VASSY

Canton de Vassy

Les habitants de la commune sont des Vasséens, Vasséennes

Août 1870   -  Mobilisation.   -    La garde mobile du Calvados, formant un effectif de plus de 6,000 hommes, est définitivement constituée, elle comprend quatre bataillons, divisés en huit compagnies chacun.

Le premier bataillon, composé des cantons de Balleroy, Bayeux, Isigny, Ryes, Trévières, Creully, Douvres et Tilly-sur-Seulles, et le quatrième bataillon, composé des cantons de; Caumont, Villers-Bocage, Aunay, Bény-bocage, Condé-sur-Noireau, St-Sever, Vassy et Vire tiennent provisoirement garnison à Caen.

Le deuxième bataillon, composé des cantons de Bourguébus, Caen (Est et Ouest), Évrecy, Troarn, Bretteville-sur-Laize, Falaise, Coulibœuf et Thury-Harcourt, tient garnison Lisieux.

Le troisième bataillon composé des cantons de Lisieux, Livarot, Orbec, Mézidon, St-Pierre-sur-Dives, Blangy, Cambremer, Dozulé, Honfleur et Pont-l'Evêque, tient garnison à Bayeux.  

 

Décembre 1875   -  Écroulement.  -  Mercredi, à 3 heures, un écroulement a eu lieu dans une carrière exploitée à ciel ouvert, située en la commune de Vassy, d'où le nommé Louis-Michel Bonière, âgé de 67 ans, journalier en ladite commune, a été retiré sans vie, la mort ayant été instantanée.

Le nommé Pierre-Jean-Jacques Désert, âgé de 41 ans, journalier au même lieu, qui travaillait avec Bonière, a été également pris sous les décombres, il a eu le tibia de la jambe gauche cassé.

 

Avril 1876   -  Les Pommiers.  -  Malgré les gelées, les intempéries et les perturbations atmosphériques de ce printemps, les pommiers, dans notre région, ont jusqu'à présent une superbe apparence et promettent une récolte exceptionnelle telle, au dire des cultivateurs de certains pays, et notamment de la Manche, qu'on n'en a pas va depuis trente ans. 

 

Mai 1876   -  Triple accident.  -   Mercredi dernier, un triple accident est arrivé à Vassy, vers 9 heures et demie du soir. Le sieur Prud'homme, attelant une jument très ombrageuse à la voiture du sieur Siquot, fut blessé à la tête et au côté, puis cette jument s'échappa dans le bourg, où elle fut arrêtée par M. Bertin, boucher. Arrivée à l'écurie, elle renversa M. Siquot, son maître, le blessa à la tête, et se sauva de nouveau sur la route de St-Vigor. M. Berlin, qui s'était remis à sa poursuite, l'atteignit bientôt et monta dessus pour la ramener, mais lorsqu'il fut arrivé au bas du bourg, sa monture glissant sur le pavé s'abattit si malheureusement, qu'il fut précipité sur le sol, et eut la jambe brisée au-dessous du genou.

 

Mai 1876   -  Armée.  -  Le fusil Gras ou chassepot modifié vient d'être distribué à toutes les troupes du 3e corps. Contrairement à l'ancien fusil, celui-ci a le canon et les capucines bleu foncé. La batterie est en métal poli. Quant au fonctionnement, il est, à peu de chose près, le même que pour le chassepot, mais le fusil Gras est bien moins sujet à s'encrasser, et on sait que c'était là le défaut principal de l'arme dont se servaient depuis quelques années les troupes français.

 

Décembre 1880  -  Charivari.  -  Nous avons parlé, dans notre dernier numéro, d'un charivari donné, aux environs de Vassy, à une veuve qui se remariait. L'habitation de cette veuve est située sur les limites des communes de Vassy et de St-Germain-du-Crioult. La gendarmerie de Vassy s'étant occupée de l'affaire, les manifestants crurent être plus heureux en franchissant la rivière qui sépare les deux communes. De l'une comme de l'autre rive, leur tapage arrivait aux oreilles de ceux qu'ils voulaient ennuyer. Malheureusement pour eux, la gendarmerie de Condé, prévenue également, vint leur dresser procès-verbal, et ils vont être poursuivis à la fois à Vassy et à Condé. Les auteurs de cette sotte plaisanterie ne sont plus des enfants : deux sont âgés de quarante-sept et cinquante-deux ans.  

 

Décembre 1880  -  Tirage au sort.  -  Les opérations du tirage au sort des conscrits de la classe 1880 commenceront le 24 janvier.

 

Décembre 1880  -  Recensement de la population.  -  Le recensement quinquennal de la population commencera le 15 janvier prochain.

 

Décembre 1880  -  Charivari.  -  Procès-verbal a été rédigé contre les nommés Jacques Locard, cultivateur, et Pierre Roger, journalier, demeurant tous deux à Saint-Germain-du-Crioult, Victor Bonnesoeur, Jules Cailly, Alcide, domestiques, demeurant à Moncy ; Jules Flavien, Ferrand, domestiques à Vassy, et Victor Piel, cultivateur à St-Pierre-d'Entremont, pour charivari  donné à l'aide de chaudrons, clochettes, tuyaux drainage, à une femme qui venait de se remarier après un an de veuvage.

 

Mars 1881  -  Un sorcier.  -   Une personne habitant l'un des villages de la commune de Vassy, ayant eu des bestiaux malades, était allée consulter la dame L…...., tireuse de cartes, rue de Vire, à Condé. La femme L……..., comme de juste, découvrit assez rapidement la vérité dans ses cartes, un sort avait été jeté sur les bestiaux par un sorcier dont elle donna le signalement. Par malheur, ce signalement, donné au hasard par la femme L…..., se rapportait assez exactement à un habitant du village où habitait le propriétaire des bestiaux malades. Il n'en fallut pas davantage pour que le malheureux se trouvât désigné à l'animosité de tous ses voisins. On le fuyait comme la peste, on lui faisait, mille misères ainsi qu'à toute sa famille. Vexé d'être ainsi malmené, le sorcier malgré lui s'est rendu chez la femme L.……. sous prétexte de lui demander une consultation quelconque, mais en réalité pour faire constater ses manœuvres coupables. La femme L…….., qui va être poursuivie pour escroquerie, s'occupe en ce moment à se tirer le grand jeu, afin de savoir à quelle peine elle pourra bien être condamnée.

 

Avril 1881  -  Une tireuse de cartes.  -  Nous avons raconté, dans l'un de nos derniers numéros, les mésaventures d'un habitant de Vassy, qu'une tireuse de cartes de Condé avait fait passer pour sorcier. Cette tireuse de cartes, la femme Louvet, 40 ans, a été condamnée à un mois de prison par le tribunal de Vire.

 

Février 1882  -  Deux morts étranges.  -  Le jour du tirage, à Vassy, on était en réjouissances chez M. Victor Roger, propriétaire, son fils unique, en effet, avait amené, au tirage, le n° 80 sur 91 conscrits. La joie, malheureusement, ne devait pas être de longue durée. 

le lendemain, M. Roger, en traversant le bourg, fut pris d'un mal subit en face de la maison de M. Soubien, épicier. Transporté à son domicile, M. Roger est mort dans l'après-midi. 

M. Joseph-Louis Leconte, fermier de la sœur du défunt, demeurant également à Vassy, village de la Masardière, s'habillait pour se rendre à l'inhumation de M. Roger, mardi dernier, quand lui aussi fut pris d'un évanouissement soudain et s'affaissa sur le sol. Sa femme et son domestique, qui étaient auprès de lui, s'empressèrent de le déposer sur un lit, où il rendit le  dernier soupir une heure après, sans avoir repris connaissance.  

 

Septembre 1882  -  Jeux dangereux.  -  Jeudi de la semaine dernière, le sieur Théophile Julienne, journalier à Vassy, village de la Herbelière, abattait des arbres en compagnie de  plusieurs ouvriers. A un moment donné, l'un des travailleurs, pour montrer son agilité, grimpa à la force du poignet, au sommet d'un arbre, à l'aide de la corde qui y était attachée. Les autres ouvriers voulurent montrer qu'ils étaient capables d'en faire autant, et se livrèrent au même exercice. Quand vint le tour de Julienne, il monta avec assez de facilité, mais, au moment où il allait atteindre l'extrémité de la corde, il lâcha prise et tomba sur le sol d'une hauteur de 13 mètres environ. Il avait une cuisse contusionnée et deux côtes enfoncées.  

 

Octobre 1882  -  Apprentis et petits domestiques.  -  Dans notre dernier numéro, nous avons annoncé qu'un certain nombre d'enfants assistés, filles et garçons, ayant, atteint l'âge de treize ans, et sachant lire et écrire, sont à la disposition des personnes qui voudraient les prendre, comme petits domestiques ou apprentis. Il faut s'adresser à la préfecture, service des enfants assistés. Ajoutons que durant l'année dernière, aucune poursuite judiciaire n'a été dirigée contre les 443 enfants assistés, âgés de 14 à 20 ans, placés dans le Calvados. Au 18juillet, 333 de ces enfants avaient déposé 20 040 fr. à la caisse d'épargne.

 

Octobre 1882  -  Un ivrogne aux vêpres.  -  Dimanche, le nommé Onfroy, cultivateur à Vassy, village du Hamel-au-Durand, étant en état d'ivresse, ne trouva rien de mieux que d'entrer dans l'église pendant les vêpres et d'y entonner une chanson d'ivrogne, et cela à deux reprises différentes, l'on a été obligé de le mettre à la porte pour faire cesser ce scandale.  

 

Novembre 1882  -  Inhumanité. -  Un fait odieux s'est passé, ces jours derniers, dans l'une des communes du canton de Vassy. Un sieur R., propriétaire avait envoyé son jeune domestique travailler sur une propriété qu'il possède aux environs. Ce malheureux garçon étant tombé malade, fut obligé de se mettre au lit. Le maître, averti, fit descendre du lit le jeune domestique et le coucha sur le sol de la grange, sans même avoir l'humanité de lui donner un peu de paille. Le pauvre garçon est mort quatre jours après.

 

Août 1884  -  Les accidents de la moisson.    Les accidents sont toujours nombreux au moment de la moisson. La semaine dernière, à Vassy, il s'en est produit un mortel. Le sieur Soinard, 65 ans, est tombé en tassant des gerbes dans sa grange et s'est brisé la colonne vertébrale. Il est mort deux heures après. 

— Le sieur Jouenne, 66 ans, de Saint-Denis-de-Méré, est tombé dans les mêmes conditions. Il a eu de graves lésions internes. 

— Jeudi, à Rully, le sieur Décoville fils, cultivateur, occupé à rentrer son blé, était monté sur sa voiture. Les chevaux ayant pris le trot, il sauta à terre et se brisa une jambe.

 

Juillet 1885  -  Foudre et orages.  -  Certaine parties de la Normandie ont été visitées par les orages qui ont occasionné de grands dégâts aux récoltes et aux arbres.

A Vassy, comme les vêpres finissaient, la foudre est tombée sur le clocher de l'église. Ce fut un sauve-qui-peut général dans une effroyable panique. Deux tiers de la couverture ont été très endommagés. Personne heureusement n'a été blessé.

 

Avril 1887  -  Pauvre fille.  -  La demoiselle Élise Bonvoisin, 30 ans, demeurant chez ses parents, meuniers à Vassy, a été prise dans un engrenage du moulin au moment où elle voulait, pour arrêter 2 meules en mouvement, faire sauter une courroie de transmission. Entraînée dans l'engrenage, elle a pu être retirée presque aussitôt, mais elle avait déjà cessé de vivre. Elle avait, indépendamment de nombreuses contusions, le bras droit et la poitrine broyés.  

 

Avril 1888  -  Mort accidentelle.  -  Vendredi, à Vassy, le cadavre du sieur Jean Roger, 88 ans, cultivateur, a été retiré du puits de la ferme qu'il exploite en ladite commune. L'enquête a fait connaître que la mort était le résultat d'un accident.  

 

Juin 1890  -  Tentative d’assassinat.  -  Un chiffonnier, marchand de faïence, demeurant à Vassy, revenait de Mesnil-Hubert avec sa femme. Arrivés entre le hameau de la Bijude et Berjou, celle-ci dit à son mari de descendre de la voiture qui les ramenait avec leurs marchandises. 

-  « Pourquoi ? » demanda le mari. — « Allons, descends, » reprit-elle. 

Le mari obéit, mais, à l'instant où il mettait pied à terre, elle lui tira deux coups de revolver. Un de ces coups traversa le malheureux, sous les aisselles, de part en part, et l'autre l'atteignit dans le dos. Malgré la gravité de ses blessures et la perte de son sang, le chiffonnier eut encore la force d'aller demander du secours dans une maison voisine. On le mit dans une voiture et il fut reporté chez lui, à Vassy. Sa femme y arriva dans la journée. Elle commença par prétendre que son mari avait été la victime d'une attaque par des malfaiteurs  inconnus, mais elle a fini par avouer son crime, et elle a été conduite à la prison de Vire.  

 

Octobre 1890  -  Une étrange méprise.  -  Le sieur Lebarbier, chiffonnier à Vassy, s'était rendu à Tinchebray, pour y acheter un vieux cheval. Il trouva ce qui lui convenait pour un prix de 80 francs. L'animal fut mis dans une écurie, et Lebarbier s'en fut courir les cabarets. Lorsqu'il revint, au lieu de prendre la bête par lui achetée, il s'empara d'un superbe animal pouvant valoir 4 à 500 francs, qu'il emmena chez lui. Le propriétaire de ce cheval, n'ayant plus trouvé que le canasson de Lebarbier, porta plainte, et Lebarbier fut arrêté et fut conduit à Vire. Il prétend qu'il s'est trompé et qu'il a pris le cheval de 400 à 500 fr. pour son carcan. Nous doutons qu'il puisse le faire gober à la justice.  

 

Septembre 1891  -  Broyé dans un engrenage.  -  Le sieur Pierre Bonvoisin, 75 ans, meunier à Vassy, a été trouvé broyé dans l'engrenage de son moulin. Le corps était entièrement nu, sauf les pieds où restaient encore les chaussettes. Les vêtements arrachés s'étaient enroulés autour de l'arbre de transmission. La figure était écrasée, le bras droit fracturé. L'engrenage avait creusé une profonde empreinte autour du corps, en passant par-dessus l'épaule gauche et sous l’aisselle droite. Il est probable que c'est en voulant graisser les engrenages de son moulin que le sieur Bonvoisin a été saisi par ses vêtements, car une petite bouteille d'huile était près du cadavre. Le sieur Bonvoisin était adjoint au maire de Vassy depuis de longues années.  

Août 1892  -  Pauvre Miclon.  -  Un sieur Miclon, cultivateur à Vassy, n'ayant rien à faire chez lui, s'en alla à la foire de la Pommeraye. Quoiqu'il n'eut que le diable dans sa bourse, il acheta un cheval d'un individu dont il ne demanda pas le nom. A peine ce marché était-il conclu que survint un étranger qui marchanda le cheval, puis s'en livra. Le sieur Miclon toucha l'argent, le remit à son vendeur, et conserva pour lui le surplus du premier prix d'acquisition, soit 20 fr. L'acheteur était un marchand de chevaux domicilié, à Clermont-Ferrand, qui inscrivit sur son calepin le nom et l'adresse de Miclon. Celui-ci, qui était aux anges d'avoir réalisé un bon bénéfice sans bourse délier, laissa faire au lieu d'inviter l'acquéreur à prendre plutôt Je nom et l'adresse du premier vendeur, et le cheval et le marchand partirent pour le chef-lieu du Puy-de-Dôme. 

Miclon, de retour à Vassy, dormait bien tranquillement, lorsque sa quiétude fut singulièrement troublée. En effet, ces jours derniers, le marchand de chevaux de Clermont-Ferrand envoya à Miclon une lettre lui enjoignant de reprendre le cheval et d'en rembourser le prix au plus vite, l'animal « étant atteint de vice rédhibitoire. Naturellement, Miclon n'est point satisfait de l'aventure et réclame à son tour le nom de son vendeur, mais nul ne peut le renseigner.  (Source B.N.)

 

Octobre 1892  -  Farce lugubre.  -  La semaine dernière, le sieur Tirard, clerc de notaire à Vassy, recevait une lettre, datée de Lénault, portant la signature  « veuve Leboucher », lui annonçant que la dame Barassin, sa belle-mère, était dangereusement malade. M. Tirard prévint immédiatement sa femme et les voilà partis en voiture, pensant bien que cette lettre cachait une cruelle vérité qu'ils connaîtraient à leur arrivée. En entrant chez leurs parents, grande fut leur surprise de trouver tout le monde debout. La réaction fut telle pour la dame Tirard, qui passait de la douleur à la joie la plus intense, qu'elle en fut très indisposée. Des recherches ont été faites pour découvrir l'auteur de cette fumisterie qui s'est servi du nom de la dame Leboucher, journalière chez les époux Barassin, mais jusqu'ici elles ont été infructueuses.  (Source B.N.)  

 

Mars 1893  -  Incendie.  -   A Vassy, un incendie a détruit un bâtiment d'exploitation, 200 gerbes de blé et 24 poules au sieur Lebaron. Pertes, 5 000 fr. (Source B.N.)

 

Février 1894  -  Tentative de meurtre.  -  Dimanche soir, Aimable Julienne, 43 ans, charpentier à Vassy, revenait de Rully par le chemin vicinal, il passait devant le village des Vallées quand un individu, arrêté sur le bord de la berne, le mit en joue avec un pistolet. L'individu pressa la détente, mais seule la capsule partit, l'agresseur, s'échappa aussitôt. Le charpentier, s'armant d’un bâton, se mit à sa poursuite. 

Il était sur le point de le saisir quand l'individu, se retournant, prit son pistolet par le canon et en porta violemment au charpentier deux coups, sur la tête avec la crosse. Julienne tomba d'abord à genoux, mais, se relevant aussitôt, il donna un formidable coup de bâton à son agresseur qui s'échappa à toutes jambes. Mais il fut reconnu bientôt, c'est un nommé Victor Brionne. Il a été arrêté. Il paraîtrait que Victor Brionne se serait trompé de victime. On dit que c'était un sieur Lecouturier, son beau-frère, qu'il avait l'intention de tuer. (Source B.N.)  

 

Juin 1894  -  Mort accidentelle.   -  Le nommé Deseslable, ouvrier charpentier à Vassy, qu'on n'avait pas vu depuis dix jours, a été trouvé mort chez lui. Cette mort était naturelle. Vu l'état de décomposition du corps, on a prescrit l'inhumation immédiate. (Source B.N.)  

 

Octobre 1894  -  Que d’eau ! que d’eau !!   -  Il y a eu jeudi soir, à Caen, une conférence contre l'alcoolisme. Pour sûr, le conférencier n'est pas ami de l'ivrognerie.

II est convaincu que l'on ne peut se guérir de ce petit péché qu'en se mettant au régime de l'eau. C'est aussi l'avis du docteur Maignan, qui a établi, à Paris, un asile pour traiter les buveurs pas trop incorrigibles. Croyez cela et buvez de l'eau, dit le proverbe. Que d'eau ! Que d'eau !!

Comme suite, racontons le petit drame qui vient de se passer près Paris. Un midi, une fille Léonard, demeurant à Saint-Denis, venait déclarer au commissariat que son amant, le sieur Jérôme Koëgel, 62 ans, brocanteur, avait disparu. On ne tarda pas à découvrir sa trace. Koëgel ayant rencontré une camarade d'absinthe, tous les deux s'étaient mis à boire. En rentrant chez la femme, rue Pajol, ils avaient eu simultanément la même pensée lugubre : mourir après s'être amusés !

Ils revêtirent leurs habits de fête, mangèrent un civet, absorbèrent deux litres de vin, un flacon de rhum, et, en guise de café, burent une décoction de pavots. Ensuite, ils allumèrent deux réchauds, calfeutrèrent portes et fenêtres, et écrivirent sous forme de lettres à leur famille, des sortes de testaments où la femme dit : « Je lègue ma peau au Conservatoire pour en faire des tambours. » — « Je lègue le présent, le passé et l'avenir à l'Assistance publique, dit l'homme. » Satisfaits de cette belle littérature, ils s'étaient couchés sans quitter leurs habits, et passèrent de vie à trépas en chantant : Vive le vin

Ce Koëgel est originaire de Vassy (Calvados), car il a raconté qu'il avait de ce côté des terres venant de sa famille. (source B. N.)  

 

Novembre 1894  -  Enfant brûlée.   -  La semaine dernière, les époux Villeroy, demeurant à Vassy, sortirent pour ramasser des pommes de terre, laissant une petite fille de 12 jours à la garde de sa sœur, âgée de 5 ans. La petite  gardienne, voulant donner le biberon, à sa sœur, s'approcha du berceau, avec une chandelle. Le feu prit aux rideaux du berceau et, en quelques secondes, le bébé fut environné de flammes. A ce moment, le père revint il avait été à peine absent dix minutes. Au risque d'être asphyxié, il se précipita dans l'appartement, saisit le berceau et le transporta dehors, espérant arracher à la mort la pauvre petite qui, hélas, avait cessé de vivre. 

Le mobilier des époux Villeroy a été brûlé ainsi que deux billets de 100 fr. renfermés dans un porte-monnaie caché dans le baldaquin de leur lit, ils destinaient cette somme à payer leur loyer. Les cendres des billets ont été envoyées à la Banque de France. Les époux Villeroy n'ont plus rien et, pour comble de malheur, Villeroy s'est fait au bras droit d'affreuses brûlures et il sera longtemps sans pouvoir travailler. (source B. N.)  

 

Juillet 1895  -  Tombé dans un puits.  -  Adrien Deslandes, 26 ans, négociant en vins à Vassy, avait été indisposé une partie de la nuit et fut à son réveil pris de vomissements. Il se leva, on le vit aller et venir dans la cours. Ne le voyant pas rentrer, sa femme se mit à sa recherche et on finit par découvrir son cadavre: au fond d'un puit dont le mur n'est élevé que de 40 cent. M. Deslandes était sujet aux étourdissements, et c'est en voulant tirer un seau d'eau que, pris d'un vertige, il sera tombé dans le puit. La mort parait purement accidentelle. (source B. N.)

 

Septembre 1895  -  Accident mortel.  -  Jeudi, le sieur Portos, dit Calendot, 45 ans, cultivateur à Lassy, ramenait de Condé une charretée de bois du Nord. Vers 9 heures du soir, en descendant la côte de Vassy, il voulut serrer la mécanique. Il tomba et la roue lui passa sur le corps. Il expirait vendredi matin. Il laisse un enfant de trois ans et une femme qui est sur le point d'accoucher. (source B. N.)

 

Janvier 1902  -   Incendie.  -  Un corps de bâtiment servant d'habitation et appartenant à M. Prosper Villeroy, propriétaire à Vassy, et Maugis, propriétaire a Montchauvet, a été entièrement détruit par le feu, lundi dernier.

 

Juillet 1905  -  Un Meurtre.  -  Le mardi 11, découverte d'un meurtre. L'arme du crime est... une brouette ! Après avoir assommé sa victime, l'assassin a roulé la brouette sur sa gorge et  est monté dessus.

 

Février 1907  -  L'impôt sur le revenu.  -  Contrairement à ce qui avait été annoncé officiellement, ce n'est pas au conseil des ministres de samedi que le gouvernement délibérera sur le projet d'impôt sur le revenu qu'a préparé M. Caillaux. 

Il est très probable, d'ailleurs, que les ministres ne se réuniront pas samedi et que le prochain conseil n'aura lieu que la semaine prochaine.

D'autre part, M. Caillaux a demandé à ses collègues de lui réservé une séance toute entière du conseil des ministres pour l'examen de son projet. Et le gouvernement a, au préalable, une série de questions à régler, qui l'obligeront à ajourner sa délibération sur le travail de M. Caillaux. (source M. C.)

 

Février 1907  -  L'impôt sur les Bicyclettes.  -  L'article 3 de la loi du 17 avril 1906 a transformé la taxe sur les vélocipèdes en impôt indirect. Complétant ces dispositions, l'article 23 de la loi de finances du 30 janvier 1907, a décidé que la perception de cet impôt serait assurée par l'apposition sur les machines de plaques renouvelables annuellement et dont le prix est fixé à 3 fr. par plaque pour les vélocipèdes ordinaires et à 12 francs par place pour les motocycles. 

L'administration des contributions indirectes, chargée de l'exécution de ces prescriptions et de la vente des plaques au public, informe les détenteurs de vélocipèdes qu'ils sont tenus de munir immédiatement (au plus tard pour le 1er mars 1907) leurs appareils de nouvelles plaques de contrôle modèle 1907, et qu'ils pourront s'en procurer en faisant connaître leur nom et leur adresse dans l'un des bureaux désignés. (source M. C.)

 

Février 1907  -  Lâche agression.  -  M. Victor Busnol, âgé de 35 ans, cultivateur à Rully, au hameau de Launay, revenait vendredi soir de Condé en voiture. Arrivé près de Vassy, à huit heures un quart, il fut attaqué par trois individus. L'un arrêta le cheval et les deux autres sautèrent dans la voiture et firent basculer M. Busnot par dessus le côté droit du véhicule.

M. Busnot fut retrouvé sur la route vers une heure du matin, ne portant aucune blessure et ayant encore son porte-monnaie contenant une somme de 65 fr. 

Le lendemain matin, M. Bellenger, menuisier au village du Vivier, retrouva la voiture et le cheval sur la route de la Chapelle-Engerbold.

Une enquête est ouverte, malheureusement M. Busnot n'ayant pas eu le temps de voir ses agresseurs, n'a pu donner d'eux aucun signalement.  (source M. C.)

 

Juin 1914  -  Chiens attelés.  -  Les gendarmes de Vassy ayant rencontré une roulotte  attelée de deux chiens d'assez forte taille, dressèrent procès-verbal, au propriétaire de cet attelage, Bertot Jules, 51 ans, marchand ambulant.  

 

Janvier 1916  -  Brûlée vive.  -  En venant offrir un calendrier chez M. Hardy, capitaine en retraite, à Vassy, le fadeur Fernand Groult trouva la bonne de ce dernier, la veuve Pringault, 60 ans, tombée dans la cheminée, la tête sur des charbons qui achevaient de se consumer. Il la retira aussitôt du feu et prévint les voisins, qui lui donnèrent les premiers soins. Son état est grave. On suppose que la veuve Pringault a été prise d'un étourdissement, en se chauffant près de la cheminée.

 

Mai 1916  -  Découverte d'un cadavre.  -  Mme Soinard, cultivatrice à Vassy, hameau de  la Meslière, rentrant du marché, aperçut dans son herbage, à 50 mètres du chemin longeant sa propriété, le corps d'une femme appuyée sur la clôture. Elle la reconnut aussitôt pour être celui de sa voisine, la veuve Victoire Boulet, qui venait de mourir. Près du corps de la pauvre vieille se trouvaient un parapluie et une bouteille de lait. La défunte, âgée de  70 ans, vivait seule. C'est en venant, comme d'ordinaire, chercher son lait chez la dame Soinard, qu'elle a succombé à une crise cardiaque. Les constatations d'usage ont été faites par le docteur Germond de Vassy.

 

Septembre 1918  -  Mort pour la France.  -  M. l'abbé Maurice Marie, vicaire de Vassy, vient de tomber au Champ d'honneur. C'est le troisième vicaire de Vassy qui est tué à l'ennemi. Que sa famille agrée nos condoléances. 

 

Octobre 1922  -  Incendie.  -  Le 29 octobre, vers 22 heures, à Vassy, Grande Rue, au rez-de-chaussée d'une maison occupée par Mlle Turgot, rentière. Une chaufferette a communiqué le feu au mobilier qui a été presque entièrement consumé et c‘est grâce à la promptitude des secours que l'immeuble n'a pas été détruit.
Vivement, émotionné par cet incendie, Mlle Turgot qui était malade, est décédée le 31octobre.

 

Mai 1925  -  Un grand incendie.  -  Dans la nuit de samedi à dimanche, vers 2 heures, M. et Mme Julienne, qui dirigent un grand atelier de menuiserie, étaient subitement réveillés et voyaient avec effroi leur chambre éclairée par une lueur rouge. C’était l'atelier attenant à la maison d'habitation qui était en feu. Tandis que Mme Julienne sauvait son enfant et divers papiers précieux, M. Julienne se précipitait dans la rue et appelait au secours. Bientôt les pompiers et toute la population étaient sur les lieux du Sinistre, et se rendaient, péniblement maîtres du feu, qui a détruit le vaste atelier rempli de bois de diverses essences et d'outils, et des machines réduites a l'état de ferraille.

A la vue de son travail de plusieurs années anéanti en quelques heures, le malheureux sinistré, qui estime sa perte à 250.000 francs environ, et qui n'est garanti par aucune assurance, se serait donné la mort si sa femme et des amis n'eussent veillé sur lui.

Il serait regrettable de ne pas signaler la belle conduite des pompiers et de la population de Vassy qui, n'écoutant que leur courage et leur dévouement se sont employés pendant deux heures de lutte acharnée, luttant sur le feu dont les causes sont inconnues.
Devant la détresse de ces pauvres ouvriers, une collecte a été ouvert sur l'initiative de M. le Maire. Nous ne doutons pas que les cœurs généreux répondent à rappel du maire.

II convient, en effet, de signaler que M. Julienne avait, de toutes pièces et avec une énergie digne des plus grands éloges, monté lui-même ce simple atelier qui pouvait rivaliser avec les grandes industries.

 

Août 1925  -  Pour avoir voulu protéger sa femme.  -  Un jour que la dame Kergalle était aux prises avec la dame Lebreton, cultivatrice à Vassy, le sieur Kergalle chercha à dégager son épouse des mains de sa rivale mais, pour ce faire, il se livra à des actes de violence qui lui valent une amende de 30 francs.  

 

Octobre 1925  -  Deux ennemis.  -  Buffard Léon, cultivateur à Vassy et la femme Prédavoine née Launay, âgée de 50 ans, se chamaillent, se querellent et se donnent des coups pour des motifs les plus futils ; c'est ainsi, que le 4 mai les deux antagonistes se rencontrèrent à l’entrée d'un chemin, ils s'abreuvèrent d'injures après quoi Buffard reçut au visage un violent coup de manche de fouet.

La femme Predavoine fut gratifiée en échange de quelques horions. L'un et l'autre sont condamnés à 40 francs d'amende chacun.

 

Octobre 1927  -  Vengeance stupide.  -  A Vassy, un individu est entré rue de Flers, dans un garage récemment loué par M. Bidard, débitant, et pensant se venger, croit-on, du précédent  occupant, à lacéré la capote et les pneus de l'auto de M. Bigard. 3000 francs de dégâts.

 

Octobre 1927  -  Morte de froid.  -  Fin septembre Mme Veuve Dupont, 68 ans, disparaissait de son domicile à Vassy, canton de Condé-sur-Noireau. Toutes les recherches étaient restées vaines  lorsque, dernièrement, le cadavre de la pauvre femme était découvert au haut du bois de Bons, à Saint-Jean-le-Blanc, par M. Leroux, cultivateur. La figure était en partie  dévorée par les corbeaux. On croit que la malheureuse se sera égarée dans le bois, entouré d'un grillage, et qu'elle y sera morte de congestion.

 

Juin 1930   -   Les orages causent de gros dégâts.   -   L'orage qui a éclaté soudainement dans la nuit du 14 au 15, sur toute la région de Condé-sur-Noireau, a causé de nombreux dégâts. En dehors des couvertures qui ont été endommagées par la violence du vent et des averses, on signale en différents points les méfaits de la foudre.

A Cerisy-Belle-Etoile, l'église et deux granges ont été atteintes. Fort heureusement, les commencements d'incendie qui s'étaient déclarés ont pu être rapidement circonscrits. Plusieurs bestiaux qui se  trouvaient dans des prés ont été foudroyés, savoir : à Money, une vache appartenant à M. Lecouturier ; à Rully, deux veaux appartenant à Mme Vautier, et au village de Rouvel, près de Vassy, une vache appartenant à M. Letellier.

 

Juillet 1931   -   Certificat d’études primaires.    -   23 inscrits, 22 présents, 21 admis.
Garçons - Vassy-bourg :
Louis Bigeay, bien ; Gaston Ducret, bien ; Lucien Hébert, très bien, reçu premier du canton ; René Le Gallou, bien, reçu 2e du canton.
Estry
: Georges Delamare, Noël Romain, bien.
Georges Delamare, Noël Romain, bien.
Pierres : Albert Gesnouin, Roger Jambin.
Filles - Vassy-bourg :
Lucienne Chérel ; Thérèse Duguay, bien, reçue 2e du canton ; Madeleine Leconte.
Burcy :
Lucile Leconte.
Bérnières-le-Patry : Renée Lefèvre, bien, reçue première du canton.
Chênedollé :
Marguerite Sallot.
Estry : Madeleine Rohée.
Le Theil :
Georgette Cailly ; Alice Dagobert.
Marguerite Sallot.
Estry : Madeleine Rohée.
Le Theil :
Georgette Cailly ; Alice Dagobert.
Montchamp : Thérèse Léonard, bien.
Diplômes d’éducation physiqu
e. Lucien Hébert (Vassy-bourg) et Mlle Renée Lefèvre (Bernières-le-Patry).  

 

Février 1936  -  L’élection du maire de Vassy.  M. Gustave Eude, instituteur honoraire, a été élu maire de Vassy par 9 voix sur 15 votants. M. Eude a été élu conseiller municipal aux dernières élections; ce fut l'homme de confiance du regretté maire, M. Marie Élie, qui avait reconnu en lui de solides capacités administratives, une connaissance approfondie des affaires municipales, puisqu'il fut longtemps secrétaire de la mairie. (source M.-C.)   

 

Février 1936  -  Une cultivatrice se suicide.   -  Profitant du sommeil de son mari, Mme Thérèse Delafosse, 29 ans, cultivatrice à Vassy, village de la Farrière, s'est pendue dans le grenier de sa ferme. 

A'u mois d'octobre dernier, M. Delafosse avait surpris sa femme eu flagrant délit d'adultère avec l'un de ses employés. Il lui avait pardonné, mais celle-ci, pleine de remords, était devenue neurasthénique. Aux siens, elle répétait fréquemment que, par honte de la faute qu'elle avait commise, elle mettrait fin à ses jours. (source M. C.)  

 

Août 1936  -  Une auto se jette contre un talus.  -  Le 3 courant, vers 23 h , M. Delètre Raymond, âgé de 23 ans, employé aux chemins de fer de l'État et demeurant à Neuville, revenait de la direction de Condé-sur-Noireau conduisant une automobile dans laquelle se tenaient ses parents, M. et Mme Delètre, et deux fillettes. 

Il venait de traverser le bourg de Vassy lorsqu'il entendit le signal d'une auto qui roulait derrière lui. Aussitôt il obliqua sur la droite pour laisser passer la voiture, mais l'auto, pilotée par M. Guyomarc'h Louis, âgé de 38 ans, fromager à Antrain (Ille-et-Vilaine), qui était sur le point de doubler M. Delètre se porta sur la droite, roula sur la benne et se bloqua sur le talus. Elle fut endommagée et une personne qui accompagnait M. Guyomarc'h fui légèrement blessée. (source M. du C.)

 

Janvier 1940  -  Mouvement de la population en 1939.  -  Naissances 30 ; mariages 4 ; décès 33 ; transcription de décès 5.  

 

Janvier 1940  -  Brutalité.  -  Mme Vve Lelièvre, 75 ans, cultivatrice à Vassy, village de l'Abbaye, avait à son service la jeune B…. Marie-Thérèse, 16 ans. Cette jeune domestique, dont le caractère est susceptible et violent eut le 29 octobre, une discussion avec sa patronne, et au cours de la dispute, elle saisit une brosse à cirage et lui en porta un violent coup à la figure. Elle récolte 50 francs d'amende avec sursis.

 

Mars 1940  -  Un énergumène.  -   M. Lecoiffier Georges, de Monay (Orne) est venu le 28 février faire ferrer son cheval à la forge de M. Burel Gaston, à Vassy. Le travail terminé, Lecoiffier refusa de payer le maréchal, prétextant qu'il ne voulait pas payer deux fois.
Une discussion s'ensuivit au cours de laquelle Lecolffier, menaçant, reçut deux coups de poing à la figure. Il s'en fut trouver les gendarmes avec un air arrogant pour qu'ils fassent l'enquête immédiatement. Un gendarme alla chez M. Burel, demeurant à quelque 180 mètres de la brigade, puis ayant terminé avec ce dernier, invita M. Lecoiffier à venir au bureau de la brigade pour y déposer sa plainte. Mais Lecoiffier, très surexcité par de nombreuses libations dans les cafés, s'y refusa, en injuriant en termes grossiers le gendarme. Puis lançant dans la direction de ce dernier un coup de poing qui ne l'atteignait pas mais faisait tomber le képi à terre à quelques mètres.
Devant de tels gestes, il fut empoigné pour être conduit à la gendarmerie, mais il se coucha à terre, envoyant des coups de pied dans la direction des gendarmes accourus.
Mais, force devait rester à la loi et Lecoiffier, ligoté, fut conduit à la gendarmerie il passa la nuit. Le 29, Il a été conduit au Parquet de Vire sous l'inculpation d'outrages, rébellion à agent de la force publique dans l'exercice de ses fonctions.
Après interrogatoire il fut remis en liberté, étant domicilié et père de trois enfants.  

 

Juin 1940  -  Outrages aux gendarmes.  -  Le nommé Roger Guérin, 18 ans, sans profession, à Vassy, est considéré comme un vaurien.

Le 4 juin 1940, les gendarmes de Vassy ont dû le questionner sur un fait qu'il connaissait bien. Il leur répondit très grossièrement. 15 jours de prison avec sursis.

 

Juin 1940   -   L'heure allemande.  -   On sait que l'Allemagne est à l'Est de la France et que, par conséquent, le soleil  s'y lève plus tôt. La différence est assez grande pour faire un écart  d'une heure entre Paris et Berlin. Aussi nous a-t-on invités à avancer nos montres et nos horloges dans la nuit de lundi à mardi. Nous étions déjà pourtant à l'heure d'été ! Qu'importe, en cette belle saison que nous lever une heure plus tôt !

 

Août 1940  -  Avis de la Kommandantur.  -  Les bureaux de la Kommandantur seront ouverts pour la population civile tous les jours de 9 heures à 12 heures, sauf les dimanches.
Les magasins, hôtels, restaurants et cafés sont obligés de continuer leur travail comme habituellement.

Les magasins pourront être ouverts le dimanche. La fermeture des hôtels, restaurants et cafés est obligatoire à 22 heures.
Il est interdit formellement à la population de circuler dans les rues après 22 heures jusqu'à 5 heures du matin, exception faite pour les médecins et autres personnes qui sont obligés de sortir la nuit. Ils devront se procurer une autorisation à la Kommandantur.
Les commerçants de la ville sont prévenus qu'il est absolument interdit d'augmenter les prix des marchandises vendues par eux. Le prix doit être le me qu'au 1er septembre 1939.
Le Kommandant, d'accord avec le maire, veillera à ce que cet avis soit scrupuleusement observé.
Ceux qui auraient augmenté leurs prix, ou qui profiteraient des circonstances actuelles pour le faire seront sévèrement punis.

 

Octobre 1940   -   Arrestation.   -   Arrestation de Arsène Marie, 53 ans, journalier à Vassy, condamné le 23 août à six mois de prison pour propos défaitistes.

 

Juillet 1942   -   Un saccage.   -   Le château historique de Vassy, qui fut la résidence du duc de Vicence, grand écuyer de Napoléon 1er et qui appartient actuellement au comte Benoist d'Azy, vient d'être saccagé par des inconnus : vitres, glaces, lustres, portes et meubles ont été brisés et défoncés : un clavecin a été mis en morceaux ; dans la chapelle l'autel a été renversé. Les dégâts atteignent  200 000 francs.  

 

Août 1942   -   Pour Les prisonniers.   -   A Vassy, route de la gare, sur un terrain aimablement prêté par M. Louis Chemin, dimanche 16 août, grande kermesse au profit des prisonniers.

Nombreux comptoirs où chacun pourra tenter sa chance et exercer son adresse en accomplissant une oeuvre utile. Un parc à vélos est prévu sur le lieu de la kermesse.  

 

Septembre 1943    -   Incendie.   -   Un incendie, dont la cause est accidentelle, a détruit, en plein centre de Vassy, un vaste bâtiment de 11 m. de long, appartenant à M. Boillemont,  huissier honoraire, et exploité par M. Chenel, maréchal ferrand. Plusieurs stères de bois, des ruches et des caisses qui s'y trouvaient, ont été également anéanties.  

 

Mars 1944    -   Fait divers.   -    A Vassy, vendredi soir, 2 individus, armés se sont présentés chez M. Bidard, buraliste. Sous la menace du revolver, ils se sont fait remettre 1 Kg de tabac et 500 de cigarettes, pendant que 3 autres hommes, armés faisaient le guet.  

 

Mars 1944    -   Fait divers.   -   Les gendarmes Bonier et Coisnon, de Vassy, revenant de faire une enquête à Burcy au sujet d'un incendie longeaient la route de la Bijude sous le bois de Vassy, quand ils croisèrent 2 jeunes gens à bicyclette. L'un de ceux-ci, armé d'une mitraillette, tua le gendarme Bonier et désarma son compagnon. Puis les bandits s'enfuirent.

Les obsèques de l'infortuné gendarme Lucien Bonier ont été célébrées lundi dernier, à Vassy, en présence de toutes le autorités civiles et militaires Le colonel Demoulin, commandant la Légion de gendarmerie de Normandie a épinglé sur le drap mortuaire, la médaille militaire décernée à titre posthume à cette victime du devoir.

Après le service religieux célébra par le chanoine Lemasquerier, qui a prononcé une touchante allocution, le cercueil a été déposé devant le monument aux Morts pour la France. Là, un dernier hommage a été rendu au gendarme Bonier par M. Liard, sous préfet de Vire, et par le lieutenant Quicray, commandant la section de Vire. Puis la nombreuse assistance a défilé lentement devant la famille éplorée à laquelle nous adressons à notre tour nos condoléances bien affligées.  (source B-N)

 

Mars 1945  -  VOIVENEL Camille.  -  Animateur de la résistance de Vassy. Audacieux à l'extrême est allé avec un groupe de 4 hommes faire sauter un pont à proximité immédiate du cantonnement ennemi. Surpris par les Allemands à réussi néanmoins a détruire l'ouvrage et a replier ses hommes, échappant par miracle aux balles de l'ennemi.  (source B-N)

 

Mars 1945  -  Un saboteur opère pour la seconde fois.  -  M. Daufresne, receveur des Postes à Vassy, a avisé la gendarmerie qu’une ligne téléphonique avait été coupée sur une longueur de 70 mètres au lieu dit les Hauts-Vents, commune de Pierres, la portion de fil sectionné a été dérobée. C’est la deuxième fois qu’un acte de sabotage se produit à cet endroit. (source B-N)  

 

Juin 1945  -  Une maison incendiée.  -  Au lieu dit « La Rivière », à Vassy, un incendie a détruit une maison occupée par Mme Vve Trouvé  et ses huit enfants. On présume que le sinistre a été provoqué par une flammèche qui, s’échappant de la chemisée, tomba sur la toiture en chaume. Les pompiers n’ont pu sauver qu’une partie du mobilier et du linge.  (Source B.-L.)

 

Septembre 1945  -  « Zurüch Deutshland » !  -  Deux gendarmes cheminaient non loin de Vassy, lorsqu’ils remarquèrent trois individus qui suivaient l’un des bas-côté  de la route ; c’étaient trois « cols verts » évadés d’un camp de prisonniers non loin de Cherbourg. Leur voyage s’est arrêté à Caen où Julius Kinzl, Adolf Kamensky et Franz Kamensky ont été incarcérés. (source B.-L.)  

 

Septembre 1945  -  Une commune reconnaissante.   -   A la suite de la lecture faite au Conseil municipal par M. le maire de Vassy, d’une lettre du Colonel Candau, adressée à l’occasion de l’anniversaire de la libération de la commune, l’assemblée a pris la délibération suivante : « Considérant que l’intervention du colonel Candau auprès des troupes anglaises a sauvé Vassy d’un bombardement meurtrier qui aurait peut-être amené sa destruction totale, considérant en outre que c’est lui le premier officier français qui est entré dans notre bourgade déserte, assure le colonel Candau  de toute la gratitude de la population et le remercie de sa lettre et du souvenir qu’il a conservé de notre libération, décide en signe de reconnaissance de faire ouvrir une souscription parmi les habitants pour offrir au colonel Candau un souvenir qui lui serait remis ultérieurement. (source B. L.)

VASSY  (Calvados)  -  La Mairie

14.  VASSY  (Calvados)  -  Le Haut du Bourg  -  Route de Vire

VASSY  (Calvados)  -  Rue de la Halle
18  -  VASSY  -  Entrée de la ville, route de Condé
13.  -  VASSY (Calvados)  -  La Rue de Flers et la Halle

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