UN SIÈCLE D'HISTOIRE DU CALVADOS 1

Le TRONQUAY

Canton de Balleroy

Les habitants de la commune de Le Tronquay sont des  ...

Février 1840   -   Nouvelle local.  -  Nous sommes informés qu'un incendie, attribué à la malveillance, vient d'éclater dans la commune du Tronquay. Les auteurs du sinistre et les pertes qu'il a occasionnées ne sont pas encore précisément connus. (Source  : L'Indicateur de Bayeux)  

 

Mai 1841   -   Assises du Calvados.  -   L'accusation présentait Aimé Guillot, du Tronquay , et la Veuve Fontaine, l'un comme auteur de vol de blé au préjudice du cultivateur qu'il servait, l'autre comme complice. La veuve Fontaine subira 6 ans de réclusion avec exposition, et Guillot, grâces aux circonstances atténuantes, en sera quitte pour 2 ans d'emprisonnement.

— Accusé d'un attentat à la pudeur sur une fille de la commune du Molay, Pierre Baillet a été renvoyé absous.

— Une autre accusation du même genre, et suivie aussi d'un acquittement, amenait sur le banc de la cour d'assises le nommé Neuf, de Neuville, âgé de 67 ans.

Seulement des réserves faites contre lui par le ministère public, pour délit d'outrage public à la pudeur, le retiennent encore sous les verrous. (Source  : L’indicateur de Bayeux)

 

Mars 1843   -  Police correctionnelle.   -   Deux ans de prison ont été infligés à Antoine Courcelles , âgé de 53 ans, journalier au Tronquay, pour vols de divers objets commis au mois de septembre dernier, au préjudice du sieur Laloë.

— Une condamnation par défaut, en 18 mois de prison, a été prononcée contre Jamard, journalier à Cussy, pour vol d'un sac de farine commis dans le moulin du sieur Marie, à Vaucelles, le 30 décembre dernier.  (source : L’Indicateur de Bayeux)

 

Mars 1843   -  Nouvelle du département.   -   Conformément aux nouvelles ordonnances, la plus grande partie de la garnison de Caen va être armée de fusils à percussion.

 On annonce qu'a partir du 25 de ce mois, les militaires de la classe de 1837, vont être renvoyés dans leurs foyers. (source : L’Indicateur de Bayeux)  

 

Avril 1844   -  Nouvelles locales.  -  Le loup, dont la présence a été signalée depuis plus de deux mois déjà dans les cantons de Trévières et de Balleroy, rôde toujours dans le pays, laissant dans beaucoup de communes des traces sanglantes de son passage.

Un certain nombre de bestiaux, un cheval et des animaux de basse-cour ont été dévorés tout récemment, et la multiplicité des accidents de ce genre a fait croire à la présence de trois ou quatre de ces dangereux visiteurs.

Une espèce de panique s'est répandue dans la contrée et chacun des cultivateurs et fermiers tremble pour ses bestiaux. Dimanche dernier une battue générale avait été organisée, autour des bois du Vernay, du Tronquay, de Gruchy et autres ; les habitants des communes environnantes avaient pris part en grand nombre à cette œuvre de salut commun, qui malheureusement n'a amené aucun résultat.

On nous assure aujourd'hui que plusieurs de MM. les maires des deux cantons vont s'entendre sur les mesures à prendre pour recommencer prochainement et avec plus de succès une chasse générale dans tous les bois de la contrée. On doit espérer que tous les habitants s'empresseront de seconder les efforts des administrations locales. (source : L’Indicateur de Bayeux)

 

Octobre 1869   -   Le chemin de fer.   -  Mercredi, sur l'initiative de l'administration municipale, une réunion de notables commerçants de la ville de Bayeux, où figuraient la plupart des membres du tribunal de commerce, a eu lieu à l'Hôtel-de-Ville, au sujet du chemin de fer de Bayeux à Caumont, par Balleroy, Noron, etc…

L'assemblée a donné son adhésion au tracé par Noron, le Tronquay et Balleroy. Informée qu'une souscription ouverte à Balleroy et à Noron avait été généreusement accueillie, elle a  manifesté son intention de répondre de la même manière à celle qu'on se proposait d'ouvrir à Bayeux.

Cette souscription est en effet ouverte, et déjà M. le maire et MM. les adjoints de Bayeux s'y sont fait inscrire pour 500 fr.  

 

Mai 1872   -  Fait divers.   -  La récolte du blé sera abondante cette année et le pain bon marché. Qui dit cela ? La caille, d'après le dicton ancien : « Autant de fois chante la caille, autant de pistoles vaut le sac de blé. » Or, cette année, la caille fait entendre son chant criard quatre fois consécutives : signe d'abondance et le blé à 40 fr. le sac. L'année dernière, elle le répétait six et sept fois ; présage de cherté. En effet, le blé n'a-t-il pas, en ces derniers jours, monté à plus de 60 fr.

 

Juin 1872   -  Incendie.   -  Un incendie, causé par l'imprudence du nommé François Marie, journalier au Tronquay, canton de Balleroy, a détruit un corps de bâtiment à usage  d'habitation, lui appartenant. La perte est évaluée à 1.100 fr., en divers objets mobiliers et la maison, dont une partie seulement est assurée. Le feu a pris naissance dans un grenier où le sieur Marie avait déposé, la veille, un sac de charbonnette, mal éteinte sans doute, à côté d'un tas de bourrées. 

 

Octobre 1873   -   Mort accidentelle.   -   Le 11 de ce mois, à huit heures du soir, le cadavre d'une femme inconnue dans le pays, et paraissant âgée de 70 ans, a été trouvé sur la route en la commune du Tronquay. La levée et la constatation ont fait connaître que la mort était le résultat d'une congestion cérébrale.  

 

Juillet 1875   -   Récoltes.  -  Malgré la persistance du mauvais temps, les nouvelles des récoltes en blé, reçues par le gouvernement, sont, en général, meilleures.

— En Normandie, la plupart des foins sont avariés, les regains ont très belle apparence. Les colzas, qui promettaient beaucoup, souffrent, ils sont coupés, mais il est difficile de les  battre. Sous l'action de la pluie et du vent, ils s'égrènent et germent. Les pommiers promettent.

 

Juillet 1875   -   Mort accidentelle.  -  Le 21, vers 6 heures du matin, dans une carrière à poterie, située au Tronquay, laquelle contenait environ 3 mètres d'eau par suite des grandes  pluies, le nommé Adolphe Langlois, âgé de 35 ans, journalier à Vaubadon, qui y est tombé accidentellement s'y est noyé.  

 

Janvier 1881  -  Affreux malheur.  -  Dimanche, Gustave Lecadet, 38 ans, journalier au Tronquay, étant dans sa maison, faisait marcher la batterie d'un fusil, lorsque le coup est parti tout à coup et a atteint au front sa fille Augustine, âgée de 4 ans, qui était assise près de la cheminée. La mort de cette pauvre petite a été presque instantanée.  

 

Juillet 1885  -  Incendies.  -  A Isigny, le feu a détruit, deux maisons au hameau de Neuilly, appartenant aux veuves Desmaisons et Girard. Perte, 10 000 francs. 

— Le feu a pris à la sacristie de l'église du Tronquay. Ce qu'elle contenait a été en partie détruit. 

— A Danvou, un incendie a consumé la toiture d'une maison occupée par le sieur Frédéric Farcy. Perte, 5 600 francs. 

— Equemauville, un incendie a consumé un corps de bâtiments appartenant au sieur Alfred Renouf, propriétaire à Honfleur, ainsi que le mobilier appartenant au sieur Alfred Henry.

 

Août 1890  -  Libération de la classe 1885.  -  Les troupes de cette classe seront libérées le 25 septembre prochain. Celles des colonies le 1er janvier.

 

Août 1890  -  Respect aux pigeons.  -  Le tribunal de Bayeux a condamné à, 400 fr. d'amende et à l'interdiction du droit de chasse pendant 5 ans le nommé Léopold Mousset, du Tronquay, le 15 juin dernier, avait tiré deux coups de feu sur un vol de pigeons que la société colombophile l'Alliance de Bayeux venait de lâcher dans la commune du Tronquay. 

 

Août 1890  -  Les pommes de terre.  -  La maladie qui rendra la récolte presque nulle,  cette année ne sévit pas seulement en France. En Irlande, dans le district de Timoleaque, 3 000 personnes sur 8 000 sont atteintes de diverses maladies occasionnées par des pommes de terre mauvaises. 

 

Août 1891  -  Suicide.  -  Jeudi, on a retiré d'un lavoir, au Tronquay, le cadavre du nommé Jean Carville, 73 ans, sans profession. Carville, qui était dans la misère et souffrait beaucoup d'un asthme, avait manifesté depuis longtemps l'intention de se suicider.  (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Septembre 1891  -  Un homme écrasé.  -  Le sieur Auguste Moussel, propriétaire au Tronquay, avait envoyé son domestique, Albert Fontaine, 14 ans, chercher de la terre avec son cheval et sa voiture. Le cheval se mit au grand trot, le jeune Fontaine voulut le suivre, tenant les guides de la main gauche et appuyé du bras droit sur le brancard de son banneau, il tomba et la roue lui passa sur la tête. Le pauvre garçon a encore survécu quelque temps.  (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Octobre 1891  -  Assassinat.  -  Édouard Castel, 35 ans, cultivateur au Tronquay, arrondissement de Bayeux, avait loué  une petite propriété appartenant au sieur Arthur Hébert, 22 ans, et à sa grand'mère. Ceux-ci s'étaient réservé une salle dans laquelle ils couchaient. Vendredi, vers 9 heures du soir, Castel rentrait en état d'ivresse, il mit à la porte sa servante. Hébert intervint, Castel le menaça en lui disant de s'en, aller. 

Hébert obéit et, s'étant habillé, sortit, de la maison. Mais à peine avait-il fait quelques pas qu'il se retournait, un coup de feu retentissait, et la charge atteignait Hébert au bas ventre. Puis, immédiatement, Castel tirait un autre coup de feu.

Hébert, malgré son affreuse blessure, d'où s'échappaient les entrailles, eut la force de se rendre à la maison du garde champêtre qui était voisine. Quant à Castel, après avoir erré  quelque temps en proférant des menaces contre celui qu'il venait de blesser mortellement, il fut se jeter sur son lit. On l'y a trouvé le lendemain, lorsqu'on est venu l'arrêter, ayant encore ses bottes aux pieds. Le malheureux Hébert, malgré les soins du docteur Trieste, a succombé le lendemain à onze heures, ayant conservé sa connaissance jusqu'au dernier moment. Interrogé sur les circonstances du crime, il n'a pu les faire connaître. Castel, de son côté, déclare se rappeler seulement qu'il a tiré deux coups de fusil. 

L'autopsie de Hébert a eu lieu samedi. La blessure était horrible. Des allumettes que la victime avait dans sa poche lui étaient entrées dans le ventre. Hébert et Castel avaient été vus ensemble à Bayeux mercredi dernier et  paraissaient très bons amis. On ne peut attribuer ce crime qu'à un accès de délire alcoolique. Castel appartient à une bonne famille qu'il a quittée pour vivre avec une femme de 54 ans et il n'en a pas encore 35 !  (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Octobre 1891  -  Le crime du Tronquay.  -  L'instruction du crime du Tronquay se poursuit. Castel, l'assassin de Arthur Hébert, prétend toujours ne pas se souvenir comment il a pu tuer le jeune Hébert, qui était son ami.  Y a-t-il eu chez lui un accès de folie subite, causé par l'ivresse ? 

A-t-il été poussé par un sentiment de vengeance jalouse qu'il ne veut pas avouer ?  C'est de ce côté que l'instruction est dirigée.  (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Juillet 1892  -  Tentative de meurtre.  -  Un soir, le sieur Morel, demeurant au Tronquay, revenait le long de la rivière, quand arrivé au lieu dit le Bois-Brûlé, un coup de fusil fut tiré sur lui et il eut sa blouse, sa chemise et la visière de sa casquette criblées par la charge. Il a reçu deux plombs dans le front, quinze dans le bras droit et cinq sous le sein droit. La gendarmerie de Balleroy a procédé à une enquête, et une instruction est ouverte, plusieurs témoins ont été entendus par le juge d'instruction de Bayeux. On est sur la trace du coupable.   (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Avril 1893  -  Le gui.  -  Nous rappelons qu'un arrêté préfectoral ordonne a tout cultivateur ou propriétaire d'enlever le gui des pommiers. Des procès-verbaux seront dressés aux cultivateurs et propriétaires qui ne se conformeraient pas à cet arrêté. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Mai 1894  -  Autre grève.  -  Les ouvriers des fabriques de poteries de Noron et du Tronquay se sont mis en grève. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Novembre 1894  -  Dangereuse spéculation.   -  Au mois d'août, un nommé Lecarpentier, équarrisseur à Crouay, arrondissement de Bayeux, achetait une vache 15 fr., le prix de la peau. Au lieu d'abattre la vache, l'équarrisseur la vendit au sieur Madelaine, boucher au Tronquay, qui lui-même l'expédia à Paris. 

Heureusement, un inspecteur de l'abattoir s'aperçut que la vache était atteinte de tuberculose et dressa procès-verbal. Lecarpentier et son compère Madelaine ont été condamnés à Paris, pour infraction à la loi sur la police sanitaire, le premier à 1 mois de prison, le second à 8 jours. 

Autre fait qui prouve qu'on est plus coulant à Caen  qu'à Paris. Un veau meurt sur le marché. On le sort et on le rentre frauduleusement, on le prépare route de Falaise, on va le vendre, quand l'inspecteur sanitaire déclare qu'il est impropre à la consommation. Et puis, c'est tout, pas de procès-verbal contre celui qui a tenté de nous empoisonner. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Mai 1896  -  Tentatives de suicide.  -  Le nommé Bisson, soldat au 36e de ligne à Falaise, était venu au Tronquay chez M. Langlois, son beau-frère, accompagné du nomme Bâton, originaire de Littry, soldat au même régiment. Après avoir mangé, les deux militaires sortirent et rentrèrent légèrement éméchés. Sur ces entrefaites, Bâton disparut. On se mit à sa recherche et on le trouva dans l'écurie, gisant sur le sol. Le malheureux s'était porté, on ne sait pour quelle cause, un coup de couteau dans le côté gauche. Son état n'est pas grave. 

— Le sieur Victor Lebatteur, 35 ans, journalier à Cambremer, à tenté de se suicider. Heureusement, on est arrivé à temps. 

— Almire Leboucher, 41 ans, journalier à Ouilly-le-Vicomte , s'est tiré une balle dé revolver dans la tête sans se tuer. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Juin 1897  -  Une brute.  -  Auguste Ménard, 29 ans, journalier au Tronquay, se grise presque tons les dimanches et lés lundis. Quand il est ivre, il cherche querelle à tout le monde. C'est ainsi qu'il s'est jeté lundi dernier sur le jeune Foin, 14 ans, et l'a frappé sans motif, le menaçant de lui faire subir une opération radicale qui n'a pas eu heureusement de commencement d'exécution. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Juillet 1897  -  Lâches vengeances.  -  Une vache de 400 fr., appartenant au sieur Arsène Jousselin, de Castillon, a été si cruellement frappée à coups de couteau, dans un herbage, qu'elle est morte de ses blessures. 

— Au Tronquay, on a enlevé la plus grands partie des pièces, et accessoires de la machine à vapeur de la tuilerie Le Pelley, la fabrication a dû être interrompue, au grand préjudice des  ouvriers. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Décembre 1897  -  Les femmes témoins.  -  On vient de promulguer la loi accordant aux femmes le droit d'être témoins dans les actes de l'état civil et dans les actes instrumentaires en général. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Décembre 1897  -  Voleurs de chevaux.  -  On a volé un cheval au sieur Jules Vallée, cultivateur à Grandcamp, et une jument de 140 francs au sieur Alphonse Grandmougin, cultivateur au Tronquay. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Mai 1899  -  Une catastrophe.  -  Un accident épouvantable est arrivé mardi 23 mai, à 9 heures et demie du matin à la fabrique de produits céramiques de M. Gallier-Godfroy, au Tronquay.

À la reprise du travail, après le déjeuner, la machine à vapeur a fait explosion, projetant des éclats de tous côtés ; la force de l'explosion a été telle que la machine, qui était une locomotive, a été projetée sur ses roues à 30 mètres de son local, brisant tout sur son passage.

Malheureusement, les dégâts ne sont pas que matériels ; le mécanicien, Pierre Hamel, a le poignet brisé, des plaies à la tête et se plaint de fortes douleurs internes : l'ouvrier servant,  Pierre Eudine, à des plaies horribles à la tête, des brûlures par tout le corps. Il est à craindre qu'on ne puisse le sauver.  Les docteurs Davy et Chodorowski, de Bayeux, appelés  immédiatement, se sont rendus sur les lieux pour donner leurs soins aux victimes de ce terrible accident. Une enquête est ouverte.  (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Juin 1899  -  Les suites d’un accident.   -   Pierre Eudine, 67 ans, ouvrier potier au Tronquay, qui avait été blessé par l'explosion de la locomobile du sieur Gallier-Godefroy, son patron, est mort. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Juin 1899  -  Enfant brûlée.   -   La dame Bihel, demeurant au Tronquay, près Balleroy, portait un vase plein d'eau chaude, lorsque sa petite fille de 3 ans se jeta sur elle. La pauvre petite reçut l'eau bouillante en pleine figure. Son état est grave. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Août 1899  -  Précoce débauche.   -   Le 1er août, Georges Godin, âgé de 11 ans, et son jeune frère, âgé de 7 ans, quittaient le domicile de leurs parents, au Tronquay, pour se rendre à  l'école. Ils rencontrèrent deux jeunes filles de l'endroit, Augustine Hamelin, 14 ans, et Marie Hamelin, 17 ans, fort avancées pour leur âge. Elles emmenèrent avec elles les deux petits écoliers et pendant trois jours les enfants ne reparurent pas chez leurs parents : durant le jour, ils vagabondaient et mendiaient, pendant la nuit, ils retrouvaient leurs compagnes. 

Le 4 août, le curé du Tronquay aperçut les jeunes Godin dans les environs du presbytère, il les appréhenda au corps et les conduisit par devant le maire qui leur demanda des explications sur leur disparition et la façon dont ils avaient employé leur temps. C'est ainsi qu'on a su que les deux pauvres gamins avaient été débauchés par les deux filles. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Septembre 1899  -  Un pays débarrassé.   -  Les sœurs Marie et Augustine Hamelin, l'une de 17 ans, l'autre de 13 ans, habitent au Tronquay, arrondissement de Bayeux, elles ont une réputation déplorable. Ces deux petites dépravées ont dévergondé presque tous les petits garçons du pays.

Enfin, plainte ayant été portée, elles ont été citées en police correctionnelle pour des attentats à la pudeur avec des petits garçons de 7 et 11 ans.

L'aînée a été condamnée à deux ans de prison et la jeune a été envoyée dans une maison de correction jusqu'à sa dix-huitième année.

Voilà le pays bien débarrassé. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Avril 1900   -   Enfant martyr.  -  François Menard, 31 ans, journalier au Tronquay, est un individu mal famé qui a été déjà condamné, il vit avec une fille Marie Lesénécal qui est mère d'un enfant de 8 ans dont son amant n'est pas le père. Celui-ci déteste l'enfant.

Il y a quinze mois, il passa une corde au cou du pauvre petit et le pendit à un clou de la cheminée, sous prétexte qu'il avait pris du sucre, il ne le détacha que lorsqu'il le vit près de rendre le dernier soupir.

Pourquoi Menart ne fut-il Pas poursuivi ?  Mais, l'enfant dépérissant par suite de mauvais traitements et manque de nourriture, Ménard a été enfin poursuivi et condamné à 8 mois de prison par le tribunal correctionnel de Bayeux. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Mai 1900 - Les Saints de glace. - Les saints de glace, tant redoutés par les jardiniers, tombaient les 11, 12 et 13 mai. Ils se sont faits sentir par une recrudescence de froid, accompagné  de tempête. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Mai 1900 - Grave incendie. - Un Incendie s'est déclaré, le matin, au Tronquay, près Balleroy, et a détruit six corps de bâtiments occupés par les sieurs Marie, Bailhache et Cauvet.

La cause de ce sinistre est attribuée aux flammèches provenant d'un alambic établi dans une des cours, près d'un amas de bourrées auquel le feu s'est d'abord communiqué et s'est ensuite transmis aux bâtiments. Les pertes assurées s'élèvent à 26 100 francs. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Septembre 1900   -   Congestion foudroyante.  -  Le sieur Pierre Le Goupil, demeurant au Tronquay, près Balleroy, travaillait dans un herbage, quand il s'affaissa soudain, foudroyé par une congestion. Il expirait quelques minutes après. (Source  : Le Bonhomme Normand)  

 

Janvier 1903    -   Adultère.  -    Le sieur Alexandre Lahaye, 29 ans, et la demoiselle Marie Gillette, 26 ans, journaliers au Tronquay, près Balleroy, ont été pincés en flagrant délit d'adultère. Source : Le Bonhomme Normand)

 

Février 1903  -  Élections municipales.  -  Voici le résultat du second tour de scrutin qui a eu lieu dimanche dernier. Quatre candidats étaient en présence.

Ont obtenu : MM. Léon Levatois, 91 voix, élu ; Auguste Bihel, 89 voix, élu ; Alphonse legoupil, 88 voix ; Auguste Ygouf, 38 voix.  

 

Juillet 1903    -   Mort subite.  -   Le sieur Jules Godefroy, 63 ans, ouvrier potier au Tronquay, venait de se faire régler sa semaine. Il rentrait gaiement à son domicile, à Noron, quand il tomba, poussant un sourd gémissement. Le malheureux avait cessé de vivre. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Novembre 1903  -   Incendies.  -  Au Tronquay, canton de Balleroy, d'un bâtiment au sieur Duval. Pertes. 3 000 fr. Assuré.

— A Proussy, d'un bâtiment appartenant au sieur Radulph et autres bâtiments endommagés, Pertes, 1 600 fr.

— Dans l'arrière-boutique du sieur Modeste, boulanger, rue Campion, à Caen. Pertes, 2 000 fr. Assuré. Le feu a pris par des flamèches du four.

— D'une meule de sainfoin de 2 400 fr. à M. Lenormand, cultivateur, à Grentheville.

— De 4 000 gerbes de blé au sieur Ferdinand Bourbon, cultivateur à Barbery. Pertes, 1 500 fr. Assuré. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Décembre 1903  -   Coups de pied de chevaux.   -     En entrant dans son écurie, le sieur Dupont, cultivateur à Castillon, près Balleroy, a reçu en pleine figure un violent coup de pied de cheval. Son état inspire des inquiétudes.

— Le jeune Ledanois neveu de la dame veuve Cauchard, propriétaire au Tronquay, près Balleroy, sortait un cheval de l'écurie, quand il en reçut un coup de pied en pleine figure et eut la joue déchirée. Cet accident, quoique grave, n'entraînera pas de dangereuses complications. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Décembre 1903  -   Nouveaux acquittements.   -    La cour d'appel de Caen a réformé les jugements du tribunal de Bayeux concernant les écoles libres du Molay, de Sommervieu, du Tronquay et de Tour.

Les institutrices ont été acquittées ainsi que MM. de Revilliasc, de Parseval, Gustave Villers et de Vaulogé, qui avaient été condamnés comme complices. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Décembre 1903  -   Nouvelles plaques.   -    Les cyclistes sont obligés d'être, timbrés et plaqués ; c'est-à-dire que leur outil roulant doit porter un timbre ou un grelot et une plaque de contrôle. Or, les plaques de 1900 cessent d'être valables en 1904. On va leur en délivrer de nouvelles pour jusqu'en décembre 1907, et cela, moyennant finances, bien entendu. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Janvier 1904  -   Brûlée vive.   -    Les époux Legrand, briquetiers au Tronquay, près Balleroy, avaient recueilli chez eux la mère adoptive de la dame Legrand, 72 ans, paralysée.

Comme cette pauvre femme se trouvait seule pendant quelques instants, le feu prit à ses vêtements. A ses cris, les voisins accoururent, mais elle avait le côté droit de la jambe complètement brûlé.  (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Janvier 1904  -   Sous une voiture.   -   Le jeune Léon Grandmougin, 11 ans, était occupé avec son père, cultivateur au Tronquay, près Balleroy, à charger des bourrées sur une voiture. Comme il remettait la chambrière, la voiture culbuta en arrière et le pauvre petit se trouva pris dessous.

Son état inspire de sérieuses inquiétudes. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Mars 1904  -   Morts subites.   -   Une épicière du Tronquay, près Balleroy, la demoiselle Aurélie Thaïs, dite Victoire, a été trouvée, par des voisins, étendue au pied de son lit et à moitié déshabillée.

Elle avait succombé à la rupture d'un anévrisme. Cette demoiselle était parente de M. Le Cachoux, secrétaire de la sous-préfecture de Bayeux.

— En chargeant une charrette de paille, le sieur Jules Lecouturier, 32 ans, cultivateur à Saint-Germain-la-Blanche-Herbe, près Caen, est tombé mort. Il était très estimé et sa fin subite a produit une profonde impression. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Mai 1904  -   Cour d’Assises.   -  Entôlage et vols.  -  La fille Célestine Marie dite Vaquet, 45 ans, au Tronquay, et son plus jeune fils Emile, 15 ans, étaient accusés d'avoir dérobé une cinquantaine de francs au sieur Derobert, de Littry. 

Derobert avait l'argent noué dans une carre de son mouchoir, la fille Marie l'emmena au cabaret et lui fit des avances. Pendant ce temps-là, son fils s'emparait de l'argent. Mais cet entôlage n'ayant pas été suffisamment établi, c'est sur le chef de vols d'argent et d'objets divers chez les sieurs Julienne et Gavary, au Tronquay, que la fille Marie, qui a de mauvais antécédents, a été condamnée à 4 ans de prison et à la déchéance maternelle. Son fils ira dans une maison de correction jusqu'à 21 ans. — Défenseurs : Me  Servat et Desportes. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Mai 1904  -   Mort subite.   -  Le nommé Le Guyader, journalier au Tronquay, est mort subitement à la suite d'une congestion pulmonaire. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Septembre 1904  -   Un couple assorti.    -   Un marchand du Tronquay, près Balleroy, le sieur Amand Desmoles, était allé à une fête voisine. En rentrant, il trouva sa maison sens dessus dessous. On avait fouillé tous les meubles et emporté des vêtements, de la vaisselle, des provisions et une montre. 

Les voleurs ont été découverts dans un grenier qui leur servait de logement et où on a retrouvé tout leur butin. C'est un nommé Camille -Victoire, dit Taillepied, 19 ans, dont les parents habitent St-Paul-du-Vernay, et sa maîtresse, Aimée James, 21 ans, servante sans place. On les a arrêtés. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Septembre 1904  -   Avis.    -   L'administration des postes informe le public qu'à partir du 1er novembre les cartes postales, dont les dessins sont relevés par des reliefs de mica et de verre pilé, seront rigoureusement exclues du service et versées en rebut. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Septembre 1904  -   Les livres scolaires.    -   Dans les écoles publiques des villes, les livres sont le plus souvent donnés ou prêtés gratis aux enfants. Il n'en est pas toujours de même à la campagne où les mère de famille pauvres voient venir la rentrée avec appréhension.

Le pis c'est que, chaque année, il y a toujours des livres nouveaux à acheter. On finirait par croire que certains maîtres ont un intérêt à faire changer, tous les ans, l'Histoire de France ou l'Arithmétique qui pourtant ne changent jamais. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Septembre 1904  -   Un assassinat au Tronquay.    -   La dame veuve Moussel, née Savary, 74 ans, tenait un bureau de tabac au Tronquay, près Balleroy. Samedi matin, à sept heures, un client fut surpris de voir les volets fermés et la porte entr'ouverte. Il appela un voisin et tous deux entrèrent dans la boutique.

Appuyé au mur, gisait le corps déjà froid de la veuve Moussel. Il portait des tracés de coups à la tête. Un lacet passé à son cou laissait supposer que la pauvre vieille avait été étranglée. Elle avait été frappée en servant l'assassin, car il y avait encore des poids dans la balance et du tabac dans la corne, prêt à être versé.

Son crime accompli, l'assassin avait soulevé le corps et l'avait assis parterre dans un coin, puis, s'emparant des clefs, il avait ouvert l'armoire de la cuisine où la débitante mettait l'argent de la régie. Mais le butin contenu dans des tiroirs retrouvés à terre a dû être maigre, car les commis de Balleroy étaient venus percevoir dans la semaine. Une autre armoire, placée dans un cabinet, n'a pas été ouverte.

Le parquet de Bayeux s'est rendu sur place et a ordonne l'autopsie.  (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Novembre 1909  -  Un charivari.  -  Il est fâcheux que, trop souvent, les gens contre lesquels on organise un charivari aient en souffrir cruellement, car c'est une mode plutôt  divertissante. Les occasions sont si rares de faire du bruit, du potin, du chambard, du bastringue et frapper sur quelque chose de sonore en hurlant n'importe quoi, c'est encore, chez tous les peuples, une des meilleures manières de s’amuser. 

N'empêche que, l'autre semaine, au Tronquay, près Balleroy, les gendarmes sont intervenus plusieurs fois pour faire cesser un charivari organisé contre la dame Morel, dont le caractère  aimable ne plaît pas à tout le monde. Des procès-verbaux ont été dressés contre : Jules Jacqueline, 39 ans, Désiré Richer, 16 ans, Louis Labbé, tous trois potiers au Tronquay ; Eugène  Lemonnier, 19 ans, domestique à Noron ; Albert Trançon, 16 ans, et Léon Baudry, 18 ans, domestiques au Tronquay. Espérons qu'on ne les guillotinera pas pour cela.  (Source  : Le  Bonhomme Normand)

 

Mai 1913  -  La fièvre aphteuse  -  On signale plusieurs cas de fièvre aphteuse aux environs.  

 

Janvier  1919    -   Arrestation.  -   On vient d'arrêter Louis Legris, 36 ans, et sa femme, née Victorine Huet, 34 ans, Journaliers au Tronquay, pris en flagrant délit de vol d'une vache, au préjudice de Mme Lemerre, cultivatrice,

Lors de leur arrestation, les époux Legris étaient encore en possession d'une somme de 980 fr. sur les 1 100 francs qui leur avaient été remis en paiement du prix de cette vache. ( Source : Le Moniteur du Calvados )

 

Juillet 1922  -  Service postal.  -  Un établissement de facteur-receveur sera ouvert au Tronquay à partir du 1er août prochain. La circonscription postale de ce nouveau bureau  comprendra la commune du Tronquay. L'adresse des correspondances à destination de cette commune devra comporter un libellé conforme aux indications suivantes :   «  M. X. (profession), au Tronquay (Calvados).

 

Avril 1926  -  Tentative d’incendie.  -  M. Alphonse Blanchereau, directeur d'usine de poterie au Tronquay, a porté plainte à la gendarmerie pour tentative d'incendie d'un bâtiment qu'il fait construire à 300 mètres de son usine. C'est pendant l’absence d’un ouvrier travaillant au dit bâtiment que cette malveillance fut commise.

 

Février 1936  -  Un cambriolage dans une usine.  -  Les gendarmes de Balleroy ont ouvert une enquête sur un important cambriolage commis aux usines Blancherot, dont le montant serait d'environ 2 500 francs. 

L'établissement, où l'on fabriquait jadis des poteries et des céramiques d'art, ne fonctionne plus depuis 1932. 

Les indésirables visiteurs se sont introduits en brisant le carreau d'une fenêtre dont ils ont l'ait jouer l'espagnolette et ont dérobé de nombreux objets de poterie, des meubles de bureau et des quantités d'outils de toutes sortes. Rien, jusqu'ici, n'a permis d'identifier les cambrioleurs. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Février 1936  -  Le verglas.  -   Ce matin, nos concitoyens ont eu la: désagréable surprise de trouver rues et routes enduites d'une couche de verglas, produite par la congélation d'une  pluie fine au contact du sol glacé par le vent d'Est. Si les rues du centre, plus abritées, sont devenues plus rapidement praticables à la circulation, les voies des quartiers hauts et les  routes, devenues de véritables glissoires, ont été le théâtre d'accidents dont aucun, croyons-nous, n'a été grave. 

Toutefois, en de nombreux endroits, et principalement dans les côtes au profil accentué, les pannes d'auto et de cars se sont multipliées. 

Les tramways ont rendu les plus grands services en permettant aux habitants des quartiers excentriques, de se rendre en ville avec le minimum de risques. (Source : Le Moniteur du  Calvados)

 

Mars 1936  Un cycliste meurt sur la route.   -  L'autre matin, le domestique de M. Cautrel allant porter du foin aux bestiaux de son patron dans un herbage, trouvait dans la rue des Anciennes-Écoles, assis adossé au talus et ne donnant plus signe de vie, un homme à côté duquel se trouvait une bicyclette. 

Il prévint le garde champêtre et le docteur Verney, maire de Littry, qui vint procéder aux constatations et conclut à une mort naturelle. 

L'individu était bien connu dans la région où de nombreux méfaits commis lui avaient valu maints démêlés avec la justice, c'est le nommé Maxime Lefrançois, dit « Le Rouge », vannier  au Tronquay, âgé de 52 ans. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

 Juillet 1938   -   Un grave accident près de Bayeux.   -   Mercredi soir, vers 18 h. 30, une violente collision s'est produite sur la route de Castillon, entre une auto venant de cette  direction, conduite par M. Louise, entrepreneur de maçonnerie à Planquery, et une puissante voiture qui venait de Bayeux, conduite par M. Machavoine, demeurant à Paris. 

Dans cet accident, qui a d'ailleurs fait de gros dégâts matériels, M. Louise, qui était resté coincé entre son siège et le volant et qu'on eut beaucoup de peine à dégager, a été  sérieusement blessé à la poitrine. M. Bouchard, qui se trouvait à ses côtés, a été également blessé à l'épaule. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Avril 1939   -   On liquide à bon marché les gares du Calvados.   -  Le Conseil général du Calvados, par les soins de sa commission départementale, a fait procéder ces derniers temps, par adjudication, devant des notaires, à des ventes des gares de l'ancien réseau du chemin de fer du Calvados.

Jusqu'à présent, ces ventes ont produit la somme de 264 350 fr., et le détail s'établit de la façon suivante : Falaise-État, 51 .300 fr. : Falaise-route de Caen, 10 600 fr. ; Urville, 4 200 fr. ; Saint-Germain-le-Vassy, 14 800 fr. ; Fontaine-le-Pin, 4 500 fr. ; Gouvix, 4 500 fr. ; Ifs, 5 000 fr. ; Villers-Canivet, 4 300 fr. ;  Saint-Martin-de-Fontenay, 4 000 fr. ; Balleroy-Bourg, 6 000 fr. ; Balleroy-Pont, 7 000 fr. ; Saint-Loup-Hors, 10 100 francs ; Subles, 5 500 fr. ; Noron, 7 700 fr. ; Le Tronquay, 3 600 fr. ; Castillon, 5 000 fr. ; Planquery, 7 100 fr. ; Sully, 10 000 fr.; Commes, 10 500 fr. ; St-Vigor, 20 300 fr. ; Graye-sur-Mer, 24 000 fr. ; St-Jean-des-Essartiers, 7 000 fr. (Source  : Le Moniteur du Calvados)  

 

Avril 1939   -   Un incendie prés de bayeux.   -   Un violent incendie s'est déclaré vers 19 h., au domicile de MM. Guitton et Lefrançois, demeurant au Tronquay. Les pompiers de Bayeux  se sont rendus sur le lieu du sinistre, qu'ils ont dû combattre pendant un long moment. (Source  : Le Moniteur du Calvados)  

 

Juillet 1939  -  Une septuagénaire fait une chute grave.    Mme veuve Auguste Moussel, âgée de 70 ans, demeurant au Tronquay, lieu dit La « Tuilerie », étant occupée à râteler du  foin dans un herbage, marchait à reculons. C'est ainsi que, tout à coup, elle tomba malencontreusement dans une ancienne carrière à galets, profonde de 2 mètres. 

Le docteur Durand, de Littry, appelé à donner ses soins à la victime, a constaté une fracture de la jambe gauche.  (Source  : Le Moniteur du Calvados)  

 

Septembre 1939   -   La dernière dépêche de 15 h.      Le gouvernent a décrété la mobilisation générale et l'état de siège. Le premier jour de la mobilisation est le samedi 2  septembre.  Le Parlement se réunira demain. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Septembre 1939   -   Éclairage extérieur, public et privé.      En temps normal : Éclairage normal de guerre.

A) Dans toutes les communes du département à l'exception de celles qui ont été nommément désignées dès le temps de paix par le préfet, tout éclairage extérieur, soit public, soit privé est supprimé.

B) Dans les communes et dans certains établissements qui ont été nommément désignés dés le temps de paix par le Préfet, un éclairage extérieur public réduit est autorisé, à l'exclusion de tout éclairage extérieur privé. Cet éclairage ne doit comporter que le nombre de lampes, strictement indispensable au fonctionneraient des chantiers, au service d'ordre et à la circulation, à vitesse réduite dans les principales artères, l'intensité de ces lampes doit en outre être diminuée dans toute la mesure du possible.

Dans les communes où l'éclairage public est assuré à la fois par l’électricité et par le gaz, les suppressions doivent porter de préférence sur le gaz. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Septembre 1939   -   Pour les volontaires de la défense passive.      Le préfet du Calvados Invite toutes les personnes ayant souscrit un engagement dans la Défense Passive à se présenter sans délai à la Mairie de leur résidence où toutes instructions leur seront données en vue de leur utilisation.

Toutefois cet avis ne s'applique pas aux engagés ayant déjà été invités par un ordre individuel à se présenter à la Mobilisation à un service déterminé. (Source  : Le Moniteur du  Calvados)

 

Septembre 1939   -   Un journalier assomme sa femme.      Depuis plusieurs mois, Alphonse Le Somptier, 33 ans, journalier au Tronquay, mène la vie dure à son épouse, née Pesquerel, âgée de 46 ans.

Après une série de disputes, la malheureuse a été frappée à plusieurs reprises, et de façon telle, qu'elle a dû s'aliter, et recevoir les soins du docteur Quesnel, de Balleroy.

Mis au courant de ces faits, les gendarmes ont arrêté Le Somptier. Le mari brutal, qui a reconnu les faits, a été déféré au Parquet. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Mars 1940  -  Deux cyclistes entre en collision.  - Mlle Renée Gravey, 33 ans, cultivatrice au Tronquet, revenait du bourg vers 10 h. 30 à bicyclette, lorsqu'après le tournant de la Chapelle, alors qu'elle se dirigeait vers le carrefour Babluche, elle vit venir vers elle un autre cycliste qui circulait sur la gauche, ce que ce dernier, d'ailleurs, a reconnu. Contrairement à toute attente, au moment de croiser la jeune fille, il ne reprit pas sa droite et vint la heurter en pleine face. Sérieusement blessée à l’œil droit et à la joue gauche.
Mlle Gravey resta étendue sans connaissance sur la chaussée. Elle reçut les soins du docteur Durand de Littry, qui craignit un moment pour l'œil atteint. La victime a porté plainte contre le jeune cycliste, Maurice M…, 15 ans ½, commis boulanger au Tronqu
ay.
Celui-ci est dans une position d'autant plus fâcheuse qu'il avait pris la bicyclette d'un camarade sans son autorisation et que le vélo en question ayant été sérieusement endommagé dans l'accident, l
e propriétaire, M. Roger Lecornu, 18 ans, a porté plainte contre lui, à son tour.
La gendarmerie de Trévières a ouvert une enquête sur cette affaire.  

 

Juillet 1940  -  Petite plainte.  -  Mme Veuve Villemot, 66 ans, propriétaire à Le Tronquay, a cru devoir porter plainte contre une demoiselle Eléonore Dutrieux, 28 ans, réfugiée de Vincennes au Tronquay depuis septembre 1939, laquelle aurait refusé de lui restituer un rideau et deux volumes de littérature française. La demoiselle Dutrieux a déclaré que les ouvrages en question lui avaient été offerts par le fils de Mme Villemot, qui était son ami Beaucoup de bruit pour rien.

 

Août 1940  -  L’odyssée d’un wagonnet.  -  M. Albert Vengeon, cantonnier au Tronquay, actuellement prisonnier de guerre à Verneuil-sur-Avre (Eure) avait jadis acheté à la S. N. C. F. un wagonnet qu'il plaça sur le bord de la route. Mais l'objet en question attira les regards de M Desplanques, cultivateur à Vaubadon, qui l'emporta dans un herbage pour servir d'abreuvoir  à ses bestiaux.
M. Vengeon, ayant eu vent de la chose, fit déposer une plainte et après enquête de la gendarmerie de Balleroy, le wagonnet a repris sa place sur le bord de la route son légitime propriétaire l'avait déposé.

 

Août 1945  -  Au Conseil municipal du Tranquay. -  Par suite du décès de M. Léon Bihel, M. Eugène Houssin, chevalier de la Légion d’Honneur, a été élu maire. M. René Bihel, fils du  maire  défunt, remplace M. Eugène Houssin au poste d’adjoint. (Source : Le Bonhomme Libre)

 

Avril 1945  -  Mort pour la patrie.   -  M. Louis Vardon, 24 ans, fils du conseiller municipal du Tronquay, a péri avec l’équipage du torpilleur « La Combattante », dont la perte fut récemment annoncée.

Le glorieux disparu, qui comptait sept ans de service dans la Marine, avait, au printemps 1940, participé aux combats de Narvick et, en juin dernier, aux opérations qui accompagnaient le débarquement allié sur la cote normande. Nous nous inclinons devant le sacrifice de ce brave.  (Source : Le Bonhomme Libre)

 

Mai 1945  -  In memoriam.  -  Une nombreuse assistance, parmi laquelle on remarquait différentes personnalités, a assisté au service célébré en l’église du Tronquay à la mémoire de M. Vardon, mort pour la France à bord du torpilleur « La Combattante ».

Avant de donner l’absoute, M. l’abbé Lepommier retraça en une émouvante allocution la vie du glorieux disparu. A l’issu de la cérémonie, des gerbes ont été déposées au monument aux morts de la commune, et des allocutions prononcées par MM. Le maire et le président des Anciens Combattants. (Source : Le Bonhomme Libre)

LE TRONQUAY   -  L'Église

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