URVILLE

Canton de Bretteville-sur-Laize

Les habitants de la commune sont des Urvillais, Urvillaises

Mai 1870   -   Fait divers.  -  Le 21 mai, vers une heure du soir, un incendie, attribué à l'imprudence du nommé A. G…..., âgé de 13 ans, a consumé à Urville, environ 1 hectare de bruyère et l.200 bourrées.

 

Juillet 1878   -  Incendie.  -  Un incendie a éclaté à Urville, vers trois heures du matin, et a consumé un bâtiment à usage d'étable, et divers objets mobiliers qu'il renfermait, appartenant aux époux Rame, fabricants de chaussons. La cause de cet incendie est due à l'imprudence du fils Rame, qui, le matin, est allé dans cet appartement avec une lanterne sans vitres et l'a placée près de matières combustibles, où le feu s'est communiqué.  

 

Décembre 1880  -  Une série de désastres.  -  La rivière la Laize a débordé de son lit, et en une heure, l'eau a atteint 1 m. 40 c. dans les rues de Bretteville-sur-Laize, qui étaient encombrées d'arbres. La circulation est devenue impossible, les gendarmes ont dû transporter, sur leurs chevaux, les personnes réfugiées dans les maisons envahies. Plusieurs maisons et beaucoup de murs se sont effondrés, le pont situé sur la Laize, à Urville, a été enlevé. La circulation n'est plus possible sur la route n° 44, de St-Pierre-sur-Dives à Harcourt. Les pertes sont considérables, des bestiaux ont été noyés. Le nommé Pierre Etienne, dit Mange-Tout, âgé de 58 ans, meunier, demeurant à Urville, a été trouvé noyé sur le bord de la rivière la Laize, territoire de la commune de Barbery. Cet individu était rentré, le soir du 20 en voiture et s'était, engagé dans un endroit où il y avait plus de deux mètres d'eau.

 

Mai 1887  -  Évangile selon Saint- Taupin.  -  En ce temps là, le curé d’Urville, un vénérable prêtre selon l’Évangile, ayant été dénoncé pour avoir contracté des dettes dans la commune, saint Jules, le bras droit de l’évêché, délégua les pouvoirs au doyen pour la distribution des aumônes aux pauvres, qui provenaient d'un legs en leur faveur. Ce brave prêtre qui donnait tout aux malheureux, même quelquefois son nécessaire, blessé par cette décision, donna sa démission et se retira. 

Or, à cette nouvelle tous les habitants, moins quatre se levèrent comme un seul homme et signèrent une pétition en faveur du pasteur ainsi atteint. Puis il advint que, le dimanche suivant, ce fut un jeune prêtre, en villégiaturé chez son papa, qui dit la messe. Mais il ne trouva personne, pour la lui répondre, et ce fut un ancien gendarme qui se chargea de le faire. Mais je vous le dis, en vérité, le service divin n'ayant rien de commun avec celui de la gendarmerie, ce jour là l'office fut bien mal fait…..

 

Juillet 1890  -  Un jour de congé.  -  Le préfet, en raison de sa nomination dans le Calvados, a accordé le 15 juillet, comme jour de congé supplémentaire, aux écoles primaires.

 

Juillet 1890  -  Les récoltes.  -  Les pluies persistantes de ces derniers temps ont compromis les récoltes dont les apparences étaient des plus belles. La plupart des foins ne sont pas rentrés et l'eau a pénétré dans les meulons, Les blés et les avoines sont versés et, comme roulés, sur certains points. On craint aussi que l'humidité n'atteigne les pommes de terre. La récolte de pommes à cidre sera encore moindre que l'an dernier.

 

Juillet 1890  -  Excellente mesure.  -  Désormais, le service des petits paquets, jusqu'ici limité aux communes possédant des gares de chemin de fer, sera étendu à tout le territoire. L'administration se servira, à cet effet, des entrepreneurs de transports des dépêches, qui livreront les colis à domicile moyennant une rétribution ne dépassant pas 25 centimes.

 

Août 1890  -  Les suite d’un pèlerinage.  -  Le sieur Delivet, jardinier à Urville. revenait en voiture avec plusieurs personnes d'un pèlerinage à Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle, près de Thury-Harcourt. En route, notre jardinier dont les idées s'étaient probablement échauffées autrement qu'en chantant les louanges du Seigneur, voulut pour raccourcir son trajet prendre un chemin moins long mais plus accidenté, il fit si bien, qu'arrivé sur une hauteur, il renversa sa voiture. Malheureusement, plusieurs personnes ont été blessées, un homme a eu une épaule cassée, deux femmes ont reçu des contusions plus ou moins graves aux épaules et aux bras.  

Août 1892  -  Orages et foudre.  -  Un orage épouvantable s'est abattu sur la France vendredi et samedi. Après avoir fait de très sérieux dégâts dans la Manche, le fléau a atteint le Calvados et s'est étendu sur presque toute la France en faisant des victimes et en occasionnant des pertes immenses.

A Caen et dans l'arrondissement, rien de grave heureusement. A Villers-Bocage cependant, deux vaches appartenant au sieur Delaunay ont été foudroyées dans un herbage où elles étaient à pâturer.

A Authie, la foudre a tué un cheval dans un herbage. A Bayeux, elle est tombée dans les herbages de M. Langlois, boulevard de la Gare. A Bellefontaine, elle est tombée sur la maison inhabitée appartenant à Mme Duperron et connue sous le nom de « Maison hantée, ou « Maison du Diable ». Elle a démoli un tuyau de cheminée et fait deux brèches assez larges à la toiture.

A Sully, dans un herbage, une vache appartenant à M. Jacques Lefèvre, de Ranchy, a été tuée.

A Ver, la foudre est tombée chez le sieur Ponty, menuisier, mais n'a fait que des dégâts insignifiants. Personne n'a été attrapé sauf un ouvrier qui s'est plaint d'avoir reçu une commotion dans les reins. : A Crépon, la foudre est tombée sur un veau qu’elle à tué et sur une maison dont elle a abattu la cheminée.

A Vire, l'orage a été d'une violence inouïe. La foudre a tué deux personnes sur le champ de foire. Ce sont les sieurs Sourdeval fils, 20 ans, à Saint-Martin-de-Tallevende, et Lechevalier, 50 ans, cultivateur, demeurant à Pleines-Oeuvres, qui s'étaient retirés sous les marronniers. Une femme qui se trouvait près d'eux est tombée sans faire le moindre mouvement, et a été portée à l'hospice. Elle n'est pas morte, et la paralysie des jambes qu'on a crainte ne se produira pas. Elle sera quitte pour la peur. Plusieurs bestiaux ont été foudroyés à Roullours, la foudre, a incendié la ferme du sieur Briard. Les pertes sont importantes, assuré. La foudre est tombée également à Neuville, à St-Germain-de-Tallevende, à St-Martin-de-Chaulieu où elle a tué des bestiaux. A Pont-Erembourg, elle a mis le feu à la filature Baron-Langlois, mais l'incendie a été rapidement éteint. Elle est tombée également dans un champ où elle a brûlé des gerbes de seigle.

A Saint-Pierre-sur-Dives, la foudre est tombée par deux fois sur l'église, où elle a fait des dégâts considérables, découvrant une partie de la tour du milieu, crevassant les murs en nombreux endroits et endommageant la charpente et faisant de grands dégâts dans l'intérieur de l'église. MM. Lechoisne et Lecerf étaient montés sur la grosse tour, comme ils en descendaient, Un coup de tonnerre les renversa. M. Lechoisne se releva avec un bras endolori, M. Lecerf fut quelque temps avant de reprendre connaissance. Il n'a eu d'ailleurs aucun mal. Une religieuse qui priait a été renversée sans avoir aucun mal. La foudre est tombée également sur l'école des garçons et plusieurs habitations. Dans les environs, il y a eu des gerbes de blé de brûlées, sur la route de Crèvecoeur, les poteaux du téléphone de M. Lepetit ainsi que plusieurs peupliers ont été atteints et teillés.

A Victot-Pontfol, le tonnerre est tombé sur une jument, que M. Marie venait de dételer, elle a été tuée net.

A Méry-Corbon, M. Semaison, l'éleveur bien connu, a eu un cheval de course, d'une très grande valeur, tué par la foudre dans un herbage.

A Coulibœuf, la foudre est tombée sur un poteau près de la gare et a interrompu les communications télégraphiques avec Falaise.

A Urville, la foudre est tombée sur le calvaire en contournant le fût de la croix, elle a détaché le Christ qui, est resté suspendu par un bras. Même commune, trois bestiaux ont été tués dans  l'herbage de M. Macé.

Les campagnes sont dévastées et les récoltes entièrement perdues. (Source B.N.)  

 

Août 1892  -  Le minerai du Calvados.  -  Nous avons demandé à l'administration de bien s'assurer si, dans les demandes de concession qui lui sont adressées, il ne se trouvait pas de prête-noms étrangers. 

Au nom des concessionnaires des gisements de May, Bully-Feuguerolles, Gouvix-Urville , M. Samson nous écrit pour nous déclarer que les cinq demandeurs de ces concessions sont français. Nous donnons à M. Samson acte de son affirmation, mais nous n'en maintenons pas moins notre cri d'alarme, tant pour le présent que pour l'avenir. En semblable matière, plus qu'en toute autre, la prudence est la mère de la sûreté.   (Source B.N.)

 

Août 1892  -  A propos d’influenza.  -  Sous ce titre : « l'Influenza à Caen et en Normandie au siècle dernier (1767-1775-1776) », le docteur Catois vient de publier une intéressante notice qui prouve qu'on a, ces temps derniers, donné un nouveau nom à une vieille maladie et que ce qu'on appelle aujourd'hui « influenza » n'est autre chose que la grippe qui malmena si fort nos aïeux il y a cent vingt ans. (Source B.N.)  

 

Septembre 1892  -  Les dynamiteurs.  -  Une cartouche de dynamite a été jetée ces jours derniers, près de la maison d'un sieur Jouanne, à Urville. Son explosion n'a causé que de légers dégâts matériels. L'enquête a fait découvrir chez un ouvrier carrier un grand nombre de cartouches de dynamite. (Source B.N.)  

 

Janvier 1895  -  Victime du travail.   -  Vendredi l'après-midi, Ernest Donné, 28 ans, journalier, à Urville, abattait des arbres dans le bois de Tournebu, un deux resta accroché dans une branche d'un autre arbre, Donné étant monté pour couper la branche, tomba la tête en avant et se fractura le crâne, la mort fut instantanée. Il laisse une veuve de 25 ans et deux enfants en bas âge. (source B. N.)  

 

Avril 1896  -  Incendies.  -  La semaine dernière, le feu a pris si subitement dans la maison qu'habite le sieur Paul Ballière, 45 ans, journalier à Urville, que tout a été brûlé. Le feu a pris pendant l'absence des époux Ballière. Ceux-ci ne sont pas assurés. L'immeuble appartient au sieur Jeanne, père de la femme Ballière. Il est assuré. Le parquet de Falaise fait une enquête. 

— Un incendie, dont les causes sont inconnues, s'est déclaré aux domiciles : 1° de M. Arthur Marie, demeurant à Asnières. Pertes, 3 000 francs, assuré. 2° Chez Mme veuve Asselin, demeurant au même lieu. Pertes, 10 000 francs, assuré.

 

Mars 1903  -  Mines de fer.  -  Le représentant de la société d'études minières de Basse-Normandie, M. Bernard, administrateur, vient de solliciter la concession de mines de fer sur le territoire des communes de Bretteville-le-Rabet, Estrée-la-Campagne, Grainville-Languannerie, Ouilly-le-Tesson, Rouvres et Urville sur une superficie de 12 kilomètres carrés environ. Le prix  offert pour la propriété tréfoncière est de 15 centimes hectares.

Septembre 1912  -  Accident grave  -  Un wagonnet à tamponné et brisé une jambe à M. Georges Hélouard, terrassier à Urville, qui mardi dernier travaillait pour le compte de M. Clément, sur les chantiers du chemin de fer minier.

Février 1916  -  Mort accidentelle.  -  le 1er février à la nuit, au moment du passage du petit chemin de fer, M. Alphonse Morin, âgé de 73 ans, propriétaire à Urville, voulut se garer, mais tomba dans une mare. Retiré peu de temps après , les soins les plus énergiques lui furent prodigués, mais il avait cessé de vivre. Il est très probable qu’étant donnée la courbe et l’exiguïté du   chemin à cet endroit, il est tombé dans la mare en faisant un mouvement trop brusque pour se garer. M. Morin, qui vivait de ses rentes, était très considéré.

  Août 1923  -  Enlèvement d’une fillette.  -  Le 22 août, vers 4 heures, Mme Pelletier travaillait aux carrières, ayant avec elle sa fillette Jeanne, âgée de 6 ans. Elle s'absenta quelque temps pour aller faire une commission, laissant son enfant à la garde de ses compagnes de travail.
Lorsqu’elle revint, celles-ci lui apprirent qu'une femme, qui était la maîtresse passagère d'un marocain, travaillant aux carrières avait emmené l'enfant sous prétexte de lui acheter des bonbons.
Le soir, la femme ni la fillette n'étaient revenues. Le marocain interrogé, raconta qu'il connaissait cette femme depuis quelque temps et qu'elle s'appelait Virginie Godant, habitant à Caen. rue des Abattoirs.
Une enquête a été ouverte et n'a amené aucun résultat, la fille Godard n’habitant pas l'adresse indiquée. On recherche l'enfant et la ravisseuse.

 

 Mars 1925  -  La mort suspecte d'une journalière.  -  Voici quelques détails sur cette affaire que nous avons signalée hier. Dans la nuit de jeudi à vendredi, un individu se présentait à la brigade de gendarmerie de Langannerie, au gendarme Doyère, et l'avisait d'un décès survenu au cours de la nuit sur le territoire de la commune d'Urville.

Le gendarme Doyère avisa le chef de brigade de Bretteville-sur-Laize, qui se rendit à 6 heures avec deux gendarmes de Langannerie, au hameau des « Aucrayes », dans l'immeuble habité par le faux ménage Jaimond.

Le cadavre de l'amie de celui-ci, Lebreton Marie-Louise, femme divorcée Hébert, était étendu sur le dos, la tête reposant sur un fagot de bois et portait à la tète plusieurs ecchymoses avec, près de la tempe gauche, une blessure de 2 centimètres de long sur 1 centimètre de large, paraissant profonde, d'où s'échappait un filet de sang. Cette blessure paraissait faite avec un objet tranchant.

Sur le coin de la cuisinière, à deux mètres du cadavre, on remarqua du sang, ainsi que sur l'oreillette d'un petit chaudron, à terre près du cadavre. Entre ces deux objets deux petites flaques de sang.

Le docteur Lallier, de Langannerie, mandé aussitôt, refusa le permis d'inhumer et la gendarmerie avisa le Procureur de la République à Falaise.

Jaimond fit connaître que son amie buvait beaucoup, ce qui le mettait souvent en colère, il s'ensuivait des échanges de gros mots de part et d'autre, mais s'il la gifla parfois, jamais il ne la  frappa brutalement.

Le 5 mars, il revint vers 19 heures, de garder ses moutons la femme Hébert était légèrement ivre, il ne lui dit rien et alla chercher un litre de vin blanc chez un épicier de Langannerie, M. Gabriel.

De retour à la maison, il se mit à table avec son fils, âgé de 7 ans, et son amie. Il n'y eut pas de gros mots échangés et on but un litre de cidre, un litre de vin blanc et un café avec un petit verre d'eau-de-vie chacun.

Vers 21 heures, il monta coucher son fils, descendit vers 21 h. 15 et essaya, de faire monter se coucher son amie qui s’y refusa. Il monta donc seul, la laissant à la cuisine.

Dans la nuit, il entendit un bruit sourd, provenant de la cuisine, sauta de son lit et descendit. Son amie, tombée par terre, avait la figure couverte de sang, mais vivait encore. Il lui épongea la figure, la frictionna et alla réveiller son voisin, M. Pézeuneck, et prévint le docteur Lallier et gendarmerie de Langannerie.

Jaimond affirme n'avoir pas frappé son amie si sa chemise porte des traces de sang, c'est en lui prodiguant des soins qu'elle a été tachée. Quant aux trace de sang relevés sur son couteau, ce sang provient de moutons auquel il a donné ses soins, dans la journée du 5 mars, chez M. Filmont, à Gouvix.

Le Parquet de Falaise, MM. Delalande, procureur de la République, Favard, juge d'instruction, accompagnés du lieutenant Cabourdin, commandant de l'arrondissement de gendarmerie, et du docteur Cailloué, médecin légiste, s'est rendu sur place vendredi après-midi. Le docteur Cailloué a procédé à l'autopsie.

L'enquête se poursuit, mais il semble jusqu'ici que la version du crime doive être écartée, les blessures de la tête ne pouvant avoir occasionné le décès. Nous serons sans doute fixés sous peu sur la suite donnée à cette affaire.

 

Février 1929  -  Monuments historiques.  -  Les immeubles suivants ont été classés au rang des monuments historiques : Condé-sur-Noireau : la façade et la toiture de la maison sise Grand'rue ; Urville : le Manoir ; Thury-Harcourt : l'église ; Vaucelles : le pavillon d'entrée du château et ses annexes ; Maisy : la façade et la toiture du Manoir du carrefour ; Blay : le Manoir de la Cléronde ; La Cambe : la façade et la toiture du Manoir de Montemeri.  

 

Juin 1937  -    Un père indigne.    Dimanche matin, les gendarmes de Bretteville-sur-Laize ont amené au Parquet de Falaise le sieur Albert Chambertin, 58 ans, ouvrier agricole à Urville. 

Chambertin vit depuis de longues années avec une femme qui lui à donné plusieurs enfants dont une fille âgée aujourd'hui de 12 ans. 

En octobre dernier, cet individu, dont les facultés intellectuelles semblent diminuées, il se livra à des violences d'une nature particulière sur sa fillette. 

Ces faits étant parvenus à la connaissance de la gendarmerie, une enquête fut ouverte qui aboutit aux aveux complets de Chambertin. 

M. Pohier, juge d'instruction, a fait écrouer Chambertin sous l'inculpation attentat à la pudeur avec violence. (source M. du C.)

 

Février 1940  -  L’accident de Gouvix-Urville.  -  Dans l'après-midi du 19 novembre, un grave accident se produisit sur le territoire de la commune d'Urville dans une carrière exploitée par l'honorable M. Charles Raux, 38 ans, entrepreneur et maire à Soutmont-St-Quentin.
Des ouvriers travaillaient à l'extraction de la pierre, destinée à l'empierrement des routes, au fond de l'excavation. Il y eut un éboulement et deux hommes. Lucien Edenne, demeurant à Meslay, et Albert Goty, de Gouvix, furent ensevelis et tués. Un troisième travailleur, le Polonais Szerbe, fut blessé.
L'enquête, à laquelle procéda le service des mines et l'instruction ouverte par le Parquet de Falaise, aboutirent au renvoi devant le Tribunal correctionnel de l'exploitant et de son contremaître, Joseph Cariou, 72 ans, demeurant à Urville, le premier étant absent, le second présent lors de l'éboulement.
L'un et l'autre sont prévenus d'homicide et blessures par imprudence. M. Cariou est condam à 25 francs d'amende et M. Raux à 16 fr.

 

Octobre 1942   -   Destruction des pigeons.   -   Conformément à l'ordre donné par les autorités allemandes, il est rappelé aux propriétaires de pigeons que tous les pigeons de toutes espèces (pigeons domestiques, pigeons d'agrément et pigeons voyageurs) doivent être sacrifiés. Faute de déférer à cet ordre les possesseurs de pigeons s'exposeraient à des sanctions très sévères.

 

Octobre 1942   -   Fait divers.   -   Au cours de son travail au fond de la mine, à Urville, Joseph Saniborski, 47 ans, conduisant un wagonnet de minerai, s'est soudain affaissé.

Le malheureux a été aussitôt remonté au jour, mais la mort avait fait son oeuvre. Il laisse une veuve et 7 enfants.  

 

Juillet 1944  -  Bataille de Normandie.  -  En , les Allemands qui ont déserté la Kommandantur installée au château d'Outrelaize prennent position dans Urville. Quelques jours après les Canadiens et les Polonais de la 1re DB, des éléments du 21e régiment blindé canadien pénètrent dans Urville, ces détachements sont précédés de fantassins canadiens chargés de nettoyer les habitations où ont pu se dissimuler des soldats allemands. Après de très brefs combats de rues, les fantassins canadiens infiltrent tout le village, désorganisant les défenses allemandes. Urville fut écarté du danger et libéré, dans la soirée, les soldats canadiens défilent sur la départementale traversant le village. Une plaque posée en la mémoire de la libération d'Urville se situe vers la fin du village en allant vers Barbery.

 

Septembre 1946  -  Deux bâtiments agricoles flambent à Urville.  -  Un incendie, provoqué par l’imprudence d’un enfant qui jouait avec des allumettes, a détruit une grange et une remise avec grenier dépendant de la ferme de la Chardonnette, hameau de la Meunière. Après une nuit d’efforts, les pompiers de Caen, mandés, parvirent, avec l’aide de leurs collègues de la localité, à se rendre maîtres du sinistre.

35 quintaux de blé, 60 quintaux d’avoine, 25 quintaux d’orge, 4 800 bottes de foin, une charrette et du matériel agricole ont été la proie des flammes. (Source B. L.)  

 

Septembre 1947  -    Une cuite mémorable.    Ayant déjà bu plus que de raison, Joseph Vauquelin, 48 ans, cultivateur à Saint-Aignan-de-Cramesnil, rencontrait, à Urville, le nommé Charles Anne, 40 ans, chauffeur, demeurant dans la localité. Les deux compères s’attablèrent au débit Leneveu. Quand joseph Vauquelin voulut regagner son domicile, il faisait déjà nuit et Anne S’empressa de lui faire un bout de conduite.

Que se passa-t-il ensuite. Toujours est-il que le cultivateur se réveilla au pied d’une meule de foin et constata la disparition de son portefeuille contenant 23 000 francs. Interrogé par les gendarmes, Anne a reconnu le vol. Vauquelin devra répondre de son intempérance. Quant à Leneveu, il sera poursuivi pour fermeture tardive de son débit. (source B.-L.)

 

ENVIRONS DE BRETTEVILLE-SUR-LAIZE (Calvados)

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