UN SIÈCLE D'HISTOIRE DU CALVADOS

1

TROIS - MONTS

Canton d'Évrecy

Les habitants de la commune sont des Troismontais, Troismontaises

Février 1866   -   Des vols.   -   Chaque année à l'époque des jours gras, on constate une grande quantité de vol de lapins, de poules, de coqs, de pigeons, en un mot de tout ce qui peut servir à garnir la table en ces jours de gala universel.

Plusieurs de nos correspondants nous informent que des vols de cette nature ont été commis à Basly, à Troismonts, à Bény-sur-Mer, etc ..., sans que l'on puisse mettre la main sur les voleurs.

à Montigny, on a été plus heureux, on a arrêté le nommé Lecire au moment où il allait faire main-basse sur diverses volailles appartenant au maire de la commune.

Cet individu est également accusé d'avoir volé du foin.

 

Mai 1867   -   Un incendie.   -   Dans la nuit du 28 au 29 avril dernier, un incendie accidentel a éclaté en la commune de Troismonts et à consumé une maison d'habitation appartenant au sieur Louis Robine, domestique à Croisilles, ainsi que le mobilier de la nommée Marie Auvray, veuve Londe, qui habitait cette maison.  

 

Septembre 1876   -  Excursion ministérielle.  -  Nous sommes informés que M. de Marcère, ministre de l'intérieur, est venu passer les journées de mercredi et de jeudi au château de Trois-Monts, canton d'Évrecy, chez M. de Malherbe, dont le fils est sous-préfet de Loches. M. Peston, chef de cabinet du ministre, en ce moment en villégiature à son château de Préaux, est également venu à Trois-Monts.  

 

Juin 1883  -  Victime du travail. –  Mardi matin, le sieur Louis Delaunay, journalier à Troismonts, âgé de 72 ans, était occupé à extraire de la pierre dans une carrière appartenant au sieur Jean-Louis Taillet, lorsqu'ayant mis le feu à une mine le malheureux ouvrier a été atteint par les matériaux projetés au moment de l'explosion. Il a eu un bras à peu près coupé, et à reçu un violent coup à la tète.

 

Septembre 1883  -  Une femme brûlée vive.    Vendredi, à Troismonts, un incendie a détruit deux maisons occupées par le sieur Foucher et la veuve Londe. Cette dernière, en voulant  sauver une somme de 25 francs, tout son argent, et des effets, a été horriblement brûlée et a succombé le lendemain. Elle aurait pu être sauvée, s'il y avait eu là des personnes prêtes à lui porter secours, mais les travailleurs étaient occupés à un autre bâtiment. Un seul homme l'a vue. Il n'avait qu'à tendre la main pour l'arracher aux flammes. Il s'est sauvé ! La  veuve Londe laisse deux fils, de 10 et 16 ans.

 

Février 1886  -  Danger des armes à feu.  -  Le sieur Jean-Louis Taillet, 65 ans, propriétaire à Troismonts, ayant déposé son fusil dans une haie de son herbage, eut la malheureuse idée de le prendre par les canons pour l'en retirer. Une branche ayant soulevé le chien d'une des batteries, le coup partit aussitôt et fit balle dans le bras gauche. Taillet eut encore la force d'appeler à son secours des ouvriers qui travaillaient à quelques pas. Ils le transportèrent chez lui dans un état, désespéré. Le sieur Taillet est mort quelque temps après, dans d'affreuses souffrances.  

 

Février 1891  -  Un poêle S.V.P.  -  « Dieu, nous dit l'Ecriture, enverra les réprouvés au feu éternel ! ». Est-ce que les écoliers de Troismonts seraient condamnés au froid éternel ? 

Depuis le 7 janvier dernier, l'école des garçons de cette commune est sans feu faute d'un poêle. Il nous semble cependant que la loi fait du chauffage des écoles une dépense obligatoire.  

 

Mars 1893  -  Troismonts.  -  Le lundi de Pâques 3 avril, grande fête à l'occasion de la remise des écharpes au maire et à l'adjoint : messe en musique, illuminations, retraite aux flambeaux et pièces d'artifice, de la maison du Bonhomme. (Source : Le Bonhomme Normand)

Avril 1893  -  Fête de Troismonts.  -   Lundi dernier, grande fête à Troismonts pour la remise des écharpes au maire et à l'adjoint. 

Messe, banquet, discours du conseiller générai du canton, du curé, etc.....  Une quête pour les pauvres a été très fructueuse. Les mauvaises langues, il y en a partout, prétendent qu'avant d'arriver jusqu'à leurs destinataires les écharpes avaient été essayées à des demoiselles auxquelles elles allaient à ravir. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Octobre 1895  -  Mauvaise farce.   -  Mlle Angèle Touché, 18 ans, revenait de sa journée et rentrait chez ses parents, à Troismonts, lorsqu'elle rencontra deux individus, enveloppés d'un drap blanc, qui se placèrent près d'elle et raccompagnèrent en lui faisant signe de ne pousser aucun cri. Ils ne la quittèrent qu'à peu de distance du domicile de ses parents et prirent la fuite. 

Les auteurs de cette farce sont activement recherchés par les gendarmes d'Évrecy. Cette jeune fille a eu une telle frayeur qu'elle est dans un état qui donne des inquiétudes. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Mars 1896  -  Mieux vaut tard que jamais.  -  Jules Vengeon, maçon à Trois-monts, qui avait été arrêté le 25 décembre dernier sous l'inculpation d'incendie chez un sieur Rivière, a été remis hier en liberté. Trois mois de prévention, c'est dur, surtout pour un homme qui a trois enfants, dont un n'a pas encore un an.  

(Source : Le Bonhomme Normand)

 

Octobre 1897  -  Avortement ou infanticide.  -  Il n'est bruit, à Troismonts, canton d'Évrecy, que d'un avortement ou d'un infanticide qui aurait été commis dans cette commune. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Mai 1901   -   Tué en taillant des arbres.   -   Le sieur Arthur Ménard, 32 ans concierge à Sainte-Honorine-du-Fay  d’un étourdissement taillant des arbres à  Troismonts est tombé de plusieurs metres de hauteur. On l'a transporté à l’Hôtel-Dieu, à Caen, où il a succombé à ses blessures. (Source  : Le Bonhomme Normand)  

 

Juin 1904  -   Noces d’argent d’un curé.    -  Ces jours-ci, on fêtait les noces d'argent du curé de Troismonts, près Evrecy, uni à la paroisse depuis vingt-cinq ans. Un pain bénit plus que complet avait été offert. Par dessus le marché, le pâtissier avait ajouté une splendide brioche pour les filles de la paroisse. 

Une commère, qui à la main un peu trop leste à saisir, s'est emparé de la brioche et en a fait une en la portant au château. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Juillet 1912  -  Les petits bénéfices.  -  Jules François, 21 ans, grande valet chez M. Wilfrid Férault, 61 ans, cultivateur, à Trois-mont, est accusé par se dernier d'avoir arraché le crin de la queue de ses chevaux, lui causant un préjudice qu'il évalue à 1000 francs.

Me Maurice Dupont, défenseur de M. François dit que le chiffre d'évaluation est exagéré, et qu'en fait François n'apprit que pour 1,50 à 2 francs de poils à des chevaux qui les  perdaient ayant la gale.

Me Dupont insiste sur le fait que les grands valets, de par la coutume du pays, ont droit aux raclures, aux peignures des chevaux qu'ils soignent : c'est leur petit bénéfice. D'autre part, François, qui venait de la Manche, a fait la toilette des percherons de M. Férault comme sans doute, dit-il, on leur coupe les crins plus s'ils étaient des chevaux de la Manche, où ras. Enfin l'avocat demande l'indulgence pour un jeune homme qui va partir au régiment et qui n'a pas d'antécédents.

Mais, le tribunal, en raison de la gravité du préjudice, se montre sévère et condamne François à quatre mois de prison avec sursis et 25 francs d'amende.  

 

Décembre 1917  -  Essence pour les battages.  -  Les entrepreneurs et cultivateurs qui ne peuvent se procurer dans le commerce l'essence nécessaire à leurs battages, sont informés  qu'il peut leur être délivré à la Direction des services agricoles, rue de Bernières, 16, un bon d'essence livrable de suite par la sous-intendance militaire de Caen. 

 

Décembre 1917  -  Battues de sangliers.  -  Dans la région de Trois-Monts, Tournay-sur-Odon, Fresney-le-Puceux et Sainte-Honorine-du-Fay, les gardes-chasse ont abattu sept sangliers dont cinq laies, depuis le commencement de décembre.

 

Janvier  1919    -   Battues de sangliers.  -   Grâce à la vigilance des gardes de Fresney-le-Pucenx, Tournay-sur-Odon, Trois-Monts et Ste-Honorine-du-Fay, sept sangliers dont cinq laies, ont été abattus depuis le 1er décembre.

Les agriculteurs sauront gré à ces habiles chasseurs d'avoir débarrassé la contrée. En leur nom, nous leur adressons toutes nos félicitations pour cet heureux résultat.  ( Source : Le Moniteur du Calvados )

 

Mai 1925  -  Un père indigne.  -  Les gendarmes de Saint-Pierre-sur-Dives ont mis en état d'arrestation le nommé Joseph Sénégal, 44 ans, charpentier, domicilié à Troismonts, lequel se serait rendu coupable d'actes odieux sur sa propre fille, âgée de 12 ans et demi.  

 

Novembre 1925  -  Le danger de l’essence.  -  Samedi dernier, deux employés de la maison Angot, place Malherbe à Caen, effectuaient une livraison d'essence chez Mme Besnard, épicière à Troismonts. Celle-ci leur demanda de vider dans un autre récipient un bidon dans lequel se trouvaient encore une vingtaine de litres d'essence.

Comme il faisait nuit, les commis avaient placé à quelque distance une lanterne. Pour une cause qui ne put être expliquée, une étincelle communiqua le feu à l'immeuble. En quelques instants la réserve de l'épicerie était la proie des flammes. Lorsque les pompiers de Thury-Harcourt arrivèrent sur les lieux, le local et les marchandises étaient entièrement consumées.

Les dégâts s'élèvent à la somme de 50.000 francs.

 

Juin 1937  -    Une rixe au village.    Une rixe a mis aux prises, au hameau de la Croix-Verte, d'une part, le nommé Émile Suzanne, 52 ans, journalier, d'autre part, son fils, Eugène, 26 ans et la maîtresse de ce dernier, Albertine Lacroix, 22 ans. Des camarades du fils Suzanne auraient également participé à la bagarre. 

Suzanne père prétend que son fils et sa compagne ont pénétré de vive force dans son habitation, où il refusait de mettre une chambre à leur disposition, l'ont assommé et dépouillé d'une somme de 35 fr. 

Suzanne Eugène affirme qu'il avait le droit de pénétrer dans la maison, puisqu'il l'aurait en partie payée, et que c'est lui qui a été frappé. (Source : Le Moniteur du Calvados)  

 

Juin 1937  -    Pour une chemise, il se pend.   L'autre soir, vers 20 heures 30, légèrement ivre, M. Eugène Huline, 25 ans, domestique au service d'un cultivateur de Troismonts, pénétrait chez sa mère, et demandait à cette dernière si elle lui avait acheté une chemise. Devant la réponse négative qui lui était faite, Huline était pris d'une violente colère, puis, brusquement, après avoir embrassé les siens, quittait la maison en disant qu'on ne le reverrait pas. 

Le lendemain, au matin, on le trouvait pendu à un poirier dans un champ voisin de la ferme de Lignerolles où il était employé.   (Source : Le Moniteur du Calvados) 

 

Juin 1937  -    Une rixe au village.  -  Une rixe a mis aux prises, au hameau de la Croix-Verte, d'une part, le nommé Emile Suzanne, 52 ans, journalier, d'autre part, son fils, Eugène, 26 ans et la maîtresse de ce dernier, Albertine Lacroix, 22 ans. Des camarades du fils Suzanne auraient également participé à la bagarre. 

Suzanne père prétend que son fils et sa compagne ont pénétré de vive force dans son habitation, où il refusait de mettre une chambre à leur disposition, l'ont assommé et dépouillé d'une somme de 35 fr. 

Suzanne Eugène affirme qu'il avait le droit de pénétrer dans la maison, puisqu'il l'aurait en partie payée, et que c'est lui qui a été frappé. (Source : Le Moniteur du Calvados) 

 

Août 1938   -   Le pacage des Animaux.   -   Sur la proposition de M. Michel, Le Conseil d'Arrondissement, Considérant que : une sécheresse persistante sévit actuellement dans notre région et que beaucoup de petites gens possédant une vache ou deux, vont être obligés de les vendre faute de nourriture.

Émet le vœu : que les personnes qui ne possèdent qu'une vache ou deux, soient autorisées, à titre exceptionnel, pendant les mois de Juillet, Août et Septembre, et dans les endroits non infectés par la fièvre aphteuse, à les garder sur les bermes des routes nationales et les chemins de grande communication, étant entendit que les dits animaux devront être tenus à la corde. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Août 1938   -   Exposition d'oiseaux.   -   De nombreuses personnes ayant regretté de ne pouvoir visiter les volières de M. Jouanne, de Trois-Monts, lors de la fête de juillet, il a été décidé d'organiser une nouvelle exposition, comme précédemment au bénéfice de la cantine scolaire de la commune.

Cette exposition est fixée aux 14 et 15 août, tout l'après-midi. Vingt espèces de pigeons dont les romains. Canards mandarins et carolins. Six espèces de faisans. Dix variétés de  colombes. Perruches ondulées et calopsites. Et tous les petits oiseaux de nos pays et exotiques. C'est à voir et même à revoir. (Source : Le Moniteur du Calvados)  

 

Janvier 1939   -   Un garde particulier de Troismonts est arrêté.   -  Il y a quelques jours. Mme Louise Coisnard, 31 ans, femme d'un cantonnier de Troismonts, entrait à l'hôpital de Caen et y décédait avant-hier, le médecin ayant des doutes sur les raisons du mal qui l'avait emportée, refusa le permis d'inhumer. Le parquet de Caen ordonna l'autopsie et celle-ci  confirma que la malheureuse avait été l'objet de manœuvres abortives.

Samedi, à 18 heures, M. Guimbellot, juge d'instruction à Caen, se rendit à Troismonts et entendit diverses personnes, parmi lesquelles le mari de Mme Coisnard, et le nommé Fernand Brice, garde particulier. Le mari affirme qu'il ignore totalement ce qui s'est passé, mais Brice ne tarda pas à avouer certains faits. Les magistrats firent deux perquisitions : l'une chez M. Coisnard, l'autre chez M. Brice. Ils furent ainsi amenés à délivrer un mandat de dépôt contre le garde particulier.

Brice a été immédiatement arrêté et transféré à Caen, où il a été mis à la disposition du Parquet. Déjà, en mai 1937, une descente de justice avait eu lieu, pour des faits identiques, et Brice avait été soupçonné, mais on n'avait pu découvrir, alors aucune preuve de sa culpabilité.

Cette affaire a fait grand bruit dans la région d'Évrecy, où Brice est bien connu, peut-être trop même, car on affirme que Mme Coisnard n'avait pas été la seule à avoir recours à ses mauvais offices. (Source  : Le Moniteur du Calvados)  

 

Janvier 1939   -   L’enquête sur la mort suspecte de Mme Cosnard.   -   Une nouvelle charge vient d'être relevée contre le garde particulier Fernand Brice, arrêté à la suite du décès suspect de Mme Cosnard, à l'hôpital de Caen, où elle avait été transportée d'urgence.

Au cours de recherches effectuées par M. Concouron, chef de la brigade d'Évrecy, on trouva dans un grenier d'une maison louée à Mme Brice, mère de l'inculpé, un drap de lit ayant été lavé et sur lequel des taches sanglantes étaient encore apparentes.

Interrogée, Mme Brice a reconnu qu'elle avait caché ce drap à l'instigation de M. Cosnard et de son fils.

De nouvelles perquisitions sont demeurées sans résultat.  (Source  : Le Moniteur du Calvados)

Janvier 1939   -   Autour de l’affaire de Troismonts.   -   Enquêtant au sujet de l'affaire d'avortements de Troismonts, les gendarmes étaient amenés à interroger la mère de l'inculpé, et se rendaient à son domicile. Ils y furent injuriés par le petit-fils de celle-ci, Auguste Brice, 18 ans, journalier, qui invita sa grand'mère à se refuser à leur répondre, les menaça, et voulut leur interdire l'accès de la maison. Le jeune homme sera poursuivi. .  (Source  : Le Moniteur du Calvados)  

 

Janvier 1939   -   Le garde particulier Brice serait inculpé à nouveau pour une affaire ancienne.   -  Le garde particulier Brice, soupçonné d'être responsable de la mort de Mme Cosnard, à la suite de manœuvres abortives, a été interrogé par M. Guimbellot, juge d'instruction à Caen, qui a reçu dernièrement une déclaration contenant une accusation formelle. 

Brice, qui a choisi comme avocat Me  Tréhet, va sans doute se voir à nouveau impliqué dans une affaire pour laquelle, en 1935, il avait été inquiété, mais sans pouvoir être poursuivi faute de preuves. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Février 1939   -   Les freres ennemis.   -   M. Eugène Suzanne, 28 ans, journalier à Ste-Honorine-du-Fay, a porté plainte contre son frère Albert, 25 ans. journalier à Troismonts.

M. Eugène Suzanne a déclaré qu'il se rendait l'autre jour, à 18 h. 30, à l'usine électrique de Grimbosq pour y assurer le service de nuit. En arrivant au bourg de Troismonts, il fut interpellé par son frère Albert qui, s'avançant vers lui en brandissant son couteau ouvert, le frappa à l’aide de cette arme, lui occasionnant des blessures superficielles.

Interrogé par les gendarmes d'Évrecy, Albert Suzanne a nié les faits. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Août 1943    -   Quartier St-Étienne.   -   Depuis le début du mois, 40 enfants du quartier St-Étienne passent leurs vacances au camp de repliement de Trois-Monts. Site merveilleux sur les bords de l'Orne, paysage de la Suisse normande, splendide propriété. Promenades dans les bois environnants, rallyes, bains fréquents, nourriture substantielle. Ils refont leurs forces dans la joie et la gaieté. Ils mettent de l'animation et de la joie dans le pays. Le 15 août, ils ont |préparé de beaux offices dont les paroissiens se souviendront.

 

Mars 1944  -  Actes de banditisme. Deux agressions terroristes viennent d'avoir pour théâtre la petite commune de Trois Monts..  -  La première eut lieu chez Mme Férault, cultivatrice. Deux jeunes gens, âgés de 20 à 25 ans, entrèrent vers 22 h. 30 dans la cuisine.

Masqués d'un mouchoir, portant des lunettes de motocycliste et armés de mitraillettes, ils exigèrent de l'argent et se firent remettre une somme de 8.000 francs. Chez Mme Lefoulon, également cultivatrice, deux jeunes gens masqués eux aussi d'un mouchoir et porteurs de revolvers ont pénétré dans la chambre du premier étage, vers minuit, en escaladant la fenêtre à l'aide d'une échelle. Ils ont fouillé la pièce de fond en combles, ainsi que le rez-de-chaussée, mais n'ont rien découvert.

En se retirant, l'un d'eux tira un coup de revolver à travers la porte. La gendarmerie d'Évrecy a ouvert une enquête.

 

Mars 1944    -   Fait divers.  -   A Trois-Monts, des bandits de 20 à 30 ans, masqués, armés de mitraillettes, ont fait éruptions à 22 h. 30  chez Mme Fêrault, cultivatrice et se sont fait remettre 8.000 fr.  

 

Janvier 1945  -  Un cadavre dans l’Orne. -  En novembre dernier, Mme et M. Grimault, journalier à Troismonts, se noyaient en traversant l’Orne en barque. On avait retrouvé le corps de Mme Gimault le lendemain. Celui de M. Grimault vient d’être découvert au Pont-du-Coudray, à Clinchamps. (Source : Le Bonhomme Libre)

TROIS-MONTS  (Calvados)  -  L'Église

Commentaires et informations  : Facebook @