USSY

Canton de Falaise-nord

Les habitants de la commune sont les Uxéodois, Uxéodoise

Août 1860  -  Création d'un bureau de direction, de poste à Ussy.  -  Le Conseil d'arrondissement de Falaise demande que le bureau de distribution d'Ussy soit élevé au rang de direction. Considérant que l'administration des postes, en créant un bureau de distribution à Ussy, il y a quelques années, a rendu un service sérieux au pays, mais profitable aussi à l'administration, car le nombre des lettres s'est accru dans une proportion considérable, et que ce bureau prend une telle importance qu'il y a lieu de l'élever au rang de bureau de direction. Émet le vœu que le bureau de distribution d'Ussy soit élevé au rang de bureau de direction.

Août 1860  -  Échardonnage.  -  Le Conseil général demande que les arrêtés relatifs à l'échardonnage soient exécutés le plus strictement possible. Considérant que beaucoup de maires et de gardes-champêtres ne semblent pas pénétrés de l'importance des arrêtés relatifs à l'échardonnage. Prie M. le Préfet de renouveler ses instructions relatives à l'échardonnage, en invitant les maires et les gardes-champêtres à veiller à la stricte exécution de ses arrêtés.

 

Novembre 1866   -   La migration.   -   On ne se rappelle pas avoir vu passer dans notre pays, comme depuis ces jours derniers, autant d'oiseaux venant des contrées septentrionales, surtout des cigognes, des grues et des hérons. On doit voir là l'indice précurseur d'un hiver précoce et rigoureux. 

 

Novembre 1866   -   Les étoiles filantes.   -   Les astronomes comptent sur de magnifiques pluies d'étoiles dans les nuits des 12 et 13 de ce mois.

A cette époque de l'année, on voit généralement un grand nombre d'étoiles filantes. Mais on ne verra pas, dit-on, avant la fin du siècle, un spectacle céleste aussi brillant que celui de cette année.

 

Décembre 1866   -   Un secours.   -   Par décision du 5 décembre, sur la proposition de M. le préfet, M. le ministre de la justice et des cultes a accordé un secours de 3000 francs à la commune d'Ussy, pour l'aider dans la dépense de restauration de son église.

 

Août 1868   -   La foudre.   -   Dans la nuit du 9 au 10 de ce mois, vers une heure du matin, la foudre est tombée et a mis le feu à un bâtiment à usage de grange, cave et grenier, appartenant à M. Sébire, propriétaire à Ussy.

Grâce aux prompts secours apportés dans cette circonstance, la maison d'habitation attenant au bâtiment incendié a pu être préservée.

  

Décembre 1867   -    Le bureau télégraphique.   -    Un bureau télégraphique est ouvert à partir de ce jour à Ussy (canton de Falaise). Le public y est admis à déposer ses dépêches, tous les jours ainsi que les dimanches et jours fériés.  

Avril 1868   -   Découverte d'un cadavre.   -   le 25 de ce mois, le sieur Acquerin Pierre, âgé de 68 ans, cultivateur, né et demeurant à Ussy, a été trouvé mort sur le bord d'un petit ruisseau, à environ 100 mètres de son habitation.

Jusqu'à présent, les causes de cette mort sont inconnues, mais il paraît certain que la malveillance y est étrangère.  

 

Juillet 1871   -  Le mariage.   -  Dernièrement, un gas d'Ussy qui venait de se marier, demandait à sa belle maman, le soir de son hymnée,  si elle avait bien renseigné sa fille sur ses devoirs d'épouse dévouée et obéissante.

— Qu't'es béte.... répondait l'interpellée, la gaillarde en sait pu qu'té et mé…..

Là-dessus le nouvel époux s'en fut se coucher, tout soucieux : dit on.  

 

Août 1871   -  Incendie.  -  Samedi dernier 26, vers deux heures de l'après-midi, le feu s'est déclaré dans l'un des hameaux de la commune d'Ussy, et a pris des proportions telles que dans l'espace d'une heure, plus de douze maisons se sont trouvées enflammées.

Les efforts des gens du pays devenant impuissants à conjurer le danger, on a télégraphié à Falaise, et les secours ne se sont pas fait attendre.

Après plus de cinq heures d'efforts aussi opiniâtres qu'intelligents, les pompiers de Falaise étaient entièrement maîtres du feu et recevaient de la part des habitants et du maire de la commune les félicitations et les remerciements dus à leur dévouement, vers minuit, ils ont repris le chemin de la ville, laissant sur le théâtre de l'incendie une pompe sous la garde de 8 hommes.

La cause du désastre est encore inconnue, mais la justice, qui, elle aussi, s'est rendue sur les lieux, procède à une sérieuse enquête, et il est à présumer que ses recherches seront fructueuses.

La plupart des bâtiments incendiés étaient assurés. La perte est estimée à 50.000 fr.

 

Août 1871   -  Les impôts  -  Seigneur ! Seigneur ! Que va devenir le pauvre monde ? On met des impôts sur tout.

Sur les chats, sur les serins, sur le tabac, sur le boire et sur le manger. 

Mais ce n'est pas tout encore, figurez-vous qu'un député de la droite, qui en aura sans doute mangé comme .. un satisfait, vient de proposer qu'on mette un impôt sur la teurgoule. 

La teurgoule ! qu'est-ce que c'est que cela, vont se demander les petites maîtresses et les muscadins. 

Mes petits agneaux, c'est le riz cuit au four, c'est la terrinée, que les gens comme il faut de la campagne appellent de la teurgoule….,.. 

Et cela, parce que les jours de fête, ces nobles goulifards se fourrent de telles cuillerées de ce mets délectable, que la.... bouche leur en teurd !

 

Novembre 1876   -  Les Pommes.  -  On calcule qu'il se fabrique annuellement 12 millions d'hectolitres de cidre en Normandie, représentant une valeur de plus de 100 millions de francs. Il n'en sera pas brassé autant cette année, car presque partout la récolte est mauvaise. 

Dans les parties du Pays d'Auge et de la Manche, où la pomme a un peu donné, le prix varie entre 4fr. 50 et 5 fr. l'hectolitre.

 

Novembre 1876   -  Un homme écrasé.  -  Jeudi, vers 5 heures et demie du soir, sur le chemin vicinal n° 16, territoire de la commune d'Ussy, arrondissement de Falaise, M. Raymond Racine, âgé de 17 ans, cultivateur à Ussy, est tombé sous la voiture qu'il conduisait et a été écrasé. La mort a été instantanée.  

 

Août 1877   -  Ouragan.  -  Avant de nous visiter, l'ouragan qui s'est abattu sur notre contrée samedi et dimanche, avait fait de grands ravages à Bordeaux et aux environs, partout la désolation est grande, ce ne sont qu'arbres fruitiers déracinés, haies enlevées, fruits détachés par millions, maisons démolies, étables mises à nu, bestiaux dispersés, bas-fonds inondés, embarcations  chavirées, démolies et mises hors de service. Cinq jeunes gens montaient une embarcation qui a chaviré, leur matelot a disparu avec eux, deux petites filles ont également disparu. Des détails navrants nous arrivent d'Arcachon où plusieurs cadavres sont venus à la côte. Deux fils de famille ont péri.

Dans le Calvados, les dégâts paraissent se réduire à des arbres déracinés et a des toitures enlevées. Une croyance enracinée chez les marins, c'est que toute éclipse de lune est suivie d'ouragan, comme ceux de ces derniers jours. En 1870, le 23 juillet, une éclipse de lune a été suivie de trois journées terriblement venteuses pendant lesquelles une vingtaine de navires ont péri. C'est donc sur le compte de l'éclipse de jeudi que doivent être mis les derniers ouragans.

 

Août 1877   -  Secours.  -  600 fr. à la fabrique d'Ussy pour la restauration et la consolidation de l'église. 2 000 fr. à Cheffreville pour la reconstruction du clocher de son église.  

 

Avril 1879   -  Secours.  -  Ont été accordés par le Gouvernement : A Démouville, pour construction d'école, 800 fr.  -  A Ussy, pour restauration de l'église et du presbytère, 1 800 fr.  -  A Montviette, pour réparation au presbytère, 1 000 fr.  -  A Presles, pour construction d'une école de garçons, 1 400 fr.  

 

Octobre 1882  -  Apprentis et petits domestiques.  -  Dans notre dernier numéro, nous avons annoncé qu'un certain nombre d'enfants assistés, filles et garçons, ayant, atteint l'âge de treize ans, et sachant lire et écrire, sont à la disposition des personnes qui voudraient les prendre, comme petits domestiques ou apprentis. Il faut s'adresser à la préfecture, service des enfants assistés. Ajoutons que durant l'année dernière, aucune poursuite judiciaire n'a été dirigée contre les 443 enfants assistés, âgés de 14 à 20 ans, placés dans le Calvados. Au 18juillet, 333 de ces enfants avaient déposé 20 040 fr. à la caisse d'épargne.

 

Octobre 1882  -  Incendies.  -  Jeudi, à Ussy, un incendie, dont la cause est inconnue, a consumé une meule composée de 1 300 gerbes de blé et 500 gerbes d'orge, appartenant à M. Jules Leroux, propriétaire. La perte est évaluée à 2 600 fr.  

 

Mars 1884  -  Rancunes de dévots.    M. Leroux, maire d'Usssy, est mort subitement jeudi dernier. A ses, obsèques, qui ont eu lieu samedi au milieu d’un grand concours de population, on a beaucoup remarqué la gaité fort indécente de certains dévots, personnages d'Ussy, qui ne pouvaient pardonner à: M. Leroux d'avoir, il y a six semaines, fait arrêter des travaux commencés dans le cimetière, sans son autorisation.  

 

Novembre 1886  -  Les inondés.  -  Le Parlement et la presse parisienne ont ouvert une souscription pour venir en aide aux inondés du Midi. Les offrandes sont reçues dans tous les établissements financiers publics et privés.

 

Janvier 1887  -  Étrange affaire.  -  Une nuit, à onze heures, les époux Dufour, propriétaires à Ussy, entendirent frapper à leur porte. Ils ouvrirent et trouvèrent, sur le seuil, leur fils Albert, 34 ans, étendu sans connaissance. Il était glacé, ses vêtements étaient déchirés, il portait à la tête une blessure profonde et un oeil était presque sorti de l'orbite. Sa casquette n'a pas été trouvée. Il n'a pas encore recouvré l'usage de la parole et ses membres tout agités d'un tremblement convulsif. Dufour sortait d'une auberge d'Ussy.  

 

Juillet 1888  -  Mort accidentelle.  -   La dame Eugénie Francklin, 81 ans, demeurant à Ussy, a été trouvée noyée dans un lavoir public. S'y étant rendue de bon matin pour y chercher un couteau que sa belle fille avait dit y avoir perdu, elle a été prise d'un étourdissement et est tombée à l'eau.  

 

Décembre 1890  -  Les incendiaires.  -  A Villers-Canivet, le même jour, à la même heure, le feu s'est déclaré à deux endroits différents : chez la veuve Condé et dans la ferme du sieur Lépine, occupée par le sieur Viel, ancien boucher. Les dégâts sont considérables. Le même jour, à Ussy, le feu s'est déclaré dans une grange appartenant à la veuve James. La consternation est grande dans le pays. Car le feu doit être mis par les vagabonds qui menacent les fermiers lorsqu'ils ne veulent pas leur donner. L'un d'eux, qui avait menacé d'incendier un fermier, a été arrêté. On a trouvé dans sa poche un paquet d'allumettes.  

 

Juin 1892  -  Vols de bestiaux.  -  Dans la nuit de jeudi à vendredi, un bœuf était volé dans l'herbage de M. Loriot, boucher à Ussy. Samedi, on apprenait que le bœuf avait été vendu la veille au marché de Caen. M. Loriot est rentré en possession de son bien, moyennant une somme de 375 francs, prix que l'acquéreur avait versé entre les mains du vendeur, que l'on croit être un habitant d'Aubigny, qui n'a pas paru chez lui depuis le jour du vol. 

—Dans la nuit, une vache estimée 400 fr. a été volée dans l'herbage de M. Désiré Landiger, cultivateur à Couliboeuf. Le voleur, un nommé Pierre Devicq, de, Fierville-la-Campagne a été arrêté. (Source B.N.)   

 

Juin 1893  -  Les suites de l’ivresse.  -  Samedi soir, le sieur Auguste Colbry, 55 ans, cantonnier à Ussy, étant ivre, ne put regagner son domicile. Dimanche matin, son cadavre était trouvé sur le chemin. On suppose qu'il a succombé aux suites de l'abus des boissons alcooliques. Depuis longtemps, Colbry s'enivrait journellement. (Source B.N.)  

 

Juillet 1893  -  Les guêpes.  -  Il y a beaucoup de guêpes cette année par suite des chaleurs. Nos campagnes et nos plages en sont couvertes. Dans le Cher, ces insectes sont si nombreux qu'on ne peut pas cueillir les fruits. (Source B.N.)

 

Juillet 1893  - Le jus de tabac.  -  En vue de permettre aux cultivateurs de défendre leurs récoltes contre les ravages des nombreux insectes que la sécheresse a fait éclore, l'administration des contributions indirectes rappelle que le commerce en détail des jus de tabac dénaturés est entièrement libre et toute personne peut, sans être astreinte à la moindre formalité, obtenir la livraison de ces produite et même en constituer un dépôt, où chacun à la faculté de venir s'approvisionner. 

Une notice indiquant le mode d'emploi, les conditions de vente et d'expédition des jus de tabac dénaturés, est tenue à la disposition des intéressés par les entreposeurs de tabacs de Caen: Bayeux, Lisieux, Honfleur, Vire et Falaise. (Source B.N.)

Juillet 1893  -  Mérite agricole.  -  Sont nommés, chevaliers : MM. Conard, agriculteur à Beaufour ; Londe, conseiller d’arrondissement à Curcy ; Rattier, vétérinaire à Bayeux ; Levavasseur, maire d'Ussy ; Voisin, maire de Saint-Rémy. (Source B.N.)  

 

Août 1893  -  La Dolure.  -  Il y a un p'tiot qui n'est connu, dans les environs d'Ussy, que sous le nom de La Dolure.

C'est parce que, le jour de sa naissance, un ami, maître Trainerabot, a apporté une bouteille de cognac pour fêter l'arrivée de ce marmot.

A la vue de la bouteille, l'accouchée a souri et sont mari s'est jeté au cou de Trainerabot, en disant : 

— Ah ! que j'siommes t'y hureux, m'n'ami..., j'siommes t'y hureux... 

— Et mé, donc ! j’l’aime, çu p'tiot-là, comme si c'hétait l'mien.

Hum ! hum ! (Source B.N.)  

 

Juillet 1894  -  Bête méchante.   - La dame François Guérin, demeurant à Ussy, revenait de faire pâturer sa vache, lorsqu'elle rencontra celles des sieurs Laignel frères, pépiniéristes. Une de ces vaches, rendue subitement furieuse, se jeta sur la dame Guérin, la renversa d'un coup de tête et la piétina. Elle a eu trois côtes brisées et le poumon gauche perforé. Son état est assez grave. (Source B.N.)  

 

Juillet 1894  -  Suites d’accident.   -  Il y a trois semaines, la dame Françoise Guérin, 38 ans, demeurant à Ussy, conduisait sa vache, lorsqu'une vache appartenant à MM. Lagniel frères, pépiniéristes, se jeta sur Mme Guérin et la terrassa. On ne crut pas d'abord à l'extrême gravité des blessures, mais la situation de Mme Guérin empira et, vendredi dernier, elle mourait des suites de cet accident. (Source B.N.)  

 

Octobre 1894  -  Appel des conscrits.   -  Le bruit s'accrédite de plus en plus que l'appel de la classe de 1893 aurait lieu, par anticipation du 12 au 15 novembre. (source B. N.)

 

Novembre 1894  -  Attaque sur un grand chemin.   -  L'autre soir, vers 7 heures, François Gauthier, 75 ans, journalier à Ussy, a été assailli, sur un chemin, par les nommés Armand Bouillard, 16 ans, et Léon Burel, 25 ans, qui l'ont roué de coups et laissé étendu sur le chemin. Gauthier, dont l'état est grave, a porté plainte. (source B. N.)

 

Février 1895  -  La rage.   -   Plusieurs chiens enragés ont été abattus cette semaine à Ussy. Aucune personne n'a été mordue. Des précautions ont été prises pour éviter tout accident. (source B. N.)

 

Février 1895  -  Neige et froid.   -  L'hiver que nous traversons menace d'être un des plus longs que nous ayons eu depuis longtemps. Il est de nouveau tombé de la neige dimanche la nuit, et le froid continue. Les routes et les chemins sont impraticables. On s'étonne de l'inaction des administrations que cela concerne. Les bras inoccupés sont nombreux dans nos campagnes et en leur faisant appel on pourrait rétablir la circulation sur beaucoup de points, au besoin, on pourrait avoir recours aux prestataires. Si cet affreux temps continue, les navires ne pourront plus arriver à Caen. L'Orne est prise et le paquebot La « Dives » est resté huit jours retenu par les glaces près de Longueval. Il n'a été dégagé que mercredi matin. Quant au canal, les glaçons l'encombrent. Cette situation est d'ailleurs générale. La Seine est prise à Paris et à Rouen. (source B. N.)  

 

Mars 1898  -  Accident de voiture.  -  Samedi soir, la voiture faisant le service de la poste de Sainte-Honorine-du-Fay venait à Caen quand, à la côte de Bretteville-sur-Odon, elle rencontra une voiture attelée de quatre, chevaux et appartenant au sieur Bunel, meunier à Vieux. Le domestique de ce dernier, Albert François, au lieu de marcher à côté de ses chevaux, était assis sur un brancard de sa charrette et semblait dormir. Un choc violent se produisit. Le conducteur de la poste, le sieur Deschamps, 70 ans, fut renversé sur le sol où il resta sans connaissance, une épaule fortement contusionnée et des blessures a la tête. Son cheval a eu l'un des pieds de derrière complètement coupé. Il a fallu l'abattre. 

— Le sieur James, pépiniériste à Ussy, descendait, en voiture, la rue de Caen, à Falaise. Arrivé au bureau d'octroi, il essaya de passer entre deux voitures arrêtées, mais il ne put maîtriser son cheval, très vif. Un choc violent se produisit qui précipita le sieur James sur le sol, la tête la première. Relevé perdant le sang par les oreilles, le blessé a pu être reconduit à son domicile. Son état n'est pas grave. (source B. N.)

 

Janvier 1899  -  Mérite agricole.  -   Sont nommés officiers : MM. Perrinne, maire de Ste-Marguerite-de-Viette ; Pagny, conseiller d'arrondissement à Cartigny-l'Epinay.

— Sont nommés chevaliers MM. Amand Leneveu, dresseur de chevaux d'attelage et de selle à Caen, 31 ans de services ; Lair, instituteur à Langrune-sur-Mer ; Postel, cultivateur à Vacognes ; Quesnel, propriétaire-cultivateur à Bonneville-la-Louvet ; Sabine, propriétaire à Sannerville ; Sebire, propriétaire-pépinieriste à Ussy ; Tricault, propriétaire à Vire: Vignioboul, directeur de la Société laitière des fermiers normands, à Morteaux-Couliboeuf ; Lemariey, cidres et eaux-de-vie à Paris, mise en valeur de terrains meubles dans le Calvados ; Martine, maire de la commune de Gonneville-sur-Merville. (source le B. N.)  

 

Mai 1899  -  Accident.   -    Le sieur Jean Vasnier, limeur de scies, 60 ans, domicilié à Ouistreham, de passage à Littry, avait demandé l’hospitalité, pour la nuit, au sieur Blot, forgeron. En voulant descendre du grenier où il était couché, il est tombé de trois mètres de hauteur et s'est fracturé une jambe.

— Les nommés Léon Vacquerel, Angelle Dobert, et Ernest Boudessenille se trouvaient chez le sieur Dobert père, dont une vache était en train de vêler. Au moment où ils portaient le veau dans une cave voisine, plusieurs pierres du mur se détachèrent et tombèrent sur eux, les blessant tous les trois, surtout Vacquerel, qui fut atteint à la tête et aux reins.

— Le sieur Louis Boucher, 28 ans, journalier à Lisieux, s'est abattu une phalange de l'index de la main droite, en coupant du bois avec une serpe.

— Le sieur Joseph Deslandes, 17 ans, domestique chez le sieur Levavasseur, pépiniériste à Ussy, revenait de Bretteville-sur-Laize, monté sur une voiture chargée de poudre de tan. Perdant l'équilibre, il tomba et se fit de graves blessures à une main.

— Mardi l'après-midi, le sieur Fosse, charretier à Honfleur, a voulu des cendre de son banneau en marche et est tombé sous une roue. Il a eu une jambe fracturée. (source le B. N.)

 

Août 1907  -  Le feu.  -  Un violent incendie a détruit, samedi matin, l'importante fromagerie d'Ussy. Le feu s'est déclaré dans un grenier, au dessus des machines. Malgré de prompts secours, tout le matériel a été brûlé. De l'exploitation proprement dite, il ne reste que les quatre murs. La maison d'habitation et les bureaux, seuls, ont pu être préservés.  Les pertes  sont énormes.  

 

Septembre 1913  -  Église classée. -  Par décret de M. Le ministre de l'instruction publique et des beaux-arts, en date du 4 courant, l'église d'Ussy a été classée parmi les  monuments historiques.  

 

Mars 1914  -  Un vol.  -  Pendant son absence. Mlle Alphonsine Suriray, épicière au hameau de la Cressonnière, s'était absentée pendant 2 heures, dans l'après-midi du samedi 14 mars. En rentrant chez elle, elle constata qu'un carreau avait été brisé à une fenêtre de l'épicerie. Dans la cuisine, les tiroirs du buffet et de la table étaient ouverts. Dans le tiroir de la table 45 francs contenus dans un porte-monnaie avaient disparu. Une personne soupçonnée de ce vol a été interrogée, mais sa culpabilité n'a pu être encore établie. La gendarmerie enquête, car  un individu aurait été vu rôdant près de l'épicerie et il pourrait être l'auteur du vol.  

 

Avril 1914  - Les monuments historiques du Calvados.  -  Voici, d'après le officiel, la liste des immeubles classés parmi les monuments historiques avant la promulgation de la loi du 31 décembre 1913, pour le département du Calvados : Saint-Loup-hors-Bayeux : Église ; Sainte-Marie-aux-Anglais : Église ; Saint-Pierre-sur-Dives : Église, Salle capitulaire, Halles ; Saint-Sever : Église ; Saint-Vigor-le-Grand : Poterie de l'ancien prieuré ; Secqueville-en-Bessin : Église ; Soulangy : Église ; Soumont-St-Quentin : Église, Église d'Aizy ;  Tessel-Bretteville : Portail méridional de l'église ; Thaon :  Église ; Thiéville : Clocher et façade occidentale de l'église ; Tordouet : Clocher de l'église ; Touques : Église Saint-Pierre ; Tour : Église ; Ussy : Église ; Verson : Église ; Ver-sur-mer : Tour de l'église ; Vieux-pont-en-Auge : Église ; Villiers-le-sec : Clocher et le chœur de l'église ; Vire : Église Notre-Dame, Porte de l'horloge, Ruines du donjon.

 

Septembre 1915  -  Morts pour la France.  -  Julien Quéron, tué le 28 octobre 1914 ; Louis Leroux, prisonnier de guerre, décédé à Darmstadt, le 12 décembre 1914, à la suite de ses  blessures de guerre ; François Durand ; Gustave Pitron, du 205e, tombé le 27 mai 1915 ; Louis Derenemesnil, du 5e d'infanterie, tombé le 14 juillet 1915.

 

 Juillet 1917  -  Jeunes malfaiteurs.  -  De nombreux vols, principalement de poules et de lapins, étaient commis, ces temps derniers, à Ussy et aux environs. On en recherchait en vain les auteurs, on vient enfin de les découvrir. Ce sont les jeunes Marcel Mallet, 11 ans, demeurant chez sa mère à Falaise et qui avait habité chez son grand-père, et Foucaudel,  11 ans,  demeurant chez ses parents, à Fontaine-le-Pin. Ils vendaient les produits de leurs vols pour quelques sous à des mineurs de Potigny et opéraient à l'aide de fausses clés. Ils  se rejettent les faits l'un sur l'autre.  

 

Octobre 1923  -  Un enfant cruellement mordu par un chien.  -  M. et Mme Girard, cultivateurs à la ferme de la Baronnerie, partant au marché de Falaise, laissèrent aux soins de leurs domestiques, leur enfant âgé de 2 ans et demi.
Le petit alla jouer dans la cour et s'approcha de la niche d'un chien de garde qu'on ne détachait jamais. La bête se jeta sur l'enfant et le mordit cruellement au visage, lui arrachant le nez, une partie de la joue gauche et la lèvre. Les cris du bébé attirèrent l'attention des domestiques qui s'empressèrent d'aller chercher un médecin et d'avertir les parents. Le blessé a été transporté dans une clinique de Caen, pour y recevoir les soins nécessaire.  

 

Septembre 1926  -  Un voyage mouvementé.  -  L'autre soir, le mécanicien du tramway venant de Caen, et devant arriver à Falaise vers 8 heures, s'aperçut en arrivant à Potigny que sa machine allait manquer d'eau, on la tacha et elle partit se ravitailler à la prise d'eau de la gare de Villers-Canivet.

Mais un malheur n'arrive jamais seul, la machine haut-le-pied, en arrivant à la courbe très prononcée qui se trouve à Ussy, au croisement de la route d'Harcourt, sortit des rails et alla donner dans le mur de la propriété Decauville, qui fut complètement démoli sur une grande longueur, la machine calée par l'obstacle ne se renversa pas. On demanda du secours à Caen d'où furent envoyés une équipe et le matériel cessaire pour remettre la lourde masse sur rails. Ce travail fut difficile et long et ne fut terminé que vers 3 heures du matin.

Dans le tramway en panne, il y avait 7 voyageurs à destination de Falaise, le conducteur du train demanda à un mécanicien d'Ussy de ramener les voyageurs à Falaise, arrivé à Villers-Canivet, une roue de l'auto se détacha et celle-ci fut à son tour en panne et les voyageurs furent bousculés, mais pas blessés. Ils durent finir leur chemin à pied. Parmi eux était le courrier-convoyeur des postes, M. Gaugain qui dut emprunter une brouette et pendant six kilomètres  « convoyer » ses colis à bout de bras.

Le train de secours arriva à Falaise vers 4 heures du matin et les habitants des quartiers traversés par la ligne furent réveillés, car la machine sifflait sans discontinuer.

Le matin, la machine retourna seule à Villers-Canivet chercher de l'eau pour revenir prendre le train de voyageurs, il y a bien une prise d'eau à la gare du Château, mais il n'y a plus d’appareils de pompage !

 

 Décembre 1926  -  Une mère dénaturée. La gendarmerie de Potigny vient d'ouvrir une enquête à la suite de faits graves dont a été victime une fillette de 11 ans, la petite Émilienne Bellenger,  demeurant chez sa mère, à Ussy. Le mari, Henri Bellenger, journalier, est séparé de sa femme depuis un an environ. Le jugement lui donna la garde des deux enfants aînés, mais la jeune Émilienne fut laissée à sa mère. Celle-ci, qui avait touché à la suite de la liquidation une vingtaine de mille francs, dépensa rapidement cette somme en libations et en frivolités. 

La misère s'Installa au foyer, de telle sorte que bientôt se fut le plus complet dénuement. Il y a un mois le boulanger refusait tout crédit et la mère qui ne travaille plus, nourrit sa  fille  de pommes ramassées sous les arbres ou dans les haies. Mourante de faim, l'enfant se plaignit aux voisins, qui lui donnèrent à manger et avertirent le maire d'Ussy.

Le Parquet fit ouvrir une enquête. L'enfant a déclaré aux gendarmes qu'elle n'avait pas mangé de pain depuis un mois. Son état de faiblesse était extrême. L'enfant va être confiée a son père.  

 

Janvier 1928  -  A propos de l’électrification.  -  Le Conseil municipal d'Ussy s'est réuni sous la présidence de M. Dudemaine, maire, pour examiner la question de l'électrification.
A la suite de la discussion qui a eu lieu, le Conseil a voté la délibération suivante :
Le Conseil municipal renouvelle la confiance au président du syndicat intercommunal d'électricité d'Ussy et lui demande instamment de hâter la reprise des travaux d'électricité sur le territoire des communes dudit syndicat.   Cette motion a été adoptée par 10 voix sur 11 votants.

 

Février 1928  -  Mort de congestion.     M. Léon Quettier, 49 ans, garde-champêtre de la commune, se rendit l'autre jour chez M. Raymond Girard, à la ferme, du Pot, pour affaires concernant la mairie. M. Quettier, qui était grand blessé de guerre, paraissait souffrant, et le soir, il ne rentra pas à son domicile, sa femme et ses enfants, inquiets, firent des recherches et ce n'est que deux jours après que le fils, Pierre Quettier, retrouva le cadavre de son père dans un fossé de la route d'Ussy à Saint-Germain-Langot, à 400 mètres de la ferme du Pot. M. Quettier était étendu dans le fossé profond de 70 centimètres et ne portait aucune blessure. La mort était naturelle et paraissait due à une congestion.
M. Quettier était garde-champêtre d'Ussy depuis dix ans et jouissait de l'estime générale.

 

Février 1931   -   Une affaire de lettres anonymes.   -  En novembre dernier, on découvrait dans la Laize le cadavre de Mme Raphaël Leray dont le mari, contremaître pépiniériste, habite à Ussy, canton de Falaise. On conclut à un accident mais, bientôt, des bruits tendancieux circulèrent, certaines personnes allant même jusqu'à insinuer que Mme Leray pourrait bien avoir été tuée par son mari, puis jetée à l'eau. Des lettres anonymes en ce sens furent envoyées au Parquet qui ordonna une information contre les diffamateurs.  L'enquête, patiemment menée, réunit bientôt de graves présomptions contre les époux Gaston Guérard, cultivateurs a Tournebu, canton de Thury-Harcourt, dont l'écriture présente une étrange ressemblance avec celle de la première lettre anonyme. Ce ménage fut impliqué, il y a huit ans, dans une affaire de vols de bestiaux. Les résultats de l'enquête ont été transmis au Parquet.  

 

Juillet 1936  -  Une reine de l’agriculture a été élue.  -  Mlle Madeleine Girard, d'Ussy, a été élue reine de l'Agriculture, à l'occasion des grandes fêtes qui  auront lieu à Falaise le 26 juillet pour le centenaire de la Société d'Agriculture de l'arrondissement de Falaise. Mlle Madeleine Barbot, de Potigny, et Mlle Simone Denis, de Tournebu, ont été élues demoiselles d'honneur.  

 

Septembre 1936  -  Les désespérés.  -  Depuis longtemps malade, un habitant d'Ussy, Fernand-Joseph Leplanquois, 59 ans, manifestait fréquemment l'intention de se donner la mort. 

Un jour, sa femme survint juste à point pour le retenir au moment où il allait se jeter par la fenêtre de sa chambre. Hospitalisé à Falaise, il sauta dans le vide d'une hauteur de cinq mètres. Sur ses instances, sa famille le ramena à Ussy, où il était l'objet d'une surveillance constante de la part des siens. 

Avant-hier, profitant d'un moment où sa femme avait le dos tourné, Leplanquois traversa vivement la cour devant sa maison, puis la route et alla se jeter dans un puits presque à sec sis dans le bourg. Il ne se noya pas, mais se fractura le crâne contre les parois.

Témoin du geste, Mlle Yvonne Allo appela à l'aide. Avec beaucoup de peine et à l'aide d'un grapin, MM. Masseron, Raduff et Langevin retirèrent du puits, dont le fond était rempli de gaz délétères, le cadavre du désespéré. (source M. du C.)

 

Janvier 1940  -  L’entr’aide aux mobilisés.  -  Réuni spécialement dans ce but le conseil municipal d'Ussy a décidé la création d'un Comité local d'entr'aide aux mobilisés de la commune. Il fait appel à toutes les bonnes volontés, particulièrement celles des dames et jeunes filles ayant des loisirs.

Les personnes soucieuses de s'intéresser à cette œuvre de solidarité nationale sont priées de se réunir la mairie d'Ussy, le dimanche 7 Janvier, à 10 h. 30, pour la formation du bureau. A tous, par avance le conseil dit Merci

 

Septembre 1943    -   Fait divers.   -   Samedi, vers 13 h., un bâtiment de la ferme de M. André Levavasseur, pépiniériste à Ussy, propriété de M. Alexandre Colombe, au bourg, a été incendié.

Malgré la prompte arrivée des pompiers de Potigny et les secours des voisins, le bâtiment, renfermant 20 quintaux de paille et 6.000 bottes de foin, a été entièrement détruit, mais la maison d'habitation a pu être protégée. L'enquête a établi que le feu avait été mis par deux enfants de 5 et 6 ans jouant avec une allumette. Les dégâts, importants, sont assurés.

 

Février 1945  -  Le rail arrive !  -  Où çà ? Pas à Falaise pour le plus grand dommage des pépiniéristes d’Ussy dont l’écoulement des produits se trouve ainsi rendu impossible et qui, ne pouvant plus expédier les plants qu’on leur demande cependant de tous les points de la France, se voient dans la pénible obligation d’envisager le licenciement de leur ouvriers.

Le fait est d’autant plus grave que les pépinières d’Ussy fournissent à l’Administration la majeure partie des jeunes arbres nécessaires à nos forets domaniales et que leur mise en sommeil risquerait de compromettre le plan de reboisement prévu pour l’après-guerre.

Le Comité de Libération d’Ussy réclame de toute urgence la reprise du trafic ferroviaire sur le tronçon Falaise-Morteaux-Couliboeuf. La Société Nationale des Chemin de fer l’a belle de justifier le slogan qui s’étale sur les murs en lettres hautes d’un pied et qui place, en l’espèce, au pied du mur : espérons qu’elle n’y piétinera pas !   (Source B.-L.)

 

Juin 1945  -  Une histoire de revenants.  -   Deux jeunes gens, Louis Lenoirichal, 17 ans, de Ranchy, et Hubert Lefebvre, 19 ans, pépiniériste à Ussy, étaient allés coucher dans une maison appartenant à M. Rivière, au lieu dit « Les Marais » Vers 2 h. 30, ils furent réveillés par des bruits insolites semblant provenir du grenier. Ils visitèrent l’habitation, n’y constatèrent rien d’anormal, et voulurent reprendre leur sommeil interrompu, mais aussitôt des pierres tombèrent autour d’eux, ils partirent alors non sans avoir, au préalable, fermé portes et fenêtres. Lorsqu’ils s’y hasardèrent, vers 5 h. 50, celles-ci étaient ouvertes et les pièces en désordre, le linge était bouleversé et trois écheveaux de laine avaient disparu. Au pied d’un mur, se trouvait une échelle. La gendarmerie est aux trousses des revenants.  (Source B.-L.)  

 

Mai 1946  -  Un cultivateur meurt tragiquement.  -  Par suite de l’éclatement d’un pneu, M. Bagnet-Dupot, d’Ussy, qui conduisait un tracteur attelé d’une remorque, a été projeté sur le sol et a eu la tête écrasé sous son véhicule. (Source B. L.)  

 

Juin 1946  -  Un cultivateur se donne la mort.  -  Alors qu’il se trouvait chez sa mère, à Ussy, M. Raymond Levavaseur, 43 ans, cultivateur à Bons-Tassilly, a été découvert dans une chambre, la gorge tranchée par un coup de rasoir. Le désespéré devait se marier prochainement. (Source B. L.)  

 

Octobre 1946  -  Un boche à mettre au pas.  -  Depuis deux mois, M. Émile Colombe, pépiniériste à Ussy, avait à son service un prisonnier allemand qui ne tarda pas à ne rien faire sinon la mauvaise tête. Après avoir tenté de débaucher ses camarades du voisinage, il a volé des planches et une bâche à son patron qui l’a reconduit au camp de Fleury. (source B. L.)

 

Novembre 1947  -    Une douche malodorante.  -  La bonne entente ne règne pas entre deux habitants d’Ussy, Mme Rohée, née Maufras, 69 ans, et sa voisine , Mme Mathieu, son aînée de cinq ans. Comme celle-ci allait puiser de l’eau à une fontaine à laquelle elle n’aurait pas droit, Mme Rohée lui a assené quelques coups de balai. Deux jours après l’irascible dame a vidé le contenu de son vase de nuit sur le dos de la septuagénaire qui n’en a pas perdu une goutte. (source B. L.)  

 

Décembre 1947  -  La cambriole.  -  Des inconnus ont pénétré par effraction  dans le garage de M. Halbout, mécanicien et maire de Grainville-Langanerie. Ils ont emporté deux roues d’auto d’une valeur de 50 000 francs.

Pour la troisième fois des malfaiteurs se sont introduits chez Mme Augustine Calbry, à Freney-le-Puceux, signalant leur dernier passage par le vol de 250 kilos de pommes de terre.

Des cambrioleurs ont fracturé le tiroir-caisse de la boucherie de M. Pantin, à Ussy, faisant main basse sur un millier de francs. La maison de M. Jules Manseron, cultivateur, a également reçu leur visite mais ils n’ont pris qu’une louche en fer blanc. (source B. L.)

USSY   -   La Place 

USSY   -   Grandes Pépinières du Manoir

160.  USSY   -   Boulangerie de la Croix 

158.  USSY   -   La Gare 

70.  USSY   -   La Briqueterie

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