Le TOURNEUR

Canton du Bény-Bocage

Les habitants de la commune de Le Tourneur sont des Tournerais et Tourneraise

Août 1854  -  Foires Le Tourneur.  -  Le Conseil général, vu la délibération prise par le Conseil municipal du Tourneur, le 22 mai 1854, par laquelle il réitère sa demande pour la création de deux foires qui se tiendraient au Tourneur, le 18 février et le 16 septembre de chaque année.

Considérant que la commune du Tourneur se trouve dans un rayon très rapproché des bourgs et villes où se tiennent des foires et marchés, tels que Vire, Thorigny, Caumont, Bény, Aulnay, les Besaces, Vassy, etc….., considère que l'utilité de créer des foires au Tourneur est loin d'être démontrée, que, d'ailleurs, le Conseil général, dans diverses sessions, a rejeté cette demande, qu'aucun fait nouveau n'est venu modifier la position de la commune du Tourneur et démontrer l'utilité de cette création.

 

Mai 1866   -   Une bonne acquisition.   -   Par décret impérial du 5 mai 1866, la commune du Tourneur est autorisée à acquérir du sieur Léon de Baudre, deux parcelles de terrain pour servir à la construction d'une école de garçons et une école de filles, et a emprunter la somme de 22 000 francs, remboursable en douze ans, pour concourir au paiement de l'acquisition ci dessus, des deux écoles et de travaux à l'église.

 

 Octobre 1866   -    Un orage.   -   Lundi dernier, le 22 octobre courant, vers six heures du matin, un violent orage a éclaté à Saint-Pierre-Tarentaine.

La foudre est tombée sur le clocher de l'église du Tourneur, et y a occasionné des dégâts assez importants. Un arbre a été séparé en deux par la foudre.

Pendant plus d'un quart d'heure, l'eau est tombée à flots, les chemins étaient devenus de véritables torrents.  

 

Février 1867   -   Un incendie.   -  Un incendie a éclaté, dans la commune du Tourneur, le 14 de ce mois, dans une étable dépendant de la ferme exploitée par le sieur Marie. Tout un corps de bâtiment a été brûlé. La perte est estimée à 500 fr..

La femme Marie, allant le soir à l'étable pour traire ses vaches, avait à la main une lanterne. Probablement elle l'aura mal assujettie en la posant à terre. Toujours est-il que la lanterne mit le feu à une botte de paille, et de la au bâtiment tout entier.

 

Décembre 1867   -   Un incendie.   -   Un incendie accidentel a éclaté le 2 de ce mois, au Tourneur, et a consumé la charpente et la couverture en chaume de deux bâtiments, deux tonneaux, un pressoir, 2000 bottes de foin, 60 gerbes de froment et une grande quantité de bois de travail. Les bâtiments appartenaient au sieur Doublet Charles, propriétaire au Tourneur, et au sieur Leprieur, commissaire-priseur à Orbec. Tous les objets brûlés appartenaient aux sieurs Yvon et Ruelle, cultivateur.  

 

Juillet 1868   -   Un accident.   -   Dimanche, à huit heures du matin, le cadavre du nommé Leboucher Jacques François, âgé de 22 ans, soldat au 43e de ligne, en congé de convalescence de trois mois, a été trouvé dans une mare située sur la commune du Tourneur. On pense que cette mort est le résultat d'un accident.  

 

Novembre 1871   -  Fait divers.   -  Le 18 novembre, vers sept heures du soir, un incendie accidentel a détruit, à Le Tourneur, une maison  et le mobilier qui y était renfermé, le tout appartenant à Mme veuve Blanchet. La perte est estimée à 1.600 fr.  

 

Mars 1872   -  Le gel.   -  Les désastres occasionnés par les gelées des nuits dernières sont plus graves qu'on ne je suppose généralement. Les lettres que nous recevons de divers points de la Normandie sont unanimes pour le reconnaître.

 

Avril 1872   -  Incendie.   -  Mardi, vers 9 heures du soir, un incendie considérable, attribué à la malveillance, a éclaté au Village de Cervelles, commune du Tourneur, canton de Bény-Bocage, et a consumé entièrement six maisons d'habitation, réparties en neuf ménages, aujourd'hui sans abri. Les pertes sont considérables.

D'après les investigations de la justice l'auteur de ce désastre serait un nommé Jean-Baptiste Richomme, lequel vivait en très mauvaise intelligence avec sa femme, habitant ensemble une des maisons incendiées. De là naquirent des soupçons, et sur la confrontation des traces de pas trouvées dans le jardin, derrière la maison où le feu s'est déclaré, et la chaussure que portait ce soir-là le nommé Richomme, il n'est resté dans l'esprit de personne le moindre doute sur sa culpabilité. Il a été arrêté de suite.

 

Avril 1874   -   Guet-apens.  -  Le 16 avril, vers 11 heures et demie du soir, le sieur Lefèvre, meunier au Tourneur, canton de Bény-Bocage, revenait chez lui, lorsqu'il fut assailli par un nommé Catel, cultivateur, âgé de 24 ans, celui-ci se jeta sur le sieur Lefèvre et le frappa plusieurs fois en pleine figure. Le sieur Lefèvre accuse, en outre, son agresseur de lui avoir volé un porte-monnaie contenant 73 fr. environ, son chapeau et une clef. Catel était accompagné d'un nommé Lavigne, tisserand, qui est demeuré spectateur passif de la lutte.  

 

Décembre 1874   -   Enterrement d’une jambe.  -  On parle beaucoup au Tourneur et aux environs d'un mal singulier qui aurait atteint une pauvre femme de près de 80 ans. Depuis un an environ, elle souffrait beaucoup d'une jambe, un trou s'y était formé à deux centimètres au-dessous du genou, et livrait passage à une suppuration abondante.

Quelles ne furent pas la douleur et la surprise de cette pauvre femme et de son fils, lorsque l'autre jour, le fils ayant levé sa mère, ils s'aperçurent que la malheureuse n'avait plus qu'une j'ambe et demie !  La partie au-dessous du mal s'était détachée d'elle-même. Cette partie de jambe a été enterrée dans le cimetière de la commune. La pauvre femme survit à son mal.

 

Novembre 1875   -  Suicide.  -  Lundi, le nommé François Dumont, journalier, 61 ans, a été trouvé noyé dans une mare du Tourneur. On pense que la mort est le résultat d'un suicide. 

 

Février 1876   -  Vol a main armée.  -  Dans la nuit de mercredi à jeudi, un vol à main armée a été commis au Tourneur. 

Un individu, jusqu'ici inconnu, s'est présenté au domicile d'un sieur Jacques Daigremont, âgé de 72 ans, qui habite seul une maison isolée au lieu dit Monthardron. S'entendant appeler, le sieur Daigremont alla ouvrir la porte. Mais, aussitôt, le malfaiteur lui met un pistolet sous la gorge et menace de lui brûler la cervelle s'il allume de la lumière ou refuse de lui donner 100 fr.

Ce pauvre vieillard remet 50 fr., son seul avoir au malfaiteur, qui se retire en menaçant de mort le malheureux Daigremont, s'il se plaint à la gendarmerie.  

 

Juin 1876   -  Condamnation.  -  Samedi a comparu, devant le tribunal correctionnel de Caen, Jean-Alexis Desaunay, 27 ans, cultivateur au Tourneur, a été condamné à 3 mois de prison et 50 fr. d'amende, pour avoir pris dans une auberge de Villers-Bocage un cochon vendu au sieur Larivière. Ni les prières de son père, ni les instances de son défenseur n'ont pu  déterminer Desaunay à faire des aveux qui eussent été d'un très bon effet sur le tribunal.

Desaunay a persisté à dire qu'il avait acheté ce cochon 140 fr. à un marchand étranger, et cependant il n'a pu faire connaître ni son vendeur, ni les personnes en présence desquelles le marché avait été conclu.

 

Février 1876   -  Accident.  -  Le mercredi 7 février, les conscrits du Tourneur revenant du tirage à Bény-Bocage s'étaient arrêtés a souper dans une auberge de la localité. Vers 11 heures, l'un d'eux, nommé Daigremont, se retira en compagnie d'un camarade et de la mère de ce dernier. Au lieu de suivre la route ordinaire, ils prirent par le cimetière. 

Dans le mur de clôture se trouve actuellement un puits en construction rempli d'eau jusqu'à la hauteur de trois mètres, dans lequel Daigremont tomba. Son camarade courut à l'auberge en criant au secours, et tous les convives accoururent. A leur tête était M. G. Théophile Langrée, qui, n'écoutant que son courage se précipita dans le puits pour sauver le malheureux jeune homme, qui fut retiré paraissant ne plus donner signe de vie. Les soins les plus assidus lui furent prodigués, et au bout d'une heure de frictions énergiques, le jeune Daigremont revenait à la vie. Aujourd'hui il est hors de tout danger.  

 

Juin 1877   -  Récoltes.  -  Nos récoltes ont les plus belles apparences, la vigne promet, tout annonce une année d'abondance.  Dans la nuit de dimanche à lundi, il a cependant gelé blanc  sur divers points du département du Calvados. 

 

Juin 1877   -  Machine à faucher.  -  On fauche les herbes sur l'hippodrome de Caen. Ce fauchage et le fanage se font avec la faucheuse et la faneuse mécanique la Française, dont le dépôt est chez M. Le Blanc, place d'Armes. 

 

Juin 1877   -  Récompenses.  -  Des médailles d'honneur de deuxième classe ont été décernées à : Pierre-Théophile Langrée, membre du conseil municipal du Tourneur : sauvetage d'un homme tombé dans un puits le 7 février 1877. 

Pierre Moisy et Benjamin Vendenberghe, soldats au 119e de ligne, en garnison à Lisieux, pour avoir sauvé, le 8 mars 1877, une femme qui se noyait dans la Touques grossie par les  pluies.

Boulet, gardien à Beaulieu, qui a été blessé en désarmant un condamné qui muni d'un tranchet, proférait des menaces de mort contre un de ses codétenus et qui en avait déjà frappé et blessé plusieurs autres.  

 

Mars 1881  -  Un enfant brûlé.  -   Le nommé Ferdinand Lhermite, du Tourneur, étant à sa journée, sa femme s'absenta quelque temps, laissant son enfant de 8 mois enveloppé dans une couverture, près du foyer. Le feu prit à la couverture et le pauvre petit eût les jambes si affreusement brûlées qu'il en est mort.  

 

Décembre 1890  -  Une brute !  -  Mardi soir, sur la route de Caumont à Vire, la dame Lioult, sage-femme au Tourneur, revenant de Cathéolle, est tombée si malheureusement qu'elle c'est cassé une jambe. Un individu passait en voiture, elle l'appela, mais la brute a continué son chemin. La pauvre femme a été obligé de se traîner à genoux pendant près de trois cents mètres pour obtenir du secours.    (Source B.N.)

 

Février 1891  -  Plancher effondré.  -  La semaine dernière, au Tourneur, le plancher de la maison de Marie Halley, surnommée la Coque, s'est effondré, et la pauvre fille, fille est âgée de 80 ans, est tombée dans l'écurie qui se trouve au-dessous. Malgré son grand âge, elle en sera quitte pour quelques contusions sans gravité.   (Source B.N.)

 

Février 1891  -  Avortement.  -  Le sieur Félix Papin, cultivateur au Tourneur, avait pour servante, depuis la Saint-Clair 1890, une fille Emilia Sicot, 23 ans. Elle était au mieux avec Papin, et, comme il est veuf, on disait dans le pays qu'il pourrait bien l'épouser. A la Saint-Michel dernière, le bruit courut qu'elle était enceinte, une indisposition qu'elle eut à cette époque fut présentée comme le résultat d'un coup de corne de vache qu'elle aurait reçu. 

Puis ces rameurs s'éteignirent. Ces jours derniers, une lettre anonyme la dénonçait au parquet de Vire comme coupable d'avortement et signalait comme complice un sieur Nestor Solier qui, congédié de la maison de Papin qu'il fréquentait, s'était vanté après boire d'avoir rendu de grandi services à celui-ci. 

La fille Sicot arrêtée, a fait des aveux et accusé Solier qui nie énergiquement, Papin a été laissé en liberté. Il ne parait pas exister de charges sérieuses contre lui.    (Source B.N.)

Février 1891  -  Avortement.  -  Nous avons dit qu'une fille Emilia Sicot, 23 ans, au service du sieur Papin, un veuf, cultivateur au Tourneur, était au mieux avec son maître, qu'elle s'était trouvée grosse et qu'à la suite d'un soi disant coup pied de vache sa grossesse avait disparu. La fille Sicot a été arrêtée sous la prévention d'avortement, ainsi qu'un nommé Nestor Solier, qui lui aurait fourni des breuvages pour la débarrasser. 

Le juge d'instruction a fait saisir au domicile de Solier divers livres de médecine et de chimie, et une bouteille contenant une infusion dont la nature sera déterminée par un chimiste-expert. On n'a pas trouvé un registre sur lequel on prétend que Solier inscrivait bien des choses, et qui, si l'on en croit le bruit public, aurait pu fournire la justice de précieuses indications. Une enquête minutieuse se poursuit, car il parait que d’autres filles et même des femmes mariées auraient eu recours aux breuvages de Nestor Solier pour se débarrasser.    (Source B.N.)

 

Mai 1891  -  Avortement.  -  Vital Solier, 50 ans, menuisier au Tourneur, passait pour exercer la profession de faiseur d'anges. 

Une servante de 21 ans, Emilia Sicot, domestique au Tourneur, chez un sieur Papin, devenue enceinte des œuvres de ce dernier, s'adressa au prétendu sorcier qui promit de la « débarrasser. » Mais Solier parla trop. Son crime s'ébruita et des poursuites furent intentées. La fille Sicot passa des aveux complets. Quant à Solier, il nia énergiquement toute espèce de culpabilité. Les dépositions d'audience ont été accablantes contre lui, et son attitude a produit sur le jury le plus mauvais effet. La fille Sicot, a été acquittée. Solier, en a été quitte pour 2 ans.      (Source B.N.)

 

Mai 1891  -  Infanticide.  -  Nous avons annoncé que le corps d'un enfant nouveau-né avait été trouvé dans une mare, au Tourneur, canton de Bény-Bocage, et que la veuve Marie Denis avait été arrêtée. Celte femme est âgée de 40 ans, elle est mère de deux enfants nés depuis la mort de son mari. Elle essaya de nier, mais l'examen médical, prouvant qu'elle était récemment accouchée, la contraignit à entrer dans la voie des aveux. 

Elle raconta alors qu'aussitôt après la naissance de l'enfant elle avait perdu connaissance, que cet état s'était prolongé pendant deux heures et que, lorsqu'elle avait repris ses sens, elle avait constaté que l'enfant ne donnait plus signe de vie. Elle impute à l'un, de ses voisins, qui est marié et dont l'honorabilité n'avait jamais été soupçonnée, la paternité de l'enfant. Ce serait lui, suivant elle, qui aurait donné le conseil du crime, qui aurait ficelé le cadavre et l'aurait jeté dans la mare où on l'a retrouvé. 

Interrogé à son tour, celui-ci, sans méconnaître tous les faits allégués par la veuve Denis, a protesté avec énergie contre sa complicité dans l'infanticide. Il a été laissé en liberté. La veuve Denis a parlé aussi d'un autre complice qu'elle n'a pas nommé.   (Source B.N.)

 

Juin 1891  -  Homicide par imprudence.  -  Une femme Marie Denis, 40 ans, journalière, habite à Le Tourneur. Bien que veuve depuis quelques années, elle a eu deux enfants depuis la mort de son mari, et elle est accouchée clandestinement le 18 avril d'un enfant du sexe féminin. Elle n'avait pris aucune précaution, n'avait fait connaître sa grossesse à qui que ce soit et n'appela personne pour lui porter secours. 

Elle prétend qu'après la naissance de l'enfant elle tomba en syncope et, lorsqu'elle revint à elle, l'enfant était mort. Elle conserva le cadavre chez elle pendant deux jours, puis après l'avoir ficelé dans deux tabliers, elle alla le jeter dans une mare où il resta pendant deux semaines. 

La veuve Denis reprit ses occupations comme si de rien n'eût été. Elle poussa même l'hypocrisie jusqu'à assister, le dimanche, suivant, à la grand messe, aux vêpres et au catéchisme, à la grande édification des fidèles. Lorsque le cadavre fut découvert, l'opinion publique désigna la veuve comme l'auteur du crime. Interrogée par le juge de paix du canton de Beny-Bocage, elle finit par reconnaître qu'elle était accouchée et que l'enfant était mort pendant son évanouissement. L'infanticide n'ayant pu être relevé, la veuve Denis a été condamnée à 2 mois de prison pour homicide par imprudence. 

— Si on s'en rapporte à certains bruits, un fait à peu près semblable se serait passé à Caen dans le quartier du Vaugueux.  (Source B.N.)

 

Juin 1891  -  Bruits étranges.  -  Une veuve Prieur décédait à Le Tourneur en juillet 1890. On parla alors d'assassinat, ce qui est inexact, la veuve Prieur étant tombée de son lit et cette chute ayant déterminé sa mort. Néanmoins, on prétendait récemment encore que le corps de cette femme, qui a été transféré à Bény-Bocage, allait être exhumé. Ce qui pourrait être plus sérieux, c'est l’histoire d’un vol de 1 000 à 1500 fr. qui aurait été commis chez la veuve Prieur.    (Source B.N.)

 

Juillet 1891  -  Accident sur accident.  -  Le sieur Denis et son fils, cultivateurs au Tourneur, avaient été blessés dernièrement par leur cheval. L'autre jour, leur domestique amenait une voiture chargée de bois du village des Déserts, lorsque la charretée a versé. Le domestique a été atteint, il a un bras démis et contusionné. Voilà, dans cette maison, trois victimes d'accidents presque simultanés.    (Source B.N.)

 

Juillet 1891  -  Orages.  -  Pendant qu'une pluie diluvienne tombait sur notre région, la grêle faisait d'irréparables dégâts du côté de Rouen et dans le Midi.    (Source B.N.)

 

Juillet 1891  -  Un voleur de vaches.  -  Arsène Louvel, 27 ans, journalier à Sainte-Marie-Laumont, devait se marier prochainement, n'ayant pas d'argent pour entrer en ménage, il se mit à voler des bestiaux. C'est de cette manière qu'il s'est procuré, à Montchamp, une génisse de deux ans pleine, estimée 450 francs, appartenant à un nommé Surville. 

En passant avec elle au Tourneur, il eut besoin de se reposer. Il attacha la vache à la barrière d'un pré et se coucha dans le foin.

Des voisins, les époux Levardois, passèrent par là et aperçurent la vache. Pensant qu'elle n'était pas venue seule, ils cherchèrent le conducteur et le réveillèrent. Les explications de Louvel leur parurent suspectes. Ils emmenèrent la vache et en retrouvèrent le propriétaire. Louvel a été condamné à 8 mois de prison. Si elle tient à lui, sa future attendra.    (Source B.N.)

 

Août 1891  -  L’affaire du Tourneur.  -  Nous avons signalé dernièrement des bruits relatifs aux circonstances qui ont accompagné, il y a un an, la mort d'une dame Prieur, du Tourneur. Les bruits persistent. On continue à parler de meurtre et de vol, on précise même le chiffre de la somme qui aurait été soustraite, 18 000 fr. 

Dans une lettre anonyme adressée au parquet, certaines personnes y sont formellement accusées. Une enquête a été ouverte et des témoins entendus.   (Source B.N.)

 

Juin 1892  -  Suites d’un accident.  -  Au Tourneur, un domestique du moulin Pinel, ayant voulu fouetter son cheval, a perdu l'équilibre et est tombé sur le sol. On l'a transporté à son domicile, il y est mort après huit jours 

de souffrances. Ce Malheureux était marié et père de six enfants.  (Source B.N.)  

Juin 1892  -  Découverte de cadavre.  -  La dame Doublet, du Tourneur, retournant chez elle après la grand'messe, a trouvé mort, sur le bord de la route du Tourneur à Vire, un nommé Victor Moricet, célibataire, 65 ans, né à Hambye (Manche). Cet homme, ancien domestique au Tourneur, avait quitté sa place il y a environ trois semaines, et paraissait avoir le cerveau dérangé par suite d'habitudes d'alcoolisme.  (Source B.N.)

 

Septembre 1892  -  Vol dans une chapelle.  La nuit, des malfaiteurs se sont introduits dans la chapelle de Saint-Quentin, commune du Tourneur, arrondissement de Vire, et ont dévalisé le tronc destiné à recevoir les offrandes pour la reconstruction de la chapelle. Pour arriver à leurs lins, ils ont abattu une partie du mur.  (Source B.N.)   

 

Novembre 1893  -  Mort de misère.  -  La semaine dernière, le cadavre du nommé Désiré Loisel, 52 ans, menuisier ambulant, né à St-Jean-du-Corail (Manche), sans domicile fixe, a été trouvé, commune du Tourneur, au lieu dit la Croix-au-Houx. 

Cet individu errait depuis deux ou trois jours dans la commune. Il avait couché chez les habitants qui avaient bien voulu lui donner l'hospitalité, et, à plusieurs d'entre eux, il avait dit qu'il se sentait malade. Cette mort est due à la misère. (Source B.N.)  

 

Décembre 1893  -  Chronique judiciaire.  -  Marie Lefrançois, femme Desrues, 33 ans, ménagère à la Ferrière-Duval, un mois, adultère, et Louis Tirard, 20 ans, domestique à St-Vigor-des-Mézerets, 20 jours, complicité d'adultère.

—François Vaudru, 35 ans, journalier au Tourneur, 40 jours, coups.  — Antime Lair, 35 ans, charpentier au Tourneur, 15 jours, coups. 

— Théophile Leclerc, 42 ans, étameur au Gast, 40 jours, coups. (Source B.N.)  

 

Juin 1894  -  L’immoralité.   -  Louis Le Carpentier, 43 ans, couvreur en paille au Tourneur, canton de Bény-Bocage, était occupé à faire des bourrées dans les champs pour le compte du sieur Gauthier. Dans l'après-midi, la nièce de Gauthier, âgée de 14 ans et demi, passant près de là, Le Carpentier la poursuivit dans un état de nudité qui ne laissait aucun doute sur ses intentions. Mais, au moment où il allait la saisir, la jeune fille se retourna vivement et appliqua à Le Carpentier, un violent coup de poing au visage qui le calma, pour un moment seulement, car, dans la soirée, la jeune Louise Gohin, âgée de 13 ans et demi, servante au service des époux Gauthier, allant dans les champs pour traire ses vaches, fut également poursuivie et saisie par Le Carpentier qui la renversa sur le sol et eût évidemment donné suite, à ses projets sans l'arrivée de deux personnes. Le Carpentier, est marié et père de famille, sa réputation n'est pas mauvaise. (Source B.N.)  

 

Décembre 1894  -  Le froid.   -  Il fait un froid glacial depuis quelques jours. Le temps est à la neige. A Paris, il en est tombé et le froid a déjà fait des victimes. (source B. N.)

 

Décembre 1894  -  Mort accidentelle.   -  Le jeune Antonin Bainée, 14 ans, domestique chez M. Hippolyte Martin, au Tourneur, arrondissement de Vire, a été attrapé en déchargeant une bannelée de betteraves et a été tué net. (source B. N.)

 

Septembre 1895  -  Classe 1894.  -  Cette année, les conscrits de 1894 rejoindront directement et individuellement leur corps. Ils feront l'avance de leurs frais de route qui leur seront remboursés au régiment. Ceux qui seraient sans moyens recevront un mandat de l'intendance, avant le départ, sur la présentation d'un certificat du maire de leur domicile. Tout conscrit, pour un parcours de 1 à 25 kilomètres, aura droit à une indemnité fixe de 1 fr. 25. Au-dessus de 25 kilomètres, l'indemnité journalière sera accordée. (source B. N.)

 

Septembre 1895  -  Tombé dans un puits.   -  Le sieur Louis Lelevé, propriétaire au Tourneur, près Bény-Bocage, est tombé dans son puits où il a trouvé la mort. Cet accident paraît accidentel, mais on ne sait comment il s'est produit. (source B. N.)

 

Novembre 1915  -  Incendie.  -  Le feu s’est déclaré dans un bâtiment à usage de grange et d’étable appartenant à M. Lehoux, maire du Tourneur, et loué à Mme Raymond Lenormand. A  son arrivée sur le lieu du sinistre, vers 6 heures, M. Lehoux trouva la toiture en chaume toute en flammes e t en partie détruite. Aidé de quelques voisins, il essaya d’enrayer l’incendie, mais il dut attendre le secours des pompiers. Deux heures après seulement, ceux-ci purent être maîtres du fléau. Il ne resta que les murs. Les récoltes et divers objets aratoires estimés  1200 francs devinrent la proie des flammes. Les enfants Lemarchand, voisins de M. Lehoux.  Ayant passé la nuit dans sa grange, avaient allumé une bougie. L’un d’eux, âgé de 9 ans, s’étant servi d’un bout de papier enflammé pour allumer une cigarette, l’avait laissé tomber imprudemment sur la paille, et avait mis ainsi le feu.  

 

Juillet 1925  -  Pugilat de femmes.  -  Le 5 juillet, la dame Marivin, âgée de 19 ans, ménagère à Le Tourneur, passait devant la demeure des dames Lebossac et Delaunay lorsque celle-ci l'interpella en des termes « Veux-tu que nous allions t'arracher le chignon ? ». Ces paroles agressives déclenchèrent une discussion entre les trois femmes qui fut bientôt suivie d'un véritable pugilat au cours duquel des tabliers furent déchirés, des horions échanges et des chignons arrachés.  

 

Novembre 1925   -  Accident.  -  Le 30 octobre, M. Marie Constant, âgé de 60 ans, propriétaire au village Cervelle, se rendait au marché de Vire quand au moment il allait sortir du chemin vicinal de la Malherbière pour s'engager sur la place de Le Tourneur, il fut pris en écharpe par une camionnette appartenant à M. Vautrus, marchand de primeurs et conduite par un mécanicien de Saint-Martin-des-Besaces, M. Rivière. Par le choc, M. Marie fut projeté sur le devant de la voiture et blessé à la tête et aux jambes. La voiture a eu le cote gauche brisé.

 

Août 1926  -  Subvention.  -  Le Conseil général donne acte à M. le Préfet de sa communication pour l'emploi d'un reliquat pour travaux aux bâtiments communaux autres que les écoles, qui ont leur dotation spéciale. La somme de 5 750 francs proposée se répartit ainsi qu'il suit : Le Tourneur.    Restauration d'un mur du presbytère, 500 fr.

 

Août 1940  -  Fausse dénonciation.  -  A l'audience correctionnelle du 2 août, le nommé Bourdeaux Alexis, cultivateur à Le Tourneur, fut condamné, pour chasse en temps prohibé, à 100 francs d'amende.
Or, croyant qu'il avait été dans cette affaire vendu par un de ses voisins, le Jeune Merienne, â de 16 ans, il a déposé une plainte contre celui-ci pour pose de collets, mais l'enquête a nettement prouvé que les collets avaient été confectionnés et tendus par Bourdeaux lui-même. 

 

Novembre 1944   -   Le danger des armes à feu.   -   Léon Beaufils, 34 ans, ouvrier agricole au Tourneur, village des hautes-Crières, montrait aux époux Lebonnois un pistolet allemand qu'il avait conservé lorsque le cours partit, ceux-ci furent blessés. Beaufils sera poursuivi pour blessures par imprudence et détention d'armes de guerre.  

 

Décembre 1944   -   Tué par l'explosion d'une mine.   -   M. Léon Anne, 70 ans, ouvrier agricole chez M. Duchemin, cultivateur au Tourneur, était occupé à couper des ronces sur le bord  d'un champ. Il heurta en mine et fut déchiqueté par l'explosion.  

 

Janvier 1945  -  A éclaircir.  -  Deux jeunes veaux appartenant à Mme Hardy, à le Tourneur, s’ étaient échappés. Elle en a retrouvé un tombé à terre, et qui est crevé des suites d’un coup porté à la tempe par un instrument contondant. (source B. L.)

 

Janvier 1945  -  Automobiliste et motocyclistes, attention !  -  Sur proposition de la commission spéciale, le préfet du Calvados a prononcé la réquisition de 2 motocyclettes et de 5 voitures dont les conducteurs ont fait l’objet de procès-verbaux pour infractions à la circulation.  (source B. L.)

 

Février 1945  -  Ne conservez pas de matériel militaire.    Le public est averti de la nécessité pour l’armée de renter d’urgence en possession des appareils d’optique et surtout des appareils de pointage des pièces d’artillerie qui peuvent être encore actuellement détenus par des civils. Ces appareils sont indispensable pour doter l’armée française de l’artillerie qui lui manque.

Il importe que chacun fasse son devoir, en déposant d’urgence à la mairie le matériel d’optique qu’il détient. (source B. L.)

 

Mars 1945  -  PIQUERE Robert.  - Adjudant FFI. Sous-officier des FFI, d'un grand courage et d'un grand dévouement. A risqué sa vie pour abriter pendant l'occupation, le P.C. des FFI, ainsi que les armes et explosifs. A dans la nuit de 2 au 3 août 1944, sous un violent bombardement assuré le contact entre les troupes Alliés et le groupe des FFI de Le Tourneur, qu'il commandait, donnant ainsi aux troupes britanniques des renseignements précieux sur les lignes avancées de l'ennemi. (source B. L.)

 

Janvier 1946  -  Le feu dans l’étable.  -  Un incendie a détruit une étable da la ferme des époux Lebassard, au Tourneur. On déplore également la perte d’une vache, de quatre génisse, d’un tonneau de 1 200 litres de cidre et de 7 000 kilos de paille. (source B. L.)

LE TOURNEUR  -  Le Moulin Pinel
LE TOURNEUR  (Calvados)
LE TOURNEUR  -  Le Moulin Pinel
LE TOURNEUR  -  Hôtel Niganlt
LE TOURNEUR  -  Un Coin du Bourg

LE TOURNEUR  -  Les Carrières

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