empreintes de pas qu'on avait relevées dans l’herbage. On retrouva bientôt la génisse dans un fossé. Guérard reconnut alors le méfait.
Dans le jardin du voleur, les gendarmes découvrirent une sort, de souterrain habilement dissimulé sous un plant de choux et qui devait servir d'étable à la génisse robée. Guérard a été écroué.

 

Juin 1928   -   Deux morts suspectes.   -   Une descente de justice a été faite mercredi soir à Tournebu, pour les faits suivants, chez Les époux Lepetit qui habitent le hameau du Becquet.
Lundi soir, la femme Lepetit mettait au monde deux jumeaux. Après le départ de la sage-femme, vers onze heures, une scène violente s'éleva entre les époux Lepetit et Mme Lepetit mère.
Mardi matin, M. Lepetit avertit la voisine que les deux enfants étaient morts asphyxiés. Ce décès parut suspect au docteur Sandag, de Bretteville-sur-Laize, qui refusa le permis
d'inhumer. Le Parquet de Caen se rendit sur les lieux mercredi soir.
Les époux Lepetit affirment qu'ils ne sont pour rien dans le décès de leurs enfants. L'enquête continue.

 

Février 1929  -  Éventré par un taureau.  -  M. Bouillard, âgé d'une soixantaine d'années, cultivateur à Tournebu, en allant soigner ses bestiaux, s'est fait éventrer par son taureau. La mort a été instantanée.

 

Mai 1936  -  Un couple de polonais sous les verrous.  -  — Les gendarmes de Potiguy ont arrêté pour vol de lapins, de canards, de poussins, d’œufs et différents objets mobiliers au préjudice de leur patron, M. Van Laeys, cultivateur, le nommé Joseph Komolka, 31 ans, et sa concubine, Antonia Chalupnix, 27 ans, l'un et l'autre de nationalité polonaise. Plusieurs des animaux volés ont été découverts dans la chambre occupée par le couple. Komolka et sa maîtresse, ont été écroués. (source M.-C.)

 

Juillet 1936  -  Une reine de l’agriculture a été élue.  -  Mlle Madeleine Girard, d'Ussy, a été élue reine de l'Agriculture, à l'occasion des grandes fêtes qui auront lieu à Falaise le 26 juillet pour le centenaire de la Société d'Agriculture de l'arrondissement de Falaise. Mlle Madeleine Barbot, de Potigny, et Mlle Simone Denis, de Tournebu, ont été élues demoiselles d'honneur. (source M.-C.)

 

Janvier 1940  -  Sérieusement blessé par une ruade.  -  M. Bernard de Foucault, cultivateur à Tournebu, était occupé à transporté du fumier dans ses herbages, lorsque, sans qu'il puisse expliquer comment le fait se produisit, il reçut une terrible ruade de l'un des chevaux qu'il conduisait. Atteint dans la région du foie et sérieusement blessé, M. de Foucault a été transporté à la clinique de la Miséricorde de Caen.

 

Mars 1945  -  Une petite main qui se place.  -  M. de Foucault, cultivateur à Tournebu, avait porté plainte à la suite de différents vols : une montre de dame valant 2 000 francs,  à été découverte en possession de son ancienne bonne, Nathalie Bencal, 17 ans, qui avait récemment quitté son service.

 

Juin 1946  -  A la manière des bandits de grands chemins.  -  Dans l’après-midi du 14, une factrice, Mme Juliette Vengeons, 36 ans, de Cesny-Bois-Halbout, a été attaquée au cours de sa tournée, au lieu dit « Le Mesnil », à Tournebu, par un polonais, Stanislas Blasyczyk, 23 ans, demeurant à Thury-Harcourt, qui la blessa grièvement d’un coup de baïonnette allemande à la nuque et à l’omoplate gauche, et s’empara de sa sacoche. L’agresseur a été arrêté. (Source B. L.)

TOURNEBU  -  Le nouveau Calvaire, érigé le Dimanche 26 septembre 1909
14.    Ruines de la Tour fortifiée de Tournebu (Calvados)

Vieille tour de TOURNEBU (Règne de Philippe-Auguste)

Commentaires et informations : Facebook @